MASTER NEGA TIVE NO. 91-80065-15 MICROFILMED 1991 COLUMBIA UNIVERSITY LIBRARIES/NEW YORK 44 as part of the Foundations of Western Civilization Préservation Project" Funded by the NATIONAL ENDOWMENT FOR THE HUMANITIES Reproductions may not be made without permission from Columbia University Library COPYRIGHT STATEMENT The copyright law of the United States - Title 17, United States Code ~ concems the making of photocopies or other reproductions of copyrighted material... Columbia University Library reserves the right to refuse to accept a copy order if, in its judgement, fulfiUment of the order would involve violation of the copyright law. AUTHOR: TITLE: DOCUMENTS RELATIFS AUX TROUBLES DU ... PLACE: BRUXELLES DA TE : 1844 Master Négative # COLUMBIA UNIVERSITY LIBRARIES PRESERVATION DEPARTMENT BIBLIOGRAPHIC MICROFORM TARGET Original Material as Filmed - Existing Bibliographie Record H""'»»HI l^f^"^ '■(•l'i ll'W" 'm Documents relatifs aux troubles du pays de Liège, sou^ les pnncesévêques Louis de Bourbon et Jean de Horne ■ ' 455 -1 505 : publiés sous la direction de la Commission royale d histoire, par P, F. X. de Ram . . . Bruxelles. M. Hayez, impr , 1844. Added t.-p.: Johannis de Lob, abbatns S. Laurentii oroDe Leodinm Thr^ T^i • iV' '^"'P «olleclione documentorum ad res Liidovici Rnrhnnii 2t JohanniB Hornaei temporibue ges.as. Edidit P. F. X. de K^m d. r479. .V. Pauli. Tl.e.^ /?^/^ /-^x^ /^ - !'\kK /^ 1 r:;>Mf4/^A *M''.> K " 7 <:-/ '-\ -s i r^^^^hf^f^ DOCLMENTS HKiiATIPft KV\ TROIBLES DU PAYS DE LIÈGE, sous LES PRINCES-ÉVÊQUES LOUIS DE BOURBON ET JEAN DE BORNE, 1455—1505, PUBLIÉS SOIS LA niRECTION DE LA COMMISSION ROYALE D HISTOIRE, PAR P. F. \. DE RAM, RECTEDR «ACSIFIQIE DE l'CSIVEBSITÉ CATH. DE LODVAI?! , MEMBRE DE l'aCADÉMIE ROTALE DE BRUXELLES. w^^^^^ -^**^u^^ BRUXELLES, M. HAYEZ. IMPRIM. DE LA COMMISSION ROYALE D'HISTOIRE. ^^^ r 0^ /->j^^' ^^\\\\\\\^\^\^\^\^\^>^\^^^^l^v\^^v^\^v\^\^^^^^^^^^(vvvv\\^\\v\^\\\lv\\^\\^^\\\^\^^fv^^^^^\\^\^ I^TRODl]CTIOi>. Chargé par la Commission royale d'histoire de publier la chronique générale du Brabant par Edmond de Dynter, nous nous sommes mis à rechercher les documents propres à compléter cette publication qui formera le corps des chroniqueurs latins du Brabant. Nos recher- ches n'ont pas été sans résultat. Parmi les pièces que nous avons recueil- lies, il s'en trouve qui se rapportent d'une manière moins directe à Thistoire du Brabant; tels sont les écrits de Jean de Los, de Henri de Merica et de Théodoricus Pauli, qui retracent les événements d'une des époques les plus dramatiques de l'histoire du pays de Liège, événements dans lesquels les ducs de Brabant de la maison de Bourgogne jouent cependant un grand rôle. Nous avons cru devoir réunir ces documents dans une publication spéciale, avec un appendice de pièces sur les troubles du pays de Liège sous Louis de Bourbon et Jean de Horne. Un romancier illustre a rendu populaire une partie de cette époque , en la dépouillant de son véritable caractère. Walter-Scott négligea l'élude aride des sources; il combla ce vide par la fiction poétique et par les charmes de son style. Deux écrivains nationaux, M. de 107489 n INTRODUCTION. Gerlache dans les Révolutions de Liéye sous Louis do Bourbon, et M. Polain dans ses Récits historiques sur r ancien pays de Liège, sont venus rétablir dans ses droits, à un point de vue différent, la vé- rité de l'histoire. Faciliter les travaux de ceux qui s'occupent consciencieusement d'éclaircir nos annales, c'est là le but que nous nous sommes proposé dans ce recueil. j). I. IVoiis avons mis au premier rang la chronique de Jean de Los (pp. 1-132). Les autres pièces que le volume renferme viennent en quelque sorte se grouper autour de ce document; elles en comblent les lacunes ou en confirment l'autorité. L'histoire du monastère de S'-Laurent ' , les auteurs de la Gallia Christiana ', et d'autres écrivains, nous fournissent bien peu de dé- tails sur la vie de l'auteur. C'est dans la chronique même , la source la plus authentique , que nous avons puisé ceux qui suivent. Jean Peecks, surnommé de Los, naquit à Borchloen, le 31 janvier 1459 *. Bien jeune encore, en 1466, il suivit à Liège ses parents, obligés d'abandonner le toit de leurs ancêtres , pour éviter les ravages d'une maladie pestilentielle et les exactions cruelles des couleuvriniers ou compagnons de la Verte-Tente, deux élémejits de destruction qui accablèrent , à cette époque, le pays de Liège et le comté de Looz. Il séjourna à Liège pendant huit mois \ L'année suivante, en 1467, il y revint encore avec sa mère. Il faut l'entendre lui-même nous faire connaître les malheurs de sa famille. ///* autem diebus , dit-iP , * Martène, .4mp/i'««i//ia co//«c{., tom. I, p. 1152. « Toin. IU,p.993. ' Voyez ci-dessous, p. 7. * Ibid., p. 34. s 76id., p. i9. INTRODUCTION. m (juamplures matronae , vementes coram concilio Leodiensi, repe- tentes maritos suos obsides , non sunt exauditae , sed niagis sus- tinuerunt cum indignalione repulsam. Item, et nonnuUae aliae mulieres et matronae honestae , prosternentes se coram domino Rasone , pro viris suis facili de causa extra patriam. propulsis humili prece pro eorum innocentia demonstranda , non gratiam sed indi- gnum, meruerunt sibi comportare responsum. Haec autem, , quae in hac parte calamo pingo , non fa?itum ex auditu quantum ex visu coniestando scribere libet ; nam testis sum et ego, qui cum hac tem- pestate puer essem , aetatis annorum ocfo, advectus curru ad Léo- diu?n, una cum matre dolore repleta , circum se praeter ancillulam habente sex pueros parvulos et de septimo gravida, primum coram domina de Hers , tamquam coram altéra Jesabel, et secundo post longam moram coram Rasone, tamquam altero Achab, flebiliter se prosterne re curavit , suum m,aritum (qui jam timoré g eneralis edicti , quo mortis deberent esse obnoxii quotquot ad sigillandam pacem deputati fueraiit , ad oppidum Diestense salutis gratia con- fugerat) ipsuni instantissitne repetendo, ipsiusque innocentiam ra~ iionabiliter demonstrare exorta est. Cui, vix petitione compléta, una sententia uterque respondit satis indigne. Melius enim, ut eorum. utar sermone , esse , 4nquiunt , quam td et tvi mendicïtati siptt obnoxh ET PEREANT, QCAM NOS NOSTRIQUE, VOBIS PROCURANTIBUS EXTRA PATRIAM PROFUGATI HEriDICEMUS PRAE EGESTATE ET PEREAMÎJS INBONESTEi QuO trtstl accepto responso y in crastino nostro curru, quo adveneramus, juncto , quo natale erat solum^ ad oppidum Lossense reversis, clausa est janua nobis pulsantibus. 3îagistri autem et consules oppidi , prout tune communiter de aliis factum est, suas violentas manus ad innocentium bona tam mobilia quam immobilia injustissime appo- nentes, quantoties confiscata , cuncta publiée vendere , reddere et alienare studiosissime procurabanl. Quare contigit mairem nos- tram una nobiscum omnibus destitutam bonis , sub amicorum alas it INTRODUCTION. confugiendo aliéna tecta seu domorum tegumonta peregrinorum instar subintrare, Porro brevi intervallo interjeclo , undecumque ab amicis mutuo accepta pretio aligna sibi necessariora , quibus carere non poterat, mater nostra praelibata anxie satis redimere procuravit. Au milieu des troubles politiques, il termina de bonne heure ses pre- mières études ; dégoûté du monde , où tout était en désarroi, il se retira dans le monastère de S^-Laurent à Liège, n'ayant pas encore com- plètement atteint sa dix -neuvième année '. Homme à l'esprit actif et au cœur généreux , il trouva le moyen de ne pas se sentir pressé entre d'étroites limites ou de se trouver mal à Taise dans la carrière qu'il s'était choisie. Il aima religieusement les devoirs de son état, et s'occupa, dans la retraite du cloître, d'études littéraires et historiques, d'astro- nomie et de peinture. En 1500, une maladie mortelle vint interrompre ses travaux; il se rappelle avec bonheur cette année d'un jubilé général, pendant laquelle il avait recouvré le bienfait de la santé après avoir été dans l'état le plus désespéré '. Le prince-évéque de Liège, Érard de la Marck , ce prélat qui avait des mœurs, de la science et du zèle pour le salut des âmes et la prospérité du pays, s'appliqua constamment à cicatriser les plaies dont l'église et l'Etat avaient été frappés pendant r4idministration de ses trois prédécesseurs immédiats, Jean de Heinsberg, Louis de Bourbon et Jean deHorne, prélats qui n'eurent d'épiscopal que le seul titre. Ses soins ne se bornèrent point à fortifier et à décorer la ville de Liège • pour mettre en sûreté le pays, il en fit réparer les places les plus im- portantes, et donna particulièrement son attention à la citadelle de * Hoc anno (iAll) vetiiens ex scholis citius volUo, cum octodecim anmrum et fere septetn mensium aetatis meœ ayerem tempus, apud coenobium S. Laurentii prope Leodium féliciter elegi loaim meae habitationis . permasus ab amicis, Dei providentia mediante, nwx religiosus, Dei servulus fu- titrm. P. 76. ' * Qp. cit., p. 115. «J-J-^C^J-J^i INTRODUCTION. ▼ Huy '. Érard voulut orner de peintures la chapelle de celte forteresse ; il obtint de l'abbé de S*-Laurent, Henri d'Orey, la permission de les faire exécuter par l'artiste du monastère ; c'était le frère Jean de Los. Circa Pascha, 1507, dit-il lui-même très -modestement dans sa chronique, dominus episcopus monasterium S. Laurentii frequen- tans, obtinuit a praetacto abbate , quod sibi ad modicum spatium frater Jokannes de Los, inonachus suus , picturis qualitercumque assuetus , concedi deberet, quatenus in Huyensi castro capella sanctorum Cosmae et Damiani per ipsum depingi posset , picturis- que decorari. Quod et factum est, licet ad hoc plurimum fratre praedicto Johanne renitente '. Ces décorations étaient loin d'être achevées au mois de septembre de l'année 1507, lorsque Charles d'Egmond, duc de Gueldre, ravageait le Brabantet incendiait les vil- les de Halen et de Tirlemont. C'est Jean de Los encore qui nous l'apprend, en soupirant pour rentrer dans la paisible retraite de son monastère : Contigit , dit-il % conglobata multitudine armatorum , circa finem septembris, ipsum ducem (Gelriae) per rapinas et incen dia partes Brabanliae invadere , et combusto oppido de Halen, cum nonnullis aliis villagiis, ipso die S. Michaelis , resistentibus The- nensibus , patenter ipsum oppidum Thenense invasum , compluribus ibidem occisis , victoriose obtinuit , et fere decem, aut duodecim die- bus ibidem perseverando perfnansit. In cujus memoriam., ego qui tune temporis in Huyensi castro exulabam , pro data in posterum invenienda, hune subjectum versiculum inter pingendum dictare curabam : aCCIpIt ILLa Thenis geLrensI* gens MlChaeLTt. L'auteur de l'histoire du monastère de S^-Laurent , dont nous aurons * Lart de vérifier les dates, édit. de Saint- Allais, t. XIV, p. 235. * Johannis de Los chronicon , p. \ 24. ' Loc. cit. fl INTRODUCTION. INTRODUCTION. vil à nous occuper plus bas, parle aussi des talents de Jean de Los pour la peinture ; il nous donne une espèce de catalogue de ses œuvres : « Ciim dominus Erardus ppiscopus, dit -il ', resideret in castra Huyonsi, petiita domino Henrico abbate S. Laurenlii , ut sibi mit" teret fratrem Johannem Los ad depimjendam capellam sitam in Castro Iluyensi. Qtn Johannes missiis por abhatem suum illuc ivit, fit capollam praedictam depinxit : qui dum ibidem per plures mane- rct dies , fréquenter apud Cruciferos conversabatur , in quorum bi- bliotheca reperit bullam Urbani If ad Berinqerum , quam anno 1507 die dominica in vrastino Prothei et Hyacinthi eopcopiavit et ad Priorem suum misit. Plus loin il ajoute encore ' : Erat pictor, quam pingendi artem a se ipso fere didicerat, fuitque in ea arte expertis- simus^ ut ostendunt tabulae in ecclesia nostra pulcherrimae de casu Luciferi et extremum Judicium. Hic primo ad monasterium venit anno \^11, ipso die dirisionis apostolorum ; sed quia non erat satis annosus , attinqens scilicet viqestmum annum \ stetithic tamquam servitor et familiaris ultra annum, in quo depinxit primo muUa in superiori aula, quae annectit coquinam, deinde altefnm ab alia parte versus portam depinxit quasi totam, et inceperat cameram abbatis , quam fecerat abbas illo annofieri, annexam scilicet aulae praedictae versus portam vici. Item depinxit portam exteriorem super vivarium y versus S. yEgidium, quam reparavit dominus Bartholomaeus abbas , et quasi de novo fecit. Et anno proba/ionis revoluto , admissus est a conventu, nemine contradicenie ^ erat enimjuvenis purae innocentiae y absque felle amaritudinis , omnibus dilectus ; professus est in ipso die 3Iichaëlis feria IV. Pinxit pas- sionem Dornini. De fundatione monasterii tabulas pinxit, item stir- pem S, Annae et alia multa, usque dum electus est in abbatem. » Apiid Martène, Ampliss. collée., t. IV, p. \ 152. */6»rf..p. 1154. 5 II conste par ce qui est dît plus haut, qu'il n avait pas cnoore atteint sa dix-neuvième année. L'abbé de Saint-Laurent, Henri d'Orey , mourut le 29 juillet 1508. Érard de la Marck contribua à faire élire, le lendemain même du décès, un nouvel abbé ; tous les suffrages se réunirent en faveur du frère Jean de Los \ La confirmation apostolique de son élection ne lui fut notifiée qu'au mois de janvier de l'année suivante; le 31 du même mois, jour anniversaire de sa naissance, il reçut la bénédiction abba- tiale '. « Coutigit dominum Henricum de Orey, abbatem S. LaureiUu, in profesto S. Jacobi apostoli, vigewno quinto videlicet memisjulii, ex insperato diem claudcre extremum, cujm obttu audtto, domwmepiscopus amare flevisse dieebatur... In crastino vero id^^m praefatus dominus episcopm, futuri abbatis electioni interesse voleiis, cunctis ad eleetiomm adventmUibus exclusis, solus etim paucis praelatis intromissus una cum nonnulUs aliis senioribus religiosis fratribus compromism- rius dcputatns, Johannem de Los in abbatem, Deo providente, féliciter eligere curavit. Chron. ^; XVIII INTRODUCTION. Henri de Berghes fut élevé sur le siège de Cambray en 1480 '. Ce fut donc bien longtemps après la mort d'Onufre que Mathieu Herbenus se décida à faire connaître l'apologie du légat. Pour faciliter la lecture du poëme , il composa en vers l'argument de chaque livre. Martène et Durand attribuent ces arguments à Pasquier de Bierses , religieux de l'abbaye de S'-Laurent. Ils ne donnent point l'argument du quatrième livre, parce qu'ils ne l'ont point trouvé dans le manuscrit qui leur avait été communiqué par le baron de Crassier. Cet argument se trouve dans le manuscrit de Cambray. Nous le donnons ici comme il a été publié par M. Le Glay '. Interea Leodi fuerant duce quique fuqati, Natalem repelunt urhem , sedesque relictas. Hinc nova materies orilur belli faciendi. Quant revocare dolens frustra pater optimus orsus ; NU tamen effecit : usi quin sorte benigna Burgundos peltunt abs Tungri sede resumpta. La Bibliotheca Belgica ' consacre quelques lignes à Mathieu Her- benus. Il était originaire de Maestricht, et il y dirigea pendant quelque temps l'école de St-Servais. En 1495, il se trouva à Spanheim et y fit la connaissance du célèbre abbé de ce monastère, Jean Trithème. Herbenus avait la réputation d'être très-versé dans la théologie et dans la littérature. Il laissa une histoire en vers latins des miracles de saint Servais; un traité De Origine rebusque gestis Trajectemium ad Quem gens alta Crueit genuit , née lustra peregit Quinque bis , Andrtas mortxM metnbra loeat , ^ui frater natu major dot corpora saxo , lucida , credibile est , spiritus astra petit. MCCCCLXXI vigesimo octobrû. * Gallia christ, nov., tom. IIÎ , p. 49. « Catalogue descriptif et raisonné des MSS. de la bibl. de Cambray, p. 445. 5 Tom. II, p. 867. INTRODUCTION. XIX Mosam,ei plusieurs autres écrits mentionnés par l'auteur de la Biblio- theca Tigurina. Aucun de ces ouvrages n'a été imprimé; pour nous former une idée des connaissances de l'auteur, nous n'avons jusqu'ici que ses analyses du poëme sur le sac de la ville de Liège, et son épître dédicatoire à Henri de Berghes. Nous devons le poëme de Bartholomaeus Leodiensis (p. 261 ), à M. le docteur Bethmann, un des plus laborieux collaborateurs de la collection historique de Pertz. Il eut l'obligeance d'en faire faire une copie d'après le manuscrit de la bibliothèque royale de Paris. Ce ma- nuscrit, provenant de la bibliothèque de Bouhier, n*> 144, in-4o min., sur yé\my est d'une écriture grande et fort soignée de la fin du XV»»^ siècle, la préface en bleu, les titres des chapitres en rouge, les lettres initiales coloriées, mais sans miniatures. Le soin apporté à la con- fection du manuscrit, pourrait faire croire que c'est un exemplaire préparé pour le duc de Bourgogne, ou au moins pour un des grands seigneurs de sa cour. Le style de l'ouvrage est en général très-embrouillé. L'absence d'une ponctuation régulière dans le manuscrit rend souvent le sens inintelli- gible ; le mot que employé ordinairement pour et augmente la difficulté. Pour remédier, autant que possible, à ces inconvénients, nous avons taché de rétablir la véritable ponctuation. La note suivante, écrite par une main du XVIir»^ siècle, se trouve dans le manuscrit de Paris : Vide an auctor sit Bartholomaeus Ho- norius, Leodiensis, cujus carmina quaedaniy sed ab hoc poëmate diversa, recenset Franc, Swertius. La notice qu'on lit dans la Bi- bliotheca Belgica ', prouve qu'Honorius vivait vers la fin du XVI*»*^ siècle, et qu'on ne peut pas le confondre avec l'auteur du poëme en question *. Bartholomaeus Leodiensis dédie son travail à Philippe- le- Bon et à « Tom. I. p. 126. * Le nom de Bartholonié est à Liège un nom de famille fort ancien. \x INTRODUCTION. INTRODUCTION. Xlf son fils le comte de Charolais ; il parle des discordes et des malheurs de son pays comme un homme entièrement dévoué au parti bour- guignon. La destruction de Dinant et de Liège donna naissance à un grand nombre de pièces en vers latins et français. Si, sous le rapport littéraire, elles doivent élre mises à peu près sur la même ligne que le poëme de Bartholomaeus Leodiensis, elles ne laissent pas cependant d'avoir cer- taine valeur historique. La conexion des Liégeois (p. 291) n'a jamais été publiée, que je sache; les Manuscrits vulgaires, comme on les appelle dans les an- nales de Liège, n'en font aucune mention. Nous devons cette pièce à M. le professeur Serrure. Elle est tirée d'un petit in-folio , sur papier, de la fin du XV^^^ siècle , qui a appartenu à la famille de De Lannoy ; en effet , à la page 57, on lit la signature de Philippe De Lannoy, la date de 1552 et la devise : Souffriray-je tousiours. Parmi les pièces que ce manuscrit renferme, se trouvent aussi les Voyages et ambassades de messire Guillehert De Lannoy, chevalier de la Toison-dor , sei- gneur de Santés, Willerval^ Tronchiennes , Beaumont et Wahégnies; 1399-1450, que M. le professeur Serrure a publiés pour la société des bibliophiles de Mons, en 1840. La bataille de Liège (p. 304) et les sentences de Liège (p. 320) ont été réimprimées par M. Buchon, à la suite de la chronique de Bour- gogne , par Georges Chastellain '. Nous avons fait remarquer, p. 320, note 1 , que la première pièce se rapporte, non pas aux événements de l'année 1468, mais à la bataille d'Othée où, en 1408, les Liégeois furent défaits après une résistance opiniâtre. M. de Reiffenberg , dans son édition de V Histoire des ducs de Bourgogne, par de Barante, tom. VII, p. 142, parle de ce poëme comme d'une pièce intéressante surtout pour les noms propres, tant belges que français, écossais et :î a. — même allemands. Je ne sais si la leçon que mon savant confrère pro- pose pour le vers 74 * doit être admise; il croit qu'il faut lire Navarre , et non pas Danmarc , comme le prétend M. Buchon. La complainte de la cité de Liège (p. 325), la complainte de Oi- gnant (p. 335) et la réponse de Tournay à Dignant (p. 345) , sont extraites de deux manuscrits de la bibhothèque royale, dans lesquels se trouvent plusieurs pièces de George Chastellain. Ces trois mor- ceaux sont-ils aussi du même auteur? nous n'avons pas de motifs suffi- sants pour l'affirmer. Le fragment qui suit concerne les mêmes événements. Candreliers, mettez chà voz caudrons. Trois jours ainchois qu'aoïist fusl hors, Charolois misten feu Dignant, Piteux en furent les recors 5 Que depuis oys en disnant. Liégois, l'erreur qu'avez veult prendre A fait Dignant par feu ardant Tout exillier et mettre en cendre, Tant c'on dist : Icy fust Dignant! 10 Dignant, qui estoit riche et gente, Voir tu dois bien Liégeois maudir. Car lur erreur très-évidente T'a fait exillier et ruir. 0 gens qui estiés dédignant 15 Confortés-vous tousjours en Dieu, Car jamais ne serés Dignant, Logier vous fault en aultre lieu. Pour ung cascun des vers susdis Et aussy par ce desrenyer Collection des Chroniques nationales françaises, tom. XLÎII, p. 245-274. Pag. 307. XXII INTRODUCTION. INTRODUCTION. XXIll 2() Trouvés juslemenl soyer lis L an qu OD dist Dignaot exillier. Lieg non lige, ancrée et asservie, Relesche-lov, raerchv aras et vie. Lors que Dignant soubz beutenia 25 Soubz Phelippe, duc de Rourgoingne, Grant exemple as Liégois donna , C'est que peu batu tousjours hongne. Le dialogue sur la Rébellion des Liégeois (p. 347) appartient à un auteur qui nous est également inconnu. M. Van Hasselt l'a reproduit dans son Essai sur V histoire de la poésie française en Belgique \ Pour ce qui regarde les vers latins , nous nous sommes borné à un petit nombre de pièces (pp. 352-356). M. le professeur Bormans a re- cueilli plusieurs morceaux de ce genre sur les guerres des Liégeois et sur leurs désastres; il nous a communiqué une vieille chanson que nous allons transcrire : Ego * mater Ecdesia , Quam lot infortunia , Cogunt desolari, Exule laetitia, 5 Cum cordis angustia Licet lamenlari , Donec patrono SU ' reparata pari. Franchia conquerere , 10 Plonge , debes plangere. Jure potes queri, Jam congemiscere * Voyez les Mémoires couronnés de l'académie, tom. XIII, p. 546. * Ergo. ^ Sis. Defensoris funere Débet turba cleri , 15 Ph.* qui regere Te solet , diligere Nec non et tueri Exis * a medio Quod vix praesumo fateri. 20 Ecce périt nobilitas Gallicanae militiae , Périt honor et probilas , Nutat status ecclesiae, Nisi succurrat bonitas 25 Summa Dei dementia. Et libérât strenuitas Illustris régis Franchiae. A propos de chansons, on sait que les Dinantais ne craignirent point d'insulter Philippe de Bourgogne et Charles son fils ; Henri de Merica en parle assez longuement \ et Theodoricus Pauli ajoute * : Imuper multa ignominiosa et inhonesta dixerunt et per carmina scurrilia cantaverunt. Les Liégeois aussi eurent probablement leurs chansons satiriques contre les Bourguignons; nous aurions voulu connaître quelques-unes de ces pièces , dans lesquelles les passions populaires sont ordinairement dépeintes avec force. Les extraits de la chronique d'Adrien de But (p. 362) et des com- mentaires de Jacques Piccolomini (p. 371) complètent la première partie des analectes. Le reste du volume comprend la partie diplo- matique. Nous avons eu soin d'indiquer les sources dans lesquelles ces nora- I Philippm? * Exit. 5 Pag. 148. * Pag. 205. 'I- XXIV INTRODUCTION. breux documents ont été puisés. Les manuscrits de la bibliothèque de Bourgogne , le archives de l'état et surtout celles de la province de Liège , ont été mis à contribution. Un manuscrit de la bibliothèque de l'université de Liège, portant le n« 188, nous a été très-utile. Il est de la main de H. Vanden Berch, qui a écrit ces mots au premier feuillet : H. Vanden Berch , canonicus omnium SS. collegit et conscripsit hoc volumen diversis vicibus. Dans un autre endroit il ajoute : Canonicus SS. Trinitatis et om- nium SS. Spirensium , sacri palatii et aulae Lateranensis comes, miles eteques auratus creatus anno Domini 1636, men«f« fehruaru die 20. C'est une compilation fort intéressante pour l'histoire de Liège, car Vanden Berch a fait presque toutes les copies sur des originaux aujour- d'hui perdus. Voici entre autres notes, celle qu'il a placée en tête des documents : (( Omnia quae sequuntur , desumpta sunt ex MS. Hu- )) beriide Tolius, S. Johannis evangelistae Leodiensis decano, quod )) dicebat se récupérasse ex manibus magistri Johannis Stelant. Li )) quel at esté autrefois apartenant à maistre Jean de Platea , doyen et » chanoine dudit S^-Jean, qu'il ledict Platea doict avoir rassemblé )) après plusieurs guerres et perditions de ses autres escriptures et )) livres, pour en servir le bien public. Estoit subsigné, de Platea. Le )) titre est latin de diverses mains, et ce qui est en françoy est uti » supra , et signé comme dessus. » Le nom du doyen Jean de Platea se trouve mêlé aux principaux événements du règne de Louis de Bourbon et de Jean de Home; il eut soin de prendre des notes et de recueillir des documents que Jean de Wachtendonck cite à chaque instant dans le précieux manuscrit con- servé à la bibliothèque royale. Ce dernier recueil, qui provient de la bibliothèque du baron de Crassier, nous a fourni plusieurs documents. M. Gachard a fait connaître au public un grand nombre de do- cuments relatifs aux négociations qui précédèrent la destruction de INTRODUCTION. XXV Dinant, aux guerres de Liège et aux traités qui les suivirent ' : chacun a su apprécier les résultats de ses laborieuses investigations. La col- lection que nous présentons à notre tour, sera, nous l'espérons, ac- cueillie favorablement. Si nous avons eu l'avantage de pouvoir réunir tant de documents utiles pour l'étude d'une époque de l'histoire et de l'ancien droit pu- blic du pays de Liège, nous nous garderons bien de nous attribuer exclusivement le mérite de ce résultat. M. le professeur Polain, conser- vateur des archives de la province de Liège, a mis à notre disposition, avec une obligeance extrême, les documents de sa propre bibliothèque et du dépôt public confié à ses soins. Pour la partie la plus ingrate du travail, nous avons été constamment secondé par le zèle et parles la- lents qui distinguent M. Emile Gâchet. Il nous reste à dire un mot des planches du volume. Les portraits de Jean de Heynsbergh, de Louis de Bourbon et de Jean de Horne ont été faits d'après trois anciens tableaux de la collection de S. G. mon- seigneur van BoMMEL, évéque de Liège. La bienveillante affection que ce prélat me témoigne depuis tant d'années, et l'intérêt qu'il porte aux études historiques, l'engagèrent à me confier ces portraits pour les faire copier avec la plus rigoureuse exactitude. Au bas de chaque por- trait nous avons ajouté le fac-similé de la signature. Nous devons aussi à monseigneur l'èvêque de Liège le dessin de l'offrande faite par Charles-le-Tèmèraire à la cathédrale de S^-Lambert. Le socle est en vermeil, haut de 13 centimètres, long de 30 et large de 18; il pèse 8 marcs et 3 { onces, ou 67 onces. Les deux statues et les accessoires sont en or pur, hautes de 40 centimètres, pesant 12 marcs ou 96 onces. Elles représentent S^-Georges , aux pieds du- * Documents inédits concernant Hiist. de la Belgique, tom. Il, pp. 194 et suiv. Voy. aussi dans les Bulletins de la Commission royale dhistoire, tom. 111, pp. 29-34, deux lettres sur le sac de Liège, publiées par M. Gachard , et trouvées par lui à la bibliothèque du roi , à Paris. d. XXVI INTRODUCTION. quel est le duc tenant un reliquaire dans les mains. Ce monument se trouvait avec le reste du trésor de la cathédrale, qui fut transporté à Hambourg en 1794, où il demeura caché jusqu'en 1803. Napoléon rayant découvert, s'en empara, et ne restitua que le buste de S^-Lambert et Toffrande. Elle fut replacée dans le trésor de la cathédrale le 1<^» janvier 1804. JOHÂNNIS DE LOS, ABBATIS SANCTI LAURENTII PROPE LEODIUM, CHROIVICON RERUM GESTARUM AB ANNO MCCCCLV AD ANNUM MDXIV; EX COO. MS. COAEVO BIBLIOTBECAE REGIAE BRUXSLLEIISIS. l\^\^lv\\vvvvvvvvvvvv\vvv\lvvv^\^^^^^^^lvvv\lv^^^ PROLOGUS JOUANNIS DE LOS , HUJUS LOGI MONACHI POSTEA ABBATES XXX', IN SUUM CHRONICON V Venerabilis domine prior, cum nuper ad lui instantiam quaedam statum ac gesta nostram domum concernentia scripsissem », commiscendo nihilomi- nus nonnulla , quae diversis teraporibus exterius passim per patriam nostrae Leodiensis dioecesis contigisse videbantur : quorum non mirum commixtio- nem cum non satis aptam probarem , atque nonnunquam etiam quaedam alia nos nostrosque tangentia forsitan insulsa insipidaque nimis iegentium auribus me objecisse conspicerem , ecce more meo solito statui tolum praeteritum meum laborem, veluti quasdam ineptias, circa praetacla habitum longius pro- jiciendum, procul dubio timens ne, sicut post recapitulationem horum mihi hujusmodi lectio ad nauseam commovit, quippe talibus fastidiosis ferculis repletus, ita et aliis nostris contemporaneis etpotius successoribus notitia ges- tarum rerum avidis, necnon pro scientia praeteritorum procul dubio famelicis , posset et haec fieri importuna fastidiosaque locutio \ Hoc siquidem cogitante ' Haec inscriptio adjecta videtur a recentiorî tur in praefatione , § 1. monaslerii S.-Laurentii mooacho. 3 Legendum ferlasse lectio vel narratio. ^ Cfr. quae de vila et scriptis auctoris dicun- 4 PROLOGUS. me atque proponente, facile data raihi est occasio, ne id fierel . maiime TÎde- licet pro eo quod praesens Dosirum seculum obliviosos plurimos et fere nullos yel saltem perraros annalium pepererit scriptores. Hinc itaque pro qualicumque eorum , quae proiit praefatus suin, emendatione seu etiam suppletione, ainicorum exhortaUoDibus crebro animatus, ad ultenora me ipsum pro modulo me accingens, proximorum ulilitati consulendo, domus nostrae seu ecclesiae pri^atis rébus tanquam quibusdam ineptus praetermissis, ad communem istius palriae statum eorumque quae in ea gesta sunt, brevius quo id polero pro communi legentium utilitate , plebeo Tulgarique stylo , latino tamen , plurima , prout potero , de infinilis gestis complexando, neces- sariora saltem scire cupientibus charitative coramunicare curavi, fragmento- rum procul dubio, quae perire possent, diligens coUector effectus. ^:k ^.v-^^*^-. ^ ^. :a-_^ aft^lA^^al^H^^M^^^ I*,f Untes quatenus coepla inquisitio sortiretur effectum. Quibus adhaesit domi- nus Raso de Lintris , alias de Heers, principalis tanquam contra procuratores Raso de Hem. executor. Praeterea dominus Leodiensis , iiolens se partem facere cum pro- curaloribus , proteslatus est se ignorasse procuratorum excessus , et omnia facta fuisse sine ipsius consensu. Quare factum est, quod ipsemet dominus episcopus una cum magistris civium et aliis consulibus et juratis in unam Episcop. officî.i« sententiam conveniret, quatenus oranes de curia sua officiales, videlicet sigil- "««l'^t^niur. lifer, cancellarius, officialis, notarii et quicumque alii, coram scabinis cilandi vocarentur. Item et collectores archidiaconatuum cum notariis et procura- toribus sunt vocali. Qui comparentes una cum aliis praetactis omnes juxta sua démérita exstiterunt condemnati , et ad certas pecuniae summas exsol- vendas sunt adstricti , quarum tertia pars debebatur domino episcopo , se- cunda pars oppido, ubi condemnatus moram trahere putabatur, et alia tertia pars solvebatur civitati Leodiensi , vel aliter juxta exigentiam personarum et locorum. Unde penullima Aprilis proclamatus est Nicolaus Sonck condem- natus in tribus millibus florenorum Rhenensium, deinde Hugo Bock con- demnatus in duobus millibus , item Kei/art « in trecenlis aureis , item Jacobus Gorren in ducentis , Johannes Juncù in centum quinquaginta Rhenenses. Et sic consequenter factum est cum aliis, qui omnes proclamati sunt et mulctati juxta eorum facultatem et exigentiam , privatique omnibus suis officiis et coramissionibus , inhabiles elFecti quibuscumque officiis habitis et habendis. Praeterea et in aliis oppidis facta inquisitione omnes simili modo fuerunt eadem poena condemnati hujuscemodi vitii rei avari exactores. Post haec 1 Alias Reyart. 12 JOHANINIS DE LOS tur. conabalur dominiis episcopus corrigere per favorem et diffinilionem scabi- norum et magistroruin forefacta et excessus cleri et ecclesiastici status , sed ad intentionem siiam in hac parte non pervenit, contradictores enim habuit. Ad Anouium p.iatii Deindc dominiis episcopus multos ex patria Lossensi ad Annulum palatii stu- epi.copu.voc.tLo.. ^^^^^ ^ocaFC, quae res facile malum potuisset sortiri finem, si ii qui vocaban- tur potuissent sibi constituere capitaneuin. Interea cum haec et quamplura similia attenlarenturhinc inde, quaenimis prolixa sunt mandare scriplis, con- Ep.scopHnMechiia..« tigit dominum episcopuni Mechliniam pergere ob mortem régis Franciae , *■"'"'" quia fama erat , quod dux Burgundiae Delphinum, in Brabantia exulantem , armata manu deberet in suum regnuni deducere. Verumtamen statim post- quain rex novus in suo regno receptus fuisset pacifiée , nuntialum est Leodii, quod ipse rex proponeret se de Leodiensibus vindicUm suniere , pro eo sci- Re,Fr.nciae.Leod.en. licct quod Lcodieuscs dcfuncto régi ipsius patri favorabiles exstitissent, pac- ,e, min-D.. plaça- ^^^ ^^^ foedus cum ipso habentes , de tradendo videlicet filiuni exulem ad manus patris ipsum persequentis. Cujus indignationem régis ipse dux Bur- gundiae, coram rege in terra proslratus, pro Leodiensibus orans , opportune curavitexstinguere. Dominus autem Leodiensis nactusopporlunitatem, nie- mor injuriarum in causa jurisdiclionis suae violatae, studuit oleum adhibere caraino, de injuriis sibi et suis illatis coram rege, prout ferebatur, conques- tus. Nihilominus tamen per litteras ad Leodium direclas \isus est suadere Leod.ec,iu«ieg.t.o in civibus suis . quateuus honcstam legationem Leodienses ad regem indignatum ^*^'"^ destinarent, si forte iram régis ralionabiliter placare possenl. Quod et fac- tum est. jNam missi sunt magistri civium una cum nonnullis aliis sapienti- bus et eloquentissimis viris accurate ad taie negotium explendum deputatis. Exeuntes ergo a Leodio cum quodam capitaneo a rege raisso, infra octavam sancti Aegidii tandem favorabiliter coram rege sunt deducti , atque ab eo gra- tiose praeler spem fuerunt suscepti, non obstante insimulatione qua satis cri- minabiliter apud ipsum regem exstiterant accusati. Adeo enim apud regem successu temporis gratiam meruerunt , quod nonnuUi eorum, qui missi fuerant, insignibus militaribus insignirentur , quorum videlicet advocatus de Leers unus exstitit , et alter dominus Johannes de Saranio. Magister vero Aegidius de Meess recusavit sibi tantura honorem adhiberi , pro eo scilicet » Cfr. De Reiffenberg , i/emciire sur /<; séjour 14i>6 à 1461. ( Noot. Mémoires de l'acade.ie que Louis, Dauphin de Viennois, depuis roi sous royale des sciesce» et belles-lettres de Brux. , le nom de Louis XI , fit aux Pays-Bas , de l'an lom. V.) CHRONICON. 13 quod terram seu dominium temporale minime haberet. Praeterea ad petitio- nera eorum , qui in hac parte legationem Leodiensium strenue sunt executi, sub protectione seu salvagardia Leodienses ab ipso rege jam bene pacato bénigne sunt suscepti. Igitur dominus episcopus a Francia ad Bruxellam reversus , coepit valde rigorose procul dubio contra suos cives procedere , imerd.ctu» cuncta oppida comitatus Lossensis una cum civitate Leodiensi interdicto sup- ponendo \ et hoc ad instantiam procuratorum , quorum causam ob excessus contra ipsos perpetratos jam conabatur ipse dominus episcopus ordinaria auctoritate studiose defendere. Appellatum tamen nihilominus est ad me- Iropolitanum archiepiscopum Coloniensem. Qua appellatione non obstante, partibus hinc inde variantibus , observari coepit interdictum circa finem Novembris , non sine magna commotione plebis vix mitigari volentis. Qua- propter oborta est quodammodo quaedam controversia inter clerum et com- munem populum diversa proponentem. Porro deputati sunt quidam domini ex parte ecclesiarum, qui una cum magistris civium pergerent ad dominum episcopum Mechliniae residentem , quaestionem super praetacto interdicto relaxando quantocius habituri. Qui cum apud dominum episcopum suam legationem legaliter executi fuissent, revertentes in crastino apostoli Thomae , retulerunt ex parte domini episcopi quamdam cedulam, cujus tenori si Leo- dienses inlendere vellent , tune diaeta una vicesima Januarii in Trajecto habenda foret. Igitur contentis praetactae cedulae spretis , et per consequens praelibata diaeta in Trajecto habenda non admissa , multiplicari coeperunt mala m patria , quippe civibus tumultuantibus contra consiliarios et fautores episcopi, quos perpetuo a patria proscribi procurarunt. et e contra domino episcopo nimis suo consilio suoque sensu inhaerente, quibus raagis rigore uti hbuit quam modo, contra id poëticum : Omm'hcs adde modum, etc. Ouam abusus modi toti patriae postea fuerit contrarius et nocivus, heu ! in sequen- tibus postmodum lamentabiliter patebit. Igitur omissis multis quae per singula recitari nimis prolixum esset. ad 7^^^^'^S ""T"^' '" oppido Trajectensi circa principium Januarii ...... ..,,..„ anni L\II celebrandam, accesserunt Trajectum una cum magistris civium praelat. ecclesiarum atque alii deputati ex singulis rainisteriis. Ubi cum plu- nma pluries per doctos viros, ex parte archiepiscopi Coloniensis missos pro ' Cfr Foullon , op. cit. tom. Il , part. I , tene Amplis., collect., tom. IV, p. 1250. p. 5« , et Adnanu» de Veteri Busco , apud Mar- 14 JOHANINIS DE LOS tum inillia llor ceii' au reoruin bono pacis, pro relaxalione interdicii proponerenlur el pro concordia inler partes habenda, etiam ex parle ducis Burgundiae vicem suam interponenUs salis opportune sollicitaretur , tandem posl plures conventiones penitus nihil factum est seu conclusum , quod relatione posset esse dignum. Porro legati ex parle ducis Burgundiae , audientes suum dominum febribus laborare , nerolio infecto ad sua loca quantocius abierunl. Deniciue pro bono pacis non cessabant laborare boni viri , prout episcopus Tornacensis ^ cum alns nobili- bus hominibus ducis Burgundiae denuo ad Leodiuni deslinatis, habent.bus commissionem quomodo modus in^eniri possel, per quem dommus episco- pus in suam civitatem pacifiée reduceretur, cunctorum offensis hinc mde dimissis. Quod cum facile fieri non essel possibile (quippe hmc mde parti- bus in suo rigore perseverantibus) , nam episcopus centum millia floreno- ■ rum aureorum pro suis expensis in diversis locis faclis pro subsidio exigebat, atque ut reverterenlur ad civitatem proclamali ac sui occasione bannili , in- slanter volebat. Ex adverso vero cum praetaclis episcopi Leodiensis petilioni- bus Leodienses cives semper populariler lumuUuanles nequaquam salisfacere vellenl , sed magis tanquam malos episcopi coosiliarios peipetuo merito rele- pandos decrevissent . el denuo novo a sede apostolica interdiclo mipelralo, omnis iraclatus cunclusque labor vices suas interponenlmm cassalus est et in vanum exslitil habitus. Et sic factum est, quod in dies malis prioribus peiora mala damnabiliter succédèrent , el omnis spes pacis el concordiae mter dominum episcopum et suos cives fere penitus adempta essel, praecipue ideo quia cum continuo dominus Leodiensis a sua palria absens esse mallet, et omnis lex et justilia , domino episcopo sic volente, ubique dorm.laret, per totam patriam injustitia suum caput erigere coepit, et hoc eo violentms et insolentius quo temeritati et improbo malignantium ausu nullus probus con- tradicere praesumebal. Interea vero quid de novo apostolico mlerdiclo m mense Septembri posito fieri deberet , cum plurima conlingerel haesitatio , aliis cessarevolentibus, aliis appellationi inhaerendum esse putanlibus, tan- dem appellatum est a papa minus consulto ad ipsum melius consultum. iNihi- 1 Guilielmus de F.llalre , Burgundio , ordinis leo.e. , denique anno MCCCCLX ad Tornacen.e, S Benedicti monachu» el abha» S. Bertini Au- nomioalu^fuit. Librum gallico .d.omale .^r.p..t domaropoli, iavore Philippi Boni Burgundiae de ongine el praerogalivi. ord.n,. Aure. Velle- duci. , cuju. ob.equii. prideo. addiclu» erat , ri., cujus cancellariu. a Ph.hppu ^"-(uer^i primum ad infula» Virdunen.e. , inde ad Tul- constitulu.. Clr. B.bhoth. Belg., lom. I, p. 402. CHRONICON. 15 tclum tnmsrcrri lominus tamen magna exslitit facta consultatio inter doctores Colonienses diversimode in hac parte sentientes. Quibus non obstantibus, pro majori eau- tela observatum est interdictum , excepto quod aliqui ex mendicantium ordi- nibus propter terrorem civium divina officia ad tempus publiée celebrabant. Dominus autem episcopus auctor interdicii et cessari procuraus misit ad vil- licum Leodiensem, jubcns quatenus ipse virgam deponeret et scabini sedes Tr.ie suas m Trajecto tenere deberent, omnemque ecclesiasticam jurisdictionem i.uulr'""" '^' " una cum ofhcialis curia el sigillo ad oppidum ïrajeclense transferendo. Sed el sacros ordines post festum exaltaUonis sanclae Crucis per suum suffraga- neum * in Trajecto celebrari instiluit. Praeterea circa médium mensis Octo- bris misil civitas Leodiensis nobilem legationem tam ex ecclesiaslicis quam ex seculanbus sapientibus viris versus ducem Burgundiae , gralia sanum con- sihura habendi. Sed quid factum fueril non facile percipiebalur , nisi quod cum mox Leodium essent reversi , slatim denuo ad Bruxellam properare cu- rabant , ubi diaeta commune bonum concernens teneri debebat. Quae tamen difficilem sorlita est effectura. Interea enim dominus episcopus missis litteris ad Leodium, ipso videlicet die omnium Sanclorum, voluit quod Leodiense capitulum una cum secundariis ecclesiis se transferret ad Trajectum Super quo magistri civium , in die Animarum , in capitulo Leodiensi coram domino decano et suis canonicis projecerunt in medio excommunicationis processus. Sed ubi decanus legendo aliquantulum mateiiara intelligeret , omnia a se rejecit, obtestanlibus magislris quod coeptam appellationem prosequi vel- lent, non curando quidquid inde evenire posset. Porro in craslino S. Huberti dorn,n, de majori « ad capitulum sancti Pétri convenerunt una cum aliis eccle- sus et deinde ad S. Lambertum descenderunt, ubi conclusum fuit, quod cert. depulati ad dominum Leodiensem mitterentur, de translationis neLio se excusaluri. Quos itaque missos dominus episcopus audire in suis commis- sionibus cum recusaret, dicerelque se amplius nihil requirere ab ecclesiis quam quod SUIS antecessoribus exhibilum novisset, etc.; propter quod in crasl.no ecclesiae ab hac sui episcopi sententia appellaverun. Circa ha'ec tem- pera e eeti sunl per vicos civilalis Leodiensis capitanei , pro eo quod fama venerat quahter cmtas Maguntina per suos cives îradila ;x^slitisset!' Demde décima Decembris receptus est Leodii cum summo honore et clan- .... .,. .... » Johannes, episcopus Liberiensis. Cfr. Ernsl, pap. 157 Tableau hist. el ckron. de, suffragan, de Liège, 2 Eccieûa. Leodium venît. 16 JOHAlNiNlS DE LOS CHRONICON. 17 pore buccinariim quidam vir nobilis, unus praesidenlium parlainenli reg.s Franciae , prout ferebatur , ex parte régis raissus primum ad ducem Burgun- diae . deinde ad episcopiim Leodiensein et quidem ad totam communitatem civitatis Leodiensis. etc. Hune praefatum régis coramissarii.m magistri civium circuraduxerunt per singula monasteria civitatis , exhibentes se plurimum fa- Torabiles et gratiosos, propinantes eidem, antequam recederet a Leodio, vasa arpentea pretiosa multa. ponderis .idelicet xliij raarcharum , cunct.s etiam ipsius suoruinque expensis solutis, ac insuper tota ejus familia nov.s vest.- mentis decorata , cui pro bibalibus summa quinqi.aginta Rhenensium dice- batur propinata. Hic praelibatus dominus toto tempore, quo m istis partibus fuit , spatio videlicet quasi quatuor mensium . valde pro pace et concord.a fideliter se exbibere studuit, personaliter in diaetis diversis comparendo. quae vel Trajecti vel etiam Bruxellis seu quocumque alibi tenebantur, régis ne- potium strenue exequendo, et praecipue in causis, quae ad pacem Leod.en- sium erant, prout in commissis habuit, integrum se virum et fidum exh.buit. Sequenti vero anno , qui erat LXIII, penultima Martii, missus legatus .PO.O..C. ie«,u .nur. apostolicus ^ vcuit ad urbem Aquensem , ubi auctorilate apostolica fec.t vocar. IZl^T"" '^' dominum episcopum Leodiensem et burgimagistros Leodienses, uua cum ains magistris oppidorum comitatus Lossensis : ubi cum plurima fieret altercatio inter partes , scilicet inter episcopum et suos cives , quos ligatos a se censuris teneri gloriabatur episcopus. Magistri ex parte civium nuUura voleban! mire tractatum, nisi prius tollereturinterdictum. Ad quod consilium episcopus con- sentire noluit , nisi de offensis domino episcopo prius esset satisfactum. Do- minus vero legatus interponens vices suas, suadebat Leodiensibus de cautione ponenda, ad tenendum irrevocabiliter, videlicet ea quae domini de Rota jiidi- caturi essent. Cautio vero erat centum millia Rbenensium. Magistri autem reversi ad propria . post Pascha per dominum legatum denuo sunt citali ad certum diem. Quibus comparentibus , dictus legatus multas proposuit vias ad inveniendum pacis modura, sed neque etiam bac vice voluerunt Leodienses intrare aliquem tractatum, nisi prius tolleretur interdictum. Quod legatus renuit facere, nisi reintegrata jurisdiclione ecclesiaslica . et caetera similia. Cives autem cum magistris importune instabant apud ecclesias de organis suis resumeodis , mediante nova denuo appellatione interponenda. Quod cum t Nunlius apostolicus , a Pio II missu. ad in- dum , erat Pelru. Ferrici , decretorum doctor . terdicti causam eiaminandam, illudque relaxan- electu» episcopus Tj rasonensi». ecclesia facere non auderet, petens sibi usque in crastinum dilalionem deli- berandi et terminum mitlendi ad urbem, quidam rainisteriales, mechanici prout fabri , sua officia statim voluerunt claudere contra clerum : quod ta- men non est praesumplum. Deinde statim dorainica die, octava Maii , cives in palatio congregati nolentes esse sine lege , petebant instanter legem debere habere cursum . volentes insuper sibi facere mamburnum , volentes desuper probare amicos et inimicos. Cum autem haec et similia saepe tentarentur tandem coopérante domino legato, qui improbitates nostrorum nonnunquam patientissime suslinuit, litterae de cautione sufficienti praeslanda primum per Leodienses, licet difficillime ad hoc induclos, sunt sigillatae; sed et non minus difficile aliorum oppidorum consensus est ad sigillandum acquisitus. Itaque litteris praetacl.s sigillatis, deputati civitatis et oppidorum perrexerunt ad do- minura legatum in Aquisgrani commanenlem, pelentes interdictum relaxari debere. Qu, bénigne hoc se facturum respondebat, reintegrata tamen prius domin, episcopi jurisdictione. Quapropter non diu postea post proclamalam in Leodio juiisdiclionem episcopi ac restitulam, ipsamque debere deinceps habere cursum , et sub poenis et censuris ecclesiasticis a nemine lemere infi in, gendara. slalim post missa est ad Leodium relaxatio interdicti. hora quinla post vesperas , pulsalis campanis et cantantibus Te Deum laudamus. Praeterea e t . Ai^m\nt,i, \ ^^A' • '11 1. , ** "^*'*^' *=« Episcopus Leodium rc- dominus Lcod.ens.s, qu. adhuc d.cebalur eleclus, pro eo quod nondum erat ;rc'.ZUr"- . in sacris consl.tutus, dominica posl feslum Tcnerabilis sacramenti, exceplis proclamalis et a civilale bannitis episcopi fautoribus , in suam ci.italem est reversus , sua elecla familia stipatus. Igitur in crasiino sancti Johannis Bap- t-stae, capilulo ad hoc indiclo, cum dominus episcopus peteret sibi concedi sua proposiU, et civitas e converso repeteret sibi restitui prout prius omnia et neulra pars alleri .oluisset cedere, timc ecce suspensa manserunt ulriusl que partis pro,K.sila universa. Dominus autem episcopus transferens se de loco ad locum, nunc videlicet ad Huyum , nunc vero ad Trajectum et ad CuriDghen , se suis Leodiensibus non satis confidens , meruit commendari per hueras a duce Buigundiae ad Leodium destinâtes comminante. quod nisi via juris et non de facto in faciendo inquisitionem Leodienses procédèrent praeser m. cum ad hoc apos.olicus legatus requisitus in urbe Iquensi resil deret tune no» posset ipse neque ejus filius Carolus sui nepotis , episcopi vi- dehcet , illatas injurias amplius dissimulando pertransire , sed assLtentiam suo nepo.i opportune intenderet adhibere. In crastino vero Aegidii, cum AoZ la JOHANMS DE LOS nus episcopus Trajecti esset , missi sunt quatuor canonici majoris ecclesiae ex parle capiluli , ad remandandum ipsum dominum episcopum et ad inqui- rendum an ipse haberet a summo ponlifice ulteriorem dispensalionem super videlicet sacris ordinibus non suscipiendis , quia consules et magistri civium requisierunt in capitulo, quod bona episcopatus sequestrari deberent , quia Liidovicum de Borbon non tenerent pro suo domino, nisi aliud ipse osten- deret, etc. Dominus autém episcopus ad se raissis respondit deputalis, quod adhuc ipse ad minus haberet annum . infra quem se posset facere promoveri ad sacros ordines , quamvis etiam aliam dispensationem non haberet. Insuper ad tollendum scrupulum dixit se impetrasse bullara novae dispertsationis , qua papa secum dispensasset , donec Iricesimum suae aetatis implesset annum. Sed et ideo dicebal se non facile venire ad Leodium , quia nesciret quos secum deberet adducere, pro eo quod yix aliquis de consilio vel ejus familia suis aemulis esset gralus Leodii existentibus, quorum insidias oplime foret expertus. Cum- quedeputatiinstarent, petentes copiam buUae dispensationis ipsius episcopi , respondit se non nisi judicialiter id facturum. Praeterea cum haec et plura alia fièrent, qiiae nimis prolixa essent scriptis mandare, et cum jam dommus episcopus nonnunquam ad Leodium revocatus redire non curaret, negotia patriae intérim ad détériora disponebantur. Quae res etiam in ea parte aug- mentum sumpsit , quo inter quosdam magnâtes patriae ob privatum odium Ducordi. inter B.,o- iutestiua bclla succrcsccre videbantur. Nam inter dominum Rasonem de Heers- î::nt aXlir castri alias Lintris et domicellum Johannem de Hamalia capitale diu viguil bel- lum, in quo, persecutione durante, plurimorum se partes facientes dexteram manum seu pedem abscissos amiserunt, praeter quamplures alios occisos ac alias maie tractatos. Magna denique ubique crescebat partialitas ac multorum implacabilis animositas , propter quod spes pacis seu Iranqiiillilatis nulla erat. Dominus interea legatus videns rem patriae Leodiensis quoad concordandura partes arduam et satis difficilem , expleto debilo legationis suae, in mense Oc- tobri recedens ab Aquis, accessit versus Treverim. Hoc etiam terapore facta fuit D-tinense.. Lcodii iuquisitio dc iis, qui rcccpisscnt bona dudum confiscala eorum qui dicun- tur Datinenses ; et fuerunt inventi plures, qui levarunt praetacla bona, nu lia m reddentescomputationem : propter quod quidam lanquam furli obnoxiise ab- sentaverunt, unde et proclamati sunt et banniti , reputali veluti fures et perjuri. Quidam tamen se redemerunt, taxati unus pro sexcentis Rhenensibus, alius pro dùcentis et alii aliter atque aliter, juxla singulorum qualitatem et facultatem. CHRONICON. 19 IC- ser- In mense Decembri fratres Praedicatores et Minores revertentes ex urbe pr.edicaioribu$ et mi- . , II'- noribus poenilenlia exhibuerunt in capitulo Leodiensi buUam continentem modum absolutionis , imposua ob imerdi /~< ¥ 1 • • !• 1 lum ab ipsis non SI quo videlicet absolvi deberent a decano S. Lamberti , quem judicem elegerant , vaium. fatentes humiliter , genibus flexis , se gravissime deliquisse ob videlicet inter- dictum per ipsos non satis bene observatura. Quos quarta dominica adventus Domini dominus decanus Leodiensis , sedens in medio ecclesiae sub corona post processionem factam , eos coram se humiliter prostratos et culpam con- fitentes, emendam spondentes absolvil, injunxitque poenitenliam salutarem satisfactionis loco, quatenus scilicetipsi sic absoluti dominos de majori ecclesia unacum aliis secundariis rogarent de una speciali missa habenda , ad quam processionaliler convenire deberent , prout moris est , omnes ecclesiae , quo etiam die ipsi tanquam rei jejunare deberent in pane et aqua , sicut et post Pascha, quo etiam bis in hebdomada in pane et aqua jejunare de injuncta poe- nitentia deberent usque ad Pentecostes festum. Notandum quod hoc anno ignis casualis combussit fere dimidiam partem oppidi Busciducensis. Item similiter in Sciedam oppido Hollandiae, item in Steinberch totum combustum est infra oppidum , ecclesia et hospitali et una dorao exceptis. Hoc eodem anno, dominus dux Burgundiae raanens in oppido S. Audomari cum rege Franciae, qui circa illas partes venerat , concordiam videbatur iniisse de Picardia , videlicet restitutis ducisuis pecuniis exbursatis. Item duxCarolus in Hollandia aedificari fecit castrum in Gorken. Eodem vero anno , infra octavas sancti Martini , in oppido Brugensi cele- bratae fuerunt solemniter nuptiae ducis Gelriae, dùcentis in uxorem sororem episcopi Leodiensis domini Ludovici Borboniae. Anno praeterea LXIV, cum crebris precibus pulsaretur dominus electus, quod in civitatem suam reverti deberet , omni rigore seposilo , ipse dominus praetaclus in sua semper sententia perseverans respondit se velle prosequi causam suam usque ad finem litis , quatenus patere posset , cujus causa vel bona vel mala esset. Praeterea hoc anno circa finem Martii,>tiuntiatum est Leodii, quod dux dux Burgundiae med,- Kurgundiae, proponens expeditionem facere contra Turcos, impetrasset contra Turco» apostolicas bullas de recipiendo videlicet décimas omnium beneficiorum , in- fra limites suae patriae situatorum. Item et quod papa réserva verit sibi per triennium decimam etiam omnium bonorum et reddituum ecclesiasticorum 1464. 20 JOHANNIS DE LOS CHRONICON. n in usus expeditionis contra infidèles. Quapropter ccclesiae m.ltenlcs ad dom.- num episcopum Trajecti exislen.era, ejus implorantes consilium et au..l.um, nuibus dominus episcopus, accepta dilalioae respondend. , tandem d.xit se non credere .,uod suus avunculus , .idelicet dux Brabanfae , al.(,u.d quaereret contra clerun. Leodiensis patriae, nequc bullan. impetralam .ta esse .oteUi- ,,er.dam. \tque etiam si et in quantum dux praetactus ila pularet et mtell- tre vellet. hoc tamen credendum esset de mente papae non esse, cum papa optime nosset clerun. Leodiensis ecclesiae et slatu.n ipsius patr.ae , etc. Haec autem res,K.nsio don.ini episcopi recitata in capitulo Leod.e..s. cuncl.s sat.s arata exstitit. Nihilominus ta.nen post recitationem apostol.carura bijllarum. Le quinque dicebantur nun.ero, sed solum très fueruntpubl.ee lectae .n capitulo S. Pétri Leodiensis, etiam praesentibus inibi qu.busdam canon.c.s S Lamberli, deputati sunt ex ecclesiis, etiam de consensu forens.um eccle- siarum, quidam domini ecelesiastici, qui pergentes ad dominum duce.n roga- rent ea quac pacis sunt, impet,aturi insuper quoad proposita d.lat.ouem tnum aut quatuor mensium , quatenus intérim ad papan. raittere possent, etc. ; sm autem, cum terminus brevis sit et negotium arduum, med.ante appellat.one interpouenda, metropolitanus etiam in bac parle consulendus esset. D.ctum- que ^t consilio ducis in Insula Flandriae existentis, quod s. dux m propr.a Irsona contra Turcum pergere deberet, tune eidem grat.ose s,.bven.re vcl- Unt condescendendo, non tamen quoad deciman. al.qu.d s.b. consenUendo , prius tan.ea bulla cassata. Intenta circa festum l'enteeostes , Anton.us bas- Ldus, filius natu,alis ducis Philippi, recessit a porlu de Slus.s contra Turcos cum mulU manu armata. Praeterea dominus dux descriptionem fier, fec.t generalem in Brabantia de domibus divitum et pauperum et ...d.fferenter ma- irnis et parvis, arrestataque sunt voeriscapia', etc. . V Hi» Tero lemporibus dominus abbas S. Jacobi Leod.ens.s c.tatus est cor^m "'^l^^'-ïr"- , ";„ ^„ „,.,^„7e apostohco in Aqu.s adbuc résidente, propter videlicet mo- rara et minorem diligentiam factam in exlrahendas copias litterarura or.g,- nalium ex archivis, juxta commissionem sibi pridem facUni , qua per vid.mus dominus episcopus sua jura exhibere necesse fuit. Ne ergo abbas praetactu. excommunicationem se., alias censuras incurreret, habuit in propr.a persona coram domino legato se exhibere, longiori termino ad i..ju..ctum negot.uœ I Vecligalia raliooe juriKlictioDi. .wriM MU in C/ou. »erb. cil. poerint a lenenlibu» pracstaDda. Cfr. Du Cauge pu};natuni. perficiendum acceplo. Igilur, testibus productis et copiis litterarum per ab- sentemia codu» lco- batem S. Jacobi diligenter extractis et in judicio exhibitis , ad decimam Septembris cilati sunt ad Treverim , per oratorem seu legatuni apostoliciim , dominus episcopus Leodiensis et otticiales sive rectores communitatis civitatis Leodiensis, ad videndura et audiendum ferri sententiam super attentatis. Quo cum parles die et hora indicta hinc inde comparuissent , lata est sententia contra Leodienses propter attentata *. A qua sententia totus clerus una cum communi populo simul appel lavit. Ob quam appellationem prosequendam recesserunt a Leodio versus urbem certi députai i in mense Octobri. Notandum quod jam hoc anno, in festo videlicet assumptionis Mariae, obicrat papa Pius, cui statim papa Paulus successit. Item dominus Nico- laus de Cusa cardinalis S. Pétri etiam bac obiit aestate. Hac denique aestate, circa finem Junii, propter duos aut très captivos ex patria Lossensi abductos, et in quodam fortissimo Castro Reyde Geirensis casirum de Reyde e«- terrae detentos , pro cerlo tamen pretio muictatos, tandem in pace dimissos, Leodienses animose suas vires cupientes experiri , vocatis sibi in auxilium ex sing^ulis oppidis Leodiensis et Lossensis patriarum in certo numéro viris bene armatis et ad bellum expeditis, cum multo apparatu armorum bellicorum , per fluvium Mosae sub Trajectensi ponte ad iocum obsidionis devectorum, nonas Julii, obsessum praefatum castrum mag^nanimiter exstitit expugnatum, et tandem tractatu mediante hilariter obtentum. Ëxpulsis ergo latrunculis cum eorum capitaneo Jan videlicet Van Arendael suisque adhaerentibus , destructum est castrum per Leodienses cum plurimis spoliis ad propria rever- tentes. Archiepiscopus autem Coloniensis , antequam exeicitus Leodiensium ab obsidione praetacti castri abcederet, cum nobili comitiva suorum Leodien- ses visilare curavit, quibus datis propinis, ipsos magnifiée commendando honorare studuit. In iis diebus tractabatur de pace regum Franciae et Angliae, quorum ubi cum dux Burgundiae mediator esset, venit fama, quod Leodienses post victo- riara praedicti castri patriam ducis intenderent invadere. Quare rex Franciae raisit mox-ad Leodium quemdam nobilem virum ^, oclo equitibus comitatuili , hujus causae veritatem cupiens cognoscere. Quem honorifice susceptum re- miserunt Leodienses, de contrario sufficienter edoctum et instructum. * Cfr. Foullon , Ilitt. Leod., tom. II, part. I, p. 65, in nol. 2 Tristanclus Ëremila (Louis Tristan l'f/er^ mil€fgrandprévôtde Louis X/j. Cfr. ¥ou\., loc.cîl. Seditio Diooaoti. Eve THrdus He Marcha. 1IH. JOHA]N?iIS DE LOS Per idem vero tempus Dionanlenses inter se divisi propter dominum Jo- hannem de Valle mililem , cujus tiirrira couali sunt desiruere , eliam re- siduura domorura ipsius, omnibus inde ejectis, enormiler invaserunt. lleni dominus Everardus de Marcha, colleclis apud Leodium armigeris, magnam vindictam contra suos aemulos exercuit. Anno Domini MCCCCLXV, circa initiura Janiiarii, Leodienses impatienlis- sime ferentes quod dominus episcopus abslulisset legem palriae, eo quod nulla fiebatcoram scabinis justitia , tandem post multas instantias factas de hac re apud dominum episcopum , \identes se nihil proficere , sumpta occa- sione ex petulantia ministerii fabrorum , qui jam totum suum ministerium clauserant contra totara communilatem , statuerunt sibi ad monitionem ad- vocati deinceps sibi legem fieri. Quae res ex tune concorditer per triginU ministeria est approbata , et litteris desuper confeclis sigillis sufficienter ap- Ad»oc.i. «.«rpafo pcnsis ToboFata. Advocatus igitur sic praefectus, quotidie duodecim satrapis stipatus, tanquam villicum seu scultetum se incunctanter exhibuit in facieuda justitia, villici officium strenue exequendo. In festo Malhiae aposloli, congre- gato palatio ad instantiam communis populi , volentis sibi fieri mamburnum , respondit Raso de Heers se optime posse procurare de nobili viro cunctis ac- ceptissimo , \ice et loco episcopi in mamburnum praeficiendo, dixitque Leo- dienses per totam Alamaniam plurimum commendalos graliam conquisisse, propter videlicet victoriam circa castrum de Reyde acquisitam. Quae res cum pétulantes aures multorum satis mulceret, factum est quod sup dura ob plurimas expensas in causa parlium hinc inde factas esse gravatam « et adhuc posse gravari , videlicet in raittendo et remittendo deputatos ad ) urbem et ad alias diversas diaetas , etc. ; et quia summus ponlifex reputaret ipsos ecclesiaslicos non fidèles mediatores sed laïcorum magis fautores : > quibus lamen non obstantibus , paralos se fatebanlur facere assistentiam ' quantum possent, honore suo el juramentis suis salvis, alque salva etiam ) suarum animarum salute et obedientia sedis apostolicae , cui utique seraper obediendum necesse est , vellentque manere filii obedienles in gremio ma- ins ecclesiae. Nihilominus lamen , si adhuc opus est, et ila foret expediens, > adhuc redderent se paratos ad mitlendum seu scribendum versus curiam > romanam suis expensis in causa , quae pendel indecisa inter dominum el suos cives. Dictumque est, quod aliud ecclesia non possel salva conscienlia dare responsum, quod probare facile est per sacram scripturam el per omnia jura. » Tradita vero sunt haec omnia in scriptis. Praeterea vero in die nativitalis Johannis Baplistae, missae sunt cedulae per mterdi uni versas ecclesias Leodienses, de resumendo videlicet inlerdictum quod hac- tenus fuerat relaxatum. Unde factura est, quod clerus multum perplexus, cum angustiae essent undique, ab una propter timorem laïcorum , et ab alia parte ne tanquam inobedienles censuras incurrerenl, el inde profani et irre- gulares haberentur, nesciebanl inter haec quid magis eligendum essel, prae- cipue cum limèrent, quod nulla inlerposita appellalio locum haberel, maxime pro eo quod papa personaliler viva voce depulalis ecclesiarura intentionem et menlera suara expressissel. Cura itaque denuo hac de causa clerus in die 4 iictum resunien- dum. 26 JOHANMS DE LOS Johannis et Pauli congregalus esset , ad videlicet deliberandum (juid facien- duni esset, praesertim cum terminus expiraret , et quatuor menses juxta tenorem bullae appropinquarent . accepta adhuc dilalione octo dierum , in- térim accesserunt decani ecclesiarum cum aliis dominis coram rejrente seu mamburno necessilatem , qua constringebantur, exposituri , ofiFerentes se promptos ad mittendum pro ulleriori relaxatione ad papam. Inlerea post quinque aut sex dies advenit nunlius jamdiu exspectatus ex urbe cum litteris comminaloriis, insinuantibus papam nulio modo amplius velle prorogare ter- a.u, civH.te en. miuum . et nonnulla similia. Quare perplexi et conterriti domm. de ecclesns, "** malenles obedire mandalis apostolicis, furorem populi cupientes declmare, coeperunt occulte a civitale recedere et unus post alium, quo melius poluit , seae, .B,enuu™ -nv.- a futuro pcriculo studiosc sc ipsum subripere. Quo percepto , cives et minis- •*""'"" teriales fugilivorum domus violenter invadentes , cunctam eorum substan- tiam conati sunt auferre, confringendo quidquid occurrere potuit. Quod videntes domini qui remanserant, non sunt ausi sua organa suspendere, maxime cum malevoli studiosissime nocte ac die , an campanae m ecclesns pulsarentur aut cantus intermitteretur , observare curabanl. Quare necesse fuit si evadere manus persequenlium debuissent viri ecclesiastici , tam m mo- nasteriis quam in aliis ecclesiis , cum protestationibus et aliis cautelis, more consueto divina officia cum timoré tanquam coacti peragerent. Verumtamen sedato populi furore, proclamatum est ad Peronem sub poena capilis, quod ablata deberent reportari ad palalium, et de contrarium facientibus débita fieret inquisitio, vel tandem potius proprium ad locum restiluerenlur. Si- quidem non diu post ex palatio ad forum devecta spolia canonicorum publiée proslituta vendebantur, nemine audente contradicere. Verum paulo anle ex parte régis Franciae quidam nobilis dominus , a Dionanto per Leodienses ductus ad civitatem, \isus est Leodienses implorare in auxilium, casu quo rex Franciae contra ducem Carolum deberet assumere bellum. Praeter hanc vero legationem nonnullae aliae factae sunt ad Leodium legationes diversis vicibus de quibus per singula difficile esset et superfluura narrare. M..H.0 ae B.a« u. Interea vero marcbio de 5Wen, frater regenUs, qui jam ad propria reces- serat, cum multis nobilibus comitibus ac aliis dominis, comiUtu videlicet quadringentorum equestrium bene armatorum et desuper rubeis vestibiis circum araictorum, cum gloria in Leodium sunt reducti. Unde non diu post invigiliaassumptionis Mariae, solemni indicta processione, ubi abbasS. Jacobi beiu ingredilur. CHRONICON. 27 apud sanctum Lambertura celebravit suramam missam , praesentibus domino régente praefato, una cum fratre suo marchione de Baden, quibus paratus erat locus spectandi divinum officium juxta feretrum S. Lamberti, ubi evan- gelium cantalur, ac deinde procedente processione in eminenti loco ante palatium . quatenus visus ab omnibus admirandus habitus laudera et favorem cunctorum se spectantium conquirere posset. Cujus talis ostentatio non sine insidiis fuit; nam statim , pro resarciendis suis expensis, instanler petiit sibi dari ab ecclesiis integrum subsidium. Quod non consenliente ecclesia, quippe admodum pauper et exhausta, pro dimidio subsidio tribuendo exstitit re- quisita. vel quod saltem concederet mutuo certam pecuniae summam. infra certum terminura restiluendam . Ecclesia vero, meliori modo quo potuit, importunos petentis laqueos vix declinavit. Interea nuntiatum est Leodii per magistros civium oppidi Trudonensis Leodioru™ .„ .cio .- venisse videlicet fere duo vel tria millia armatorum ad oppidum Thenense . ex "'"'" parte ducis Caroli patriam invadere volentium. Quo percepto, Leodieîisis populus prae furore ad arma concurrens sine ordine , absque consilio , prout minisleriales de more habent, sese ad invadendum palrias ducis praevenire curabant. In die autem decollationis Johannis Baptist^e, ministerium vitico- larum accepto vexillo ultra Mosam armati coeperunt procedere, non obstante capitaneorum reclamatione , praesertim cum nondum litterae diffidalionis missae essent. Deinde sequebantur drapparii , scilicet pannifices, etc., con- sequenter alia et alia ministeria . atque tandem teraerarii et maie consuiti om- nes. Quos cum regens etejus fraler marchio nequaquam revocare potuissent, videntes hommes in sua opinione obstinatos, experientesque populum fero- cem et absque jugo, non dubium quin ex tune de sua salute inceperint co- gitare. Quod mox postea patuit. Nam postquam homines nostri sic , prout diclum est, sine disciplina absque ordinatione ferociter egressi. primum villam de Herva spoliatam incendio tradidissent , et in crastino circum circa omnia „„..e.ce.a, villag,a absque a iquo respectu ferociter combussissent , et non minus illi sic comhusli.et spol.ati in ultionem contra nostros provocati similia facerent, nam transita Mosa totum suburbium S. Pétri extra muros oppidi Trajectensil etquaequae erant circa Mosam Leodiensis patriae , postquam in cinerem sunt redac a. stat.m constituta die, Leodienses denuo conglobati, una cum suo régente seu gubernatore necnon ipsius fratre marchione saepe dicto, de Léo- dio bene armât, et instructi armis bellicis apposuerunt denuo ad debellandum dium. JOHANMS DE LOS Faicomootis oi.i.dio. castruiii dc Falcomonle non bene coiisiiltam expeditionem facere. Qui confisi Fugam capit niambur- . , , ,. . * nu». in mullitudine suorum armalorum atqiie in multo apparatu instrumentorum bellicoruni^ conira praetaclunn castruna opportunam obsidionem disponere curaverunt. Praeterea hinc inde partibiis airociler pu(jnantibus^ dominiis noster [jubernalor et regens una cum suo fralre marchione, jam forsitan diu desideratani nactus opporlunilalem , paiilisper cum suis, quos secum adduxe- rat, comitibus ac ministris ab exercitu Leodiensi elongatus, fugam est medi- tatus. Uecessil igitur hospite, prout communiter fertur, insalutato, Leodiensi populo suis in erroribus obstinato sic in praetacta obsidione dimisso. Cujus fuQam cum Leodienses deprehendissent plurimum consternati , se clamantes per Baden deceptos , cum multa confusione imo non sine magno damno suo- rum ad propria siml reversi. Quibus sic reversis deputati sunt per singula ministcria viri, qui aestimare et Yenditioni exponere deberent omnem supel- lectilem et substantiam, tam in vasis argenteis quam yestibus et ornamentis pretiosis, per deceptorem antiepiscopum in palatio derelictis. Non diu autem postea missis nuntiis ad Leodium omnia sua , quae adduxerat marcliio una cura suo fratre régente, instanter sibi restitui petiit, et minas pro salute mul- tiplicando irrogare curavit. Mcfliae cum priorttu lu His dicbus, vidclicet in Tigilia nativitatis Mariae, villa de Meifia una cum prioratu exstitil combusta per dominos de Fronoymont et de Longo Campo, et quidquid erat patriae Leodiensis per circuitum ibidem et eliam in Condrosio circa Huyum vorax flamma consumpsit. Corpus sancli Severi cura ferelro, continente raultorum sanctorum venerabiles reliquias, primum ad Huyum deportatum ac exinde apud Leodium, salvationis gratia monaslerio S. Laurentii est solemniter illatum. His diebus finis mundi quasi videbatur adesse, nam Brabantini ab illa parte invadentes terram Leodiensem quidquid offendebant, igné concremabant, et simili modo Leodienses atque Lossenses yillas plurimas in conBnibus Brabantiae ignibus dabant. Erat enim miserabile plurimum , quolidie novos rogos accensos videre in coelum conscendere. Si- quidem Brabantini suos terminos, ne ab istis invaderentur, studiose obser- vabant , sed et ipsi cum multa manu armata suara custodiam contra illos in villa de Montenaken valenter tenere studebant. Hoc autem tempore soi uno dierum valde tristem portendebat faciem , blavii enim coloris tota die perseverabat , et de sero pallidum sicut luna absque oculorura obtunsione » yisibilem se satis exhibuit. Quod an si naturaliter hoc contigerit , vel ao CHRONICON. 29 prodigium seu praesagium futurorum fuerit, multis vertebatur in dubium. Eodem vero die, Leodienses qui erant deputati in certo numéro ad subve- Pugna ca„» Lin.i.ur. niendum iis qui erant in Monlenako, ad sonitum carapanae processerunt con- '""'"' tra Limburgenses fugam simulantes, a quibus e contra reversis repulsi sunt . non minus centum quinquaginta de nostris interfectis. Ibidem eliam dominus Quintinus capitaneus noster est captus cum multis aliis. Quapropter facta est Leodii magna commolio in populo, quibusdam volentibus egredi conira Lim- burgenses, et aliis. quorum praecipuus Raso de Heers erat, cupienlibus subve- nire iis qui in statione de Montenaken erant, sed et aliis alia proponenlibus. Verum praevaluit duarum partium opinio, nam universo populo congregato ad puisum campanae, magnus subito factus est apparatus eorum qui obsidere debebant oppidum Limburgense. Sed et ex singulis minisleriis deputati sunt, qui in subsidium praecedere deberent eorum , qui stalionem lenebanl contra Brabanlinos in Montenaken. Ubi cum Leodienses ex singulis fere oppidis et Leodii ,uccumbu„, .n villulis deputati et in bellica disciplina minus experti illuc concurrerent. et ^*""*'^"'''*"» contra inimicos suos , quos se inferiores aeslimabant , satis insolenler se ha- berenl, posl modicam vicloriam prius obtenlam , quadam die circa médium Octobris conira adversarios inconsulle exeuntes el in campum longius pro- vocali , hinc inde per suos inimicos undique circumsepti , miserabililer abs- que ullo respectu sunt necali, ita quod numerus interfectorum de Leodiensi exercitu non minus mille et ducenlorum aeslimaretur. Proinde Leodiensibus malam forlunam expertis ad propria fugienlibus, supervenerunt homines ducis superiores existenles, et totam villam de Montenaken corabusserunl et „ . . quotquot erant per circuitum villagia incendenles in favillam et cinerem redi- gebant. Dominus vero de Beerlo el dominus Raso , non minus contra Bra- banlinos furiose agenles. quidquid in confinibus Brabantiae erat, incendio crudeliler consumebant. Quolidie etenim novos rogos in coelum usque con- scendere horribile spectaculum erat. Sed neque ad haec lapidea quorumdam movebantur corda, quin imo in sua perlinacia persislentes , mendaciis pro- tecli , vana spe seducti , de seipsis viribusque suis nimium confidentes, pacis foedera longe projicientes , maximis raalis periculosiora raala studuerunl accu- mulare. Porro Leodienses, qui jam fere tribus hebdomadis conira oppidum Limburgense in obsidione peistabanl . audila confusione el prostratione suo- rum civium et compalriolarum in Montenaken maie pugnanlium , obsidione relicta et propriis castris igné accensis, quantocius Leodium sunt reversi. ditiir. 30 JOHANMS DE LOS Actiu de pacc loter épis- ropum e( cives coa- stitueoda. Post haec pluraque alia magistri civiura, una cura ecclesiasticis viris pacern summopere desiderantibus, convenerunl in unam sententiam . de pace videli- cet habenda vel de treugis saltein obtinendis, et ubi paulo anle nullus audebat Liidovicum de Borbon vivere impune confiteri , ibi jam Iractabatur qiiod , missis depiitatis ad ipsum de inveniendo modo qiio esse bonum pacis possel, vel jam larde post destructam palriam, iterum ad terram noslram redire de- béret. Sane ad hoc negotium débite exequendum comes de Moiirs et co- rnes de Ilorn ad Briixellam legatione fungentes , pro treugis saltem habendis laboraturi sunt missi. Qui cum redissent in vigilia S. Martini Leodium , in crastino convocato consilio ac deinde patatio congregato , responderunt prae- fati domini comités atque etiam alii qui ex parte ecclesiarum una cum ma- gistris versus ducem missi fuerant, quod videlicet de pace et treugis habendis tractando cum duce satis egerant , sed responsum est ipsis quod. priusquam darentur treugae, Leodienses primum deberent suum proprium dominum cum sua propria ecclesia cognoscere atque ad ejus obedientiam venire, etc. Comi- tatus Lossensis instanter petebat , quod Leodienses paci inlendere dignaren- lur. Idem volebant Dionantenses. Trudonenses se velle tractare dicebant, atque ad idem responderunt Huyenses , qui cupiebant esse neulrales. Ton- grenses rebelles erant. Leodienses vero jam tanquam stupidi effecti, non facile se ad novos rumores more consueto movebant. Attamen infra octavam Martini dum statio^ quae in Ymael erat, se valenter defenderet contra Tra- jectenses infestissimos , ad sonitum campanae Raso de Heers accepto vexillo mapistrorum exivit in auxilium eorum , qui contra Trajectenses fortiter pu- gnabant ; ministerium enim fabrorum ac deinde omnia ofHcia secundum or- dinem sequentia ducem Rasonem , paruerunt ei tanquam capitaneo. Interea factae sunt treugae , datis insuper induciis et salvo conductu decem dierum ad comparendum in Bruxellis , ubi tractandum erat de pace. Quo cum ve- nissent magistri civium , una cum comitibus praenominatis ac aliis députa! is, prolongatis induciis, demandatus est etiam ibidem dominus Leodiensis. Qui cum vocatus comparuisset, vix ullam \el saltem difticillimam suis ecclesiasticis dignatus est praebere audientiam. Causabaturei plurimum de eorum inobe- dientia, et quod propter eorum dissimulationem protelationemque negotio- rum et specialiter in causa inlerdicti minus bene servati omnia mala sensim in patriam irrepsissent. Tandem vero , ut breviter dixerim , non sine magna difficultate, per interpositas personas ad hoc specialiter electas, nonnullis etiam CHRONICON. 31 conditionibus medianlibus, vix in gratiam domini sui episcopi sunt admissi. Et ita factum est , quod domini in suis ecclesiis residere nec etiam in ipso die natalis Domini ausi fuerint divina publiée peragere , quod tamen alias licere putalur, juxta tenorem capiluli in sexto , videlicet : Aima Mater, etc., timen'- tes procul dubio offendere ut puta suo episcopo nondum bene reconciliato. Caeterum cum lola patria nunc jam juxta mullorum votum speraretur venire ad foedera pacis. praesertim cum illam nonnulla oppida acceptatam suis sigilhs firmiler roborassent, opposita sunt quippe per viros Belial infinita obstacula optatam diu pacem impedientia. ÎNam electum de Baden mentie- bantur quidam a sumrao pontifice jam confirmatum , alii aiebant in domino de Borbon nullam ponendam esse fidem , atque alii et alii mille artes inve- niebant pro pace impedienda. Sed et, quod pessimum erat, ipsum hiraldum ex parte ducis ad Leodium missum , ad factara pacem sigillandam opportune satis populum ad exhortandum promplissimum , omnis homo foedus habens cum morte pactumque cum inferno , trahentes et pugnis invadentes, nisi per magistralus prohibiti essent , absque dubio pacem aflPerentem facile crudeli- ter occidissent. Nihilominus tamen vocato palatio concordes fuerunt cives una cum aliis fere cunctis rainisteriis, qualenus pax sigillari deberet, ad quam rem faciendam, licet plurimi essent difficiles et impatientes, Tungrenses tamen aliis cunctis erant magis impatientes et difficiliores. Anno vero sequenti videlicet MCCCCLXVI , postquam apud S. Trudonem pax fuisset conclusa ^ et jam per plura oppida convenienter sigillata, dominus de Ravesteyn et dominus de Paruwes, cum pulchra comitiva gentis armo- riim venientis ex S. Trudone, suam stationem fecerunt in Lossensi oppido Dux autem Carolus suum exercitum multorum millium, quem secum ex Franca adduxerat, misit contra Tungrenses pacem impugnantes et contra pacis bonum rebelles. Ipse vero cum majori copia bellatorum , circumseptus belhcorum instrumentis , hospitalus sletit prope Heis, in villa quae dicitur vechtmael. Ad quem cum venissent ex Leodio cum magistris certi ex sinpu- is mm^terns electi duo viri , et ad submittendum se ex parte civitalis depu- tau, ab ipso duce Carolo exstiterunt gratiose et pacifiée suscepti. Quibus ostendit suam armaturam et in armis bene expeditam , cunctam pompam et belhcum apparatum, dicens se paratum ad obsequendum Leodiensibus , si ' Cfr. De Gerlache , Né.oluUons de L,ége .ou, Lou^s de Bourbon , p. ;il. 146« 32 JOHAiSiSIS DE LOS r.astri de Heeri incea' Colubnssarii. aliquando se siiisque indigere contigeril , dumniodo tanien causa Leodien- siunj fuerit bona et justa, dedilqiie insiiper nostris litteras sigillandas, formam pacis continentes , spondens quoque facturum se apud suum patrem ducem Philippum, quod daret et ipse quilantiam , etc. Jgitur deputati Leodienses, regratiantes diici , cum laetitia reversi sunt ad civitatera, et convocato palatio exposuerunt benevoleutiam ducis et humanitatera sibi factam. Unde gaudium fuit magnum m populo. Haec aulem contigerunt in principio Januarii anni praetacti , quo videlicet tempore dominus de Raveslej n , in oppido Lossensi hospitatus . crebro fecit insultus cum suis armigeris contra rusticam manum in villagio de Wellen conglobatam. Verum in die Marcelli papae, cum villani incaute contra inimicos fuissent egressi circa capellam de Otersioe, ubi cum quidam valde nobilis ex Burgundia miles cum aliis decem a villanis esset in- terfectus, occisi sunt etiani ipsis ex rusticis non minus numéro centum quin- quaginla. Hoc vero in loco expensis ducis fabricabatur ad honorem Mariae virginis una capella, quam egomet vidi noviter inceptam hoc codem anno, ad quam confluebat undequaque populus peregrinationis gratia. Item tune temporis castrum de Heers, propter rebellionem Rasonis pacem impedire vo- lentis , expugnalum est et obtenlum tandemque combustum. IVaelerea mox ut exercitus ducis extra patriam se retraxerat, coeperunt undique malevolisua cornua erigere , twiquam superiores jam efiFecti , maxime ex villulis rustici , qui suas custodias et stationes, puta in Vliermal , in Wellen seu alibi, dili- geuter se gloriabantur custodisse, veneruntque primum ad oppidum Lossense pêne inermes et pannosi , lineis quidem eorum terinstris^ vestiti, incutientes non parvum timorem bonis civibus pacem cupientibus, et ex tune audaciores efiFecti ad majora facinora perpetranda facile sunt prolapsi. INam domus eo- rum , qui jam dudum protectionis gratia ad Brabautiam confugerant , cru- déliter invadentes , direptis omnibus quae auferri poterant confringendo maie tractabant. Quorum praesumptio ubique jam per patriam, in ultionem eorum qui pacem cupiebant , acriter serpere coepil. In tantuni vero nume- rus eorum mox cepit augmentum, quod vix nullum in tota patria esset oppi- dum seu etiam grossum villagium , in quo non esset societas nova viginli , trigmta, quadraginta aut plurium sociorum numéro, juxta exigentiam loco- rum , qui primum se de viridi tentoHo nuncupari faciebant . et postea voca- ' Theristrum vel lerittrum genu» est pallii mu- Hoc aulem loco yoxterimlrtim vel/frû/ruminlelli- liebris , de quo cfr. Du Cange in GIosm. yerb. cil. gendae.lde»aguIo»eude venlraliplebei bominit. CHRONICON. 33 bantur coluhrtssarïï^ pro eo quod omnes fundabularii ^ erant, metallinis vulgo colubrissis ulentes, instar sagittariorum , quibus arcus sunt pro bellico lostrumento; feceruntque sibi liberaturas^, noviter se vestientes ex bipartito colore, quo videlicet alii ab alns distinguebantur , semper tamen medietas tumcae de v,nd. erat colore ac alia medietas coloris erat albi aut blavii aut allenus, prout s,bi quaelibet societas elegerat, quatenussic distincti copnos- cerenlur facile cujus oppidi aut viUagii essent socii. Horum quippe terrore cunctus per crcuitum commovebatur populus, non emm anle tantus erat usus colubrissarum , quae ut plurimum apud Leodium tune temporis prae- parabantur. Caeterum ex tune maxima per totam patriam cura erat et slu- dium mechanics circa instrumentorum bellicorum et armorum fabricaluram tbique emm vigebat opus, et novarum rerum inveniendarum , quae ad pu- gnandum essent aptae, valde fervebat communis populi instantiaamajori viro usque ad mmorem; indifferenter pêne omnis aelas, sexus etiam ethominum conditio (nescio qua sorte conslellationis , non necessitate , sed potius inclina- Uone , ,mo quod verius est , humanis demeritis et culpis exigentibus ) de ar- niaturis, de defensionibus, de muniendis et fortificandis opportuna loca prout plurimum meditabantur. Ut enim de viris et aetale adultis leviter pertran- seam, testis sum ego qui haec ad memoriam ad cautelam pro poste, is levo- Zr ' '' ^"J"'"' "'^^ '"^"^' ""^ ^"^ contemporaneis consimi- um noT"'; T" ''"'''*'"' P"*^''"'"™ iodustriam viresque excedens, fuero summopere deditus et intentus. Surrexit enim una pars puerorum contra p w ;o:r' f" T'' ^'^^^^""^' -^^'-^^-^ --- me^chanT. r ^"^~ en e oTae "" T""" -"%-^-^ ^^"a quoque altrinsecus'confi- tZ um r.r"" 1 r""^" '"^'^^"'^^ '"^ P'-^^*"^^ contingentium fu- rcernen!ilr ' ''^"'''' '"^^^^^'^'^ ^^^^^ P"^*'^^"- ^^^ ^^^^mina et m hi sic " T"" ' ^"'" "^'^ Praesignantia, procul dubio praestabatur, flueoS n^ure;'" """'' ^"^ ^^^"^ '^^' ^"P^"^" forsitan' naturali in: animus et animosus appetitus nunc petras et lapides ad jactandum ' Seditiosi et facioorosi isti hom* nesliorum appellalionem a r.r,V/. /Z*'*^"' ^"^ ^ ^^rtdahnlarii ieu fundihularit , qui utunlur .erant, colubrinarii seu coïuhrini diJeTanTuT '"^f^"\«PP"e«atona qua jactantur lapides. coluhri„a seu colubrina, quod bellicum t. / " '^" ^'^'''"tura panai, cf. Du lum gallice vocatur coJeLe. "''"'"■ ^^"«^ '" ^'«•-"«- 34 JOHANiNIS DE LOS CHRONÏCON. 35 1466 Belli praesagium congerere et comportare, nunc fundas ad projiciendum lapides carpenlare, nunc arcus raanuales, nunc balistas puerorum more , et nunc tela et sagitlas sine numéro conficere et componere. Sed et ex arborum corticibus , absque tamen scitu et notitia nostrorum parentum, qui studiose satis haec prohibe- bant, toraces, loricas, caeteraque lalia armorum speciem praeferenlia, mdus- triose fabricare ; colubrissas ex animaliura quoque ossibus confeclas etiam exstitit maxima cura componere, quibus igné apposilo jaculandum foret, bombardorum vicem per quamdam simililudinem imitando. Haec vero et sirailia si pueri permissi sunt facere pueriliter more suo , quid putas tune faciebant majores et adulli viri in \irtute sua , non infantiliter sed seriose stu- diosissima omnia armorum et instrumentorum gênera conficientes. Hinc op- ponebantur in vicis et in plateis contra adversarios repagula , hinc levabantur in altum fossata industriose lignis compacta, hinc multimodum genus ma- chinarum opporlunis locis disponebalur, atque inde etiam quidquid ad loca fortificanda necessarium putabatur operose fuit persecutum et adhibitum. Vix etiam ulla hominum aetas seu memoria recordabatur se vidisse tempora lam implacabilia et ad pacem adeo indisposita. Sed quia rursum nimium est de singulis singula retexere , omissis iis quae vires ad narrandum excedunt , dignum duxi non silentio praelereundum ea quae hoc anno , videlicet sexa- er totam patriam Leodiensem et Lossensem in pacis contractu pro emenda nuper duci promissa. Condemnati siquidem erant Leo- dienses et Lossenses, caeterique eis adhaerenles, in summa quingentorum millium florenorum et amplius in certis terminis solvendorum , ob scilicet Ducenta milliii tiur. a Leodiis duci Burgiin- 40 JOHAINMS DE LOS CHRONICON. 41 n Dionintum expugna tum. offensam et injuriam et damna duci Burgundiae et ejus filio Carolo injuste illata per Leodienses Quia cum Leodienses in honore essent, non intellexe- runt, prae nimia ipsorura petulantia insolentissime se habentes, bonum pacis ignorantes et iniquitatem quam dudura contra suum episcopum exercuerant ocius prolonganles , admisso jam régente et gubernatore domino videlicet de Baden , quem pro suo episcopo venerabantur, sicut longe supra me digessisse credo ; ipsum ducem Philippum tune temporis inter omnes christianos prin- cipes fortissimum ac nominatissimum , una cum duce Carolo qui jam m regno Francorum victoriose multa bella confecerat , absque aliqua rationabili causa duntaxat diffidare praesumpserant cum omnibus illi adhaerentibus. Quod quam stultum incautumve , imo quam furiosum fuerit rei finis seu exi- tus probavil; nam suarum patriarum et terrarum combustiones et incendia, suorum subjectorum caedes , suorum hominum depopulaliones indignas ^ Dux praetactus, in iram provocatus , non tam intercedentium prece quam offendentium pretio placari voluit. Colligebant igitur Leodienses licet impa- tientissime in quibus erant condemnati, vel utita dicam, in quibus se taxari permittebant, ducenta videlicet millia florenorum aut eo amplius, pro quota ipsorura infra festum Johannis Baptistae pro majori parte exhibenda , praeter alia trecenta millia quae Lossensis patria et aliae terrae solvere debebant. Sed cum termiui expirarent et Leodienses a suis promissis resilirent, et quod pejus est conditiones pacis initae contemnentes, mille cavillationes et diverticula multa perquirereut , atque denuo ad rebellandum se armantes disponerent, et cum etiam jam dux Burgundiae in ultionem injuriarum filio suo illatarum Dionantense oppidum potenter obsedisset, circa finem menais Augusti nun- tiatum est Leodii, quomodo et qualiter oppidum obsessum jam esset captura. Ad quem rumorem omnes tanquam exanimes prae furore in forum arraati accurrentes et se ipsos de sua tardatione accusantes (debebant enim ante bi- duura aut triduura exivisse ad bellum expediti gratia obsidionem solvendi ) , totum malura et causara tarditatis suae in ipsos suos raagistros studebant re- fundere, traditores illos vociférantes et claraitantes. Porro raagistri furorem populi, quilibet prout potuit, declinare per occultam fugara satagebant. Unde magistrum dorainum Le Ruyt per aquam evadendo cousultius erat evasisse. Magister vero Bare sicut potuit delituit. Raso vero , auctor multorura raaio* * Supplendum : perptsti tunt. rum , etiam hac vice, forte nondum satis maturus, fuga sibi consukiit. Verum Wilhelmus de Violet, duduni et ipse magister, pacis inimicus, dura per mé- dium fori ad domura magistri Bare, quatenus se salvaret , curreret sicut canis rabidus, sicut meruit, ignobiliter ab ignominiosis exstitit interfectus et mor- tuus inhoneste exspoliatus. Quod licet merito. tamen non irapune , nam pos- teaquam magistri Dionantenses fugiendo Leodium venissent, et totam sériera captionis oppidi sui veraciter prout erat enarrassent, dixissenlque melius fore quod Leodienses adversus potentiores se bellare parati de sua civitate non exierint, hocque providentia divina factura, placati sunt cives indignati, et facta inquisitione de iis qui magistrura Wilhelraum occiderant, reperti sunt tandem très principales quorum unus, ad preces cujusdam puellae, ne decol- laretur, est deraissus. Alius vocatus It/ Saflir, atque terlius /y Gardir qui cla- maveratad traditores, dignara poenani sustinentesexstiterunt decapitati. Hic enim dictus ly Gardir ribaldus erat, puerorura dux et capitaneus, ad quaeque facinora perpetranda adolescentulorura pedagogus. Igitur dux Carolus (postquara ad instanliam ducis patris ejus oppidum iccaiis . duce croio Dionantense, salvis tamen corporibus eorura qui intus inclusi insistere cona- ""^ ^""'''""'"^ '"'""* bantur, redditura esset atque exinde solotenus combustum) ad Leodiura cu- ravit destinare hyraldum, in comitatu forte triginta habens equos. Qui taraen non sine salvo conductu civitatera est ingressus, et in crastino decollationis Johannis Baptistae , datis litteris ex parte ducis destinatis , suara legalionera fideliter est executus. Indicto ergo palatio, absente taraen hyraido praetacto, et ad palatiura non adraisso , ex lenore litterarura ex parte ducis allatarura vi- sus est conqueri dux de pacis conditionibus rainirae servatis , cura taraen ipse potius pacem quam bellum expeleret, et nonnulla forefacta patienter dissirau- laret, defectumque solutionis pecuniarura in constituas lerrainis non exhibi- tarum, sibi et patri suo ex pacis contractu jure corapetentiura, libenter hcet non sustineret colubrissarioruraque insolentiara suae palriae darana inferentiura quaravis eatenus toleraret et per dissiraulationera pertransisset. Nihilominus tamen duràmodo paci nuper apud sanctum Trudonem factae dignanter in- tendere vellent, et suum episcopum pro suo domino recognoscerent , sum- moque pontifici reconciliandi deinceps obedientes essent, tune ipse placatus suum exercitum, antequara patriae nocere possit, longe extra patriam educen- dum opportune decrevisset. His ergo auditis, missi sunt deputati comes de Mours et magister dorainus Johannes Le Ruyt, quatenus ducem Carolum su- 6 42 JOHAiNNlS DE LOS CHRONICON. 43 ! uiunt. per proposilis ad singula convenienler respondere deberenl. Sedetde quolibet minislerio viri vigioti missi suât ex Leodio, pro custodia oppidi Trudonensis, quia timebalur ipsum oppidum eliara obsideri debere, quia dux Carolus de Dionanto desceiideiis per duos hiialdos ad Sanctura Trudonem niissos petut sibi portas aperiri, clavesque oppidi ocius dari. Quapropler Leodienses , ad Ad.ers. e..rc.tu, de pulsuiu caïupanae armati, omnes in unum convenientes civitate exierunt, ...ce iocu.un con,e. ^^^^^^^^^ ^^.^^^^ f^,.,.^ posseut , et iu Kutthis atque in Othey comitatuin Lossen- sem expectantes ad Jecorara usque processerunt. Volebant denique praevenire, impedimentum afferendo exercitui ducis , ne ita facile obsidionem dux contra Sauctum Trudonem coUocare posset. Porro dux cum suo exercitu descen- dens per calcialam , veuit in villam dictam Olee ac ad alias villulas super Jeco- ram silas. Cui cum eminus bene instructi et ad congredienduro e contra âtarent Leodienses, curribus suis propriis circumsepti , et opportunis in locis bombardis collocatis , venerunt missi nuntii ex parte ducis treugas datas nuu- tiantes, dixcruntque ducem Carolum pacem factam velle tenere, dummodo conditionesinilae pacis observentur. Itaque designati sunt quinquaginta vin obsides, qui tamdiu deberent apud Bruxellara manere ad hospitium, donec pecunia promissa et necdura ad integrura exhibita solveretur. His igitur atque aliis condilionibus mediantibus, quae longum esset enarrare, dux cum suo exercitu in suam patriam recessit, et Leodienses ad propria sunt reversi, pace tamen proclaraata in loco exercitus , ipso die nativilatis Mariae Virginis, ante- quam ab in>icem utrique exercitus solverentur. Inde vero in craslino super Palalium prolonotarius * ex parle ducis ad Leodium missus proposuit , quod non obstante quod Leodienses nonnunquam conditiones pacis fregissenl, pace uihilominus tamen revalidata, de novo provisum esset, quod ipse dux Caro- lus patriae Leodiensis advocatus et defensor esse deberet , essetque praesens ex parte ducis vir nobilis et insignis, dominus videlicet de Aymycour% ad sus- cipiendam investilurani ipsius advccatiae et ad faciendum nomine ducis jura- menla ad taie negolium pertinenUa , etc. Item et alia puncta per praedictum exstiterunt ibidem proposita, sed sufficit dixisse de pluribus pauca. Interea homines ducis aliquantulum Leodii exspectantes visitaverunt omnes ecclesiag civitatis, et tandem bono et votivo responso accepto, versus Huyum perrexe- > Guilielmns de Cligny, protonolariu» apos- Martene Amplit$. eolUct. Tom. IV, p. 1297. lolicus. Cfr. Adrianus de Veteri Busco, apud » Guy de Brimeu, seigncurde Uumbereourt. runt. Jamque adveniente termino quo pecunia coliigenda destinanda esset ad Brabantiam , in dicto Palatio proponebalur ibidem , quod civitas Leodiensis cum Tungrensi oppido et tota Hasbania lertiam partem deberet solvere, co- mitatus vero Lossensis cura Trudonensibus^ una cum offîcio seu districtu de Montenaken , aliam tertiam partem , sed et castelria de Franchimont cum par- tibus superioribus atque cum tota Leodiensi ecclesia aliam tertiam. Quod cum nuntiaretur in crastino ecclesiis per certos deputatos , dicebal clerus se nimium depauperatum , neque esse se comprehensum seu inclusum in pacis tractatu , etc. Cumque in crastino dicti deputati comminando pro bono res- ponso iustarent dicentes, quod ipsi ecclesiasticos erga ducem reddereul iu con- tributione defectuosos , ac nonnulla comminarentur, responderunt ecclesiae . « propler differentias et rebellionem seu inobedientiam laïcorum se irrelilos et illaqueatos, ecclesiasticis etiam censuris facile addiclos atque in suis bonis temporalibus, quibus utrumque sustentare deberenl, plurimum damnificatos, et ideo eis non esse consullum sine suis confratribus , qui absentes sunt, dare responsum. » Sciendum quod summa solvendorum, infra quatuor annos proxime venturos in Lovaniensi oppido exhibenda, erat trecentorum millium et quadraginla millium florenorum Rhenensium, in certis terminis solvendo- rum, absque sex millibus ad usum unius capellae construendae, et ad ista ser- vanda obligant ipsi cives cum palria reliqua omnia bona sua et submittunt se coercioni summi pontificis, imperatoris, regum, principum, etc., et ad mterdictum post quindecim dies elapsos ponendum et observandum , etc. Articuli vero pacis, quos brevitatis causa pertranseundos censeo, sunt vi- centum et nonacim. ginti très, item in pace Caroli ducis condilionatum habetur, quod tota palria Leodiensis et Lossensis , Dionantensibus exceptis , solvere deberet infra certos termmos centum et nonaginta millia florenorum Rhenensium, scilicet pro primo termino, qui est in Johannis Baptistae nati vitale anni LXVI , sexasinta 'II* ■ • • x^ millia, m nalivitate Christi LX millia, et ilerum anno sequenti, videlicel sexa- gesimo seplimo, pro termino Johannis Baptistae XXXV millia , et in nativitate Domini subsequenti XXXV millia, sub poena decem nobilium quolidie sol- vendorum post decimum quinlum diem monilionis factae, praeter expensas quindecim obsidum et totidem famulorum cum singulis equis in hostagiis comedentium. Igitur quarla Octobris pecunia jam praecinctu exhibenda, quae per certos deputatos apud fralres Minores résidentes collecta fuerat, ad Lo- vanium ducebatur. Reversi tamen ii quibus dicta pecunia exhibenda fuerat niillia flor. a Léo- dieusibus duci Bur- gundix solvenda. 44 JOHANNIS DE LOS CHRONICON. 45 Novorum iiiotuum lOilia. coramissa, dicebanl in Palatio ad responsum audiendum specialiter indicto, defecisse videlicet de lola summa illius terraini quinquaginla seplem millia florenoriim Rhenensiura , etc. Dominus vero episcopus , qui iis diebus ad Bruxellani ex Huyo accesserat, denuo ad Huyura reversus, convocari fecit capitulum suum ibidem , ad quem miseninl secundariae ecclesiae suos dé- putâtes pro generali iinione facienda. Deinde circa festum sancli Martini in Palatio traclatum est de mittendo videlicet ad dominum episcopura , ut dignaretur redire in ci\ilatera suam , quatenus ipso reverso cuncta fièrent placabiliora , ac pcr hoc redderentur ei ablata loca sua. Sed cum pluribus vicibus apud episcopura per depuUtos de revertendo , de pace observanda , de ignoscendis offensis atque de nonnullis aliis diligenter tractaretur , et dominus episcopus facile se petentibus placa- bilem exhiberet , ecce mox Sathan more suo pacis iniraicus ex adverso stabat, procul dubio animos communis populi sua pericula minus intelligentis ex impulsu ([uoruradam majorum filiorum Reliai vanam securitatem promitten- liura, et in baculum arundineum, regem videlicet Franciae, inuliliter confi- dentium , facile a bono proposito retraxit. Unde mendaciis deceptus pro liber- tatibus et patriae privilegiis certare est visus, aestimans se in hoc Deo posse praestare obsequium , si ea quae incaute per litteras allegationum contra do- minum episcopura et sibi adhaerenles confectas et juraraenlo firraatas pertina- citer per fas seu per nefas perpetuo servandas lenerent. Inde quoque factura est, quod iterum de novo per vicos Leodii coeperunl cives ad parvum facile stre- pitum vigilare, novas custodias instruere, ad arma facile concurrere novaque bella praeraeditari , nocturno etiara tempore unus vicus contra alium vicura in armis pompose se demonstrare. Denique missi sunt de quolibet minislerio quidam ad Sanctum Trudonem ad roborandum partera eorum, qui credebantur esse pacis impugnatores. Circa médium mensis Decembris ob novum rumo- rera , occasione oppidi Trudonensis in superioribus patriae Leodiensis, eu jus f)ortae et mûri erant destructi et ob hoc quidam in Leodio detenti , venerunt armati illi de ultra Mosara volentes fieri justitiara. Unde factura est, quod DecoiutioPironSieen. campaua pulsata decapitatus est Piron Steen, magister de Belconst, qui inno- center se subire mortem protestabatur. Occisus est etiam quidam alius diu jam in vinculis detentus. Hinc enim coeperunt quidara fugere et caute furo- rera populi declinare, ferentes secura quidquid commode asportare poterant. Ob quara rem exploratores et viarura insidiatores nacti sunt capiendi deprae- 1467 dandique oplalam opportunitatem , praedara quampluriraam coraraittentes. sed et nonnunquara fugitivos reducentes, eos ludibriis et injuriis aflBciendo vel etiara vinculis mancipando. Deinde anno MCCCCLXVII , circa principium ipsius anni , coepit dominus Raso de Heers quaedam conficta sua mysteria revelare, et suis necessariis seu familiaribus amicis, nunc clam nunc publiée, de rege Franciae optata et bona nova praenuntiare. Quibus auditis seductus populus coepit denuo ad inobe- dientiara per prona in suos proprios nonnunquara concives tanquam in adver- sarios recrudescere. Tungrenses vero contra dominum proprium et contra pacis bonura obstinati queradara ex suis concivibus, ob unam missivara sibi ex Lovanîo a quodam Tongrensi canonico ibidera exulante inadvertenter re- ceptara, ignorainiose raorti affecerunt, nara prout supra meraini, decapita- tura et in partes divisura membratim per diversa loca ad subliraes stipites affîgendum destinarunt. Itéra in principio Martii post decapitalionera cujus- dam anle gradus ecclesiae S. Laraberti , decollatus est etiam quidara magistro- rura oppidi Tudinensis. ac deinde in quatuor partes divisus, propter quaedara forsitan vcrba, quae inadvertenter fatebatur dixisse. Itéra codera fere tera- pore, comprehensus est raagister Johannes Carpentarii , civiura raap-ister Dio- Dccoiiatio johannis ... . , ^ Carpentarii. nantensiura , et ridiculose inter duos magistros civiura Leodiensium raedius positus, in civitatera introductus, clangentibus tubis, codera fere sceraate quo dux Carolus honorifice in oppidum Dionanlense fueral receplus. Hic sapiens et vir bonus post multa torraenla eidem crudeliter illata , tandera ad pelitio- nem rainisteriorura Leodiensis civitatis, instantibus Dionantensibus , qui eura sibi tradi volebant ad crudeliter occidendura , saevissimara patienter deca- pitationis sententiara sustinuit, et prout supra dictum in frusta concisus in diversis locis per quatuor sui corporis particulas ignobililer est suspensus. Cujus taraon membra, vix anno revoluto, prout postea dicetur, honorificam acceperunt sepulturara. Hi vero, qui captivura hune Leodiensibus tradiderant vinculatura , de consilio coramuni pro sua raercede receperunt singuli centum coronaSf cura taraen eorura in nuraero essent duodecira. Cum autera haec et similia aj^erentur. et obsides nostri in Brabantia detenti, Leodiensmm obsides in '-' ' ' UrabaDlia detenti. ob defectura solutionis pecuniarura in certis terminis exhibendarum , ab in- vicem ad diversa loca missi separabantur : propter quara rem saepe ex parte illorura factae sunt querelae justissimae. Quare accidit in Leodio diversas fieri murrauraliones, aliis dicentibus, licet clam et non manifeste, quod talis ^l 46 JOHANNIS DE LOS CHRONICON. 47 condemnatio conligerit patriae propler illos, qui sine consensu Irium sla- luum diffidare ducem Burgundiae pacem Dobiscum habere volentem prae- sumpsissent; aliis qiioque dicenlibiis , el hoc publiée, quia malevolis audientia concedebatur , in lalem damnalionem lenisse Leodienses propler eos vide- licel , quos traditores et carnifices clamitabanl , quos pacificos scilicet notaire- rant. Et in prima pace post caedem de Monlenako in Sancto Trudone facta , et item in secunda pace anno videlicet revoluto po8t exustionem oppidi Dio- nantensis, cum duce Carolo super Jecoram in Olee tractata, foedera pacis ob majora pericula vitanda sapienter iniisse credebantur. Contra quos in con- silio Leodiensi visa est dari sententia , quod auctores pacis pro redemptione obsidum nostrorum vel pecunias de suis darent, Tel si hoc non vellent, tune patriae pubiici hostes pro traditoribus haberentur. Quapropter multi se a patria coeperunt absentare mortis periculum metuentes , quorum bona con- fiscata publieae lenditioni exstiterunt exposita. Dorainus Tero episcopus vi- dens in dies mala in terra multiplicari , raissis oecultis per nuntios htteris, hortabatur clerum, quod se quantocius cum omnibus iis, quae ad ecclesias- ticum statum pertinent, deberet transferre; ob quam rem plures, prout po- lerant. vel fugiendo vel latilando se salvare studebant. Non vero diu ante banc tempestatem, ex parte régis Franeiae missus ad Adveotus epucopi .le Lcodium Tcuit cpiscopus dc Trccis , exhibens litteras credenliae ipsius re- TrecodLeodmn. ^.^ ^ ^.^ ^^^.^^^ invcstigarc cocpit causas differentiarum haelenus habita- rum inter episcopum Leodiensera et civitatem patriamque totam: dicebatque se habere in commissis de unione facienda inter partes dissidentes, plurimum bonum pacis extollendo. Commendavitque statum régis ejusque nobilitatem atque optimas ejus condiliones , persuasitque eivibus de aliquo bono medio quod ad pacem esset inveniendo. Cujus proposita non bene sapiebant us, qui gustum pacis quam bona foret percipere non poterant. Malebant enim de gente arraorum et bellicis rébus factam fuisse eollationem. Gaudebant nihilo- minus se honoratos esse a rege , per hoc videlicet quod rex per tam magnifi- cum virum , puta praefatum episcopum . amicitiae foedera cum Leodiensibus servare vellet , ipsosque suos amicos cognosceret. Non diu vero post reees- sum praenominati episeopi facta est fama Leodii pro seduetione communis » Episcopus ille Trecassensis, quem Ludo- nemincilarent, miserai, eratLudovicusRaguier. ▼ioiu XI euro aliis. ut Leodienses ad rebellio- populi, quod videlicet diclus episcopus una cum quodam nuntio civitatis Romanae profectus ad impetrandum contra dominum Leodiensera manda- tum propter exeessus ipsius, quod secum detulisse nientiebantur, etc. Vene- runt etiam deputati civitatis in capitulo Leodiensi , regratiantes iis dominis qui secum remanserant , volentes insuper quod revocare deberent suos con- fratres , qui ad episcopum confugerant , dicebanlque se habere certa nova ex urbe, quod dominus papa nullo modo voluisset consentire petilioni domini de Bourbon , requirentis instanter sedem episcopalem alibi transferendam , etc. Dicebant quoque etiam se libenter velle dare salvum conduclum reverlenti- bus. Quod et statim proclamalum est publiée ad Peronem, ne videlicet quis praesumeret nocere revertentibus , dummodo infra deeem dies redirent , et si quis quemlibet redeuntem noceret, indignationem civitatis incurreret. Deinde ultima Aprilis deputati sunt per ecclesias quidam , qui deberent ire ad urbem una cum decano S. Martini Leodiensis. Sed religiosi S. Jacobi nolebant abba- tem suum depulatum illuc pergere. Sed et raagistri civitatis prohibuerunt, ne ad urbem quis destinarelur. Tune temporis omnes cives , qui videbantur esse pacifici , juxta facullates eorum erantad contribuendum taxati, pro vide- licet redemptione obsidum in Brabantia miserabiliter detentorum. Johannes videlicet de Burses^ taxatus est ad duo millia florenorum ; item Wilhelmus de T.»tio mium pro «i,- Lonehin ad toi idem ; Johannes Wilhelmus Renardus ^ ad totidem : item Pv- "^^''' ''J'er.ndis ron Tonnar ' tantum ; hospes in Stella lantum ; item Petrus de Kineph * ad mille florenos; Gerardus ad ducentos Rhenenses; Goffinus raercalorad mille quingentos, et sic de aliis de singulis ministeriis. His diebus Raso de Heers conquisivit sibi multos complices et ad rebellan- sceierum prenants a dura promptissimos , quibus dédit rubeas tunicas , forsitan praesagiura de coSlnTur " ^"°'" multorum sanguinis effusione, cujus ipse exstitit auctor. Porro in manicis tunicarum seriptum habebatur : Vive Ligois. Hi novo et exquisito modo plum- beis clavis armabantur. His quippe sic rubicantibus animose stipalus , pro- cessit nune ad convivia suorum in seelere amicorum , laudem et favorem stultorum hbrainum sibi vindicando. In vigilia sacramenti intravit Leodium ambaciata ducis Caroli , qui jam caroii duds Burg ..i Leodienses legalio. « Alias de Biertet vel de Berse». Hic vero et alii qui sequuntur, undecim florenorum rhenen- sium millibus mulelati dicuntur apud Âdrianum deVeleri Busco. Cf. op. cil. Tom. IV, p. 1303. - Âlias Johannes Filhare et Benardut. * Alias Petrus Thonnar. ^ Alias de Kemexhe. 48 JOHANNIS DE LOS CHRONICON. 49 I ' i; il n inorluo patre siio Philippe , hac eadein aeslale successit in oinnia dominia palris siii Philippi. Hujus utique ambaciali praelacli , qui cura Iriginla equili- bus adveneral , non erat Leodiensibus grata legalio , sed uec ad proponendara suam coramissionem propter raurmurantium improbilalem facile fuit ad- raissus. Notandum quod circa isla terapora pulsabalur nonnunquam ' apud S. Pau- lum in Insula propter miracula, quae beala Virgo per quamdani imaginera super januara vestibuliecclesiaepraediclaeoslendere dignala est. Sed et e con- trario saepe pulsabaturcarapana banni apud S. Laraberlura propter sanguinem innocentera efiFusum \indiclara in coelum claraantera , quo forum Le«idiense imo tota civitas replebatur ad instar Jherusalem, de qua psalraisla : u Effude- » derunt sanguinem ipsorum in circuitu Jherusalem, tanquam aquam, et non » erat quisepeliret. » Itaque pulsata die sabbalocampana banni propter aliqua cvcs «onnuu. mort, vcrba , quac ad favorem domini Leodiensis quidam vir viticola pauper et an- nosus dixisse videbatur, et ideo in Mosara est projectus. Item non diu post etiara in sabbato absque pulsalione quidara alius senex frater domini Johannis de Rocourt etiam in Mosara projectus subraersus est. Sed et nonnulli alii di- versis vicibus sententiara subraersionis innocenter sunt perpessi. Praelerea etiara duo alii ad sonum campanae ex captivitate in forum sunt producti, viri ambo satis juvenes, quibus plurirai satis sunt compassi , sed taraen propter incautura sermonem ab aemulis eorum maie interpretatum , decollali sunt, non taraen obstante quod juvencula quaedara , saepe aute pedes Rasonis hu- raililer prostrata , unura ex iis duobus petierit sibi dari raaritura,quae taraen non gratiara sed magis meruit a tyranno repulsam. Hic Raso dux erroris et seducti populi palronus ^ , auditis litteris quas supradictus ducis Caroli le- gatus publiée exhibuerat legendas , ait et \ociferando suo more dixit : « 0 » ventus dulcoratus, habearaus nos caute, neque faciamus nos servos erga » Carolura Rurgundiae araplius qua m sumus, nec subjiciaraus nos plus quara M subjecti suraus. Sed tenearaus libertates nostras, sicut hactenus fecimus. » Haec duo vos moneo, quatenus fortiter tenearaus. » Hic Raso, velut alter Cayphas , licet alio modo , suis praeconiis populo visus est velle prodesse , qui taraen non intelligens quid dixerit, plurimum prout postea patuil, no- 1 OaiÏMa vox campana. 2 Id margine MS. legitur : Raso itte , quis- quii f»erii, si sensu poUeo , pestifer homo fuit. cuisse probatur. Intérim veto duo alii adhuc super chafardum ante gradus sancti Lamberti paratum exstiterunt producti ; ibidem sunt etiam et ipsi de- capitati propter sermonem quemlibel, sicut et alii. Horum unus vocabalur Wilhelraus Rouchtel alius Johannes Mychy. Item , sabbato post festum nati- vitatis Johannis Baptistae quatuor sunt ad decollandum super chafardum adducti , sed tribus dimissis, unus eorum , scilicet Hugo de Sech exstitit de- collatus. His autem diebus quamplures malronae, vcnientes coram concilio Leodiensi, repetentes maritos suos obsides, non sunt exauditae, sed magis sustinuerunt cura indignationc repulsam. Item et nonnullae aliae mulieres et matronae honestae. prosternentes se coram domino Rasone, pro viris suis facili de causa extra patriam propulsis humili prece pro eorum innocentia démon- stranda, non gratiara sed indignum meruerunl sibi comportare responsum. Haec autem quae in hac parte calamo pingo non tantura ex auditu quantura ex visu conteslando scribere libet; nam testis sum et ego, qui cura hac tem- pestate puer essem. aetatis annorum oclo, adveclus curru ad Leodium , una Auctor hujus i.,siori-c cura maire dolore replela, circum se praeter ancillulam habente sex pueros ^•=°'^'"'" "'''"«^i"» parvulos et de septimo gravida , primum coram domina de Hers, tanquam coram altéra Jésabel , et secundo post longam morara coram Rasone , tan- quam altero Achab, flebiliter se prosternere curavit, suum maritum (qui , jam timoré generalis edicli , quo raortis deberent esse obnoxii , quotquot ad sigil- landam pacem deputali fueiant , ad oppidum Diestense salutis gratia confu- gerat), ipsum instantissime repelendo ipsiusque innocentiam rationabiliter Quid Raso mair. i,,Mus demonstrare exorta est. Cui vix pelilione compléta una sententia uterque res- «nti "spondcru' '' pondit satis indigne : « Melius enint ,ut eorum utar sermone, esse, inquiunt , (piam tu et tut niendicitati sint obnoxii et pereant , quant nos nostrique, vobis procurantihus , extra patriam pro fugati mendicemus prae egestate et pereamus tnhonest. » Quo trisli acceplo responso in craslino , nostro curru quo adve- neramus juncto, quo natale erat solum, ad oppidura Lossense reversis , clausa <'st janua nobis pulsanlibus. Wagistri autera et consules oppidi, prout tune coramunitei* de aliis factura est, suas violentas manus ad innocentium bona tara raobilia quam immobilia injustissime apponentes, quantocius conBscata cuncta publiée vendere, reddere etalienarestudiossissimeprocurabant. Quare contigit matrem nostrara una nobiscura omnibus destitutam bonis , sub ami- eorum alas confugiendo , aliéna lecta seu domorura teguraenta peregrinoruni instar subiutrnre. Porro brevi intervallo inlerjecto , undecumque ab amicis 7 \ 50 JOHANTN'IS DE LOS CHRONICON. 51 mutuo accepte prelio aliqua sibi necessariora, quibus carere non polerat, mater nosira praelibata anxie satis redimere procuravit. Insuper et inferiorem suae donius partem per amiconim suas inlerponenlium vices pro certo pretio sibi et suis prolibus conducere studuit. Superior vero ipsius domus pars, cura opportune faciendis, quippe in raedio fori sita, satis aptaesset, Lossensibus Colubrissariis cedere permissa fuit, quatenus inibi post comessationes et ebrie- lates, ad sonum fistulantis tubicinae seu tyrapanisantis desuper ad fenestras sedentis , ante janiiam choreis aliisve jocis et spectaculis vacare possent. Hoc praeterea de infinitis exorbitationibus in patria Leodiensi seu Lossensi sub hac terapestate inhumaniter coramissis, unura et proximo volui ostendere exemplum , quo per istud saltem unum facile saltem cognoscantur omnes * ; omnes inquara in génère pacificorum illatas injurias , quorum per singula impossibile foret retexere gesta. Dr (:oiubri„.rii, H.,- His dicbus Colubrissarii ubique per patriam modum excedenles et insolen-* ^leh ...ppiicium su- ^.^^^^ ^^^^.^^ efiFecti , in oppido Hasselensi propter eorum excessus et seditio- nem inceptam, clausis oppidi portis, sunt comprehensi. Quorum duo princi- paliores exstiterunt decapitati et alii quidam ex eis, quindecim numéro, extra patriam sunt proclamati. Quo audito Leodii, dominus Raso, cum magistris illuc pergentes, infra portas non suntadmissi, dicentibus oppidanis, qui suas portas contra advenUntes clauserant, quod non esset necesse , quod Leodien- sis civilas se interponeret , cum juxta privilégia et libertates oppidi sui, id quod judicatum erat fecissent. Sed non diu postea iterum, circa festum Jacobi in Julio, denuo ibidem factus est tumultus , causantibus Colubrissariis, quare videlicet socii eorum essent occisi, etc. Unde ad sonum campanae Hassellenses mox armati contra Colubrissarios facli superiores praevaluerunt. Quare ii qui fuerant ex oppido proscripti ad Leodium , tanquam ad suam matrem concur- rerunt , gravissimas contra cives Hassellenses fecerunt querelas. Propter quod demandati Hassellenses magistri ad Leodium venerunt , dicentes se sua privi- légia velle tenere , quidquid etiam inde contingeret. Sed cum dominus Raso sententiaret eos esse corrigendos , qui colubrissarios intra portas detentos corrigere praesumpsissent , per magistrum Rare, tandem sopita est inter partes altercatio , ipso dicente quod non esset hujus temporis negotium inter Leodium refugium m. oppida ficH disscnsioncm. Civitas igitur Leodiensis quae debuit esse locus lis et facinurosis bo- justitiac et arx honoris , et , ut de Jherusalera in Threnis dictum habetur, do- mina gentium facta est sub trt'buto * , jam nunc fiebat criminosorum refu- gium et mater omnis erroris , prout patet et adhuc infra melius patebit. Nempe ut deceplum populum efficacius tenerent erroribus irretitum , nonnultas novitates diversis vicibus, de assistentia sibi de rege Franciae afiFutura, blan- diendo confingebant et mentiebantur. Quorum unum de multis mihi subjun- gere libet. Nam hoc eodem lempore fama erat Leodii venisse videlicet legalos ex Francia , cupientes capere possessionem quorumdam dominiorum circa Leodium situatorum, ad quorum petiliouem fuerunt quidam nobiles ex Leo- diodepulati, A melius videlicet de Velleru^ et Johannes Beasen , quinqua- ginta equis comitati, ducentes secum notarios et testes, coram quibus ii , qui ex Francia aut alias dicebantur destinati, capiebant ex parte comitis Ni- vernensis possessionem super unam terram seu montera non longe a Leodio, Lotharingiam dictam , et similiter in Rollon et in Herstalio. Praeterea obsides in Rrabantia detenti nonnullas querulosas miserunt ad obsidum in Br.b.,ui. Leodium litleras , quibus monebant Leodienses quatenus memores esse debe- '''^^"'°'"'" '"""''" rent foederis et tractatuum factorum inter ducem ex ejus palrem in diversis locis, et nihil eorum credendum esse , quae de affutura assistentia régis Fran- ciae mentiebantur; dicebantque se dolere de minore honore ambacialis ducis impenso , propter quod ipsi hanc injuriani luentes amplius angustiis affice- rentur. Sed nihil valuerunt querelae neque sermones obsidum, quia communi populo exhiberi non permittebantur. His diebus cum fama venisset , quod scilicet Cennacum expugnaretur a Brabantinis, vel quod forte jam obtentum esset, Leodienses commoli appo- suerunt captivum tenere quemdam venerabilem virura , legatione funpentem ex parte ducis, ad Leodium destinatum. Qui tamen, mutato consilio et veritate percepta, tandem liber est dimissus. Postea tamen post plurima indecenter hinc inde perpelrata, et cum nuUus moduspro tenenda pace opportune in mé- dium produci posset, partibus in suo rigore pertinaciter perse veranti bus et armigeri qui in Huyo apud dominum episcopum erant fréquentes m Has- baniam excurrendo praedas facerent, caplivosque abducerent, nonnullos etiam mactantes morti dédissent, Leodienses ex hoc commoti, vocata sibi in auxilium patria Lossensi sibi in hoc consentiente , satis bene expediti . cum Huyum u Lcodieasibus expugualuni. ninibas. > In margine adscriptum esl : • Juxla illud Virgilii : Ex uno dnce omnes. * 1 Lamenlat. Jeremiae. cap. 1,1. 2 Alias Felleru: 52 JOHATNNIS DE LOS inulto inslrumenlonim bellicoium appaialu, obsidionem apposuerunl ponere et slu Jiose collocare aule Huyensc oppidum . Ubi cum nonnuiiquam altrinseciis acrilerbellatum esset, tandem Leodienses superiôres effecti , Deo permittente, quia ante ruinam exallabitur cor per novum oppidum jam potenter oblentum , irrumperc studuerunt eliam et majus oppidum , cui dominus Everardus de Marcha praefuit , qui lamen lotis suis conatibus in efFrinjjendo pontem , in convocando populum, nihil efticere potuit. Sed fugientibus illis qui ex parte ducis ibidem erant pro custodia positi, fugiente eliam domino Leodiensi una cura suis Irecentis equis, Leodienses oppido ad votum sunt politi , in quo ni- hil erat quod diripienlium manus evaderet. Nam vidi et ego ex comitatu Los- sensi ovanter revertenles spoliis onustos, tentoria , bombardos sibi et\exilla cum innumerabili praeda in sorlem deputata , ad propria deducentes. Sed proh dolor ! inaniter gavisi ; non diu post , cum haec circa feslum sanctissimi Lamberli agerentur , non solum haec maie conquisita, quibus vel ad horam poterant abutendo perfrui, sed et sua propria cuncla mox poslea necessario irapendere coacli fuerunt. PSam dux Carolus, bis auditis, festinavit ponere obsi- Tr».ionoHi« ob.es... dioucm autc oppidum Trudonense. Quam obsidionem jam posilam cum Leo- dienses, una cum Tungrensibus elquibusdam aUis villuHs et oppidis patriae Losseusis, magnanimiter ad bellandum instructis removere curavissent, ipso Pogn, .n.o Brusicn.. dic apostoloium Sy mouis et Judae , commisso praelio ante villam de Bruslem , cum Leodienses, festini et inordinate, proul de more habent, se discrimini commillerent facile , sunt per adversarios, conantes nostros concludere , pas- sim quampluribus interfectis, per campos dispersi ac deinde vituperabililer depuisi , instrumentisque suis beUicis, quorum raultus exslititapparatus, amis- sis, tandem cuncti omnes profugienles gratia salutis fugae operam dabant. s„c.„n,i,uo. Lcodicn- Et iudc foctum cst , quod \ictoria haec duci Carolo sit adscripta. Cui Trudo- nenses statim postea sub certis conditionibus sese dedentes , portis patefactis , ipsum in suum oppidum una cum domino Leodiensi intromiserunt. Verum Leodienses qui animose speraverant se posse contra ducem agere , confusi- biliter, omnibus suis bellicis inslrumenlis amissis, non sine magna strage suo- rum ad propria unus post unum vix tandem sunt reversi. Videntes igitur suam ignominiosam confusionem , et non esse sicul heri aut nudius tertius , \el ut correctius loquar , sicut erat in expugnalione oppidi De p.ce ineunda Léo- Huycusis , suam animosilatcm déponentes coeperunl de foedere pacis iniendae d.eo..um con5.i.«m. ^^^^ieve consîlium ct opporlunc Iractare. Verum doraicellus W ilhelmus de CHRONICON. 53 Marcha, vel alias de Arenberch, cui fuerat coramissa costodia castri Huyensis, jam in oppido Hasseliensi existens, inter ducem Carolum et patriam Lossensem treugas impetravit, et tandem pace facta conditionibus raediantibus, etiam et Tungrenses cunclis aliis magis rebelles in pacis contractu consentienles , mariscalcum Burgundiae in suum oppidum pacifiée intromiserunt. Quod vi- dentes Leodienses , habilo consilio cum domino Leodiensi , ad pacem susci- piendam sunt et ipsi necessario facile inducti. Exercitus vero ducis per Has- baniam veniens versus Leodium tendebat. Quo audito, quidam temerarii, accepto vexillo, in occursum advenlantium curabant procedere. Qui cum aliquid contra adversarios moliti essent , interfectis adversariorum nunnullis , compuisi sunt refugere ad civitatem , incipientes suam fugam a villa de Lan- thinis usque ad Leodium , inter quorum spatium per planitiera campi latis- simi multiex Leodio egressi crudeliler exstiterunt interfecli. Interea deputali sunt ex Leodio , qui obviam duci procedentes in lineis indu- mentis pro satisfaclione veniam deberent accipere. Vocato igitur palatio, ipso condonaiion. m a.in».- d. m. ■ . . -j-jT ,, . .... .voruDi Loiiira Caro- le sancti 3Jarlini , m campo extra portam sanctae Walburgis, ubi civitas se lumpetum Loodien- praeparaverat ad obediendum et humiliter pro pace impetranda diu adventum ducis exspectavisset , contigit , hoc die inuliliter exacto , in crastinum in caropis de Bollsay ducem advenisse, quo in loco humiliter, in signum poeni- tentiac prostratos ad lerram , dux clementer poenilentes Leodienses sibi re- concilialos ad pacis foedera suscepit. Siquidem conditiones pacis multae ex- condiiion« i.aci* Le... ... , , . . .... , . . , diensiLus propoMlac. stiterunt , scilicet de abrenunliatione privilegiorum , de non mmistrando justiliam per plures judices sicut eatenus, de projectione arraorum, de des- truendo portas et muros solotenus , de dando duodecim viros ad volunlatem ducis, de solvendis magnis pecuniarura summis in certis terminis , de satisfa- ciendo domino episcopoplurimumofiFensoet ejusdem expensis in causa patriae pro sui tuitioue et proseculione sui juris contra Leodienses , etc. , refunden- dis; atque de compluribus aliis observandis, quorum plurimus est numerus , quae omnia brevitatis causa hicpraetermillimus. Quadragintaenim et septeni sunt articuli, quibus arliculis pax ipsa jam amplius necessaria concludi debe- bat ^ Dura autem haec agerentur inexercitu ducis, cujusstatio erat in Bollsey el circum circa usque in Lanthinis, visum est duci , pro conclusione dictorum * Puncla pacis vide apud Adrianum de Veleri not. C). Cf. de Gerlache, Révolutions de Ltéye Busco (Marlene, Amplist. cotlecl., l. IV; p. 1519, sous Louis de Bourbon, pag. 101 et seqq. ^ JOHAMNIS DE LOS quae ad pacem perlinere videbanlur , Leodiiim versus accedere. Venit ergo ..roi. aavcniu» ad S. prima facie usque ad sanctum /Egidium, et deinde ad sanctum Laurenlium. luurent.um ^^^. ^^^ opportiinc dc pacls foedere ac nonnullis aliis negotiis patriae ac com- modis inler partes tractaretur , et Leodienses se ad omnem \oluntatem ducis libenter dédissent ; dux tanjen ipsis se non credidit , quin potius de nocte ad suum exercitum in Bollsey reversus , monasierio praefato, quo in die utebatur, derelicto, salutisuae consulerestudiosecompulsusfuit. Intereatamencura dux ad civitatem usque veniret, et iterum ad suum exercitum rediret, et legatus papae episcopus Mediolanensis suum hospilium apud sanctum Jacobum in insuia suscepisset , et jam Leodienses suos muros deponere coepissent , dux armatus a monasterio sancti Laurentii in campum progrediens, collectum Leodiumintrutc.ro- suum cxcrcitum iu civitatem ab hora nona ante prandium usque ad horam fere quartam post meridium cum magna pompa et gloria introduxit , et cum taedis et faculis ardentibus clero obviam procedente, velut alter Holophernus, per portam sanclae Margaretae a civibus honorifice est susceplus , et per in- finita lumiuaria dextra laevaque stipatus in signumobedientiae Leodiensium, futurus advocatus et tutor a cunctis ex lune necessario est commendatus. Exuie, et profugi »d PraeteFca quotquot ex civibus timoré conlriti profugerant , voce praeconia uri.cm revoc.uiur. ^.^^^^^^j ^^^^^ tiiduum sub pocua copporis et bonorum amissione reverti sunt compulsi. Interea etiam orania villagia per lotam Hasbaniam et undecumque etiara alibi , sub salva gardia ducis se esse postulantes , se et sua opportune datis pecuniis redimere necesse fuit. Ad septuplum vero amplius quam praeterilo anno. proutferebatur, per impositas cives taxabantur muletas. Praeterea etiam ecclesiae necessario habebant portare sua jocalia seu clenodia ob defectum pecuniarum ad sanctum Petium, ex quibus duo millia florenorum conlracti solvebantur domino Leodiensi loco propinarum , quas dominus episcopus de- pecun..c caroio duci clerat iis , qui pro pace obtinenda suas vices interposuerant. Non diu vero post dominus episcopus, vocatis ecclesiis , requisivit ab eis , quod dignarentur se obligare pro pecunia duci solvenda, quatenus manerent fidejussores pro , civibus^ qui ultra modura videbantur esse gravati. Quae res ecclesiis visa est dura atque molesta. Nibilominus tamen cum multafieret instantia super hac re , tandem de consilio domini episcopi et majoris ecclesiae , deque communi consensu cleri etpopuli non obstante aliquorum contradictione . cum populus non haberet unde solveret . missa legatione ad Bruxellam , ubi tune temporis CHRONICON. 09 Lrm. dux a Leodio reversus moram trahebat, requisitus est dux, quid de tali obli- gatione erga se facienda ipse sentiret. Ipse autem dux erga se noiuit ecclesias quoad talem obligationem fieri obnoxias seu obligatas. Et vocato ad se epis- copo , multum invective fertur fuisse locutus contra ejus consilium etfautores. His tamen non obstantibus , factum est juxta propositum domini Leodiensis et ejus consilii malignam practicam , prout statim postea patebit. Praeterea dum Carolus dux adhuc Leodii esset, et articuli pacis, prout in Novcm c.viu... .lecui- . praecedenti anno admissi essent , Perone jam deposito , sed et mûris et portis '"'" civiutis solotenus dirutis et destructis , de duodecim viris ad voluntatem du- cis traditis decapitati sunt novem , tribus dimissis et perpeluo extra patrias et ducis et Leodiensem bannitis. Et ex tune populus ducis caepit a patria rece- dere. Dux vero, numéro acceptis obsidibus in magno, circa feslum Andreae pro- fectus est a Leodio versus Huy um . Quem statim secutus est dominus Leodiensis Redits e,isco,. .„ ur- pro obsidibus mlerpellaturus. Reversus autem ad Leodium episcopus , ipso die sancti Andreae, post processionem factam cum taedis et luminaribus , a porta saucti Leonardi deduclus usque in ecclesiara sancti Lamberti , humiliter pros- tralis ante se praelalis et dominis ecclesiarum una cum magistris civium pro venia petentibus , offensam sibi illatam licet non tam cito tamen, tandem li- benter indulgendo remisit. Cujus remissionis modum, formam et cerimonias in hoc negotio exhibitas hic brevitalis gratia omitto. Anno vero sequenti , qui erat sexagesimus octavus, circa festum Valentini , dominus Leodiensis in praesentia domini de Humbercourt, qui vice domini ducis apud Leodium remanserat, coram ecclesiis convocatis proposuit quae- dam, quae quasi impossibilia videbantur, allegans se suas vices interposuisse Ecciesi.e «dejussor^s apud ducem Carolum pro civilatis salvatione et idcirco necesse fore quatenus vend^.""'" '"" '"' ecclesiae pro residuo solutionis fidejussores fièrent , sua bona ubicumque si- tuaU erga pensionarios obligarenl. Quam siquidem rem cum nonnulli eccle- 1 siastici de favore episcopi existentes sollicite procurarent , et communis eccle- ^ siasticus status id saepius acceplare recusaret , tandem petenlium instantia tam ecclesiasticorum praelati et praepositi ac decani quam etiam capitula , quippe cum corpore raembra , facile rationibus victi consensum praebere quo^ dam modo sunt coacti. Ad quem actum cum dominus Leodiensis ad suum palatium in quodam sabbato convocari fecisset cives et civitatis populum , et pauci satis propter sabbatum et juslitiam , quae fiebat in foro , ante prandium convenisssent , tandem facto prandio in copiosa multitudine denuo deman- U68. 156 JOHANNIS DE LOS CHRONICON. 57 A)iuttolicu« legatus L^ndiiini vptiit. (lati nd episcopalem domum iinanimilcr confluxenml. Quo existenles audila relalione domini episcopi acetiam doinini audientiarii^ stipulalioneseciiritalis erga dominos ecclesiasticos facta , se siiaqiie corpora cum tota ipsorum siibs- tantia supra lenoremlilteraruiu desuper factarum promptissime obligaverunl. Peiisionarii vero in Lovanio exislentes. per sufHcientes raliones Lovaniensis univeisitalis inslrucli , absque aposlolico consensii noiucrunt ecclesiaslicas personas fidejussores esse, neqiie etiam ecclesianim bona erjja se obli^rala esse debere. Attamen tandem inventus est modus , cum res ipsa urgeret , quod . videlicel infra spatium quinque aut sex annorum expensis ecclesiarum sunmii pontificis consensus adhibendus essel. Ferlur procul dubio , quod dominus papa hujusmodi dispensationes postulantibus raaiedictiones quodam modo imprecando plurimum viluperaverit et reprehensibiles esse censuit. Nihilo- minus lamen ob instantium improbitatem , in malum tolius ecclesiae , quae se fidejussorera erga ingratos laïcos constituit , fidem fidejussoris sui post ler- jrum rejicientes , papa tandem postulanti ecclesiae consensum adhibuit. De qua re cum plura dicenda forent , brevitalis tamen causa libenter pertranseo , opportune de adventu apostolici legati diclurus. Leodiensis igitur ecclesia miserabiliter eatenus spirituali \inculo ligata quippe formidabili interdicto supposita pro sui absolutione impetravit a sumnio pon- tifice sibi destinari cum apostolica potestate legatum. Cui cum deputati eccle- siae Leodiensis apud Coloniam venienti occurrissent , per eosdem deductus est per Trajectura , ac deunde navigio ipso die translationis sancti Lamberli descendens per Joppiliam venit , primum cura maxima obvianAium ex Leodio pompa ad Carthusiensium prope Leodium convenlum. Ad quem cum in cras- tino dominus episcopus personaliter accessisset, sed et quidam deputati eccle- siarum ad \idendum commissiones ipsius legati etiam ibidem convenissent , et multis de difFicilibus rébus diversi fièrent quaestiones et tractât us . tandem die et liora ad boc constitulis venit dominus legatus usque ad pontem Aurati Cor- dis , quo in loco constitutus, ecclesiis cunctis processionaliter obviam rnenti- bus , ad bumiles ipsarum et totius populi preces ad certum diem durandum relaxavit interdictum. Quo facto cura magna exullatione cleri et communis populi , maximaque campanarum vociferantium strepitu atque tumuitu ^ duc- tus est per dominum Leodiensem usque ad gradus ecclesiae sancti Lamberti. Quo cum descendisset , accepta aqua benedicta, ecclesiam intrans una cum episcopo Leodiensi ipsam in signum reconciliationis totam dévote conspersit. tt per clerum Te Deum solemniter cantato , ductus est legatus ad summum altare , ubi , facta oralione et benedictione data , ad sanctum Jacobum ductus estadhospitium. Igitur in crastino, prima videlicet Mail, dominus Leodiensis suam primam solemniter cantavit missam cum summa gloria et pompa eccle- siasticorum atque nobilium , qui ad banc solemnitatem convocati fuerant , atque , ut caetera quae ad tantum ofKcium spectabant et decentissime adim- pleta exsliterunt pertranseam , post Ite missa est , dominus episcopus vertit se versus legatmu slanlem in formis , ubi dominus episcopus slare consuevit , et deposila milra domini episcopi, prostravit se episcopus una cum cunctis aliis praelatis ad genua , hurailiter benedictionem pelentibus. Super quos hu- militer proslratos dominus legatus , dicto Adjulorium nostrùm in nomïne Do- mini, etc., exlensa manu dédit ultimam benedictionem. Quo facto, dominus Leodiensis porUns venerabile sacramenlum processit reverenter, proutde more est, post clerum praecedenlem ad processionem. Qua autem compléta , itum est ad prandium , (^uo oranes praelali fuerant convocati, in episcopali palatio magnifiée praeparalum. Postea vero in octavis apostolorum Philippi et Jacobi laterdicu rei.«iio. post prandium horasecunda, ad humilem petitionem praelatorum , decano- rum, plebanorum, matriculariorum ac totius cleri et conventuum lam men- dicantium quain caeterorum , et communis populi ibidem in ecclesia sancli Laipberti convocatorum, dominus legatus una cum episcopo Leodiensi in mediotempliadveniens, finaliter interdictum relaxavit, mediante tamen sub- raissione qua praedicti se aposlolicae sentenliae dévote submiltere curabunl. Post haec autem ad diem Penlhecostes omnibus praelatis et toto clero ad eccle- siam sancti Lamberti vocatis, dominus legatus solemniter ibidem de Spiritu Sancto cantavit summam missam. Modum vero etformam lantae solemnitatis. sicul et plurima alia , causa brevitatis omitto. Quarla autem feria post Penthe- costes legatus a Leodio recessit ; sed feria quinta , ad inslantiam domini épis- Excqu..e Pi.iii,.,i du- copi , in ecclesia sancli Lamberti exequiae ducis Philippi exstilerunt cum magna gloria luminarium decenter celebratae. Et diebus sequentibus , feria scilicet sexta et sabbalo, eodem ritu faclae sunl solemnes exequiae pro fratre domini Leodiensis atque etiam pro ejusdem sorore. Nolandum quod in die venerabilis sacramenti atque etiam postea in processionibus generalibus , quae in mense Julio fieri consueverunt , dimisso ordine ministerialium , processerunt secu- lares et laici juxta ordinem suarum parochiarum et hoc satis decenter et dé- vote. In principio mensis Julii dominus episcopus reconciliavit complures 8 is Bu 58 JOHANNIS DE LOS CHRONICON. m uxorem accipit. <:olubriK3rii. ecclesias et cimiteria in Leodio. Unde lune aeeidit, quod eorpus Wilhelmi de Violetta extractum de cimiterio , ignorainiose per plateas tractum , juxla ejus raerilum in Mosam est projeclum. '"roll^VK^n;™!;::; '^""^ lempoHs , in crastino videlicet Visilationis, dux Carolus , qui superiori anno suam uxorem amiserat, secundam' duxit uxorem, filiam videlicet ducis Eboracensis, sorôrem autem régis Angliae , Margaretam nomine. Circa haec lempora sunt vexati plurimum homines in palria Lossensi per Colubrissarios, qui occulte nocturno tempore studuerunt improvisis superve- nire et taxas imponere, combustiones domorum comminari. Quorum tameu nonoulli deprehensi exstiterunt interfecti, aut alias capti tormentis et rôtis seu patibulis addicti Vel adjudicati. Deinde circa initium Septembris, mulu fama spargebatur apud Leodium de videlicet adventu Colubrissariorum et aliorum profugorum ex patria relegatorum. Contra quos Leodienses segniter se oppo- nere studuerunt. Verumtamen in crastino Nalivitatis beatae virginis Mariae, cum ad famam praedictorum (nescio quo Dei judicio) populus durus esset ad credendum , praefati profugi ex Francia venientes apud Genappiam , Mosam transeuntes et versus Leodium satis animose tendeu tes circa meridiem, nullo resislente, quippe per dirutas portas incunctanter civitatem intraverunt , quos- libet obviam improvise venientes interficiendo , reliquis fugientibus vel in suis domibus se occultantibus. ïi autem qui sic audacter civitatem satis popplo- sam intraverant, cum pauci essent numéro et inferiores domino Leodiensi et civibus licet inarmibus se esse perpenderent , ad pacem se admilti suppliciter flagitabant, suam causam domino legato commiltentes. Qui dominus legatus cum suas vices strenue inter dominum Leodiensem ac ejus adversarios pro- fugos videlicet praefatosexerceret, et dominus Leodiensis ad hoc se plurimum difficilem redderet , et nonnullas excursiones contra civitatem faceret , des- perati Leodienses coeperunt dirutas suas portas et muros eversos instantissime reparare et resarcire et ad resistendum cujuscumque potestati paralos se os- "^tce; „^"*TurJn ^^"^^''e- 1« dies enim augebatur numerus eorum ex Teuthonica patria ad - - Leodium confluentium , quorum capilaneus erat Johannes Lobost. Capitaneus vero eorum qui ex Francia venientes Leodium irruperant , erat Johannes der Wilde * , et cum eo quidam vocatus Rocha , vir strenuus , atque nonnulli » Immo tertiam. par le baron de Reiffenberg , lom. VII , pag. 60, 2 Alias Del Ville seu De Ville. Cf. Barante, Bruxelles, 1836. Uitt. de» ducs de Bourgogne, avec des remarquet, t 59 excitant. alii. Sed et uxor Rasonis eliam et ipsa ex Francia veniens Leodium intravit, et suam propriam domum in hospitium elegit. Interea cum numerus raalignan- tium valde in Leodio accresceret et spes pacis nulla esset , praesertira cum pro parte domini Leodiensis nobiles patriae viriliter armali se fideliter exhi- bèrent , et ex parte ducis Burgundiae ad dominum episcopum in oppido Tun- grensi existentem piurimi armati confluèrent; dominus vero Gwido de Hum- l>ercoiirt ex Huyo veniens, etiara et ipse cum armigerorum manu potenter ad favorem domini episcopi in Tungrim advenisset; conligit in festo sancli Dionysu circiter quingentos per diversas portas civitatem latenter egressos mediam post noclem oppidum Tungrense portis et mûris destitutum animose mtroisse, et opp.dum raultum populosum magnanimiter invasum spoliasse, occsisnonnulhs et inde evadenlibus quamplurimis. Quorum equis et armis ditati etspohis, reversi sunt ad Leodium triumphatores, habentes secum prae- ter alios nobiles et plebeos captivos , ipsum dominum legatum ac etiam do- mmum episcopum una cum domino de Humbercourt, utique viros insignes captivitatem incomparabilom et pro sui redemplione capturam sufficientem' Qui praelibal. domini cum sic in laqueum captivitatis ex insperato ignominiose incidissent, facile persuasi sunt ad hoc videlicet ut inimicos pacis , pacem jam petentibus, ad bonum pacis reconciliarent. Ad petitionem igitur eorum qui dudum pacem videbantur sprevisse, flexi sunt facile praetacti insignes cap- ti vi , qualenus suas vices interponere deberent : ita quod de praetactis offensis dux Burgundiae placatus , nullam vindiclam sumeret , et quod pluris est. civitatem Leodiensem cum iis, qui ad eam confluxerant , absque uUa puni- tione pacificam dimilteret. Haec et similia cum videbantur stulto populo et leviter decepto omnino fieri debere, et ad haec dominus Leodiensis una cum domino cardinali , cui res ipsa satis cordi erat, plurimum laboraret, ecce dux Carolus maxime ad praedictas novitates attonitus et commotus contractum suum exercitum et bene armatum et expeditum ante Leodium expugnandi gratia misit quantocius. Quem ipse personaliler secutus una cum rege Franciae , in quo jamdudum Leodienses croiu. frustra speraverant, obsidionis aptum locum in vico ante portam sanctae Wal- burgis satis studiose elegit. Sed antequam illuc populus ducis advenisset , piu- rimi Leodiensium temerarii et leviter persuasi , venientibus obviam se obji- cientesapudLanthinis, et ex tuncusque ad suburbia civitatis a Burgundionibus ferociter sunt trucidati atque percussi. Cum igitur ducis exercitus pro magna Leudium oh- tidel. 60 JOHANNIS DE LOS CHRONICON. 61 parle cîrca porlam sancti Leonardi , éxpiijjnandi (^ralia , sese opportune collo- casset , et dux cum alia parle sui exerciliis se apiid sanctam Walburgem in sue» tenlorio conlinercl , ecce egressi ex Leodio per porlam sanclae Margarilae non minus trecenti viri , ul leones animosi média nocle per valles el lenarum dé- via perveneruni usquead lentoriumducis Burgundiae, ubi, occiso cubiculario diicis et nonnullis aliis, facile eral etiam el ipsum ducem vel oecidi vel sallem comprehendi. Sed quia ejus hora nondum veneral, el ipse ullionura Domi- nus flagellum contra civilatem peccalricem paraverat , facile lemerariorura et praesumpluosorumex Yociferantiumclamoreimpeditumeslproposilum. Porro Teniorii .luci. iccen- ex tcnloriis ducis prope localum per praediclos Leodienses igné apposito , fundilus exslilil concremalum. Yerum dominus Leodiensis, paucis diebus hinc anle, una cum domino legalo oblenta licenlia a civilale^ cujus negolium vide- balur agere , obviam se gessil usque ad rivum Jecoram , lanquam placalurus armigeros, qui ex parle ducis Hasbaniam fuerant ingressi. Sed quia videbat rem nimis difficilem , desperalo negolio , considerarelque ducem una cum rege Franciae muita cum indignalione adesse commolum , adventareque in proximo, minime ad civilalem esl reversus. Praeterea dominica, quaepenullima erat Novembris, cum populusLeodien- sis divinis offîciis in suis parochiis dévote inleresset , et capitanei noslri viriliter Lpodiuin capiinr. invadcutibus muros civitalis se opponendo résistèrent, ecce subito noslri facli inferiores inimicis coeperunt cedere et facla irruplione ad porlam de Viven- gis et ad sanclum Leonardum, tumultuose plurimum fugienlibus noslris, ci- vilatem Burgundiones sunl ingressi , caedenles occidentesque quoslibel, quos comprehendere poteranl , inler quos etiam Johannes der Wilde, vir utique plurimum animosus, nostrorum capitaneus, occubuit. Reliqui vero Leodien- ses el qui ad Leodium salutis gralia convenerant , per portas alias et murorum aperturas profugientes, fugae consulendo nemora sylvasque pelebanl , ubi in summa egeslate viclusque penuria inler montium valles , valliumque concavi- tales cum feris communem delegenles habilalionis locum , valde nivibus et brumali algore afflicli, pêne sunl consumpli. Qui cum aliquantulo temporis spatio miserabiliter affligerenlur per inlerpositas personas, quarum abbas Val- lis-sancti-Lamberti praecipuus erat, dolose ad misericordiam sunl recepti. Venientes igilur ex sylvis el terrarum concavitatibus exque vallibus nemorosis fere exsangues vana spe decepti per fidefragos facile comprehensi , in magno numéro cordis et restibus ad invicem ligati, de ponte Archarum per multas vices projeclorum in Mosam, crudelissimum in dies conspiciebatur spectaculum. Sed et navigio ducebanlur ad Trajectum , qui ibidem similem suslinere liabebant ammadversioneni. Inhumanissime vero pauperes Leodienses, modicum ante liomines ferocissimi, nemini cedere volentes, crudeliler aquis sufiFocabanlur aut ad arbores publiée ante portas per vias laqueosuspendebanlur. Idem fiebat m Huyo , nec non el in aliis nonnullis locis , ila quod dici verisimile posset , de Leodiensibus punitionem Dei judicio fuisse sumptam , qualem Titus et Vespa- sianus de perfidis Judaeis sumpsisse olim describuntur. Itaque sic Deus non- nunquam superbos humiliai, ut interea illis punitis pauperes humiles exallare possit. Quod ex praedicta tragoedia facile deprehenditur, ubi Leodiensium in- solentia , injuslilia ac arroganlia coelum ipsum puisasse videtur. Ad quorum petulanliam ipse bonus Deus palienlissime eorum emendationem exspectans, tandem in iram provocatus cum nocentibus etiam innocentes et cum malis bonos in reprobationem dédisse visus estsensim, et projecissein dirum mortis exilium. Praeterea dux Carolus jam votive potilus civitate, et lolam Leodiensem pa- caroiu. „uiii ,.,rcit. trîam sibi habens subjeclam , in superbiam é^aius omnia extremo exlerminio addixit, nulli parcensaelati. condilioni aut sexui. Nam sacerdotes et clerici fere indifiPerenter ut laïci caplivi lenebantur, sanclorum templa profanabantur, al- s.cr. proi. taria spoliabantur, sacra loca ubi sanclorum reliquiae condilae erant, violenter latrunculi ingressi quidquid diripienlium manibus paluit , absque respectu asporlare curabant, sed nec venerabilis sacraraenli cibariis parcebanl, immo plerumque ipso venerabili sacramento irreverenter projecto ipsas capsas in massam conflatas sibi in profanos usus converlebanl. In multis eliam ecclesiis civitalis alque eliam in aliis oppidis et villulis, campanae ex turribus eripieban- lur ad usum tormenlorum seu bombardorum conficiendorum, crudelem sen- tenliam sorlientes. Multa oratoria, capellae et ecclesiae in Hasbania et diversis locis patriae fuerunl combuslae. Sed et villagium quodiibet per Hasbaniam vix erat, quod combusliouis senlenliam evaderet. Totam nihilominus civilatem una cum ejus amplis suburbiis igné jussit concremari. Ecclesiasticorum vero domus vix'ab incendio exstilerunt exemptae. Redimebantur pro cerla tamen summa pecuniaria erga dominum de Wilthem, quiauctor combustionis exsti- til. Verum antequam domus comburendae igni darentur, venerunt latrunculi Tr.jecienses miuu, ex Trajecto alque ex aliis locis, auferenles quidquid plumbi erat in tectis videlicet sumpluosos qui hoc tempore in frequenti usu erant canales , et quid- quid ferramentorum erat circa domus ditissimas, in maxima scilicet copia liiinanlnr. Incendia. Leod. spoliatores. 62 JOHANNIS DE LOS CHRONICON. cancellas ferreas et caetera similia , quibus spoliis facile paiiperes spolialores ?hi;rSorru^^*^^^^^*'^^'^*^^^"'"*^^ MlseruDt insuper Trajeclenses , anliquoodio conlra Leo- dienses excilati , quosdam profanes lathomos , qui studiose salis praesump- serunt cassare majorera ponlem, qui dicilur Archarum , cujus duos poliores confreyerunt arcus , nounullaque alia in contumeliam civilalis praesumentes. Dominus vero de Humbercourt , vicarius ducis, insulam ipsam , poslea quam combusla fuerat , in emphitheosim accipere curabat , et super ponlera Avoroli confractam portam novam esse constituit ; similiter eliam super aliuni pontem versus civitalem , qui pons insulae dicitur. Etiam contra civilatem aliam portam fabricari praecepit, ibique in insula, quae Brabantia dicebatur, Brabantinorum more legem suam vigere \olebat, et secundum suam volun- tatem judicandum fore praecepit. Praeterea etiam dux praefatus poslquam a Leodio ad Trajectum venissel, nescio diabolicum quid meditatus , perniciosissimo usus consilio , ad Leodium misit quosdam lionoratos una cum quodam episcopo, qui ullimam debebat in ecclesia sancti Lamberti solemniter celebrare missam , qua celebrala, translate corpore sancti Lamberti et cum caeteris reliquiis ablatis , etiam ipsius cathedra- lis sedis alias transferendae fieret translatio. Quod quia homo ita faciendum proposuit, Deus licet ad modicum temporis iratus, denuo populo suo miser- lus, mox clementer aliter disposuit. Nam profanes praefatae praesumptionis " LtmieruTo"* *"*^' ^^^^"^^^''^* 1 P^^^ missam praelibatam ab dicte episcopo decantatam. ita ad runi .«nifcrrc. sacras rcliquias ascendentes profanas manus ausos apponere , ita divinitus ter- ritos , adeo confuses mente prostravit , iU quod cerporis gressu vix haerentes omni velocitate, qua poterant, divinam ultionem formidantes recedere a sacra- tis locis quantecius epertune sunt compulsi. Que audito dux miraculé sen- lentiam de transferendis ecclesiis in melius commutavit. Unde accidit , quod ""teToacii.!;:.':''"'' ^^^^ ?""*^^ ^^^*"™ apesteli Thomae per suffraganeum episcopum Jcclesia major, sancti videlicet Lamberti, reconciliata exstiterit. Et deinde aliae eccle- siae, preut sancti Pétri, sanclae Crucis, et consequenter reliquae ecclesiae prefa- uatae munus recenciliationis percipere meruerunt, addivina officia celebranda rehabililatae. Dominus vero Fredericus de Witthem, qui ex commissiene ducis jam civi- tatem tetam combusserat , petiit ab ecclesiis mille ducentas coronas pre re- demptione domorum claustralium, ne combustieni exponerentur. Sed ebtule- runt eidem ecclesiaslici quingentas coronas. Unde et dominus Leediensi» 63 Fredericus du Willhem. _ jeiii exigit pro flonioriini rcstaiiratione. I4G9. Il vu m « mediator esse debebat, suas vices interpositurus. Praeterea prof ugiLeedienses, negotie parumper pacificato, passim ad propria convertentes, unacumdominis ecclesiasticis cohabitantes, coeperuntsuccessu temporis casas, domunculas su- per furcas etstipiteserigere, et super lapidum materiasex stramine etiulo tecta compenere, atque in caveis et penerura cavernis habitationis locum erigere, donec ex mandate ducis darelur licentia habentibus aedificandi petestatem dux 3«reu. .eo„ nevas aedificandi domus . mediante selutiene per singules annos unius aurei leonis. Quae tamendemus neviter aedificatae, si exselutionem praetacti canonis debuissent evadere, non nisi usque ad prima laquearia inferieris selarii pole- rant exsurgere. Anne millésime quadringentesimo neno , dux Carelus post victeriam acqui- siUm ,n patria Leodiensi , in superbiam elatus, Gandavenses tanquam sibi crcuscand. rebelles ceepit ad obedientiam arctare. Ad ques cura in alto et elevato selie ''^' ^"''"^" sedens cencionaretur, combuslis vexillis et cassatis laceratisque eerum privi- legiis, sigillisque demolitis , in praesentia demini Ludevici de Bourbon ac alio- rum nebilHim, locutus est ad Gandavensem plebem : Populus hic labiis me honorât, sed cor eorum longe est a me, etc. Eedem anno, in profeste venera- bilis Sacramenti , receptus est dux Carelus jam placatus apud Gandavum et henorifice introductus, et (preut ferebatur) cum taedis, faculis ac aliis lumina- ribus non minus quinquaginta millibus. Item bec anno ebiit ducissa , uxer ducis Geiriae, serer demini nestri épis- uxordu.i.ceiii.e.o. copi. Item in menasterie Sancti Trudenis receptus est novus abbas benedi- ,^°^.L"'^«vl,^Vo"r- cendus m demmica Oculi. Praeterea hoc etiam tempère apestelicus legatus Leg.t„. aposte,*c„, ... saepedictus velens ad urbem recedere, quodam mode minans petiit sibi de p'^»" «^«^M-it laberibus factis satisfieri : unde tractatu facto cura codera singuli canenici selverunt ei decem renenses et capellani pre tribus vel duebus , abbates vero pro se ipsis, suis cenventibus praetermissis. Inde etiam multa consilia et con- vecatienes factae sunt apud ecclesias prepter débita et pensienes et caetera, prepter quod jecalia vendebantur. Die vero i icesima prima Aprilis, combusta exstitit ecclesia menaslerii Vallis- Eccie,u „.o„a.teni v.i. Sancti-Laraberti ex fulmine circa horam quartam post raeridiem. Septima lnt':7^^^T::^ Maii posita est curia Officialis in oppido Trudonensi. Trudonopoiimtr.n;. Itéra septiraa Julii dorainus de Humbercourt una cum uxore sua per Na- Don.rium ai. Humher. murcum venit Leodium, et inlravit ecclesiam Sancti Laraberti, et oratiene Seî^r^ti" facta ante feretrura corporis Sancti Lamberti, in praesentia demini decani ac 64 JOHANNIS DE LOS CHRONICON. 65 Paz Lcodii prorlamata. Bona ecclcsiarutii ar rrstanlur in liraban- lia. aliorum dominorum obtiilit pro emendalione et offensa , qiiibus se deliquisse confessus est, xxx marchas argenti , et sic salutata Virgine Maria in clauslro, impransus recessit navigio versus Trajeclum. In Seplembri très malefactores capti in Eggermont fiierunt decapitali in Insula ex opposite ecclesiae Sancti Pauli. In festo Sancti Lamberti propler nimores praecedente nocte factos, ubi videlicet ad arma clamatum fueial, domini ecclesiarum occasione accepta coeperunt claustra sua firraare vectibus cnsirum Frc.ierici de et scHS aliisquc opportunis repagulis et porlis. Hoc denique tempore dominus de Witthem , civitatis Leodiensis combustor, in suo castro per ducem Julia- censem obsessus fuit, sed per ducem Burgundiae obsidio ipsa soluta exstitit. In profestoCosmae et Damiani pax proclamata fuit Leodii et nundinae consue- tae, quaevulgo forum dicuntur, celebratae sunt in vico Sancti JohannisRaptis- tae, incipiendo abecclesiaSanct i Rartholomaei usquead forum Sancti Lamberti. His diebus ecclesiae plurimum gravabantur in bonis suis per arrestationes pensionariorum in Brabantia , propter quod ex gabellis jam nuper impositis ordinatum fuit, quod cuilibet in subsidium refusionis damni illati in tribus lerminis per singulos annos solverentur mille floreni , quod et factum est. Ordinatum insuper est, quodpraelati, propter improbitatemquorumdam no- \ilates introducentium et violentiam facientium, tenere possent duos \el très apud se armigeros, et quod, quotquot essent de parte principisveleliam do- mini episcopi , arma ferre possent. Hoc tempore veniens ex urbe nuntius, ferens sccum litteras commendatitias et unum brève insinuans , quod summus pontifex plurimum condoleret op- pressioni Leodiensis ecclesiae, cupiens quod mitterentur deputali ex parte ecclesiarum , etc. Anno septuagesimo in octavis Johannis Ëvangelistae ^ dominus Leodiensis navigio ex Huyo venit Leodium , ubi honorifice cum taedis et faculis lam a clero quam a populo susceptus. Post oralionem factamin ecclesia Sancti Lam- berti ad coenam ductus est apud cancellarium. In crastino vero, post propi- nationem eidem factam. rogatus est ab ecclesiis, quod ipse dignaretur locum habitationis suae in Leodio firmare et quod Oflicialis curiam ad Leodium vellet revocare. Quibus dominus episcopus respondit, haec se libentissime facturum , dummodo temporis malitia id fieri permitteret. 1470. Luiluvicus borbonitu Leodium redit. Ivantur. missarii a Carolo Leodium missi ad os inu/os civitalis. Eodem die, prandio facto, dominus episcopus, cum frigus esset, pedes ivit per plateas combustae civitatis, lamentabile exustionis conspiciens speclacu- lum. Deinde in profeslo epiphaniae navigio Trajectum petiit, equitibus ejus Episcopn, Trajeaun. juxta ripam Mosae procedenlibus. Postea statim per quosdam pessimos exe- '"'"' cutores, quorum unus prolhonotharius et alius Renedictus, vulgo Renotton dictiis , dux Carolus deslinavil litteras comminatorias ecclesiis , continentes caroius civiu.i mi„. quod vellet esse solutus, alioquin scirent se positurum ipsas ecclesias in tali loi' "'^' *'""""' statu, quod infra annos quadraginta recuperare se non valerent : sed et civi- bus majora minabantur. Quare plures cives dimissa civitate . non habentes unde solverent, fugae necessario consulere habuerunl. Deinde in festo sancti Servatii intraverunt Leodium ex parte domini de com„.., Humbercourt missi dominus de Paiage et Wilhelmus Martinez ^ , tanquam Stud commissani ipsius domini de Humbercourt, ostendentes per patentes litteras '"""'" se habere commissionem destruendi muros et portas circa sancti Lamberti claustrum anno priore factas , atque residuum raurorum quod fuerat derelic- tura apud sanctam Walburgem seu in aliis locis circa Leodium; eliam spe- cialiter muros de Viseto oppido potestalera habebaut destruendi. Indictum igitur est per praefatos commissarios quatenus et in Tungri et ubicumque alibi mûri ex integro non erant eversi. quantocius demoliri deberent. Igitur in ju,u saoct. Ma.iou... bancto Martmo cum ad mstantiam praedictorum commissariorum mûri de- '""'^""'"'^"' '"•"' poni deberent, restiterunt domini dictae ecclesiae, mittentes suos deputatos ad ducem Carolum , a quo impetrarunt gratiam qua suos muros, cum ad custodiam sui claus.tri spectarent, deponi aut demoliri non deberent. Prae- terea muiti cives redemerunt se erga praefatos commissarios , habentes potes- talem propellendi omnes cives civitatis, centum et quatuor (prout fertur) civibus exceptis. Recessit tamen Wilhelmus de Martinez a Leodio , cupiens inlrare castrum Huyum , ad quod non erat admissus , qua injuria commotus accessit ad Tudinum et Covinum , quatenus ibidem muros depouere faceret. Praeterea in principio Julii venerunt commissarii ducis ad Leodium impo- Taii,. .iviiu. i„,,o siluri lalhiam super patriam xxxiiii™ florenorum rhenensium. Sed ubi com- prehenderepraesumebantad dictas talhias in parte solvendas per ecclesiasticos et monasteriales , convocatione facla , restitit unanimiter clerus , protestons de injusta imposilione. »iU. ' Die tertia mensis Januarii. ' Alias Martineai 9 Pa^e Ût). 66 JOHANNIS DE LOS Latruncuii» e.uiibus Hoc temporc ppaeconla voce clamatum cxstitit in foro, quod ad puisuiii campanae omnes cives se praepararent ad resislendum latrunculis exulibus extra patriam proscriptis , qui denuo in confinibus palriae conglobati latroci- nia et praedas curabant exercere. Hisce vero temporibiis dux Carolus de Sanclo-Awdomaro transtulit se in Hesdin. Cornes autem de Verwic ciim potentia magna inlravit in Angliani , obtinens ibidem superioritalem , propter quod novus rex fiigiens venil in Ha- gani Hollandiae , quo et aliquot dierum spatio se continuit. 1471. Circa initium anni septuagesimi primi , Leodienses qui fuerant profugi ex patria extra civitatem Mettensem famabantur esse proclamât! , qui in unum collecti non minus ducenti ad patriam Leodiensem coeperunt revertentes ac- , cedere. Quorum timoré Leodienses perplexi coeperunt vigilias indicere et cus- todias observare , magnosque rogos in plateis slruere. ''r; w"l1"«Î: P^^tea mensis Februarii die décima quarta , dux Carolus , foi-silan aliqualiter *^"" super violenliis Sancto Lambertoillatis compunctus. per honestam legationem misitecclesiae Sancti Lamberti certa pretiosa clenodia, videlicet duas argenteas imagines nobiliter deauratas, sancti videlicet Georgii martyris et ipsius ducis ante pedes inclinât!. Ac insuper obtulit très rubeas cappas deauratas ac subtili textura pretiose figuratas^quibusnihilominusinprocessioneincrastino indicta post specialem missam usi sunt ad ipsam missam officiantes seu ministrantes. Ex tune indicta fuit ad instantiam domini episcopi specialis missa singulis feriis sextis celebranda pro pace et pro domino duce , qui tune temporis sus- tinuit suam patriam in vadi per gentem régis Francorum . JNam usque ad Hanno- niam extenderunt se Franci , stanles in terris Morialmez , descendentes usque in Fossis, Branio, Florinis, Walcourt, atque usque ad Floreffiam , praedas et rapinas captivitatesque hominum exercentes. Praeterea etiam dux Carolus De payege m Leodio dcmandavit dominum de Payeqe ad Hannoniam mittenduuK auem naulo ante m Hanaoniam voci- jfj.. «^»/ ^Tr ^^ »«• ad Leodium miserat cum ducentis armigeris , quatenus dominium insulae in Leodio obtineret ex parte sui , et post dominum Leodiensem patriam custo- diret. Quo revocato gaudium factum est in Leodio, libenter volentes carere cives hujusmodi superfluo dominio. Statim vero post hune censor pestilens, de quo supra dictum est , una cum prothonotario ultra roodum coepit vexare Leodienses ecclesias , exigens ex parte ducis , virtute comraissionis suae , de Ducenn rhenenseï ab qualibct ccclcsia dc taxatiouc sinfvulis ecclesiis imposita ducentos rhenenses ecclcsiis exiguntur. .^ . " • »* • v^».»»v.o. Quos cum ecclesiae non voluissent solvere, generaliter et concorditer protes- iU . : "M. / -• r.?,-' / -t.. CHRONICON. 67 tantes , iniqui executores ipsius Benedicli , vulgo Benottoîi vocati , via facti Violentas naaniis inaposuerunt primuna in computatorena ecclesiae sancli Lam- *^»'l« 1 et clavibus ab eo violenter acceptis , granaria aperuerunt , nihil tamen asportanles. In crastino vero cum ecclesiae insUnter peterent dilationem , do- nec ad ducem mitteretur, nulla data dilatione, absque mora , efiFrangi fecit grananum ecclesiae sancti Dionysii , et deinde granarium ecclesiae sancti Pauli , ex quibus ablalis in maxima quantitate frumento aliisque granis , et navibus imposais, ad Trajectura studebat transmittere. Item deinde ad Sanctum Pe- trum et ad SancUm Crucem similia tentata sunt, sed dum ad Sanctum Mar- tmum venlum est , convocatis confratribus , vix obtinere potuerunt reliqiiae ecclesiae terminum qualemcunaquc, nisi postea caulione et mediante fidejus- sione ponenda in cambio Lovanii vel Trajecti , quod videlicet infra decem dies juxta praefatam petilionem satisfaciendum esset. Hic vero exactor ultra mo- dum msUbat, vix ulla dilatione concessa, in tantum quod postea veniens apudCruciferos, Praedicatores ac alios Minorum ordinis conventus . violentas exercuit executiones. Hic violentus praedator juxta meritum suum apud Tra- jectura fuit decapitatus , cum tamen régnante duce Carolo scabinatus ad tem- pus ibidem funclus fuerit officio. Postea praeterca eodem lempore, in mense Julio contigit papam Paulum , „„ruur..u.«s „ u m urbe existentem , salis improvise mori. Cujus in locum successit papa Sixtus, tpt^y;?l^'=' ipso die sancti martyris Sixli, procurante cardinali graeco facile electus. Item circa idem fere tempus, apud ïrajectum obiit dominus Rutgherus, abbas sancti Jacobi Leodiensis; cui successit dominus Conrardus de Molendino, paulo ante factus prior sancti Jacobi. Item non diu postea dominus suffraga- neus, dominus videlicet Johannes, episcopus Liberiensis, diem clausit ex- tremum *. Dominus vero Liberlus , episcopus Bericeosis ^ suffraganus , in die sancti Lamberti , ex parte episcopi coram loto clero et populo proposuit causam Frederici imperatoris , qui apud Ralisponas dicebatur convocalionem prin- ,„p, p„dericus i>. .„ cipum fecisse, contra Thurcum expedilionem facturus. Ob cuius orrasin- TÙrcos benum J! I * v-i.ijua «j^V/aniv turus, décimai petit. nem de praecepto papae decimam inlendebat pelere per universam terram. Sed ut banc pelitionem ecclesia Leodiensis et dioecesis plurimum depaupe- rata opportune praeveniret , persuasum est , quod per quosdam deputandos » Cfr. $upra pag. 18. et Adrianum de Veleri 2 Seu polius Berytentit. Cfr. Ernst, Tableau Bascoapud Martene,op. cit., tom. IV, pag. 13S4. hi,t. rfe* Suffragantt de Liège, pag. 141. Moritur Paulus II. Ii. 68 JOHANNIS DE LOS 1472. Comelet. et ad urbem mittendos , dominus papa Leodiensem ecclesiam dignaretiir facere exemptam. Quae res anlequam expedirelur, salis difHcilem videbaliir habere progressum. Anno igitur millesimo quadringentcsimo septuagesimo secundo , dominus Leodiensis episcopus, in oclavis Innocentium^ pransus est apud monasteriuni sancti Jacobi in refectorio, una cum novo abbate *, qui eodem die raunus consecrationis per suffraganeum fuerat consecutus. Porro in oclavis Epipha- niae, coepit in aëre apparerc comètes longam ducens caudam , qui lamen magis videndum universaliler se exhibuit circa feslum sancli Anlhonii, et movebatur ab Oriente ad Occidentem versus. Quo disparenle circa feslum sanclae Agnetis , ostendit se alius comètes versus Septenlrionem ^ et videbatur volvi circulariter , habens caudam dubiam ^ de quibus comelis astronomi plu- rima indicabant. Deinde tertia Martii venit dominus de ffumbercourt denuo de Trajecto una cum uxore sua navigio ad Leodium; cum eo venit etiam praesidens Bra- bantiae, comitatus multis nobilibus viris, quibus ducatum praebebatunanavis i«ovum*buuini>crcur- onusta viris armatis Trajectensibus videlicet sagittariis. Quorum etiam nu- tio ecclesiae S. Lani- . . • » i • bertidonariumobu. merum INamurcenses auxerunt, obviam ruentes ad porta m sancli Leonardi , quorum capitanei erant villicus et ballivus Namurcenses, slipati ocluaginta sagittariis bene armatis. Quibus hinc inde arraigeris bene munitus , dominus Guido praenominatus, curavit visitare ecclesiam sancli Lamberli. Atubi ora- tionem dévote complevissel, duclus est ad hospitium clangentibus buccinis apud Praedicatores in Insula, quo etiam nocte praecedcnle fuerat bospilatus. In crastino vero ad ipsius instanliam celebrata fuit missa ad summum altare ecclesiae sancti Lamberli^ qua dicta permissus est ascendere ad feretrum cor- poris sancli Lamberli , cujus caput cum osculalus esset dévote ^ obtulit, prout pridem jam fecerat , sumroam triginta marcharum argenti , instanter requi- rens quatenus caput ipsius sancti nobiliter argento includi deberet. Et ipsum dominum Leodiensem praesentem monuit , quod totidem argenti ad praefa- tum usum dare deberet , atque quod etiam quilibet canonicorum majoris ecclesiae saltem unam dignaretur exhibere liberaliler argenti marcham , in- super promittens quod dominum ducem ad deaurandum dictum argenteum caput ,< postquam perfeclum esset , facile ioducere posset. Deinde accessit lam. ' Conradus de Molendino, «nno 1474 in profestoexaltalionis S. Crucis morle praemalura raptus. CHROMCON. 69 praelibatus dominus de flumhercourt ad ecclesiam sancti Pétri , ubi similiter in summo altari celebrata missa, circumsleterunl ei domini de eadem ecclesia, regraliantes ei de assistentia eisdem facta in arduis negotiis contra eorum oppressores et infeslissimos exactores : quibus concessit illico mandatum , di- cens de mente principis non esse , quod executores sui sic ecclesiis imminere deberent. Postea faclum est, quod deputali ecclesiarum patriae Namurcensis describere facerent bona omnium ecclesiarum Leodiensium in comitalu Na- raurcensi situata , ad contribuendum cum ipsis in gratia domino duci concessa. Quibus cum clerus Leodiensis conslanter resisteret, coeperunt illi via facli contra ecclesias procedere spoliantes colonos ecclesiarum in patria sua exis- tentes. Quo perceplo , ecclesia Leodiensis citari fecit clerum patriae Namur- censis ad certosdiem ethoram apudsanclum Petrum in Leodio , ad videndum se resecari a societate secuodariarum ecclesiarum. Qui lamen non comparue- runt et prolongatus est terminus, quatenus interea quaererelur in archivis, quomodo videlicet hujusmodi resecatio fieri deberet. Prima vero Augusti, dominus Leodiensis publiée legi fecit litteras sibi a domino duce Burgundiae directas , continentes fratrem régis Franciae , per venenum interfectum. Deinde secunda Augusti, dominus Leodiensis collectis armigeris suis, quos habere poluit in sua patria, recessit versus Huyum. Cui sociabant se Namurcenses deputali viri armati , quorum advenlum audientes lalrunculi superiores, patriarum terras plurimum dévastantes, quanlocius fu- gerunt. Nostri vero, locis eorum opporlunis combustis, in quibus illi se reci- pere consueverant , ad Leodium sunt reversi circa octavas sancti Laurentii , superiores de inimicis effecli. Hisdenique diebus dominus Fredericus de Wït- them valde molestabat Leodienses ecclesias, ob videlicet denarios sibi promis- ses , prout supra tactum est. Propler quam necessitatem ecclesiae multum angustiatae plurimosad invicem habuerunt tractatus. Anno septuagesimo tertio, posl multas difficultates de praetacta materia inter praelatos et aliarum ecclesiarum capitula , aliis consentientibus in con- tribulione dictorum ducentorum florenorum , per omnia forte capitula , aliis vero non consentientibus , tandem in Aprilis mense in hoc convenerunl , licet salis difficile, quod videlicet praelali solverent Ix renenses, et aliae ecclesiae xl, facientes simul ceutum renenses, expensis postmodum in commuai reci- piendis : de quibus admodum dubia facta fuit conclusio , procul dubio in- fecto manente negotio. 1473. 70 JOHANNIS DE LOS CHRONICON. 71 <:aroiu«^jimj^Gciri«m Hoc cleniquo tempore positis Ireu^is inler regem Franciae et ducem Bur- ^rundiae. dux ipse transiens per Leodiensem patriam cura infînito armorum apparalu maximaque armatorum manu , palriam Gelreosem coepit invadere ; et posila obsidione ante oppidum de Venlo , ipsum ad deditionem compulit. Similiter ctiam NoYÏmajrium obsessum tandem in sui servitutera redegit. Ru- riraundenses vero cum duce Burgundiae, in Mosae Trajecto résidente, me- diante tractatu ad concordiam venerunt. Et ita factum est, quod totus Geirensis ducatus duci Carolo praetacto facile ad votum cessit. Praeterea dux voti sui compos et in superbiam elatus colloquium imperatoris expeliit. Quem cum <;ongre»su!i caroii du- diu cxspcctaret dux in Aquisgrani , et ibidem non venirel . tandem occurrit cif et imperatoris. . . .... —i ipse imperatori ad civitatem Treverensem adveoienti. Cum magna solemnitate «iusceptus est ibidem uterque. Qui ad invicem quaedam sécréta tractabant, nesciebatur tamen qualia essent, nisi quod per certas conjecturas praesume- batur ipsum ducem ab imperatore petiisse se posse fieri regem Burgundiae, atque in regem debere coronari ^. Igitur dux reversus ab imperatore per Co- loniam venit in Aquisgrani , ac deinde ad Coloniam regressus foedera magna amiciliae studuit facere cum Coloniensi arcbiepiscopo. Notandum quod liic praescriptus annus totus exstitit pestilentialis , et boc quasi universaliter in dioecesiLeodiensi, ubi plurimi obierunt ex fluxu sanguinis, qui morbus disen- teria seu lienteria vocilari poterit. Maximus siquidem aestus et ardoris erat fervor, qui infirmitatem praetactam auxerunt, sed maximam copiam optimi vini niliilominus hic annus calidus (prout communiter vulgo appeilatur) ubique cunctis terrae cultoribus votive peperit. Mors abbatis 8. L«u- Apud monastcHum sancti Laurentii Leodiensis, hoc eodem anno venera- biHs pater abbas iVrnoldus Loon , alias de Kunph^, ex senio confractus , diem clausit extremum mensis JuHi die xxviii. Qui paulo ante per resignationem providerat domino Bartholomaeo , suo successori de abbatiati dignitate '. Anno vero sequenti , videiicet septuagesimo quarto post diaetam tentam in oppido Boviniensi , dux Carolus mutato consiiio exercitum siium , quo inva- caroiui Nuciam irusir. dcrc proposucrat regnum Franciae , factis treugis , duxit denuo ultra Mosam Pestilentia. rentii. 1474. obsidet. ' Cfr. Barante, op. ci<., tom. VII, pag. 359 Martene, op. cit., iota. IV, pag. 1151. et seqq. t ÂrDoidus Loea abbatialem digoitatem mala * Alibi legilur Loen de Kemexhe , et etiam de fraude obtinuerat, quam rogantibus monacbis TremecA, prout in ipsius epitaphio, quod refer- abdicare tandem debuit. Ipsiiis successor sus- tur in Uistoria monasttrii S. Laurentii, apud ceplam provinciam pie et fideliter administravit. ttuvium, contra oppidum Nuciae studiose coUocans obsidionem, archiepisco- pum Coloniensem una cum nonnuUis aliis principibus vocans in adjutorium. At ubi cum multo tempore cum plurima suorum jaclura pugnatum esset mutiliter. post undecim mensium spatium, dimissa obsidione , consuluit fugae satis confusibiliter. Ante haectempora dominusAVilhelmus de Arenberch, alias de Marcha, vir wiiheimus de Ar«n- 1 , * ... . bercli. audax et bellicosus, cunctis terribilis, prolixam barbam gestans, statura pro- cerus, vendito dorai nio suo de Lumen in patria Lossensi', coepit fortificare castrum suum de Egremont prope Mosam situatum. Hic datis liberaturis muftis per Uasbaniam ac etiam per totam patriam , cunctos conabatur attra- hère in favorem sui, blandimentis alliciendo seu quolibet aho ingenio. Quod factum non parvam quibusdam ingeneravit suspicionem non satis bonam. Praeterea non diu post , tertia videiicet Augusti , codera iraperante, vulnera- tus-fuit quidam prope Fexhe decimator, qui ipso die sancti Laurentii obiit. Quo etiam codera die praefatus dominus Wilhelmus in sancto Trudone exis- tens obviura sibi magistrumRycardum, vicarium domini Leodiensis, crudeliter Ricardum vitanum ... • r * cpiscopi occidil. occidit ; quo mterrccto statim m Franciam aufugit , repente fugitivorum ca- pitaneus eflFectus. Igitur penultima Augusti, facta faraa in Leodio quod dorai- nus Wilhelmus, collecta sibi fugitivorum armata manu, associando etiam sibi viros quoslibet audaces de Franchimoîit atque etiam ex Francia, ad invaden- dara Leodiensem patriam descendendo properaret , Leodienses inermes fu- gara coeperunt meditari. Qui coherciti per dominum Leodiensem atque ejus ballivum , compulsi sunt sistere pedem , et collecto exercitu virorum per Has- baniara et circum circa , coëgit eos qui erant in Castro de Egyermont ad deditionem , Castro accepto Aegidii in crastino. Propter quod dominus Wil- helmus comraotus , litteras dittidationis misit consiiio domini episcopi Leo- diensis et consiiio ducis Burgundiae , nominando expresse episcopura Libertura suflFraganeura. Quem in sancto Trudone captura ac duci Burgundiae praesen- tatum dux apud oppidura de Gravia diu in carcere teneri fecit captivatum. Hoc anno , abbas sancti Jacobi Leodiensis dominus videiicet Conrardus , a postquam vix tribus annis praefuisset , defunctus est. In cujus locum successit dominus Arnoldus Diest. Sequenti anno, qui erat septuagesimus quintus, âioxmmcdiinvocavit, exstitit rnoldus Diust abbas S. Jacobi. 1475. > Terram de Lumay seu Lummen vendidit domino Délie Voere. 75 JOHANNIS DE LOS tidet. NicoUus Dene abbas consccratus lu abbatciTi sancti Huberli in Ardenna. dominus Nvcholaus Dene. M. Hub«rti. ..... . . ' . Deinde xvi Junii turris ecclesiae sancti Huberti in Ardenna ex fulmine tota- liter fuit combusta. In Leodio magna facta est compulsatio campanarum propter gaudium ac- laduciae ioter regem ccptum dc iFCUffis novcm annopum inler reffem Franciae et dueem Carolum. FrsDciae et ducem . i !•/«•• i- Carolum. Et mox postca cocpcrunt paulatim nonnulli fugitivorum ad patriam redire, salvo conduetu mediante. Dominus vero Leodiensis, qui ex parte ducis cum multa suorum armata manu apud ipsum ducem Nuciam obsidentem fuerat demandatus . quatenns sibi foret praesidio , post dimissam obsidionem rediit Leodium xii* Septembris . susceptus magno cum gaudio. Porro dux Caroius , non diu postquam in patriam fuit reversus , habito colloquio cum rege An- gliae, cui obviam processerat, totam suam armaturam secum ducere curavit . caroiu> Nanceiumob. transitum facicus per Namurcensem patriam. Itaque terram ducis Lotaringiae incipiens invadere, et tandem oppidum de Nansy obsidere, prosperum salis habendo principium , foedum ac infelicem tandem con.secutus est ibidem fi- nem (prout in consequentibus patebit), dignam suae temeritatis mercedem. Notandum quod circa finem hiijusanni, paululum antefestum apostoli Tho- come^ s. Pauii capiie mac , comcs sancti Pauli de traditione convictus , Parisiis decapitatus est , sed et in bello filii ejus captivi sunt detenti , ac terra seu dominium ipsius per confiscationem regiae dispositioni cessit. Verumtamen Balduinus. de quo su- pra, veniam. quam forte non meruit, invenit. Igituranno septuagesimo sexto, dux Burgundiae valdc lassatus a Switten- sibus , magnam partem populi sui amisit , et insuper in medio mensis Martii perdidit apparatum suum , quem tam in thesauro quam in bellicis instru- mentis secum adduxerat copiosum. Quare pertaesus etpenedesperatus, missis executoribus ultra modum , patrias et terras suas per talhias et impositiones irrationabiliter Yexabat. In patria yero Leodiensi, praeter satellites electos et inauxilium ipsius missos, multam impositam et exactam requirebat pecuniam. Quam cum non facile impetrare potuit, arma, enses, hastas et quidquid ad bellandum idoneum per dominum de Humbercourt ejus \icarium auferri fe- cit. Insuper et fossata repleri et muros derelictos aut reparatos in Leodio, in Tungri, in Hasselt atque in aliis locis demoliri fecit. Quae cuncta sic crude- liter imperata, futura apud non nullos viros eruditos conjiciebantur aut pro- nosticari videbantur ipsius infelicis ducis mortis praeambula seu occisionis indicia. Quod et mox statim patuit. plertitur. 1476. Caroius luccumbit. CHRONICON. 73 Ergo septuagesimo septimo anno cura dux artatus in crastino Epiphaniae cum suis inimicis bellum habiturus esset, et comes quidam capitaneus Lon- gobardorum (quorum copiosa societas duci pro stipendiis servire curaverat) ob non solutionem stipendiorum ab ducis exercitu defecisset , dux indignatus indictum bellandidiem non exspectans, in profesto Epiphaniae, praetermisso ordine , se et suos contra suos adversarios inconsulte cum magna ferocitate objecit , cupiens in conflictu esse primus. Qui mox suae temeritatis luit poe- nam , nam disperso ejus exercitu ceciderunt ex parte ipsius plurimi , et sunt captivât! multi, sed et paucis evadenlibus occisus est et ipse. Nam , ut fertur, cum ipse in sola fuga suam extremam poneret salutem , undique constrictus et coangustatus devenil ad quemdam rivum , quem cum equus suus , cui insi- debat (nescio quid praesagiendo) , pertransire dubitaret, a molendinario inva- sus miserabiliter occubuit. Igitur requisitusdux et intermortuos non inventus quarta vel, ut alii dicunt , sexta feria post Epiphaniam , quae tune in domi- nica erat, ejus corpus ad terram congelatum juxta praefatum molendinum dicitur fuisse reperlum. Quod pulatur sine divino judicio non accidisse , ut scilicet qui multa inhumanilate erga occisos eatenus fuerat usus, cadavera occisorum sepeliri non permiltens , etiam et ipse sic digne promeruil asini se- pulturam sortire , procul dubio eamdem mensuram consecutus , qua ipse aliis mensurare consuetus exstilerat. Igitur 6um haec ad terras ducis Caroli nuntiata essent, et ad hujus modi novitates cuncii essent attoniti , visum fuit Gandavensibus miltere ad regem Franciae honestam legationem, meditantibus satis fore utile, si filia ducis Bur- gundiae matrimonialiter filio régis jungeretur. Cui legationi cum intéressent magnus cancellarius Brabantiae et dominus de Humbercourt ducis vicarius, ob longius colloquium cum rege communicato seorsum, per delatores accu- sati sunt apud Gandavenses , et crescente suspicione una cum multis aliis no- bilibus gubernationem patriae habenlibus comprehensi in captivitatem sunt detenti et deinde unus post alium corara furente populo decapitati. Dominus vero de Humbercourt et magnus cancellarius et quidam alius nobilior totius Flandriae grandaevus , feria quinta in coena Domiui ante Pascha coram toto populo in publico producti fuerunt decapitati , quorum primus hora nona ante meridiem , scilicet praefatus nobilis vir senex , et post prandium hora quarta cancellarius. Et mox post hune sedens in cathedra dominus Guido de Hum- bercourt miserabile spectaculum praebens exstitit decollatus. Praeterea ferein 10 1477. Guido fie Humbercourt et Wilbeimus Rugo- notus capilcplectun- lur. 74 JOHANNIS DE LOS CHRONICON. 75 Caroli decrela Leod rescinduntur. cunctis oppidis Biabantiac conlra luagistralus et rectores eorumdem similia judicia per furorem populi eliara salis insulte exercebanlur ^ PoiTo in terra Leodiensi ubique nimiruni plurimum erat tripudium et {jaudium. ConBscata civium bona compellebantiir suis proprietariis restitui, probibebantur consuetae exactiones , gabella super rébus venalibus imposita deposita est , quatuor aut quinque gabellis exceptis , resumpta sunt arma , et loca opportuna instanter statim exstiterunt fortiBcata. Porro lex , statula et ordinationes , quas dux Carolus in Leodio et in cunctis patriae oppidis exercen- das praeceperat , facile sunt revocatae et annibilalae sive cassatae. Insuper et domino episcopo Leodiensi procurante tam per se quam suos le^atos ad boc idoneos. civitatis et totius patriae oppidorum privilégia per ducissam Mariam, HumbcrcuriJi bona ducis Burcfuudiae filiam , exstiterunt restituta. Dominus vero Leodiensis per- connscata. i- i sonahter ad Gandavum , pulchra nobilique comitiva instructus , confiscari et arrestari fecit omnia bona , quae dominus de Htimbercourt in Leodiensi patria sub titulo ducis, cujus vicarius erat, videbatur tenere confiscata. Sed et ea quae per eum ferebantur in thesauria sancti Servatii Trajectensis ecclesiae fuisse deposita, non sine maximo damno dominorum ejusdem ecclesiae, cuncta re- poscendo sibi reddenda aestimavit. Item et bombardos tormentave atque alia quaecumque instrumenta bellica , ad dominum de Humbercourt pertinen- lia , dominus Leodiensis de Trajecto jussit perduci ad civitatem suam Leo- diensem. Porro Leodienses, jussu domini episcopi , diligenter coeperunt renovare sua fossata , reparare muros et dirutas in altum erigere portas : denique in sin- gulis patriae oppidis hujuscemodi instanter viguit opus. Igitur in mense Maii ubique locorum terrae Leodiensis constiluebantur bur- gimagistri seu magistri ciyium , officiales , clientes , sculteti , scabini , et more consueto ministeria ordinabantur , peregrina lege abolita et patria lege ^enuo introinducta. Revertebantur nibilominus exules, de patria dudum relegati seu extra terras Leodienses et Brabantiae dudum proclamati ac proscripti. Inter quos dominus Raso de Heers, cumquibusdam aliis aliquid violenter circa pa- triam molire cupientibus , per reconciliationem reverti ad propria est admis- sus. Hic posteaquam reversus vix quatuor aut quinque mensibus supervixit. • De Humbercurlii et Hugoneti supplicio dis- tier, De Smet , S»-Genoi$ et Gachard. Cfr. Bul- quisitio adraodum séria habita fuit inter regiae letins de l'Académie, tom. VI , part. 3 , pag. 89 , academiae Bruxellensis socios , Vir. G. Dumor- 199, 219 et 299. Mûri civitatit rcparan tur. Officiatonim reslitutio. Baso ab exilio redit. Sciendum tamen quod antequam praefati proscripti exules in patriam pacifiée sunt recepti , dominus Leodiensis , collectis undique de sua patria armigeris , opportune contra suos adversarios se viriliter objecit , cum multa pompa mi- nisterialium explosis quae recenter confecerant novis vexillis .^ ordine satis apto. Dominus vero Wilhelmus, domino Leodiensi reconciliatus et jam major Leodiensis seul têtus factus , cum multa comitiva dominum Leodiensem usque ad Huyum praecesserat. Sed licet bac vice nihil dignum relatu factum fuerit, non diu tamen post de licenlia domini episcopi ad propria sunt redire per- missi eorumplurimi. Quorum nonnulli ingrati efiPecti etgratiara sibifactam non reputantes , mox ut vénérant , domino episcopo insidias lendentes , occultam quamdam Iraditiouem conflare curaverunt, Quo dolo deprehenso , dominus Leodiensis quosdam per suam justitiam decapitari fecit , corporibus eorum membratim divisis et capitibus bine inde in lanceis super portas erectis , quo- rum caput Aegidii villici de Montigu positum fuit super portara Sancti Leo- nardi. Caput vero cujusdam alterius ad oppidum Lossense deportalum. Sed et alii très aut quatuor , quorum nomina hic inserere non est necesse , prout merebantur, capite truncati maie perierunt , reliquis conspiratoribus et de tra- ditioue consciis clam fugientibus. Haec autem in principio mensis Octobris contigerunt, quo in Leodio nundinae, quod forum dicitur, celebrabanturc Item non diu post quidam clericus qui innocenter, prout fertur, ob litteras traditorias incaute receptas et exhibitas , ante palatium episcopi publiée degra- datus , justitiae seculari traditus , ante gradus ecclesiae Sancti Lamberti exsti- tit decollalus. Notandum vero quod Tilmannus Wcâdorey \ post dominum Wilhelmum de Arenberch, domino Leodiensi, prout dictum est , reconcilia- tum et jam in majorem scultetum praefectum , subvillicus fuerat constitutus. Sed et quidam, nescio quo merito, Ghiis Van Kan miles effectus, parum nobilis, corporis persona exilis, sed animo magnus, patriae Lossensi senes- callus est constitutus. Magistri civium tune in Leodio primi , domicellus Wilhelmus de Waroux et Wilhelmus d'Emptines ^, more pridem consueto, exstiterunt deputati. Qui- bus praesidentibus et gubernantibus , domino Ludovico de Bourbon , Leo- diensi episcopo , cujus occasione Leodium forte in extremam devenerat cala- mitatem , magnanimiter procurante , coepit reflorere , crescere , in aedificiis Willielmas de Marcha factus icultelui ma- jor. Poena traditorum epis- copi. Clerici degradatio et decollalio. Tilmannus Waldorey subvillicus. Ghiis de Kan Lossensis patriae sencscallus. Primi magistri civium post urbis excidium. Beflorescit civil as. 1 Alias ff'aldoreal. 2 Alias Damptins. 76 JOHANMS DE LOS CHRONICON. 77 augmentura sumere et amissam famam per totum munduni vilipensam reçu- perare. et per totum circuilum dominorum et principum gratiam et favorem ad se recolligere. Porru dominus Leodiensis invitatus ad nuplias dominae Mariae, ducissae Brabaatiae , neptis suae , apud quam inBnitam meruit {];ratiam , misit obviam MaiimiLanoimperatoii domino MaximiliaDO sponso, Frederici imperatoris filio, per Trajecturo , mul- fiii tis comitato priocipibus, ad Brabantiam tendenti, dominura Wilhelmum de Arenberch, praefatum Leodiensis civitatis scultetum , speciosa comitiva cir- • cumfultum , et inde praelibato Maximiliano satis gratum etacceptum. Qua de re dominus Leodiensis sibi et suae patriae non parvam conquisivit {][loriam et honorem. Igitur ut multa brevibus concludam (cum satis multa sit niateria de hoc tempore scribenda) quae audientium posset niulcere audilum, brevi- tatis tamen gratia, plurima transiliens^ dico prophelico quodam modo ser- mone utendo , quod ex quo dux Carolus, prout dictum est. in bello occisus dormivit, et ex tune cessaverit tributum et quieverit exactor , nova lux, prout in Esther habetur , nostro seculo exoriri visa est , non solum autcm hoc in nostra Leodiensi patria sed et per totam Brabantiam et Flandriam , in quorum oppidis et municipiis novus dux Maximilianus cum sua dilecta sponsa Maria, per magniBcam , ut decuit, intronisalionem solemnissime exstitit susceptus et ad coeUim usque elatus. Rex FranciK ATennas Hcx Franciac iuterca nihilominus partes quasdam ducis Brabantiae in con- sul lubjicu potestau. £».|W->I1'11I11 hnibus riandriae bello valde vexabat, m tantum quod usque ad partes Han- noniae ejus armatum bi*achiuni pervenire facile fuit , iibi etiam per obsidio- AdoiphmGeiriaepriQ- ncm oppidum dc Aven lacessitum ad dedilionem compulit. Denique dux ceps costodia libéra- ^ , . , . . i • »• • ta* exercitui praefici- bclriae posl longam captivitatcm suam^ per ducissam Mariam, suam neptem, libertati datus, et inde in capitaneum sublimatus, dum ante civitatem Tor- nacensem contra Francos viriliter se opponeret, et strenue cum inimicis bel- laret, occisus in bello facile occubuit. Item oppidum Sancti Audomari et non- nulla aha fortia loca per exercitum régis exstiterunt aut violenter irrupta aut miserabiliter concremata. In illis autem locis de quibus multa ferebantur, quia minime ibidem fui , neque eorum gesta plene cognovi , plura scribere supersedeo, qui hcet aliquantisper memoria fuerim tenax, ob immaturam tamen aetatem incurius inadvertenter, quae dicebantur aut potius quae gere- lucior hujus chronici bautur, aurc tanquam surda perstransibam. Verum hoc anno praetacto veniens LaurcDiii ingrv-ditur. cx scholis citius volito [cum octodccini anuorum elfere septem mensium aetatis galio. meae agerem tempus], apud coenobium Sancti Laurentii prope Leodium féli- citer elegi locum meae habitationis , persuasu? ab amicis , Dei providentia me- diante, mox religiosus Dei servulus futurus. Anno LXXVIII , in fine Decembris, Leodienses necessario habebant facere 147«. vigilias et super suis custodiis esse , propter quosdam factiosos et seditionera aut traditionem méditantes. Nam propter decapilationem cujusdam Walteri waitem. cbaboueai * * - * _ ^ ^ plectilur capite. Chabotteal^y quem dux Austriae captivum domino Leodiensi decapitandum exhibere curaverat , tum etiam occasione eorum qui nuper , prout dictum est, sentenliam decollationis meruerant, Petr us /?ocA«^, vir strenuus, latrociniis it.PctruiRocbaeiLu- assuetus , Ludovicus de Seal, cum nonnullis aliis denuo a Leodio fugitivis, per certa documenta deprehensi sunt dixisse atque statuisse circa festum Epipha- niae apud Leodium se regem suum facturos. Quare habito maturo consilio, dominus Leodiensis magistrum Hubertum suffraganeum cum nonnullis aliis Hubeni suHraçanei le nobilibus viris digna legatioue fungentibus misit ad regem Franciae , perqui- rendi gratia quid scilicet de invadentibus suas terras facere deberet , instanter petendoquomodo aut qualiter ueutri parti adhaerens interipsum regem et du- catum Brabantiae neutralis esse posset. Interea dominus Leodiensis una cum Episcopus in ceiriam domino Wilhelmo de Arenberch (qua nescio de causa) nobiliter instructus ad partes Geiriae properavil. Non diu vero post dominus Leodiensis , in patriam re- versus. in Curinghem infirmari dicebatur. Qui tertiaferia post octa vas Paschae, clam curriculo vectus, ad Leodium est reductus. Et cum in indicla diaeta patriae satis fuisset ventilatum , cui videlicet parti Leodienses deberent adhaerere , do- minus Leodiensis aiebat neutri parli se adhaesurum , se quoque velle neulralem fore. Dominus vero Wilhelmus dicebat velle se cum domino Leodiensi vivere et mori. Sed mentita est iniquitas sibi, nam cum ad castrum de Bouillon accessisset, dicebatur secretum colloquium cura Francis habuisse. Vulgo etenim dicitur a reconciliatoinimico foreabstinendum, et quia occasionem quaerit, quirecedere vult ab amico, Dominus Wilhelmus , non diu post reprehensus a domino Léo- v^riiheimi de MarcLa diensi dicenti sibi quod non pertineret ad eum incedere per plateas seu etiam per ecclesiam Sancti Lamberti tôt spatariis et lanceariis stipatum , praesertim cum praeberet nonnullis per hanc armaturam susurrati; nis occasionem ; qua reprehensioue dominus Wilhelmus facile laesus recessit a domino Leodiensi indignatus et commotus, castrum de Longuei petens. Interfuerat attamen non ' kWdii Ckahottea. profîciscilur. defectio. 78 JOHAIMNIS DE LOS CHRONICON. 79 Peroois revectio. Waximilianus ticlriani ntrat. diu ante idem Wilhelmus spectacuio. quod in foro Leodiensi in medio mensis Junii celebratum fuerat ^ ob videlicet revectionem Peronis, ex Brugensi op- pido ad Leodium reducti et cum maximo gaudio super fontes in fori medio recoUocati. Dominus vero Leodiensis circa festiim nativilatis saneti Johannis Baptistae jussit per vicos et plateas civitatis Leodiensis construi magnos roQos et ignés, ducique choreas., ob videlicet nativitalem primogeniti domini Maxi- railiani ducissaeque Mariae., qui Philippus in baptismale est \ocitatus. Porro Maximilianus perrexit per Buscum-ducis ad partes Geiriae , de ducalu Geirensi dispositurus. Nam Fredericus de Witthem, associatis sibi Luxenibur- gensibus et de Falcomonte, habens etiam in comitatu suo Ghiis Va?i Kan cum raultis ex patria Leodiensi , quos tamen dominus Leodiensis ad patriam suam studuit rcvocare ^ obtinuit novam villam. Dominus autem de Eymondt per in- genium et cailiditatem oppidum de Artiem conquisivit. Dux vero Clyvensis per diversa bella. Gelrensibus principe destitutis , multa molestia aftecit. In- terea Maximilianus in quodcumque oppidorum Gelrcnsis patriae pervenit, honoriBce suscipitur., ettanquam tutoret advocatus Gelrensis patriae repu- tatus honoratur. Ad ejus nihilominus ordinationem dux de Brtmsirtck ad NoYimagium vocatur, prope enira erat inter filium ejusdem ducis praetacti et fîliam ducis Geiriae nuper in bello occisi sponsalia fieri , nisi aetas obfuisset sponsi , qui, ut fertur, Geirensem patriam custodire deberet, donec haeredes ducis Geiriae ad legitimam pervenissent aetatem. Igiturannosequente, qui septuagesimus erat nonus, dominus Maximilianus, ex ducatu Geirensi Yocatus propter dissidentes Gandavenses , gratia paciBcandi eos ad patriam Brabantiae quantocius accessit. Dux vero de Brtmtwick facile Maiimiiiaoi reditus in infirmatus dd proprium solum opportune se fecit referri , et nihil dignum relatu factum dicebatur, nisi quod dux Brunswikensis in conflictu contra Ghelrenses non diu antea habito in brachio fuerit vulneratus, ubi et magnus scultetus Busciducensis non sine suorum detrimento in bello fuit occisus. Hoc denique tempore rex Franciae obtinuit Burgundiam , fugato inde domino ,p„d D Argue, sed e contra Maximilianus maximam contra Francos apud civitatem Mprinensem victoriam est consecutus , ac deinde in regnum Franciae coe- pit facere praedas , Francorum terras invadendo. Hoc denique tempore facta fuit executio in valvis ecclesiae majoris apud Leodium contra praelatos ordi- nis divi Benedicti , pro eo videlicet quia vocati ad générale capitulum non com- paruerunt. 1480. 147». Ip$iu.« Victoria nioriaenMni civita- (em. episcopi Iiostis. Auno siquidem millesimo quadringentesimo octogesimo, dominus Wilhel- mus, qui jam de inBrmitate qua superiori anno usque ad mortem infirmatus plene convaluerat, coepit se occulte et manifeste contra dominum Leodiensem erigere , eidem quoque insidias tendere , adjunctis sibi his qui extra patriam fuerant proclamati. Quorum suffultus societate, ut ferebatur, secutus est do- wiiheimus de Marcha minum Leodiensem ad Tungrim et de Tungri ad Sanctum Trudonem ten- dentem, non minus quam octogintis equitibus comitatus. Quae res non mi- nimum generabat domino Leodiensi malae suspicionis materiam, qui deinceps ejusstudebat devitare societatem. Porro dominus Leodiensis, considerans quod in dies proclamati et patriae suae inimici sese domino Wilhelmo adjungerent, praecavens in futurum, declaravit eum suum esse inimicum. Itaque dominus Leodiensis volens eum proclamare , civibus in hac parte domino non consen- tientibus , tandem posita est una diaeta ipsius AVilhelmi occasione ad monaste- rium Vallis-Sancti-Lamberti. Quo cum venisset dictus dominus Wilhelmus, accepitdilationcm decemdierum ad respondendum. In dicta vero diaeta patriae dominus Leodiensis petiit sibi concedi viros pro custodia sui corporis : time- bat enim valde suorum inimicorum insidias. Denique dominus Wilhelmus dum de Castro Huyensi intercipiendo esset frustratus , excursiones contra Bo- vinienses magnanimiter exercuit , multos dolo per insidias circumseptos inter- Hciendo. Deinde tendebat versus Durbutum , ubi per combustionem et homi- num captivitatem et caedem plurima facta sunt damna. Maximilianus autem una cum sua conjuge Maria in oppidum Namurcense Maximii solemniler fuit susceptus, cujus gensarmorum, quia multa erat, valde per patriam Namurcensem devorabant pauperes. Postea in principio Decembris dominus Leodiensis in praesentia sui cum tubis et buccinis proclamari atque wiih.deMark proscribi bannirique fecit dominum Wilhelmum , suas terras ei interdicendo. In cujus locum successit Tilmannus Waldorey , major scultetus constitutus. Apud Huyum denudata fuit quaedam traditoria conspiratio per fautores do- mini Wilhelmi, ob quam rem quidam captus decollatus est et in quatuor partes divisus. Quapropter fugerunt de Huyo, quos nominare praetermitto , hujus praetactae conspirationis auctores. Dominus vero Leodiensis petiit ab Huyen- sibus tria millia sexcentos florenorum , voluitque quod litteras allegationum contra proscriptos sigillare deberent, et fugitivi proclamarentur. Ad quod op- pidani Huyenses perplexi dilationem respondendi petere curaverunt. Sequeuti vero anno qui erat octogesimus primus duo legati , prout fereba- iliaous Namurci suscipitur. a m exi- liuRi relegatur. 14S1. fiO JOHANNIS DE LOS CHRONICON. 81 p.x iDier regem Fnn- tuF , missi cx iirbc 3(1 Franciaoi , Fecerunt pacera inler regem Franciae et ciae et ilucem Maxi- , -, .... rv* tir-iii .• 1 miiiaauni. uucem Maximilianum. Dommus vero VVilheimus magnam gratiam apud regem Franciae sibi conquisivit , cujiis causam rex ipse contia dominum Léo- diensem liieri videbalur. Igitur circa Februarii médium misil dominus Wil- helmus lilteras domioo Leodiensi ^ scire Yolens qua de causa ipse de patria Leodiensi bannitus esset, aul quare proclamari meruisset. Item in festo JNla- ihiae destinavit alias litleras , petens sibi concedi transitum per patriam Lco- diensem cum quingenlis lanceiselc; super quo, tota palriaconvocata, conclu- sum est, quod neutraiitatem ipsa patria tenere vellet , de nullo negotio se intromittendo. Hoc tempore hyems erat vehemens et intensa, et panis apudpauperes erat Huiiarionim motus, rai'us ct carus. Qua de re murmur surrexit in Leodio apud mechanicos , quo- rum aliqui de ministerio hullatorum vociférantes praesumpserunt sua vexilla explosa absque principis jussu extra suas c.imeras protendere. Quare dominus Leodiensis merito indignatus, yeniens de Curinghen in ipsa coena Domini duos comprehensos ex illis decoUari permisit. Eodem vero anno, circa festum Urbani, dominus Leodiensis vocavit ad an- nulum palatii quosdam oppidanos Hassellenses , eorum inobedientiam atque petulantiam corrigere volens. Episcopus ciugicnsis, Circa fcstum Sancti Severini, quidam nomineSilvester, episcopus Clugien- legatus apostolicus ., ,. iri* i- ■■■!■ coiiigit décimas in SIS, Icgatus apostolicus ad Leodmmyenit, petens decimam m subsidium contra Turcos. Quare convocatione facta , ecclesiae foreuses maluerunt appellare , intraneae vero ecclesiae timentes nitebanlur graliose convenire, sed minime concordabant. Aperuit vero os suum in capitulo, dicens se missum ad instan- tiam nostrorum , qui aliquid novi fuerant meditati , suffraganeos episcopos Libertum etHubertum videlicet denotando, cupientes sibi abbatiassanctorum Laurentii et Jacobi in commendis tradi , vel potius ad concedendum com- mitti. Nam publiée dicebat in capitulo iis utens verbis : « Vos, domini abbates, )) et vos , venerabiles domini , pontiBces vestri , et gens vestra tradiderunt me » vobis. » Nihilominus tamen iis non obstantibus curavit praefatus apostolicus orator facere visitationes primum apud Carmelitas et Cruciferos , deinde apud Sanctum Jacobum , et demum apud sanctum Laurentium , ubi cum concor- datos invenisset cum suo abbate religiosos , prius ad invicem disceptantes , aediBcatus recessit. Clerus autem cum domino Leodiensi plura habens con- silia , et cum nihil relatione dignum concluderetur , tandem forte aliquid pro snLfidium Turcos. contra 1482. propina exhibilum videbatur , de quo non satis bene conlentus in Brabantiam perrexit, suam legationem executurus. Qui forte videns quod in futuro anno multae inciperent exoriri turbationes in iis partibus, facile contentus dis- paruit. Anno octogesimo secundo , erant quidam astrologiae artis periti , quorum unus magisler Jobannes Laet de Borchloen, vir utique melius famatus quam JoUannes Laet.astro- litteratus, fere laïcus totus , cyrurgicus tamen atque quodammodo medicmae rimmii praedicit. arte peritus, juxta constellationes illius anni , quem vocavit annum boetes, id est paupertatis , praeconisavit hune annum debere esse miserrimum , quippe tribus malis ultra modum vexatum , pestilentia videlicet , caristia et bello , quae, prout dixerat , ita evenerunt. Nam in Leodio (ut de forensibus taceam) mulli domini ecclesiae Sancti Lamberti et aliarum ecclesiarum , civesque fa- mati et diviles ex quodam génère pestilenliae sunt subito exstincti , praeva- luitque famés, quae non erat universalis ; nam quibus divites abundabant , pauperes ac etiam médiocres panibus indiguerunt. Ex Hannonia et Picardia propter panis inopiam ad Leodiensem terram hoc tempore pauperes ocius confluxerunt , ubi licet non erat adeo frumenti abundàntia , cum per singula oppida grana in horreis aut in granariis studiose descripla ad utilitatem indi- gentium vendi juberentur. Tertia vero , et bellum non facile finiendum , hoc tempore in Leodiensi patria erupit , in quo praeter spem (quia diu duravit) multi fuerunt aut maie tractati vel miserabiliter interempti, et prout in sequen- tibus patebit , infinitis damnis calamitatibusque addicti. Yerura rex Franciae cum suis inimicis hoc tempore facta pace aut treugis Pugna loter episcopum datis , magnam partem suorum armatorum domino Wilhelmo de Arenberch , Markanum. quem satis animo habuit , incunctanter concessit. Dominus Leodiensis autem suorum inimicorum audiens multum esse apparatum contra se venientium , domino Wilhelmo procurante, in adjutorium sui convocari fecit nonsolum homines suae patriae , sed et ex Brabantia plurimos, obviandi gratia et resis- tendi compulsus necessitale. Praeterea dominus Wilhelmus ad patriam Leo- diensem incipiens appropinquare et quia fama erat, quod apud Huyum appli- care forsitan deberet, dominus Leodiensis multa armatorum manu ad Huyum usque processit. Ubi cum esset et suorum inimicorum potentiam experiri vo- luisset, subito ex abrupto nuntiatum est, quod tamen faisum erat, Leodium jam per inimicos fore obtentum et Francigenis esse repletum. Quod dominus Leodiensis audiens amarissime flevit, et suos exhortans, et tota nocte insomnis, 11 JOHAjNNIS de LOS navigio ad Leodium reductus est, suraplis secum ex quolibet minislerio op- pidi Huyensis decem viris, una cum complurimis aliis stipendiariis. Igitur de mane hora quinta cura strepitu campanariim ad arma voriferantium , domi- nus Leodiensis in Leodium honorifice susceplus palalium suum ingressus est. Quo cum paululum quieti se dedisset, aliquid somni sibi indulgcndo, fatiga- lus enim erat plurimum^ ecce mox circa horam oonam anle meridiem nun- liatum est in foro Leodiensi inimicos quautocius accelerare et vix duobus milliaribus a Leodio, quo tendebanl . distare. Dominus autem Leodiensis, audito per magistros civium hujusmodi nuntio , plurimura consternalus ex- hortabatur nihilominus quoslibet suorum accelerare ad prandium ; quo vii compieto, se et suos bene instructos equis ascensis provocabataudacter, ut Egregi. indoks Job.- sccum proccdercnt ad bellum. Domicellus vero Johannes de Horn , Filius co- nis de Uorn. ..... mitis , ecclesiae majoris canonicus, \ir licet aetate adhuc juvcnis, fortis tamen viribus. corpore vegetus et animo strenuus et férus, ex commissione sibi in- juncta sumplo standerio , quod vexilium antiquitus in magna veneratione ha- bitum non nisi in extrema necessilate exhibebatur , animose et audacter processit , praecedentibus nihilominus atque sequentibus juxta ordinem suum ministerialibus ac etiam aliis, quotquot convocati fuerant, armatis viris. Do- minus autem Leodiensis, longiusculo extra portas civitatisegressus, suae teme- ritatis se poenituit , quippe nescius qua parte suis inimicis e contra venientibus opportunius occurrere deberet, et cum ad revertendum in civitatem anxie de- liberaret, per quosdam filios Belial facile exstitit revocatus et in sui et suorum ■ perniciem in morlem confusibililer perductus. Nam veniens per angustas vias sub montibus ubi erant prala campestria sive ad locum qui dicitur * citra molendinum , a suis occurrentibus ferociter invasus et conclusus est ab inimicis. Qui cum diffugii quaereret locum , et propter rivum ab una et ab Mon Ludovici Borbo- alid parte facile fugere prohiberetur, inter angustiasmiserabiliter constrictus, a suis inimicis crudeliter interemplusest, plurimis etiam hinc inde ex nostris cadentibus. Ceciderunt nihilominus sparsim hinc et inde per vias , hortos et prata non minus prout ferebatur quingenti, aliis ad civitatem refugientibus , aut per rivos Urtae et Mosae enatantibus, sive alias diffugii locum anxie quae- ritantibus. * Vox aliqua deest in cotl. MS. Âpud Fullo- dereliquisse episcopum apud molendinum in nium {op. cit., toni. II, p. 157 , in not.) legi- Weyze {auprès du moulin à ff'eyzt). lur, quotdam ex asteclis Borbonii proditures CHRONICON. 83 Porro dominus Wilhelmus, jubens parci debere civibus una cum ipsis per wiibcimi Markaoi in . . civitatem iDgrejsus. portas civitatis introèuntibus , etiam et ipse cum omnibus suis sequacibus triumphanter , nemine resistente , ingressus est. Igitur civitale jam juxta vo- tum, Deo perraittente, ipse potitus, post multas praedas per diripientes in domibus civium commissas, domibus jam spoliis exhaustis, jussit in crastino voce pracconia prohiberi, ne quis ex tune amplius alicui civium aut in persona sive in substantia laedere, damnificarc vel qualemvis injuriam irrogare prae- sumeret. Et in signum clementiac, ut videretur in favorem civium, quos re- conciliandos utile aestimavit, tanquam facturus justitiam, duo patibula in foro Leodiensi ad terrorem malorum erigi praecepil. His igitur auditis per circui- tum, universas horror invasit patrias. Invincibilis denique, qui tantam civita- tem irruperat et tam ferocem gentem secum adduxerat, ubique barbarus praedicabatur Wilhelmus. Nempe praeter Leodienses, piofugos et bannitos alios secum adduxerat bellicosos in magno numéro, audaces atque féroces viros, pula Switenses, Alemannos, Francos, Guascones, tam eques quam pedes, ordinatissime instructos. Interea dux Maximilianus, andita hujuscemodi de Leodiensi domino inter- ex quibus conBatu» fecto fama , ac de potentia victoris Wilhelmi ultra modum consternatus , una "'"^ ' "* '"'"* cum consilio suorum oppidorum Brabantiae , praeventum se perdoluit, et missis capitaneis cum manu armata, oppidum Trudonense pulchris promissio- Maximilianus Trudo- •1 •«■!_• • 1 • . • • • . t w t. . nense oppidum ioter- niDus curavit sibi conquirendo mtercipere et contra vicina oppida Leodiensis cipit. patriae rapinas et praedas exercere. Verum viduus ipse tune erat , nuper uxore deslitutus. Quae cum incaute equo insidens venationi seu aucupio intenderet, Mari.e ducissae mo«. ex equo facile ad terram lapsa et inde graviter laesa, nondiu superstes, mox obiit Maria , Brabantiae ducissa , dudum invincibilis ducis Caroli successor. Igitur ex parte ducis Maximiliani, suarum prolium lutoris, de Brabantinorum utique consilio, post paucos dies latrunculi ex oppido Trudonensi latenter opp.dum Lo,sen,e «- absque diffidatione praevia oppidum Lossense, portis et mûris destitutura, fe- ^"""^ rociter invadenles, fugientibus oppidanis civibusque, cuncta depraedantes ac diripientes, quasi magni aliquid perpétrassent, ovanter abcesserunl. Incrastino vero, cassato proposito, quo versus oppidum Tungrense tendere debebant, quippe timentes dominum Wilhelmum in itinere latitantem, se contra Hassel- Hasseiense oppidum lenses expugnandi gratia oppidanos et quotquot ad eos confluxerant vicinos "p"«"*'"' violenter oppidum irrumpentes maie tractaverunt , nimirum fere quingentis hominibus interfectis , aliis aut membris mutilatis, seu in captivitatem abduc- 84 JOHANNIS DE LOS tis, inBnitam praedam secum abducentes. Quo scelere peracto, apposuerunt praefati Brabantini tanquain superiores jam effecti totam invadere patriam , et ultra rivum Jecorara transeunles , etiam tolam HasbaDiam perturbabant. Deinde collectis viribus , domino Maximilianosic disponeiite, potentissimum Tentatur Ltodium ite- undlquc coUectuiD exercituoi coDtra Leodiensem civitatem curaverunt diri- gère. Qui licet civitati satis incuterent terrorem , racile tamen ab eorum raoe- nibus propulsi longius ia campos exstiterunt profugati. Qui videntes se coutra Tuogrcnseï cum hosu- LeodicDscs nihil prospcrc facluros, contra Tungrenses mox se divertunt. Quo us componuD pQgjja obsidîoue contra oppidum , et fluviolo Jecora oppidanis adempto et alias translato seu deducto, ad pacis tractatum ipsos Tungrenses facile cora- pulerunt. Interca mala intinita multiplicata sunt in terra , nimirum illis Leo- diensem patriam , et istis Brabantinorum terras miserabiliter destruentibus. Rex vero Franciae revocavit suos de ordinantia armigeros. In quorum loco E»er.rdu« de Marka domiuus Evcrardus de Marcha, bene Iritus belligerator, recenter Leodium adveniens alios adduxit malorum operum gnaros. Itaque post incredibilia damna altrinsecus illata, contigit dominum Wilhel- wuheimus de Marka mum collccto cxercilu feria quinta ante adventum Domini \illam de Landen i'n»aTt. * " " latenter invadere et noclurno tempore Brabantinis ex insperato supervenire; custodia enim Brabantinorum ibidem tune observabat suos limites cum in- genti copia colubrissariorum. Quorum cum superiorem se Wilhelmus depre- henderet, cum suis armigeris ferocissimis ultra quingentos occidit, et praeter praedam illis irrogatam plurimos pauperes inermes ad Leodium secum ad- duxit. His praeterea omissis quae cum nimia fuerint ad bellum spectantia , et inde si singula scriberentur immane Yolumen replendum sua descriptione re- quirerent, recurrendum, prout arbitror, est superius ad ea, quae praetermitti non debent, ad electionem videlicet novi antistitis, qui post occisionem domini de Bourbon necessario erat viduatae ecclesiae praeBciendus. Igitur penultima Augusti , quae tune sexta feria fuerat , occiso episcopo , et in crastino quae ultima erat mensis praetacti , eodem ante conspectum domini sepuitura episc Lud. autc summum altare sancti Lamberti , in feretro coram cunctis oculariter exhi- bito , ac deinde in eodem loco ecclesiasticae , prout decet, sepulturae tradito, constitula erat dies de novo episcopo eligendo. Quo adveniente die (cura pauci electores essent majoris ecclesiae canonici tune residentiam facientes , major autem canonicorum numerus ad Brabantiam propter metum suorura corporum confugerat ., statuerunt praesentes canonici in favorem domini PfHfC ^: CHRONICON. 85 Wilhelmi, id instaoler requireotis, subornati vel aiias timoré inducti , domi- cellum Johannem , filiura ipsius Wilhelmi , tune majoris ecclesiae caDonicum, et nundum in sacris constitutum , in episcopum postulare. Pro cujus nihilomi- nus confirmatione multum laboratum exstititin urbe , et multa pecunia propter ejus inhabilitatem expensa. Sed totum id factum est frustra. Nam praevaluit electio illorum canonicorum , qui metu , prout dixi, absentes erant, et jam certo die confratrum suorura convocalione fada in Lovanio, aliam electionem celebraverant. In qua videlicet electione dissidentes, duos, cum solum unus esset sufficiens , elegerant , dominum videlicet Johannem de Horn , filium joLannes de uom , comitis de Horn, et dominum Jacobum de Croy, archidiaconum Leodiensis ''^'"°''"* ^*^'"' ecclesiae. Pro quibus cum multa esset contentio in urbe, quis scilicet illorum deberet esse major , tandem necesse erat suo jure cedere dominum de Croy, et accepta pensione super emolumentis episcopatus Leodiensis , do- mino Johanni de Horn , cessit licet invitus. Interea tamen temporis cum mul- tum ob praefatorum electorum causas in urbe terreretur et pecunia infinita expenderetur , bellum occasione partium in terra Leodiensi quotidie accepit aug^mentum , illis faventibus , istis pro alio decertantibus. Dominus vero Wil- helmus totum comitatum de Horn , saepius invadendo , miserabiliter contrivit et destruxit. Anno vero integro et semisseaut amplius, crudeliter patriae ducatus Bra- bantiae , Limburgensis , cum Leodiensi patria propter partes dissidentes belli injurias habuerunt sustinere , quae , cum recitare sint nimium , brevitatis gratia pertranseo. Qui tamen praeter propositum narralionis nonnunquam excedere visus sum modum , verumtamen antequam praesentis anni gesta , quae plurima erant , brevitatis gratia succingam , non tamen praetermitten- dum est , bellum commissum per dominum Everardum de Marcha contra Everard Trajeclenses ante Sychginis castrum , ubi sumptis secum Leodiensibus una Im.BM cum aliis extraneis armigeris, audacter solvit obsidionem per Trajectenses ante praetactum castrum collocatam , percussitque fugientes maxima strage usque ad portaà Trajectensis oppidi , récurrentes in tantum quod facile fuisset per hujusmodi insecutionem ipsum oppidum obtineri a persequentibus , dum- modo tamen ab invicem non fuissent dispersi. Praeterea Victoria obtenta et humiliatis Trajectensibus, quorum fere quingenti dicebantur interfecti, et am- plius quam centum captivati , cum gaudio ad Leodium recurrentibus occurrit dominus Wilhelmus, ipsius domini Everardi germanus, maxime dolens in prae- us de Mark* Trajectenses perscqui. i calaaiitate5. 86 JOHANNIS DE LOS CHRONICON. 87 laclo bello se non interfiiisse , dicens per hanc vicloriam civem Trajeclensem hoc die facile se fieri potuisse. Sane eodem die ipse navigio cum suis armigeris: yenerat ex Huyo , quo de tutela ipsius oppidi studuerat disponere. Igitur dorainus Wilhelmus yidens sibi cuncta contra adversarios prospère succedere, in superbiam elatus, inter se etBrabantinos, qui hinc inde tam per combustiones domorum , captivitatem hominum , quam per praedas ^ latroci- 1483. nia caedemque virorum muliimodam, cuncta devastaverant , de pace cum Brabantinis intendit , noluit advertere neque raentionem Beri ^ prout statim postea palehit. Nam statim anno sequenti , videlicet oclogesimo tertio, volens ohsident Rrahanuiii domiuus Wilhclmus potcutcr solvere obsidionem contra castrum de Hollongh caslrum de Holioash. , .... . per Brabantinos coUocatam , et jam fere in deditionem acceptum , curavit un- decumque ad Leodium ex oppidis, ex caslellis et ex circumvicinis terris con- Yocare viros , ex quibus maximum sibi collegit exercitum. ^am exercitus adversariorura ferebatur esse non minus duodecim millium pugnatorum; in nostro vero exercitu non minus duplo dicebantur esse aut plures. Qui cum infra octavas Epiphaniae animose ad bellum procédèrent , fecit dominus Wil- helmus proclamare voce praeconia , subpoena suspcndii , mandando quod vide- licet nullus praesumeret quemcumque adversariorum captivum suscipere aut interfectum spoliare , si tamen bellum Beri contingeret, donec et quousque ipsi de suis inimicis di(];nam ultionem accepissent. I(^iUir prima nocte post egressum de civitate , dominus Wilhelmus pernoctabat in Sara castri cum nonnullis suis capitaneis, et totus populus, qui erat copiosus dormierat, hinc inde in villagiis. Porro in crastino , advenientibus Huyensi atque etiam Los- sensi patria , cum multa armatorum manu facile jam appropinquantibus , do- minus Wilhelmus plus debito sperans sibi posse \ictoriam arridere , stulte de multitudine suorum conBdens per abruptam putabat se debere inimicoruui suorum invadere globum (ordinantissime positis hinc pro sui defensione cur-^ ribus atque inde telorum ac bombardorum plurimum apparatum in uno parko. ut vulgo dicitur, ad invicem bene dispositum et convenienter conj^lobatum). Quoscum dominus Wilhelmus a longe circumequitare praesumeret, etsuisca- Markaas cUdes iUau pîtaucis hoc displiccrct , diccntibus populum fatigatum primum debere pro refocillatione sui cibum sumere , ac deinde in ordine disponendum ac demum ad bellum congrediendum , coepit hujusmodi consilium spernere et eos de metu et ignavia redarguere. Quod cum illis displiceret plurimum, viri animosi prout erant, salutem suam Deo et fortunae commendantes una cum do- mino Wilhelmo perrexerunt adversarios conglobatos potenter invadere. Ad- versarii vero conspicTenles animositalem suorum inimicorum, et quia res per- amoena ageretur, imposito igné in suis serpentinis seu bombardis contra ad- ventantes hostes opportune emittere sluduerunt. Vidisses utique ad priraos telorum ac tormentorum jactus équités ad terram prosterni , equos nihilo- minus perçusses occumbere , capita in aëra usque volare , membratim quoque occisorum cadavera miserabililer in solum prosterni, demum occumbentium roortis imago complurima. Nam Swittensium et Gasconum (qui inter éques- tres commixti erant) ceciderunt quamplurimi ; atque, quod dolendum est, dominus Galhar, capitaneus quidam ex Francia, cui satis displicuerat tam praecipilata congressio , ibidem occisus occubuit. Villicus quoque de Ewalia, vir barbatus , similis domino Wilhelmo , ibidem interfectus est. Cujus caput amputatum et in lancea sublevatum postea per castra et castella , tanquam ipsius domini Wilhelmi caput esset , ad modum spectaculi circumferebant. Nempe in praefata congressione nonnulli capti ad Brabantiam sunt abducti. Inter quos erant commendator de Juncis , dominus Trajectensis , vir valens et strenuus, Ghys de Kan, homo vanae gloriae cupidus et formidatus, sed et domicellus de Sterulh , qui cum nonnullis aliis suam captivitatem deflere ha- buit. Dominus nihilominus Wilhelmus, licet tarde videns se per suura teme- rarium congressum nihil profecisse , imo polius ruinam suorum exstitisse , in se tanquam leo fremens colleclissuis equitibus, contra inimicos rursum agmen in ordine posuit, ut persequentes conipesceret quatenus reliqui fugiendo se salvantes absque discrimine facile evadere possent. Itaque Leodienses qui ad- huc longe a congressione distabant, videntes confusibilem pugnam insulte coeptam et adversarios extra castra animose procedere , ferocissimeque super nostros armis incumbere , projectis cunctis quibus armati videbantur, fugae operam dare curabant. Qui de sero salis hora tarda reversi ^ quos tamen do- minus Wilhelmus ante revertendo praevenerat) luctum, planctum et mulie- rum ululatum quasi ubiqueper vicos etplaleas ministrabant. Igiturpostquam. prout dictiim est , maie bellatum fuisset , domini majoris ecclesiae salubre consilium ineuntes de pace videlicet traclanda cum Brabantinis solliciti erant. Ob quam rem quidam ex canonicis qui super bac re dominum Wilhelmun convenire deberent, opportune deputati intrare coeperunt palatium episcopi , quo dominus Wilhelmus, tanquam patriae mamburnus et tutor , suum dili- genter usurpa verat habitationis locum. Hi quippe audientes crudelitatem fac- 88 JOHANNIS DE LOS luntar. Ecclctiae de rombustio. combuntur. bustio. tara in civium magistros eadem hora , de pace facienda dominum Wilhelmura bénigne commonentes, plurimum perplexi pedera quantocius reirahere cura- M.Risiri ci»ium de p.ce banl. Verum dominus Quinlinus una ciim socio suo, tanquano civiuno noa- oquenteicpitep ec- -^^^ ^^ parte civitalis ad dominuna Wilhelmum noissi , statim ut de pacis modo inveniendo loqui coepissent, crudeliter ante januara cubiculi jussi sunt occidi. Sed et quidam magister civium Huyensis, qui eadem de causa ad Leo- dium venerat, ex bospitio, quo hospitalus erat, exiraclus et ad forum perduc- tus eodem die exstitit decollatus. Insuper et duo aut très alii eadem de causa bine inde per plateas per insidiantes et exploratores inbumaniter fuerunt in- terempli. Ex boc vero die dominus Wilbelmus mandavit, quod nuUus de pace loqueretur, sed magis de bello Iractaret, dicebatque potius cum inimicis bellandum , donec ipse suum bonorem et sua instrumenta bellica , bombardos scilicet et serpentinos ante Holloniam amissos, recuperare posset. Interea multa mala multiplicata sunt in terra. Nam oppidum de Herck combustum Aiken est per suos bospites ; ecclesia vero de Alken exstitit combusta propter eos qui ad eam confugerant. Sed et plures aliae ecclesiae per patriam Leodiensem EcdewMde Aspccom- exsliteruut combustac una cum suis appenditiis. Ecclesia nibilominus de Aspe prope Trajectum per Leodienses fuit combusta cum nonnullis ad eam con- fluentibus. Antbonius de Palant missus est cum opportunis armigeris ad cus- todiendum oppidum Eykense. Praeterea exercitus Brabantinorum, multa usus fiducia. quotidie cepit aug- mentum ^ venitque per Hasbaniam usque ad Mosam , cuncta consumens atque devastans, civitatem Leodiensem tanquam obsessurus. Quod perpendentes Leodienses , sese forlificantes et de \ictualibus aliisque necessariis sibi provi- dentés, suburbia pro magna parte igné studuerunt consumere. Verum tamen tertia Februarii , dum Brabantinorum exercitus ad Leodium dicebatur appli- caredebere, ad terrorem, aliquam partem monasterii Sancti Laurentii, grana- inccndium monauerii Hum videUcct ct portam cjusdcm monasterii, proecipueobproterviamabbatis dicti monasterii , qui nuUo acquiescere voluit consilio, igné studuerunt consu- mere; nam saepe monitus quod suum Tacuare deberet monasterium victuali- bus , nuUo modo acquiescere Toluit, quare capitaneorum et specialiter ipsius Gbys de Kan, inimici capitalis domini abbatis, actum est consilio, quod mo- nasterium Sancti Laurentii tradi deberet incendio. Quod videntes domini de Marcha , quorum consensu nequaquam baec crudelitas facta fuit , adducere studuerunt statim dominum praepositum de Marisscahe , qui voce praeconia, s. Laurentii. CHRONICON. 89 clangentibus lubis, praecepil sub indignatione dominorum de Marcba ignem "°j;;*;,7,7,^^„;7X accensum debere exslingui , spolia reslilui et ab omni molestalione abstinen- w.rk. i.beratur. dum esse , deputavitque quatuor viros salis sollicilos , qui tota nocle circa cuslodiam ignis, ne ulteriusprocederet, diligenlissimeobservaredeberent. Do- minus vero AVilhelmus , in crastino ab Huyo Leodium reversus , non diu poslea loca et suburbia diligenter visilans , proposuit monasterium Sancli Laurentii una cum suo suburbio mûris debere cingi. Idem suaserunt poslea dominus Everardus et dominus Robertus nepos ejus. Sed ob defectum impensarum , opus utile baclenus mansitintermissum. Praeterea dux Maximilianus personaliter vcmil in exercitum suum, et statim M.ximii.aD.,s xuagrim absque obsidione, contra Leodium collocanda, revocato exercilu relrocessit. Versus oppidum Tungrense tendens, sub certis condilionibus posl aliquanlu- lam resislentiam in ipsum est oppidum intromissus. Deinde XV Februarii , dominica prima quadragesimae, oppidum Blisense per ^'^*j" ^^f "g""° ; ** BrabantinoselTrajectensesexpugnalum est, obtentum et combustum. Denique circa feslum Paschae Burgundiones cum Namurcensibus oppidum Huyense magno apparatu instrumenlorum bellicorum obsidenles , coeperunt forliter fa- ligare. Sed dominus Wilbelmus, una cum suo fralreEverardo,viriliter ut leones sese per crebrasexcursionesobjecerunt , magnam laudeminde sibi reportantes. Interea Iractabalur de pace. Unde factum est quod in oclavis Pascbae treuga inler ducem Maximilianum et manburnum patriae Leodiensis sub spe pacis et concordiae exstitit proclamala. Quare Burgundiones coeperunt extra patriam recedere. Igilur feria quinla posl oclavas Pascbae, pax in oppido Huyensi erat proclamala. Et deinde in Leodio dominica sequenli cum magna populi lae- titia voce praeconia et libicinum modulatione in Leodiensi foro pax inler parles baclenus dissidentes solemniter exstitit denuntiala. Sedantequam baec fièrent, dominus Wilbelmus, veniensex Huyo Leodium, dominum Fredericum de Willbem, Leodiensis civitalis combustorem, una cum quodam alio capila- neo secum abduxit captivum. Interea armigeri , quibus praefuit le petit Fahar, ab Huyensi oppido rece- dentes indignali , maxima damna intulerunl Namurcensibus et circum circa locis circum jacentibus, et circa inilium Maii venientes in Campiniam ob multas violentias factas a Campiniensibus percussi sunt in multo numéro. Quare in- dignali una congressione aggredienles oppidum de Peer, omnes occurrentes oppidum peercapnur. in ore gladii percusserunt, intrantesque oppidum ad ecclesiam , ipsius quoque VI Pax proclainatur. 90 JOHANNIS DE LOS Discurdia inter TrajeC' teoseï*; urbis eipu goatio. turrim, profugos dolose siib spe pacis reyocantes , absqiie ullo respectu f racla fide crudeliter interemerunt. Unde contigit nusquam , per totum spatium quo Leodiensium bellum viguerat , tôt homines crudeli spectaculo occubuisse. Ex ornai etenim parte circum circa ad praefatum oppidum in adjutorium fra- trurn suorum confluxerantspe victoriae obtioendae. Sedprout dictum est, hic aliud praeter votum contigit, nam cmdeles hostes mille quiagentos aut cir- citer viros, in ultionem suorum , qui percussi fuerant , inhumanissimam ultio- nem susceperuut. Denique hoc anno Trajeclenses inter se divisione facta , una pars civium episcopum suum traditorie intromissum captivitati tradiderunt , aliumque Clivensem natione per muros introductum episcopum sibi statuerunt. Unde dux Maximilianus graviter indignatus . exercitu undique conflato, contra civi- tatem Trajectensem obsidione posita , tandem ipsam obtinuit. Dominus vero Wilhelmus, in hac necessitateconductus , ducis Maximiliani exstitit stipendia- pbiiippn* cornes Flan- rius. Statim vero postea dux Philippus, filius Maximiliani vix sex annorum , "*"' in comitem Flandriae receptus fuit. Eodem tempore Flamingi capientes filiam Margar«ta Caroio régi ducis Maximiliaui , Margarctam nomine , vix quatuor annorum , duxerunt ad Atrebatum , tradentes eam matrimonialiter delphino , régis Franciae fiUo , régi Carolo videlicet. Quare indignatus dux Maximilianus quinqueeorum, qui hujus negotii fuerant auctores, vocatos in Castro de Vilvort decapitari fecit. Eodem nihilominus tempore , mensi videlicet Augusto , rex Ludovicus extre- mum in Francia transegitdiem. Eadem erat fama eodem anno de rege Angliae, qui videlicet obiisset. Peitiieniia ingens ma- Pcr totam patriam Leodiensem maxima viguit pestilentia , quae fere totum oppidum Huyense exhausit habitatoribus. In monasterio vero Sancti Jacobi Leodiensis non minus quam decem aut duodecim obierunt monachi , sed et abbatem Arnoldum de Diest mortalitatem fugientem invenit mors insperata. Cui statim Gerardus in dignitate successit. In monasterio vero Sancti Lau- rentii solum duo senes religiosi obierunt atque duo alii qui dudum , relicto monasterio timoré belli , de favore Brabantinorum existentes ad Brabantiam confugerant. Verum in Brabantia atque per totum circuitum ubique terrarum fere universaliter pestis praetacta in omnes crudelissime desaevit , in tantum quod Bruxellis non minus triginta hominum raillia ferebantur per epidemium morbum facile obiisse. Interea hac tempestate, nondum adhuc confirmato domino Johanne de desponsatur. xime in monasterio S. Jacobi. CHRONICON. 9t nilitur rans- 1484. Horn in Leodiensem episcopum, dominus Jacobus de Croy, aeque, P^^^ '''^^ZpL''"^^^!^ dictum est , in episcopum electus , tota virtule per se et suos fautores in urbe '^^^l^''' ' résidentes , magnopere de translatione episcopatus et ecclesiarum Leodiensis civiUtis laborabat *. At ubi in crastino , termino constituto , dominus papa de hac re ferre debuisset sententiam , repertus fuit subita morte exstinctus hujus rei procurator , dominus videlicet cafdinalis Sancti Clementis , Tornacensis episcopus, horribiliter longo protraclu nigerrimam linguam exerens^. Quare papa exterritus Leodiensem ecclesiam tanquam divinilus commendatam in suo honore permanere fecit. Igitur dominus Wilhelmus , audiens dominum Johannem de Horn in Leodiensem episcopum confirmalum , novum contra ipsum indignatus coepit instaurare bellum. Quo longo tempore vigente in maximum damnum patriarum , hinc inde tandem partibus concordatis, pax dudum interrupta anno sequenle exstitit reparata. Anno igitur sequenti qui erat octogesimus quartus , maxima amicitia do- minus Wilhelmus de Arenberch cum suis complicibus domino Johanni de Foedu» imer wiihei- . . /> I i \r mum et Johannem de Horn in episcopum jam confirmato mcunctanter exstitit contoederatus. Ve- Hom. niente ergo die ad hoc constituto , quo dominus electus et confirmalus in civitatem suam Leodiensem intronisari deberet , dominus Wilhelmus cum pulcherrima comitiva suorum amicorum honorabiliter in ipso die Sancti Wil- lebrordi, quo tune dominicadies erat, septi ma videlicet Novembris, advenienti domino electo et confirmato obviam processit , atque cum eodem deinceps plurimos dies in magno gaudio , cum non ficta , ut apparebat , intentione laetabundus duxit. Praeterea successu temporis , quum annus jam octogesimus quintus volve- retur, et praedicla inter partes pridem dissidentes amicitia continuo crescere videretur , in tantum quod in lecto uno cum domino episcopo Wilhelmus de Arenberch nonnunquam post obsonium , quod saepe usque post mediam noctem protenditur , simul dormirent , aliaque quamplurima solatii gratia communiter agerent , et per hoc nulia penilus suspicii causa deprehendi po- tuisset , contigit per praefatos dominos , ubi etiam cum domino episcopo duo » Jacobus Croyus , cujus nomen in MS. cod. Tornacensem, quo suadente hoc tempore aclum paMim Croyr scribitur , id impelrare conabalur fuiwe videtur de erigendis episcopatibu» Lova- ut praesul Leodiensis agnosceretur , sedemque nii et Namurci. in Brabantia figere posset. Fautorem habebat 2 Qbiit Romae die 7 Octobris 1483, sepul- Ferricum de Cluniaco , cardinalem et episcopum turam nactus in ecclesia de Anima. 1485. 92 JOHANNIS DE LOS ejiis fralres germani convocali ad spectaciila , quae in Sanclo Trudone gere- bantiir , diversa {^renera liidonim tam ad pilain quam ad salliiin seii quovis alio modo socialiter exerceri. At ubi postquam dcsiissent post qualemcumque refectionem a ludis cessare , et dominiis episcopus cum vsuis diclis [j^ermanis dominis, videlicet comité de Horn et de Monlengney domino temporali, gralia spatiandi equis ascensis in campum facile provocalum pei duxissent , mox ut in campum, qui inter oppidum Trudonenseet villamde Bruslemest, dominura wiiLeimi Markan. op- Wilhclmum uil mali suspîcantem captivum se reddi mandarunt, ctequo insi- , '""* dentem ligatum secum ad Trajectense oppidum eodem die perduxerunt, ha- bentes etiam secum quemdam qui ipsis in Jybel obviam venerat, de favore ipvsius domini Wilhelmi , Gisberlum diclum , Lossensis oppidi scultetum. Dominus\ero Wilhelmus in crastino quo, prout dictum est, captus fucrat , capii. pieciitur. sabbato \idelicet xix Junii , publiée factus spectacuium , cunctis coram horai- cisberius in i|uauior nibus dccupitatus est. x\lter vero punitus non diu postea, decollatus et in qua- parles dividitur. ..... ,. .... ri* •■ •■ • il tuor partes exstitit divisus et diversis m locis suspensus. Hic nihilommus dudum socius meus fuerat in scholis , sed heu! postea a sua bona indole et naturali, ionata conditioneoptima, per malam socictalem depravatus et totaliter et a sua ingenua bonitate degeneratus et alienus et perversus est factus. Praeterea decapilato domino Wilhelmo (quod non absque consilio et auc- toritale ducis Maximiliani ferebatur fuisse faclum) , domini de Marcha, fratres videlicet et nepotes ipsius domini Wilhelmi , viri utique animosi , nobiles et bellicosi ultra quam dici posset, slupefacli in ultionem fralris interempti, po- pulum Leodiensem inflammantes nova instaurare coepcrunt bella. Itaque Amici wiUeimi Mar- contigit quod ad modum serpentis hydrae , loco unius capitis ablati tria aut kani vindictam su- , ... ^ i • ¥-• i r munt de faotiibuj. plura capila simul consurgerent. surrexeruntergo dommus bverardus, frater domini Wilhelmi , tanquam generalis factus capitaneus, in diversis locis Léo- diensis patriae , Ghys de Kan, mamburnusimportuniusconstitutusin Leodio, domicellus vero tune lemporis junior, Robertus de Esden videlicet, vir stre- cxstrum siockhem c<- Huus, castcllum dc Stockhcm iutercipiendo factus est ibidem contra Trajec- tenses impetuosus exaclor atque vexator. Sed et alii atque alii opportuna loca occupantes, suacapita levantes, totam rempublicam quietijam datam recidivo bello lurbare tentaverunt. Quod videns dux Maximilianus, missisex Trajecto ad Leodium ambatiatoribus , de pace tractare curabat. Venerunt ergo in festo !••«> foedera non sancti dDostoll Barlholomaei ea de causa episcopus Cameraccnsis et abbas Sancti Bertini , ambo consiliarii in curia Maximiliani ; sexaginta equis comi- pitar. coiuat. CHROIMCON. 93 i486. Husselt capilur. tati, suum hospiliumadhospilale de Cathena suscipientes steterunt. Qui post- quam se nihil profecisse vidèrent, infeclo negotio, ad eum , qui ipsos miserat, quantocius reversi sunt. Interea valde multiplicata sunt mala in terra, quae ubique replebatur novis stipendiariis et armigeris , totam palriam ad desola- tionem perducenlibus. Anno igilur octogesimo sexto, dominùs Everardus , frater domini Wilhelmi , qui jam oppidum Hassellense praeoccupaverat , ipsum armigeris replendo atque fossalis aliisque opportunis obstaculis ac propugnaculis forlificando , accersito ad se clanculo ex caslello de Stockhem domicello Roberto suo ne- pote , venit una noctium mensis Januarii , in festo videlicet sanctorum Fabiani et Sebastiani , copiosa stipendiariorum manu vallatus, et de raane antequam dies esse coepisset, per fossata latenter intravit oppidum Trudo- opp.dua.ji. Trudonis nense. Quo cum praedicti inlrassent, occurrenles occiderunl caplivaruntque praedam agentes, et depraedalo monaslerio Sancti Trudonis, etiam ipsius monasterii abbalem , domini de Bergis filium , ante paucos violenter ibidem impositum , secum ad Leodium captivum perduxerunt cum triurapho. Non diu vero post Ghys de Kan , acceptis secum armigeris, valde fatiga- Gy.sdcKant)rannu. vit comitatum de Horn combustionibus , exaclionibus , depraedationibus , captivilalibus cuncla exponendo. Venit igitur in Curinghem , et obsidione curingben cap.tur. posita , facile oblinuit doinum episcopalem ibidem nobilitersituatam , eamque incendio tradilam cunctis praetereunlibus miserabile fecit spectacuium. Igi- lur circa médium quadragesimae ad Leodium reversus , in superbiamelatus, dedignans se jam in eadem sublimitate habere socium , facili occasione ac- cepta, Petrum Rocha , capilaneum quemdam Leodiensem (qui ealenus per DecoUatioietriRocb-. latrocinia occulta et bella publica forlunatuset inde formidatus valde exsti- terat) , in medio fori Leodiensis gladio invasit et per suos satellites interfici mandavit , nimirum imilalus exemplum quo Joab Abner virum robuslissimum dolo percussit , quem aequalem sibi aut superiorem se fulurum perlimebat. Ergo hoc facinore sic perpelralo, Ghiis praefatus jam incipiens ambulare in magnis et mirabilibus, super se adjecit post magna de majoribus, imo de maximis rébus excof^itare. Etmox accersilisex Francia novis armigeris , coepit GbiisdcKane.crcitum U . . ... I J ** Francia contlat. civibus non minimam incutere timoris materiam , sed et specialiler quoddara factum inauditum , quo videlicet de porta sanctae Walburgis jam instanter raoliebatur convertere in castrum , sic propugnacula dispositurus , tanquam contra civitatem sibi aliquando pugnandum essel. 94 JOHANNIS DE LOS CHRONICON. 95 Haec autem cum circa festum Paschae fièrent , et ultra raodum bonis homi- nibus displicerent , et non esset, qui temerariis artibus hujus hominis diabolici CMUi «pud s w.i- contradicere auderet. ecce subito in festis Paschalibus, bonus spiritus exci- burgem demolitio. ^ » tatos pueros audacter animavit ad destructionem arcis seu castelli praesump- tuose incepti. Quod Tidens Ghys praefatus, dedignans ultionem sumere de pueris , comminari coepit eorum parentibus , praecipiens suis executoribus malig^nis quatenus in crastino de praesunoptione puerorum in ultionem contra eorum parentes sese atrociter deberent accingere. Hac nihilominus tempes- tate domicellus Robertus Junior , in sancto Trudone , capitaneus cum suis Âlemannis^ per Ghys de Kan ad Leodium venerat advocatus. Igitur maximo murmure crescenle inter cives, mox communis populi indignatio inextin- guibilem iracundiae prosilit in flammam. Quarein crastino, feria videlicet quarta post festum Paschae , commotus populus ex suburbiis et undequaque circa Mosam, excitati habitatores catervatim armati ad Leodium studuerunt occurrere. Igitur circa meridiem, ad puisum campanae bannalis, cives in ultionem ut leones frementes, cum suis vexillis , et dispositis opportunis in locis bumbardis , in forum properarunt concurrere. Ghys vero cum suis com- plicibus, non dubium quin divinitus perterritus, prae ira in furorem quasi versus, curavit obtinere ante templum sancti Lamberti gradus , suae stationis locum. Ubi cum staret constipatus suis cum complicibus, cives, vel formi- dantes facto impetu , irrumpendo malignorum catervam , humiliatum jam Mors Ghiis de Kan. supcrbum ct acritcr invasum atque percussum de gradibus dejectum in ter- ram prostraverunt et crudelissimae occisioni , prout meruit , exposuerunt. Quod videntes ejus fautores tremefacti per fugam se subtraxerunt. Quorum aliqui reperti per obviantes exstiterunt interfecti , prout villicus de Monten- Robertns de Marcha gucy. Domiuus vcro Robcrtus, coUatis suis Alemannis, eadem fere hora, per portam quae dicitur Houchaport velociter egressus , ad sanctum Trudonem quantocius est reversus. Reliquus autem armorum peregrinus populus, qui ex Francia et aliunde vocatus venerat , infra triduum jussus est exire civitatem *^GhMs de jjj'*"""''*''* c*- relinquere patriam . Cadaver sane Ghys van Kan ad modum canis rabidi triRoch. ad fratres Minores pertractum in una fovea, una cum Petro Rocha , paulo ante, prout dictum est, interfecto, in ecclesiaexstititsepultum. Quorum tameo corpora, quae vix asini merebantur sepulturam, non diu post, in profesto vi- delicet Pétri ad vincula , non sine horrore extracta et in uno dolio redacta , stercore fetidiora , ad publicum montem , ultra ecclesiam sancti Aegidii sub patibulo, juxta eorum meritum producta, coram toto populo usque ad pul- verera judicialiter exstiterunt concremata atque incinéra ta. Praeterea eodem die quo dictus tyrannus interfectus fuerat , cives commoti accedentes ad domum sculteti , ubi abbas sancti Trudonis mujto pondère ferri Abbass.Tmdonii car- detinebatur captivatus, acceptis fidejussoribus pro dicto abbate se obligan- tibus , ex vinculis liberatum libère abire permiserunt. Porro feria sexta sequenti , pro gratiarum actione de praelibata Victoria adepta Deo digne referenda , indicta fuit specialis missa ad sanctum Lamber- ordinauo missae $pe- tum celebranda, quam subrogatus redemptus ex captivitate , dominus abbas férirs«u pou'v»- sancti Trudonis , dévote celebrare curabat. Denique circa initium Maii , do- minus Johannes de Horn , Leodiensis episcopus , reversus in civitatem coepit ordinare quaedam quae opportune observanda concernebant legem, justitiam, ac alia quamplura pro communi bono. Domini autem de Arenberch , amici et fautores eorumdem valde intérim ultra Mosam in Ardenna, et alias hinc inde perturbabant terram , in tantum quod ipso in profesto sancti Jacobi Ma- joris cum impetu descenderent suis cum equis in fluvium ad pontem Amari- cordis, pectetinus intrarent, sperantes per suos amicos et fautores (quorum in civitate multus erat numerus) , se fortasse debere aut saltem posse intro- mitti in ipsam civitatem. Qui tamen hac vice frustrati nihil obtinentes reces- serunt. At nihilominus nonnunquam aliis vicibus nocturno tempore similia tentare curabant , quorumdam domus comburentes , captivos quos poterant secum trahentes , necnon et praedam d spolia saepissime abducentes. Inde contingit quod anno sequenti octogesimo septimo , videlicet in octavis us?. Ëpiphaniae, dominus Everardus de Arenberch, cum nepote suo domino vi- delicet Roberto de Esden , multum apparatum instrumentorum bellicorum Leodii obsessio prope ij j /^ .t • ' •» > • Carthusicnses. secura adducens , domum Carthusiensium mtraret , copiosam armatorum ma- num ibidem coUocando, et loco castri dicta domo abutendo , sagittis et ser- pentinis opportunis in locis dispositis civitatem fatigare conati sunt , plures etiam excursiones contra eam in campestribus subterjacentibus exercendo , et nonnunquam hominum caedem comœittendo. Praeterea eadem hora etiam dum circa noctem adversarii in praetactam Carthusiensem domum intrassent , accidit lamentabile spectaculum circa eam- dem, nam ex infortunio propter incautam constructionem ignis constructi per canhusiani coenobii armigeros in cella custodis , quae ecclesiae erat satis contigua, accidit per ca- J||!;"'**""" '^* 'p**'"~ minum constructum ignem ad altiora volando ipsam ecclesiam quantocius Il 96 JOHANN IS DE LOS CHRONICON. 87 mont. invasam penitiis in favillani et cinerem redigi , totumque ipsius ornalum in brevissimi Icmporis spatio raiserabiliter absumi. Interea multi ex diversis pa- Iriae locis stipcndiarii deputati atque électif sed et ex Brabantia quamplurimi niissi armi{reri, in auxilium domini episcopi fratrumque ejus , scilicet comitis de Horn et domini de Montengneis, quantocius venerunt tanquam aliquid n)a(]^ni perpelraluri. Sed heu! nihil relalione di^^num per eos perpelralum est . cum tamen non minus octo aut deccm diebus hinc inde fuerit pu(];natum. Tandem nocturno lerapore Arenbergenses clam inde recedentes domum Car- thusiae , jam Leodiensibus factam exosani , utrique sexui et vili plebcculae ex Leodio illuc avide concurrenti . crudeliter spoliandum dimiserunt. Insuper communi de consilio civitatis decretum fuit , quod mûri ipsius Cartbusiensis domus demolirenlur, lapidesque dictorum murorum mûris civitatis applica- rentur. Quod et factum est, sed non permisit bonus Deus comraissum scclus sacrilegii esse impunilum , proul mox postea in fuluro patcbit anno. Caeterum adveniente proxima aestate et jam tempus messis cura instare inciperet, dorainus episcopus, nescio quo consilio usus, volens obsidionem obsidio anie FrancUi- collocarc autc castrum de Franchimont , subito colleclis undique ex suis patriis et terris armigeris ac etiam stipendiariis , circa principium mensis Julii cas- trum de Franchimont (positis raachinis et opportunis in locis instrumentis bellicis collalis) , potenler obsidere curavit. Quo cura usque ad octavam men- sis Augusti perseverasset , ecce domini de Marcha conductum armigerorum exercitum potentissimis capitaneis instructum ex Francia, ad tollendara obsi- dionem praetactam , quantocius adduxerunt. Quo rumore audito, dorainus Leodiensis tollens suos bumbardos cum reliquis bellicis instrumentis demissa obsidione ad Leodiura reverlendo necessario confugit. Porro dicti capitanei ex Francia vocati , volentes fluviura Mosae pertransire , totamque Hasbaniara devastare atque conculcare , certa quantitate pecuniae contentati , proposi- lura rautantes, unde vénérant, in Francia suut reversi. Quod licet dorainis de Arenberch displiceret , nihilorainus tamen quo denuo se in patriam ira- mergerent, studiossisirae ex tune practicare coeperunt. Adveniente igitur sequenti anno , qui erat octogesiraus octavus , et cura mala tempora eis arridere coepissent, et favorera quorumdam , qui tanquam capitanei ante fuerant in civitate Leodiensi, fautores sibi conquisissent, viden- tes quod tota patria Flandriae et terra Brabantiae in maxirao turbine essent (nimirum captivura tenentibus ducem Maximilianum in Brugensi Flandriae Solvitur obiidio. 1488. Liuni oppido Flamingis' , siraile aliquid taie nostri tradilores Leodienses ad favorera dominorura de Arenberch molili sunt. Unde accidit, quod feria sexta ante Laetare Jheintsalem, cura dorainus Leodiensis a sua civitate absens esset. et minor cura de custodia civitatis per magistratus et alios deputatos fieret , ecce repente diluculo dorainus Everardus portas civitatis apud pontera Amaricordis Everardus LcoOii iocepit obtinere. Ad quara repenlinam invasionera cives raox armati ocius accurrentes, intrantes civilatera coeperunt repriraere, sed puisante campana, nuae raore consueto convocabat ad arma, quidam dictus GUkine et parvus oiikineet p.rvus Pe- n * trus civitatis tradito- Pelrus, capitanei effecti , cum nonnullis aliis quibus prospère successerat sub re». dorainis de Arenberch, ad oplalum signum campanarura, prout altrinsecus ordinaverant per montera publicura venientes ex Geraapia, lanquara in adju- toriura civitati convenissent , dolo et ingenio per portam Sanctae Margaretae capiiur dvitas et »po- sunt ingressi, copiosara secura adducentes arraatorura raanura. Qui cura venissent ante ecclesiara Sancti Huberti, occideruntqueradara nobilem militera ex Gelria , de suo hospitio incaute in plaleara egressîlra. Et inde per raediura foi i vocifeiantes , tanquam amici essent, ad portam Sancti Nicolai , quae est ultra pontera Archarum , properautes se Leodiensibus civibus opponere coepe- runt, et introraissos inimicos in civitalem per easdera portas et rauros, quos paulo ante ex lapidibus sacrilège de Carthusia ablalis reparatos restauraverant, occidendo passira resistentes, usque in forura Arenbergenses , quorum dorainus Everardus principalis erat capitaneus, sese receperunt. Igitur spoliantes civi- talera , nimirura raajores ac superiores jara effecti, praeter alios quosdara iusi- p-nes accioiunl captivos , dorainura videlicet coraitera de Horn et doraicellura occidumur comes de O r r ' 1 • 1 1 TVT Horn, fiaso de Wa- Rasoneni de Waroux, pro tune villicura Leodiensem, et doraicellura Nico- roux, NicoUus Kor. I r ^ ^ tenbach,etTilmauut laura Cortenbach, raagistrura hospitii doraini de Horn episcopi, cura non- dewaidorey. nullis aliis. Tilraannura vero de Waldorey, pridera Leodiensem scultetura , cru- deliter occiderunt , et quosdara alios , quorum unus nobilis vir , Sancti Lamberti canonicus , in Mosara exstilit projectus. Hinc novara coeperunt Arenbergenses in civitate et per totara patriam constituere legera , disponentes hinc inde in locis firmis et castellis armigeros, qui totara Brabantiara tara per captivitates quara per incendia tentarunl crudelissirae raoleslare. Tune elenim leraporis subito reparalura est , quod fere centura annis desertura fuerat et inhabitabile, castrura de Coelraont videlicet, et factum est in magnura scandalura et detri- EeparatiocasirideCoeu mentum in continibus Brabantiae habitanlibus. Reparala equidem exstiterunt et alia fortia loca dudura déserta . quae multis latronibus seu praedonibus raox 13 98 JOHANNIS DE LOS Frcderici ai Interea dorainus Everardus ad Leodiura rediit, et doniinus Robertus cura tota sua farailia una cura sua uxore a Leodio recessit. Item deciraoseptiraoMartii, inprincipio quadragesimae , novusassaltusfac- tus est per adversariorura insidias tcrapore nocturno ad portam quae dicitur Hocchaport y ubi reliclis ferreis inslrumentis et raaileis, una cura scalis ad in- vadendura studiose ad hoc aptatis , perplexi et exlerriti civitatera adversarii reliquerunt intactara. Dorainus vero Leodiensis , niraiura avidus pro obtinenda civitate, existens facile credulus , cuidam traditori dans fidem, in nocte dorai- nicae Palmarura , putans se nocte navigio per porlicura apud Sanctura Jaco- bura posse intrare, ubi cura venisset et se periculo exposuisset , per latentes pericuium morus jo- ,,....,. _ .... ., bannis de Horn epi«- ibidera msidias per turpera tugani vix niimicorura suorura sangumolentas copi. manusevasit , paucis ibidera interfectis aut subraersis , quorum unus, Jacobus Jacobi veiierou mors, scilieet Veiierou , canonicus Sancti Dionysii , ante ecclesiam Sancti Remigii crudeliter raansit occisus. Dorainus vero Leodiensis sua opinione frustratus, prout potuit, insidiantium manusevasit. Porro non diu postea Rivagienses hincindecirca Mosam habitantes , ob di- Rivagiensium r^mes et lationera pacis atque propter intolerabilera faraera , et , prout dictura est, panis inopiara , irapatientes effecti , praesurapserunt ad favorera doraini Leodiensis conglobati ad portara Avoroti latenter advenire, quo traditorie portara aper- tara tenerent. Sed insidiis hujusmodi corapertis , eorura propositum exstitit impeditum , et insuper duo eodem principales Johannes Reastii et Johan Massalar, côraprehensi vigesirao prirao Maii , in profesto Pentecosles exsti- terunt in Leodio decapilati. Itéra et in Tungri très aut plures, qui dominum Episcopi traduorcs de- episcopura tradere debuissent , ex Francia ejus stipendiarii , doraino Leodiensi farailiariter conjuncti, de traditione deprehensi , decollati sunt , etraerabratim divisi patibulo sunt appensi. Circa haec tempora , cura famés, prout dictura est , totum populum inhumaniter affligeret , in mense Junio , dorainus Leo- collati. 108 JOHANNIS DE LOS tibus. Indacine. Traditio. diensis cum multa potentia Leodienses territurus famelicos, usque ad subur- bium Sanctae Margaretae descendit , iibi noiinullas domus incendio tradi permisit. " luterea ex Francia ducenli équestres vocati ^ in ipso festo Sancti Laurentii occulte in civitalem admissi, ipso code m die apertis portis, quae usque ad prandium clausae tenebantur, usque ad fossata Tungrensia excutientes satis Beiium cum Tungren- acemmc cuoi Tungrcusibus suas portas exeuntibusconfligerecurabant. Verum Johannot Bastardus , Leodiensis capitaneus , conflato exercitu , Lossensem ec- clesiam fossatis et aliis repagulis fortiter munitam facile expugnatara , acceptis obsidibus , quos ad Leodium adduxit , ex muleta et imposita pecunia Lossen- sium praedictis Francis stipendia solvit, et in Franciam abire permisit. Interca treugae, ipso Aegidii festo, prima videlicet Septembris, in Leodio exstiterunt proclamatae. Quo facto, dominica die, quae quarta erat Septembris, a Leodio recessit Jacobus de Croy, antiepiscopus , Francis conjunctus, a communi po- pulo inBnitis malcdictionibus prosecutus. Cum igitur inter partes treugae jam dictae non bene servarentur, et de pace concludenda plures fièrent prorogatio- nes, populus Leodiensis pertaesus, facta occulte conspiratione , per eumdem qui traditionis videbatur esse auctor, carnifex Leu vocatus , forsitan tune tem- poris raagister civium factus , sécréta civium publica sunt facta : quare ad portam Sancti Leonardi, qua in suburbio habitantes apertis portis diluculo in civitatem intromitti debebant, de traditione convicti nonnulli eorum corn- prehensi post perpessas injurias et ludibria non absque multa pecunia vix tandem libertati sunt traditi. Deinde treugis denuo usque festum Barbarae prorogatis , veneruntad Leodium domicellus Robertus , Blius domini Everardi , cum quodam milite ex parte comitisde Nassou , de pace facienda habenscom- missionera , etc. Propler quod plurima sécréta consilia in capitulo Sancti Lam- berti exstiterunt habita. Quibus peractis recesserunt versus Brabantiam. Igitur anno nonagesimo secundo , cum plures apud sanctum Trudonem et apud Trajectum de pace fièrent tractatus, tandem xviii Februarii ilerum sedes ante Diooantum proclamatac suut treugac. Quae tamen non exstiterunt observatae, nam inte- rea dominus Robertus de Esden Dionantum et Cennacum expugnare curabat, sed non praevaluit. His vero diebus , spiritus domini Wilhelmi de Arenberch , dicebatur fréquenter apparere cuidam reclusae apud sanctum Remaclum. Hoc tempore autem dux Gelriae xxi Martii yeniens ex Francia, multa equi- tum comitiva deductus , apud hospitale de Cathena in Leodio hospitatus , ad 1493. et Cennacum. Dax Gelriae. CHRONICON. 109 patriam suam perrexit. Cui dominus de Croy et dominus Robertus facti sunt socii itineris. Deinde xxv Aprilis, ipso videlicet die Paschae, diu exspectata conclusa est P"x»nterepiscopumet j , ' ' * Arenbergenses. pax mter dommum Leodiensem ex una, et dominos Marcha seu Arenberch ex alia partibus. Qui sequenti dominica in octavis Paschae , hinc inde com- paruerunt amicabiliter in campis , ubi invicem convenientes plurima exstitit facta solemnitas gaudiumque magnum. Quare completum est illud prophe- ticum eulogium proverbiorum xvi» : « Cum complacuerit Domino vir ho- mmes inimicosejus adpacem convertit. » Interea vero diabolusinimicus pacis, Sathan stans ex adverso, quod per se ipsum non potuit, per suos satellites ho- mmes pestilentes , ne pax jam conclusa proclamaretur, differre et impedire curavit. Tandem decimo Julii , pax in Tungri primum exstitit proclamata , deinde eodem die in Leodio de sero, cunctis gaudentibus et exultantibus. Episcopu«diuexpuhu. Quo facto, ipso die sancti Jacobi, cum magna pompa et solemnitate dominus Icm?'"" Leodiensis , stipatus multitudine amicorum suorum, praecedentibus ex omni- bus oppidis et castellis in certo numéro viris ad hoc deputatis , pulcherrimo ordine praecedentium et subsequentium , denuo per portam sancti Leonardi in civitatem suam Leodiensem honorifice est receptus atque introductus. Deo gratias. Interea pace jam facta non obstante per filios Belial , quibus pax semper est exosa, latrunculi, in castris commorantes viarum insidiatores , nuUa itinera caiopiae, Maimundarn permiserunt esse tuta. De suis latibulis exeuntes multas praedas et rapinas ^ °^^ incendium. commiserunt. Unde Sebastianus, capitaneus de Montfort , apposuit villam de Galopia comburere cum nonnuUis villulis circumcirca et accepta praeda cap- livos quamplures secum adducendo. Item eodem tempore xxiv Julii , villa de Malmundario una cum ecclesia ibidem combusta est. Atque etiam oppidum de Landen pro magna parte incendio esttraditum. Porro in fine Novembris, per gubernatorem Lucenburgensem , castrum de Monjardin , Ewailgh et plura alia villagia in Ardenna exstiterunt exterminata et igni tradita. Item obsessufti fuit castrum de Longhue , per Limburgenses et Burgundiones. Notandum quod post intronisationem secundariam , prout dictuûi est , do- mini Leodiensis, domicellus Everardus , filius domini Everardi de Arenberch Evcrard constitutus est major villicus Leodiensis, et Gerardus Vvron, factus est / •' ^ ' J 1 «■w».»^» %^ij%, Gerardus Vyron minor subvillicus. Magistri vero civium facti sunt Johannes de Meffîa et Walterus Huvar. us major prae» fectus. praefectus. • in ilinere corne». ses crudeliter convertit , dommo Leodiensi sibi obsequioso factus nocivus et ingratus. Praeterea dominus Leodiensis, injuriarum facile non reminiscens, ad petitionem régis Romanorum ad Trajectum vocatus , comes factus est itineris régi Romanorum , circa carnisprivium prae timoré ducis Geiriae per Aquen- sem urbem ad Coloniam proficiscenti. Ubi dum dominus Leodiensis esset, in spectaculis et hastiludiis ibidem suorum magnum sibi honorera acquisivit, prae cunctis laudatus et comraendatus. Qui mox circa Pascha Leodium re- versus a ministerialibus obtinuit, quod raediante uno floreno annue solvendo omnis extraneus seu forensis absque alicujus contradictione suum posset exer- cere oflficium , quatenus hoc raediante cives in Leodio multiplicari possent. Item in profesto Pentecostes , primus lapis ecclesiae fratrura de Observantia in iniiium observamium Jherusalera positus est, et codera nihilorainus tempore turris seu campanile diûm"" '^" ^*^"" ecclesiae S. Severini erecta fuit. Nempe permissione doraini Leodiensis, dux Willelmus Juliacensis una cum principibus Alemanniae multis expensis castrum de Montfourt latronum lati- Monfort diruitur. I Ad catcem paginae in codice MS. haec ap- « diensis mensurae quatuor vendebatur florenis » poDuntur : « Notandumest, quod hic annus » monetae leodiensis, ibi jam tantum quatuor • adeo exstitit fertilis et copiosam granorum » stuferis Leodiensibus vix tandem venditione » produxit messem (1494) in tantum , quod ubi • expromebalur. * • ante biennium vel triennium unum vas leo- ' , 112 JOHANNIS DE LOS I bulum polenler obsedit , et tandem obsessum obtinuit et oblentum fimditus Mjrwtrt et Bouillon dcstrucrc ciiFavit. TiiRC eliam obtenlum est castrum de Myruart in Ardenna ctpiuniur. ^^ ^^ ducem Luciburgensem una cum Brabantinis sibi adjunctis expugna- lum est castrum de Boulhon et obtentum. Item et castrum de Esden obses- Haj disMDsio. sum est, sed minime exstitit comprehensum. Hac itaque tempestate facta est disHensio in oppido Huyensi inter ecclesiaslicos et cives jurisdictionem volen- les ecclesiasticam infringere. Contra quos interdictum ibidem exstitit execu- tum. Hoc denique tempore in urbe, mense Decembri , Tibris excrevit, et facta est tanta aquarum inundatio qualis per diluvium a tempore Magni Gregorii nequaquam facta fuisse refertur. U96. Anno nonagesimo sexto, dominus Leodiensis, lanquam tutor et principalis Epiwopi inoimeocum gubcmator ducis Philippi , filii Maximiliani régis Romanorum , perrexit cum Mippoproec 10 ^^^^ ^^ Alcmanuiam , ad locum qui dicitur Olmen, cui in subsidium pere- grinationis ejus cives requisiti dederunt xxv*^ florenos aureos , etc. Circa finem Aprilis, una ex quinque turribus ecclesiae Sanctae-Mariae in Sancto-Trudone solotenus eversa cecidit. Deinde ceciderunt aliae turres , successive una post aliam sub quarum quae major erat, quidam senex oppressus mortuus est repertus. Notandum quod in mense Maii vigesimo septimo , de nocte apparuerunt muiti circuli circa lunam , et de mane ad ortum solis usque ad octavam ho- ram de mane, quasi très soles in aëre apparuerunt, quod etiam naluraliter Très ioi« Tempeiui. ficri possc confirmatuF. Item , circa idem tempus, decimooclavo mensis Junii, tanta universaliter subito exort^ est per fulmina , tonitrua et grandines, hor- ribilis tempestas, quod vix raemoria hominum similem aliquando fuisse recor- dabatur. Nam in patria Namurcensi incipiens et totam Hasbaniam devastando pertransiens , usque ad fluvium Rhenum fere perveniens, ad latitudinem plus- quam unius leucae omnem futuram messem absumpsit. Ob quam rem fru- mentum et caetera grana et usui bominum necessaria solito cariora esse coe- MoriEverirdideAren- pcrunl. Dcindc dccimo uouo mensis Junii , cum plurimus ventorum esset fla- tus , dominus Everardus de Arenberch, longo tempore Leodiensis civitatisexis- tens mamburnus seu tutor, in leclo decumbens ultimum suum cihalavit spiritum. Item, hoc tempore, in mense Julio, more consueto, ostensae sunt reli- quiae inColonia, Aquisgrani et Trajecto, etc. Eodem etiam mense, vigesimo Aedificttio domu. Fr.- scxto JuHi , primus lapis domus Fratrum ex Buscoducis ad Leodium venien- tniai. CHRONICON. 113 rejçi tiae. •e P- 1497. tium positus est ^ Quo etiam tempore Scholares reformantur et Wilhelmitae ; novis fratribus adduclis. fratres antiqui propler indisciplinationem eorumdem foras mittuntur. Caelerum in Oclobri veniens ex Hispania filia régis Castiliae phiiippi ducu et m * " rcRis Castiliae du{ nuptui data est archiduci Philippo, filio régis Maximiliani. Anno dehinc nonagesimo septimo, quidam senex quasi sub specie religionis ex Colonia se venisse affîrmans, apud Sanctum Laurentium hospitatus , petens Latrocinium hornbiie. se recipi in familiarem ad braxinam conslituendum , post secundam aut ter- tiam noctem in furto deprehensus ad gradus ecclesiae Sancti Lamberti , com- prehensus in captivitatem est perductus. Qui modico lormento tortus confes- sus est se latronem esse quatuordecim personarum , ac adhuc se secundo videlicet una cum sua uxore dixit se occidisse non minus octo homines. Quare morti adjudicatus , sabbato ante Laetare Jherusalem tractus , prout meruit , ad patibulum , cruribus et brachiis confractis et tandem decollatus , super ro- tam exstitit sublimatus. Notandum quod sexta Augusti celebrala fuit una diaeta in Leodio , et convocatione facta trium statuum patriae , dominus Leo- diensis libenter reduxisset raonetam patriae semper exinanitam ad monetam Brabantiae, prout dudum consuevit, sed quia ipse in hac parte conlradicto- res habuit, saltem ex tune obtinuit, quod unus florenus rhenensisquadraginta stuferos valere deberet et unus postulatus viginti stuferorum esset. Anno MCCCCXCVIII, treugae sunt factae inter ducem Saxoniae et patriam nw. Gelrensem. Ouare veniens dux praetactus coepit molestare patriam Leodien- oax sasoniae infestu» . • •II- ^ civitali exislil. sem ob non solutionem pecuniae sibi olim promissae atque sigiliis nrmatae. Igitur diaeta indicla in oppido Diestensiper concordiam facta, ordinatum est , quod loco viginti milliura dudum duci praedicto promissorum semel solven- dorum, perpetuo singulis annis recipere deberet hereditarie mille florenos de promptioribus. Praeterea ut post unum malum aliud malum ex communi ecclesiarum et magnatum civitatis negligentia succederet , ob non solutionem pensionis cuidam iEgidio Frank, civi Mechliniensi, debitae, post longam alter- interdictum ci»itatif. cationem et tandem appellatione interposita illaque defecta, omnes praelati et magistralus majoresque civitatis Leodiensis ob contumaciam inciderunt in poenas condemnati suspensi a divinis, etc., a feria quarta ante Pascha usque ad mensem Septembrem , donec absolulione apostolica recepta denuo ecclesiae reconciliarentur. Hoc tempore , in dominica vero Palmarum , rex Franciae Ca- i • FrMre» vilae commuais, a Gerardo Magno institutos , auctor intelligit. 15 m 114 JOHANNIS DE LOS I in Dur«n pollet. I Maximilianus in Gel renscs movet. rolus, qui aller pulabatur futurus Martellus ob magnifica Yidelicet opéra quae croi. r^n «or. ïu llalia , iii NcapoUtana regione , slrenue confecerat , subilo mortuus est non sine lolius mundi admiralione. Cui vigesimo seplimo Maii, prima \ideiic6t dominica posl ascensionem Domini , dux Aurelianensis consecralus successit in regnura, circa feslum Johannis Baptistae, in regem Franciae coronatus. Hoc tempore, dominus Leodiensis qui ad peregrinalionem in praecedenti quadragesima in Alemanniam processerat , ad patriam reversus est et ultra modum soleraniler in civitalem suam Leodiensem est susceptus. Item , eo- Mir.c«iis ci.ret «ne dem tcmporc sanctus Evermarus in villa de Rutthis ob nonnulla rairacula iu.E.era..ru.. j^jj^^^j ^^^ jp^^^jj perpetraU , coepit ad suam ecclesiara habere pluriraam hominum peregrinationem et populorum concursum. Sancla uihilominus 8.ncu A«. m.r.cuiis Auua , Virginis Mariae beatissiraa mater, in patria Juliacensi, ubi ad oppidum de Duren ex Maguntina civitate caput ejus per quemdam fuit virum secu- larem et raecbanicum furtive acceptum et inde translatum , crebris claruit rairaculis. Hoc anno rex Romanorum contra patriam seu ducatum Gelrensem expedi- tionem fecit. Item, dominus Leodiensis ob inobedientiam Trajectenses per ecclesiasticas censuras valenter vexavit , et ad obedientiam quantocius venire compulit. Tandem valde honorifice ab ipsis susceptus. Eodem anno, in cras- initium crucferornn. tiuo Magdalcuac, ïd pracscutia domini episcopi primus lapis ecclesiae in Dio- vioietuern"uuct.o. uauto Crucifcrorum positus est. Et in Leodio domus conciiii, videlicel le Violet, erecta est in foro. Apud Leodium, septima Junii, obiit Dominus Barlholo- maeus, abbas monasterii BelU-Redditus, loco cujus in festo divisionis aposto- lorum dominus Goeswinus in abbatem féliciter est consecratus. Anno deinde nonagesimo nono, rex Romanorum Maximilianus, ex Gelria veniens per Trajectum, ivit in Brabantiara. Quo tempore venienles ex parte régis Franciae in Leodium , episcopus Eboracensis et dominus de Gymmel , IriginU equestribus coraitati, de pace inter regem Romanorum et ducem Gel- rensem tractare instanter coeperunt. In Leodio apud coUegium Sancti-Mar- tini filius cujusdam viri , nondum viginti annorum , petens sibi ostendi the- saurum domini sui , fratrem suum se juniorem occidit et occisum sub acervo tritici abscondit. Quod tamen non diu latuit. Quare comprehensus fratricida in sancto ^gidio tanquam latroest decapilatus, cruribus etbrachiis confractis. Deinde in profesto Pascbae atque ipso die Paschalis festi , ultra modum incle- j^pr .bb.i.. subu- mentia aëris facta est cum muita grandinis et ni vis copia. Quo etiam die ab- lensi» mors. 1499. Miserabilis juvenis cu- jusdam decolUtio. CHRONICON. 115 bas Jaspar Stabulensis, qui quinquaginta duobus annis suis confratrîbus non satis vigilanter praefuit , obiit. Obiit etiam hoc die Leodii quidam dives, dic- tus Bartholomaeus, astutus , de vitio feneratorio suspectus. Circa haec tempora Robenus Esden.ii. dominus Robertus de Esden , capitaneus ex parte régis Franciae , cum naulta armata manu Francorum Mosa transmissa ad partes Geiriae pergens , hospi- lium suscepit usque ad suburbia civitatis Leodiensis. Qui reverlens ex Gelria inmense Junio, exegil sibi dari pecuniam a Leodiensibus. Quare indicta diaeta patriae, proposituro est de decem raillibus florenorum solvendis domino Ro- berto praelaclo pro redemptione castri de Stockhem ; item , de subveniendo régi Romanorum contra Swittenses, et item 3°, de moderatione monetae quae in dies apud Leodium more consueto vilescebat. Unde denuo proclama- tum est in festo sancti Lamberli , quod videlicet aureus florenus valere deberel quadraginta stuferos et postulatus sluferos viginti. Hoc nihilominus tempore, venienles ad Leodium ex Colonia honesli viri magistri civium , videlicet cum aliisnobilibus etdoctis personis , honorem praestanles domino Leodiensi maxi- mum , cui propinarunt duas amphoras argenleas deauralas et duas craleras seu cyphos ejusdem maleriae, in quorum singulis ducenli erant floreni aurei rhenenses. Hoc denique tempore dux Geiriae, per Ardennam capiens iler, per- rexit versus regem Franciae. Nolandum quod dominus de Eggremont , domicellus Johannes de Marcha , Nupuae johanni* de pridem electus seu postulatus in episcopum , celebravit nuptias suas. Oclo- bris vigesima subito exortus est venlus validus post raeridiem , et tempestate * exorta combuslae sunt ecclesiae monasteriorum prope Diesl, Everbode et Sancti-Michaëlis in Antwerpia et in Mechlinia dominarum religiosarum . Et Parisiis pons eversus cecidit cum omnibus inhabitantibus. Hinc jam sequitur de nalivilate Chrisli annus MD, quo jubileus felici ordi- natione celebratur annus. Hune praeterea annum sacratissimum , quia misera- lione divina ego in me faustum et favorabilem expertus sum , a portis morlis quippe liberatus , merito felicissimum dixerim et inde mihi valde honoran- dum, amàndum atque colendum. In hoc siquidem anno quomodo peregrina- tio Romae-pedilanim se habuerit non est necesse iis gestis , quae specialiter concemunt hanc nostram lerram , inserere , praesertim cum nostri propositi sit , quod praelibatis breviter paucis ad optatum finem quantocius pervenire valeam , quatenus mihi ipsi infirmitatum molestiis vexato , et fastidiosis lecto- ribus, quibus pauca sufficiunt, videar morem gessisse. ISOO. Jubileum. r:: 116 JOHANNIS DE LOS CHRONICON. 117 Iluytniis combuii- tar. jKobi Mors «lucis Saxoniae. 1501 In hujus igitur anni principio, in sanclorum scilicel Innocentium feslo , thesaurarius seu sacrisla , de nocte factus ebrius , per ignem maie custodituin Ecci«i. beaue M.r.,e lolum clcnadioruin ornaraentorum reliquiarum ecclesiae Bealae Virginis Huyen- sisdilissimumthesaurumdaranabiliterincendiolradidil. Poslea decimo quinto Februarii , dominus Leodiensis in patria Hornensi casirura de Gorne obses- sum facile oblinuit. Item deinde vigesimo oclavo Aprilis, idem dominus Leodiensis, ducenlis equilibus nobiliter comilalus , Coloniara perrexil , super certis druciis inler episcopura Ullrajeclensera et ducera Juliacensem IracUluru» et deposilu- ruft. ser,..ius .hb.. s.nct. In monaslerio Sancti-Jacobi Leodiensis obiit in festo Agapiti venerabilis do- minus abbas Gerardus , cujus loco mox electus est Servatius , vir slatura ma- gnus, ipso die sancti Magni. Nota quod dux Saxoniae circa ista tempora infirmatus diem clausit ex- tremum. Anno MDI , undecimo Februarii , capitaneus de Faranio decapitatus est ob traditionem conceptam , et in foro Leodiensi decapitatus est Frexhe , capiU- neus de Halripen , eadem de causa. Notandum quod hoc anno , ad insUntiam archiducis Philippi, indulgentiae quae anno priore, videlicet jubileo, in Roma exstiterant , ad partes et terras praefati ducis translatae sunt. In terra vero Leodiensi et circumcirca in vestimenlis lineis et peplis mulier- cularum cruces sanguineae apparuerunt ^ Ad quam novitatem quidam juve- nes viri otio vacantes, exciUti quasi in ultionem sanguinisChristi, convenerunt simul numéro fere trecenti. Albis vestiti indumentis, rubea cruce signati , sub capitaneo quem sibi praefecerant , accepta licentia recesserunt a Leodio, quasi contra infidèles pugnaturi. Sed cum minori disciplina per partes Lotharingiae pertransire coepissent retrusi sunt et coacti retrocedere , et inde ab invicem exstiterunt dispersi. Item , hoc tempore ex Iulia ad Leodium venerunt quidam viri in misera- bili specie religionis, capite tonsi et pedibus nudi, solum lineo vestimento vestiti , et veste lumbos praecincti , ferentes suis in manibus ligneas cruces fere ad unius cubiti quantitatem porrecUs. Hi sobrie vivebant pane et aqua » Lib€rlu«,epi>copu»B€rylen»i»etSuffr«ga- bilur : ColUctio de erueibut quae hoc tempore MU» Leodiensis, exaravil opus , quod inscri- o/>/»an»«rM«/, edit. Anlverpiae, iii-fol.,aD. 1501. Apfaritio crncium s«n- guinolenlarum. Viri poeniteoles ex Ita- lia Leodium veniunt. contenti, in stramine dormiebant, multum orabant, et parum aut nihil operis operari videbantur ^ In mense Octobri, abbas Subulensis, nuper poslulatus, primam suam cele- bravit missam in monasterio suo Slabulensi , quo et consecratus est in abba- lem in praesentia domini Leodiensis , et subito facta reformatione , quod praedecessoripsius efficere non potuit, laudemet honorem plurimumsibi con- quisivit. Inde vero dominus episcopus ad Leodium reversus obtinuit a civibus Leodiensibus , quod infra spatium quinque annorum daretur ei xxv^ floreno- rum aureorum summa , pro laboribus et expensis factis in negotiis régis Fran- ciae, ducum Brabantiae et Geiriae. Hoc deniaueanno, archidux Philippus a rese Francorum Parisiis honori- ph.iippu$durapudPa. * ' rr Cl ^ ^ risios tuscipitor. fice fuit susceptus et amicitia confoederatus. Eodem nihilominus anno lalrun- culi ex castello de Montfourt patriae Geirensis exeuntes improvise irruerunt in oppidum de Weert, ipsum devastando et spoliando. Anno MDII, circa veris initium, dominus Leodiensis, accepta licentia , ad Weert capilur. 1502, regem Franciae perrexit, in cujus subsidium concessa fuit ei per patriam ex Episcopus in GaUiam gratia summa decem millium florenorum communium. Notandum quod eo- dem anno , feria quarta post feslum Palmarum , vigesimo tertio Martii , venit Leodium commissarius reverendissimi domini Raymundi cardinalis , sanctis- simi domini papae et sanctae apostolicae sedis legati , qui suam legationem de indulgentiarum commissione publicandarum , prout in Brabantia anno supe- riori declaravit. In die sancti Servatii maxima fuit nivis abundantia , et in die Penthecostes , decimo septimo Maii gelavit , quod gelu interpolatis vicibus du- ravit usque ad duodecimam Junii. Hoc eodem anno post reditum Philippi archiducis ex Hispania , qui non Episcopi Bysumini , ... .,, , .. . mors. sine maxima jactura suorum nobilium illuc perrexerat , omit et maximus con- siliarius ipsius praetacli archiducis , episcopus videlicet Bysuntinus , Leodien- sis ecclesiae pracpositus , in cujus locum postulatus (electus) est filius comitis de Horn. Obiit nihilominus etiam episcopus Cameracensis , filius domini de Bergis. Episcopus cameracen- Item in monasterio Vallis- Sancti -Lamberti dominus Johannes de Hersey nés de Hersey. > Haec inlelligenda sunt de Flagellantium sur un manuscrit de Li Muisis , p. 20 ( Nouv. •ecla , quae pridem in aliis Belgii loci» innolu- mém. de l'académie , tom. X) , et J. J. DeSmet, erat, magnamque tandem induxit consueludi- Corpus Chron. Flandrine, tom. Il, p. 346 et num depravationem. Cfr. de Gerlache , Pfotice seqq. '*.. (1 118 JOHA^NIS DE LOS CHRONICON. 119 1968. io Galliam episcopi profectiu. Seditio X.codii. Simon de Juliaco. Alexandri papae mors , cui succedit Piui III, qui etiam paulo post moritur, cui subro- Ifétur JuUus II. Johannes Dary abbas S. Aegidii niorilur. Johanne* Tirgint. abbas ^ vir bonus et simplex ^ post resignationem dignilatis suae factam ^ debi- litate et senio confractiis , negligenter soins in cubiculo derelictus , dormi- tando ad ig^nem sedens cecidit, unde et igné combustus yitam finivit ob bonae custodiae defectum scilicet. Igilur successu temporis , anno videlicet millesimo quingentesimo tertio, rex Romanornm, comitatus quatuor electoribus imperii, bonoriHcein Mecbliniam estsusceptus. Eodem vero tempore, in raense Martio, dominus Leodiensis jam tertio a rege Franciae vocatus cum nobili apparatu in Franciam perrexit ., du- centis equitibus eum in Franciam deducentibus, cui et rex adhuc in occursum misit ducentos equos regnum Franciae ingredienti. Deinde post multum ho- norem domino episcopo a rege Francoruraexhibilum, ad Leodium estreversus vigesimo primo Maii^proculdubio ultra modura a ciyibushonorabiliter suscep- tus. Diaeta vero patriae, quae tune indicta fuerat, dilata fuit usque ad secun- dam Septembris. Interea in foro Leodiensi per quosdam insolentes facta erat seditio, quae in insula coepit habere initium. Quare aliqui capli sententiam decollationis incurrere meruerunt. Cum autem processio prima , feria sexta mensis Julii , fieri deberet consueto more ad sanctum Leonardum. tanta inun- datio pluviae subito est exorta, quod procedentibus in ecclesiam Sancti Bartho- lomaei intrarenecesse fuit, ubi et magisterSymon de Juliaco, doctortbeologiae, canonicus majoris ecclesiae, praepositus Sancti Dionysii, ad celebrandam mis- sam fuit subrogatus. InAugusto, circafestum Sancti Agapiti, papa Alexander defunctus, loco eu- jus electus est vir bonus et paciBcus cardinalis Senensis Pius III vocitatus , qui non diu supervixit, nam obiitdie sexta post sui coronationem. Cui successit dominus Juiianus , cardinalis Sancti Pétri ad vincula , Julius secundus per synoopam appellatus. Item in monte publico apud Leodium, in monasterio Sancti Aegidii ordinis Sancti Augustini , decimo nono octobris, obiit Johannes Dary, qui sua tenaci- tate et avaritia spatio quadraginta trium annorum , quibus non satis utiliter praefuit, suum conventum tam in spiritualibus quam in temporalibus admo- dum destitutum dereliquit atque désola tum. Huic successit ejus coadjutor dominus Johannes Virgius, desolato monasterio satis necessarius, qui et ipse in festo Sanctae Catherinae apud monasterium Sancti Jacobi Leodiensis in ab- batem fuit consecratus. Deinde dominus Leodiensis, postquain in Trajecto archiduci Philippo et régi Castiliae honorabiliter ex Hispania veoienti occur- 1504. lanim impotitio. rerat , rediens Leodium proposuit in diaeta patriae tune temporis indicta quam- dam mulctam debere imponi super diversis rébus vendibilibus pro exonera- tione debitorum civitatis , quatenus civitas quae nimium debitis gravabatur , citius liberari posset; sed nihil exslitit concessum. Anno millesimo quingentesimo quarto, iterum indicta diaeta patriae , quarta videlicet Januarii , octo fuerunt ordinati viri qui super gabellis de orani re ven- c.beii dibili praeesse deberent, rationem reddituri , quatenus civitas quibus graviter praemebatur debitis citius liberaretur , sed non magnus fructus inde est se- cutus. Anno vero praeUcto, lussis quasi universaliler lam senes quam juvenes intolerabiliter vexabat. Hoc itidem anno, quaedara traditio per sediliosos quos- dam perpetranda Deo disponenle in lucem venit , ob quam rem quidam eorum comprehensi decoUati sunt , quorum capita super portam Avoroti in msula Leodiensi lanceis affixa inaltum sublimata sunt. Décima quarta Maii, in roga- tionibus, per tempeslalem pluviae et grandinis vineae pro magna parte laesae et destructae sunt. Hoc tempore, dominus Henricus de Graus , prior Carthusiensis, obiit. Item Henrjcus de G^us^et , et prior de Cathena dominus Petrus de Picardia defunctus est. Caeterum in defuncti monasterio Sancti Laurentii Leodiensis, in crastino aposlolorum Pelri etPauli, quo dominica erat dies , venerandus pater dominus Bartholomaeus abbas M°j;;^.f •^J';^'°™J';;;;^|;: diem clausit extremum. Cui stalim capellanus ejus dominus Henricus suc- )^l^^^^**' ««-- cessit per canonicam electionem. Verum in profesto apostoli Bartholomaei, de Terr.e motu». iiocte circiter horam undecimam , lerrae motus factus spatio satis brevi , unde ex hujusmodi noviute multi plurimum exstiterunt perplexi atque conlerriti. Eodem anno , in mense Decembri , dominus Leodiensis redemit a domicello Franchijont^ c.sirum Johanne de Marcha dudum obligatum castellum de Franchimont. Exinde anno MDV, dominus Leodiensis , in festo Purificationis, propter infir- iw»». mitatem ex insperatoei advenientera , processioni more consueto interesse non potuit. Circa festum Paschae, cum dominus Leodiensis plussolito se ad devo- tionem disposuisset atque per se ipsura divina officia praeter solitum peragere ordinasset et ea de causa ad Leodium proper^ret, ecce subito contra eum ad valvas ecclesiae mandalum execulum est, quapropter omnibus dimissis pe- dem retorsit , et ad Trajectum reversus est. Aprilis octava , dominus Erardus , Résident.. Er.rdi de protonotarius , filius domini Roberti de Marcha senioris, ad Leodium venit , qui et in crastino in capitulo Sancti-Lamberti praesentatus ad residentiam est admissus. Igilur defuncto superiori anno domino suffraganeo Liberto, suc- V; Vil 120 JOHANiMS DE LOS Arohem capitur. johaones .le Montibus cessit io offîciiim dominiis Johannes de Montibus, doclor et professer sacrae .«ufiraganeus. ... . m ' C ' paginae , qui in profesto Ascensionis dominicae primum ad vesperas ponuhcis exerciiit officium^. Notandum quod ultima Junii , hora quarta de mane, bre^issimus faclus est deniio terrae motus, unius momenti videlicet. Et ia profesto Mariae Magda- lenae, maxiraa tempestate exorta, per pluviam et aquarura abundantiam facto diluvio, maxiiua damna per Hasbaniam sunt secuta , ita quod in Trajecto por- tae et muri a parte Jecorae enormiler sunt eversae atque dejecti. Postea rex Romanorum in Gelria oppidum de Arnera obtinuit. iNihilominus tamen de pace diversi tractatus Bebant. Unde non diu post régi Romanorum per Trajectum ad Brabantiam tendenti dominus Leodiensis in oecursum pro- cedens , spopondit neutralitatem se servaturum inter reges Franciae et Casti- liae, etc. Cum igitur in Leodio dominus episcopus, spe sanitatis recuperandae , hospitium suum apud collegium Sancti-Martini Leodiensis ob aëris temperiem sibi delegisset , ecce subito de nocte , ob malam ignis custodiam , in palatio episcopi una cum pretiosissimis equis slabulum equorura sumptuosissimum combustum est. Unde in die sanctae Catherinae specialis missa pro pace et incolumitate domini episcopi celebrata fuit. Et deinde in oclavis conceptionis beatae Virginis Mariae in diaeta patriae tune indicta , propter quaedam propo- Epiacoput ad Trajec- sita , quac tamcu minime exstiterunt admissa, dominus Leodiensis indignatus, tum proliciscitur. Equi cum stabulo pa lalii comburiinlur. I Ex hoc el aliis chronici nostri locis facile emendari et suppleri poterit Simonis Ernst séries chroDologica et historica suffraganeonim Leo- diensium , aono 1806 typis evulgata. Laudatus scriptor p. 1S5 loquilur de Joanne episcopo Cyrenensi , quero vocal Joannem Bour- geois, et p. 194 mentionem (acit de Joanne epis- copo Cyrenensi , quem vocat Joannem Du Mont : sed ex una eademque persona duos exsculpsisse episcopos suflraganeos equidem arbitrer. Defuncto Liberto, episcopo Berytensi, anoo IS04, successit Joannes Bourgeois de Montibut , vulgo Van Bergen seu Dumont, qui in profesto Ascensionis dominicae, quod anno 1505 erat dies 30 Âprilis, primum pontificalia exercuit, qui- que die 9 Novembris ejusdem anni Âquisgrani consecraTÎt ecclesiam Canonicorum regularinm congregationis Windeshemiensis. Fuerat Lova- nii promotus in Ârlibus e paedagogio Falconis in prima linea septimus , deinde in eodem pae- dagogio philosopbiae professor , et anno 1474, die 28Maii, ad concilium universilatis admissus. Post adeptam lauream docioralem S. Theologiae die 13 Februarii 1479, nominatusS. Theologiae professor ordinarius, el in ecclesia D. Pelri pri- mae fundationis canonicus. Fuit academiae rector electus ultima Augusti 1485, ultima Augusti 1490, et ultima Februarii 1503. A mense Maio 1485 cauonicatum obtinuerat in ecclesia calhe- drali Leodiensi. Postquam episcopalem dignita- tem susceperat , canonicatum Lovaniensem dimi- sil , successorem nactus anno 1506 Joannem Briart Athensem , S. Theologiae doctorem. CHROMCON. 121 cum tamen infirmusesset, quorumdam usus consilio, a Leodio recessit et cum maxima difficultate se ad Trajectum transferri permisit. Unde décima sexta Decembris, cum ipse in extremis laborare coepisset, dominus Jacobus de Croy, cum pulchra comitiva ad Leodium veniens, de successione in episcopa- tum praesumens spe sua fruslratus est. Nam defuncto, decimo octavo Decem- Mors joh.nnjs de Horn bris, domino episcopo Johanne de Horn*, Esau, vir férus et versutus, reproba- lus est benedictione quam non meruit. Amissam eliam suam primogenituram, Jacob supplantante, amisit. Constituto igitur die electionis novi pastoris Leodiensis eeclesiae, factum est quod per favorem amicorum domini protonotarii , Tidelicet Erardi de Marcha, ^-J-./[;„,*;;.t' Deo sic , ut pie creditur , disponente , vir bonus et homo pacis , penultima De- cembris «, dictus dominus Erardus, via Sancli Spiritus, in octogesimum quar- lum Tungrensem et quinquagesimum Leodiensem episcopum postularetur. Ad quam novitalem dominus Jacobus , protonotarius , ad cujus favorem co- mes de Sommay ex parle régis Castiliae interpellaturus apud Leodium véné- rât , spe sua frustralus a Leodio confusus recessit. Porro rex Castiliae Philippus, qui ob electionem novi Leodiensis episcopi noe. suam expeditionem , quam jam denuo in Hispaniam profecturus disposuerat, s^-f^P-/-''-^^^^^ spatio octo dierum suspendere curavit. Qui ut vidit suas preces tempore elec- ni.m. tionis praeUctae nil profecisse, non sine muUorum admiratione, maris peri- culis tempore quo hyemandum erat, uxore sua ipsum ad hoc exhortante, temere se exposuit. Qui statim suae temeritatis improvidentiam infeliciter ex- '^^^-^^^ pertus est, nam exorta mox in mari tempestate, non sine maxima jactura suo- p- m An,ii.m e,ci. rum nobilium thesaurique totius Brabantiae maximi, vix ipse rex maris peri- cula evasit , et tandem prout potuit jactatus procellis ad regnum anglicanum, ubi nequaquam esse voluit, invitus pervenit. A rege itaque Angliae detentus, facile per cambium alterius , qui in odio régis Angliae multo tempore erat , rex Philippus est redemptus et libère abire est permissus. Itaque pro redemp- tione régis Philippi aemulus ille qui de alha rosa dicebatur, cui regnum • Monet FouUonins Hornaeum obiisse die 19 Decembris, quae erat feria sexta quatuor tem- porum. Erfant sane qui Hornaeum mortuum dicunt die 17 ejusdem mensis Decembris, vel mense Januario, ut nonnuUis placuit. 2 Morluo llornaeodie 19 Decembris 1505, non diu, ut aliqui putant, vacavit sedesepiscopalis; nam non multis ab ejus obitu diebus , die scili- cet 30 ejusdem mensis, Erardus Markanus epis- copus poslulatus est, ac deinde ad decimum sextum kalendas Februarias anni 1506 electus, conspirantibus canonicorum omnium votis. 16 lââ JOHANMS DE LOS Mort Pliilippi régis. £rardu5 episcopui m Galliim proliciicitur. Aagliae credilurcompetere, apud Namurcense oppidum delenlus, in potesla- tem Angliae régis est facile datus. Rex autem Philippus per suam uxoreni , ut putalur , dementatus infeliciter tandem ad suum regnum perveniens , eodem anno , terapore \idelicel autura- nali, cunctis stupentibus , cum nisi viginti septem esset annorum , vitam ami- sit et regnum. Inlerea dominus Everardus, postulatus, slatim postquam suis expensis exe- quias sui praedecessoris solemniter apud cathedralem ecclesiam fecisset ce- lebrari, in Franciam profectus, per recommandationeni régis Franciaeobtinuit facile a summo pontifice domino Julio suae electionis confirmationem. Igitur post Pasclia, Leodium festinans, antequam civitatem intraret, apud monaste- Bospitium * epiicopi Hum saucti Laurcnlii bospitatus, ipso die sancti Servatii, quod tune feria quinta ùu"m. ubi .t'crTror". erat , ïu ipsius praelacli monasierii oratorio, \idelicet sanctorum Andreae et Jacobi, ad omnes sacros ordines se ipsum sollicite fecit consecrari. Quo facto, ad oppidum Tungrense, quo olim erat episcopalis sedes, rationabiliter pergens, coo»ecr.i.o tpucopi. iu couvcntu rcgularium canonicoium , die , se in episcopum benedicen- dura studuit promoveri^ Qui sic promotus et dignissime consecratus, in pro- festo sancti Spiritus , Penthecostes \idelicet , in suam cathedralem ecelesiam , maxima pompa praecedente , prout moris est, honorifice est susceptus. Porro in crastino, convocatis cunctis ecclesiis totius Leodiensis civitatis, ad summum altare sancti Lamberti dominus Erardus , novus Leodiensis episcopus , pri- mam suam missam devotissime studuit celebrare atque cantare'. Processione îgitur post missam et omnibus rite completis , ad magnificum decenter para- tum itum est prandium. Deinde intronisatus , prout moris est, per singula sua tam Leodiensis quam Lossensis patriarum oppida studiosissime coepit seduiiu» epiicopi c,rc. insistere reparandis locis et caslris dudum per negligentiam praedecessorum divinum oHtcium. ' Pott canonicam eleclionem , Erartius , ut sacerdotio se praepararet , «ecessil ad monaste- rium S. Laurentii , inJe ail Carthusiam Monlis- ])ei {Mont-Dieu) baud longea Sedaoiodislantem. Inler viae comités, viros probos et sapieotes, quorum consilio uterelur ad excolendam piis co- gitationibus mentem , disponendaque in futurum studia , secum habuit suffraganeum Joannem de Montibus, de quo supra p. liO, not. l,sermoest. Peracto quadragesimali tempore in Carthusia , ad monasterium S. Laurentii rediit , ibiqne sa^ cerdotio insignitus est. Nec mullis post diebus Tungros petiit, et die 2 Mali 1506 in ecclesia Canonicorum Âuguslinianorum episcopalem con- secrationem suscepit. > Die 30 Mali 1506, quae tune incidebat in vigiliam Pentecostes , e Tungris rediens , ipso sacro Pentecostes die primitias Leodii ob- tulit. CHRONICON. 123 suorum collapsis. Nihilominus circa cullum divinum sedulus minisler exis- tens, nam per ipsum, quod praedecessores per vicarium faciebant, hilariter saepissime , solemniter in cathedrali , sive eliam alibi convenienter , celebravit missarum officium atque sacros dignabatur conferre ordines , consecrare ec- clesias, benedictionis munus exhibere praelatis, et quod silendum non est, nemini onerosus omnia. prout apostolicum virum decet, se et sua pelentibus etiam saepe ultroneus et non requisitus gratis impendens , verum sua sociali- vinutes episcopi. tate qua valde \igebat cunctis factus familiaris, communiter omnes cum ipso causam habentes in sui amorem favorabiliter traxit. Denique facundus Talde prose oratore non indigens, memoria praecipuus, tribus idiomalibus apprime instructus, blandus et amicabilis, communis, nequaquam singularitate no- tatus, statura procerus, \uhu jucundus, dignum ac meluendum se princi- pem exhibens, nullum aculeum exerens, plus verborum auctoritale quam quidam alii principes minus discreti gladii terrore efficiens. Et quidem quia nemo per omnia perfeclus plus justo indulgebal malignis, facile nirais jusli- tiae parcens, malevolis digne morte plectendis parcebat. Omnem pompam circa curiam suam am-pufabat, simplicem slatum tenendo, parcus in victu, suf- ficiens tamen sibi et suis. Avarus suo modo, pecuniarum cupidus, quastamen non tam sibi quam ad usum aliorum utiliter coacervabat; nam piis locis et religiosis libentissime subvenire manu adjutrici consuevit , ad ecclesias repa- randas seu nova aediticia erigenda, sollicite excitare curabat, et petentibus assislentiam sibi fieri non facile aliquid denegabat. Preterea castrum Huyensis oppidi jam totum ruinosum raagnopere mox cstr. «uyens. rep.- erigere curavit, et eo décore, prout haclenus cernitur, magnifiée vestire properavit. Similiter caslrum de Franchimont, de Slockhem, atque D^o- c«.»^ Fr.nc^^^^^^^^^ nantense castellum ad incomparabilem , non tam decorem quam necessariam teose .epar.„tur fortificationem . per praetactum dominum Erardum, Leodiensem episco- pum, utiliter pervenerunt. Hoc nihilominus anno, INovembris xviiS defuncto domino Servatio , abbate sancti Jacobi Leodiensis , elpctum recenter domi- num Johknnem , in successorem defuncti favorabiliter mox confirmavit , et in contradictores praetaclae electionis per censuras aliasque poenas acriter processit. Sequenti vero anno , qui millesimus quingentesimus erat et septimus , Jo- »07. bannes praetactus apostolica confirmatione, consecutus per praelibatum do- couSr^^ ^oi^n^ minum Erardum episcopum , in dedicaUone ecclesiae fratrum de Jherusalem, b,us s. j.cob.. ^ 124 JOHANiMS DE LOS quam ipse per semetipsuai dedicare diynalus est , honorabililer est in abba- lem ecclesiae sancti Jacobi consecralus. Porro eodein lempore , dominus episcopus curavit sollicite reformare coe- nobium sancti Huberti in Andagio Ardennae, ad quod negotium perficienduiii missis nonnullis officialibus suis et praelatis una cura domino Henrico , ab- bate sancti Laurentii , non satis prosperum sortitus est efiFeclum. Igitur circa Pascha, dominus episcopus monasterium sancti Laurentii frequentans, obtinuit joi..nn«deLoip.cior g^ practacto abbatc , quod sibi ad modicum spatium frater Johannes de Los, monachus suus , picturis qualitercumque assuetus, concedi deberet, quatenus in Huyensi Castro capella sanctorum Cosraae et Damiani , per ipsum depingi posset picturisque decorari. Quod et factura est, licet ad hoc pluriraura fratre Johanne praedicto renilente. Er.rHu, ep..rop.t«m Inlcrea dominus episcopus, circa festum Johannis Baptistae, in Franciam c.rnoun«>«oi.un«t. ^^^^^^-^ ^ acceptuFUs possessioucm episcopatus Carnotensis, quem ei rex Fran- ciae a suramo pontifipe dandum procuraverat. Domino igitur episcopo toto residuo hujus anni in Francia moram faciente, ecce frater ipsius, dominus vi- »ob«rius Esdenm Gel. delicet Robcrtus dc Esden, capitaneus raagnus et plurimum formidatus, drosubvent ^.^^ ^^^^ Augusli , cx parte régis Franciae exercitum, prout ferebatur, quinque raillium tam equestrium quam equitum duxit per patriam Leodien- sem in auxilium ducis Gelriae qui a Brabanlinis plurimum \exabatur. Quare contigit conglobata multiludine armalorum, circa finem Septembris, ipsum ducem per rapinas et incendia partes Brabantiae invadere, et combusto oppido H.i« comburitur, et dc Halcn , cum Hounullis aliis villagiis, ipso die sancti Michaelis, resistentibus ""^ Thenensibus, polenter ipsum oppidum Thenense invasum , compluribus ibi- dem occisis , victoriose obtinuit , et fere decem aut duodecim diebus ibidem perseverando permansit. In cujus memoriara, ego qui tune temporis in Huyensi Castro exulabam, pro data in posterum invenienda hune subjectum versicu- lum inter pingendum dictare curabam : * aCCIpIt'ILLa thenIs geLeensIs gens MICuabLIs. Thenae capiantur. Dux igitur Gelriae, multa praeda diutus, ad patriam suam inoffensus reces- sit; sedet, duce domino Roberto, Francorum exercitus in Franciam perrexil. Siquidem, prout sapiens dicit : « Ante ruinam exaltabiturcor, » ne in infinitum Franci vanede Victoria habiU gloriarentur , necesse erateos ahquatenus hu- CHRONICON. 125 rris apud S. Marlinum. 1508. miliari , pout subsequitur. Sane ii , qui Gelrensera ducem in suam patriam ex Brabantiae victoria inoffense reduxerant, in suam patriam , Franciae videlicet, cupientes redire , inimicorum suorum insidias non praecaventes ceciderunl incaute in laqueum. Nam hospiuti in Andagio, ubi coenobium sancti Huberti célèbre habetur, média nocte ex improviso per adversarios in sylvis latitantes exstiterunt circurasepti , nimirum tanquam securi in lectulis sese coUocantes. Quare paucis inlerfectis plures, prout poterant, eques adventantes, pedes gau- denler evadere curaverunl, non absque confusione totius regni Franciae. Igitur spoliis ditati Francorum , Burgundiones non parvam materiam sibi sumpserunt contra suos adversarios insultandi, cantilenas et carmina m si- gnum victoriae conficientes. Porro apud Leodium , hoc eodem anno , ex ordinatione domini episcopi Erardi extra portam Sancti Martini posita sunt fundamenta turris magnae Erccio^.u pro defensatione suburbii vici Sancti-Laurentii. Anno igitur sequenti MDVIII , dominus Erardus, Leodiensis episcopus, accepU nihilominus possessione Carnotensis episcopatus, post Pascha ex Fran- «ed.t ep.scopu. Leo- cia ad Leodium reversus, nonnulla pacem concernentia coepit salubriter ordi- nare , et circa locorum fortium oppidorumque et castellorum reparationes diligenter insistere, seseque tolaliter pro patriae defensione animose satis exhibere. Et ubicuinque aliquara discordiam formidab-t, in congregationibus tam religiosorum quam secularium , oporlune studebat accurrere. Igitur tune temporis hospiUtus ad aliquot temporis spatium apud monastermra Belli-Re- ditus , in Leodio contigit dominum Henricum de Orey, abbatem Sancti Lau- Mor, He«nci orey. renlii', in profesto sancti Jacobi apostoli , vigesimo quinto videlicet mensis Juhi ex insperato diem claudere extremum , cujus obitu audito, doramus episcopus amare flevisse dicebatur , nimirum cum annorum vinculo eidem domino Henrico rationabiliter adstrictus videbatur. In crastmo vero idem praefatus dominus episcopus , futuri abbatis electioni interesse volens , cunc- tis ad electionem adventantibus excluais , solus cum paucis praelatis intromis- 8U8 una cum nonnullis aliis senioribus religiosis fratribus corapromissarius deputatus Johannem de Los in abbatem, Deo providente, fehciter eligere .oh.no«ae^Losbu.^^^^ curavit. Qua electione de mane in ipso festo sancti Jacobi apud Sanctum h., s. Laurent.. Laurentiura celebrata, dominus episcopus ad civitatem maturius accessit, suasurus de magistris civium necessariis assuraendis. Praeterea ordinati tune exstiterunt magister Bartholomaeus et Gerardus t 51 126 JOHANINIS DE LOS CHRONICON. 127 *^*'^*cr«c ""'"' ^eron. Sub quorum ordinalionis tempore, contigit dominum cardinalem Sanc- tae Crucis ex Brabantia Lcodium adventarc, qui ia profeslo sanctorum apos- lolorum Symonis et Judae honorificesusceplus, post triduanam pernoclionem in Leodio factam , soleraniter deduclus ad Aquisgrani ac deinde per Aleman- niam ad Roniam processit. Cujus legatio cum apud dominum apostolicum , Julium videlicet secundum , non parum fuisset suspecta, et hic praefalus legatus aliquid nocui sedi apostolicae forsitan contrariura moliretur , scisma- tis facile seminarium contingere coepit. Hoc itidem tempore, apud Tornacensem civitatem per industriam Rotoma- gensis archiepiscopi , dominus cardinalis Bernardinus legatus a latere auctori- ''TonoficeT M^xir ^^^^ ^"™»n» poutificis opus optimum et toti mundo necessarium confecit. Nam r;?mG-Sl!""'" confoederatio , liga sive concordia facta est ibidem inter dommum papam Ju- lium , dominum Maximilianum imperatorera et dominum Ludovicum , regera Franciae; quorum confoederatio toti christianitati infinitura subito attulit gaudium et laetitiae materiam , sed et crucis Christi inimicis horrorem et mentis hebetudinem. Mox vero post hanc praetactam orbis principum con- foederationem publicalam , depositis non tam armisquam animis Geirensium , pax opportune est subsecuta , circa médium mensis Decembris cum magno gaudio proclamata. Anno interea MDIX, dominus Leodiensis praeparavit se ad eundum denuo ad regnum Franciae, imo ad suum episcopatum Carnotensem revisendum âc 's *'Hiero! ^^^^ «ccessario praesentandum ; sed antequam hoc fieret , Leodii existens eccle- siam fratrum in Insula per se ipsum dominica die, qua festum sancUe Agnetis erat, consecrare curavit, in cujus consécration is solemnitate etiam electum monaslerii Sancti Laurentii benedicere disposuit. Cujus tamen consecrationem necessariodifferre habuit ob confirmationis suarum buliarum carentiam, quae penultima Januarii subito ex Mechlinia allatae domino Leodiensi subito post meridiem exstiterunt praesentatae. Igitur in crastino, die Mercurii, uhima videlicet Januarii , qua dies natalis ipsius electi ( aetatis tune quippe quinqua- ginta annorum) celebris haberetur, dominus episcopus per semetipsum di- gnatus est propere huic electo praetacto munus benediclionis impendere et joh.nnis] "s 130 JOHANNIS DE LOS Ruina cbori apudS. Ja- 'cobum. laleri principis adhaerenles dura necessarium foret, et alii ad satisfacien- dum populo ad computationes et rationes reddendas certo et determinato lempore insistere possent. Haec autem cura in principio satis ardenter fieri Yidebantur, et successu temporis more consueto lentescereat , et inde po- pulus facile grunire * coepissel , dominus episcopus ex murmure concitatus semper cupiens murmuriosum populum sedare et ad quietudinem sollicite reducere, et ob hoc nonnunquam per siD(yulorum mioisteriorum caméras circuiret, conligit ipsum ullima Junii , dum cameram drappariorum visi- Epiicopuidumcompo- tasset, descendeutem de fj^radibus cadere, et sraviter circa p-eoua. crure a nerecivestuniultuan- i* i -i • • • U U " t^^siudet, crus sibi naturali loco tibiae divulso, laedi ac exinde enormiler ioBrmari. Propter quod fere duorum mensium spatio lectulo decumbeus, tandem medicorum industria adjutus, pulcherrimum patientiae exemplum cunctis suis subjectis seipsum exhibuit. Eodem vero die eademque fere hora qua , prout praelibatum est, dominus episcopus de gradibus cadens laesus est , apud monasterium sancti Jacobi Leodiensis, lapidea presbyterii celatoria multo terapore senio dissoluta in terram corruit, et fracto pavimento chori circa summum altare per suum casum im- maniter per fractam aperturam super sepulturam domini episcopi Baldrici , subtus in crypta sepulti , cecidit. Sed et in choro marmoream tabulam seu altaris mensam , multo pretio aestimatam , dissipando in raultis frustis com- minutam , irrecuperabiliter confregit. Quae res cunctos conspicientes in admi- rationem et sluporem convertit , partim causa existens doloris , ob \idelicet damnum subito illatum, et partim causa exstans laetitiae, pro eo scilicet quod cum hora esset circiter oclava ante meridiem, nemo ex praetacta ruina , ne dicam oppressus morluus , sed nec in aliquo saltem laesus fuit repertus. Verum hoc anno nec non et duobus annis praecedentibus , dominus Johan- nes , abbas sancti Jacobi , ad magna se accingens magnanimiter, fere a centum annis opus novi chori dudum inceptum et multo tempore intermissum per- ficere curavit, et in dies, prout cernitur, ad consummationem ipsius studiose insistendo sese utiliter exhibere non pertimuit. Hoc vero anno, circa initium mensis Junii , ob defectionem Swittensium at- que eorum fidem non satis bene erga regem Francorum serratam in Italia , non longe a Mediolanensi urbe Francigenarum maxima exstitit multitudo Johanoet abbas S. Ja- cobi choruin exaedi- ficat. HeUetii regcm Galliae produol loimicii. ï Gmnnire, murmurare porcorum more {Groigner). CHRONICON 131 prostrata. Quae res regno Franciae plurimam intulit confusionem et doloris raateriam. Praeterea ut liberius rex Angliae sese intérim regno Franciae infun- deret, mediante favore Brabanlinorum , quos sibi in auxilium vocare procu- ravit , treugis jam datis inter ducem Gelriae et Burgundionum ducem , Carolura videlicet, adhuc ob aetatis defectum sub tuloribus et actoribus degentem, rex Henricus Antrliae finlerfecto et decollato iam illo qui de Alba BeUum imer reges An- " . . u V .1 gliae et Galliae. rosa dicebatur, cui jure successionis ipsum regnum Anglicanum putabatur competere) e vagina suae crudelis dominationis exiens, cum immensa copia armatorum transito mare, terminos Franciae coepit occupando potenter inva- dere, et passim contra se resistentes subjugando in deditionem facile reci- pere. Quare accidit, quod cum aliquandiu civitatem Morinensem obsedisset, Mormense «cidium. et contra eam immanissime die ac nocle terribilibus bombardorum instru- menlis pugnavisset, perplexos ac perterritos raox facile in deditionem com- pulit, et in suî potestalem quantocius redegit. Quam ingressus, non satis bene fide servata, totaliter igni concremandam crudeliter decrevit. Quo per- petrato facinore, etiam Tornacensem civitatem aggressus post non diutinam Tomacum capitur. obsidionem , salvis corporibus et civium substantia , sibi deditam statim abs- que magno obstaculo possidere coepit, eamque ex Francorum dominio eripere curavit. Denique , quod praelergrediendum non aestimo , hoc eodem anno , in qua- dragesima tamen praecedente , dominus Julius papa facile infirmatus morta- juHî pontifias mor$. litatis tunica se exuens diem clausit cxtremum. Quo mox defuncto, dominus Laurentius de Medicis cardinalis , Deo disponenle, tanquam ex insperato con- corditer in papam est electus, et Léo decimus exstitit appellatus. Hic vir bo- lco summus ponufex. nus et pacificus quieti se tradens, Christianorum reges et principes, quantum in se fuit, ad pacem et concordiam concitare opportune curavit, pro ecclesiae defensione fideliter sese exhibendo. Igitur sequenli anno, qui millesimus quingentesimus decimus quartus com- nu. putatur, defuncto abbate Vallis Sancti Lamberti in Leodio, dominus episcopus apud Sanctum Jacobum in insula Leodiensi, feria tertia post dominicam Pal- marum , consecrare studuit per se ipsum dominum Johannem electum in ab- batem monasterii Vallis Sancti Lamberti. Dominus vero episcopus, peractis joLannes abba$ v.iiis festis Paschalibus, post diaelam lentam quae jam fuerat in quadragesima prae- cedente , ob quamdam diflFerentiam quae fuerat inter ipsum et canonicos ec- clesiae majoris , de celebrando videlicet festo translationis Sancti Lamberti , lur Erardi praesuiis lu Galliam. 'il 132 JOHANNIS DE LOS CHRONICON. cujus ecclesiam jam tune pretiosissimià tapetiis recenter ornayerat, leviter occasione accepta, et praecipue propter causas necessarias ad regem vocatus , in Franciam se transtulit, ubi in regia curia favore et honore maximis prose- cutus, per ipsum regem mox ad majora digne sublimandus, cunctis se no- bilem , amabilem et magnanimem viruua exhibuit atque exhibere opportune curavit. EXPLICIT CHRONICON JOUANNIS DE LOS ^ ABBATIS S. LAURENTU. HENRICI DE MERICA , COENORII BETHLEE9IITICI PROPE LOVANIUM PRIORIS, COMPENDIOSA HISTORIA DE CLADIBUS LEODIENSIUM ; EX COD. HS. BIBLIOTHECAB EEGIAE BRCXKLLE?(SIS. Il '4 \\x^\vv\vv\\vvvvvvvvvv\l\\vv\v\v\\^l^^l\^lvvvvv\\^^\vvv\v\^lv^^ INCIPIT PROLOGUS IN COMPENDIOSAM HISTORIAM DE CLADIBUS LEODIENSIUM, FACTAM ANNO 1469. Petit a parvitate mea fraternitas tua , Charissime Supprior, de iis malis quae super Leodienses noviter emerserunt , ad Dei laudem quidpiara litteris com- mendare *. Neque enira res lalis est nostris sub oculis nuperrime factitata. quam non liceat, non expédiât, non deceat per litterarum monumenta pos- teritatis niemoriae relinqui. Sed ut verum fatear, de Leodiensium recenti clade, miserabili strage , peremptoria desolatione , si quis forte scribere vellet, ingenti volumine, summo ingenio, ferventissimo studio, plurimo otio opus esset, quodque digne perficere mei ingenioli sine dubio facultatem excederet, nec mei status humili proposito conveniret ; siquidem in domo mentis meae non est panis vitae et intellectus , raeumque potius esset in angulo monasterii * Monasterii Belhleemilici Prior seu superior acli , confugeraDl. Licuit ilaque Henrico de Me- eral auctor. Ad hoc monasterium , uti eliam ad rica rerum hoc tempore Leodii gestarum serieni alia civitatis Lovanieusis coenobia et collegia, ab oculalis testibus plenissime percipere. Cfr. plures e clero Leodiensi, bellorum calamitate praefat. §. II. t m 136 PROLOGUS. V\\\'V\iVVV\V\.V\VVV\\\V\\VVW\\\'V\\\VVWW\\\\WV ,^\w\\^\'vv\lv^^^\^'v\'^fvv\^^'wv\^^^.^^^'v\^v\^\^\^'v^ mea meorumque peccata deplangere, quam novis gestis conscribcndis dili- [Tcntiam adhibere. Nihilominus el hoc adjiciendum , quod pauca admoduin de plurimis mihi comperla sinl, qiiae tamen reoreo viciniora esse vero, quo magis magisque divul^rata in piiblico. Ut tamen pro velle tuo et pro posse meo, Deo donante^ aliquid faciam, totius origincm mali seriemque gestac rei suinma breviiate contexam. COMPENDIOSA HISTORU DE CL4DIBUS LEODIENSIUM »«9 Hoc circa Leodien- sem episcopura et familiares suos manifeste videmus implelum. Qui post tan- tam populi slragem et civitatis deslructionem , non ipsi cautius negotian et sollicilius vilam insliluere salagebant ; sed nimiara sibi securilalem promitle- bant pacala omnia arbilrali. Unde jocis intenli , comessalionibus dediti , mapis deleclabaniur audire symplioniam et choros , vocemque canlanlium alque ludenlium pro inani laelilia, quam collisionera armorum strepilumque virorum fortium pro civilalis sollicita cuslodia. Et quia in die bonorum ma- loruni immemoies eranl , fulura non prospicientes , conligit justo Dei judicio , ut exlrema gaudii hujuscemodi Inclus occuparel. Siquidem in profeslo nati- vilalis Virginis gloriosae, virorum Belial cuneus ingens, grandi cum slrepilu et nonnullis capilaneis , Leodium inlroivit. Quorum ad inlroïtum eranl amici episcopi nimiruui nimium conslei nali , volentes quidem sed non valenles re- sislere et impedire rei subilam novitatem. Applaudebanl alii , et per lacitur- nilalem alque dissimulalionem quamdam, quod fiebat, videbanturapprobare. Vultrare proverbium est : Qmtacet, consenttre videtur. Heu! Heu! Res haec civitatis ipsius causa excidii fuit, populoque inlerilum atlulit. Illi ilaque in- pressi mox fortunam régis vociferalione conclamant, dicentes : Vivat rex! Vivat rex ! in vilipendium ducis. Primoque impelu irruunt in militera quem- dam , quem vicarium pro se reliquerat dominus de Hymberli-curia , cum sequeretur ducem eunlem in regem , illumque trucidant. Alios aufugere ten- tantes , alios arma capienles inlerimunl; sicque civilalis exitus per vigilem cuslodiam observant, ut nec exire , necintrare cuique liberum fueril. Demum lepem novam insliluunl, pacta solvunt, domos irrumpunl, spolia ducunt , mulclam ad opus ducis lerrae impositam inlerdicunt. Et ex parte episcopi pluies in periculo capilis sui clam aufugientes Trajectum tendunt, quorum raulli in ipso ilinere morlem , quam quaerebanl evadere . invenerunt. Inter quos et magisler Johannes Bau , vir mililaris, licentialus in ulroque jure , presbvter et canonicus ad sanctum Lambertum, erat, qui ea solum de causa i 172 HENRICI DE MERICA qiiod clam diffugerct, juxta villam domini de Nassou, dictam Heeislal, a viris Reliai criideliler inleremplus est. Qiiomodo coiimiuni plebi parcere ac- quiescèrent, quaiido in viruin celcbieni lyiannidem exercebant? Si in viridi ligno talia praesumeie ausi sunt , in arido (|uid feceriinl ? Fucrat Leodii , paucos ante dies quani veniient viri Reliai , episcopus ipsc cum suis , uiagis inlentus dies festos agere , quam sollicitus super civitatis provida custodia cojrilare. Inde Trajecti se recepit, et solatium omnesubiraliens, amicos, qui Leodii erant, magno in discrimine dereliquit. CAPUT XXVIII. Q^iod episcopus cum suis, a viris Belial captas , Leodium perductut sit. Quamobrem episcopus amicos convocat , vires instaurai , colligit cuneum arniatorum, tristis tristes mittil duci litteras in Franciaconstituto. necessitalem exponit, praesidia petit, que civitatem suam rccuperare et se de transgres- soribus vindicare valeal. At ille quamquam de negligentia et incuria culpassel istum, assistentiam tamen offert, transmitlens ei in adjutorium a lateresuo nobiles potentesque barones de Himberti-curia , de Bcrgis , de Hamalia , vi- rosque generosos cum illis non paucos : seque in brevi venturum personaliter cum universo exercitu pollicetur. Convenerunt igitur hinc cl hinc in l'un- grensi oppido, et, quasi jam habita Victoria de hostibus csset, et ad vola cuucta cessissenl , minus solliciti , niinis securi dies festos agunt ibi : homines inerraes aggredi pro niliilo arbitrati. Celebrantur ludi , chorcae ducuntur, vox laetitiae ubique resoiiat, tanguntur signa turrium cum modulamine, ut in festis solemnibus fieri solet. Sedent in vioo exploratores : non ordinantur nocturnae vigiliae super custodia oppidi , quod portis caruit , propugnacula non habuil, muros aniisit. Non invocatur Deus venire in adjutorium , quam- quam concernât causa ipsa honorem suum. Tanta in viribus propriis fiducia eral , ut a Deo prosperitalem exspectare et sperare salutcm , non necessarium , imo superfluum videretur. Nullus eis Ireraor de habenda Victoria ; timoromnis erat de céleri hoslium fuga. Itaque jocis, ludis, conviviis, specUculis fatigaU, omnes inlempesUe noctis silenUo cubilia petierunt , verbi sapienlis maie mel DE CLADIBUS LEODIENSIUM. 173 I mores, qui quemque nostrum solerter admonet dicens : « Ante penculum co- mta de periculo. » Et eccc ingrediuntur Tungrense oppidum v.r. Bel.al per "urmas suas: hospilia elepiscopi et suorum mox quaerunt et mven.unt. Jam ubi plausus, ibi planclus ; ubi risus, ibi metus ; ubi gaudmm , .b. dolor ; ubi irepudium, ibi moeror. Sane nonnulli , illorum cognita praesentia , se- .ninudi celeriler aufugerunt , relinquenles equos suos et sarc.nulas suas di- replioni atque praedae. Capli sunl alii , et nihilominus abire permiss., de redeundo cerlo die juramenlo facto . quod impleri menti non erat. Fuerunt cl plerique interfecti , in quos invidiae dénies magis exacuerant , ulputa do- minus Johannes Tsereyn miles et nonnulli alii. El invenlo magistro Roberlo : .. Ecce, inquiunl, ecce trufalor isle ; omnium causa raalorum est. ,. Quem unus eorum percussilfundibula, undeel vila sua amarior morte facla est. Ep.sco- p„. aulem cum audissct quod ficbat, exiliens de leclo, moerens et ejulans, nuo se verleret cl quid agerel ignorabat. Usus aulem consilio eorum qu. apud se eranl. aperU camerae fenestra pro foribus, in plalea slantes v.ros Belial auclorilate vocis inlerrogal : « Quinam eslis vos ? Quid quaer.l.s ?» Al .11. : „ Subdili . inquiu.H , lui sumus , exulcs et proscripli , illuslr.ss.me dom.ne, quidquid alias dcliquerimus emenda.e parali. Obsecramus aulem clemenUam luam : converle judiciu.n in misericordiam , et pe.miltenos de caelero bene apere volentes, reddi facullalibus noslris , uxoribus et am.c.s. .. Iron.ce loque- banlur. Aliud enim dicebant ore , aliud mente versabant. De correcl.one mo- rum novissima illis cogitalio erat. Omnc studium versabant circa v.ndictam de advcsariis capiendam. « Rogan.us, aiunl araplius , lua meluenda dom.na- lio una nobiscum ad Leodium usquc lendat. El nobis proder.l, el le m.mrae poenilebil ; nara erunl , le praesenle , prava in directa , et aspera m vas pla- nas .. Quid agcet episcopus in hoc rerum cardine conslilulus? Anx.alus erat .n eo spinlus ejus ; quocumque se verleret, dolorem inveniebat. Non erat e. locus aufugiendi, non spalium deliberandi , non polenUa res.slend.. Unde oecessilate compulsus descendit , el nil raali passus cura illis Leod.um expe- liil Ubi dum venissel ho.no caplivus, graliose quidera a cap.lane.s v.rorum Belial IracUlus est; sed habere liberlalem sUndi , ambulandi et fac.end. quae vellel, perraissus non est. Cum aulem legalus , increscenle rumore , v.ros Belial ante fores hospilii sui ad capiendum eum slare didicisset , excuUens se cilo de leclo , apertiscamcae fenestris , convertit se ad illos. Videres hora.nem pavidum el Iremenlem scalpere pedibus, supplices atlollere palmas , molu t » -■I' 174 HE^RICI DE MERICA mslabili corpus agilare, alla voce clamare, et sine cessatione dicere : «Legaïus ego sum : legalus ego sum. » Nihilominus captus , et una cum episcopo Leo- dium usque perduclus. loventus est etiam Tungris dominus Guido de Him- berti-curia, vir saevus, qui pro crudelitate nimia ita populo odiosus erat , utdentibus fremerent in eum. Volebant hune viri Belial vinctum pioducerJ Leodium. At ille lenitens dicebat se polius caput suum exponere gladio , quam vinctum praesentari Leodiensi populo. Sciebat se enim indubilanler' si Leodii essel , non simplici morte finiendum , sed varia excepturum gênera raortis. Diraissus autem est ab eis, praestito juramento quod, constituto die, quasi caplivus homo rediret, et bonam pacem communi populo terrae apud ducem efficaciter procuraret. Praeterea , ad requestam episcopi , miscrunt Tungris pro magistro Roberto graviter vulnerato, quia volebat eum videre vi- vum. Quem imposilum vehiculo in itinere trucidarunt , ante conspectum episcopi mortuum offerenles, et afflicto aftlictionem addentes. Siquidem re- quieverant viscera episcopi super illum , apud cujus celsitudinem mapister Robertus summum locum gratiae oblinebat, adeo ut secundus in auctoritate post episcopum haberetur. Mala tamen fama volabat de eo , et vitae non com naendabilis esse censebatur. Plane de eo quod factum est, oppidi Tungrensis incolae proditionis suspecli sunl. Quapropter per satellites ducis , quadam die fori , dum grandis populus confluxisset , variam supellectilem venalem affe- rens, totum oppidum omnibus bonis in eo reperlis funditus spoliatum est divitum et pauperum , noxiorum et simpliciura nulla habita discretione. Idem ipsum oppidum ea de re proposuerant quidem voracibus flammis dare: de- sistebant tamen, facta Guidoni de Himberti-curia promissione duorum millium Horenorum, ad cerlos terminos procedenti tempore solvendorum. CAPUT XXIX. De cofiflictu inter dominum dk Ravesteyn et Leodienses , eommque f^vga. I^tur expeditis negotiis in Francia, dux ex iis quae per Leodienses fieri videbat accensus animo , remeare coepit, et ad Leodium convertere faciem suam, statuens firmiter illud funditus everlere, et ponere ut acervum lapi- DE CLADIBUS LEODIENSIUM. 175 dum. El rex , relicto exercitu suo, non rogatus a duce , sed sponte semet m- rerens, veniebat cum eo eadem mente, nec dissimili voluntate. Praemisit autem dux ante se dominum de Ravesteyn, qui cum phalanga sua juxta di- ruta moenia civitatis caslramelatus est. Cumque silentium tenerent omnia, quae in civilate erant, nec campanae quidem sonilus audiretur, suspicati sunl qui cum domino de Ravesteyn erant, Leodienses omnes prae timoré hostium imminentium cessisse loco suo , et desperalione victos miisse fugam. Unde quamplures, armis depositis, sarmenta colligere coeperunl, et rogos prae nimio algore componere. Pergebant et alii pro pabulis jumenlorum vi- iaeque necessariis , longius sese ab exercitu secernenles. Quod ubi per explo- ratores in civitale coraperlum est, convocalis optimatibus et magistratibus civiUtis, episcopussuasit, pro bono civitalis, ut videlicet ipse laxatus a cap- tivitate libère abire permilterelur , promiltens et promiltendo jurans quod pro pace apud ducem nepotem suum fidelissime laboraret. Tum secundo ut m ducis populum nequaquam arma sumenles exirent, scientes mdubie quod, si in civilate quiète manerenl, ultra ullam veniam invenire possent ; sm autem , imporlabile judicium suslinerenl. Et quidem in oculis plunmorum quibus eral mens sanior , sermo hic bonus visus est. Al viri Belial cum ignobili vulgo nolenles cedere, et credere dedignanles, eligebanl insidiose hosles impetere, quos incautos praesumebant decipere et victoriam reporlare. llaque qui pu- tabanlur fugisse, ecce coram oculis sunl, et super incautos repente irruunt in mulliludine magna, et gravissimu^ confliclus exoritur. Resistere vinlil^r de populo ducis nonnulli malebant, quam lurpiter aufugere, et, quia mer- mes cadebanl in ore gladii nedum plebei et vulgares, quin etiam m.l.tares etnobiles. Nec mirum. Yarius est enim evenlus belli, et nunc hune, nunc illum consumit gladius. Plerique ad tempus dorsa praebuere , donec armis nrotecli ad pugnandum idonei redderenlur. Fortissimos quoque milites su- bita bella conturbant , et ante coguntur fugere , quam possint arma compère. Factumque est ut , post longam decertalionem , domino de Ravesteyn cruenU Victoria proveniret, et ad versarii etiam, non sine magna strage suorum, higere coperentur. Hi ergo reversi , et jam aliter quam ante consulti , juxla Scnp- laram dicenlem : « Sola vexalio inlelleclum dabit auditui; » et ipsi fieri cupie- bant quod paulo ante fieri recusabant. Sic quoque contigit episcopum, una cum lepato aposlolico de captivitate laxatum , educi ad dominum de Raves- teyo per militem egregium Johannem de Wilde. Qui ubi eminus hosles vi- I 4: ■ fl \ i 176 HENRICI DE MERICA d.l, abeunle cp.scopo , in civitalem ad suos reœeare festinavit. Sane in hoc ev.denler appa.el episcopum , ut promiserat, quaesiisse bona genti suae , qui pos b.duum recessus sui consiliura bonum literalorie ei dederit; ut vidèlicet cvuatem soll.cita custodia prolegeret , et inducis populuo, denuo noû exirel, ne détenus contingeret ei. ' CAPUT XXX. Quahter in machinatione dolierya ducem Leodienses deprehc^i suni. Sequebatur e vestigio dux, yeniensque obsedit Leodium , et rex cum eo î^ed o rmrandam mutationem cordis humani, non dexlerae Exceisi ! Rex istê pnus Leodienses inter suos amicissimos computabat, dans eis protectionis suae salvagardiam; nunc autem ut hostes a^^greditur debellare eos. Inque signum offensionis super eos misit yraldum a latere, qui praeconaria voce m cvuate clamaret et dieeret : Vivat dux Burgundiae ! Née salis erat ei per appanlorem suum id agere; quinimo in foro captae civitatis, per semetipsum. al ta iinportunaque voc.feratione , intonuit dicens : Vivat dux Burpundiae » Ist. m ,Ilo totius spei suae figebant anchoram ; faciebat enim eos confidere m verbis hterarum suarum. Nunc promissorum omnium immemor, nedum desilit ab eis , verum etiam inimicalur eis. Volebat rex anno praeterito su- mère arma contra ducem pro Leodiensibus ; jam sumit arma pro duce contra Leodienses. O quam salubriter nos admonet Davidica vox diceos : « Noiite con- hdere m prmcipibus , in filiis homioum , in quibus non est salus. „ Denique Jeremiae verbum est : «Maledictus qui confidit in homine , et ponit carnen' brachmm suum. „ Sed ad propositum revertamur Supplicai^tibus duci Léo" d.ens,bus per ep.scopum suum , pro pace danda , renuntiavit dicens : « Filios rnortis constUu.stis vos. Nihilominus in hoc feriam vobiscum pactum , et no„ aliter , s, vosipsos et uxores vestras , et filios , si bona vestra et civitatem dede- ntismih.. „ Multorum habuit opinio, quod nonobstantibus bis mini^ducÎ Leodienses ultra ullam m conspectu ejus veniam invenissent, et judicium cendo. At .lit desperalione confracti, et bonorum omnium increduli, repu- DE CLADIBUS LEODIENSIUM. 177 tabanl gloriosius esse stare pro civibus, leges palrias defensare viriliter, et pro patriae liberlale pugnare fortiter usque ad internecionem , quara timide ce- dere et enerviter expugnari. Videntes itaque prioris nequitiae adinventionem sibi non posse proficere , aliud , quod nequius erat , fallendi genus mveniunt. Quid enim ? Assumunt sibi , et tunicarum suarum superficiei insui faciunt sancti Andreae crucem : et in silentio noctis ducis castra intente perlustranl. Quis enim prohiberet eos , qui per taie signum non hostes esse , sed satellites videnlurPEt nonnullis nobilibus puerulis, qui erant in comitatu ducis, latenter occisis . progredientes perveniunt ad tentorium usque ducis , cum quo rex erat. ut périmèrent eura. Sed anteaquam , quod cogitaverant, possent implere , cogniti sunt. detecli sunt, in astutia sua deprehensi sunt, eo quod voce pa- tria loquerentur. quae aliorum Gallorum loquelae dissona est in parte non modica , et clamoris, qui per singulas noctes in castris novus et secretus habe- tur . mysterium ignorarent. Mox quoque pars maxima hominum simulatae amicitiae trucidata est. Interiit quoque dominus Johannes de Wilde, miles strenuus . cujus opère et industria episcopus se tempestive evasisse gavisus est. Felices sese arbilrabantur, qui mortem . quam meruerant, quacumque via po- tuissent evadere. Unde furore nimio stimulalus dux juravit per Deum et sanc- tum Andream , quod de loco non abscederet , donec illum funditus evertisset. lussit quoque accelerari negotium , et per ascensum aggerum et vallorum capi civitatem. Non enim propter fortissima propugnacula patuit eis introïtus civi- tatis Et factum est ita, Leodiensibus in finem usque fortissi me repugnantibus. Inter eos autem qui corruerant gladio , dum postea ventum est ad caesorum spolia detrahcnda . inventi sunt religiosi de ordine Francisci ac mulieres interiisse. CAPUT XXXL De inaudita crudelitate hostium. At quia fortior dux fuit et invaluit, jure praelii Leodium cepit, spoliavit, delevit anno ab IncarnationeDomini MCCCCLXVIU, in vigilia ommum Sanc- torum Cumque Leodium debellaturus intraret, vox in Rama auditaest, plo- 23 4 t \ 178 HENRICI DE MERICA DE CLADIBUS LEODIENSIUM. 179 lalus et ululalus, Lcodiura plorans filios suos. Tanlus subito clamor excrevit tantus ejulalus insonuil, ut vix coutinuata in lacrymis yox posse finiri yidere- tur At hostes ipsi, belluina crudelilale hominem diffitcntes, nil prorsus aliud .sitiebant quam sanguinera humanum et au.ura. A quorum facie fugit populus hmc .nde, sicut oves a facie luporum, amisso pastore, fugere solenV: Plu- nma autem multitude , sub omni celerilate civilatem egressa, Arduennae svl- Tam expetnt , ubi prae frigore , famé , inedia et moerore Ubescentes innumiri penerunt; nonuullos persequens eos hostilis gladius iuteremit. Fugerunt et ala m copia magna ia exteras regiones, ubi raanenles adhuc natale solum nullalenus repetere permiltuntur. Fugerunt et alii in basilicas, sperantes se .II.C a face gladu tutos esse debere, sed proh dolor ! locus refugii factus est asylum per.cul. ; domus oralionis mutata est in macellum occisionis, et ubi Tita conservari debuit, mors invenU est. Non coercuit hostes a scelere timor De. , non sanct.tudo templi , non sacrorum reyerentia, non desolatorum lupu- bns mstantia, quin impetuose irruerent in eos, et scelestis manibus obtrun- carent Ub. en.m .11. aris proximi precibus insistebant , accedebant et isti , et •ta yahdis .cUbus perimebant eos , ut sanguis occisorum et rubricaret payi- mentum , et .n ornamenta celebrantium resultaret. Fuerunt certe inter eos, qui .n bas.l.c.s .nterempti sunt, filii justae necis, nam et innoxios in conspectu De. occubu.sse non dubium ; ubi , quaeso, sacer ille canon est : « Reos sanpui- n.s défendit ecclesia. neyitam perdant et membra?.. Hujusmodi christianos in hac parte profamores ethnicis et paganis nemo qui dubitet. Alaricus , rex Go- thorum , yastata captaque Roma , inimicis devictis yeniam p.aestare et parcere yolens, praeconis yoceclamabat : «Quisquis ad aposlolorun. et martyrura tem- pla conyolayerit, salyus erit. „ Tune, etsi non nunc , sanc.orum Christi basi- licae ad se confugientes seryabant immunes; illuc usque cruentus saeyiebal .n.m.cus, .b. acc.p.ebat limilem trucidatoris furor. lllo ducebantur a mise- ranl.bushost.bus, quibus extra ipsa pepercerant loca, ne in eos inyaderet- qu. s.m.lem m.sericordiam non habebat. Qui lamen etiam ipsi alibi trucel atque hosl.1. more saeyientes, posteaquam ad loca sacra peryenissent , ubi fuerat .nterd.ctum quod alibi jure belli lièuisset, tota feriendi refrenabatur .mman.tas et captiyandi cupiditas frangebatur. Quamplures yero hostes eya- dere nequ.verunt, utputa débiles et infirmi. Juyenes et virgiaes, senes cum junwnbus , s.mul in unum diyes et pauper reperti in plateis, abscondiU in dom.bus et lat.bulis, diyerso suppliciorum génère crudeliter interfecU sunt Et in mares cruentus mucro, uxoribus filiisque aspicientibus , saey.ebat. Al., au- tem , data aut promissa pecunia ultra quam possent suae manus , dom.busque ad corrigiam usque calceamenli spoliatis, redimentes sese abire s.nebantur; si tamen yirorum legalium fortuna secundior arrisisset, secus de .gnob.l. scur- rorum penere, quibus moris erat extorquerc pecuniam et an.masnon salyare. Curaque, prioribusabcedentibus, superyenissent alii ad hora.nes m.serandos .ebus omnibus denudatos, ut ayaritiae famem expièrent, non .nyen.entes pecuniam, tollebant yitam. Erat autem illorum rabies efferata, ut .n dolor.s aurmentum nonnunquam miseros scmineces derelinquerent in suo sangu.ne yolutari. Nulla hostibus compassio miserorum , nullus pietat.s affectus, nulla yisce.a miserationis. Ulinam , utinam meminissent, quod jud.c.um s.ne m.se- .icordia erit eis, qui non fecerint misericordiam ! Lactabantur pot.us malefa- cienles, et in rébus pessimis exultabant. Nam quo plures qu.s occ.d.sset, eo làrpioribus spoliis se ditatum esse gaudebat. Omne studium e.at rapere, fu- rari inferre yiolentiam, mactare, perdere. De saecularibus taceo, qu.bus praesidium dcfuil omne. Tentabant etiam ecclesiasticos atque rel.g.osos ca- pere et captiyos abducere spe pecuniae extorquendae ; yerum pr.nc.pal.bus mandalis exlerriti desislebant a coeplis. Non parcebatur aetati tenerae, non dcferebatur senecluti . qOaejuxta sapientem yenerab.l.s est, non d.uturna , neque numéro annorum computata. Insuper sexum femineum deturpabant. Lactanles in cunabulis aut suspendebant in fumario , hanc cum .ll.s m.ser.cor- diam facientes , ut non périrent in ore gladii , sed yapore fum. suas an.mulas exhalarent, aut certe matribus colligatos penitus mittebant m Mosara. Coge- bant yetcranos respicere sursum , moxque pugione guttura transfigebant. Ne- aue omnino luta fuit a spurciliis ribaldorum religio sacra , sexusque fem.neus. LcUmoniales yiolentiam passaesunt, defloratae yirgines, corruptae fem.- nae et post earum abusum tractae et praecipitatae in Mosam. Nulla .b. d.s- cretio amiciet inimici , interbonum malumque dislantia nulla. Captus qu.sque nec redemptus, aut yibranlem necesse erat exciperet gladium, aut gray.ora experiretur supplicia mortis, aut in profundos Mosae gurgiles m.tteretur. f 180 HENIUCI DE MERICA CAPCT XXXII. De tmmambus mcrilegiis hoslium. Neque enim sacrilegis sufficere potuil habilacula saeculaiii.ra omni privare subslantia. Heu ! quod estnequius, temerarie irruunt in divina. Heu! clades luaudita usque ad saDcluariura Doraini devagata est ! Eleoim , quamvis non c.to proferlur, ut Ecclesiastes ait, contra malos sentenlia. Absque ullo timoré fain hominurn perpétrant ,nala. Namque lempla Dei ingressi, contaminant, i-iolant, spohantque, sacerdotalem ordinem habentes opprobrio . cullum Dei ludibrio. Mittebant ergo sceleratas manus particulatim incidi difmas effiacti» armarns, ad sacrosanctos calices , ad ciborias, ad sacri olei vascula, diripien- les ea , et hosl.as sacramentales ac oleum in allare vel in terram viliter effun- dentes. Inlravit vice quadam ecclesiam hostium quispiam, dum „,issa fieret, cumque ablut.onem celebranssuscepisset, accessit ille propius , calicemquè de altans med.o n.hd veritus lulit et abiit. Erat praclerea illorum unus laetus pro c.bona rapla, quan, ferens sub assellas, interrogalus a socio quidnam ferret : Rem, mqu.t, optimam. Elproductam ciboriam cognoverunt non ar- genteam esse, sed cupreara, auro tamen tectam. Unde indignabundus ille quas. rem eontemptibilem prolabore nactus, projecit in lutum et recessil Fac- tum est autem hoc non procul a domo Fralrum Praedicatorum. Quibus dum .mmane sacnlegium innotuisset , venit unus illorum, et reverenter acceptam ciboriam , quae sacras in se hostias conservabat , reportavit ad ecclesiam suam debito m loco reponens. Quis haec audiens non obstupcscat et humanam in^ san,am et pat.enl.am divinam! Quis Um duro corde, ut ad horum auditum non contremiscat et tinneant ambae aures ejus! Quis sacrilegis non succen- seat , et opUndo clamet : Suspendatur mola asinaria in collis eorum et demer gantur m profundum maris! Miserai Oza manus ad arcam, non ul eam raperet, sed ut ejus casum impediret, et morte muictatus est. Qua , quae«, morte muictabunlur sacrilegi isti pollutas manus mittentes, non Id arcam focdens, sed ad cborias dominici corporis et calices Salvatoris, damnat.s- s.ma mente d.r.p.enles, comminuentes, et in profanos usus convertentes sa- crosaueta .ascula, m quibus non figura latel, sed .eriUs patet; non umbra tenebrescit, sed lux claresc.t. Sed que culpa major exstitit; eo et poena gra- DE CLADIBUS LEODIENSIUM. 181 .ior eril. Rapiebanl et libros , et ornamenla , remonstran .as quoque p eUos s simas , vasa diversi operis aerea , cuprea , sUnnea , argenlea , au a .magme capsas reliquiarum , et quidquid ornamenlum eccles.a «°°':"''^'^i;;;^^^^^^ taris ministerium pertineret. Et ignominiose tractantes ea, "l P^f^"- ^ convertebant. Atque ad explendum avaritiae --""'' P""J"2idebantn ubicumque poterant, auferebant. Campanas quoque fractas ~««'^'^'^^^'''*^^'' IINCIPIT „,STOR.^ DE CL.Dn.rS LEODIESSTOM BOMI« THEODORICl P.UU , ^LUS FRANCOWIS , CA«0«ICI SA«CTI ymCENTII 1« GORCIIE» . Aono Domini MCCCCLXV , illusuis Karolus Burgundme, cornes de Sa loes Jalûs^r proceres Franciae contra eumdem Ludovicum regem mtrav.t r erunt. lum ex sacro baplislerio elevan ; ^^^f «^ 3"^^^^^ ^^^ ^niiaria ab illo loco, *a>e.,u. ,..«:,.». Uaque feria quinta post sol.s occasum *«<=« ^" P^^^ ^^ ^^^.^^,„ recepit aonec'perveoiebat eu™ o.n. exere.^u ^^J^^ ,_,„ , ii- r;:it:r :r:;" :;;!:: .i-i.. advcre., qua.vis adbue essenl per très diaetas ab ipso. ^ . De praelio con,a.Uso apud ^onU^^- ^ ^^^, , ,,, ,,ni. exstal carmeu inedilum .oler cod. MbS. B.bho i^^jj ^^, f^^um. Ihecae Burg. n. 3857 : Liber Karoleido. uve bel- buppleo / lum Montis-Herici. 190 ÏHEODORICUS PAULI Karolus vonit In Es Uiiipe5. Deinde feria sexta recedens ab illa villa , venit circa noctcm in Estampes. Ibidem castra metalus , benijjne receptus fuit ab incolis illius oppidi. Itaque recepit dominica scquenli claves lam castri quam oppidi. In quo Castro reperta fuit magna aurea navis régis, et multa alia argentea clenodia régis, ex quibus illo die Karolo ministrabantur requisila. Feria secunda sequenti , venerunt illic magnifici principes dux Brilanniae, dux de Barry, cornes de Diviois, et muili alii principes Franciae cum perpulchro et magno armatorum exercitu eleganter exornalo. Qui omnes castra raetati fuerunt per circuitum et gyruui oppidi d'Estampes , demptis principibus et dominis qui in eodem pausabant. Qui invicemconvenientesinlinitum Karolo Burgundiae exhibuerunt honorera, et \ice versa Karolus iisdem. El permanserunt ibidem in magna laetitiausquead ultimum diem mensis Julii, quod valde profuit vulneratis exercitus Karoli. Quo die omnes principes cum suis exercitibus recedentes, per viam dictam Beaniffe transfrelaverunt illic per Secanam circa locum dictum Moret in Gasthinois, et in oppidum situm super flumen Yone. ubi occurrebant ipsis dux Calabriae et marscalcus Burgundiae, cum magno exercitu armatorum. Causa euim quare principes piaefali conveniebant , erat ut compellerent regem ad satisfacien- dum fratri suo duci de Barry et caeteris principibus , ad quos obligabatur. Rex vero Ludovicus percipiensadventum principum misit circa quadragintas lanceasadresistendum ipsis, ne ulteriorem progressumad ipsum invadendum haberent. Et illos milites misilex adverso illius rivi, ne transvaderent, quorum pontes ubique fracti erant ; quos milites nostri crudelissime profugaverunt , oLsid.o .nte p,ri».os. multis ipsorum corruenlibus , et sic pervenerunt circa Parisios, etobsidentes eam per sex hebdomadas, permansit Karolus ita prope civilatem, quod quo- tidie bombardis et caeteris machinis quassabat civitatera. Et mansit Karolus in Castro principis palris sui dicto Conflans , sito super ripam Secanae. Cum- que praefati principes sic Parisios per gyrum obsedissent, princeps sive dux de Barry, frater régis, et dux Brilanniae miserunt satellites suos anle oppidum Pontoyse , quod quadam compositione sibi subjugarunt. Insuper dux Bor- boniae personaliler cum omnibus suis armigeris secessit , et obtinuit cum quadam compositione, medianle relicla drossati Normanniae, qui succubuil etobiit in bello de Mondeleheri , castrum et civilatem Rothomagensem. Quod percipiens rex valde doluit. Tandem per inlerloquia magnatum pax rediviva ordinata fuit inter regem et praefatos principes , ita quod rex commisit Karolo Burgundiae totum pon- De régis militibu». Paci* coaJiliooes. DE CLADIBUS LEODIENSIUM. 191 dus disponendi ne^oûa re«a,ia , et ^^^^'^;^^-^,^ riae secundum beneplacilum suum*. Et sic Karolus eaixit, 4 BarrV f a" r régis , aeclperet in feudu,„ a Ludovico rege Franc.ae, fratre suo . S cl™ Nor^fni^e, e.c. Ue^que rex Ubere contu.it Karolo B-gund-ae o. nia dominia redempta per regen. , mediante dom.no de Croy , » ^" "^^ '"" Burgundiae ,.atre suo , insuper praeposiluram ultra fluv.un. fo-J^e J^m Philippus dux Burrundiae paler suus nunquan. poss.debat ; addens ei cv.tates fnf^ scHpU Peronam, Roye et Mondidier cuo, suis cons.rieUbus, perpetu.s temporC b psoet suis haeredibus possidenda. Simillter conu.atum Bo o- Zsem et co.ita.un, de Gbyse„^ et expu.it rex ab illo con^.t^tu de Gbysen^ -tnminnm de Crov qui fuit cornes illius comilatus, eo quod rex sibi pridem latlrTt ObSue idem Karolus Burgundiae a rege Franciae , quod rex contulerat. Ubtinu.iq eius , et dorainum de Rymay cura filas LTt loir»"! Lan:oy et'cl lice's eorun, elirainaret extra regnu. Zrarefquod .dera nob.lis princeps K^;-/:— ^r^^Tn^: Franciae persequi, capere et ^'^'^"^'''^^^ ^'"^H ;^^";j,„i^ i,ve dorainus tXneba-r.ui.n^^^^^^^^^^ ^lïi^ri:: i?dTc::;urg!Iae etKarolu™ filiura ejus, ... discordian, '^^™" j ^y^^e „„,„11. Sed tandem isto eodem anno, quod modo »»"'1 V"bx.s»nn.s e^™ ^^,^^^;^ ^^f^^.^,^ f„.t '. ,idelieetDom.n.MCCCCLX^^^^^^^ r „b^\l^u"r s conlhoralis sua Ysabeet de Borbonia ♦ in festo sanc- ^rÏ—e'; 'rL^Un Ant^rpl», in abbatia ordinis Praemonstratensis. De cujusobitu niraium turbalus Karolus valde dolu.t ,„„..,.„,„„ Fuerunt enim hi principes qui erant ibidem congregati contra regem , primo dux detrry, frate'r régies, dux de Humayne, '^^^''^^"l^'^f^ ^^Z^Z traliter se habuit in omnibus et semper ad pacem laborabat , dux Calabriae , T '^Cr ^- -" - -" ' -o «tr :r 0:;:. t.. ...u. ,46S .cripue aa PhiUppu™ pat«o. et ad ..«.. ^J'^:^l,''::^,„^„:Z iunxeral. tratum Mechliniensem. 192 THEODORICUS PAULI Leodicnscs rclscllant, filius Reyneri régis Ceciliae ^ , dux de Borbonia , dux de Britannia , cornes Karolus de Burgundia , princeps de Nemours, cornes de Dunoys, cornes de Labrecht^, cornes de Armyange ^, cornes de Loyach*, cornes de Bueil, de Savigiii^, cornes Sancti Paiili , cornes de Dammartin, qui omnes salarium et dorainia a rege per expressionem Karoli principis Burgundiae^. Quibus omni- bus regaliler et bene dispositis, cum Karolus decrevisset repatriare, postquam multoties et caeleri principes cum Karolo pransi fuissent , venit rex valde maue audire prius missam ad sanctum Anthonium , ad quem accedens Karo- lus voluit ante recessum suum adhuc salutare regem , quem rex bénigne per totam missam retinuit. Qua finita, rex ascenso equo suo comitabaturKarolum per lotum diem , donec perveniret circa noclem ad Villers de Bel, quorsum permanserunt in magna laelitia fere quatuor diebus insimul , ita quod nullus potuit perpendere , quantum ultra modum sese mutuo deligebant : et semper rex protulit , quod in neminem alium in tantum conBdebat sicut in Karolum Burgundiae. Et ibidem cum magna honesta recesserunt ab invicem. Interea dum Karolus sic per totam aestatem cum grandi exercitu obsedisset Parisios, Leodienses, tamquam insani rebelles Deo et ecclesiae, valde invaserunt ducatum Brabanliae, Lymburgiae, etc. Insuper munierunt ecclesiam in Mon- tenaken ad modum castri , facientes eam speluncam latronum , multaque mala ex ea circumquaqueperagentes, habentesrefugium denuoad eam lamquamad castrum. Quare Philippus dux Burgundiae, Brabantiae,etc., necessitate cora- pulsus, licet mulla mala per Leodienses perpelrala spe boni dissimulasset et sustmuisset, et nihil inde profecisset , ordinavit potentes capilaneos, videlicet Johannem ducem Clivensem , Johannem comilem de Nassauwen, drossatum Brabantiae, dominum de Gruythusen, regentem Hollandiae, Johannem, do- minum de Wassenaer, dominum de Gaesbeeck, comitem de Ferraria ex Lon- gobardia , domicellum de Mandersceit, dominum de Hancoet^, qui e contra per comitatum Lossensem ubique villas depraedando combusserunt. Itaque dux Clivensis altéra die sancti Lambertivicit Loesbosch, utvidere est in hoc métro : LaMberll pridie CLeef LoeabosCh Vespere VICIt. i ! Et habentur anni in eodem métro. * Siciliae. 2 L^ comte d'Albrel. * Le comte d'Ârmagnac. * Le sire de Lobeac. * Legendum : Tanneguy Duchatel. • /ieceperunt. ' Forsitau lr{j[endum : Jaucourt (Jean de Jaucourt , chevalier, seigneur de Ruyère»). DE CLADIBUS LEODIEINSIUM. 193 E contra Leodienses , viriliter eis resistere pulantes , obviaverunt in manu forti , sabbato ante festum sancti Lamberti , in villa dicta Geet-Beets ; et facto congressu ceciderunt ex parle Leodiensium cenlum et viginli homines , quod i^-die„,« c.dn«t^ ^^^ caeterividenlesfugam inierunl.4nsuperniprofesto sancti Michaëlis^, meodem wu^ .„ Moniena- loco ceciderunt ex parte Leodiensium xi armigeri. Iteraque sabbato ante fes- tum sancti Victoris corruerunt ante portas oppidi Sancti Trudonis centum et duo de oppidanis ejusdem oppidi. Itemque in profesto sanctarum Undecim Millium virginum \ venerunt praefati capitanei ex parte ducis Burgundiae m villa dicta Montenaken , cum quatuor millibus equitum , comburentes eamdem villam et fere omnes villas circumjacentes. Sed cum in reditu post prandmm recedere decrevissent , deliberaverunt prius comburere molendmum ejusdem villae de Montenaken. Quod perpendens capitaneus Leodiensium, cauto po- suit insidiascum tribus millibus armalorum ad debellandumpraefatos dominos et capitineos ducis Burgundiae. E contra pracfalidominihoc atlendentes, or- dinatis aciebus bellicis , conflagrato molendino , eos invaserunt et penitus fere deleverunt, demplis equitibus qui fugam inierunt celerrime versus Leodium. Ceciderunt autem ex parle Leodiensium xviii«. Altéra aulem die, praefati capitanei redeuntes munitam ecclesiam de Mon- concrema,urM«ate- lenaken , exportalo humillime et reverenter corpore Christi cum reliquiis Sanctorum, cum omnibus in ea existentibus conflagraverunt, et ecclesiam funditus destruxerunt \ Cujus anni et destructio notantur in hoc métro : Montenaken CeCidll, lioC In praeLlo pVto (VLsIt. Post hoc feria secunda post festum omnium Sanctorum in oppido dicto Herck proslraverunt sex armigeros Leodienses praefati, in platea dicta platea Judeorum. Tandem Brabaiitigenae ubique eos vel occiderunt vel profugave- runt , licet etiam cum discrimine suorum , quod patet in his metris : Legla laMqVe taCe Cllo te Brabantla VlClt : HIC bene si nVMeres Leodinos iVnC Clto sCrlbls. Tandem anno sequenti , in Januario , venit Karolus Burgundiae cum infi- nitis armigeris in terra Leodiensi, ut eos debellaret ex omni parte. Videntes i 1465. 1466. l'ax iniliir. 1 Die 28 Septembris. 21 Oclobm. 2 In profesto S. Lrsulae et sociarum , die ' CIr. supra p. 29. 2o 194 THEODORICUS PAULI 1466. Dionanliim c%pugni liir. ifjitur Leodienses cum comitatii Lossensi , ingentem nimilalem et polenliam ejusdem karoli , slatim reddideruiil se humililer pielali etgraliae cleraenlisimi principis Philippi Biir(;iindiae et Karoli filii siii. Kt sic inler caetera pax » ordi- nata fuit, qiialenus episcopatus Leodiensis «t coniilaliis Lossensis darent in certis annis vi™ florenoriiin rhenensium praefatis principibus, pro daranis sibi illatis. Insiiper quod Philippiis, dux Burgundiae, et Karoliis ejus filius mane- rent perpetui mamburni ejusdem episcopatus et comilatus, et post eos duces Brabantiae. Cujus anni pacis nolantur in hoc métro : Legla LaetatFr JaM CharLoIs paCIflCalUr. Anno Domini MCCCCLXVI , cum Karolus esset in Arthesia et in confinibus Franciae, Dynantenses infecta pace receperunt multos armigeros in ipsorum oppido , cum (juibus depraedabantur llannoniam , Brabauliam , Namurcum et Lymburgensera ducatum , spoliis, incendiis et rapinis, fingendo multa falsa convicia contra ducem et ejus gloriosum filium Karolum 2. Quare praefati principes , recollecta militari manu , dirissime obsederunt eam cum quatuor magnis exercitibus, scilicet feria secunda infra octavas assumptionis Virginis Mariae, quam et potentialiter, feria secunda sequenti , scilicet altéra diesancti Bartholomaei apostoli, oppresserunt et vincendo funditus destruxerunt , occi- sis seu fugatis omnibus Dynantensibus, demptis illis qui callide pridie fugam inierunt. Et sic devaslata civilas in solitudinem redacla fuit, destructis soute- nus ecclesiis, monasteriis, mûris et turribus, et omnibus domibus ejus. Quod' fuit opulentissimum, ditissimum et potentissimum totius episcopatus, dempta civitate Leodiensi. Fuerunt autem mercatores ejusdem Dynanti ditissimi et ubique famati. Tempore vero obsidionis quo Karolus obsiderat Dynantum , fuit Philippus paterejus, dux Burgundiae, in Castro Namurcensi cum grandi militia ad obviandum Leodiensibus , si opus fuisset, si voluissent venire Leo- dienses cum magno exercitu ad adjuvandum Dynantenses, sed non comparue- runt aliquo. Yicta enim civitate Dynantensi, inclytusdux Philippus commisit deinceps totum pondus belli dilecto filio suo Karolo, comiti Kadralensi , etc. , et ipse qui senio premebatur, vacabat contemplationi , orationibus et quieti' ' Quibu» legibus data fuerît pax , mox a Léo- 2 De Dionanlensium protervia vide quae scri- diensibus proximo mense Aprili violala , latius bit Henricu» de Merica , supra p. 148. exponilur supra , p. 30 et seqq. 3 Oppidum. Vid. infra p. 206. DE CLADIBUS LEODIEXSIUM. 195 qui dehinc, scilicet anno Domini MCCCCLXVII , die quindccma mensts Jumi, ^-^^^X^- obiit Brugis, in feria secunda, sive die lunae , Karolo tune m Gandavo exis- tente. Qui demandais venire apud principem patrem suum agomzantem tam celerrime equitavil, quod omnes suos fere militares secum equitantes prae nimia festinatione praeequilavit et anlecessit . habens et requ.rens m via prae- ter primum suum equum duos alios. Adveniens, agonizanlem ipsum mve- niens valde doluit. Igitur altéra die cum magna solemnitale exequ.ae .psius celebrantur in ecclesia Sancti Donatiani, in quo coi pus ipsius msepultum lonro tempore permansit. Sed corpus ipsius auro et gemmis ornatum mis- sum fuit , ul petierat , ad Hn ecclesia , dominica resurrectioms per epis- copum Atrebatensem, cum magno statu et familia et cum mult.s c enodns. Intestina vero ejus recondita fuerunt in puro vase in eccles.a sancti Donatian. ante summum altare. Cujus anima requiescat m pace. Post cujus obitum Leodienses contra jusjurandum et fidelitatem promis- Leoa.e.. ...u. sam denuo infecta pace, rebellaverunt confusibiliter contra ipsorum epis- copum Ludovicum, et praecipue contra Karolum jam ducem Burgundiae, ordinantes in plerisque oppidis et villis publicos caminos et fornaces impletas i.ne in quos more causae factae projecerunt animam ejus ^ ac si daemones ijsam a Deo damnatam , propter commissa in dioecesi Leodiensi , projecissent ia infernum aeternitaliter cruciandam. Insuper decantabant derisoria , ficta et composita per ipsos in confusionem ipsius. Ultra ista omnia intraverunt fere omnia oppida episcopatus et comitatus Lossensis, confinia Brabantiae, Lvmburriae et comitatus ^amurcensis, armata manu; quae diurnal.m expu- iando commiserunt magnae depopulationis excidium, de quibus pro ipsorum beneplacito, acceperunt magnam praedam multimodae facullatis, occisis et Lptis multis incautis et innocentibus. Haec a infinita al.a mala perpétrantes per totam aestatem, ultra pacem factam, gaudebant in transgressionibus et ma- i Désuni verba Dirionemem Carthusiam , vel simili», llujus enim principis corpus in aede D. Donatiani Brugis regia magnificenlia deposilum iuerat. donec morlua post conjuge, ambo D»- vione , uli jusserat , majorura sepulchro infer- renlur. Si fut le corps de ce noble prince, inquil Olivier de La 31arcbe , porté solennellement , à grand deuil, souspirs et larmes, en l'église de Sainct Donat . audict Bruges , où il reposa, et fut gardé jusques oh le mena en Bourgongne pour estre sépulture es Chartreux de Digeon , aiecques ses prédécesseurs. Les préparations furent faictes pour mener le corps du duc Philippe en Bour- gongne , et aussi le corps de madame Ysabel de Portugal, duchesse de Bourgongne, laquelle, après son trépas, gisoit à Gonnaut (Édit. de Pe- litot, tom. II, p. 268). 2 Ducis Philippi. 196 ÏHEODORICUS PAULI liliis ipsoium , scienles Karolum, jam defunclo paire, plerisque arduis causis occiipalum propter diverses suos principalus. ''Tirr.otTaf:'''- . '^'^'"' '^«'"'«{î'^tû Karolo, duce Burgundiae, prii.s in Gandavo , deinde m Mechlinia et Lovanio et Bruxclla , etc., collegit immenses bellatores et strenuos viros ac audaces, cum quihus die XIII^ mensis Octobris in sijjnis variis et lubis slridulis idem illuslrissimus princeps Karolus, commotus prop- ler crudelitatem et infidelilatera ipsorum , secessit a Bruxella cum grandi railitia versus territorium Leodiense, propter rebellionem eorumdem. I>rae. raisit itaque fere totum exercitum , et diffudit per totum episcopatum , ipso manente in Thenis. Milites fere omnia ij;ne et ferro devastabanl. Qui dehinc eodem anno, in profesto sanclorum apostolorum Symonis et Judae, striclissime obsedit oppidum Sancti Trudonis. E contra vero Leodienses cum duodecim millibus armatorum venientes cum tentoriis et papilionibus et caeteris armis bellicis ac cum copia viclualium, vini, cervisiae, bladorum, caeterorumque eduliorum ad succurrendum praefato oppido obsesso, eliam ad invadendura praefatum principem Karolum ducem. In quorum comitatu Leodienses etiam habebant sacerdoles, canonicos, monachos, quos violenter cogebant proHcisci secum contra ducem Burgundiae, adeoqueamici et fautores ducis suspicaban- tur et arbihabantur esse, quos etiam in prima acie ordinabant. Veneruntque anmiose Leodienses prope exercitum principis, in profesto apostolorum Symo- pr.ei.u. cruentun, iiis ct Judac hora vcspcrarum. Quibus cognitis per exploratores, dux inclytus ammose decrevil, ordinatis aciebus bellicis, eis occursare equester et pedes- ter cum micantibus et fulgidis vexillis; quibus invicem conglomeratis inhor- mit cruentum praelium. Quod videns Raso , dominus de Heers , capitaneus summusLeodiensium, et caeteri capitaneiperpendentesmagnanimitatemprin- cipis ac mvincibilem potentian* ejus, celerrime fugam inierunt versus Leo- dium. Cum tamen idem dominus Raso, edictum praeconizare et declamare praeceperat, quodomnes fugientesocciderentur, et uxores et filii ipsorum pi^i- varentur bonis ipsorum. Sed ipseraet primitus cum dedecore a bello fugit, di- missis caeteris in periculo mortis. Quod Leodienses attendentes consimiliter fugara arripiunt, quantocius potuerunt, versus Leodium , dimissis ibidem SUIS tentoriis cum caeteris victualibus. Corrueruntautem ex parte Leodiensium fugientium et succumbentium circiter tria raillia. Et quia nox instabat , ideo non longe Burgundiones persequebantur Leodienses. Sed redeuntes victores , demptis victualibus et caeteris bellicis machinis, inveneruntcentum borabardol DE CLADIBUS LEODIENSIUM. 197 et quatuor vexilla Leodiensium, quae omnia ^^^^^^^^^^^^^^^^^^ vexillum ante faciem oppidi jam obsessi , et cum bombarda vaMe e. r b. te^ praefatum quassaverunt oppidum. Altéra vero d.e , -' '^^^/fr^ ^^^^^^^^ \poslolorum praefalorum, quod erat feria qumta , illustns Adolphus de Ui vis Iminus de Ravesteyn, audiens ingentes Leodienses lat.antes .n^u^^ dumeto, statimeoscum grandi -;^- P^J^^^^^^^^^^^^^ etoccidit Sed anle obscssura oppidum Sancti Irudonis, is.aro us ]. ,U „ppid„™». vieil oppidum Beringhcn, quod pro magna parle combussit. Insuper v^.l ;otnteToppidum Boichloen, quod exspolialum sibi rel.nuil, arm.s et avm,- .TPris suis implevit, et munivil contra Leodienses. ' 1 te m iUustrisKarolus eum suis in .am diversis incursionibus et quo.id.a- op,,ps.T„_a„.,> „isa,I^ltibus,ballislis.bombardisetfundibulistamaeriterinfeslav.topp.dum .....«»•»..,. M Trudonis, strictissime obsessum , quod fatigatos eos guerns et obs.- Ï„ Iratiam Jjus quaerere coareUvit. Nam videntes Leodienses fugere et succumbere , ut dictl est , et vexilla eorum in despeclun. ereela ante oppi- dum ipsorum , multum anxiati videntes se non posse resistere , justit.ae a^ue S i Principis Karoli, postquam Leodienses devicti uerant per conam,- Ees Lternuntios humiliter ad principem demissos hoc modo réconciliât, "un videlicc, , quod irent in gratiam prineipis salva v.ta ipsorum ; et quod dët stanti funditus deslruerent portas et muros oppidi , et fossata hun.o .m- 1 ënt insuper praes.arenl fidelitatcm mediante solemni juramento ep.scopo r 7ncipi , et quod nunquam in contrarium eis aliquid — ent per se vel pera nos, sed fidèles et obedientes praeceptis ep.scopi et Karol. ducs in olTus mo salvo quod episeopus aul dux iUos defenderet contra qtioseum- Te ~ ores et transgressores. Praelcrea dux vellet eligere duodeeim ex loppido quos vellet, e't cum illis vellet disponere juxta volunUtem suam, ait ocSendo aul graùam eis tribuendo. Voluit enim el.gere ex consulatu ;„ riunitalem'ad rebellionem contra episcopum et ipsum am-veranu S precibus piorum et nobiUum liberati fuerunt iUi ^"f ^™ ^''S "J ^J^t darent annua.im grandem quotam pecuniae duci pro -«^^^'^ «î^^'*— eniscopo et principi illatis. Istis sic ordinatis sUtim meolae Sanct. Trudon.s IvTsi budav'erunt'Deum, et omnes in signum obedientiae et pac.s exu^run for^s et occurrenles duci nudipedes , discoopertis capUibus, proc.dente an e p«les prineipis , petierunt dolentes veniam de commisses jurantes et proltn les litteris l sigillis nunquam rebellare. Quos dux bénigne surgere 198 THEODORICUS PAULÏ Tuiigri st tleduDt. praecepil , et se emendare admonuit, et induisit eis ex pio corde , illo salvo , quod ante injjressum ipsius ciim suis nobilibus dejicerent portas funditus et inuros. llli yaudeiites laboraverunt die noctuque ad implendum praeceptum principis. Disruplis et confraclis porlis et niaxima parte murorum , dux so- lemniter per eos fuit introductus. Exercitus vero intiavit oppidum per loca fossalorum oppidi , quo mûris el hurao leplela fuerant, et sic obsidio dissoluta fuit. Acta fuerunt ista anno praedicto, septiraa die postquam oppidum obse- disset. Et sicut vénérant in profesto Symonis et Judae, quod tune fuit in feria tertia, sic feria secunda sequenli reddiderunt se gratiae principis. El sic Karo- lus victoriosus dux infra scptem dies tantum \icit oppidum. Quibus sic dispositis ante civitatein Tungrensem , quondam caput totius episcopatus, eo quod in ea primi episcopi cathedrabantur et dicebanlur epis- copi Tungrensium, cum dux decreverat obsidere, et strenuus miles dominus de Blammont, marscalcus Bur^yundiae, cum suo exercitu praecessisset ad circumvallandam civitatera, venissetque circa noctem prope fere per médium milliare, ut in crastinum obsideret eam, ecce venerunt ex praefala civitate nudipedes et multum dolentes et humiliter viri tribuniciae dignilatis ejusdem civitatis , ofiPerentes flexis genibus marscalco Burgundiae , loco et uomine Karoli ducis , claves portarum Tungrensium . petentes amaro et contrito corde recipi in gratiam principis , et quod de ipsis et bonis ipsorum et civitate dis- poneret ad voluntatem principis, sicut vellet ; illo salvo, quod jurejurando sese vellent obligare sub poena mortis nunquam de caetero conlra principem Karolum et Ludovicum episcopum rebellare. Quod audiens praefatus mars- calcus, capitaneus exercitus, ipsos surgere praecepit, et consolatus eos, statim ex parte principis recepit eos ad gratiam. Jussitque praeconizare per tolum exercitum, buccina praeceden;e,qnod nullusmolestaret oppidum Tungrense, vel incolas depraedaretur sub poena capitali. Slatimque pietate motus mars- calcus Burgundiae remisit secure denuo aliquos in civitalem ad consolandum oppidanos , et aliquos illa nocte secum duxit ad principem , enarrans omnem subjectionem ipsorum. Princeps vero perpendens caniciem venerandorum senum Tungrensium recepit eos propler Deum in suam graliam . salvis condi- tionibus praefatis^. ut sine dilalione confringerent portas et muros oppidi eorumdem, et adderent pro damno inOicto et rebellione quolam pecuniae ipsis assignandam. Quod Hdissima promissione promittentes perfecerunt , qui cito redierunt a Karolo ad ipsorum oppidum sine aliqua dilatione. Eadera die DE CLADIBUS LEODIENSIUM. 199 diensis venerunt fere omnes aliae civitates comitatus Lossensis et episcopatus , dempta civitate Leodiensi , el consimililer reddiderunt se victos clementiae Karoli. Quos clementissimus dux propler Deum recepit in graliam, ne fierel eflFusio sanguinis chrislianorum , salvis conditionibus praefatis et mullis aliis mihi incognitis. Sic ergoomnia oppida el civitates episcopatus sine aliqua dilatione protinus fregerunt portas, praesidia, fortalitia et muros suos, ita quod pale- bal introitus et exilus per diem el noctem siculi in ruralibus villis. Quibus dispositis venil animose idem victoriosus Karolus princeps cum obsidio civnatis Leo- omnibus suis exercilibus in vigilia sancli Martini, episcopi Turonensis ^ et obsedil polcnlissima obsidione audaces, animosos el duros Leodienses, prae- cipiens altamen ne festo sancli Martini quidquam molesliae vel mali quoquo modo civilati inferrenl, propler reverenliam sancli Martini, eoquod illo die nalus fuit, quod et faclum est. Altamen audiebantur illo die in Leodio magni clamores. Altéra vero die, venerunt primiceri el consulalus civitatis Leodiensis, peten- tes bénigne loqui cum principe causa pacis. Quos princeps primitus nec audire Leodienses v. nu..» p*. nec videre dignabatur. Deraum pi'opler magnas instanlias nobilium et magna- tum , el praecipue propler nimiam humilialionem el veniae implorationem Leodiensium, recepit eos in graliam , salvis conditionibus infra scriptis, cujus pacis anni nolantur in boc métro : tUDt. Legla nIL LUCe perl^anet absqUe CrUCe. Ilaque primo, quod de inslanli deslruerenl omnes portas et muros civitatis Leodiensis per gyrum, el replerenl bumo fossala. Secundo, quod statim red- derenlduci omnia gênera armorum, sive omnia armabellicaperlinentia civilati Leodiensi el civibus ejusdem , cum quibus princeps ordinaret juxla beneplacitum suum ; ut non haberenl unum vel cum quibus se defenderent , vel in quibus confiderenl, ne essent occasio el causa Iransgrediendi et delinquendi. Et qui- cumque burgensium aut civium aliquid de illis abscondcndo sibi relineret aut reservarel, ille absque judicio privarelur bonis suis et vita lemporali. Et sic dux recipiens omnia instrumenta bellica , bombardos , parvos et magnos , gladios, gesa*, balislas, secures, amfraxas^, lauricas , galeas, etc. ^ raisil • Anno 1466, die 10 Novembris. CCr. supra 2 Gesa vel gessum, hasta seu jaculum. p. 42 elseqq. 3 Instrumenta ad offrangendum idonea. Paris condilioDcs. 200 THEODORICUS PAULI De cullellis. De tollendo Peronc. De contuberniis. De capiUneo Leo- diensi. illa omnia per totam suam provinciain in omnibus suis civitatibus et castris. Item, quoil nullus Leodiensiura , tam in ci vitale Leodieusi quam in aliis parvis oppidis et villis , porlaret sive gestaret ma(ruum cultellura . sed solum- modo parvos, cum quibus posset commode panem ad edendum scindere; et illi cultelli non habcrent finem acutum. Itemque quia habebant civitates episcopatus in foro ubique quoddam aedi- ficium ornatum — ^ Pyronem , in quod fere divinabant et auj^urabant ; illa praecepit dux removeri in omnibus oppidis et destrui sive evelli, et in locis aliis suorum principatuum relocari. Una pyrona civilatis Leodiensis recon- structa et relocata fuit Brujjis. Insuper quia habebant magnas congregationes contuberniorum sive frater- nitatum, quae utebanturexccrtis privilegiis , more baronum, propriis vexillis^ illas noiuit sustinere, sed oportuit dimittere et resignare sibi omnia vexilla, ne fierenl deinceps aliqui impetus sive tumultus aut congregationes in civitate Leodiensi contra episcopum aut ipsum , aut contra se ipsos. Ilaque non haberent burgimagistros nec rectores civitatis ex se ipsis ordi- nandos. Sed dux ordiuavit ipsis unum capitancum, scilicet dominum de Humbercourt, militem strenuum , qui eos ex parte principis pacifiée regeret et defenderet contra quoscumque transgressores molestantes ipsos. Item denuo praestarent sibi hoinagium fidelilatis tamquam mamburno pa- triae , per solemne juramentum obligantes sese juramentis et validis scriptis et litteris , roboratis sigillo magno civitatis et multorum praefatorum , quod si unquam aliquo tempore in contrarium praefatorum articulorum aliquid attentaverint aut fecerint, immédiate amitterent et perderent omnia jura, privilégia, plébiscita, papalia, imperialia. regalia, episcopalia, quae unquam obtinuerunt et habuerunt , et cum hoc vilam et omnia bona ipsorum. Muleta pecuniana. Practcrea darcut duci ad ceitos terminos Irecenla millia florenorum rhe- nensium. Quae omnia praedicta voluntarie consenserunt et annucrunt , et litteris et sigilHs confirmaverunt. Et ne diffiderent , duci dederunt de instauti in promp- tu centum millia florenorum rhenensium , pro se ponentes duci obsides certos etnolabiles, quoseligeretprincepsexLeodiensibus, qui manerentinhostagium Bruxellae pro Leodiensibus , donec et quousque ipsi in omnibus duci satisfa- Homagiuni duci praes tandum. Obsides. * Désuni voce» quod tocabant , vel similes. DE CLADIBUS LEODIENSIUM. 201 cerent et obedirenl, ut dictum est. El quoniam illi, per aliquod lempus eis praeBgendum, fuissent in hostagium, ut relaxarentur et ad Leodium libère remitterentur , dummodo Leodienses alios eligendos loco illorum mitterent. Et quoniam illi per cerlum lempus Bruxellae aut alibi fuissent in hostagium ad placitum ducis, eliam illi post definitum lempus libère remitterentur , aliis loco illorum in hostadium ex Leodiensi lerritorio venientibus : et sic facerent ad cerlum lempus primo utsubjecli essent episcopo ipsorum et Karolo duci , ac pacem in ter se servarent. Ellicet islos miserunt in hostadium duci, nihilominus providentes pacem multa pejora praediclis perpétrantes commiserunt in despeclum ducis et epis- copi horribilia. Et qui nul la tenus et bis et 1er correcli pacem et fidem serva- verunt, licet Karolus dux tribus vicibus eos deviclos in graliam recepissel, propler pias et humiles inslanlias nobilium ipsorum , et praecipue Ludovici corum episcopi, et ad evitandum effusionem sanguinis christianorum , ideo nunc quarta vice civitatem Leodiensem expugnatam, proh dolor! deslruxit, utinferius patebil. El quia Philippus et Karolus, ejus filius, duces Burgundiae, intermiserunt se eos debellando et vincendo , quare hoc fecerunl , quo titulo et qua de causa, cum non fuerit haeredilas primaria ipsorum, nec Leodien- ses subjecti aliquo modo ipsis fuerunl; ideo breviler omnia praedicta reca- pitulabo , veraci et fideli stylo pandam , et enarrando enucleabo. Leodii civilas cilra Alpes viguil, post romanam curiam , in maximo honore : consislorium ipsius erat solemne, sive censura ecclesiaslica aut jus ecclesias- ticum , propler multiludinem ecclesiasticorum suppositorum, qui egregieet slrenue juxla ecclesiaslica décréta ecclesiaslicara censuram regebanl, ulmerito filia romanae curiae dicerelur. Floruit insuper clerus Leodii in magno honore invidia contra cierum. et reverenlia. Quod invidenles Leodienses laïci, qui plerique episcopo et clero suo rebelles et infesli fuerunt, cogitantes persaepe quod suppedilare possent clei'um Leodiensem et praecipue consistoriales, qui quodam tempore vocaverunl ad suum praelorium Ludovicum de Borbonia , electum ipsorum , seclusis consiliariis suis, dicentes et post diversa allegantes, qualiler ultra condignum judices ofFiciales et caeteri consistoriales gravaverunt et exactiona- verunt subditos suos, et eliam omnesulriusquesexussubsuajurisdiclionecom- morantes, de quibus, ut dicebant, magnas quolidie querimonias audierunt. Haec et plura alia convicia injuste eis imposuerunt , addenles quod, si admit- leret laies per industriam consulatus civitatis corrigere , ipse juste ab eis ex- â6 / . Liiri. Borlioniu.n a Léo- I ••.iT^iM* 1 VA laris a Pontifîce in- us, mvocando brachuim seculare scripsit ad Philippum ducem Bur- vocatur. gundiae et ad illustrissimum Karolum comitem Kadralensem, filium ejus, praecipiendo eis ancloritate apostolica quatenus ipsi tamquam praecipui prin- cipes et filii obedienles ecclesiae compescerent rebelles Leodienses de ipsorum transgressionibus, inobedientia et rebellionibus , ac potenter reducerent ad subjectionem et veram obedientiam ecclesiae ^. Principes vero praefati sic moniti et requisiti a summo Pontifîce , ut fidèles dux phUippu» Leo- obedientes filii et principes acceptaverunt onus, volentes parère et obedire man- èônlma reducc"' !" dalis apostolicis. Qui statim scripserunt ad civitatem Leodiensium , quatenus désistèrent a rebellionibus et inobedientia ipsorum, et permitterent Ludovicum de Borbonia, sororium suum, episcopum verum ipsorum, quiète possidere suum episcopatum , utdecet; insuper quod obedirent Papae, et mandatis apostolicis et episcopo, vel ipsi nuiic requisiti a sede apostolica apponerentdiligeuter ma- nus suas ipsos coarctaudo et potenler reducendo ad obedientiam ecclesiae ^. Sed proh dolor ! quidquid praefati principes bénigne scripserunt et admonue- runt, in vanum laboraverunl; nam omnia quae ludicra comlempserunt, deri- titur. ' De controversia inter episcopum et Leo- dienses sententiam pronuiitiavit Paulus II, huila data Komae die 10 Januarii 14615. quam infra inter Akalecta denuo recusam inveniet lector. 2 Vid. infra Aralecta. * Vid. infra Analecta. t 11 20i THEODORICUS PAULI U66. M. habenlesadmon.t,ones,psorum, confidentes in fortiludine et multitudine potenlis cvlatis Leod.ensisettcrritorii ipsorum. Muiti tamen devoli et discreti v.n Deura t.mentes, quia nullibi celebrabantur divina, e.ierunt territorium comraorantes in Hojo , in Trajecto vel in vicinis locis extra episconalum ' >^;. Leodienses vero , ut populus obslinalus et induratus in malo , eum prandi satell.e.o .ntrantes Brabantian, et alio tempore Lymburgia™ et comilatum Namuicensem ac Hannoniam, n,a(;na damna intulerunt ipsis, eo quod Phi- l.ppus, dux Burgundiae, senio fessus non valait commode armalus incedere contra ,psos, et Karolus, filius suus, in Francia cum grandi exereitu castra me- tatus fu«t et occupatus contra Ludovieum regem Franciae. Quare Philippus dux, ord.nat.s multis nobilibus et potentibus capi.aneis, contra eos reslitit egregie , ut supra notatum est. K„o,„.„p„,„..„. '^•"""'" ^«"'«""^ •^"■•»'0 e» Francia cum raagno honore et Victoria cum su., exereitu , stat.m anno Domini MCCCCLXVI i„ Januario iniravit cum n.aximo exerclu ep.scopatum Leodiensem , quem igné et ferro fere devaslavit Ve- niensque prope Leodium, ut ipsos potenter et animose obsideret, occurrerunt sibi Lcod.enses cum grandi exereitu et cum multis vexillis, ut ipsum debel- larent ac s,b. résistèrent, ne ulteriorem progressum ad ipsorum civitatem habere t. Et stantes per acies in quadam planitie sive delectabili valle cum expl,cat.s ve^xi .s et praecipue cum extenso et explicato vexillo eivitatis Leo- d.cns.s, ad bellum parati, arbitrabantur nullo modo principem cosdebellare audere propter fortitudinem et multiludinem ipsorum. Karolus vero illuslris- simusprinceps, iHa percipiens et attendens animosiutem illorura, stalim prae cepit .sagacter ex omni parte circumcludi ipsos, ne fugam inirent vel discur- rerent fugiendo. Dum ergo exereitus principis per certas acies terribiliter ex omn. parte eos conclusisset cum quatuor exercitibus , et Karolus ordinaret acies suas, ut moris est belligerantium , ad debellandum eos, et vexillum suum erexisset, sUtim Leodienses, licet animosi et audaces, videotes infinitam multitudmem armatorum el dominorum putabant universum ^undum con- tra eos ven.re. Attendentesque se circumclusos undique, valde perplexi el ammodcjecti, erectum eivitatis Leodiensis vexillum etexpansum complicue- runt, et supra quemdam equum festinanter inclinaverunt; et extendentes manus ne fieret congressio , miserunt duos honestos viros et discrctos ad V,ncent,um comitem de Moirs, et ad alios primates, peteutes bellum sus- pend., eo quod vellent foedus pacis cum principe et episcopo inire, et om- DE CLADIBUS LEODIENSIUM. 203 l ) .. •• nia forefacla emendare juxla dictamen el arbitrium discrelorum nobilium ad heneplacilum principis. Quod audiens Karolus princeps, ne fieret hor- ribilis eflFusio humani san(]^uinis, limens Deum, festinanter misit ad caeteros duclores et capilaneos , mandans ne facerent congressura , quia Leodienses se reddiderant victos in gratiam suam. Attamen vix poluit compescere Bur- {jundiones ab invasione ipsorum. Ibique conclusum, juratum, promissum^ Pactum condusum. et validis scriptis si^illo ma^no eivitatis Leodiensis roboratum fuit, quod nun- quam de caetero opponerent se episcopo ipsorum , et Philippus dux Burgun- diae et Karolus filius ejus manerent perpetuales mamburni episcopatus, et [)Ost obitum illorum , duces Brabanliae. Insuper darent pro damno illalo per ipsos in dominio et principatu suo magnam quolam pecuniae. Et sic absque belli strepitu Karolus \ictoriosus princeps gloriose cum suis rediit ad patrem suum in Bruxella, Leodienses cum gaudio in Leodium. Acta fuerunt ista anno praenotato in Januario. Insuper mitterent Leodienses Romam ad impetran- dum gratiam Papae , et ad tollendum interdictum patriae. Istis igitur sic dispositis et confirmais , mansit Karolus , egregius princeps Bruxellae apud palrem suum vel ibi prope, ovans et gaudens cum suis usque ad tempus quadragesimale. Sed postquam idem illustrissimus Karolus de Bur- gundia post feslum Pascliae cum grandibus armigeris secesserat in Arthesia elViromandia, et in confinibus regni Franciae, in praepositura de Mondydier, et apud Sanctum Quintinum occupatus fere per totam aestatem fuerat., eo quod Ludovicus, rex Franciae, patri suo illa dominia abstulerat , redimendo illa cum certa quota pecuniae; quae tamen dominia idem Karolus iterum im- pelraverat ab eodem rege ad vitam suam, propter quod voluit in illis homa- giari ut princeps et dominus, quod et factum est. Igilur Karolo principe ibi occupato, et Philipp) duce pâtre suo aliqualiter NovaLeod infirmante, Leodienses iterum infecta pace grassantur ubique. Et praecipue Dynantenses animali potentia eivitatis Leodiensis et caeterorum oppidorum mala magna perpetraverunt quotidianis assultibus contra Hannonienses et prae- cipue contra oppidum Bovinis dictum. Insuper multa ignominiosa et inho- nesta dixeruntet per carmina scurrilia cantaverunt, concludentes et jactando dicentes quod Karolus dux non auderet de caetero comparere in territorio ipsorum cum exereitu suo, eo quod debebant ipsum debellare potenter. Et cum per aestatem ultra pacem ista fecissent, tandem in Augusto rediens, Ka- rolus ista audiens mirabatur infidelitatera et crudelitatem ipsorum. Et cum lensium re- bellio. ^06 JHEODOltlCUS l'AULF decrevis.et Dynanu.™ obsidere pote.Uer et compescere et comice e„, Dy- i-icl tal ,a.n , Gandavum et al.as civita.es obsessas per ipsum . sic Kprolus ..ncerel Dynantun, Et in si„„um te^eritatis et illusioL. ipsi locaVuo. ™t .e.e„. ex métallo fusa.n supra „.u,u„, civi.alis cum colo et fuso. e, ml co„t,„e„,e -.Quando diyiU isUn. n,nUerU cola.ulo sunt aitenuati et perf^^U tum pnmo Dynantum erit vincendum "^ ' ' ........... ,,a.,ueKa..oluscu.„ i.^ensis bella.oribus , infra oOavas Assu.ptionis V. 8.n,s Manae , eodem a„„o scilieet LXVI , i„t,.„„s territorium Lco<^ense potenter cu„, quatuor u.agnis e.xercitibus fe.ia secunda infia praefatas 01'"^«: obsed.t Dy„antu„. , quod et feria secuud^scquenti , sciliccl altéra d e poslfe ! et caplis incolis ejus. Cujus destruclionis anni notanlur in l.oc métro : dïnanlIM UCTpLe., „U„C le pLorare neCc«e e»l. Eranl enim mercatores ejus ditissirai et famosissimi sui?arm"l S'il''"""' 1 '"'""'"^ ''''""P"'"^ ""'^ '"""*'""' d--vissetcum .u.sarmge..s ven.re, et cv.latera expugnare. oecurrerunt sibi Leodienses ir/esTcr'': ' '"'^"*: "'^ •^-"'"'-l-' P-pter passio„em t: nostr. Jesu Chr.st. , grat.am de commissis. Quare poenituit eos valde et de caelero nunquam rebellarent, nec nocerent sibi. El offeren.es magnum ar! gentum de taxa promissa , juraverunt fidelissimi sui subditi permanere. Et dum cum plunbusalus eondi.ionibus servandis, i,a sese humiliaverunt, ile- u.™ secundo p.us et bonus princeps reeepit eos in gratiam , illo salvo ^uod caelenspac..sjunsjurandi et scripturis valide roborat' cogno^erunt se devinc tos vua et boms temporalibus , si unquam resilirent ab obedien.ia prineipum etepiseop.. Et s.c karolus pius princeps, babita cautionepraedicta, cum suis n • Tltr ' "'' ^'"''•'"'^ "' infidelitalem Leodiensium an.plius. r...».,,. ,.„„„ „. Demde Ph.l.ppo mor.uo duce Burgundiae in civitate Brugensi, anno se- quen.., sc.l.cet xv die mensis Junii , vacillant a fide et obedicntia ducis Karoli et nepotissu. eorum episcopi. Nan. instigalione ISasonis. domini de Heers, et Johann.s de W.lde, domini Barri , seu Hereberti , domini de Surlet, n.ilitum , muUa .nala .lerum commiserunt. Deinde ultra pacem et jusjurandum scientes bellunl. DE CLADIBUS LEODIENSIUM. 207 episcopiim cum muftis suorum esse in Castro et oppidoHoy, quod oppidum semper firmiter cl fideliler sieleral in pace cum episcopo ipsorum , scientes episcopum absque aimigeris et speciali custodia ibidem quiescere, congregato tnagno satellilio secrète quodam nocturno lempore anle Hoy , quod sagaciter promissis aliquibus suorum in eo ceperunt, nequiter sperantes se episcopum ipsorum improvisum ibidem trucidarc vel capere posse. Sed episcopus, oc- cupata una parle oppidi , suscitatus ex clamoribus armigerorum , celerrime surgens, induens se vestimentis suis, occullavit se parum , sed videns quod vicissenl oppidum, et caslrum expugnare nilebantur. ad occidendum ipsum, ooquodassullum contra caslrum fecerunt,statim per semitam secretam exiens' equo cursatili incognitus per fugam e manibus ipsorum dilapsus cum magno periculo vix cum paucis evasit. Nam per dévia equilans, cum magno laborë et periculo Namurcum venir. Ipsi vero in veritate audientes episcopum eva- sisse, irati nimis suburbanum et parvam civitatem in favillam ignis redegerunt , occisis mullis Jionestis oppidanis amicis episcopi. Insuper majorem civitafem cum Castro per direptionem spolia verunt, eo quod ddhaerebant cum Trajec- lensibus episcopo. El sic cum magno spolio redeuntes ovabant , gaudebanl et laelabanlur in rébus suis pessimis. Quod percipiens Karolus, noviterdux Bur- gundiae el Brabanliae exaltalus, iratus nimis, aggregavit valentes armigeros ac milites stipendiarios infmitos, cum quibus totum episcopatum et civitatem Leodiensem in solitudinem redigeret. Decrevil ilaque primo obsidere civitatem Sancti Trudonis , eo quod ipsi praecipui fuerantcum civitate Leodiensi in Hoy. Quod percipienles Leodienses slrictissime munierunl oppidum Sancli Trudo- nis cum omnibus requisitis. Insuper promiserunl incolis Sancli Trudonis facere firmissimam assislentiam ad liberandum eos vel ad dissolvendam obsidionem Igitur anno Domini M» CCCCo LXVTIo, cum in profesto Symonis el Judae aposlolorum idem Karolus dux obsedisset oppidum Sancli Trudonis, Léo- p„,. ,p„a s Wc dienses odio habentes fautores et amicos ducis et episcopi, coëgerunl sub poena capilali illos secum contra ducem ad bellum procedere, sive spiriluales sive seculares, quos ordinaverunt in fronte aciei, praeconizantes el slrictissime praecipientes quod si quis fugeret , eliam cujuscumque status essent, occi- derenlur el privarenliir omnibus bonis ipsorum. Igitur venientes cum vexillis et buccinis, m profesto praedicto aposlolorum. ad succurrendum oppido obsesso, statim dux, praescius multiludinis et advenlus ipsorum . animose eis occurrebal lamquam princeps strenuus et audax cum multiplici exercilu ad nem. / j Leodium le résignât THEODORICUS PAUL! debellandum ipsos. Et conyï essu fado in uiia parte , statim dominiis Raso , capilaiieus ipsorum, cum multis fufjam iniit, et accipiens pecuniam magiiam ciYitatis, nuiiquam leversus, perrexit et fiigit cum suis ad Franciam. Coriue- runt autem ex parte Leodionsium in illo confliclu ultra tria millia Leodien- sium, inter quos ceciderunt dominus Barri, dominus de Surîet, miles, et filiussuus, qui fuit canonicus Sancli Lamberti; Ways, canonicus Sancti Lam- berti. qui fuit magnus curialista , quem invitum cogebant secum praeliari ; decanus Middelburgensis , canonicus Sancti Lamberti; Rolandus de Heyns- bercii, filiusdomini Johannisde Heynsberch, episcopi quondam Leodiensis, cum pluribus aliis. In quo praelio princeps Karolus acquisivit multa vexilla conluberniorum Leodiensium, demplis caeteris bellicis macliiuis. quae erexit ante oppidum obsessum in confusionem ipsorum. Quod videntes oppidani Sancti Trudonis, perplexi valde, reddiderunt se graliae Karoli principis. illo salvo quod de instanti frangèrent portas et muros oppidi ipsorum cum plu- ribus aliis conditionibus praefatis. Quod et fecerunt. Imo et omnia alia oppida provinciae illico destruxerunt muros, portas et forlalicia ipsorum, re- plendo oppidorum fossata humo el reliquis materiis. Deinde veniens ante Leodium ut ipsum potenter obsideret , sinjililer reddi- derunt se gratiae Karoli post magnas instanlias honestorum senum, qui nudi- pedes, in lineis, detectis capitibus, per médium milliare extra Leodium per iutosam viara occurrebant, petentes se in gratiam recipi. Quorum miscrlus prmceps, ila fecit. Sed privavit eos omnibus juribus , plebiscilis, privilegiis, armis, contuberniis. Et quod de instanti frangèrent portas et muros civitalis! Quod fecerunt. Et certificatum , quod nunquam rebellarent contra ipsum nec episcopum ipsorum, et quod non ordinarent Burgundiones nec alios capilaneos , nec érigèrent conlubernia , nec admitlerent expulsos suos capila- neos, mcentores totius mali, unquam reintrare civitatem Leodiensem , cum pluribus praefatis aliis clausulis et conditionibus. De quibus omnibus dede- runt Karolo duci litteras promissorias. Et sic ordinando eis dominum de Hum- bercourt in capitaneum ex parle ejus, qui eos regerel in omni justitia el pace, quod et fecit. Acta fuerunt ista anno Domini M» CCCC» LXVIfo, in festo sancti Lamberti, episcopi Leodiensis. Deinde anno Domini Mo CCCCo LXVlIIo , Ludovicus, rex Franciae, dolens se fralri suo Karolo , duci de Barry , dédisse ducatum Normanniae , eo quod Karolus, dux Burgundiae, ducerel in uxorem Margarelam , sororem Eduardi Jw DE CLADIBUS LEODIENSIUM. 209 quarti . régis Angliae , eo quod rex Angliae diii possedil eum , allegans quod essethaereditas et patrimonium regni Angliae, timens multa mala futura inde resullalura ; et quia Karolus, dux Burgundiae, el Karolus, dux de Barry, fraler régis , ac dux Britanniae , cum pluribus aliis principibus regni Franciae, foedus amicitiae in invicem firmaverunt ad resislendum cuicumque injurianli ipsis , et rex fratri suo decrevisset auferre ducatum Normanniae , licet in mul- lis aliis vellel recompensare; ideo Karolus vocalus per caeteros proceres prae- misit magnum exerciliuTi plebis et militiae in extremilatibus principatuum Arthesiae el Viromandiae , eo quod Ludovicus , rex Franciae , cum infmitis principibus el nobilibus et armigeris castra metabalur in conBnibus et ex- tremilatibus regni prope Viromandiam. Et ipse Karolus intérim Brugis, in Karoius cum excrdiu r>i i ■ ,.,,... . Gallîani ingreditur. rlandria, cum magna solemnitale celebravit malrnnoniura suum cum prae- fata Margareta , sorore Eduwardi, régis Angliae *. Quo malrimonio celebralo, poslquam fuit in Hollandia homagialus , subsequebalur cum grandi satellicio suum exercitum usque ad Peronam, silam in limite regni Franciae, mansitque ibi prope cum exercilibus suis in plana, amplaetspatiosa terra, praeparalus ex- speclare adventum régis et omnium suorum complicum. Et rex Ludovicus ibi eral prope, fere per tria vel quatuor gallicana milliaria, ita quod infra très vel quatuor horas potuil equitari de uno exercilu ad alium: quod periculosum fuit. Atlamen mulli principes diu inter praefatos ducem et regem tractabant varia ad concordandum eo*; sed valde diu prolongatum et protelatum fuit, an- lequam pax reformata fuit inter regem el fratrem suum et Karolum Burgundiae. Interea promulgatum fuit ubique per totam fere Almanniam , quod de die PaxinitacumregeGai- in diem rex decreverat debellare Karolum , ducem Burgundiae, et limebalur imminerequolidiebellum inter eos, quianullo mediopoterantpacisci. Demum per amicabiles internunlios Ludovicus rex el Karolus , dux de Barry , fraler suus, hoc modo reconciliati sunt, qualenus Karolus, dux resignaret Ludovico, fratri suo régi, ducatum iNormanniae, et rex gralioseex regali munificentia red- derel sibi ducatum Campaniae , continens in se duodecim comitalus, qui vale- renl sibi annualim quinquaginta millia coronarum Franciae in cerlis reddilibus. Insuper fuerunt adhuc multa alia tractanda inter regem et Karolum, ducem Burgundiae, quae inaniter differebant consules et quidam primates régis. Interea fama discordiae inter regem el Karolum Burgundiae ducem incre- No»a Leod ' Cr. Détails concernant le mariage de Char- 1468; Bulletins de la coimission rotale o*hist. , les-le-Téméraire avec Blaryuerile d'I'orck , en tom. V, p. 168. 27 liae. lentiuin re- bellio. i- 210 THEODORICUS PAULI brescenle , per totam patriam exules Leodienses dolentes se proscriplos et pri- valos nalali solo, consilio habito, dum ista inter praefatos traclarentur, spe- rantes ducem Kaiolum in lantum a rege gravalum . quod non rediret sine belli discrimine, venerunt aiidacter anno praefato Doinini , altéra die post festum nativitatis Virginis Mariae, Vincenlius de Bueren , dominus Johannes de Wilde, milites cum sexcentis fere armigeris , et inlrantes Leodium, eo quod expulsi fuerunt a duce a Leodio , clamaverunt equitando et meando per totam civitatem : « Liberi Leodienses, libéra Legia, removentur assisii et gabellae , eo quod raanebitis liberi semper. .. Clamantes et affirmantes quod Ludovicus, rex Franciae , mitteret et praestaret eis magnum subsidium per suos armi- geros temporeopportuno ad resistendum Karolo duci Burgundiae. Leodienses vero proni ad malum , illa audientes, facti sunt eis in firmamenlum , et junxe- runt se illis illa die ultra duodecira millia, immemores juramentorum et pro- missionum , et quod Karolus dux ipsos tribus vicibu. devictos recepissel in graliam. Stalim quaesierunt arma , statuerunt rectores civitatis, reordinantes conlubernia et omnia sicuti pridem habere consueverant. Quibus factis , reae- diacaverunt et lestauraverunt dirutk civitatis, locantes munimenta et forlalitia et portas, sicutpriusfuerant aedificata. Et ad hoc perficiendum cogebant com- munitatem illa perficere cum festinatione , sicut eis placuil. Epi.op„, senbit duc. Intcrea Ludovicus episcopus ista percipiens mirabatur attonitus illorum temeritatem ; et quia non valuit eos repellere, scri<)sit omnia nepoti suo Ka- rolo duci , qui exhorrescen^ illorum praesumptionem misit statim multos armigeros cum aliquibus capitaneis episcopo in subsidium , pron.iltens cum omni potentia sua venire quantocius posset. Interea factae fuerunt firmae treugae inter episcopum et istos Leodienses durantes longo tempore. Igitur episcopus dum post festum sancti Remigii equitasset cum Lepato sedis apostolicae Tungrim, et ibidem aliquot diebus pausasset propter treu- gas ordmatas , ecce venerunt sabbato Tungris praefati capilanei cum multis armigeris, missi a Karolo duce Burgundiae, et facta est laetitia mapna de adventu illorum. Accidit autem , quod quidam mercator dominica die cum caseis venisset a Tungri Leodium ad vendendum caseos suos,a quo quidam Leodiensium sciscitabantur , quomodo ïungrenses se gerebant in isto ne- gotio. Qui improvise aiens dicebat : « Vere episcopus valde laelatur cura suis » chorizando, et magnos ignés comburendo, eo quod muiti magni domini cum » multis armigeris et equitibus sibi ibidem venerunt in auxilium ; et plures Karolo. Fil captirus. DE CLADTBUS LEODIENSIUM. 211 I » supervenient , et famationis est , quod princeps Karolus iratus contra Leo- » dienses veniet cum magno exercitu ad devastandum Leodium. » Quibus auditis Leodienses. statim magno exercitu congregato, cum domino Vincen- tio de Bueren , et cum domino Johanne de Wilde , et cum caeteris capitaneis suis perrexerunt Tungris, nil curantes de Ireugis factis inter episcopum et ipsos. 1 bique venientesin festo sancti Dionysii , quod fuit tune dies dominica, latenter et potenter intrantes. nocturno tempore post crepusculum Tungros, occiderunt ultra trecentos honestos viros de militaribus et armigeris ac oppi- danis, qui putaverant armigeros ducis ibidem venisse. Trucidaverunt enim omnes occurrentes in plateis, et intrabant potenter hospitia, in quibus hospi- tati fuerant amici ducis et episcopi. Occiderunt autem cum impetu coraitem de Elderen , duos illustres fratres de Tris , duos nobiles fratres de Arkenteel , dominum Johannem deSereynen, dominum Robertum deMoereme, praepo- situm Sancti Gereonis Coloniensis, dominum Milonem, thezaurarium provin- ciae, cum multis aliis militibus et armigeris. MuIti tamen domini et armigeri industria hospitum evaserunt , fugientes seminudi per dévia, utpote domi- nus de Bergis , et alii plures. Episcopus vero et Legatus festinanter suscitati non poluerunt evadere, eoquod hospitium eorum circumvallaverant, claman- tes ut insensati homines, quod vellent videre episcopum ipsorum, vel vellent infringere violenter hospitium. Episcopus vero trépide et coacte veniens in feneslra hospitii sui, in qua ipsum débite videre poteranl, juxta petita sua loquebatur ipsis pie. Quem videntes, eoquod habebant cereas faculas et lumi- naria multa . statim omnes prostraverunt se in terram super genua , humiliter clamantes petentesque veniam et gratiam ab eo , ut iterum possent inhabi- tare domos et possessiones ipsorum , a quibus expuisi erant. Episcopus vero attendens insanientis populi impetum , et quod non valuit evadere manus ipsorum, metu mortis ac majoris periculi , ac ad sedandum ac mitigandum furiam ipsorum , promisit eis gratiam firmam conferre. De quibus ipsi non contenti , cogère coeperunt episcopum descendere ad ipsos , salvo quod nulle modo nocerent sibi aut suis, nec laederent. Episcopus vero cum Legato romano multum perterritus et anxius , promisit bénigne post parvum tempus , quo se débite vestiret, ad eos descendere. At fugam secretissime iniil, fugiens in ecclesiam gloriosae Virginis Mariae , cum Legato sedis apostolicae. Cum vero episcopus longam moram fecerat , turbati illi valde violenter in- traverunt hospitium episcopi ; et non invenientes ipsum , veluti lupi rapaces et âlâ THEODORICUS PAULl DE CLADIBUS LEODIENSIUM. 213 fiiribundihomines discurrerunl , ubiqucquaerentcs illum por totam noclem. Crastina aulem die aiidientes episcopum esse in ecclesia Virginis Mariae^ ve- iierunl cuiii luniullu aiite ecclesiani ^ clamantes et dicentes, quod veniret ad eos sal vus, vel violenter infringerent ecclesiam, extrahcndo ipsiim ex ea polen- ter , salvo seraper hoc quod nullatenus ipsum laederent aut irreverenler trac- tareut. Episcopus vero ista audiens. nimium turbatus et perplexus , clausis januis, ait ad eos, petens ut nobilis aliquis veniret, ut ipsum caperet ne Ira- deretur in manus ruslicorum. Venerunt ergo Vincentius de Bueren et Jo- hannes de Wilde , milites capitanei ipsorum , in quorum manibus trépide se obtulit captum , cum tali conditione , quod non laederent ipsum , nec quid- quam mali sibi inferrent. Quod promiscrunt sub militari fide dicentes : «Illustrissime princeps et domine, nos reddimus nos captos nobilitati vestrae, quia princeps et dominus noster estis , et nos servi et subditi vestri sumus. » Et sic apertis januis ecclesiae, reddidit seipsis una cum Legato romano. Acta fuerunt ista in festo sanctorum marlyrum Gereonis et Victoris , ante missa- rum solemnia , hora fere octava , scilicet in crastino Sancti Dionysii. Leodien- ses vero multum gavisi de captivitate episcopi et occasu tantorum nobilium et oppidanorum Tungrensium , duxerunt episcopum cum magno risu et lae- titia Leodium. Cunique episcopus in via geniendo lamentaretur mortem tan- torum virorum et praepotentum nobilium , consolabatur ipsum pie Legatus romanae sedis diceus : « Nos qui vivimus, benedicimus Domino. » Ac si dice- ret, sicut ipsemet exposuit : u Regratiamus nos Deo, quia vivimus, reservati ad vitam in tam horrendo et periculoso tumuitu insensatorum armatorum. » Cumque praefati exleges ipsum cum Legato Leodium perduxissent in curiam suam , subsannando dixerunt : « Ecce , sincère domine noster, regratiari nobis debetis, quia vos cum debito honore duximus in vestram civitatem. » Et alia multa irridendo laetantes ingeminaverunt. Mansilque episcopus io Leodio stricte custoditus per Leodienses. ne evaderet. KaroiicumGaiiiaerege Intcrca Karolus , dux Burgundiac, cum exercitibus suis apud Peronam liïl!"' '* castra metatus fuerat contra regem. Postquam rex reconciliatus fuerat Karolo, duci de Barry, fratri suo, ut dictum est, iratus nimis eo quod voluit rehabere omnes expensas factas propter ipsum. .et alia specialia quaedam incognila, et quia illa tractanda non terminassent proceres et consulatus régis inter re- gem et ipsum , cum bene potuissent , et ipse cum maximis expensis frustra cum suis ibidem permansisset , indeliberato animo Karolus , dux Burgundiae, misitquemdam virum stren.mm, dictum Haggenbach , magistrum cunae suae, cum pauca familia , ad regem quaercns et scire volens, quid praetende.et cum tam lonra prolelalionc et dilatione cansae suae. f.um ben.gne admonuit tra- trem suum secum pacisci ad placitum suum. Et omnia fecit , ad quae de jure oblicatus fuerat, et plus pro profectu et honore régis et regn.. Qu.d ergo prae- tenderet? Sccum petiit besignc responderi , et quod illa vice semel pro sem- per dirnarelur intiraare sibi intentum mentis suae. Et nisi hoc faceret, altéra die inlraret cum omnibus suis Franciam , et iret apud fratrem suum ducem de Barry Uex vero Ludovicus illa audiens, admirans magnamm.talcm ipsius, praecepit magistro curiae ducis semper manere apud ipsum m tentor.o suo ad audiendum traclanda inter ipsum et Karolum ncpotera suum. Praecep.t ifrilur rex omnes suos praecipuos consiliarios venire apud se smeraora. Qu.- bus congregatis, praecepit rex magistro curiae Karoli ambassiatum suum expo- nere sibi in praesenlia illorum. Cumque concludendo perorasset, quod md.late petiit responderi a rege affirmative vel négative de suis causis. Uli vero talia audientcs, indignati fere omnes de tanta pracsumptione , convenerunt et re- volvenles causam commode , indilate ad hominem régis non voluerunl dare responsum. Quod audiens rex iratus est illis dicens : « Multolies audivimus , si nos et ipse csscmus concordes et unanimes, ut decet, nullus m universo orbe tam potens molestaret nos, quia ditior etpotentior vobis omnibus est. .. hati illi se mutuo inspicienles fremebant contra regem. Igitur rex convocatus magistrum curiae ducis Karoli , ait illi in praesenlia principum et consilialorum suorum : « Praecede , et slatim sequar te visilando corporalitcr cum paucis principibus dulcera nepotera meumdommum tuum , dando sibi oretenus salubre et bonum responsum. » Erant enim aliqui, qui susurrando raala et discordiam scminando pauca bona consuluerunt mter re- nem et ducem , et libenler sub forma honeslatis procurassent et vidissent eos Serrantes contra se ipsos. Sed Ludovicus de Lutzenborch , comes Sancti Pauli , princeps egregius , habens très nobiles lilios , élégantes viros servientes Karolo duci Burgundiae nepoti ipsorum , videlicet comitem de Marie primo- genitum , comitem de Fiennes et dominum de Roussy, etc. , ideo ipse semper laboravil, omni conatu quo potuit, ad concordandum praefatos principes. Erat enim connestabulus Franciae, et uUra modum bene creditus regi, similiter et duci. Qui muUolies de rege ad ducem et e contra equitavit ad concordan- dum eos. -•v 214 THEODORICUS PAULI DE CLADIBUS LEODIENSIUM 215 Ludovicus explorât Ka- roli iiercituni. Karolum visitât. Tandem idem illustris cornes enarravil régi multitudincm el fortitudinem et pulchritudinem exercitiis ducis Karoli. El licet rex plures armigeros habe- ret. ut dicebatur. quam digt , quia, ut famabatur, rex habuit circa ducenta millia principum et armigerum , et Karolus dux ultra centum millia princi- pura comitum nobilium et armatorum pugilium : rex vero illa audiens a co- mité, licet bene accoramodavit Hdem verbis ejus«, tamen explorare per se desiderans et \idere ac experiri volens, animi solacio, incognitus quodam se- reno temporeequitavit, ut domesticus et familiaris comitis Sancti Pauli , cum eodem comité per exercilum ducis. Sed comes sagaciter sub fide praeavisavit Karolum ducem de adventu occulto régis. Dux vero paucis hoc revelans . praecepit omnes suos illa die pulchrearmatos et ornatos stare in aciebussuis. Rex vero tam perfectum et tam egregie arma- tum exercitum videns , valde mirabatur et delectabatur. Dux vero comitem no- mine régis nobiliter recepit et honoravit. Regem vero, tectum in facie ne agnos- ceretur, indutumque popularibiis vestibus, ille tune non honoravit. Sed post multa colloquia supplicavit comili , ut se et suos régi fideliler commendaret , offerens se humiliter paratum et promptum cum omnibus suis régi servire contra quoscumqiie invasores regni. Haec audiens rex a duce, multum gau- debat , mente revolvens in se omnia bénéficia sibi collata a Philippo duce , pâtre ejus , et ab ipso Karolo jam duce. Cepit quoque cordetenus odio eos susurratores, qui semper suggillaverunt mala inter ipsos. Et sic redierunt ad Francorum principes, ignorantes fere omnes istam régis explorationem. Igitur recedente magistro curiae ducis, rex ait hilari vultu duci Borboniae, fratri suo domino de Beau *, et archiepiscopo Lugdunensi, fratri ipsorum *, comiti Sancti Pauli et aliquibus principibus : » Celeriter praeparentur equi vestri , cum equo meo . volumus enim coenare cum dulci fralre el nepote meo. » Quod el factum est, miranlibus et tristantibus caelerisplerisque princi- pibus. Karolus vero, dux Burgundiae, praesciens advenlum régis, praeparavit se occurrere régi cum nobilibus suis, ut decuit. Videusque a longe regem ' Legeiidum arbilror : domino de Beaujeu atligerat , eam ecclesiam in cooiinendam accepil, (Pierre, sire de Beaujeu). donec canonicam aetatem haberet. Anoo 1470 - Carolus de Bourbon , ex augustissima Bor- demum consecratus est episcopus ; hoc circiter boniorum principum stirpe , filius Caroli Bor- tempore a rege Ludovico XI inissus est pro pace bonii et Ârveniae ducis ex Agnete Burgunda. cum Caroio Burgundiae et Francisco 11 Britanniae ab Ëugenio IV nominatus archiepiscopus Lug- ducibusconcilianda. dunensis, qiium undecimum aetatis annum viz cum paucis principibus venire, descendit de equo suo cum omnibus suis pro- nus flexis genibus adorando regiam majestatem , salutavit regem multum pie et benipne Statimque rex prosiliens de regali caballo suo et elevando ipsum ruit inamplexusejus, et osculabantur se mutuo dulciter : et facta est laetitia mapna per totum exercitum. Et sic post magnas reverentias sibi mutuo factas el exhibitas, rex et dux cum caeteris principibus, ascensis equis ipsorum , dux regem et suos equilando duxit in Peronam oppidum ducis , et laetati sunt m- vieem illa nocte. . • i r . Altéra vero die , discussis inter se multis causis , pacem firmam , ut nobiles i>j;^^„ -J--,;r principes , inter se statuerunt perpetuis lemporibus servandam , de caelero nunquam contra se ipsos disceptare el discordare. Et ut firma pax ju gîter inter ipsos manerel , juraverunt , ac litteris et sigiUis vaUdis confirmando pro- miserunt, quod si ex aliqua parle al iqui etiam quanturacumque magm smis- tri aliquid referrent , quod esset in praejudicium el discordiara alterius , ille statim et sine dilatione occideretur , tanquam pacis el concordiae ipsorum aemulus et invidus ac inimicus. Ilaque Karolus dux obUnuit a rege ducenta millia coronarum Franciae pro sum.^a pecuniaeK.ro- expensis et reysis * , quas nunc binies pro honore regni perpetraverat. De quibus stalim rex in promptu dédit Karolo centum millia, antequam reces- serunt, quae rex praecepit sine mora venire et duci dare. Insuper impelravit dux praeposituram de Mondydier cum plerisque dominiis , quae omnia rex poluerat cum cerlis surarais pecuniae redimere, perpetuis temporibus pro se el suis hacredibus possidere el haereditare. Igitur pace sic inter eos firmata et roborata , feria quinta raensis Septem- Ka-iu»^^ Ludov.c„. bris , die altéra scilicet feria sexta , episcopo célébrante missam de Sancta ^unionem .«ui ac Trinilale, rex el dux confessi, in signum foederis, salutis et saluberrimae pacis coraraunicali fuerunl de uno eodemque sacramento dominici corporis, et diem illam ad laudem Dei perfecerunt in magna laelitia. Sabbalo vero cum rex et dux cum caeteris principibus sedissent honorifice Karo^ojn„^t...ur ^ ad prandium , pariter supervenil nunlius quidam , qui orelenus nuntiavil episcopum Leodiensem cum multis suorum occisum a Leodiensibus in oppido Tungrensi. Haec audientes principes valde dolebanl, el praecipue fralres sui I Resa vel reysa , ex Toce vernacula reize pluribus exemplis probal Du Gange , in Glotsa- (iler). Vocem illam potissimum usurpari pro rto, Verb. cit. expeditioue alque adeo pro excursione militari , sum. '4. ^t^ 216 THEODORICUS PAULl DE CLADIBUS LEODIENSIUM. 217 vs V. Ualliae concitari. flebant ; iraùis rex obtulit se proàiptum cum siio exercitu deslniere et de\aslare civilalem Leodiensem cum incolis cjus in vindiclam mortis episcopi nepotis sui . Sed Karolus, nimiiiin turbatus propler crudelitatem et infidclitatem Leo- diensium regraliabalyr regi cum magna gratiarum actione sibi , allegans quod non esset opus, eo quod sufficientem et copiosum exercitum haberet ad sub- jugandum et destruendum ipsos. Et sic prandio facto et finito. rex redire ad suos deliberans , accepta licentia a Karolo duce , cum suis principibus valde (ji^fx»''^^^ tfblentibus rediit ad suum exercitum. Karolo nuniiatur Léo- Domiuica \ cro dic cum Karolus sederet ad mensam , et in Perona pulsaren- dieosej ad rebcllio- . . , , . . . „ nem ab ipso rege tur campanac , et magni ignes comburerenlur prae laetitia pacis factae so- lemniter inter ducem et regem : ecce supervenit quidam miles . nuntians sub fide militari episcopum Leodiensem non mortuum sed captum , et quidquid actum foret a Leodiensibus a principio usque in illum diem, foret et esset faclum auctoritate et instigatione régis Ludovici , et confirmavit boc praesen- tatione unius literae captae et subréptâe a nuntio régis misso per regem Leo- diensibus, continenlis quod deberent se strenue defensare contra complices ducis Burgundiae et capitaneos ejus ; ipse in tantum in Francia illum moles- taret, quod non valeret praesiare subsidium suis; et finaliter ips« sua potestate protegeret , defenderet et liberaret eos contra ipsum. Quae quidem littera scripta distincte fuit munita sigillo régis, et subscripta in simili forma ac si rex subscripsisset. Qua littera visa et perlecta a Karolo plurimum coepit per- turbari , dolens etarbitrans se deceptum a rege, eoquod sibi invicem fuerant confoederati in vinculo pacis. Prae nimia tamen sui animi magnitudine equi- lans furtive sive secrète cum paucis ad regem, objecit sibi prius verbotenus praedicta ^ blande et bénigne. Quae cum rex honeste et nobiliter denegaverat juramentis et verbis regalibus et honestis, dux praesentavit sibi illam litteram perlegendam.*Quam cum perlexisset valde dolens, commolus fuit jurans et affirmans , se nunquam audivisse de littera illa , nec eam subscripsisse , ut nec SUD consensu eam sigillatam fuisse , et irato animo nunquam se quiescere juravit, donec sciret quis scripserit aut sigillaverit eam. Et convocatus scrip- toreset sigillatores in pracsentia ducis, sciseitabatur ab illis quis ipsorum illam litteram miserat versus Leodium nomine suo. Illi autem perlecta et bene exa- minata , aspicientes se mutuo respoodcrunt régi constanti animo , quod nuUus ' Scilicel epislolae a Ludovico Leodiensibus missae \erba seu seosum. t vM M'^^ J ipsorum eam scripserat vel sigillaverat aut miserat , ut m ventate percipere- tur, cum pluribus aliis verbis terribilibus. Ita quidem dux magnificus ista audiens et videns, peroptime contentabatur. Aitque rex duc. : « Ecce, dulc.s „ frater. ut melius valeas scire, quod nunquam fuit de mente mea quod » Leodienses se tibi opposuerunt , et quod nullatenus sperarent per me habere „ auxilium et succursum contra te vel nepotem meum , episcopum ipsorum , „ perpam peregre tecum ad visitandum Virginem Manam m Halla ^ , demde ,. proficiscar tecum cum exercitu meo ad devastandum eos, ac ad imprope- » randum ipsis quo temerario ausu talia nomine nostro contra te confingere „ praesumpserunt, cum taies litterae nunquam missae fuerunl per nos, nec „ de consensu meo. » Et contentabatur Karolus dux ijla. audiens, mfremens \^ contra maliliam Leodiensium. Atlarf^%^^suppliéavit régi ben.gne, ut nullo modo cum exercitu suo secum per^érèi eo quod haberet copiosum exercitum ad conterendum eos. Et sic rex , dispositis omnibus in pace in regno, equitavit cum ducentis lanceis et cum Ludovico, comité Sancti Pauli, connestabulo Franciae, cum duce Borboniae, et cum domino de Barry , fratre ducis Bor- boniae versus Leodium cum Karolo duce Burgundiae. Qui cum venissent prope civitatem Ambianensium , occurrit rex sibi in adjutorium cum tribus millibus balislariorum sive arcuariorum ex Francia, ad pergendum secum contra Leodienses. . Sed pace facta, ut dictum est, inter regem et ducem , celeriter ra.sit dux '>'-J-^-;,.tf •*- Anthonium bastardum Burgundiae , fratrem suum , dommum de Blammont, raarscalcum Burgundiae , dominum de Sabaudia, dominum de Arguwes , filium principis Araniae,.et quemdam dictum de Haggenbach , mag.strum curiae suae, cum magna parte exercitus sui ad obsidendum Leodienses , ideo quod admiserant praefatos exules , adhaerendo eis contra jusjurandum et pro- * missa. Qui venientes in oppido Tungrensi, fere illud oppidum spoliaverunt , imputantes eis traditionem , et quod praesciverant de advenlu Leodiensium. Quibus factis, equiUvit Leodium dominus de Haggenbach , magister curiae • Ludovicus , quum Galliae delphinus esset , in Brabanliam perfugerat ad declinandam palris sui indignalionem. A duce Philippe honorifice exceplus , inbabilavil arcem Genappae , non longe ab Hallensi oppido, in cujusecclesia, quae bealissimae Virgini Mariae^acraesl, infanlulum suum Joachimum, circa annum Î460defuncluni, sepuUurae mandavil. Cfr. de Reiffenberg, Mé- moire sur le séjour que Louis , dauphin de Vien- nois , depuis roi sous le nom de Louis XI , fit aux Pays-Bas , de l'an 14S6 à Van 1461 } Rouv. «É«. DE I.'aCAD. royale DE BRUXELLES, tom. V. 28 218 THEODORICUS PAULl principis^ elconvocans Vincenlium de Bueren . dominiiin Johanneni de Wilde, milites, et caeteros omnes exules, ([iii Leodiuiii intraveranl, dicenseis : «Ecce » habeo in comniendis a domino illustrissimo duce nostro , qualenus prae- )i ciperem libi sub poena mortis exire sine aliqua cunclalione et dilalione , et » permiltenles cives Leodienses in pace. Sin autem , miranda * in per- » niciem et destriictionem vestram videbitis et experiemini. » Uii autem ex- tenso collo respondentes , fere indignanler dixerunt « se velle manere in w Leodio, nec exire propter minas ejus aiil ducis. » Quibiis aiiditis, praedixit eis adventum ducis et régis, qui eos obsidcrent slriclissime in deslruclionem et exterminium ipsorum. Et eu m parvi pendendo verba sua noilent acquiescere monitis suis, ipsis pie valedictis, equitavit apud suos, enarrans ipsis visa et audita. Deinde praefati domini armati , cum suis exercitibus et cum multis ingentibus et terribilibus machinis, venerunt anle Leodium , et obsederunt ipsam ex una parte. E contra Johannes de \V ilde , cum suis Leodiensibus eisoc- currens, decrevit eos repellere et obsidionem ipsorum dissolvere; et inito con- flictu parliculari, Leodienses polentia Burgundionum victi fugain maturave- runt, quos cum magno livore subséquentes usque ad portam civitalis ntultos prostraverunt. Corruit autem ibidem dominus Johannes de Wilde , miles egregius, cum Lxvn<^ Leodiensium et ultra, quem militem caeteri Leodienses secrète sepelierunt, affirmantes ipsum captum a Burgundionibus. Et sicquoti- dianis assullibus et privatis bellis ex utraque parte mulli corruerunt. Istud accidit sabbalo in profesto sancti Severini , episcopi et confessons, liora fere vesperarum. Rexet tinx advemuat. lutcHm dum ista ficrcnt , rcx et dux paulatim subsequebantur cum copiosa multitudine principum et armigerorum . ad debellandum et ad dcvastandum exieges Leodienses. Cumque rex et dux venissent in extremitatibus territorii Leodiensis, et* pernoclarent in Castro dicto Vallys, feria tertia ante destructionem civitatis , ecce Leodienses miserunt ad regem unam litteram perquam petebant, propter regalem suam potentiam , quam tolo corde diligebant , ipsis gratiam fieri de commissis et vellent stare contenti suis arbitriis, et vellent satisfacere nobili- ter omnia forefacla , et ofiFerentes se promptos et obedientes omnibus suis praeceptis. Compunctus rex, istis perlectis et auditis, ivit feria quinta sequenti I Yorba quacdam desunt iu MS. cod. DE CLADIBUS LEODIENSIUM. 219 valde mane, cum adhuc dux audirel missam suam, inlimans ei contenta lit- terae. petens ut ex potentia ipsius gratiam eis ista vice adhuc faceret, salvo illo quod emendarent omnia commissa per eos contra suam potestatem. Cui dux ait : « Serenissime mi domine rex , non adhibealis eis fidem , quia fal- » laces et inconstantes sunt, nullam servantes fidem. Atlamen omnia ordi- » nabuntur et disponentur secundum regalem magnificenliam vestram. » Acta fuerunt ista in caslro praefalo post elevationem dominici corporis sub missa. Circa noclem ejusdem diei , Leodienses mutati in proposito praefato , ex Epistoia romumeiiosa suggeslione diabolica , miserunt ad ducem aliam litteram contumehose sonan- lem , quod ipsi bene praevisi desideranter exspeclabanl adventum ipsius et suorum complicum, et essent de singulis requisilis praevisi, quod esset ipsis beneventus. Cujus tenorem audiens rex valde commotus, dixit duci Karolo : «( Pulcher dulcis fraler, [)ergamus sine tardare versus Leodium ; amens et M insensatus fio de istis traditamentis istorum nefariorum Leodiensium. » Cui dux : '« INumquidbene dixi? non est ipsis adhîbe^ida credulitas nec fides. » Igitur venerunt feria quinta , quae fuit profestum sanclorum apostoloruni Symonis et Judae , cum residua exercitus sui parte ante Leodium circa noc- lem. Et statim altéra die expugnassent civitalem potenter, sed non valuerunt propter continuas pluvias et nives, quae sine intermissione ruebant et cade- bant. Attamen Karolus dux in omnibus animum gerens indefessum , terribiles machinas ad urbis interitum praecepit erigi et adaptari , quibus muros no- viler erectos et restaurâtes infringeret, et portas contereret, et civitalem sibi (inaliter subjugaret. Leodienses vero audaces, audientes ren^em et ducem esse in obsidione ante Leodienses iterum ve- , . . . . . nram petunt. civitatem , perplexi , ignorantes quid agere deberent , consilio inito , humilhme et obnixc supplicabant Ludovicum, episcopum ipsorum, quem secum ha- buerant captum vel obsidem, qualenus dignarelur inlercedere pro eis; ipsi velleht stare condilioni régis et ducis , et nunquam transgredi illam sub pri- vatione vilaeet bonorum ipsorum. El spopondit episcopus , vere gaudens se sic evasisse manus ipsorum : exivit civitalem ad praefalos principes ad impelran- dum gratiam pro illis. Quem viaenles rex et dux ceperunt ipsum tenentes contra voluntalem ipsius cum magno honore, dedignantcs audire primitus aliquid de pace ordinanda. Attamen episcopus salubriler inslilil pro pace or- dinanda inler principes et suos subditos pelentes veniam ; sed nihil profecil. 220 THEODORICUS PAULI DE CLADIBUS LEODIENSIUM. 221 clam vcniunt ad duriv teotorium. Rei et ûux a somno excita II, Sabbato vero principes praefali expugnassent civilalera , sed ilcrum propter inlemperieni aëris et pluviae aiit nivis non potuerunt. El sic lardala fuit expu- gnalio civitatis, non proplerlinioreni sed propter pluvias, usquein dominicam diem. Attamen episcopuset aiii in tantuin laboraverunt , et lantas interpei- lationes fecerunt coram principibus pro civitate, quod sperabatur, quod omnia absque belli iuiuultu reforniarentur. Sed, proh dolor! sabbato ejusdem diei in noctis conticinio, circa decimam horam, quidam Leodiensium circiter quadraginti vel quingenti viri audaces vel strenui, e portis obsessae civitatis erumpentes, forensem exercitum tolaliler invadendo disturbarunt et pros- trarunt , cuin signati fuerunt signo ducis Karoli , scilicet cuna signe crucis sancti Andreae. Qui cum venissent prope exercitum régis et ducis , et prope servantes excubias sive vigilias nocte, quaesiti a vigilatoribus quinam essent, responderunt placidis verbis : Burgundiones , Burguiidiones ; et sic admissi \enerunt ante doraos, in quibus corporaliter residebant rex et dux. Ubi dum proseculi a vigilatoribus exercitus vacillantibus et dubitantibus de iis , quinam essent; quidam denuo quaerebant et sciscitabantur ab eis, qui essent, et quid quaererent, responderunt : Nos quaerimus vos ! Et statim degutturaverunt Jacobum de Lannoy , dominum de Vilgernal et VVilhelmum Sternindr, qui servabant excubias et vigilias exercitus principum , et fere omnes qui eos comitabantur. Et clamaverunt caeteri Buryundia ! Burgtindta ! provocantes complices principum ad arma. Accurrentes autem Burgundiones videntes eos signatos cruce sancti Andreae, et clamantes Burgundia ! Burgundia! igno- rabant qui essent Leodienses vel qui non, et mutuo se trucidaverunt invicem Burgundiones, antequam balislarii régis et ducis per certa signa eosnoscere et discernere potuerunt. Quos insequentes fere omnes cum magno livore occi- derunt. Attamen innumerabilem ^ prius interfecerunt ex parle ducis. Fue- runt autem ante oslia domorum régis et ducis, et nisi ibidem praelium ince- pissent , cepissent regem et ducem dormientes , quia eranl domus rurales fere sibi invicem conliguae et non munitae, et faciliter infregissent oslia domorum ad habendum liberum introitum et exitum , eo quod noverant situm illarum do- morum. Corruil autem in illo conflictu uobilisde Verneburch; ut fertur, occi- sus fuit improvise ab amicis régis. Rex vero et dux suscitati per suos iaopinale propter fraudem et traditio- > Deesl vox muttitudinem vel similit. uem Leodiensium, commoli valde eo quod quidam nobiles ex parte Leodien- sium cum episcopo ipsorum per amicabile interloquium pacem conabanlur restaurare inter principes et civilatem , et ex gralia Dei perfecissent , nisi ista intervenissenl; et hoc praecipue propter honorem et praesentiam régis, licet rex permaxime iratus foret ipsis. Itaque rex Ludovicus , cum venisset ante ci- vilatem , raisil solemnes dominos in civilatem ad sciendum qua praesumplione eltemerilale, diffamando ipsum, divulgabalur per lolam palriam, quod ipse eos animassel verbis et scriplis conlra nepolem suum ac dulcem fratrem Ka- rolum , principem Burgundiae , cum eis nunquam misisset minimam litleram. Et cum cujusmode et-honeste nequiverant respondere ad objecta, nisi quod sic animavissent et trépidassent ut pusillamines, ut praecipue quia magnam confidenliam in eum habebant , ut eo melius exlerrerent suos aemulos et ad- versarios ; de quibus omnibus humiliter offerebanl se ad quaevis sua praecepta paratos in emendam suae magnificae regalis offensae , petentes bénigne pro- legi adhuc alis suae potenliae , et salisfacere sibi et duci de omnibus com- missis pro ipsorum viribus. Haec audienles commissarii régis condolentes ipsis, fideliler enarrabanl régi et suis primatibus visa et audita. El sic rex, aliqualiler remiligalus illis audilis, forsan procurasset pacem ipsis, nisi ista reysa obslilisset. Igilur Karolus dux audiens comitem de Verneburch et alios raultos no- duci* juramemum biles occisos juravit per sanclum Georgium mililarem dicens : « Ex quo » conlumeliose \isilaverunl nos isla nocte, denuo craslina'die visitabo eos )) expugnando civilatem ipsorum, etiam si amilterem medietalem exercitus » mei. » Itaque altéra die. scilicet dominica die, quae erat profeslum sancti Quintini raartyris et penultima dies mensis Octobris , Karolus dux ex magnanimilale animi sui praecepit vehi quatuor magna vasa vini ante do- micilium suum et copiosum panem cum caeteris requisitis. Jussilque buc- cinare per tolum exercitum , praecone clamante post sonilum buccinae , quod omnes venirenl ad polandum gratis de vino principis Karoli ducis stante et praeparalo ante mansionem suam. Insuper quod unusquisque praepararet se circa horam infra nonam et decimam ante meridiem ad expugnandum potenter civilatem. Igitur Karolus dux , ut rebelle vulgus Leodiense compesceret , et debitam Expugnamr Lrod; vindiclara de eis acciperet, decrevit civilalera tribus exercitibus debellare. In t|uorum primo ipse Ludovicus, rex Franciae, Karolus, dux Burgundiae, Lu- Î222 THEODORICUS PAULI DE CLADIBUS LEODIENSIUM. 22H w do\icus, cornes Sancti P\\\\MWW'VWVW'WVV ,^^lvvvv\\^\vv\\^^lv^^^^/v\^^^^\^^^^^^^^^^^^'^'^'^'^'^'^'^'^'^'^'^'^'^'^^ I ANALECTA LEODIENSIA, SEU COLLECTIO DOCUMENTORUM QUOMMDAM %0 RES I.VDOVICI BORBOmi ET JOAKNIS HORNAEI TEMPORIBt'S GESTAS SPECTANTL'M. L ANALYSE ET EXTRAITS d'uN POËME LATIN SUR LA PRISE ET LE SAC DE LA VILLE DE LIÈGE , INTITULÉ : Atiyeli de Currtbus Sabmù , poëtae laureati, de Excidio civitatû Leodw7i8i8 Ubrisex; par le baron de villenfagne *. Vous n'avez donc pas eu le courage de lire entièrement le poëme d' Angélus de Currihus f Vous me dites que le mauvais goût de ce poëte , que son style uniforme et ennuyeux, que ses phrases souvent inintelligibles vous ont rebuté ; » I^Ure à M. Du Moulin, de Liège, extraite 1810, in-8». Voyez ci-dessus, l'Introduction, Av% Mélanges histor. et Ultér.. 338-379. Liège, §. IV. \ ' 236 AiNALECTA LEODIENSIA. vous exigez , en invoquant Familié qui nous lie , que je vous en fasse Texlrail; il ne me faut rien moins que ce molif pour que je me rende à vos instances , et c'est ce qui me soutiendra dans celle besogne fatigante. Quoique cet autein* ne soit pas né parmi nous^ cependant comme il a été en partie témoin des événements sanglants qui font le sujet de son poëme , son nom ne sera peut- être pas déplacé dans un ouvrage consacré à répandre quelque jour sur l'his- toire politique et littéraire de noire patrie. Vous savez que Jacques de Hemricourt reproche aux Liégeois^ qu'ils étaient tracassiers , qu'ils ne s'accommodaient guère d'une vie tranquille, qu'ils saisis- saient avec avidité des nouveautés étranges , et qu'ils aimaient enfin à se brouil- ler avec leur seigneur naturel (leur prince), au détriment de leurs propres franchises et de leurs libertés anciennes. Les Liégeois , observe Olivier de la Marche * , ne sont pas coustumiers de tenir ce quils promettent ; et le célèbre chancelier de l'Hôpital dépeint en peu de mots leur caraclère d'une manière bien énergique , lorsqu'il dit qu'ils ont été plus souvent que tous les ans domp- tez , et qu'ils ont néanmoins toujours relevé leurs crestes '. Serait-ce un paradoxe d'avancer que la lecture de l'histoire ne corrige pas les hommes? Jacques de Hemricourt avait consigné dans ses productions les suites funestes des divisions qui troublèrent les Liégeois ; il leur avait indiqué le chemin qu'ils devaient suivre pour vivre en paix et rendre à la nation liégeoise le lustre et la splendeur qui jadis la faisaient distinguer des nations voisines : ils ne surent point profiter des conseils prudents et salutaires que leur donna le sage Hemricourt. H y avait à peine un demi-siècle que cet écrivain était mort, lorsque les Liégeois, séduits par des hommes ambitieux et turbulents, retombèrent dans tous les maux qu'entraînent l'esprit de parti , la guerre et l'anarchie qui en est toujours inséparable. C'est ce que vous montrera le poëme dont vous désirez que je vous fasse l'analyse. Ce poëme a été tiré de la bibliothèque de l'abbaye de S*-Laurent, près de Liège , où on en conservait le manuscrit. Le savant baron de Crassier en communiqua une copie aux bénédictins Martène et Durand , qui l'insérèrent dans leur Amplissima Collectio, etc. *. Angélus de Curribusa dédié son ou- 1 Dans son Trailé de la Temporalité , elc. Ou- ' Voyez le tom. 45 de la Collection univer- ▼rage inédit. selle des JVe'm. part, relatifs à VHist. de France, 3 Dans ses Mémoires^ dernière édit., chap. 3«$, pag. 250. pag. 90. * ïom. 4 , pag. 1379. ANALECTA LEODIENSIA. 237 vrage , qui est divisé en six livres ou chants , au pape Paul II ; dès le début il en annonce le sujet : Arma ducis ' canimus Legiorum clara ruinîs , Necnon ponlifîcis Pauli dilissima pacis Consilia , elc Urbs Leodina fuit, Leodis de nomine régis, Maxima Belgarum , studiisqiie asperrima belli , ^)uain non Francorum reges , nec Sequana dexlra Invictam domuit , sprevit quoque saepe Brilannos , Teutonicum semper vicinum imitata furorem, Expertus populi vires Labienus atrocis , Multaque Caesareae sunt passae damna secures , etc. Dans ces vers , et surtout dans les suivants , que je ne juge pas à propos de transcrire , le poêle rappelle les premiers temps de notre histoire , et entre dans quelques détails sur nos antiquités. H ne cache pas , après , que l'un des ressorts que firent jouer les princes de la maison de Bourgogne, fut de per- suader le pape Paul II qu'ils marcheraient avec toutes leurs forces (si ce pape voulait concourir à soumettre les Liégeois qui s'étaient révoltés) contre les Turcs, lesquels s'étaient emparés de Constantinople. Voilà, à ce qu'il me paraît , la cause du fameux interdit fulminé contre les Liégeois ; voilà la cause de la Pauline ; c'est ce que l'auteur exprime ainsj : <^)uod poslquam ducis eximii - pervenit ad aures ^, Mox oratores ad moenia Romula mittit , Pontificique jubet sua vola ex ordine narrent j Jani vovisse hominum centenis millibus ire In Turcum . impensisque suis , si numina poscant ; Sed non ante dari Bisantia cernere tecta Quam sua Borbonio reddantur jura nepoti , Et quam sit loto collecta pecunia regno. Ilinc igitur repeli princeps permiltat ab ipsis Primilias , censusque rogenl permittat eisdem , Ni parère velint , Leodinis bella movere. Jamque oratores auguslae moenia Romae Intrant , et sacri vcniunt ad principis aulam. Exponunt mandata ducis , suadentque negandum » Charles-le-Téméraire , duc de Bourgogne. Bourgogne. * Philippe - le - Bon , duc de Brabant et de * L'élection du pape Paul II. \ 238 ANALECTA LEODIENSIA. Esse nibil tanto in voto , cum praemia danda His majora forent, etiam meliora pelitïs. Ac boua ponlificis cum mens intenderet armis Conculcare hosles fidei , ducis omoe probavit Proposilum, ac Pelro Ferrico examina causae Borbonii mandat : quod si Leodina negaret Gens domino serrire suo , decernere posset Et damnare illos, atque interdicere sacris. Ne qua duceui a tanto retrahat justissima voto Causa, simul génies socias sese addere velle lunumeras, etiam se promittebat iturum, etc. Angélus de Curribus s*étend ensuite sur les progrès et le succès de cette négociation , et après avoir loué le pontife et le duc Philippe, il nous présente quelques particularités de l'expédition de ce prince contre les. Liégeois : .... Bonus dux in sécréta recepit Se tecta , atque suos versabat mente labores , Policitisne suis maneat sub pectore volvit ; An paret ipse prius Leodinam sternere gentem, (^uosque sui voluere patres confringere muros. Si parère velint , solitos ac reddere census : Interea obstantes Leodino» mente priore Confirmo, atque animos facio certare paratos. Tum vero manifesta ducis sententia facta est. Bella movet miseris Leodinis impia , quae jam Voverat in Turcos geslurum , et talia dixit : « Hic populus tnihi Turcus erit, qui numina nostra • Negligit, hic et erunt Bysantia moenia forti • Nunc redimenda manu , testis mihi Gallia tota, » Et testis Germanus erit , quod beila movere • Cogor , et invictus summo promissa movebo » Pontifici. » Inde suas armis vestire cohortes Incipit , et vomer saevos mutalur in enses. Aéra domat Brugis , tum ferrea cuspis in hastis Tegitur, elcapitis sibi tegmina quisque parabat, Corporis et cruris , tum ferreo brachia vestit. Po&tquam armata manus sonuerunt classica , tandem Ad lapidem miles quartum tentoria ponit , Diverso interea miscentur tecta tumultu. Borbonio pars una favet , pars altéra muros Instituit servare urbis , certare parata Atque mori potius , totis a finibus hostem ANALECTA LEODIENSIA. 239 Arcere , atque duci nunquam se subdere velle. Burgundi inde ducis validae venere cohortes , Sed non pugna fuit , dimotis omnibus armis , ' Pax confecta illis, necnon et foedere facto I Dinanlum excipiunt , at cum dux bella movere Dinanto incepit , redeunt in pristina bella Tune Legii , atque favet Dinanto Iota juventus. Hinc instructae acies iterum quo foedere pacis, Confirmata tamen non est , cum incommoda ferret Pontifici Latio , moritur dux ecce Philippus. Philippe de Bourgogne avait forcé Jean de Heinsberg, évéque de Liège , h résigner cet évêchéà Louis de Bourbon, jeune prince, âgé seulement de 19 ans , et neveu de ce duc. Les promesses et la puissance de Philippe décidèrent le pape à sanctionner cette résignation. Deux factions, comme on a vu par les vers précédents, divisaient les Liégeois. L'une était attachée à Louis de Bourbon , et l'autre voulait s'opposer aux projets ambitieux du duc de Bour- gogne. Louis XI , roi de France , soutenait cette dernière. Ces mots qu'on trouve dans les mêmes vers, et que le poëte met dans la bouche de Philippe , Hic populus {\q peuples liégeois) mihi Turcus erit, font soupçonner que l'in- tention de ce prince n'était pas d'aller faire la guerre aux Turcs, et prouvent peut-être que la cour de Rome fut la dupe des engagements qu'elle avait con- tractés avec lui. Quoi quil en soit, la haine, pour ne pas dire l'inhumanité des habitants de Dinant contre ceux de la petite ville de Bouvignes , avait surtout irrité Philippe. Il était d'autant plus fâché que, l'année précédente , les Dinantais, en abandonnant le parti des Liégeois, avaient fait la paix avec le comte de Charolois, son fils, auquel ils donnèrent une somme considé- rable d'argent. Mais les Dinantais, poussés par un esprit ne vertige, et s'en- nuyant dans ce temps de leur bonne fortune ^ , se repentirent bientôt de ce traité , massacrèrent ceux de leurs concitoyens qui y avaient contribué , et recommencèrent la guerre avec les Namurois. Le duc de Bourgogne, malgré sa caducité et sa vieillesse, se mit à la tête de son armée, et se fit conduire dans une litière aux portes de Dinant. Cette malheureuse ville, prise d'assaut , fut brûlée et rasée ». On jeta dans la Meuse huit cents prisonniers : Je n^ « Expressions d'Olivier de la Marche. Voyez leurs manufactures en cuivre étaient les plus fïo- ses Mémoires, prem. part. , chap. XXXVI. Les rissantes de l'Europe. Dinantais étaient alors riches et opulents, et 2 Elle le fut de telle façon, dit Olivier de la 240 ANALECTA LEODIENSIA. sais, dit ici Philippe de Comines. si Dieu l'avoit ainsi permis pour leur grande mauvaistié, mais la vengeance fut cruelle sur eux. J'ai observé que les habitants de Dinant avaient abandonne le parti de ceux de Liège. Les Liégeois , quoiqu'ils eussent aussi renoncé à I alliance des Dinan- tais, accoururent cependant pour les secourir; mais lorsqu'ils arrivèrent près de la ville , elle était déjà au pouvoir des Bourguignons. Le duc Philippe , trop vieux pour soutenir longtemps les fatigues d'une campagne , laissa la conduite de l'armée au comte de Charolois. Ce comte dirige sa marche sur les Liégeois. Il allait les assaillir, lorsqu'ils envoyèrent vers ce prince des dé- putés pour le prier d'excuser leur faute et de leur pardonner ; ils promirent de respecter les conditions de la paix qui leur avait été donnée l'année précé- dente, et fournirent trois cents otages que nomma Louis de Bourbon, leur évéque, qui était dans l'armée du comte de Charolois. Malgré cet accord , quelques Liégeois voulaient livrer bataille aux Bourguignons avant qu'ils fussent entièrement rassemblés : ce qu'ils eussent pu faire avec succès, selon Comines , auteur contemporain. Des ambassadeurs allèrent, incontinent après, à Liège , de la part du comte , pour faire confirmer cette paix par le peuple de cette ville ; mais ce peuple , qui est inconstant, dit l'écrivain illustre que je viens de citer, outragea indignement ces ambassadeurs, en leur reprochant qu'on n'avait osé attaquer les Liégeois. Philippe-le-Bon , duc de Bourgogne, mourut vers ce temps-là ^ La paix dont il est ici question termina, si l'on peut s'exprimer de cette manière , la première guerre bourguignonne contre les Liégeois; mais dès que nos valeureux et trop remuants ancêtres furent informés de la mort de Philippe, ils songèrent à reprendre les armes : Tum Legius populus, confidens agmine régi» Franci , Burgundas coepit contemiiere gentes. Marche , qu'il semblait qu'elle était en ruines de- puis cent ans, ibid. Ln autre écrivain contem- porain rapporte : « i)ne les Bourguignons je- » tèrent dehors (de Dinant) hommes, femmes » et enfants, et retinrent prisonniers les plus » notables gens d'icelle ville , et puis la pillè- » rent tellement qu'il n'y demeura rien, et en- » suite boulèrent le feu parmi toutes les églises » et maisons, et y firent mèche f et dommage » irréparable. Et après que tout lut brûlé ei » consommé , emplirent les fossé» des mur» d'i- ■ celle, el à cause d'icelle destruction, devin- • rent les pauvres habitants d'icelle mendians , X et aucunes jeunes femmes et fille» abandon- » née» à tout vice et péché pour avoir leur vie. » VoyezIaCAroni^uffcant/a/euf^deJeandeTroye», pag. 135 de la dernière édition. ' lijjuin 1467. ANALECTA LEODÏENSIA. 241 Sic in bella ruit ; sed tandem vincitur armis Ipse ducis, Sancti Trudonis moenia capta. Sed quamvis victa est armis leodina juventus , Acrior ad pugnam cupiebat saepe redire. Carolus at claro duce natus bella parenti Incepta indicit, mûris magis atque propinquat. Principium pugnae contorta fecit et hasta, Caetera forte cohors summisque a monlibus ibat , Horrisono clamât fremitu cingentibus urbem , Se dare deberent campo dicebat aperto, Burgundisque viris segnes arma obvia ferrent. Tum urbem egredilur populus Leodinus, et arma Utraque pars miscet, nocuit discordia civi, Seditio victos Leodinos reddidit una. Nomine Borbonii cepit dux inclylus urbem , Aequavitque solo murorum a culmine parlem . Ne qua loci capti mutaret vêla procella , Mitiliae impensas captaque reposcit ab urbe; Omnibus exclusis qui possint arma movere , Femineo paucis cum sexu in sede relictis , Privatos sacrosque viros sibi reddere census Cogit, et haec nostro venerunt cuncla labore. Haec mea segnilies , haec terris otia duxi, Sed si forte placet , tanta nil in urbe rclinqui , Et delere omnes, nostrae non fundilus irae Interiere , dabo causas iis morlis et enses Exiremae , nisi nos Barbi prudentia Pauli Çui nunc Christicolis pacem praetendit ubique , Impediat. Sic fata , locum considérât aptum , Unde queat populos Leodinos miltere Letbo . In quo de Bures, dominus Cosuiuus, el ejus Tune fraler bastardus erat dexterque vocatu.s In silvis misero degentes tempore vilam , etc. » Tandis que les Liégeois mettaient aveuglément leur confiance dans Louis XI roi de France , Louis promettait secrètement à Charles , duc de Bourpopne ' de les abandonner, si ce duc ne voulait plus accueillir les mécontents de son royaume. Les Liégeois avaient imprudemment rompu la paix K Charles ras- sa Urom^uc scandaleuse, le duc de Bourgo- « tout détruire et mettre à feu el à sanp lesdUs " gne assembla sou est en soy délibérant d'aller » Liégeois. Et ainsi le fil crier et puJier par 31 ANALECTA LEODIENSIA. semble des forces considérables et court assiéger St-Trond. Trente mille Liégeois volent au secours de cette ville. Ils sont mis en déroute. Six mille guerriers restent sur le champ de bataille K Le duc de Bourgogne entre dans St-Trond. Il marche après sur Liège et s'en empare ^. Les factieux s'enfuient de la capitale '. Charles exigea des Liégeois des sommes immenses ; il leur donna quelques nouvelles lois , emporta leur artillerie et fit raser les tours et les murailles de la cité. Philippe de Comines fait ici une réflexion qui me paraît remarquable: les Liégeois n'auraient su dire qui les mouvoit; c'est ainsi qu'il s'exprime ; ils avaient, ajoute-t-il . trop de bien et grand orgueil : ^ox^nez à cela, comme l'observe notre poëte, que la discorde et la rébellion achevèrent de les perdre. Une partie de l'Europe n'était guère plus tranquille que notre malheureuse patrie. Paul II désirait de ramener la paix parmi les princes catholiques, pour les réunir contre les Turcs. Je ne m'arrêterai pas, comme fait ici Angé- lus de Curribus, sur les différends de Louis XI avec le roi d'Angleterre, ni sur ses démêlés avec son frère, le duc de Guyenne; je m'arrêterai encore moins sur quelques autres épisodes dans lesquels cet auteur entremêle les saints avec les dieux du paganisme ; je me bornerai à vous apprendre qu'il termine son premier chant en nous racontant, en mauvais vers, la résolution que prennent ceux d'entre les Liégeois , qui lors de l'arrivée du duc de Bourgogne dans notre capitale furent obligés de s'exiler, de s'adresser au pape : At nobig bello egressis, et caede recenli Est inlerilictum sacris. et templa negantur. Quare opus est cunctis RomaDo principe , Ckristi Qui solus sedem in terri» et jura ministrat. » tous ses pays, et ceux qui faisoient lesdites » publications tenoient en une main une espée » toute nue, et en l'autre , une torche allumée, » qui signifîoit guerre de feu et de sang. » C'est ainsi en effet que Charles nous fit la guerre, maisil l'aut convenir aussi que nousavions provoqué la colère de ce prince bouillant et san- guinaire. ' Dans ce temps-là les Liégeois , selon Olivier de la Marche , disaient en proverbe : Que nul ne passe le Husbain (la Ilesbaye), qu'il nt soit com- battu le lendemain, part. 2«, chap. I*'. lis agi- rent effectivement d'après ce proverbe , mais ils eurent lieu de s'en repentir. Nous lisons dans les Mémoires de P. de Comines, que sans la nuit qui survint. la perle des Liégeois eut été beau- coup plus considérable. Liv. 2, chap. IL 2 Le duc entra dans cette ville le 17 novem- bre 1467. P. de Comines convient que la plus petite résistance de la part de» Liégeois eût forcé ce prince de «'éloigner de Liège. Liv. 2 . chap. III. 3 Rasse de Linire , chevalier , était un de» principaux chefs de ces factieux. %, r ANALECTA LEODIENSIA. 243 Âssensere omnes : tum prima e gente petunlur Summi oratores sacrarum et lacté madenles Pieridum , Legiis sed non discedere ab arvis lli poluere; alios claro dux eligit ore Praestanles, qui jam divinae moenia Romae Advenere , sacras Paulique ad principis aedes. II y avait déjà quelques années que l'interdit était jeté sur Liège. Chant IL Le pape et le sacré collège souhaitent d'étouffer les démêlés de Louis de Bourbon avec son peuple. Paul II convoque un consistoire ^ il adresse à cette assemblée un discours dans lequel il fait un long récit de nos troubles et de leurs suites ; il propose à la même assemblée d'envoyer à Liège Onu- phre , évêque de Tricaria , de le charger des foudres du Vatican et d'une branche d'olivier , pour se servir de l'un et de l'autre avec prudence et selon les circonstances. On confirme le choix de ce légat. 11 part. Le poëte décrit les lieux où il passe ; ce qui tient la moitié de ce chant. Enfin il arrive au milieu de nous par la Meuse : Viginti interea veniunt ad Gramina cives , Delecti a populo , oralorem et voce salutant : Borbonius, clerusque simul comitantibus offert Innumeris, laeto complexi pectora vultu. Ast alii dextrae proclives oscula jungunt, etc. Pendant qu'on prépare à Liège un hôtel pour le légat, on le conduit, près de cette ville , au couvent des Chartreux , où il loge deux nuits ; c'est là que le carme Robert , en présence du peuple et de Louis de Bourbon , lui fait ce compliment : Salve, hujus populi spes o fidissima, Paulo Principe qui missus Belgarum orator ad oras ; Sed non tantarum commendarentur habenae Rerum , ni virlus sancto tua cognita patri. Ad nos pervenit virtutum fama tuarum : Quare haec commendat se gens miseranda , rogal«jue Ponderet errores mentis clementia vestrae. ^ Haec volui dixisse prius, post caetera dicent Fada alii , lingua facunda et moribus omnes. 244 ANALECTA LEODIENSIA ANALECTA LEODIENSIA. 24o Après que le carme Robert eut fini son discours , Alexandre Bcrard , éche- vin de Liège, en prononça un aussi : Finis erat dicti» , cum 8e«e ex agmine prodit Jussus Alexander Berartus , verlice adorans Tiegaliim flexo, mox illi talia fatiis ; Facundus lingua sed non fuit ipse latina ; Nos tamcn hoc omnem referemus carminé summam . Nain(|ue ail. . . . Si Bérard était éloquent, il me semble, d'un autre côté, qu'on peut conclure de ces vers qu'il ne savait la lan{rue latine que très-superéciellement , si tou- tefois il y comprenait quelque chose. Ces vers paraissent encore insinuer que le poëte accompagnait l'évêque de Tricaria. Quoi qu'il en soit , voici le com- mencement de la harangue de Bérard à ce prélat : . . . Aasoniae virlus non ultima genlis , Salve, expectatus noslras qui tendis ad oras , Cujus fama volât Bel^jariim magna per agros, Gesta Maguntiaco cujus nos cernimus ampla In populo , et merilo princeps Romanus ad omnes Speclalum fines mittit , sedandaque bella , Nunc eliam errores noslros miseratus ad urbem Hanc misit, longo célébrât quae temporc sacra Nulla , interdicti causa : tam flebilc fatum Gentibus est noslris , nec lemplis reddere possunl Ulia metalla sonum , cives quo ad sacra vocentur : Defunctisjustaque viris monumenta negantur. Quid pueri commisere , simul teneraeque puellae ? Mortua graminels cur dentur corpora campis? Si peccare aliquis voluit, juvenesque senesque. An forluna omnem débet nunc perdcrc plebem ? Bérard peint dans ces vers et les suivants le triste état dans lequel l'interdit avait jeté les Liégeois; le Sarmate, habitué de vivre au milieu des tigres, se- rait, dit-il , touché de nos malheurs \ et puis se retournant vers le peuple, il lui annonce qu'il peut tout espérer de la clémence du légat. Cet envoyé du Saint Père sort du couvent des Chartreux; une foule immense l'entoure; le poëte lui fait tenir ici un long discours , dans lequel on retrace les événements ■% qui ont affligé la nation liégeoise; je ne rapporterai que les derniers vers de ce discours : Nos interdictum , cum moenia veslra petemus . Solvemus certa sub condilione , deinde Si merilumesl veslrum , penilus delebimus illud. Borbonius aderit , qui mansuelissimus omni Indulgel veniam populo; num quaeritis ipsi ? Respondere cmnes pacem. — Domnoque parère • Num vullis vestro? — Sonuil Mons, vocibus omnis Dum populus dicebal ita , et miserere precatur , etc. Le Mont-Cornillon était le théâtre de cette scène attendrissante. Le légal marche vers la ville ; il la traverse , en gémissant sur letat déplorable où la guerre l'a réduite : Dirula conspicicns Leodis quae monlibus altis Moenia cincta jacent , lacrymas excusserat, alto Pectoreque indoluit , etc. L*ambassadeur du souverain pontife s'arrêta sur le Pont-de-Pierres (ap- pelé de nos jours le Pont-des- Arches), pour y bénir le peuple qui accoiuait de toute part ; le clergé s'y était rassemblé : Ultimus ecce chorus numeroso ex agmine Pétri Incedunt bini, cuncli et bona verba canentes, Quos urbis mitlunt octo praestantia lempla , Lamberti prima est praecedere jussa cathedra , Sola quadringenlos quae possidel una minislros. Visendi studio sequilur post caetera pubes , Et pueri et matres , nuplae innuptaeque puellae. Jamque tenent pontem geniini cum ordine equestri Cives quadrupedis phalcrati fraena regebant, etc. Le légat entre enfin dans l'église cathédrale, et lève solennellement l'interdit dont les Liégeois étaient frappés : on lit ces vers dans la prière qu'on lui fait prononcer devant la châsse de saint Lambert : Trajecti tumulatus eras, Albero verendus Mox urbis praeses Leodinae transtulit ipsum lluc sanctum corpus , etc. l 246 ANALECTA LEODIENSIA. On confond ici la translation du corps de ce saint, de Maeslricht à Liège, faite par saint Hubert , avec la prise du château de Bouillon, opérée par linter- cession de notre illustre patron, sous levéque Albéron. L auteur décrit ensuite la joie que cause à Liège la levée de l'interdit. A la fin de ce chant, Angélus de Curribus introduit sur la scène un nommé Diodes , qui rappelle les faits mémorables et malheureux qui ont amené la prise de la capitale , la paix que nous fûmes obligés de conclure avec Charles , duc de Bourgogne, et les con- ditions honteuses dont ce prince nous accabla ; c'est bien avec raison que Dio- des s'écrie : Carolus. . . . nos pressit iniqiio imperio. Le légat quille Liège , en promettant qu'il fera près de Charles tout ce qui dépendra de lui pour adoucir le sort du peuple. Chant IIÏ. L'évèque de Tricaria obtient une audience du duc, et cherche à adoucir le sort des Liégeois. Ce prince était alors entièrement occupé de son mariage. Il invite le légat à ses noces. Le poëte donne une description très-étendue des fêtes brillantes qui eurent lieu à ce sujet. Tout cela est étran- ger à notre histoire. L'envoyé de Paul 11, qui s'était flatté de faire entre le duc et les Liégeois, un traité moins dur que la dernière paix, retourne à Liège sans succès. Si nous en croyons Fisen , le duc de Bourgogne , livré ex- clusivement aux délices de l'amour, n'eut point le temps d'écouter le légat; il lui fit seulement signifier qu'il pouvait prendre , avec Louis de Bourbon et son peuple , des arrangements , se réservant , lorsqu'il les aurait examinés, de les confirmer ou de les rejeter *. Louis de Bourbon avait malheureusement abandonné la capitale , et s'était retiré à Maeslricht. Le seigneur de Humbercourt ^ gouvernait Liège , au nom du duc de Bourgogne , avec une verge de fer. Plusieurs habitants de celle ville désertèrent leurs foyers. Humbercourt fut enfin rappelé par son maître. Les Liégeois en témoignèrent une allégresse particulière, dans l'espoir de jouir d'un peu de calme : mais , hélas ! un autre incident vint aggraver les maux de ce peuple infortuné. Tandis que Louis de Bourbon coulait tranquillement ses jours dans les plaisirs , au lieu de tâcher de rendre le repos à son pays, les exilés , c'est-à-dire les factieux qui avaient longtemps fomenté les trou- bles , et qui , comme nous l'avons vu , furent obligés de sorlir de Liège , ren- • But. eccles. Leod., part. 2« , liv. 12, n«»« 8 2 Gui de Brimeu , comte de Meghem , seigneur *' ^* «le Humbercourt , chevalier de la Toison d'or. ANALECTA LEODIENSIA. 247 trèrent dans celle ville presque sans aucune résistance, et y commirent des 'cruautés inouïes * : Mox illi ex silvis variis atque urbibus omnes Undique collecti. ruinosa ad moenia tendant. Et cerli propria décernant vivere terra... . . . Exilio redeuut cum in moenia fessi A longo Legii , madiae qao lempora lacis* Tune fuerant, primasque domos intrare pararunt. Tarn si qui obslabant , telis gladiisqae coruscis Inlerimunt , si qui Leodina et moenia linquanl Ense cadunt cives, immensus lerror habebat Urbem omnem Ces vers sont tirés du quatrième Chant, dont je vais vous entretenir. On conseille à l'évèque de Tricaria de se retirer d'une ville où règne la terreur , d'une ville ensanglantée par la rage des exilés , et où l'on pourrait attenter à sa vie : Muiti legato discrimina saeva canebant , Et sociis suadere iiigam per lluminis andas, Ne populus captus saevo caecoque i'urore , Opprimeret famulos , ferroque invaderet ipsum Legalum Nos historiens se taisent sur celte particularité. Nous lisons dans Fisen - , que les exilés, peu de temps après leur retour à Liège , se rendirent au mo- nastère de SWacques, où le légal avait sa demeure, pour demander humble- ment à ce prélat qu'il leur fût permis , avec l'agrément de Louis de Bourbon , de vivre et de mourir dans une patrie qu'ils venaient de récupérer par les armes. Voici quelques vers de la harangue que les exilés adressent , dans le poërae de notre auteur, à l'ambassadeur de Paul II : . . . Legiae nos urbis sanguine cive» Non humiii crclos , tani longo tempore passos Exilium, in primas aUritis vestibus oras Frigora reducuut : silvis erravimus allis, Cum saevisque feris , victum lapidosa dederunl I Entre autres atrocités, ils massacrèrent un pour se rendre près de Tévéque, à Maeslricht. chanoine de la cathédrale qui fuyait de Herstal - Hist. eccles. Leod. loc. cit. 248 ANALFCTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 249 il' Corna iDfelicem, nos omnis ab arbore fructus Deseruit, cunctis exhausta est fonlibus unda. I Nos sitis atquc famés nune fessos atra reJucil In proprias sedes externis possumus ultra Non durare locis, inler nalosque patresque Uxoresqiie simul cuplmusjam vivere nostras j Pontificis volumus Paiili nos jnssa tiieri, Lagato et parère suo, et servire volumus Borbonio, pro quo vitam et bona cuncta parali Exposuisse sumus , etc.... L'envoyé du Saint-Siège ne put s'empêcher de consoler ces malheureux, en leur niontiant en même temps que leur conduite récente dans Liège allait ir- riter le duc de Bourgogne , tandis qu'ils auraient dû chercher à calmer l'esprit de ce prince. Si vous désirez , dit-il , sincèrement la paix , si vous êtes prêts à obéir à votre évêque , donnez m'en des preuves en mettant bas les armes. A ces mots, les larmes coulèrent de leurs yeux, et élevant les mains vers le ciel, ils se prêtèrent aux vœux du légat. Ce respectable ecclésiastique, vrai- ment ministre du premier père des fidèles , les assura de sa protection auprès de Louis de Bourbon. Il part en effet pour Maestricht; il y plaide avec tant d'énergie la cause de ces infortunés , qu'il porte ce prince à leur pardonner. On convint que Louis se rendrait à Tongres, et que de là il ferait son entrée dans Liège. Mais le duc de Bourgogne , qui avait appris la nouvelle émeute, excitée dans cette ville par les exilés , se promit bien d'en tirer une vengeance éclatante. H écrivit à Louis de Bourbon et lui prescrivit de rompre le traité qu'il voulait faire avec les Liégeois. Ce dernier était déjà à Tongres , où le duc envoya le seigneur d'Humbercoiirt avec des troupes. Nous voyons dans Philippe de Comines ^ , que Louis XI , roi de France, avait alors à Liège deux ambassadeurs, dont Jean de Troyes rapporte les noms dans sa Chronique scandaleuse ', ce que je ne remarque que parce que notre historien Fisen a paru en douter. Ces ambassadeurs soufflèrent le feu de la dis- corde parmi nous, et engagèrent les Liégeois à marcher sur Tongres. Ilsétaient commandés par Jean de Ville , Slraille et Lovenfosse ; ils y surprennent le seigneur de Humbercourt, qui, après avoir couru les plus grands dangers, ne s'échappa de leurs mains qu'à condition , dit Fisen ^ , qu'il ferait son pos- • Liv. 2 , chap. VI. ' Pag. 139 de la dernière édition. 3 On lit dans cet autenr , que le seigneur de Humbercourt remit son ëpée entre les main» de sible pour les réconcilier avec le duc de Bourgogne. Louis de Bourbon et le légat partirent, selon notre poëte , de Tongres pour Liège; mais, selon nos historiens, ce sont les Liégeois qui les reconduisirent dans cette capitale, où le peuple les reçut avec acclamation : Legatus rediit, dominum et comilatur ad urbem ■Borbonium Logiam , quo non sine lendere ad ipsam Audebat, qnamvis magno veneranlur bonore , etc. Non mibi Piérides si iinguas oiille dédissent, Ferrca mille ora , et splendenti dilius auro Ingenium , possem tanlos describere lionores, Qiianlos ambobns dominis Leodina juventus Laela dabat, laelas l'udere ad sidéra voces. L'épouse de Raes de Lintre , lequel était naguère à la tête des révoltés, en voyant passer Louis de Bourbon sous ses fenêtres , le congratula avec ironie sur son heureux retotir dans Liège. Mais à ces marques d'allégresse, décrites par le poëte, on s'imaginera peut-être que Louis jouissait d'une liberté entière, tandis que, d'après Philippe de Comines, qui était dans Tarmée du duc de Bourgogne , les Liégeois emmenèrent leur prince prisonnier en leur cité : et ces cris d'allégresse furent prédédés par des traits d'inhumanité dignes d'un peuple de cannibales : ils étaient à peine sortis de Tongres qu'ils poignardèrent cinq ou six chanoines de S*-Lambert; ils dépecèrent en plusieurs morceaux Bobert de Morialmé, archidiacre de la même église, en se jetant tour à tour ses membres sanglants sous les yeux de Louis de Bourbon ; ils massacrèrent encore quelques autres personnes qui lui étaient attachées. Grand Dieu , que les cris dallégiesse d'un peuple séditieux sont efiFrayants! mais empressons- nous de dire que cet esprit de férocité n'agitait pas toute la nation. Philippe de Comines avait souvent vu , près de Louis , Robert de Morialmé, armé, de toutes pièces. Nos annalistes se sont écartés du récit de cet illustre Jean de Ville , et que ce fut à ce guerrier qu'il » et ainsi traita ledit Imbercourt, que ledit Hau- dut la vie et la liberté. Hist. eccles. Leotl., liv. 12, » tepenne ne l'emmenât pas prisonnier , mais il n*> 10. Nous opposerons à ce récit celui d|!Oli- » promit de se rendre prisonnier audit de Hau- vier de la Marcbe , qui en diffère beaucoup. » tepenne àcertain jour qui fut limité entr'eux. » Olivier nous apprend que ce fut pondant la nuit Chap. III de la 2° part. Heureusement pour Ini- que les Liégeois surprirent Tongres; et voici bercourl , Hautepenne fut tué quelque temps comme il s'exprime sur le seigneur de Humber- après : « Par ce moyen , dit Olivier, Imbercourt court, qu'il nomme Imbercourt : «Fut ce dit sei- » fut quitte et acquitté de sa foi et prison.» • gneur prisonnier au seigneur de Hautepenne: /iiW. , pag. 214. 3:> 250 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 251 !l écrivain ; ils veulent que Louis de Bourbon, ramené à Liéçe, obtint de faire chercher Morialmé , son ami ' , qui était a Tongres, où il avait été blessé dan- gereusement. On le conduisait dans une voiture, lorsque des furieux le frap- pèrent impitoyablement et le jetèrent mort aux pieds de Bourbon : spectacle horrible, qui déchira l'àmede ce prince! Cependant on convoque le peuple au palais. Louis, accompagné du légat, se rend à celle assemblée ; on le conjure d'oublier le passé et d'accorder la paix : « Que ne puis-je, dit-il, voir finir les troubles qui vous ont déchirés jusqu'à présent? Dirigé dorénavant par des conseillers plus sages et plus mo- dérés, je ne m'occuperai plus que des intérêts de la patrie; mais de votre côté, efforcez-vous d'en faire autant , et ne vous écartez plus de la fidélité que vous devez avoir pour un prince qui veut vivre et mourir avec vous. » On ne saurait exprimer la scnsalion agréable que produisirent ces paroles sur un peuple naguère si irrité. Par les soins du légat, un arrangement fut bientôt conclu ; mais quel bien pouvait-il en résulter sans l'intervention de Charles , duc de Bourgogne? Ce duc, persuadé avec raison que Louis XI, roi de France , fomentait la révolte à Liège , en témoigna dans Péroné tout son res- sentiment à ce monarque; il finit même par le retenir prisonnier dans cette ville. Charles, dit notre poëte au commencement de son V« chant, croyait que c'était à l'instigation de Louis de Bourbon et du légat que les Liégeois avaient attaqué et dispersé ses gens à Tongres : . . . Mox dux facliim omne putavit CoD»ilio ipsorum , non aequa et mente ferebat. C'est ce que démentent nos historiens. On avait exagéré au duc de Bour- gogne la défaite de ses troupes à Tongres; il en conçut un tel dépit, que dans sa colère il résolut de ruiner de fond en comble la ville de Liège. Il força Louis XI d'accepter la paix, telle qu'il voulut la lui prescrire ; les prin- cipales conditions étaient qu'il l'aiderait à venger Monseigîieur de Liéqe , qui était son parent ^ , qu'il abandonnerait les Liégeois , et enfin qu'il le suivrait dans son expédition contre ce peuple. ï Louis lui avait confié ce qu'il avait de plu» atrociter caeditur rir gène. , elarus magitter Ro- prëcieux. Robert fut enterré dans Téglise cathé- bertus de Morialmeit, decrelorum doctor, etc. drale de Liétje ; on lisait ceUe inscription sur sa 2 Philippe de Comines, liv. 2 , chap. IX. tombe : Hic humo tegitur qui propter dominum Ces deux souverains marchent immédiatement après vers nos frontières. L'armée de Charles était formidable. Son avant-garde entre dans la ville de Tongres et la pille : une terreur panique s'empare des Liégeois : Ergo suos coepere omnes damnare furores , Mulli praesidium rogitabant, vixque putabant Urbem intra tulos, aliqui fugere per undas Fluminis , hos cepit semlemplicis insula Mosae. Illi humeris bona cuncta suis pretiosa tulere, Hi peliere aras , sacra et penetralia divûm. Hi vacuas linqnere domos , desertaque cunctts Urbs modo visa fuit, etc. L'évêque de Tricaria et Louis de Bourbon se réfugient dans l'église de S*-Lambert. Nos auteurs se taisent sur cette circonstance. Les habitants de Liège, voyant l'ennemi à leurs portes, songèrent d'abord à se défendre. Sept cents hommes de cavalerie et quatre mille d'infanterie font une sortie infruc- tueuse : ils sont repoussés et mis en déroute. Cette défaite vint ajouter à la consternation déjà générale. Louis de Bourbon elle légat remontrent au peuple qu'il ne doit plus placer l'espoir de son salut dans les armes; ils lui font voir l'i m possibilité oii il est de résister aux Bourguignons : ils lui représentent que le seul moyen d'éviter le malheur qui le menace , est de s'humilier devant le duc Charles et de lui demander la paix. On sentit la justesse de cet avis : le légat fut donc prié d'aller trouver ce duc pour tâcher de l'adoucir ^ . . . Legati ad limina tendunt Primeles, dulci sed primus Âmelius ore Veirous loquitur : « Quaenam sententia nobis » Est nielior, domini, de nostris cernile rébus. » Venit summa dies, nimium Leodina propapo » Visa polens superis : properant incendere (lammis •• Burgundi , saevum nisi roollia verba tyrannum • Legati flectant. Igitur rogilandus ad ipsum »" Ut vadat, lantae et causam levet ipse ruinae. • Sic ait atque omnes illius dicta probarunl. L'envoyé apostolique accepte cette ambassade , mais il veut être accompa- » Cest ce que nos historiens confirment. On question dans les vers qu'on va lire j il devait se joignit à cette dépulation Amèle de Veiroux, qui jeter , au nom du peuple liégeois , aux pieds du éUit alors bourgmestre de Liège, et dont il est duc de Bourgogne. 232 ANALECTA LEODIEiXSIA. ANALECTA LEODIENSIA 2;>3 gnéde Louis de Bourbon : circonstance inconnue à nos historiens. Ils partent tous les deux, lis rencontrent à quelque distance de la ville des gens du duc de Bour^joirne qui s'emparent de nos ambassadeurs. Louis est bien accueilli On le sépare de l'évêque de Tricaria , auquel cependant le duc Charles , après quelques démêlés que ses (jens eurent entre eux au sujet de cet évêq'ue fit rendre les honneurs qui étaient dus à son caractère : il accorda même une audience au déléj;ué du Saint-Siège. Philippe de Comines prétend que Louis de Bourbon s évada de Liège et se réfugia près du duc de Bourgogne. Il est très-possible que notre prince n'ac cepta cette ambassade que pour avoir une occasion de s'échapper des mains des Liégeois. Le même auteur taxe ici Onuphre , évêque de Tricaria d'une accusalion très-grave. H veut qu'Onuphre, dans l'espoir de parvenir à l'évèché de Liège , favorisant les projets des Liégeois, leur conseilla de prendre les ar- nies etde se défendre contre le duc de Bourgogne. Mais il fallait que l'évêque de Tricaria eût perdu la tête pour s'imaginer que les Liégeois , affaiblis comme Ils étaient alors , eussent pu faire face à ce duc et à Louis XI. Celte considé- ration seule suffit pour faire tomber l'accusation de P. de Comines qui, comme 1 observe Fisen , n'était que l'écho d'un bruit qu'on avait répandu dans le camp des princes. D'ailleurs, si l'évêque de Tricaria eût fomenté la sédition à Liège, comment croire que le duc de Bourgogne, si irrité, si furieux lui qui n avait pas craint de retenir son roi prisonnier, comment croire diJ-je qu'il eût fait rendre à Onuphre les honneurs qui lui étaient dus en qualit<' d envoyé du siège apostolique, et comment se persuader qu'il eût voulu aprè l admettre à son audience? Remarquons encore que tous nos auteurs, au lieu de dépeindre l'évêque de Tricaria comme un ambitieux , nous le représentent comme un homme sensible, qui fit ce qu'il put pour détourner l'orape qui allait écraser la ville de Liège. En effet, il est sûr que cet évêque employa inutilement les termes les plus éloquents et les plus énergiques pour émouvoir le duc de Bourgogne et l'engager à pardonner aux Liégeois « ; mais ce duc cruel ne respirait que pour se venger. Le légat, selon Fisen, fut conduit par son ordre , à Maest. icht ^ , et selon notre poëte , c'est le légat lui-même > Clansac ducis anre, , dU ici énergiquemenl contre l'évêque de Tricaria. de PariT 1548'"" ''"^««^'^ ^^"""^ ''''^" ' ''"'^* ''^ ^"^°^^ -'"'"^ ^ '^--'^t d âpre» Comines, l'iDculpalion dont j'ai parlé fer». qui prit le parti de s'acheminer vers cette ville; un de ses domestiques, qui était de Tongres , le dirigea dans cette roule : Ipse tamen legatus moenia adibat Trajecti, ramulns<]ue viaui monslrnvit habendam , Tylmandus, Tuiigris fueral qui moenibus ortus. Angélus de Curribus assure encore que Louis de Bourbon le suivit immé- diatement après : Borboniusdubiis sequitur mox pasnibu» illum. Mais il conste du récit de nos historiens que le duc Charles retint près de lui levêque de Liège , et qu'il exigea même qu'il contribuât , en prenant les armes , à venger des injures qui leur étaient communes. Cependant l'avant-garde de l'armée du duc, conduite par le maréchal de Bourgogne, s'était avancée jusqu'aux portes de Liège; le jour était sur son déclin, et déjà l'obscurité commençait à paraître. Les Liégeois, pour se con- former au vœu du légat et dp Louis de Bourbon , ne s'étaient point armés. Quelques notables de la ville informèrent le maréchal qu'on était prêt à y re- cevoir l'armée de Charles, si on voulait leur assurer la paix à des conditions honorables, telles qu'on espérait que Louis et le légat, qui avaient été dépu- tés pour cet objet, pouvaient les avoir obtenues. On leur répondit qu'ils ne devaient plus compter sur la paix, à moins qu'ils ne livrassent entre les mains du duc de Bourgogne leur ville, leurs biens et leurs vies : que c'était là en un mot tout ce que le légat et leur évêque avaient pu obtenir du duc. Quelle situation déchirante pour les malheureux Liégeois ! Le poëte termine ici son cinquième chant en racontant les dangers imminents qu'essuya l'évêque de Tricaria dans l'armée de Charles ; il le fait enfin arriver sain et sauf à Maes- tricht. Ast is Trajeclum per mulla pericula venit. C'est de cette ville que l'envoyé du pape apprend par un témoin oculaire le pillage , l'incendie et la ruine entière de notre infortunée cité. Cet événe- ment terrible fait le sujet du sixième et dernier Chant. Les Liégeois ayant perdu tout espoir de ramener le duc de Bourgogne à des sentiments plus humains, ont recours aux armes, résolus de souffrir les »1 2:54 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 255 dernières extrémités et de vendre chèrenoent leurs vies. Il régnait un grand désordre dans l'avant-garde de Tarmée de Charles, qui , arrivée le soir près des portes de Liège , n'avait eu le temps ni de se loger , ni de dresser un camp. Jean de Ville * , l'un des chefs du peuple, crut l'occasion favorable. Il sort de la ville par les débris des remparts , surprend cette avant-garde et y répand la confusion ; les Bourguignons succombent sous les coups des Liégeois; mais le valeureux de Ville , après avoir vu aussi mourir glorieusement plusieurs des siens, fut atteint dans sa retraite d'un coup mortel : Mulli ex Bur{^unc]is , el quos Germania misit Ense cadiint, mullique fii^rae sua lerga dederunt. Jam duo Burgtindae gentis sunt millia caesa £t mille ex Le^jiis , etc. L'arrivée du duc de Bourgogne , accompagné du roi de France , rassura lavant-garde de son armée , qui avait été jusqu'alors très-molestée. Ce prince se plaça dans le faubourg de S»e-\Valburge, et fit poser une forte escorte près du logement du roi, dont il se défiait. Ce logement était peu éloigné de celui du duc. * Louis XI avait longtemps bercé les Liégeois d'un vain secours. Lorsqu'ils surent qu'il n'y avait que la porte de la ville qui les séparait de ce monarque, ils s'écrièrent, pour l'inviter à se rendre au milieu d'eux : Vhe le roi! Mais Louis, qui voulait écarter tout soupçon de l'esprit du duc, ordonna aux siens de ré- pondre : Vive Bourgogne! Il ne resta plus aucun doute aux Liégeois que Louis XI ne les eût abandonnés. S'il avait été en liberté , il les aurait secourus peut-être , non pas que leur état déplorable le touchât infiniment , mais pour ralentir la marche triomphante du duc de Bourgogne. Charles, impatient d'agir, assemble un conseil de guerre; on y décide qu'on attaquerait la ville le lendemain : il commande à son monde de prendre du repos et de se préparer au combat. Tandis que ce prince , entouré de ses troupes , se livrait au sommeil avec sécurité, ses jours étaient exposés au plus grand des dangers. Il est bien étonnant que notre poêle ne se soit point étendu d'une manière plus particulière sur un événement aussi remarquable '. • Que Fisen appelle en latin Villanut , el 2 Olivier de la Marche garde auïsi le plus pro- Bouille, en français, de Villers. Comines le fond silence sur cel ëvénemeot. nomme messire Jean de VilleUe. La ville de Liège était absolument sans défense *. Le peuple, avec six cents Franchimonlois assez bien armés , faisait toute sa force. Mais le désespoir avait électrisé les Liégeois et leur inspira un de ces traits d'héroïsme , dont les fastes de l'histoire offrent peu d'exemples. Ils se déterminent de faire pendant la nuit une sortie par les débris de leurs murailles, et de fondre secrètement sur les logements du duc de Bourgogne et de Louis XI. Les six cents Franchimon- lois * sont nommés pour cette expédition hardie. On leur prescrit de marcher dans le plus grand silence, de tuer les sentinelles qu'ils rencontreront, et de se rendre sans s'arrêter aux logements des princes. Les hôtes mêmes de Char- les et de Louis se présentent pour diriger leurs pas. Les valeureux Franchimontois sortent de Liège vers les dix heures du soir. Les gardes avancées qu'ils trouvent tombent à leurs pieds. Le duc d'Alen- çon avait son logement près de ceux du duc et de Louis XI. Les Franchimon- tois veulent le forcer et font mordre la terre à quelques domestiques. Ils passent outre et attaquent enfin les quartiers de Charles et du roi. Ils s'amu- sent malheureusement près d'une grange où le duc de Bourgogne avait posté trois cents hommes pour observer Louis. Ces hommes étaient en partie hors de défense; mais ils furent d'abord joints par ceux qui, au bruit occasionné par l'attaque du logement du duc d'Alençon , s'étaient armés précipitamment. Là, le combat s'engage. Le duc de Bourgogne n'avait dans sa chambre que trois gentilshommes, entre autres Philippe de Comines ; douze archers jouaient aux dez au-dessus de cette chambre ; ses gardes étaient loin de lui vers la porte de la ville ; l'hôte de sa maison, qui guidait une partie des Franchimonlois, les conduit avec tant d'adresse, que ce prince a à peine le temps de prendre ses armes. Il des- cend de sa chambre et voit ses archers occupés à défendre l'entrée du logis : ils parviennent à en écarter Tennemi. Le duc sort, et remarque à la lueur des flambeaux , qu'on se battait dans plusieurs endroits. Les Bourguignons enfin se rassemblent de tous côtés: ils entourent les Franchimontois, les culbutent el les melteulen fuite. L'hôte du duc y laisse , le premier, la vie. ï Philippe de Comines retrace en peu de mots •> gentilshommes avec eux. » l'élat de détresse où étaient les Liégeois : u lis ^ Deux guerriers intrépides étaient à la tète, »• n'avoient, dit-il, portes, ny murailles, ny fos- à ce qu'il parraît, de ces braves Franchimonlois ; « sez, ny une seule pièce d'artillerie qui rien l'un s'appelait George Strailhe, et l'autre, Vin- > vausisl... Ils n'avoient plus ny chevaliers, ny cent de Buren. 256 ANALECTA LEODIENSIA. L'autre partie des Franchimonlois, que conduisait l'hôte même de Louis XI, marche vers l'apparleraent de ce monarque. Ce brave homme y entrait, lors- qu'il est frappé d'un coup mortel par les cardes fidèles de Louis. En un mo- ment les Franchimontois sont renversés et dispersés ; et les Liégeois , qui étaient sortis de la ville pour les soutenir, éprouvent aussi le même sort. C'est ainsi que le duc Charles et Louis XI échappèrent au danger le plus grand , et ne durent en quelque façon leur conservation qu'au courage bouillant et peu ré- fléchi des Franchimontois qui, emportés par trop d'ardeur, oublièrent de suivre ponctuellement les ordres qu'on leur avait donnés. Cette entreprise, il faut en convenir, était téméraire, mais c'était le seul moyen de salut qui restait aux Liégeois; et quoique avec une forte garnison ils eussent eu peu d'espoir de réussir, néanmoins, comme s'explique Philippe de Comines * , peu s'en fallut qu'ils ne vinssent à leur intention. Ce qui sauva les princes, c'est que les Franchimontois voulurent d'abord forcer le logement du duc d'Alençon , c'est qu'ils s'arrêtèrent ensuite près de la grange où trois cents hommes observaient Louis XI ^. Le duc de Bourgogne, revenu de l'alarme, causée par cette action extraor- dinaire, propose de nouveau d'assaillir la ville de Liège. Louis XI n'approuve pas ce projet. Charles fait signifier à ce roi qu'il peut se retirer à Namur, et que là il attendrait quelle serait l'issue de son expédition ; mais Louis préféra par prudence de courir les mêmes hasards que le duc. L'alarme était bien plus grande encore à Liège que celle qui avait agité un instant le camp des Bourguignons. Rien ne pouvait plus éloigner des Liégeois le péril affreux qui les menaçait. Les chefs du peuple et les principaux auteurs delà faction , qui presque tous avaient été proscrits et exilés, font secrètement transporter leurs effets hors de Liège; et ayant entendu le signal que donnait le duc d'attaquer cette ville, ils montent à cheval, comme s'ils voulaient se défendre, et s'enfuient précipitamment par la porte d'Amercœur, abandon- nant le peuple, qu'ils avaient amusé et séduit, à la merci d'un ennemi im- placable. ' Liv. â, chap. XII. » duc de Bourgogne, et croy qu'ils euMent 2 « Ne faut point douter , dit P. de Comines , » aussi déconru le demeurant de Parmée. • Un • que s'ils ne se Tussent point amusés en ces deux de nos poêles , W. Uenkarl , a chanté en beaux • lieux et eussent suivi les deux hôtes , qui es- vers Trançais le Irait de bravoure de ces six cents » toienl bons guides , ils eussent tué le roi et le Franchimontois. ANALECTA LEODIENSIA. 257 Le duc de Bourgogne et Louis XI entrent dans Liège sans résistance '. Plu- sieurs habitants de cette grande cité passent la Meuse et se sauvent. Les au- tres se réfugient dans les églises et les maisons religieuses. Louis se loge au palais. Les soldats de Charles se répandent comme des fiuieux dans la ville , livrée au pillage et à la destruction. On frémit au récit que fait notre poêle des atrocités qu'ils y commirent : Bis denos quotiens homines spectavimus uno Fune manus Mosac in ilumen post lerga revinctos Jaclare , et mullos vidi pendere fenestris Arboreaque cruce, et taiis data cura minislris Officii fuerat summis. Duo millia vidi Mersa hominum in Mosam, tolidem et data corpora letho Aut hasla aut gladiis . quin et suspensa reiinqui Corvis, aut si qua est talis quoque gulluris aies , Insaliabilibus, postquara aut siccata fuissent Esca relicta lupis : sed quid de plèbe feremus ? Quem finem tulerit pauper miserandaque turba? Nam licet abfuerint bello, pelluntur ab urbe Aedibus et propriis , redimi quia corpora summa Non possunt parva, miseris tum rébus ademplis Pro summa ad veteres facia ducunlur amicos : At si non caris subito redimanlur amicis , Corpora jactabant miseranda in flumine Musae , etc -. Ces soldais inhumains ne se laissent attendrir ni par les cris de Teufauce , ni par les rides de la vieillesse , ni par les larmes de la beauté : Nec puero atque seni, juveni nec parcitur ulii. Femina quae Veneri fuerat non apla , repuisa est Urbe sua et domibus , lalis errabat in agris Et silvis, praegiians collapsa puerpera uocle, ' Le 30 octobre 1468. Celait ce jour-là un di- manche. Comme les Liégeois étaient très-haras- •es. et qu'ils croyaient qu'on ne les attaquerait pas un dimanche , ils étaient , lorsque les Bour- guignons entrèrent dans leur ville, tout ailes dùner^et en chaque maison , dit P. de Comines , trouvasmes la nappe mite. * J'ai cru devoir abréger le récit dégoûtant que fait Angélus de Curribus des excès de toute espèce auxquels se livrèrent les troupes du duc de Bourgogne. Voy. aussi la Cronique tcanda- leusede J. de Troye» , pag. 18 î de la dernière édition. Tous ceux qui sortirent de Liège, lors de ce désastre , s'enfoncèrent dans les Ardennes, dont aucunt , dit P. de Comines . moururent de faim, de froid et de sommeil. 33 258 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODÎENSIA. 2o9 l i iill: Frigore et ipsa siti est , ursisque ' lupisque reiicta ; ' Ciimquesuo esuriens foetu laniata remansit. Viceribus laceris , pars corporis ecce reperla est ; Et si quae Fuerant forma praestante puellae , Aut nuptae , aut viduae , quae connubilia vota Non unquam expertae , subito rapiuntur ab ipsis. Quisque suam miles sorte accipiebat iniqua , Jungebat saevis invilam amplexibus ipsam. Les vierges sacrées ne sont point à l'abri de leur fiireui'. Setl nec sacrilegae parcunt Vestalibus illa Dextrae hora , captiint et virginitale remotn SubducuDl sacros habitus, etc. Les temples mêmes et les choses les plus saintes qu'ils contiennt.'nt ne sont pas respectés ^. Nec parcere templis Hi voluore...., manibus sacra vasa ferunlur Praedonum et calices , Mariae violatur imago Et Christi , etc. Si on pouvait ajouter foi à Angélus de Curribus . Charles de Bourgogne voulait sauver Liège : Senlenlia magni Cerla ducis fuerat , Legiam servasset et urbem , etc. Mais ses courtisans opinèrent qu'il fallait détruire une ville qui de tout temps avait été son ennemie ; et l'impétueux Charles, qui, quoi qu'en dise notre au- teur , ne demandait pas mieux , y consentit. Liège n'offrit donc bientôt qu'un amas de pierres et de décombres. On n'abattit pas les églises, mais on en en- leva ce qu'elles renfermaient de plus précieux : . Auditis consentit Carolus illis. Tota cohors etiam cunctas mandavit ab imo • Je crois que l'auteur se trompe ici ; au reste, - Cène fut pas sans peine qu'on parvint à eni- il serait assez curieux de vérifier si nos foréls pécher les soldats de Charles d'entrer dans Té- ofTraient des ours dans le XV" siècle. glise cathédrale. Verti aedes, templis jussit vix parcere divùm. Tune reliquos urbis muros rescindere jussa , Et lotas aedes Legio Burgunda parabat. Proh sceliis! urebant rapienlibus omnia flammis Culmina , et ex ipsis aufertur sedibu» omne (^uod superest mûris, aplum sivc aedibus esset , Atque ad Burgundas illud dimiltilur oras. Linquitur haud ullus lapis, et mandare liceret Jam segeles terrae , fuerat qua nobilis aedes , Abstulerat quoniam saevissimus omnia miles. Innumeros terra currus , et flumine naves Spectavi plenas opibus , nec pondéra tanta Quadrupèdes portare queunt, vidi ipse columnas Marmorcas ferri , et statuas, pulchrosque leones. Aère laboratos, auroque animalia fulvo '. Vidi aquilas plures, et quae sonuere metalla In templis, ferri ad naves, et maxima pliimbi Pondéra et argenli , fuerant quae sedibus ipsis Templorum , ex vitro secumque tulere fenestras ; Corripitur lampas , lychni sacrique feruntur. Vix capiunt naves oneratae pondéra tanta , , Et vestes tyrias alio seu vellere faclas. Quid vasa argenli numerem fulgentis et auri? Ouid lapides memorem quondam ex Oriente petites ? Quis gemmas virides, vario et fulgore rubentes , Purpureasque simul niveique nigrique coloris, Seu varii, atque auro lucenles dicere possit, Quas illi curru portant , quas abiete plena ? Myrrhina nec deeranl vasa cl cristallina in illis Manibus , ad villas vicina atque oppida miles Infandum! adrectus , vendebat stragula picla 2 , Ornalusque thori varies, •<|uaeque ipse ruinis A Legiis rapuit, vili dabat omnia summa , Immenso quamvis prelio essent illa parata. ' Il conste par ces vers et les suivants , qu'on cet endroit en blanc, mais dans l'exemplaire ne négligeait pas les beaux-arts à Liège dans le de cette collection dont je me suis servi . un ama- XV" siècle , et sans doute dans le précédent. leur a suppléé à celle lacune par ce vers, dont le ' On ne trouve point ce vers dans la seule commencement est Irès-obscur , et en cela il res- édition que nous ayons du poëme d'Angelus de semble à beaucoup d'autres vers de ce poëme Curribus , donnée par les bénédictins Marlèneet qui me paraissent indéchiffrables. Cet amateur . Durand dans I' /tmpUtsima collectio ; ils ont laissé à ce sujet , a consigné dans une note manuscrite , 260 ANALECTA LEODIENSIA. t ; i ». I î Le projet du duc de Bourgogne ëtail d'affaiblir tellemenl les Liégeois , que dorénavant ils ne fussent plus en état de lui faire la guerre. 11 consulta sur le sort de la ville de Liège Louis XI qui, dit Fisen ^ , lui répondit par cet apologue ^nguinaire : « 11 y avait , vis-à-vis de la chambre de mon père, un arbre très- haut, sur les branches duquel des oiseaux étaient venus faire leurs nids ; leurs sons aigres et discordants troublaient son sommeil ; il commanda de détruire ces nids, ce qui fut inutile : ces hôtes importuns en recommencèrent de non- veaux. On tenta, mais toujours infructueusement, différents moyens de les chasser : ils s'obstinèrent à ne point vouloir abandonner larbre. Mon père cnBn , à la persuasion de ses amis, le fît abattre, et depuis lors , son repos ne fut plus troublé. » Louis XI n'ajouta aucune réflexion à son apologue , mais le sentiment qu'il y manifestait ne fut malheureusement que trop suivi. Voilà, Monsieur, une analyse succincte du poëme d'Angelus de Curribus que vous avez exigé que j'entreprisse; j'ert ai écarté tout ce qui est étranger à nos annales. Je dois vous avouer que j'ai souvent trouvé dans cet auteur des vers que je n'entends pas, et ce n'a été qu'à Laide des écrivains contemporains que je suis parvenu à deviner le sens de plusieurs autres; on y chercherait en vain quelques belles tirades : trop heureux si celles que j'ai transci'ites ne vous ont pas fait essuyer une partie de l'ennui que j'ai éprouvé moi-même ! La fable , ou le merveilleux , qui doit être Lame du poëme épique , ne joue qu'un rôle très-faible dans celui d'Angelus de Curribus. J'y remarque la furie Ërinnys dont l'emploi est de diviser : c'est elle qui est chargée par Pluton de semer la discorde entre le duc de Bourgogne et les Liégeois ; et c'est encore elle qui réunit ce prince et Louis XI , et les fait marcher tous les deux contre notre ville. les mots suivants : Veraut retlilutttt ex autogrc' Epistola ad me icripta 23 Feb. 1737. pho hibliothtcae Falicanae per D. Schannal : ' Uni. eccles. Leod. , \ir. M, n* IG. ANALECTA LEODIENSIA. 261 II. BAETUOLOMAKI LEODIENSIS CAr.MKN DE GUERRA LCODINA ET DE DIREPTIONE IRBIS DIOINAN- TENSIS, AD PUILIPPU3I DUCEM ET FILIU» SVUM CAROLLM '. I. Salit tationes ad illustrt'sstmum Philippnm , ducem Burgondiae . etc.. et filiuin suum Carolum. et de Victoria contra regem^. Terra brabantina , burgonda , simulque marina . Ut puta flandrina, conjunctaque machina trina. Gaudeat, exultet, jocunda mente resultet, Quod virlute Dei , cruce quem fixere Judei , •> Philippus magnus re , nomine mitis ut agnus . Dux suus illustris, cujus generatio lustris, CuDCtis terrarum nitet amplo germiue, carum Progenuit natura , coelo tribuente, beatum Naturae donis , quae sunt veneranda coronis. 10 Qui scilicet nalus dignoscitur esse vocatus Carolus augustus, comes et dux, stirpe venustus, Flore juventutis imbutus ad acta salutis Doctrinae cultus studio maturus , adultus. Incola terrarum quivis complectitur harura , 15 Hune tenet, haeredemque futuram dat sibi sedem . * Ex cofl. MS. in -4» kibliolher.i<> regiae Parisiensis , Bouhier , n» 144. Cfr. praelal. , S. IV. 2 In ipso codicis fronte versus, qui sequun- tur, adscripli sunl : Uurgondijlorrs , precor, aceeptate labores Hujus metristtu , codex quos conlinet isle. F.riguum munus hoc volts fert favor unui Neelare de plenoqu'Jluent ex fonte tereito. Cum non perfectus nec abalto sanguine vectus Sum procul a senio nudus et tngenio , Quoforsan tetro videar procedere métro Absque stilo veleri quod queat ergo teri. Lectures tergo mea carmina deprecor ergo Praesentem doceant me michi ne noceant , Aemula ne flores rogo Jingua meos vel amores , Nec malus interpres judicet esse vêpres, Neque pedum motum fac , sed bene perlege totitm ; Namque tropi species si legis inventes. Continet iste liber Leodinae gesta guerrae. 262 ANALFXTA LEODIENSIA. Aiiticipando palris carorum fiinera matris. INon pater crgo caret, qui lanlo geimine clarel, Carus adhuc gralus subjeclis sede ducatus Tempore longevo durons^ duiabit et aevo 20 Alta potestaâ eius, honestas nobilitatis. Dextra Dei benedixit ei ^ titulus bonitatis. llic sequitur rite patriae vestiçia vitae , Fnictu foecundus operiim, vix orbe seciindus Ullus présente , proiit audio \oce fréquente. i2>> Non mundi fastum, née fraudis diligit astum. ipse favet justis . viduis succurrit onustis : Pauperis adjutor, relevator, et undique tutor Ecclesiae sanctae de clade mala Iribulante. Causis obliquis obsistit, et asper iniquis. 30 Fulget in exemplis sua conversatio lemplis. Non vacuis captus in amoribus , actibus aptus , Armorura fortis, spreta formidine morJis Confringit postes hostiles, acer in hostes. Quem rex Francorumque suus timel armiçeroruni 3o Coetus dispersus, a stragis acuraine versus. Justitiae causa Francorum nobilis ausa Concio vel poena belli patrum duodena Est sibi connexa, partim de rege reflexa. Millia centenaque virorum robore plena 40 Ipsius assistant lateri , quae fronte resistuot Hostibus audaci spreto praedone rapaci. Inclita bella gerunt , sublimia collaque qiiaerunt Flectere candore clipei rutilantis amore Justitiae reclae, proch jam nimis orbe rejeclae. 45 Huic demum cedit, sub eo succumbit, obedit Nobilium trinas, quasi rex patieodo ruinas. Pacera rex inlrat; princeps cum pace triumphat, Justitiae zona praecinctus, et ipsa corona Non est ablala régi ^ sed perpetiiata. 50 Kex ut honoretur, sceptrura sibi non removetur, ANALECTA LEODIENSIA 263 Amplius ablatum regimen sibi vel moderalum Sustinet; insigni fratri comraissio regni Régis germano datur. ut cum peclore sano Suppositis praesil, mala quae custodia laesit. i5o Inclile, dulcis , ave! pie Carole; sume suave Carmen metrorum, quod honorum gesla tuorurn Conlinet in parle; qui regia praelia, Marie Arridenle tibi, superas : Victoria scribi Versificaluris meruilque palere fuluris, 60 Omnibus atque locis atlolli carminé vocis. Francia vix ploral; viclorem régis honorai; Per mediasque moras tua praelia pace décoras In causis redis regem vincendoque fleclis. Claudilur absque dolo diclo métro data solo. 65 Gaudia festiva libi nobililatis oliva , Carole, debenlur, quoniam tua gesla merenlur. Cur non gauderes? es nam successor et haeres Omnibus in rébus, quas islis, credo, diebus Possidel antiquus genilor tuus, allus amicus 70 Religiosorum , proraolor spes et eorum , Ecclesiae fautor, proteclor pacis et auctor. Praeposila laude Chrisli , pie Carole, gaude De lanto palreque sua de conjuge maire Aile dotala genitoreque rege creata; 75 Quos genus exaltai, quorum super omnia sallai Climala raajestas et dapsililatis honestas. Munere qui Chrisli victor de rege fuisti Francorum , quare le princeps cogor a mare ! Sura licet abjeclus , lecum sum peclore reclus 80 Ac cunclis illis , qui sunt de stirpe, capillis. Ergo mihi parce, qui lanla sistis in arce. Et memor esto mei melrislae Barlholomaei ; Atque tui vernae, rogo, non munuscula sperne. 264 ANALECTA LEODIENSIA. II . Incipit prologus de yestis patriae Leodtensïs deque praeliis etguerris contra iUustrïssïmum ducem Burgondie et unigeiiitum sutim Carolum, comité n de Tsarloys. Nec non de diffèrentiis nobilissimi Ludovici d^i Borbon , electi Leodiensis co7ifirmati, contra eamdem suam patriam habitis. In quibus om- nibus patriapraedicta succubuit. Pro quorum introductionepraenarrnbitur de antiqua valitudine et excellentia dudiim vrbà Tongrensis, quondam ma- tris patriae predictae , et de ej'iis destitutione , atque post ejus destitutionem de exaltatione urbis Trajectensis propter residentia?n sancti Serintii et suorum successonim praesuhim. Post quoque martyrium sancti Lamberti. de erectione fundationeque et dignitate civitatis Leodiensis. Quibus braviter praenarratis , de mirabilibus gestis ipsius patriae. Tongris parva salis licet est nunc Dobîlilalis 85 Mansio , sine mora fuit olim gemma décora Urbibus Europae. Brachio lune forlis utroquc , Rege regebalur Tongro , quo sic vocilalur Tongris , ut uncla bene mater teliuris araore , Provida, fecunda nimis oceani maris unda 90 Illic conFluxit, quae rerum commoda duxit Navibus, ex quarum vecturis diviliarum Copia splendebat , quibus occiduana vigebat Tellus pinguescens , auri paiiore nitescens. Francorum castris , ut lux solaris in aslris. 95 Praefuit, illustrans loca proxima, praelia fruslranj». Est sua trojana genitrix , sub lege prophana , Moenibus extenta pulchris, soror urbs opulenta Urbis Romanae , cuUurae dedita vanae , Ignolo Christo sub cardine celsior isto. 100 Caesar romanus huic prefuit Oclavianus. Sed postquam passus fuerat Christus cruce lassus. Morte resurrexit, Pelrus quo tempore rexil, Summus apostolicus antistes in ordine primus , Orbis primatum : statuebat in arce beatuiu ANALECTA LEODIENSIA. 265 105 Tongris Malernum , rilum tollendo velernum ^ Qui pastoralis sedis seu ponlificalis Curam gessit ibi ; qui praesul in ordine scribi Censetur primus; a quo coeleslia scimus; Per quem conversa Tongris baptismale mersa 110 Romanae sedis fit credula filia, foedis Aclibus exula , lenebrarum pesle solula , Splenduil ut luna , praelucida lux fuit una , Cujus splendore fulgebal et ejus honore Tellus vicina. Quo fluxit abinde pruina 115 Anliquae legis, vanuerunt ydola régis, Ammodo Tongrorum ceciderunt templa deorum. Unus adoralus est, quo polus ipse crealus, Inde suis annis. quamvis vexala lirannis , Tongris adorabat et Chrisli nomen amabat. liO Post successerunt , qui successive fuerunt Ponlifices sancti, famulanles cuncta Creanti. Qui fidei ponlem facientes, undique fontem Baptismi sacri statuerunt ; et simulacri Vanas culluras cassahdo suasque figuras , 125 Semina spargentes, signorum luce nitentes. Ut pula Navilus verbo vitae redimilus. Huic Marcellus erat ternus , qui sede sedebat. Melropolus quarlus successit, in aclibus artus. Quintus divinus vir quos sequitur Severinus. 130 Floruit in sacro sextus Florentins agro. Septimus a Marte Martinus, demonis arte Vicia, vincebat hostes. Vim martis agebat Maximus in plèbe. Post Maximius in aede Sacra fulgebal, octavus sacra docebat. 135 Valentinus onus sumpsit, Tongrenseque nonus Praesul ibi sumptus celesti pectine complus. ï Incerlam et vulgarem episcoporum ïun- grensium chronologiam auclor sequilur. Cfr. Ghesquière , lixegesis hittorico-critica de S. Ma- terno , episcupo Coloniae Agrippincte. {Act. SS. Belgii , tom I , p. 77) , et Butler , Fies des Saints, tom. XIII , p. 31t$, édit. de Louvain, 1851. 34 1 266 ANALECTA LEODIENSIA. Hinc deciraus praesul , qui Tongris venit ul exul Chrisli cojrnalus, Servalius * undique gralus, Missus ab externa patria per jussa superoa , 140 Angelico ductu venit ibi , non sine fniclu, Semina spargendo , serpenlum colla terendo. Contra quem turbae popularis clamor in urbe Tandem surrexit ; obicil sibi , quod maie rexit Jura suae terrae. Mox obprobriosa referre 145 Hostis ut antiquus suggessit. Cepit iniquus Seu malus interpres populus , qui tune ruit in 1res Partes , divisas sectas a nemine visas Proch ibi fecerunt. Quibus hune aliqui repulerunt Advena! clamantes, ad eumque suum reprobantes 150 Sanctum pastorem nisi qui quaesivit amorem. Exiit anlisles, quae boni sunt undique tristes. Plaga nimis flenda, res accidit atque dolenda Irae divinae jussu percussa ruinae Iclu decrevit Tongris. Sedes abolevit 155 Pontificalis, ibi modo non decet omnia scribi. Trajecti sedes translataque praesulis aedes Extitit ex causa predicta. Gloria clausa Aulica cessa vit Tongrorum. Magnificavit Trajectum tanti patris residentia sancti , 160 Hospitis externi de régis slirpe superni. Unde vigorosus locus emicuit speciosus , Moenibus et mûris, non hosle puto ruituris. Ipso defuncto, quae polis cura carminé juncto, Pontifices muiti , divino munere fulti , 165 Succedunlque , vigentnec sacro dogmate frigent. Successore bono post quos vigintique nono Martire Lamberto sedem moriente, reverto Ad loca dilecta Christo , nisi nubeque tecta , Florida , montosa , vallosa , nimis nemorosa * De S. Servatio, primoTuDgrorumepiscopo, tis Dotitiam detli in nova editione Aibani Buller, exBol!andinianis»ociitetGhe$quieroainplam$a- tom. XIII, p. 10—35. ANALECTA LEODIENSIA. 170 Inter quae Mosa defluxit adhuc fluviosa. Non procul ex illa sila Legia nomine villa Atque capella quidem , quam Lambertus prius idem Inclitus elegit, in qua libaminis egit Misterium sacri. Post ense tirannidis acri 175 Extitit occisus, quo martir inethere visus Martirio. Cujus Iranslalio contigit hujus Sedis, ad haec dicla loca, morte sua benedicla. Causam si quaeris necis hujus , amor mulieris Cum qua peccavit ut aduller Dodo , necavit 180 Sancta minislrantem , scelus hoc sibi vituperanlem. Qua nece Dodo furit, eteum baratri rogus urit. Legia praefata fuit bac nece sanctificata , Quam Deus insignit ; matrem sic filia gignit. Tongris erat dudum mater, nunc filia ludum 185 Amisit dandi. Sibi tenta lege rogandi Mater decrevit. In matrem filia crevit, Quae prius ancilla , dominans jam Legia villa , Urbes ne lurbem lapsas, sic crevit in urbem. Nam pius Huberlus successor, odore refertus 190 Virtutis mullae, Lamberli dogmate cultae, Ecclesias fundans , opulenlis rébus abundans , Quas bene dolavit , ibi clerum multiplicavit ; Praedia multa dédit , successu lemporis edit Altos rupe lares et vicos versiculares ; 195 Aulas claustrales fovit, monachos moniales Dante pio Christo. Sic Legia cepit ab isto Pâtre pio sancto fulciri munere tanto. Per successiva sic tempora , sicut oliva , Viribus ampla, salis extenditur, amplificatis 200 Splendida slrucluris, viget in qua practica juris. Legia pulcra , ferox , in bellis strenua , velox , Hastibus ipsa teri nequit , obsidioneque queri A prece praeventa Lamberti . Bella cruenla Multociens gessit , et raro vicia recessit : 267 268 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. â69 i05 Cum calida testa , sua res semper manifesta. Laus ibi divina , bona fercula , dulcia vioa , Cum lignis huila; fervet devola cuculla , Copia multarum rerum per flumen aquarum. Nugarura velis proch! nunc seducta fidelis 210 Ipsa cilo credeus interno se duce laedens Luminibus telris propriis est laesaque peiris, Ducta vel a dampnis posilis ut in arce columpnis. Qui per deserlum spinarum vepre refertum Deduxere piam plebem , quae per melodiam 215 Ipsorum vocis fossis est lapsa veprosis. Badenses sectas de scripto jure rejeclas Introduxerunt. Quo Borbones doluerunt Née non neutralcs quoque jusliciae spéciales Pacis amalores , ay ! sustinuere dolores. ///. Traclatm compendiosus in stilo metrtco de lamentnbilibusffcstift plogisque et guef^ts venerabilis patriae Leodiensis. 220 Condoleo,'terrae Leodinae turbo guerrae Me proch! turbatibi.Quod ob hanc egocuncla leliqur. Et quia post Christum , qui mundum condidit istum , Patrera terrenum colo nobilitale serenum , Quem jus divinum slatuit dominum Leodinum , tï^ Ut pula magniBcum ducis egregii Ludovicum De Bourbon prolem, portans sub pectore molem. Rébus et exutus ut sim de turbine tutus, Exul ut ergo sequor, et abhorreo turbinis aequor, Quod fluit ex vena livoris sulphure plena. 230 Proch ! domino secta contraria demone vecla Nascitur ex iila veteri fumante favilla. Appositis lignis corruptis flammeus ignis Incendit totum. Dominum de sede remotum Absque bona causa Leodina tenet nimis ausa Î35 Plebs , breviter factaque latenti murmure tacta Baden inlrudit , alieno principe ludit. iMarchus Badensis popularis viribus ensis Occupât, obscurat regimen, servareque jurât Facla Leodinae patriae , sine clade ruinae. 240 Induit errorem , generis nigrando décorera , Quo fuerat natus et magnus in orbe notatus , Sicul propago vitis ; nam stirpis ymago Ipsius exteusa fuit, ejus et undique mensa Dapsilis ' , in Rhenoque situ splendebat amoeno. 245 Nescio quo flatu vel quo fuit ipse meatu Ductus ad hoc culmen , durans ut ab aère fulmen Baden honoralur. De plebe sua reprobatur Borbon, sede carens, praeceiso stemmate clarens, Versibus hiis binis data sit quo gloria trinis. IV. Sequitur de turbatione inpatriis istts et aliis , quae, causatur ex conjunc- tione Saturni et lovts, qui suntplanetae contrariai sibi invicem cum Marte favente Saturno in malicia. Quae conjunctio fuit anno LXIIII. Cujus operatioties durare ad aliquos annos aUronomi dicunt. Et de expuhione domini et persecutionejuris sui. 250 Permittente Deo , legitur prout in Ptolomaeo , Praesens causatur tribulatio , quae dominatur Sydere Saturno. Vincenle Jovem suo turno In proprioque lare ; puto per quos significare , Quod Saturnina dominatio jura Jovina 255 Turbat etobfuscat , prope Lunam Marsque coruscat. Turbida coelorum solel haec conjunctio quorum Per pacis terras cum Marte creare guerras , Nec non majores turbare per inferiores. Est qua contactus populus , sine lumine faclus 260 Ambulat in tenebris ; expellitur ergo celebris Inclitus electus patiendi casside tectus, ' 1. e. magnifîcus , lautus , sumptuosus. Voi iila apuJ Plautum et Columellam legitur. â70 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 271 Fortis in adversis, oculis in flumine raersis Christi plagarum. Memorem se reddit earum. Stat consolatus , patiens , patiendo probatus , 265 Alque brabanlino duce fultus ; et a beluino Protinus absentât se turbine, cara fréquentât Atria Trajecti , rationis lumine recli In pacisque locis fugiens clamoris atrocis Dogmate non cultum degit vitando turaultum. 270 Juris solamen sibi postulat, atque juvamen Régis coelestis , et justi cognita testis. Cautio jure datur , ut nil nisi juris agatur, Quo lis decidi possit , quo culpa relidi* Sic populi duri commissa rebellio juri 275 Judicii more servato pendet in ore Pontificis summi. Quem non corruptio nummi Ut cupidum frangit; quinjuri consona tangit. Haec postquam rixa sit juris in ordine fixa , Causis auditis , multis hiuc inde petitis , 280 Juris dulcore potius quam papa rigore Conatur clare partes bas pacificare, Mittens inde modum , quo possint solvere nodum Jam dictae litis, et pacis foedera mitis Condere , de totis rancoribus inde remotis. 285 Plebs , non obstante promisso , quod dédit aute Juris in effectu , papali condita textu Implicat et claudit , conceptaque pacis obaudit. Plebs ratione caret , ablatis sensibus aret , Dicens : « Badensis noster sit tutor et ensis ! » 290 Tali spe vana complectitur acla prophana , Stans interdicta , juris dictamine yicta. É V. Qifomodo plebs obcoecata pulcrtiudine verborum, contemptis consiliis clert nobilUatisqmplurirnorum, adhaerebat praefato domino BadeJisi etùim ctr- cumvento, etc., ëcribeiulo similitudines tendentes ad varia. Multa sub obscuro loquor, et mea verba figuro. Secla nimis dira , quam coelica sustinet ira , Me facit insompnem, mundum difiFusa per omnem. 295 Turbat et obfuscat lumen ; vix luna coruscat. Procb ! ferasilvestris régit et jubet , absque fenestris Luminis interni ; quam fumus fuscat Averni. Turbat hyemps florem, nox lucem, larva decorem, Ariditas rorem , mors vilam, corvus olorem, 300 Tristities risum , labor otia , Slix paradisum , Noctua pavonem, lupus agnum, scurro Cathonem. Marcum Baden amat grex improbus , improba clamât Vox contra justum, reprobantem foedus onustum. Cum Marco pactum maledicto sulphure tactum 305 Condit praesumptas sectas temerala voluntas ; Sectas complexus mulierum cantica sexus Cantat amoris ei : « Marco pulcre speciei Viscera corrupta nec habet Borbonica nupta. » Heu ! clerus plorat , compulsus Baden honorât. 310 Nobilitas cedit, preceptis plebis obedit; Ac quaedam nutat, simulât, tremit et loca mutât ^ Quaedam laetatur, credens, quod abinde beatur. Luctu Borbonum laelantur corda Badonum ; Nullaque doctrina neque consilii medicina 315 Profuit, ymmo gerunt mala pectora , jurgia querunt Gaudia Borbonum sunt et lamenta Badonum ; Ipsos Borbones spernunt audire Badones. ^ Dicunt Borbones componere traditiones, Qui decus usurpant tentores officiorum 320 Intrant, deturpant, cistasque doraos aliquorum, Utputa Borbonum , quos dicunt arma leonum 27i ANALECTA LEODIENSIA. Ferre sua mente , Burgondos esse frequenti Appellant risu. Dislorlo cernere visu Non labor est ipsis , quos fuscat talis eclipsis. 325 Se nimis extollunt , Borboniim res bona tollunl- Que, quas exponi faciunt ibi venditioni. Rébus pinguescunt aiienis ; ora madescunt Illorum vinis, minime parcendo rapinis. Seclae tempestas lalis modi vexât bonestas 330 Borbonum mentes , domino tutore carentes. Nobilis est tristis Marcus , quod venit in istis Hebus inauditis ac peste furoreque litis. VI. Sequitur de confoederatione facta cum rege Frmiciae , deqvc dij^ntione diœis Biiryondiae , Brabantiae , etc., et Carolifiliisuiprtncijns ,etde recessu marchionis Badensis cum fratre suo. Francorum régi, Badensi subdita legi Plebs se submiltit. Rex florida verba remittit 335 Foederis aiterni sub amoris lege veterni. Aestimat adjuncta plebs régi sternere cuncta Arma brabantina , loca debellare marina. Dux senio lassus, thesauri pondère crassus, Lumina praemunit sua , sed mala non cito punit. 340 Protelando moras exspectat temporis horas , Quem genus exaltât, cujus super omnia saltat Bellica majestas, terrae, maris ampia potestas. Urbs Leodina bona, régis confisa corona, Pectus habens forte , Badensi fulla cohorte 345 Diffidare ducem. Super isto climate lucem Esse brabantino scio quem simul atque tnarino Insipiens gaudet. Post hoc attemptat et audet Per duras calies Lymborch invadere valles, Aedes comburens , rapidis livoribus urens , 350 Darapna ferensque nefanda gerens , nisi commoda quaerens Et residens cedit , ibi plebs spoliata recedit. ANALECTA LEODIENSIA. 273 Vix ibi nonnulli retinent sibi grana citrulli. Splendida carpenta sunt fracta manu violenta. Frivola causa datur, qua tellus haec violatur, 355 Terras fecundans vicinas, semper habundans, Fertilis arbustis, granis et rébus onustis. Credo quod inferna lurbantur et ira superna Depopulatores simul armorumque tumores, Non similis quarum pluvia percussit aquarum , 360 llmquam stillabat gurges , qui sic madidabat. Marcus ab horrore pinviae lassusque furore Depopulalorum vel moribus iudomitorum , Non plus vastare jubet , ad proprium remeare. Quod fieri spernit , quamvis ibi taedia cernit 365 Maxima pars plebis Leodinae : nubeque glebis Tentas connectit: sua corpora pulvere flectit. Castrum Falconis acie putat obsidionis Expugnare quidem. Sed tergo se locat idem Marcus cum fratre, stragis terroribus atrae 370 Intus perplexus, studuit disrumpere nexus Juratae fidei, fugiens sine luce diei. Dimissa turba populi , clam noctis in umbra Abcedit Marcus de Baden. Sic suus arcus Bumpitur ad dorsum, dilapsus ab hoste deorsura. 375 Unde dolens plangit plebs; vox bombartica clangit, Hostilis partis mittentis fulgura Martis , Quae latet in Castro Falconis. Nuda sub astro Plebs Leodina nimis jacuit , delusaque nimis Fraudis Badensis, cujus sic nobilis ensis 380 Non plus splendescit, quasi sicut cera liquescit. Vulgus ait triste : « Nos tradidit impius iste » Proditor externus , quem nobis misit Avernus. » Nobis se finxit prius , et jam scandula pinxit , » Tam sibi quam terrae laceretur acumine serrae. w 385 Deserit inde ferox exercitus obsidionem. Fit reditu velox, metuit quia traditionem. 35 27'* ANALECTA LEODIENSIA. Pluribus hac sorde nascuntur gaudia corde , Quae licet occultant, tamen intus abinde résultant, Et convertuntur muiti , qui multa loquuntur 390 De tali fraude. Dicunt : « Borbon bone, plaude, » Nobilis electe ! » Badensis nubila seclae Omnibus infesta Borbonibus atque molesta More nivis fluxit; Borbonum Stella reluxit. MarChlo VlLesCIt Baden , qUIa noCte reCessIt. 395 Queratur métro prescriplo jam data rétro. VIL Capituîum de uUioneper bellum et mcendium facta in terrin Leodinù per iilustrùsïmum duce?n fdiumque suum comitem de Charloys et suos av migeros, pro eo quod patria Leodiensis in favorem régis Franciae terras de Daelhem incendit. Leçia, quae quondam terram , rupem, nemus, undam Et sua contenta movit per bella cruenta , Armis vestita causa ratione polita, Quae non peccavit, terram quia dampnificavil Cum furiae more , Francorum régis amore Flamma brabantina Leodina foramina trina Acriter incendit, ita quod ad viscera tendit. Mars venil ad rura; pereunt ibi fortia crura Alterius bellis , telorum fracla flagellis. 405 Innocuus sanguis luit id, quod laeserat anguis; Borbonesque magis ponuntur acumine stragis , Tamquam Burgondi primi vel morte secundi, Tamquam suspecti de Baden sorte rejecti. Cumque tubae clangor resonat, cerlaminis augor 410 Mentes Badenses et eorum percutit enses. Sunt minus audaces, quos novimus esse loquaces, Utputa Badones, verbo, non mente leones. Hosticus armorum fragor iutrat corda malorum Qui prius absente duce belli voce fréquente 415 Dicebant , fortes fore se quascUmque cohortes ANALECTA LEODIENSIA. 275 Ad depellendas patriae finesque tuendas. Undique sunt dampna; frangunlur et hostica scampna Percutitur fortis animus formidine mortis , Carnifices magni fugiunt, traduntur etagni. 420 Dampna Brabantini, majora puto Leodini Corporis et rerum paliuntur; ubique severum Aestum flammarum, nonnullos flumen aquarum Absorbet vivos, de fronte sua fugitivos. Utraque pars laesa , recidivo vulnere caesa , 425 Una ruil mersa , ruit altéra pulvere spersa. Plagaque longaeva, fax, funera , praelia saeva, Agricultura sine semine , dampnaque plura Corpora castigant animosa, vel arma fatigant; Quod veniam poscunt, se deliquisseque noscunt. 430 Ergo duci cari Muers , Horn comités operari Non dedignantur apud illum ; quemque precantur, Ut delere faces jubeat, cessare rapaces. Nam ratio fusca prius incipitesse corusca, Qua plebs instructa, recto spiramine ducta, 435 Phebo Borbonis lumen capit agnitionis, Se circumventam fore sentit funeque tentam Badensis fraudis , de regeque cantica laudis Partim suspendit, sapientis ad ubera tendit. Praebct obedire ralioni , foedus inire 440 Pacis, et emendam dare cum pietate fiendam. Nobilis, ingentis ducis, alli, multipotentis Atque sui nati de Charloys nobilitati Offert eleclum dominum placare rejectum , Omnia complere rationi consona verae. 445 V'erbis mansuescit, solito clamore quiescit; Ecclesiam malrem venerari vult quoque patrem Pontificem summum : pro culpis vult dare nummum , Dulcor ut aptelur veniae , parère movelur Sedi romanae , vitae sine labe prophanae. 450 Ecclesiae gressum vitans vult solvere cessum; 276 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 277 Amplius electo decus omne rependere recto, Quod fuit ablalum ; purgare locum violatum. Namque prophanavit priiis, interdicta locayie Ossa sepulturis sua mortua, jussaque juris 4i55 Sprevit; obaudivit papam ; libamen adivit Ecclesiae sacrum , potius coluil simulacrum. Censurae huilas reputavit nain fore nullas , In patria fictas, ficto dictamine pictas. Presbiteros quc'ire timidos fecit celebrare 460 Non januis clausis. Ex hiis presumptio causis Orta prophanandi fuit et missas célébra ndi ; Hiis quia lucescunt contraria , falsa liquescunl Prefatique viri comités bonitale saphiri , Cum quibus addunlur alii, qui vera loquuntur, , 465 De patria sumpti pro pacis semine prompti. Salvis obtenlis conduclibus altipotentis , Mox ducis implorant veniam^ pro pace laborant ; Praebent emendas sine perditione ferendas Corporis aut membri. Res accidit ista Decembri 470 Anno quo scripsi semel M.CCCC quatuor, ipsi Prolinus ascribo sex X cum quinque redibo Addescribendum, quid in hiis sequebatur agendum. VIII. Sequiiur capittdum cmtinens iractaium pacis inter illuitrùmnmn du- cemBiirgmdiae, Brabantiae, etc., nec non nohilùsimum unigenitum fûmm suum Carolum, comitemde Charloys, ex una, et deputatus patriae Leodien- sis, partibus ex alia stantibus, et concessis desuper treugis. O bona mens , euge ! concedunlur quia treugae. A face cessatur, bona pax ut concipiatur 475 Cum duce praefatoque suo cum principe nato De Charloys comité laudandae lampade vitae , Quos genusaugustat, quos gratia dya venustat , Regia majestas timet alta ducumque potestas, Quos ta m majores médiocres iuferiores 480 Ventre bono nali , generosa slirpe creali , Et mendicanles collaudanl magnificantes. Inde viros gralos, \irtutum dote beatos, Legia conslituit ; oneralos denuo railtit . Quolibet ex oppido patriae ; facli quibus ordo 485 Constat, sunt juncti cum pacis amoribus uncti. In comités dictos minime pietale relictos Majus onus jactant, commissum cum duce tractant • De patriae rébus, ibi paucis stando diebus. Tactis tangendis excessibus inde ferendis , 490 Desuper oblatis emendis et replicatis, Insuper auditis inibi discretio raitis Nobilis alta ducis quo splendida gratia lucis Interioris erat, rationibus ora replerat , • Utputa missorum qui verba tulere reorum 495 Ipsius ex parte patriae , quae demonis arte Est quasi destructa, moeroris in aequore ducta. Dum pax tractatur, nimis ardua res agitatur De bis quinque \iris, collapsis in ducis iris. Velle sibi tradi petit lios , vel forcipe radi 500 Solvendi nummi. Leodinae sunt quasi summi Ductores terrae. Praesentis causa guerrae Isla, vel eclipsis ut fertur , prodit ab ipsis; Dante creatore , qui nostro fervet amore , Quo nos castigat , ut nos in culmine figat 505 Alterius vitae, meliore statu rediujitae. Quilibet ecce status plus vel luinus est tribulatus , Causa peccati super omnes multiplicati. Culpa cessante , peccans erit a tribulante Clade sua liber ; cessabit turbinis ymber. IX. De suspensione pacis conceptae usqtie ad adventum ilhintrissimi principis Caroli de Francia. olO Ecce petitorum magna gravitate virorum l>78 51o 5â0 5l>5 530 540 545 ANALECTA LEODIENSIA. Pacis conceptus non est rauniraen adeplus. Stat concludendus, prius ut veniat raetuendus Carolus, illustris ducis iinicus. Hic sine fruslis Sanguinis effusi vel belli pulvere trusi , Tempore victor eo, capto cum pace trophaeo Régis Francorura , cum vullibus armigerorum Applicuil Thenis in millibus octuagenis. Unicus ipse patris baculus sine corpore fratris , Cui pater innixus graditur, fulcimine fixus : A genitore vices intercipit, ut cicatrices Vindicet, in terra Leodina stante guerra, Aul ibi concludat pacem , cum pace reludat ; Foedus ibi pangat vel stragis acumina tangat. Finali raense, nitido praecinclus in ense, Armis elucens , secum venit agmina ducens Candida vexillis cum multis millibus illis Nobilium natis sublimibus associatis, Plenis Ihesauro rerum rutulantibus auro, Qui de longinquis venerunt atque propinquis Terris sive plagis, fortes pro robore stragis. Percutit armorum fragor aëra fulgur eorum. Sancti Trudonis oppidum cum fronte leonis Carolus intravit; Borbones laetificavit, Adjuncto secum, cujus sit gratia mecum, Caro cognato sublimi stirpe creato , Borbon magnifico , patriae domino Ludovico , Quem nece prostratum, quoque Trajecti tumJlatuni Badensis pulcro vox asserit esse sepulcro. Quo viso gaudent Borbones ; acrius audent nias atroces Badenses rumpere voces. Quem cum viderunt Badenses, conticuerunt ; Alter in alterius projecit lumina vultus. Cum clangore tubae resonat ibi buccina nube. Pectora Borbonum laetantur in arma leonum: Verbum ferre bonum coguntur, et ora Badonum, ANALECTA LEODIENSIA. Qui prius ausleri, cessabant esse severi. Cum Trudonenses viderunt principis enses Hudibus exosos licet ex auro radiosos , Se convertebant , et basia pulcra ferebant. 550 Non epulis paulis princeps claustratibus aulis Sancti Trudonis complexe more Cathonis Hospes ut activus , sistens ut ab aequore rivus Funditur, effundit : sic pacis foedera condit. Cum quo comparent, qui sensu sanguine clarent. 555 Consiliura praeslant, pacis dictamen honestant. Ipse viris milis , princeps bis quinque petitis Vi précis indulget, pietatis viscère fulget, Fit precibus summis , pacis conclusio nummis Nomine solvendis emendae. Cumque tenendis 560 Poenis et pactis in publica scripta redactis. Anguis ut anguillis nocet , et turbamen in illis Ingeril ex more : sic plebis in auribus ore Antiquus serpens, virus, zizania spargens, Inficit banc pacem, linguam tangendo loquacem. 565 Sic pax concepla bis vel ter , propter inepta Murmura discordis populi , sine lumine cordis Aures praebentis monitis nocitura ferentis, Proch! proch! cancrizat*, quo daemon ad alta corizal *. Princeps lurbalur , quod pax non ratificatur. 570 Ostendit vultum , ne vulnus fiât inultum , Quod fecit inflictum membris in carne relictum Nondum curatum , sed abinde magis renovatum. Convocat armatos, strages intrare paratos. Arcubus extensisque suis candoribus ensis, 575 Curribus aptatis , et equis ibi multiplicalis , Armorum turabis , quae leonibus atque columbis Nobilibus sumptis, aurata casside comptis, Vestibus indutis, bellandi fultus acutis 279 1 1. e. recedit more caucrorum ; in pejorem cuDililioiieni vergit. 2 I. e. jubilât. 280 ANALECTA LEODIENSIA. Telis, bombardis, non jactu verbere tordis., 580 Emicat in planis campis. jNon terror inanis Hosticus énervât, sed eum constantia servat. Hostibus objectum , clipei virtute refectura. (fur{jitat et torret aqua , non tamen ejus abhorret Hic tempestatem , nec et aeris asp*»ritateni. 385 Badenses postes terrentiir, et urbibus hostes Intus divisi rémanent, firmareque nisi [sunt] * Pacis traclaliim pro parte tamen variatum. Foedus pacis amant quidam, qiiidamque réclamant. Hinc vice pro trina , reor , urbe bona Leodina o90 Saltem postremo satis apti pacis in hemo ^ Digne mittuntur: qui principis agrediuntur Vultum démentis, Leodinae votaque mentis In campis fantur; patriae pro parte precantur Cum concordatis prius emendis , variatis 595 Parliculis certis, quasi suspicione refertis. En ! quibus acceptis , nonnullis relro rejectis Punctis, inde viris velut in virtute sapliiris Consilio doctis , probitatis in igneque coctis.^ Nobilibus sumptis, verbis hinc inde resumptis, 600 Hic circumspectus princeps rationeque rectus , Et miserendo status Leodini moliiHcatus , Votis inlendit Leodinis : grata rependit Absque dolo verba , quoque bella refrénai acerba. Flammis amotis, patriae parcendo nepotis 605 Nobilis electi , non juste sede rejecti , Ut sit tranquilla pax, chartae fixa sigilla Utraque ponuntur, quae raanus in nube feruntur. Prae ceteris salvo , quod eum', qui natus ab alvo Egregiae matris et clari sanguine patris, 610 Esse suum verum dominum de jure colendum , Electum dictum , nec in ipsa pace relictum , I /n margine addil seriLa ijtte , ted postea. ^ Id est sermoae , addit in margiite manus te- culi XFI. ANALECTA LEODIENSIA. 281 Plebs patriae noscat , ab eo veniam sibi poscat ; •luris obedire censuris. foedus inire Pacis conetur, dominumque suum veneretur; 615 Deseratobliquosusus; exstirpel iniquos: Ex hortis tundat vêpres ; ablata refundal : Princeps servetur, superintendensque vocetur In gravibus rébus ejus tutela diebus Turbine de saevo patriae protector in aevo ; (J20 Et florenorum Renensi cude bonorum Inde sibi dentur duo millia perpetuentur. Plebs Leodina quia peccavit, gratia dia .ïam sibi succurrat; eadem plebs unde susurrât, Permagnis parvos nummorum solvat acervos ; 625 Nexusdissolvat, quae ligas de rege revolvat. Plebs. ne sis Irislis ! pax pactis clauditur istis, In festo Pauli, primaevo nomineSauli. Sic bonitate Dei princeps in honore trophaei Non patriam laedit : connexa pace recedit. A'. De humt'h'tate, (jenuflextoiie et ohedientta patriae Leodiensis, exhibitis illus- tr issimo domino duciPhilippo, etc. , super offensis illatis sibi , pracdominante quoriimdani superbia et arrogantia. 030 () vitanda lues! dampnanda superbia! fomes Omnis peccali , generis radix maculati , Voltus rubigo confusi . mortis origo , Nutrix errorum , genitrix regina malorum , Quae cadis ascendens , casus incommoda reddens 635 Rerum fractura péris, erigeris peritura, Laeta luos nescis casus, ruitura tumescis, Suntque tuae fraudes famulae, mendacia neptes; Tempore tu noslro mendaci subdola rostro, Sub specie laudis, modularis carmina fraudis. 640 Egregiam gentem Leodina m , multipotentem , Vulneris ultricem sine te, quondam genilricem 36 28^ ANALECTA LEODIENSIA. Servandae legis , qiiam frangis foedere régis. Decipis exaltans, secura de culmine sallans, Quo graviore cadis casu , cum pondère slragis 6-45 Laberis in fossa, yelul alri fiineris ossa , Jus quia fermentas, seclasque colis truculenlas, Contra res justas patrias turbaudo venustas Utputa vicinas. Rerum faciendo ruinas. Dux te circumdat Burgondus, et ipse triumphat, 650 Principe piaefato praeeunte suo bene nalo. Sub quo succumbis cinus, circumdata tumbis Pulcriter armatis cruce signatis animalis, Et ducente cadit proch ! gens Leodinaque vadit Parte curvata veniam poscendo locata 655 In manibus nexis genibus sub pulvere flexis. Ipsa recognoscit culpas, veniam sibi poscit Ex clero magnus numerus facit id velul agnus. Dux sibi mitescit, quia nobiliute quiescit. XL Nobilis princepg domïnus Carolus, cornes Cadralezii, fuit yestor belU contra Leodienses; ergo praeponùur hic illmtrissimo domino Philippe duct Btirgofidiae y etc., patri suo. Gaude Burgondi ducis alti florida proies^ 660 Occidui mundi spes unica , cernere moles Non contempne meas, cornes inclite, sume salutes. Rethor ut Eneas non sum ; non ergo réfutes Carmina quae fundo. Pressuris plenus babundo Semper amore tuae recolendae nobilitalis, 665 Annuo praecipue cui gaudia prosperitatis. Nobilis o princeps, pie, démens et quasi caelebs, Quo virlus mira , quo nulla tyrannidis ira Eminet, apparet, quo Christi gratia claret. Clarus uempe pater Philippus et inclita mater ANALECTA LEODIENSIA. 670 Te genuere pium , quorum genus aestirao divum , Orbe reservatum per Christum perpetuatum, Protegat ul pressos , relevet quoque turbine fessos , EflFraenes fraenet, obscuraque jura serenet , Disjunctos jungat, laesosque liquore perungat, 675 Confractos nectat, hostilia cornua flectat. Quo salve, gaude , vas mellis, vas sine fraude ! Quisque probus dicit , quod le clementia vieil. Mel pro felledabas, pacem firmare pulabas, Multa quietare , mala pectora reclificare , 680 Sectis Badonum dare lumen cognilionum. Omnibus luis gestis proch ! nascilur horrida peslis. Terris inde bonis Leodinis dente Pharonis .lîm nimis infectis baratri caligine lectis , Quae pestis rodit , de sorte Dei genus odil , 685 Oscitat et mordet , quae plus spulamine sordel ; De Borbon claram sobolem contempnit, et araQi Divini cullus. Qui proch! jacel ergo sepultus. ira rapax ul livor edax , ut bestia mordax, Raro Iranquilla , puto nulla nocivior illa 690 Sanguinei mundas vitio nam fluminis undas De propriis gaudet fieri. Quae non lamen audel Hostibus obstare vel stragis acumine stare. nia furil, mugit, colubrina voceque rugit In patriae flores , in pacis composilores , 695 In proceresque bonos, in praesulis oscula pronos, Lilis in osores nocuos renovando lumores Comburendo domos rébus, vacuandoque promos, Confiscando lares , rapiens res parliculares , Utputa Borbonum. Ditatur secla Badonum, 700 Dicens Borbones componere tradiliones , Esseque Burgondos in tradilione secundos, El crucis Andreae gerulos de sorte Judeae Nos inopes facti , juris ratione coacli , Cladibus oppressi , longo lurbamine fessi , 283 2U ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 280 705 A quibus insompnes sumus. ergo cogimur omiies Principibus cunclis oleo baptismatis unclis Pecloris beu ! lela nostri uudare, querela Magna sive gravique precum cuiii voce siiavi. O princeps mitis, quia facla nocentia scilis, 710 Noslris intende lamenlis; prompta repende Prolinus auxilia. Praestabil opem libi dya Gratia ; \ictor eris super bosles , qua gradieris. Luna suura lumen capit ut de lumine solis, Pâtre suuni numen sic nobilis actio prolis. 715 Ergo tuus carus pater est dux undique clams Nune implorandus, laudum dulcore rogandus. XII. Salutatio reconmietu/atorm cum supplicatione ad illuhrt'ssimitm duceni Burgondie, Nobilis antiquae dux, flexor gentis iniquae, Quera decet exlolli , post alta cacumina colli Cesareae lucis , sunt namque regia ducis 720 Festa luae vitae. Régis et tua praelia rite Ex justis causis cum consilii quoque pausis. Non calidis testis formis utendo modeslis. Non oppressivis rationis lumine \ivis Ergo reservaris a Christo , quo dominaris 7â5 Claris Burgondis palriis primisque secundis , Atque Brabantinis , Flandrinis inde marinis , Cura titulis quarum nectuntur adhuc patriaruiii Nomina quamplura, quarum tibi subdila jura '. Lilia florente te florent multipotente. 730 O metuende senex , aequitatis quo residet lex , Justitiae cultor, illati vulneris ultor, Ensis vibrator, oppressorum relevator, Corripe praesentes colubrinos nos ferientes * Additur in MS. sunt. Turbinis auctores, reor aspide détériores. 7-'«o Parce bonis ; non cède malis ; quia practica lalis Slrage Iriumpliare dabil ex le fructificare. XIII . Ad illmtrissimum principem dominum diœem Burgondtae, Braban- tiae, etc., et fdium suuin unïge?utu?n nobilissinmm comitem Cadraleziiy de expvguatione oppidi Dyotiantensis. Gaude , Burgonde dux , quem raetuunl maris undae, Arida quo lerra Iremil in quacumque guerra: Arma leonina cujus flectunl colubrina , 740 Bellaque longaeva , taurinaque cornua saeva. Inclile pugnalor, candore nilens dyamanlum, Vive triumpbalor, qui forte leris Dyonanlum , Spretis fraude dolis , clarae fulcimine prolis, Aéra quae fuscat lelis , cum Marte choruscat. 745 Expugnans postes , superando calcal et hosles Converti gliscil , modo plebs Leodina Iremiscil. Fesliva laude modo mens Borbonica plaude Exalta vocem ! ruit urbs , cujusque ferocem Rupibus oblectam rabiem nisi daemone veclam 750 Karolus insignis armis ut flammeus ignis Aggrediens Martemque parans certaminis arlem Cogit obedire , gladio sua jussa subire ; In brachio forti Iradi mala collaque morti, Quae non laude carent, sua quo miracula clarent. 755 Et sua pejoris nunc fleubolomia cruoris Ecce feram solvit, quae speluncae saxa revolvit, Vincere , terrere potuit quam nullus in aère , Vel ratione, minis; quae nullis posse ruinis Se jactans sterni. Quoque régis tela superni 760 Vix timuit, torrens villas, nec Martis abhorrens Fulgura. proch! miram pietatem vertit in iram. Non dominum novil, et bella tirannica movit, Contra victorem turbando pacis amorem , W6 ANALECTA LEODIENSIA. Conira Falcones diclando seditiones. 765 Coelos offendil, odium pro pace rependil. Pacis amatoresque fu(»avil nobiliores , Exaltans muscas, tam nomine, corpore fiiscas. O Dyonantensis plebs, culpa gravis fuit ensis. Culpa lui belli fuit impia causa flagelli, 770 Stullities causa fuit excidii nimis ausa , Causaque causarura fuit unctio deliciarura , Quae te pungebat, nimis ebrielate replebat. His detruncaris radicitus et spoliaris. Exemplum, spéculum, stupor es pro gente futura. 775 Amplius in saeclum , quo nulli sit nocitura. Est deplorandum laesum genus innocuorum. Non lamentandum sic vulnus credo reorum. XIV. Ilumiliif mpplicatio pro patrta Leodiemi et pro bonis involis eorum. Nobilis o sanguis, gladium nisi senliat anguis, Qui nocuit turbae spergendo virus in urbe 780 Polluit obscenisque suis, proch! mella venenis Languet saphirus hujus de spumine virus : Te precor, ut foedis agoi separenlur ab hoedis, Et pietas solita tua temperelasperilatem. Lex tibi sit posita, nisi qua facias aequitatem , 785 Deque malisque piis inlendas cognitioni. Istis vade viis ! ne Iradas perdilioni Borbones juslos , propter te semper onustos. Non patriae sepes confringas , sed nisi vêpres Floribus urticas spinas stirpes inimicas. 790 Virga Dei sancta, Borbonica germina planta. I ANALECTA LEODIENSIA. 287 X V. Sequttur, quod qxiamvis wbs Dyotiatitensù fuit obsidione domini diicis et filii sut domini Caroli radicitus ev€rsa,attanienilla secta Badonica saeriebat contra paccm, usque quasi pet^cussioneni ; metu cujus tacta , tandem in campis obtulit se ad pacem , quae infra sequitur. Fundilus iirbs fracta licet extitit et liquefacta Ex plaga mira , quam coelica sustulit ira , Non minus illa lues Badonica sectaque fomes , Erroris fautrix , generalis turbinis auctrix, 795 AEmula tempestas mentes lurbavit honestas, Non ralione teri nec mansueludiue queri , Sive minis , verbis blandis potuit nec acerbis Compesci poenis, juris nec pacis habenis. Nobilis antistes Leodinus ab hac lue tristis 800 îlt queat eripere de cladis dente severae, Per vexilla crucis rogat altae numina lucis ; Invocat armorum ducis auxilium nitidorum , Et brachium nati Caroli comitis bene grati , Ut per bella ferara vellent frenare severam. 805 Qui prece conpuncti Ludovici praesulis uncti , Armis induti , splendentis acumine scuti ^ Nobilium tumbis sumptis et ab arce calumpnis, Terris longinquis collectis exque propinquis Armigeris et equis, hastis, pedibusque sagittis, 810 Innumeris faleris ibi densatis, ut arenis , Tendunt signati cruce , bella subire parati , In médium terrae Leodinae bravia ferre. Ut valeant justae cum stragis laude venusta , Contra Badones, violantes conditiones 815 Compositae pacis, cultores pestis edacis; Scismata dampnanda coluerunt, quique nephanda Contra Borbones patriae floresque leones. Cum fragor armorum resonabal nobiliorum , Hostibus oppositus, ut nubis in aère nymbus : 288 ANALECTA LEODIENSIA. AjNALECTA LEODIENSIA. 289 ni 820 Coriiua mollesciinl Badonica, bella slupescunt: Quae circumsepta suiit ad campestria cepla Mox interpellant; non cuspide , sed prece bellanl. Quos belli terror ferit et notorius error , Causa dat injusta , quos non ducis arma venusta 82;5 Posse cohercero née eos sua tela movere, Quos vexilla ducis , radiis plus lucida lucis , Reddunl attonitos, mira formidine cinctos. A facie cujus, a fama nominis liujus Irae frigescunt, et acula bella liquescunt. 830 Ut volitant athomi solis per compita campi , Bellica tela volant, oculorum lumen obumbrant. Hostes déclinant de petra , mella propinant ; Sunt humiles facti, pacis spiramene tacli: Unde recognoscunt nocuisse bonis, sibi poscunt 83o Patrem magnificum patriae, dominum Ludovicum, Frivole depressum, patriae turbamine fessum, Semper honorari, quoque sede sua relocari De Borbon prolem ; praebent sibi tollere molem Née non dampnorum quae sustulit obprobriorum 840 Completi pacemque manum frenare rapaeem , Foedera cassare régis , mala justi tiare , Fusca serenare , colubrinaque tela domare. Praebent ablata proscriptis , et spoliata Rite resarcire; patriae portas aperire. 8-i5 Jussis romanis parère , quae cedere vanis Baden culturis; dictis insistere juris; Se satis aptare sacri libaminis arae ; Omnia complere rationi consona verae. Principibus dictis victoribus ut benedictis 850 Credo reservalis pro mundo perpetuatis ; Pondéra nummorum dare praebent innumerorum Juxta tractatum pro pace pridem moderatum, Ut pax prima tenet, quod Carolus esseque débet Perpetuus verus patriae protector et herus ; 8o5 El floreiiorum Ulieni de cude bonorum Assignantur ei duo millia jui'c trophaei. Cum quibus oblatis , susceptis et stipulatis , Quinquaginta datis satis obsidibus puto gratis, Aut aliis dandis placilo ducis et renovandis , 860 Cervices flectunt , pacis nova foedera nectunt. Credilur esse raodis pax his , connexaque nodis Foederis aelerni régis virlute superni , Et pius illustris Philippus dux metuendus , Carolus inlustris, comes altus, ubique colendus , 865 Quos plebs cum dompnis rationefruensamat omnis. Islis placantur emendis, qui dominantur Perpetuis annis invitis ymmo tirannis. XV J. De bofiù conditionihtis urbis Leodiensis, et de errorihus suis et rcver- sionibus ab erroribus ad mnpleœum pacis finaliter. Urbs Leodina bona , velut olim digna corona , Et quasi regina rutilans ut lux matutina , 870 Splendida structuris , scripturis, ebriajuris, Ecclesiae fautrix , sacri modulaminis auctrix , Radix fecundans, ramos dans, semper habundaos Et ralione vigens, pedesque sub limite figens Justitiae studiisque calens, sacris melodiis , 875 Pondère , mensura , numéro sibi lataque jura Disponensque regens, semper liberrima degens, Alque suum sponsum divino forfice tonsum , Jure sibi datum , calhedrali sede locatum , Nobilibus carum Ludovicum , sanguine clarum , 880 Dulciter amplectens , sub eo sua collaque flectens , Proch! seducta malis ductoribus, aspidis alis Proch! nimis oppressa jacuit, misera lue fessa, Erroris sompno sub noctc means sine dompno , Ordine contempto, que piophano praesule dempto, 885 Flores contrivil, vesligia caeca subivit. 37 290 t f '> ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIEISSIA. 291 Quo quasi destructa , sed ab liac est iiocle reducla , Jam Yidet obliqua ; de calle recedit inique Lucis ad aspectum prius a caligine tectum Pacis ad amplexum puto sacro numine nexum , 890 Et tenebris cedit, praeceptis lucis obedit., Ac domino plaudit, erroris et ostia claudit. Incipit esse pia, divina dante sophia. Iraproba mutcscit fera; pessinaa secta liquescit; Aurea vincla ligant nummorum, quamque fatigant 895 Ecclesiae paenae censurae, pacis habenae. Interdicta sed et ultro sic vivere taedet , Se petit absolvi, sibi sacramenta revolvi. Quae sectae causa fuerant per terapora clausa Proch ! pia justorum consortia labe reorum 900 Hac lue vexanlur, naaiori parte {Tra\antur , Numinos solvendo , divina laude carendo , Amittendo rosas auratas, res pretiosas, Quas Deus avertat gravitâtes. Qui nisi certat Juste pro justis, humeris succurrat onustis, 905 Ut bona pax duret, laesorum vulnera curet; Christus adoretur , a quo pax perpetuetur , Tempore fundetur, in pectore sanctificetur; Orania conaplanans erronea , languida sanans , Non dissolvatur radix ; mala fraus minuatur , 910 Atque renascatur nova gloria , quo moveatur Laudem terra , polus dare qui régit omnia solus , Munere de cujus carmen modulaminis hujus Dictans collegi , moerore , labore peregi. Gloria , laus illi , cujus virtute pugilli 915 Premia justorum pendent in fine laborum. Qutvîs homOy ne sis, si sum sine flore poesis, Me reprobans, vel opus versibus obproprians. m. LA CORREXION DES LIEGOIS Lyégois , que ditles-vous des guerres Failtes par vous , mal ad visés? Vous sarable-il bavoir gaingniet guères Pour eslre folz et divisés? 5 Se de vostre fait ad visez Les deflFaultes ^ mises en compte , Il n'y a , se bien y visés . Que folie , dammaige et honte. Vostre manière fut trop caulde ^ 10 Et nesloit à magnifiier, Quant prinsles ung marcquis de Baulde * A mambour pour vous y fiier , Par lequel fistes deffiier Le duc de Bourgoingne et les siens. 15 Adont fistes signifiier Qu'en vous n'avoit sens ne engiens ^. De ce marquis vostre advoé Cuidastes ^ grant conduit bavoir : Mais quoy éust dit ou voé '' , 20 Vos fais ne luy pleurent à voir , Et ne tenoit vos dis à voir Qfiy n'avoyent raison ne lieu. Lors se payât de vostre avoir Et s'en allât sans dire adieu. 1 D'après le manuscrit de M. le professeur * Engien {ingenium) , esprit , finesse , ruse , Serrure. — Voyez ï introduction , § IV. génie. 2 DeffauUe, besoin, privation. ^ C««rfer , penser , s'imaginer, se persuader, s Caulde, rusé, artificieux {calUdut). ' f'oer , vouer , promettre , faire vœu. * Bade. I i II ■i !i 292 ANALECTA LEODIENSIA. 25 II se partit par la samblance Qu'en vous véoit meschante loulte . Mais plus pour l'espée et la lance Du duc de Bourgoingne et la double. Car s'il ëuyst syeuit la roulte 30 De vous, il se doubloit assés De s'en trouver là où on boupte Les gens, quant ilz ont trespassés. Son venir ne son partement Ne vous fut à nul bien servant , 35 Sy non voslre gouvernement Encore pire que devant. Car de plus en plus sy advant Fustes menez à dicque-dacque Qu'il en y deniora coulchant 40 Plus de deux mil à Montenacque. Après ces besoingnes et fais, Rabaissastes vostre fumée, Et pourchassastes une paix Qui fu conclude et confirmée. 45 Mais ce fut une paix fouirée De parolles plaines de vent, Car quant fu partie l'armée , Vous ne tinstes foy ne couvent '. Vous estiez escuminiiés 50 De la puissance Dieu en terre , Laquelle par esreur niiés , Qui n'estoit n'a souffrir ne tère. Pour quelle cause on alla querre Contre vous ung brach séculer . 55 Pour vous par plus grant droit conquerre Et vos deffaultes calculer. Dygnantois , aprez ce passé , ANALECTA LEODIENSIA. Fustes les obstinés rebelles. Par vous fut le deable brassé 60 En vos cauldrons et vos paelles. Dont par vos raaivaises querelles El villains molz en vos paltois Vous eusles des dures mervelles Sur vos testes et sur vos lois. 65 Philippe, feu duc de Bourgoingne, Que Dieux absoille par sa grasse , Pour achiefver voslre besoingne , Dissimulée longue espasse , Se volt trouver à le ducasse, 70 Là où par son fils et ses gens Vous fist danser la danse basse Au son de ses haulx inslrumens. Pas ne fu pour le voslre prendre Que le bon duc vous assailloil, 75 Mais pour garder et pour deflFendre Son honneur, comme il le failloit. Puisque de luy ne vous challoil El que luy faisiés villonnie , N'est pas mervelle , s'il volloit 80 Abattre vostre félon nie. Vous n'aviez crému ^ vent n'orage , Tant que le cop ^ vous eubt féru ; Adonl vous failly le corage Et ne fustes pas secouru . 85 Oncques liégois n'y acouru Pour melire le siège en desroy. Pour ce que n'estoit point venu Encores le secours du roy. Se vous haviés Irenchis et fors 90 Contre les assaulx et eslours , 293 ' C'oMvenf, accord, eogagemeatj conveit/io. > Cremir, craindre, redouter. 2 Cop, coup. 294 ANALECTA LEODIENSÏA. Eu(]^iens et hommes sont plus fors Qui scevent de guerres les tours. Car Dygoant, les gens et les tours Enclos en la cité de Liège 95 N'eussent duré guerres de jours Ne résisté contre ung tel siège. Dont estes-vous gens bien meschans D'attendre une telle puissance , Quant vous haviez la clef des champs 100 Pour fuyr la malle mescance. Mais il fault que fut la vengance De vostre meffait très-inmonde , Commis par désobéyssance Contre Dieu , raison et le monde. 105 Se vous eussiez eubt ung bon chief Qui eust vostre affaire conduit , Vous poulriez dire : « Che meschief, » 11 nous a menet et séduit, a Mais riens ne vous a introduit, 110 Que vostre folle abusion, Sans congnoissance et sans réduit , En meschante obstination. LasI plourez dont vostre oevre visle, Quant ad cause de vostre offence 115 Est destruitte sy belle ville Et de telle magnificence. Considérez la différence Que ce fut et est maintenant; Vous trouverez par la présence 120 Qu'il fault dire : « Là fu Dygnant. » S'il fust au prince meschéuv Ou à son filz d'eslre en vos mains, Quelle grâce eussent-il euv ? La mort, je croy, et non point mains. 125 Ch'est la coustume des villains, ANALECTA LEODIENSÏA. 295 Qu'il ne congnoissent pas noblesse , Fors quant il s'en Iroevent restrains , Qu'ilz cryent hault : elle nous blesse. Crez ^ que de vostre folle emprise 130 En fais, en dis, telle et syfaitte, La pugnilion n'est pas prise Seloncq ce que l'offence est faitte ; Car selle éusl eslet parfailte , Vous eubsiez eubt des tours de corde , 135 Se ne fuist par pité qui Iraitte Es bons princeps miséricorde. Vostre ricesse et granl beubant * Vous ont fait cuidier plus valoir Que Flandre, Haynau ne Braibant, 140 Et s'est le fol haultain volloir Qui vous fait et fera doloir Et dont l'expérience est ample, Qui n'est à mettre en non caloir, Mais en perpétuel exaraple. 145 Dygnantois , en conclusion La fin est telle que vous vées Il fault à grand confusion Que vostre brassin vous buvés; Et se vos biens perdut havés 150 Par vostre esrer et non science, Prenez en gré , se vous sçavés ; Du dangier vient la patience. Et toy, Thuyn, la mal eureuse, Comment cuydois-tu eschapper 155 Mieulx que Dygnant, fière et pompeuse, Quy se cuydoit ville sans père ^ ? Ton fol peuple t'a fait tromper • Croyez? 2 ^etitan/, magnificence , pompe, orgueil. 3 Pareille? 296 ANALECTA LEODÏENSIA. ANALECTA LEODÏENSIA. 297 Quy esloyent folle sottaille, Qu'on a constraint sans cop frapper 160 D'abattre eulx-mesines leur muraille. C'estoit ung seul abus plain d'yre De vos emprises, et se croy Que la pluspart n'eust scéuv dire A quelle cause ne pourquoy. 165 Vous estiés plains de tout desroy , Disans : < Su my arac , ilz sont noslre. » Mais vous ne pensiés pas l'asnoy , Qui despuis at estet le vostre ? O Dygnantois , ô Thuyimois , 170 De fol cuydier plains, esbouffiz , Vous ne crémez pas une nois Ches nobles princes, père et filz. Regardez quels biens et proffis En puelent sur vous apparoir. 175 Vous en estes gens desconfilz Et à tous aultres ung myroir. Lyégois , Lyégois de la cité , Et aultres villes en desoubs , De ce fustes bien incité. 180 Pour coy ne vous congnustes-vous ? Che miroir vous list monstrer doulx A la samblance des visages. Hélas ! vous ne fustes pas tous Telz de voloirs et de corages. 185 Combien que Dinant fut au bas , Encore vous sambloit tondis Qu'il n'estoit que vous aux débas Et que l'ung valoit d'aultres dis. Et disiez que vos estourdis 190 Quy n'osoyent d'ung fort saillir Se tindrent sy frans et hardis Qu'on ne les osa assaillir. Le comte lors de Charolois Plain de vaillance et de virtu 195 N'estoit à déboupter Lyégois, 11 havoit plus fort combatu. Dittes dont qu'on les eust baptu Et tous tuez , sans nul soussy , Quant à genoulx et à chief nu 200 Envoyèrent criier mercy. C'est honneur et prudence à prince D'estre miséricordieux , Et grant honte au meschant et mince , Estre orguilleux et furieux. 205 Telz sont folaslres glorieux , De plus grant volloir que puissance , Quy sont comme vous envyeux Et hayent toulle obéyssance. Lyégois , ayés remort du tout , 210 Vous requistes lors paix seconde. Sou viengne- vous qu'on vous dist moult Gardez qu a ceste fois ne fonde : Car vostre partie se fonde De prenre, s'il fault revenir, 215 La pugnilion sy parfonde Qu'il en debvera souvenir. Lyégois, on y est revenu Faire la fin exécutore. Pour ce que vous n'avez tenu 220 Nul trailtié , comme il est nottore. Vous sçavez sans voir par hyslore, Combien fol espoir pueit aidier , Et comment l'on n'at point victore Par peu sçavoir et trop cuydier. 225 Ce n'est pas à faire à commun De guerroiier ne de combattre, Mais d'estre soubz verghe , comme ung S? 38 f 298 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 299 Quy est à corrijrier ou battre. Dont quant peuple le voelt débattre 230 Par commotion ou esreur, li fault celluy rigueur abattre, Dont il rechoipt paine et doleur. L'office de signeur et Testre Est ses subjectz en paix garder ^ 235 Aussy les subjectz doivent estre Obéyssans sans retarder. Tousjours chascun doibt regarder A Testât quy luy est propice Le peuple doibt paix demander, 240 Et le signeur faire justice. Deux fois bavez la paix enfrainte Et rompu traitiers et acors; S'en bavez eubt dammaige et frainte En bien , en honneur et en corps , 245 Par vos grans habus et discors , Vous fault sçavoir, peuple wlgaire, Qu'il ne fault point estre sy fors A rompre la paix que la guaire. Devant Sainthron veniste ung jour 250 Pour cuidier le sige lever, Mais point n'y fisles long séjour, Qu'on ne vous allât retrouver, Et en tuer, au vray prouver, Plus de trois mil à ce hustin. 255 AinSy vous fist-on exprouver A lever siège trop matin. Vostre artillerie demora , Charrois , tentes , vivre et bagage : Lors vint la nuit quy obscura , 260 Sy non vous estiez davantage. Rien n'en fist-on pour beau langage. Vostre saige maistre Barë Laissa sa propre vie en gage , Ains qu'il peust estre rembaré. 265 Vous éuystes une belle ayde De vostre bailly de Lyon ; S'il n'eust sy tost tourné la bride , Tuel en eubst ung milion. Lyégois, tousjours humilion 270 Ung peuple, combien qu'il soit fier, Et n'est nulle rébellion Que force ne fâche adoulchier. 0 Sainthron , de ceste bescousse Vint la voix et le bruit en cours. 275 Lors perchuprent * bien que rescousse N'avoit en leur fais ne secours. Sy s'en allèrent par recours Au bon duc, qui fut leur partie, Rendre à son voUoir à tousjours , 280 En priant d'eulx sauver la vie. Che bon prince plain de prudence Convertit justice en pité , Et leur pardonna ceste offence , Dont on a mains décapité. 285 Et ainsy furent respité Ceulx de Los et de Tongre aussy , Eulx offrans à Textremilé De recepvoir mort ou mercy. A Lyége s'en allât aprez 290 Che vaillant duc des Bourguignons. Et là raist son siège au plus prez , Estandars , teintes et pignons , Hommes d'armes et compagnons. Tout prez pour assaillir la ville , 295 Dont reflFroingnèrenl leurs groingnons *»< * Li»ez perchurent{p€rcip€re). î 300 ANALECTA LEODIENSIA. Dedens la cité par maint mille. Vous haviez fait trop longue attente De venir à obéyssance. Vous sçavez bien à quelle entente, 300 Qui n'estoit léalle ne France. Vostre regarl esloit vers France, Pour voir se Boulenois ardoit. A quel propos n'a quelle instance , On Téuyst bien monstret au doigt. 305 II ne vous Falloit embrachier Ce que bien ne poyés estraindre , Ne par parolles menachier Cheulx que debvez doubler et craindre, Lesquelz vous ne poyés constraindre. 310 Car, su my ame, doulx parens, 11 ne s euyst point daingniet Faindre Pour vous ne pour vos adhérens. Quant vous perchupstes cesle emprise pt qu'il Falloit passer le pas , 315 Ou aultrement la ville prise, Quy eust esté vostre trespas , Se ce vous Fut ung dur repas Qu'on fist de doel , dont Fustes plains , Je ne m'en esmervelle pas , 320 On se coulrouce bien pour mains. Vous vëans en ce peur et soing Asségiés en très-grant dangier , A ceste heure il vous Fut besoing De vostres Faultes calengier. 325 Se concludtes , pour abrégier , Grans et petis et rice et mince , Vous aller rendre et oblegier A ce puissant et vaillant prince. Vers le duc vinstes bien troix cens 330 Ou lieu où sea armée estoit, ANALECTA LEODIENSIA. 301 Comme simples et innocens Seloncq que le samblant monstroit. Constrainte vous administroit , Qui vous fist tous nuds en chemise 335 Requerre au duc grasce pour droit , Que par pité vous Fut commise. En Immililé , à genouls , Requistes mercit et pardon , Disant : « Aiiés pité de nous, 340 Tous sommes à vostre habandon. Nous ne requerrons aultre don Qu'estre sauFz de Fu , de pillage , Et du sourplus pour le guerdon Seloncq la desseite le gage, w .345 Lors le bon prince , ou nom de Dieu , Vous accordât cette requeste , Et vous fist traire en vostre lieu A tout ce don sans aultre acqueste. Puis ce Franc duc de sa conqueste 350 Allât Faire exécution , ^ Telle qu'il n'en Fault Faire enquegte ; On scet bien la pugnition. Miséricorde ne souflFry Que Fussiés à mort condempnés , 355 Et le bon prince ad ce s'offry Ad fin que ne Fuissiez dempnés. Car vous n'estiez point ordonnés A la mort des bons chrestiens purs , Mais aux diables habandonnés , 360 Excuminiiés et parjurs. Nient mains de vostre cas sy vil Vos assemblées et cohortes Du criminel et du chivil Fustes pugnis par pluiseurs sortes. 365 Premiers que de vos clos et portes I 302 ANALECTA LEODIENSIA. Il Seroyent les murs abattus Par vous , et vos coustumes mortes Privilèges et estatus. Aprez, vos artilleries touttes 370 Dont vous haviës fait vos wascarmes, Harnois, picques et sacquebouttes *, Haubregons ^, haches et guizarmes ', Rien n'y valleut, ne pleurs ne larmes., Tout vous fault perdre et confisquier 375 Et ne vous laissat-on autre armes Que vos mains pour voz nez mouschier. Vos estatus et vos uzages , Que vous appelliez libériez , En présence de vos visages 380 Vous sont abolis et hostez, Et mesmes les autorités Et de l'Anel et du Perron. Et fault maintenant que trottez, Voelliez ou non, à l'espouron. 385 Vous soliez faire vostre loy Et justicier à vostre guise; Maintenant , ad ce que je voy , Vostre signeur a la franchise D'en disposer à sa devise , 390 Et fault que soit d'ores en advant La confirmation requise A Louvain , au duc de Brabant. Perdut bavez Chartres et lettres, Vos jurez , et vos vingt et deux *, 395 Les douze aussy , les quatre mettres , Desquelz vous faisiés ung Dieu d'eux. En sy n'avez plus nulz de cheulx 1 Sacquehoutie , lance crochue dont on se ser- vait pour faire tomber un cavalier par terre. ( Saquer, tirer à soi ; bouter , jeter.) 2 Uauhregon , cotte de mailles. 3 Guizarme , hache à deux tranchan». * Le fameux tribunal des XXII. \ ANALECTA LEODIENSIA. 303 De la Violette qui furent. On vous a fait estatus neux 400 Ad fin que plus longement durent. Povres Lyégois , que vous en samble ? Estes-vous pas bien corrigiés De ce qu'avez meffait ensamble , Et en peu de tamps abrégiés , 405 Et puis encore callengiés Paiier grans finances et debtes , Et les aulcuns de vous jugiés A perdre leurs biens et leurs testes? Tout vostre dangier raervelleux , 410 Peuple Lyégois, vint par l'abus D'aulcuns foUastres, orguilleux , Malvais , rigoreux et phébus. Par eulx estes baptus et bus, Et ont sur vous les charges mises 415 Qui deussent paiier les tribus Des deflFaultes par eulx commises. Messire Rasse, vostre ydolle, Vous avez lessiet trop tost coulre. Est-il allez aprendre à Dole 420 Comment il vous polroit rescourre ? 11 vous a fait vos peaulx escourre De bastons trenchans et d'espois Et ne vous puelt jamez secourre , Se ce n'est à faire cler pois. 425 Mal bavez besoingniet ainsy , De guerroiier vostre signeur, Et le duc de Bourgoingne aussy, Son beau frère et conservateur , Qui vous pooit par sa haulteur 430 Tous deslruire par feul, par sangc. Loez Dieu, nostre créateur, Qu'on vous laissât de ce sy francq. m i l \i It 304 ANALECTA LEODIENSIA. If Notiez vostre correction Quy est plus parfaitte que lyége , 435 Et la datte en conclusion , Que vostre mal guerres n'aliëge ; En novembre au peuple de Liège On fist souffrir tristre virgoingne, Quant fut subjuguiet serf pour lyége 440 Par Charle, bon duc de Bourgoingne. * ♦ * * Je suis Perron de Lyége, par duc Charle conquis, Partant signe que Lyége estoye et le pays. Ne soit nulz esbahis, se cy suis par victore , Son pooir m'y a mis, en signe de mémore. Le dit Perron sera mis en la place Qu'on dist le Bourse à Bruges, IV. LA BATAILLE DE LIÈGE EN 1468^. 1 A L ONNEUR de toute noblesse , Et en exhaussant gentillesse, Puissance , proesse et vigour , Vous veuil recorder la valour 5 De maint seigneur preux et vaillant , El le hardement suffisant, De maint chevalier et baron , ' Ce poëme, tlitM. Buchon {Coilect. des Chro- niques nat. fran^.j tom. XLllI , p. 245), a été publié pour la première foi» dans les Mémoires pour servir à l'histoire de France et de Bourgogne , diaprés un manuscrit coté 813,769, qui a passé des mains de M. Petau à celles de Jean Marion , et qui a appartenu plus tard à la reine de Suède. Il se trouve aujourd'hui dans la bibliothèque du Vatican. Le premeir éditeur a donné à ce poëme sur la Bataille du Liège la date de 1468, et M. Buchon en a fait de même. C'est une erreur; il s'agit de la bataille d'Othée de 1408. ANALECTA LEODIENSIA. 305 Et escuiers de granl renon , Qu'en mil quatre cens soixante-huit 10 S'assemblèrent. Ne vous annuit Se de ce fait cy vous ra membre. Ce fu ens ou moys de septembre , Droit le vingl-troisiesme jour * , Qu'ils se monslrèrent sans séjour 15 A plains champs, j'en sçais le certain', Ens ou pays de Hasebain , Pour remettre en son haultain siège Le très noble seigneur du Liège ^ Qu'on avoit voulu depposer. 20 Mais à ce se voull opposer , Comme l'isloire le lémoingne , Le très puissant duc de Bourgoingne , Lequel est de si noble arroy ^ , Comme filx à un filx de roy, 25 De la Irès-digne fleur de lis. Chacun avoit joie et délis Qui avec luy esloil ce jour , Car de voulenlé, sans séjour, Pour l'amour de Jean de Bavière 30 Fist adoncq lever sa bannière , Qui belle fu à regarder. Le comte de Hénaull * , c'est cler , Y fut de bon ceur et séur, Et le bon comte de Namur. 35 Cil de Maine ^ et maint Escossoys Y fu en moult nobles convoys ; Messire Jehan de Chaalon , Prince d'Orange en son renon ; 1 23 septembre 1408; bataille d'Othée. pas de comte de Uainaut autre que lui. 2 Jean de Bavière, élu de Liège. ^ CH de Maire dans les Mémoires pour servir 3 Jean sans Peur, fils de Philippe-le-Hardi. à l'Histoire de France et de Bourgogne. * En 1468 , sous Philippe-le-Bon , il n'y avait 39 Ht M S* j, .3 5» M i I ( 1 306 ANÂLECTA LEODIENSIA. De Saint George le bon seigneur 40 Y fuce jour à haulte honneur , Et grant planté de Briennoys *. 11 y en eut de Reteloys, De Flandres et de Picardie , De Bourgoingne et de Normandie, 45 De Hénault et de plusieurs lieux , Que, se nommer les sceusse mieulx, En fust la déclaracion. Pour le bon seigneur de Chaalon , Y esloit de Fribourg le conte : 50 Et si dois bien nommer en compte , De Bourgoigne le mareschal , Et de Hénault le séneschal. Messire Jehan de Namur - Y fu ce jour à cuer séur ; 55 Et si estoit à moult grant joye Ung noble baron de Savoye ; • De La Baume porte le nom ^. De ses escuiers de regnom Féist lors vingt-deux chevaliers , 60 Qui moult furent vrays et entiers ; Et si sçay bien que sa bannière Fut avecq. toute la première. Ly sire s'y voult tant prouver Qu'on doit de sa valeur parler. 65 Messiré Anlhoine de Vergy Y fu, et le seigneur d'Autry: Si fut le comte de Flormont , Et le seigneur de Rougemont ; l^lessire Jehan de Guistelle 70 Y oit compagnie moult belle ; Et le puissant seigneur d'Angien , 1 Brennoit , dans les mémoires précités. ' Le baron de la Baume lil chevaliers 3i de - En 1468 il n'y avait plus de comte de Namur. ses écuyers. (Note de M. Buchon. ) ANALECTA LEODIENSIA. 307 A qui atient honneur et bien ; Et le frère du noble roy De Danmarc * y ot son convoy. 75 Ce jour y avoit maint rabot. Si fu messire Régnier Pot , Et le bon seigneur de Waurin Qui le couraige ol enterin. Si f u le seigneur de Penguy , 80 Et son frère sire Henry ; Et de Vienne , bien le sçay , Y fut sire Jacques pour vray. Ce jour qui estoit cler et net , Y véissiez maint bacinet 85 A très nobles plumes d'autruce. Le nepveu du maistre de Pruce Ce jour y fut fait chevalier. Et tant d'autres en ^ puis noncier , C'om povoit avoir grant plaisance 90 A véoir la noble ordonnance De ceulx qui là furent venus. Des nobles Escossoys y f u , En cestui jour, que bien le sçay, Lors messire Guillaume Hay ; 95 Messire Jacques Seveigour Fu en la bataille ce jour ; Et sire Hélis de Guemmout : Cil passa lavant-garde moult. Pour faire en l'estour son devoir. 100 Et sy doy bien ramentevoir ^ Messire Jean de Boute ville Qu'à armes fut ce jour habille, Et moult grant plaisance prenoil, Quant les nobles barons véoit ï J)e Tanaare , dans les mémoires précités. - IVe , dans les mémoires précités. * Hamenier roir . ibide m. 308 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 309 105 A regarder sa contenance , Et par sa très-haulte vaillance Chacun sa Talour esprouver; Et je puis pour certain prouver Que es quatre parties du monde 110 Comme il s'estent à la ronde, En Pruce, en Grenade, oultre mer, .îhërusalem puis bien nommer, Et les haux mons de Sinay , En Chypre et au port à Brandy, 115 A esté. Et si vous tesmongne Qu'oncques mais si noble besongne On ne vist en pays lointain Comme celle de Hasebain. - Nouveaux chevaliers Escossoys 120 Furent ce jour, j'en sçay la voix , Pour leur prouesse en grant renom. Sire Alexandre , en son droit nom De Commech , qui ot cuer entier , Ce jour y fust fait chevalier ; 125 Et messire Andrieu Strevart Fust chevalier de belle part : De Huy * sire Guillebert Fu ce jour en armes appert. Com bon et hardi combattant , 130 Sire Jehan de Sudrelant Doy bien en honneur mettre en compte; Car il est filx d'un noble comte. Sire Alexandre Diernin , Qui le cuer ot humble et bénin , 135 En ce jour monstra hardi chère; Et cil qui porta la bannière Du comte qui est tant prisiez , > De Hay , dans les mémoires précités. Ce fu sire Jean de Mimez. Des Escossoys. ai dit les noms. 140 Or vueil dire des Bourgoignons Qui furent de moult grant vertu. Le seigneur de Couches y fu , Et Gaultier de Bupes en joye , Que nommer puis seigneur de Soye ; 145 Et le seigneur de la Serrée , De Savoye, y ot son armée. Si fu Jacques de Chastenay ; De Courte-jamble nommeray Messire Jacques, car, pour voir, 150 En l'estour fist bien son devoir ; De Pontelic messire Guy , Et sire Pierre de Granty ; De Poupet y fu le seigneur ; Hérault de Bucy , gouverneur 155 Fust de la bataille , de nom ; Messire Jehan de Chaalon , Qui de ses nobles escuiers Fit lors vingt et six chevaliers ; Estienne de Saint Georges fu 160 Près de la bannière en vertu ; Huguenin de Sens la portoit. Le seigneur de Troppez * estoit En l'estour , et cellui d'Ingny , Et sire Jehan de Choisy. 165 Sire Charles de Guillonnet * Fu en la bataille de fait; Sire Gauslier de Chastenay ; Et messire Jehan d'Annay ; Sire Jehan Bioche ^ y fu , 170 Et aussi le sire de Bu ; * Croppez, dans les mémoires précités. 2 GaiÛonnet, ibid. ' Prioche , dans les mémoires précités. m m 310 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 311 Sire Pierre de Fontenay Et le bon seigneur de Fonçay , De la Chaine sire Symon , Sire Anlhoine de Thoulonjreon : 175 Si fu Oudart de l'Espinace En ce jour; Marguet et Fouçace. Jehan d'Ormoy y puis nommer, Et le bon seigneur d'Oyseber. Sire Guillaume Sandoiers 180 Y fu , ce nous dient les vers ; Et le bon seigneur de Réy , Et les deux enfans de Mailly , Sire Pierre de Beffraumont Et messire Henry. Ceulx sont 185 Grandement à recommander. Et si doy en honneur nommer Messire Jehan de Manut; El le sire de Maigne y fut : Messire Jehan de Baudré , 190 Et de Choisel * messire Ame. Moult firent aux Hédrois de han. Et messire Anthoine de Cran , Messire Jehan de Cusance , Et messire Jehan de France *, 195 Le bon seigneur de la Viéville Y fut , et celle de Neufville. Là fut sire Aubert de Canuy ^ , Et le bon seigneur de Genlly ; Messire Philippe d'Harcourt 200 Et sire Jehan de Houcourt 4; Cil Saint-Ligier de Beauvoir; Miraumont doi ramentevoir , Et le bon chastelain de Lens, * Cloisel, dans les mémoires précité*. - De Flandres f ibid. ' Cauiiy. * HoHcourl, dans les mémoires précilét. Qui avoit o luy belle gens. 205 Le bon seigneur de Longueval , Sire Allain, y fut à cheval ; Et messire Jehan pour vray De Sognez * y fist bien le stay ^*. Carmaret bien s'y esprouva , 210 Aly de Bonnay y frapa. Si fist Anthoine de Villiers, El le seigneur de Louvilliers. Sy fu Jehan de Sainl-Aubin ; De Salegny sire Bourdin; 215 Messire Ponce Périlleux , El sire Jehan de Fosseux ; De Humières messire Andrieu ; Si fu avecques lui Mathieu ^. Si fu le sire de Manures , . • 220 Et le sire de Herbaulures ; El de Vaulx y esloil Robert , Chevalier ysnel el appert. Et le sire de Rosulboys Moult y avoit de beaux rabojs. 225 Si fu le sire de Beufort ; El ce jour s'y esprouva fort Messire Jehan de Bailleul , El sire Jehan de Monreul ; Messire Rollan de Ulquerque*. 230 El sire Henry de le Lerque , Et le damoisel de INasso ; Si fu le sire de Dyo. Sire Guillaume Thignonville Fu ce jour en armes habille ; 235 Car il esloil ambassadeur De noslre roy à grand baudour. « De Lognez, dans les mémoires précités. ' Mahieu, dans les mémoires précités. 2 Je crois qu'il faut lire : y fut , bien le sçay. * Dunqueryue, ibid.— I>e le Lèque , ibid. m il 312 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 313 Si fu le sire de Sempy En arme , et celuy de Jussy ; Et messire Jehan de Roye ; 240 Raoul le vicomte, à grant joye Y fu, qui tout honneur souhaide, Et le sire de la Hamaide, Lallain, Bossut avecq Floyon, El cil de Quesnot en son nom ; 245 Cil de Ligne , et maint Hennuyer ' Ce jour furent moult à pfisier. Avecq eux fut Robert le Roux , Qui aux Hédroys fust moult escoux. Griefs tourments leur fist endurer. 250 De Lesque vous y puis nommer Messire Guillaume , pour vray. Et de Rotelois , bien y sçay Nommer le seigneur de Sorbon , Et ses frères qui furent bon 255 Pour faire aux Hédroys moult de maulx , Et messire Jehan de Vaulx. Si fut Aruet de Maumont , Vuilace de Haisellemont, Et de Becquefin le Françovs. 260 Y ot un chevalier courtoys, Dont dire puis bonnes nouvelles , Messire Jehan de Courcelles. • Ce jour y fust Gérard de Guaix. Et Girardin son fils moult gaix 265 Y fu , et son frère Henry , Et Guillaume, L'eslay d'Espy *, D'Oilonville qu'on doit nommer ; Herbertfaut, ne doy oublier, Bien se maintint en son harnoys, ï Dans les mémoires précités , il y a Jelestay lire : Je le sçay de /y , ou plutôt , pour la mesure fUfy. Ce n'est point là un nom propre, il faut du vers, le sçay de /y. 270 S'en y ot ung de Gastinoys, Chevalier en armes habille , Sire Hélyon de Jacqueville. Son escuier doibs mettre en compte, Qu'on nomme Robin le Vicomte; 275 Trouillart de la Trimouille aussy Avec Olivier de Crully *, Et plusieurs nobles escuiers. Si ot de nouveaux chevaliers , Bernier ^ Jehan de Neufchastel. 280 Georges de la Trimoille bel Se maintint en l'estour félon , Et Guiot, le seigneur d'Uchon; Ces deux si sont cousins germains. Le seigneur de Chasteau-Villains , 285 Cil de Cottebrune par nom , Et le bon seigneur de Raon. Robert de Flandres fu ce jour Chevalier , par sa grand vallour ,• Et son noble frère Victor. 290 On fist adoncq sonner maint cor. Messire Loys de Guistelle Y ot compagnie moult belle; Et le bastart de Dicquemur Ne se tint pas ce jour en mur. 295 Messire Jehan de Disgongne Y fu, l'istoire le tesmongne; Bien y féry pour voir la fiche; Et le bon seigneur de la Guiche Fut chevalier; et dit la voix, 300 Cil conduisoit les Charroloys. Picquars, Hennuyers, Bourgoingnons , Flamens , et maintes nacions > Coully (noie de l'éditeur des mém. précités). * Premier^ dans les mémoires précités. 40 314 ANALECTA LEODIENSIA. Firent aux Hédrois griefs tourment ; Et sachiez certain que les gens . 30i> De delà s'y rendirent fort; Car moult estoit grant leur effort; Et s'estoient mis dessus ung mont. Messire Jehan de Jeumont * Leur pourchassa cruel dolour ; 310 Car il a voit passé maint jour Qu'il avoit esté à Paris Devers les haux princes eslis Pour Jehan de Bavière aidier , Et pour ces Hédrois abaissier , 315 Qui tout vouloient surmonter, Et les nobles suppéditer. Quant tretous furent assemblé, Ce jour , par le commant et gré Du très-noble duc de Bourgoingne , 320 Pour mieux ordonner la besoingne De la très-crueuse bataille , Fu establi , ce n'est pas faille , A déviser le grand hustin. Lors messire Guissart Dauphin , 325 El messire Vuitace de Bours, Avec le bon seigneur de Dours, Pierre de la Trimouille en nom Chevalier fust par son renom ; Près du noble duc se tenoit , 330 Et moult grant plaisance prenoit A regarder sa contenance ; Car par sa très-haulte vaillance Voult eslre devant, pour certain. Adoncques vindrent main à main 335 Ces gens d'armes des deux parties , ' L'édileur des mémoires précités avait im- primé JenmoHt, et il a cru deToir rectifier Jau- mont. Je préfère Jeumont. ANALECTA LEODIENSIA. 315 Qui griéement furent départies. Leur devoir firent ly archers Ce jour, et ly arbalestriers , Et ces nobles gentils héraulx 340 Qui tant sont nobles et loyaux. Ménestrels se faisoient oyr, On faisoit trompettes bondir ; Canons, bombardes décliquoient, Et ces gens d'armes y frapoient. 345 Le noble seigneur de Helly , Cil de Vasse et cil de Crouy , Cil de Noyelle , de Vuyon * , Et plusieurs dont ne sçay le nom , Qui d'ainez servent '^ la selille ; 350 Et Enguerran de Bournonville , Qui a esté en aultre lieu , Aux Liégois jouèrent d'un jeu Dont ils ne se donnoient garde. Car toute leur grant ^ avant-garde 355 Oii il avoit, par justes sommes, Bien quatre cens de gentilshommes , Allèrent derrière assaillir Liégeoys , à la fin que fuir Ne puissent aucunement. 360 Et là firent si grant content , Qu'on doit de leur valeur parler. Mais je vous puis pouvoir compter Qu'oncques nul semblant de partir Ne firent Liégeois à ce juir * ; 365 Ains se combatirent moult bel. Comme hardy , preux et ysnel ; Car ils estoient gouvernez Du fort seigneur de Pervehez , » IVoyelU h Vuyon, des mémoires précités. ^ Grant, manque ibidem. > VAinez tevent, dans les mémoires précités. * Jour, ibidem. 316 ANALECTA LEODIENSIA. Qui trestout le temps de sa vie 370 Saigement et sans nulle envie S'esloit gouverné noblement , Jusques à ce jour proprement , Que par très-folle convoitise Qui maint cuer embrase et atise, 375 Fist son fils seoir ou hault siège De la seigneurie du Liège. Adoncq failly sa grant science , Gentillesse et vraye audience, Quant aux conjurez s'assenty 380 Et les francs hommes relenquy * , Dont il receut cruel dolour; Car il en mourut en l'estour, Et son fils et tous leurs aidans. Mains barons nobles et puissans 385 S'esprouvèrent à la besoingne Avec le franc duc de Bourgoingne, Et les haulx princes dessusdits : Chacun avoit hardement pris De faire d'armes le mestier ; 390 Mais à présent n'est pas mestier D'en dire toute l'ordonnance, Fors que la plus belle substance Nos gens s'y voulrent tant peiner Que Liégeois firent reverser 395 En telle manière , sans faille , Que la très crueuse bataille Ne dura une *, ferme et seure, Pleinement la valeur d'une heure, Que Liégeoys furent desconffys , 400 Par les nobles seigneurs de pris. I Ce dit l'istoire par tel sens , I Reliquit, abanduDna, laissa. * Ne serait-ce pas mie f ANALECTA LEODIENSIA. 317 Que trente mille de leurs gens, Ou plus, demoura en la place. Et se j'avois bien espasse 405 De tous les haulx faits déclairer , Et les nobles seigneurs nommer. Moult diligemment l'escriroye A l'honneur , révérence et joye ' De celui pour qui l'ai empris , 410 Lequel est de si haultain pris, Que depuis que l'eure accomplie Fu, et la bataille finie , Pour sa grant puissance monstrer Voult quatorze jours deraourer 415 Près de la bataille environ, Sans ce qu'en chastel n'en donjon Soy voulsist loger nullement , A la fin que s'aucune gent Luy vouloient estre nuisant , 420 Pour ce fait venissent avant , Et ils y seroient recéus Et en ce terme, sans reffus. Liège la très-puissant cité , Tongres , Saintron en vérité , 425 Huy, Dinant et maint autre ville Se rendirent , ce n'est pas guille. Aux princes crièrent mercys. Si qu'accordé leur fust respis , Jusques qu'ils vindrent présenter 430 Corps et biens, sans rien excepter; Et de leurs plus prochains amys Furent adoncq plusieurs eslis , Qu'ils délivrèrent en hostaige , Pour accomplir double couraige ^ ; ' Ouvraige. .318 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 319 435 ^ Et pour plus plainement ouvrer Et obéissance accomplir , Aux princes Touidrent requérir Justice de tous les Hédrois, 440 Dont il connaissoient les endroiz; Et les firent lier sur chars. Là fut décollée leurs chars Pour la très grande forfaiture. En ce DQonde n'a créature, 445 Pour tant qu'il ait entendement , Qui plaindre doye nullement Leur mort ; car passé cinquante ans , Ne fut prince tant fust puissant , Qui en péust venir à chief. 450 Dont c'estoit dommage et meschief ; Car souvent on fait décoler Plusieurs nobles , et désoller Leurs lieux et habitations. Tout le pouvoir des Bourgoignons , 455 Ne fu pas à celle journée. Quant honneur leur fust adjournée, Comme vous oyez en ces vers, Premiers le conte de Nevers *. Frère du franc duc Bourgoingnon , 460 Vint devers son frère de nom Huict jours après la grant meslée , La quelle ot esté si hastée De Liégeois , par folle ordonnance , Que le conte de grant puissance 465 N'y peut oncques venir à temps; ,Dont il fu durement dolans; Et ceulx qui estoient o luy, » Il manque ici un vers. IVevers, ibidem. 2 Le bon conte ou plutôt le bon euens de Le noble conte de Joingny , Rimaucourt , le seigneur puissant ; 470 Raoul , le seigneur d'Austrevant , Amé de Viry , Savoyen , Et Viennois, ceulx sçay-je bien Qu'ils vindrent après la besongne Devers le franc duc de Bourgongne. 475 Dont sa force multiplia. Et de très-bon cuer festia Son très-chier frère signeury , Et ceulx qui estoient avec luy Venus en foy et en amour. 480 Et puis au quatorziesme jour Le noble duc se déparly De ce pays, par tel party Que grant joye vouldrent mener Ceulx qii'o luy ot voulu mener , 485 Pour la victoire très-haultaine Qu'orent en la terre lointaine. Pressés * sont de leur fort tenir ; Ensemble vouldroïent mourir , Ains que souv'nance fut gardée. 490 Cil qui ceste chose a dictée Ruelle 2 à tous escoutans prie Que chascun de cuer s'humilie , En priant Dieu dévotement; Que le duc de Bourgoingne gent 495 A luy ceulx que j'ai renommez , Et ceulx que je n'ai pas nommez , Veulle en tel estât maintenir Que l'amour Dieu puist déservir A l'onneur de sa fleur de lys , 500 Et de tous ses nobles amis. Amen. » Presit, tervir dan» le« mémoires précité». - Nom de l'auteur de ce poëme. n f-i 320 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 321 V. LES SENTENCES DU LIÈGE ', Plusieurs désirent à sçavoir Du fait de ces Liégeois le voir; Et j'en dirai selon mon sens. Premiers , nos seigneurs sont d'assens 5 De mettre et tenir en leurs mains Tous leurs privilèges au mains , Et qu'ils soient portés à Mons, Car de ce sont-ils bien semons , Avec toultes les alliances 10 Ësquelles avoient fiances. Jà jurront que sans transporter Auront tout voulu apporter; Où jà n'y aura si privé Qui à toujours n'en soit privé ; 15 Et à Liège et aux aultres villes , Qu'on ne doit point tenir pour villes , Ne seront plus maistre nommé Mais bailli, prévost renommé, Maieur et aussi eschevin , 20 De par le seigneur, sans convin Faire d'amis ni de lignaige, D'ailliance ne de vignaige, Fors au plaisir , chascune année , Du seigneur. Et est ordonnée 25 La chose qu'ils renderont compte Au prince , qui vault bien un comte. Et est ordonné par manière 1 Extrait de Touvrage cité ci-dessus, p. 304, note 1. Qu'il n'y aura nulle bannière De confrairie ne aultrement, 30 Qu'il ne faille apporter brefvment Aux commis pour en ordonner ; Et si ne pourront pas donner De bourgeoisie le renom A homme , tant soit de bon nom , 35 S'il n'est es villes résidens, Sans ce qu'il puisse par dedens Tenir conseil, et nullement, Si ce n'est du consentement De leur seigneur et cappitaine. 40 Et c'est aussi vray comme espit 1 Que d'armes ne feront plus port Contre le roy, pour nul rapport Ne contre le cuens ^ de Namur , Pour grever fortresse ne mur. 45 Et s'est dit, ne m'en doy passer, Que se Françoys veulent passer La rivière, ils auront passaige, Et se Liégeois estoient bien saige, Ils livreroient, sans enchiérir, 50 Les vivres qu'on doit bien chérir. Et saichez bien , ne vous ennoye , Aussi qu'il n'y aura monnoye Des princes qui là ne soit prinse. Et si feroïent grant mesprinse 55 Se par eulx estoient ravallée. Et au lieu , qui n'est pas vallée, Où fut la bataille mortelle , Si grant que pieçà ne fu telle , Sera faitte une belle église 60 Des princes de nom sans faintise; ' Lacune d'un vers. ^ Le comte. 41 ^1 322 ANALECTA LEODIENSIA. Quatre preslres y seront mis , Et deux clers ; iceulx entremis Seront de prier à la Dame A qui fuymes de corps et d'ame. 65 Monseigneur de Liège donner Y doit de rente et ordonner Deux cens escus à chaque année ; Et pour souTenance, ordonnée Sera une messe en septembre , 70 Vingt-trois jours , et bien m'en ramembre A Liège dite , à Saint Lambert , Pour tous ceulx qu'avec maint haubert , Trespassèrent à celluy jour. Que le roy du trosne majour 75 Les veulle mettre en bonne sente! Et si vueil bien que chacun sente Qu'es nobles églises d'entour On en doit prier par bon tour. Ou chastel de Huy , sans essay , 80 Stoquehan * , Bouillon et Yssay , Feront garnison du seigneur; Et aussi ly bon gouverneur Y pourront entrer et yssir , Sans ce qu on les doye nuisir. 85 Et qui Touldroit contre aller , Ceulx du chapitre au par-aller , Les doivent ayder à pugnir : Et ceulx qu'on ne pot pas tenir , Qu'en aultres lieux ont fait leurs nis, 90 A toujours mais seront banis. Ceulx qui estoïent des Hédrois , Et qui furent de faulx endroits, Qui jamais les pourra tenir On les fera griefvement pugnir. ANALECTA LEODIENSIA. 95 Et tous ceulx qui les soutiendront Penance pour eulx porteront. Et ceste histoire nous raporte Qu'à Thuin ne demoura porte , Ne mur qui ne soit accomplis , 100 Débattus et fossés remplis. Fos Dignant avec com.... Auront pour leur mauvais * La pareille pugnicion , Sans avoir excusacion. 105 En salle, en pallais, ni en chambre, Et sur la rivière de Sambre , Ne demoura nul fort moustier , Qu'on n'en fasse pierre et mortier Abattre pour oster leur force , 110 A la fin que nul ne s'efforce De Hènault nullement grever. Et pour ce fait cy achever , Dit est que fortifiement N'y aura jamais nullement; 115 Et à Tongres fra-t'on abattre Une des portes sans débattre , Quarante piez de mur en tour D'un lés et d'aultre de la tour Vers Tref * , et feront raemplir 120 Ceux de Tongres, et accompUr Ouvréement le grant fossé Devant Tref ^, contre leur seigneur. Et aux Liégeois par ordonneur , Pour compensacion de frez 125 Que les princes ont pour eulx faiz Fauldra un aide paier , 323 1 II faul lire I Slockhem. Foste, Dig^naot avec Couvin Auront pour leur roauvaii dessein. 2 Ainsi dans les deux éditions , mais il Caul lire Trec , Maestricht. 3 Trec. â •îs 324 ANALECTA LEODIENSIA. Que je puis nombrer et noncier A deux cens et \ingt mil escus. Et de tout sans faire reffus 130 Ont livré suffisant hostaig;es. Et si doit estre en leurs usaiges Qu'aux lettres faire et deviser Sera mis que , se rebeller Vouloïent en quelque partie, 135 Deux cens mille escus, sans partie, Paieront pour leur meffaiture ; Cinquante mille, c'est droiture. Au noble et puissant empereur ; Autant au roy; et le seigneur, 140 C'est asçavoir, je vous témoigne. Le très-puissant duc de Bourgoigne, Et de Hénault le franc primier Qu'on doit aymer et tenir chier , Chacun cinquante mille auront 145 D'amende, se ceulx se mesfont. Telle est devisée la somme. Et s'il avoit ung pape à Rome, Ou un arcevesque à Coulongne, Qui pour la divine besongne 150 Et service du roy puissant, Feissent évesque , tant soit grant , Ne pourront aller au contraire Leur seigneur, pour tous bien à traire; Et son évesque pugniront 155 Tous ceulx qui au contraire yront. Et aussi il est ordonné D'en faire lettres , et donné Sera aux villes pour savoir Tout le fait de leur escavoir; 160 Et aux princes pareillement Le feront, pour monstrer comment. ANALECTA LEODIENSIA. Par certaine obligacion , Tendront , sans allégacion , Tout ce que vous ai récité 165 Es villes et en la cité , Tous jours par bonne intencion : Cy prent mon dit conclusion. Explicit dictum. VI. s'eWSIEULT la complainte de la cité de LIÈGE *. Orgueul , mortel anemi de virtu , Fol et despit, tout plain d'oultrecuidance. Qui te couva? las! ne de quoy n'os-tu , Que d'effacier bonté , sens et prudence ? 5 Malheureux sont qui danssent à ta dànsse. Et qui se veullent dessus tes thois juchier : La fin d'orgueil est de hault tresbuchier. Cascun le peult sceurement regarder, Qui veult à moi et mon fait prenre garde , 10 Car de tes las je ne m'ay sceu garder, Quant je ne prins bon conseil pour ma garde. Saiges seront qui feront arrièr' garde , Qu'ils ne soient comme je suis souspris : Par fol cuidier sont les plus soubtilz pris. 15 Je cuidoie telle estre ma puissance , Par force de peuples et de villes Que on ne me peust faire quelque nuysance , > MS. n" 7262 de ia bibliothèque royale de $ieurs pièces de Georges Chastelain. Bruxelles , volume dans lequel se trouvent plu- 325 326 ANALECTA LEODIENSIA. Combien que eusse pensées assez villes , Et que je y fisse des envois inchivilles, iO Par toy , orgueil , tout na'estoit d avantaige : Le seur estât n'est pas en hault estaige. Par toy je pers mon honneur , mon renon , Plus ne seray Liège la renommée, Muer me fault doresnavaut mon nom , 25 Liège j'estoie, serve seray nommée. Car de la fin la chose est dénommée, Quant l'ouvraige est acomplit et parfait : Justice veult qu'on pleure son me£Pait. Ai-ge raefiFet pourquoy doie plourer? 30 Oui certes , se je congnois sois mon cas , Car j'eusse peu bon conseil implorer, Mais las ! j'ay creu inexplois avocas Plus rigoreux qu'à soris ne sont cas Dont je suis chupt en la malle adventure : 35 Mal charie qui verse sa voiture. Le difiFérent de monseigneur et moy Aulcun estoit; c'est chose assez commune Entre peuples vivans en une loy. D'estre aseuré , qui est chose tout une , 40 Souvent advient; j'ay monté sus la hune De hault orgueil , pour mon fait maintenir : Raison n'y veult oultraige soustenir. Ne sçay comment excuser mon de£Pault, Ne comprendre ne puis qu'il me failloit; 45 J'ay trop erré , confesser le me fault ; Asotté suis et nulz ne m'assailloit ; A mon advis bon droit me deffailloit, Au souverain povoie avoir secours : ANALECTA LEODIENSIA. Pour rendre droit sont fais prince et cours. 50 Ainsy le fait mon prélat, mon seigneur Car le chemin luy a samblé très-bon , Il n'a requis ne plus grant ne myneur Ne son frère puissant duc de Bourbon. Mais il nous a plus noirchy que carbon 55 Par enssans d'églises et interdis : Qui contempnent l'église sont maudis. Plusseurs accords m'ont estes présentez , Qui sambloient justes et raisonnables ; Le peuple et moy nous sommes exemptez 60 Du vray seigneur , par fais desraisonnables Et avons prins aydes variables Huy de gardins et de mains de manbours : Variétée confont villes et bours. Encoire est plus mon esteur à reprendre 65 Car j'ay esté plus foibles qu'est l'ongnon , Quant ma volu à paix et grâce prendre Le très-noble puissant duc Bourguignon , Comme s'il fust ung petit compaignon. J'ay par despit assailli son pays : 70 Folie emprinse sont les folz esbahis. Et pour ce , ces bourgoîsses et bourguois , Villes , cités , qui vives en beubans Oés mes plours, chrestiens, payens, grigois; Le fol cuidier vous font sièges et bans 75 Apoiez-vous , vous avez tous voz bans Votre espeuse sera confussion : Le fol cuidier n'est point abusion. Se vous vouliés aviser que j'estoie , 327 •4 328 ANALECTA LEODIENSIA. N'a pas ung mois, qui n'est gaires de temps, 80 Vous trouverez que tel povoir j'avoie, Que contre tous je tenoie les champs ; Nommée me puis ad ce jour des meschans , Constraincte suis à rompre murs et tours : Fortune fait à foible et fort ses tours. 85 Tongre , où es-tu , la puissante et la forte Qui souloies résister aux Romains? Tu estoies de terre et mer la porte Et maintenant tu n'as ne soies ne mains Avec moy désolée tu remains. 90 Car toy , ne moy ne cresme d'homme conte : Péchié paie les siens en fin de compte. Où esles-vous Saintron , Hasle et Los , Waryne, Vize, Bloicq, Brée et Cuvin, Herlc , Scoenhercle , Buiilon et s'os , 95 Le fort Dignant avec Tongre et Tuin? Trop vous ont meu cervoise , houppe et vin , Traire vous fault, voz murs sont abatus: Ceulx se taisent qui sont les plus batus. Vous seize estiés toutes villes frumées, 100 Et vous estes réduittes en villaiges Par menchongnes et bourdes affermées Qu'on vous disoit. C'estoient fauls vissaiges Pour vous mouvoir en estranges usaiges , Dont la mal eur vous oppresse et restrainct : 105 Celuy qui trop embrache mal estrainct. Et moy qui estoie et suis vo mère , A qui aviez à toute heure recours , Et je suis celle qui dolleur plus amère En ay porté et porteray tousjours. ANALECTA LEODIENSIA. 110 J'ay attendu resconfort et secours. Du trop long temps qui mal ont esté prés : Il n'est si fort horion que de près. Prochain estoit celuy qui m'a frappé , De toutes pars me chaint et avironne , 115 Tant l'ay tempté qu'enfin il m'a happé; Dont ly mondes de gloire le couronne ; Des malheureux j'en porte le couronne. A fol pensers ainsy souvent advient : Qui mal pense, droit est, se mal ly vient. 120 Avec mes pers, ma très-chière chainture , Qui de haulx murs et de tours me chaingnoit , On m'a donné resconfort et painture , Disant que la main de Dieu se saignoit Pour mon bon droit; mais du nez on samoit 125 Quant on devroit dire , je te deffie : N'est pas saiges qui en parie. Le long repos , le joie et le sollas Où j'ay esté par sy longues anées , M'a diffrenée , dont me fault dire : hélas ! 130 Car j'en porte l'angoise par années. Mes vielles plaies estoient bien sanées, Que j'avoie eu l'an mil iiii'' et huit : Or , tienné-je que le trop gratter cuit. Encore estoit l'autre playe garie , 135 Que j'avoie l'an xxxii recheu; Mais le rosel qui à tous vens varye , Que tenoye pour apoyer m'a déceu. Je deusse avoir par bon advis concheu Que je payay lors des nobles par mille : 329 ,** 42 r: à. 330 ANALECTA LEODIEINSIA. 140 A membre mort vient tard la camamiHe ^. ANALECTA LEODIENSIA. Qui bien se sent ne doit muer propos. 331 S'il me fut bien souvenu de Dignant, Et jour et nuit, sans jamais oublier, Dormant, veillant et souppant et durant, Besogne m'eust esté de m'alier 145 A cil qui fait mon malheur deslier; Car de mon mal Dignant fut le mësaige : Eureulx est chil qu'autruy péril fait saige. Vignes et prez et terres labourables . 170 Bois et forés plaines de venoisons , N'ont contenté mon peuple variable , Ne rivières plaines de bons poissons ; Mais tout ainsy que ung tropel d'oisons En murmurant se sont tous eslevés : 175 Ceulx qui meschief sont trop matin levés. ■r Qui regarde ma situation , Mon ayr, mon lien, mon estât, mon pourpris; 150 Trop plus grande est ma désolation Que je ne l'ay encore en ceur compris; Car entre aultres cités avoie pris De défier et de peuple et de force : Riens n'est sy fort que puissance n'efforce. 155 Assize suis sur rivière courans , Em prés rians et délictables ysles , En vignobles, sur montaignes plaisans, Et en terre de labeur très-ferlilles ; Maisons, palaix ay fais d'œvres soubtilles; 160 Cascun illecq venoit en sa plaissance : Après plaisir vient souvent desplaissance. Mais quel pays tout plain d'aménité ! Comme ce fust ung paradis terrestre ! Se Dieux vouloit en sa divinité 165 Terre habiter, il ne porroit mieulx estre. Or, n'ai-ge sceu considérer mon estre, Ne moy tenir en ma paix et repos : * Camomille. En richesse et en bien babondoiè , Cascun du sien habondamment vivoit; Marchandise ne couroit pas la voie , Mendicité nulz des myens ne sçavoit , 180 Et de mon heur ung grant vil y avoit. Car peuple avoye en aultres moins peureulx : C'est grant malheur avoir esté heureux. Assez avoye et parens et cousins, Quant j'estoie en la puissante cité ; 185 Mais maintenant n'ay lontaings ne voisins Qui condeullent mon infélicité ; J'ay contre moy le prince concité , Qui me porroit de tous maulx garantir : Travail à fol fait son eureur sentir. • 190 Estre povoie en estât et vigueur Par bonne paix , et jà m'estoit donné. Dès l'an passé , par ma folle rigueur De mon orgoeil je l'ay habandonné ; Le bon prince le m'a voit ordonné, 195 Or m'a monstre qu'il n'en est point content • Riens n'ofiPence prince plus que contemps. il .4" ■ K .A à i ■m 33â X ANALECTA LEODIENSIA. Prince le dis , prince le faull nonomer , Car il noonslre qu'il est prince clément ; Et c est ce qui le fait plus renommer 200 Que de clémence uzer publicquement; Car pardonner à tous est meisraement A ceux qui sont par lu y suppéditez : Clémence tient royames et chités. Sa clémence vous veul-je racompler , 205 Car il avoit contre my cent mil hommes , Son les eu peult à loysir bien compter , Qui nous povoient abattre corne pommes , Moy et mes gens qui en vie encore sommes , Sa clémence nous a tous respité : 210 En tous temps est bien en saison pité. Je présuraay de premier assaillir Dont j'euch à cop quattre mille hommes mors , Et commenchoit jà le jour à faillir Sy fu constrains à retenir mon mors. 215 Je euch adont grans regrez et grans mors , Tournant le dos à ma grande vergoingne : Congnoistre fault ce hault duc de Borgoingne. S'il eust siévy , tout estoit despéchié , Car nous fumes comme gens desconfis; 220 A cesle heure meur estoit no péchié , Qui en orgoeil avoit esté confis ; Onques encore sy grant sens je ne fis Que de fuir , car je demeure en estre : Passer falloit par l'huis ou la fenestre. 225 Siévir me fist , ne siévir ne volu , Car nous n'estiesmes que brebis esgarées , ANALECTA LEODIENSIA. Mais par son sens et clémence yl conclu , Que mieulx vallent oflFenses réparées , Que ne font villes du tout désemparées ; 230 Car vengance ne proiffite en nul lieu : Qui de vengier se déporte, ensieult Dieu. Pitié m'a meult le bon prince piteux A recepvoir mon amende honnorable , En chemise et larmiant des yeulx, 235 Et de mes biens amendes prouffitables Pour mes mefiPais qui m'est chose agréable , Car le surplus ne demeure : et la vie Le respilée est en joie ravie. Seulle ne suis enferrée en bruine , 240 Aultres y a qui m'est un resconfort, Qui sont chultes en plus grande ruyne , Qui avoient peuple et povoir plus fort Que je n'aye , pour quant ce vient au fort. Je conforte par ce point ma maisnie : 245 Aux maheureux est solas corapaignie. Tesmoings en sont Troye , Rome , Cartaige Et Nynive , l'orguilleux Babillone , Jhérusalera , avecque le portaige D'Alexandre le grant , roy de Macédonne , 250 Thèbes et Athènes, qui fut grande besongne, D'aultres assez dont il ne ressort une : N'est sy puissant qui puist contre Fortune. Encor doy-je mon Dieu regracier Qu'entières sont mes maisons , mes églises , 255 Et sy le doy loer et merchiier Que je n'aye eu femmes ou filles prises , Qui est contre les usaiges et guises 333 » % X I ^' ^tt , ^ 1 334 ANALECTA LEODIENSIA. Des anemis en ville de conqueste. Sy m'en resjoy : dolient ceur fait bien feste. 260 Gens d'église , bourgois et laboureux , Et vous nobles qui estes aveuglés , Confessés- vous que vous estes heureux , Quant vous estes de l'erreur désenglez , Où vous estiez tenus et enanglez, 165 Soyez contens , considérés le bien : Après perte très-souvent pert-on bien. Prendés confort et contempnés voz pleurs , Doncques veves, mariez et pucelles, Faittes boucqués et chappelles de fleurs 270 Pour vous parer, jovenchiaux, jovenchelles ; Resjoissiés-vous , dames et anchelles, Et vous veulliés à lyesse réduire : Après pluie voit-on le soleil luire. S'en gré prenons , Dieu nous regardera , 275 Comme il fist Job, qui prist en pacience ; Et le souflFrir plus nous relèvera Que ne fera despite impatience , El qui voira lire en sa conscience, Nous dirons tous : Bien l'avons déservy : 280 Dieu cascun paye , ainsy qu'il a servy. C'est nostre mieulx porter paine en ce monde Pour nos meffais et nos transgressions, En ce qu'en suyte en soit nostre âme monde Par les travaux et les pugnitions 285 Que soufFerons, dont obtenir puissons Pardon de Dieu , tant qu'il ne soit mémoire De nos deffaulx et qui nous doinst sa gloire ! Expltcit la complainte de la chtté de Liège. ANALECTA LEODIENSIA. VIL SENSEULT LA COMPLAINTE DE DlGNANT ^ 335 Je l'orguilleuze , obstinée Dignant , Orible arsin de juste divin yre. Hideux exemple et miroir ruyant De tous mauvais du monde mantenant, 5 Desquelx on peult mal penser et mal dire , Plaine de raige, impossible à descripre , En propre orguel vaincue et prise d'armes : Chiel , terre et mer , je semons à mes larmes. Riche, poissant, belle et bien composée, 10 Fu-ge à trois jours du monde en hault bruit l'une, Des biens du chiel servie et arrouzié, Quize de loing, de fortune baisié, De cler soleil et de fertille lune , Mais aweuglée en l'orguel de ma hune , 15 Non redoublant hault roc ne mer parfonde, Suis aujourd'huy l'opprobre à tout le monde. A très-hault roc tout de gré me suy prinse , Contant à rien son inscrulable abisme , Dont Dieu , qui bel tout euvre mal aprise , 20 M'a fait chéoir, confuse en l'entreprise , Et terminer mauldit à tout mon criesme. Sy ne fault pas que je m'en envenyme Contre homme nul , ne fortune en pareil , Fors à mon propre orguilleux appareil. 25 J'ay pressumé d'aguisier ongle et corne ' N» 7263 de la bibliothèque royale de Bruxelles. ■4 i I - * I ■î^ 336 ANALECTA LEODIENSIA. Pour graffiner et amanduir ' roche Pressant oreille à vent d aiiltruy flagorne , Dont je perchoy que fortune me sorne Et ma tourné l'enviers de sa taloche , 30 Sy ne voy pas criant à son de cloche Ce qui m'en est , par qui , ne de quel lieu , Mais tout venra à compte devant Dieu. A très-maudicte et à très-dollente heure , J'ai propre erreur d'aultruy erreur acrue, 33 Combien que tart goustant je la saveure , Et ne me sert se j'en crie ou j'en pleure , Qu'en mien qu'autruy péchié mort m'a férue. Sy n'en est pas la vengance sy drue Que je ne vaille avoir ce que j'en ay : 40 J'ay trouvé paye au lez où j'enclinay. O folle , esrant , yvre cité Lyégoise ! Peuple endurchy en toute ingratitude, Prompt à fureur et de bestialle noise Et dont le pas à tous bons chrestiens poise 45 Et tourne à grief d'humaine valitude ! Entens droit-cy à ta béatitude , Entens moleste et ingrat peuple en ville, Te mire en moy, hier fière aujourd'huy ville. Spectant te mire en mon cruel oultraige , 50 En ton orgoel ta seur compartaige; Boute tes yeulx hors de ton frenestraige , Et vieng véoir le fourdian oraige Chéu sur moy, ployant à ta rihotle; Ne n'est veau saulf, brebis ne cabrioche *, 55 Tour , mur , maison ne fort ; tout gist en cendre E«t-ce rendrt doux eommt amande , ou une corruption de amadouer? ^ Chèvre. ANALECTA LEODIENSIA. Devant les yeulx : peulx le pareil attendre. Orguel mouvant de craisse et de trop d'aise M'a boursoufflé le ventre et le poitrine , Sy m'en est prinse orible fin mauvaise , 60 Comme en pareil , par ton erreur punaise , Tu tireras , ne faulras à l'estrine : J'en suis goûteux exemplaire et droiture A tous villains rebelles populaires : Liège suis sieuls , j'ay rechupt mes sallaires. 65 N'eau ne chiel ne souffiront orguel croistre , Ne villain germe aucun efifëct produire; Dieu het orgueil et humain mescongnoistre , Tous il les plane , boutans hors de son cloistre , Et condampne et commande à destruire 70 Par tant peult bien voler mouches et hault ruire^ Mais enfin chiet en larigaup fillé : Pense chascun au fil qu'il a fillé. A propres mains le roit propre ay tissue Dont prise suis, par droit cours de nature, 75 Fortune en garde autant et telle yssue A toy et Liège , orguilleuse et houssue ; Mais tu ne criens ta rigueur future , Tu n'en porras toutesfois l'adventure , Se tu n'entens à voie rémisible. 80 Dieu bal tel fois à demi main molle Une , deux fois , enfin à mort totalle , El souvent l'homme il esbranle et estolle. Dont quant le Ireuve en erreur toudis folle , Lors luy soubslrainl vigueur fondamentalle. 85 Or pense , pense à ta vie brulalle , Peuple ygnorans, pense à tes viez fléaux : Battre est passé, mort le peult abrouxaux '. 337 1 t i ■i ,'i ' Arbrisseau. 43 'Si- 338 AINALECTA LEODIENSIA. En seul orgueil et en raescongnoissance Sont Troyes, Rome et Cartage tombées, 90 Ne oncques puis n'en est la florissance Véue essourdre ou prendre espanissance , Ains plus et plus confussemeut crombées ; Les Dieux sy ont leurs joies enflambées Jette dessus pour leur vie essordée. 95 0 bel castoy pour pris en aullruy mordre! Que veult fol peuple et ville gent et serve? Veut-il s'essourdre encontre seignourie? Pense-il que Dieu le munise et préserve A geulle bée et à dens de l'enserve , 100 Pour mordre en prince et en chevallerie ? Luy-meismes roy d'impérialle hoirie En fist son chiel sanglant par teil emprendre , Fit dont ce à terre où tel peuple s'engendre. J'en ay esté, j'en suy en infier mise; 105 Maudite l'eure et qui m'y a bouté ! Maulditle en soit Liège et son entremise î Ne conque attente ou foy m'y fu promise , Quant je m'en voy dampné et confontée. J'ay attendu à faire ma hurtée 110 Encontre ung bras pour divin instrument Et dont l'orreur me fait la jugement. Tournay , Tournay , faulse serpent lépreuse , Mordant d'un becq, mordant oultre mesure! Qui t'esjoys soubz fache ténébreuse 115 De mettre avant mainte parolle crueuse. Et dont en toy retourne la blesure ! Entens, entens, ascoute à ma présure! Je fus, or non ; tues, mais combien que igneures, Tu ce ne scès, mais tes faultes sont meures. ANALECTA LEODIENSIA 339 120 Par mon mesdit assis tout en contreuve. Et dont je suy faulse infernal mentoire , J'ay Dieu et homme attrait , ainsy le treuve A ma confuse éternelle répreuve, El à ma griefve impropérable ystoire; 125 Dont qui voroit entendre à l'inventoire De telz sy fais , mains vénieulx langaiges , On y verroit divers fons et coraiges. En toy se font les souhés desrisoires , Les corosis injurieulx articles 130 El as à ce propos langues punisoires Qui vont quéranl les maiselles cursoires, El dont les graus sentent durs offendicles ; Et telz marchans ai-ge eult en mes bouticles , Lesquelx se Dieux n'eust non souffert alraire , 135 Point je ne fuce en ce malheur contraire. f H: ^1 1 I "!1 Quel fruit m'esl-il de mon villain langaige. Ne quel à toy du venin que lu jettes ? Quant à ma part , j'en ay payé le gaige. A toy oussy , gens de menu bagaiges , 140 Ton jour veura pour paiier telles debtes ; La voix sy cuert comme à son de trompettes Que nul venin n'est samblable , à la terre , Au tien mortel que la bouche defferre. ■vil ■ i Haine causée en la mort de mes pères 145 Par main jadis du fort lyon terrible M'ont fait produire aulcuns grans vitupères , El dont sur moy sont chéuz les propères, A l'exigent de mon cas tout orible ; Mais pas n'en chiel tel fardel sur mon rible 150 Pour avoir hayne envers mon occiseur. ^1 ^o ANALECTA LEODIENSIA. Qu'avoir envie envers mon mourriseur *. Je suis exemple et de nulle nature Resortissant en terre léonine , Mais du plus bel se ta haulte adventure , 155 Tu siés au fons de sa noble pasture , Serve non pas, sy bonne que voisine; Par quoy s'en sieult que de ton origine Tu es mauvaise et de félonne vie , Et n'as ung point qui t'escuse d'envie. 160 Par hayne avoir pas ne suy sy dampnable Comme tu es par ton envie prise. Haine , a couleur aucune maintenablc , Là où envie est toute abominable A Dieu et homme, et n'est coer qui le prise. 165 Encor m'est mieulx porter telle reprise D'eslre ruyne en ma hayne causée Que par envie en nul homme excusée. J'ay pour au fort que de crocq que de hance Faire à par moy non serve acelée toute * , 170 Mais tu ne peulz jelter hazart ne cance Fort en dangier de toute acommandance , Desoubz celuy que ta langue déboute , Et n'ont tes dens ne miette ne croûte Pour soubstenir ton orguilleux venin. 175 Qu'il ne te viengne en son sou£Prir begnin. Ton fait sy est tout contraire à nature Contraire à riègle et mesure et toute ordre , Et n'as excuse en toy ne conjecture , Sy non en tout abjecte poureture , ANALECTA LEODIENSIA. 180 En quoy tu as volu ton ceur amordre. Notte ung chascun non erreur m'a fait tordre Sy ne fus onques mendre à toy en hault tiltre : Qui m'a vaincu peult plus que pour tant mettre. Je ne déporte à Dieu ne à Fortune , 185 Que tu par temps ne ars et ne subcombes , Et que pour ta villonnie , mainte une , Et dont l'accuse et à perdre commune , Se Dieu juste est, à meschief tu ne crombes. Point ne te duist avoir plus clère tombes 190 De moy, ma seur, égale en maléfice , Par conséquent en flagelle du vice. Je ne fis onques dont me puis percevoir Dommel l'en dist * que tu de nature uses Du miel venin , et du blancq tu fais noir , 195 D'honneur reproche, et de menchongne voir, Et les parfais clercs hommes tu refuses. Que te fault-il mais déporter de ruses Pour toy et moy , puisque je suis gastée , Quel perte en toy d'estre en ce point tastée? 200 Non pas pour toy ne pour ton éminence Ne pour crémeur , l'en te seuffre et déporte , Mais pour loable honneur et révérence De cilz soubz qui fiance en apparence Tu ton erreur à non tieng plus et plus forte , 205 Et samble voir que l'ayes à ta porte , Tout prest pour toy nourir en cest afiFaire : Non seuflPre Dieu à tel tant se meffaire. Pour toy ne moy , meschante villonnaille , 341 ( ■ i I t 4 * Nourricier. ^ En cachette. * Tandis que Ton me dit. i' 342 ANALECTA LEODIENSIA. Ne convient pas que haiilt prince se meuvent , 210 Car toujours sont nobles en toute taille, Et ne vallons qu'il entrent en bataille Pour nous entr'eux en cause où ils nous treuyent ; Assez en est qui foUies appreuvent , Mais quant à nous n'est empereur ne roy 215 Dont nous valons qui veille en toy ou moy. Désespérée et en raige diverse Je crie à toy et à toutes meffaites : Du temps qu'estoie en fleur jannette et perse Je me lenoye en ceste erreur perverse , 220 Du que ce fust d'avoir bonnes attraittes ; Mais Dieux (en sont toutes choses pourlraittes) N'a ce sou£Fert en haulx, princes humains, Mais a laissié les villains pour villains. Meschante gens et de povre vallue , 225 Si comme toy et moy en pareilles sommes N'ont en leur becq que vilté dissolue , J'en ay esté jugée et mal volue De Dùeu et toy ; vient cas de grant estime , Mais trop bien dis et cas de villains criesme. 230 S'en m'a serré cruellement la vaine Et tout pour cas de mon grief démérite. Dont se n'estoit ma propre aultre paine Je te mettroie au front la honte plaine , Qui de toy est congnutte et escripte. 235 Mais celle reste et qui pas n'est petite Je l'ai laissié en bonne prompte main , Et qui peult estre de demain en demain. m Tongre, Saiutron, Tuyn, que volés dire? Meschaus hameaux et de povres gens cétives? ANALECTA LEODIENSIA. 240 Voelliez-vous choir en celle meisme yre Où j'ai esté jusques au lever maulditte ? Ce dont je fay mes dures invectives. Tous telz tressors et puissances acemés N'ont point d'efiFect encontre ungdoy comme 245 Du puissant bras qui fait ceste Gand impareille , à toute gloire et force Y a ploie à coust d'homme cent mille. Utret, non mains, Luxembourg en l'escorce Pareillement a tondu de sa force , 250 C'oncque n'avint , et l'a submis serville. Trop à lart croy les molz de l'Evvangille : « Bas orguilleux se doibt humilier » Et l'umble bon en gloire en aloiier. » Par mal avoir et estre misérable 255 Je veul rien dire à moy , noble vaincueur , C'est aujourd'huy le bras insupérable Et dont me tiengs plus fière et honnourable , Puisque à choir vient de l'avoir et douleur. Et sy a plus dont frémir doibt ton ceur , 260 II a le bras de Dieu puissant pour ly. Va se t'y frotte, et s'en vante ycelly. Nulz los sy grans que de bouce ennemie Quant tourner veult son ceur à raison saine , En moy n'a cas pourquoy doie estre amie , 265 Mais toutes fois sy ne faurai-ge raie Que je n'en parle à gloire toute plaine i Car sy m'ait Dieux , c'est la sourse et la vaine Du temps présent d'honneur et de vaillance. Et ou mains ce d'humaine déffaillance. 270 Crieve , crieve , crieve , Tournay et crieve ! 343 Hi I il :i' t. ^Hf 4 3 344 ANALECTA LEODIENSIA. Ces motz je vois criant en ray les rues , Et non pour fin plus grandes ne plus grief ves, Mais pour ton becq qui ne prise et qui crieve ; Le père et fil ou atant gloires drues , 275 El trop en sont jusques à toy aparues, Car tu en raoers et en cuite mille raige. Or Dieux le doinst longuement ce coraige. Ne crois-tu pas que Dignant la garnie Soit démolie en toute sa puissance ? 280 Vieng voir et parle à ma face ternie Qui gis en terre enverssée et onnie, Sans tours , sans murs , sans masure et aisance , Dont et affin qu'il n'en soit à l'usance Et qu'en tes murs s'en face obslention , 285 Je propre y viens pour ta confussion. Tournay , pardonne à ma foursenerie , Ce que je parle en manière sy felle, C'est pour la faulse injure et menlerie D'aulcuns de ciaux de ta chilé florie , 290 Et dont m'est doel que Dieux ne les flagelle. Ta ville en soy , j'espoir , est bonne et belle , Mais il advient , pour cent iii*' on blasme. Tout en ce point suy-je chupte en ce diffame. J'en voy voilant par la rondeur du monde 295 Signiffiier ma dure destinée ; Criant aux raons et à la mer parfonde , Que nul grand peuple en orgueil ne se fonde , N'en fiereté soubz fortune menée. Il plest à Dieu qu'en cesle dure année 300 J'en suis exemple et trompe d'arvertence. Qui veult, m'entende! et quy veult se y pense! ANALECTA LEODIENSIA. 345 Trièves à vous , obstinez orateurs , Versiffieurs et semeurs de parolles, Dont sont blâmez les très-nobles recteurs En voz traittiez que vous mettes par rolles. 5 Peu prouffilé vous avez aux escolles , Quant ne sçavés malère plus régente Que de chargier vos oppinions folles , Sur moy, Tournay, de vos dis innocente. t< ' Serait-ce Verden ? 2 Manuscrit cité ci-dessus. 44 '«te Mettes , Noremberg , Verge * , Jeunes , Venise , Toutes chités de Franche et de Italie , Là où cours a de riche marchandise, 305 Se grant efforct et de chevance aquise De soubz fortune anvers vous non falye , Gardés-vous bien d'erreur et de folie, Car tout venra à paie et à son compte : Celuy n'est fais qui n'a peur de son honte. 310 La lune duit les ondes et marinées Et Fortune les cités et les hommes ; Leur fais ne sont à nulluy déclarées , Mais con plus sont de honneurs parées , Tant plus leur sont salut et honneur proraes. 315 Des bons estocqs partent les bonnes gommes Quoy que pour bonne seray tenue , Quant par péchié je suis venue. vni. TOURNAY RESPONT A DIGNANT EN DISANT 346 ANALECTA LEODIENSIA. On voit par ce les coraiges mauvais 10 Des envieux, des enffans et du père, Qui ne sont pas dignes désire pavais * Encontre ceulx dont leur envie s apère , En cest estât sans fruit et vitupère , Diversement emploie becq et langaige lis Encontre moy pour subvertir me aspèi*e Et sans raison me jettes en la fangne. Vous ne chantés ne traittës de vergongne , Sans fondement de fait ou d'apparenche . L'un mort le roy! l'autre becque Bourgoingne ! 20 Entre lesquels n'a point de diflPérence. Vous cuidiés faire celuy seul révérence; Mais c'est à tort , car l'autre y participe Comme ung seul corps en égale adérenche Tendant à ung et venant d'un principe. 25 Roix et royaulx sont ceulx que vous blasmez , Vous le chief des roix et des royaux ; Quant sans honneur sy haulx princes nommez , Trambler deussicz du ceur jusques os boyaux , Mieulx vous vauroit estre seurs ou muyaux ^, 30 Qu'en dire mal l'an où ilz le sçaroient. Combien qu'à eulx vous appelles loyaulx , Je suis certains qu'ilz vous désavouroient. Ne vous boutés entre bos et escorce , Vous en ariez la main toute orde et tainte ; 35 Car nulz ne peult, par famte ne par force, L'amour d'entre eulx faire sy tost estainte. Sa langue soit d'appophe ^ attainte * Pavais ou jtavail, pavillon , tente; bouclier qui couvrait le corps. ^ Sourds ou muets. 3 Apoplexie. ANALECTA LEODIENSIA. Qui fait discord de saint Pol et saint Pierre. C'est ung aniel très-bien faite à l'atainte : 40 Bourgoigne est l'or et le roy est la pierre. Ainsv à tort fait-on mettres et vers En blasmant l'un , pour l'autre collauder ; Mais soient ceulx et samblables couvers, 11 leur fault mieulx taire que recorder. 45 On puist tous ceulx de gros cordons corder . Les piez au col et jetter dedens Saine Qui penseront pour les deux discorder De faire chose qui ne soit juste et saine. Joye et honneur paix et félicité 50 Doinst Dieux à ceulx qui moult bien procuront: Les envieux de ma transquillité, Espoir, par temps de moy affarre aront. S'ainsy advient preste me trouveront Les recepvoir et mes amis clamer ; 55 Mais s'ilz sont bons avecques moy apprenront Servir le rov et iries voisins amer. 347 IX. LA RÉBELLION DES LIÉGEOIS. Dialogue ^. — Je pense que lu viens du Liège, Galant, conte-moi des nouvelles. — C'est ung faulx et périlleux piège ; » M». 11031 de la bibl. royale de Bruxelles, fermant, entre antres pièces, la Danse aux aveu- extrait d'un volume écrit au XV' siècle et ren- gles de Michaut. 348 ANALECTA LEODIENSIA. Je ne les en sçay dire belles. 5 — Comment! sont-ils tousjours rebelles? Qu'esse qu'ilz dient qii'ilz feront? — Hz l'ont esté , sont et seront. — Que dit-on parmy la cité? Y fait-on nul nouvel édit? 10 — Le deable Benedicite Croiroit ce qu'on y fait et dit. Ce que l'ung dit l'autre desdit , Et leur rumeur point ne s'abat. C'est ung droit infernal sabbat. 15 — Quel est leur parler du bon duc Et de son noble filz le conte? — Hz dient qu'ilz ayment le plue , Au surplus n'en font pas grant conte. Hz en parviendront à mesconte 20 On ne soustient pas adez ire. Aviengne ce que j'en désire. — Que dient-ilz de Narauroys Et autres pays bourgongnons? ' — Déa ! nous sommes de Namur roys 25 Et contre Lucembourg hougnons '. Tant qu'ilz auront en bourg ongnons , Hz n'en parleront autrement. L'ung y bourde fort, l'autre ment. — Et de ces feux qu'ilz ont boutez , 30 Es-se point merveilleuse perte ? — Puisqu'ilz n'ont esté déboutez I Murmurons, grommelon». ANALECTA LEODIENSIA. La douléance en est apperte. Hz ont manière fort experte A brûler en pouldre et en souflFre. 35 Pourquoy non , quant on le leur souffre ? — Comme font-ilz de leurs promesses Et de la submission d'eulx ? — Hz tiennent leurs vespres pour messes ; Car promettre et tenir sont deux. 40 — Toutesfois sont-ilz sy hydeux Comme on dit, et sy inhumains? — Dieu me gart d'entrer en leurs mains. — Or me raconte de Dynant. Que dient-ilz que ce sera ? 45 — On en parloit yer en disnant , Disant que point ne cessera. Son grant orgeuil abaissera , Penduz seront à leurs despens. On me pende, se les despens. 50 — Toutesfois le peuple Liégois Est-il point avec eulx party? — Brûlés soient en feu grégois Tous soustenans le leur party. Assaulz leur sera imparty 55 Avant que la chose demeure. Autant de verde que de meure. 349 — N'ont-ilz point peur d'estre assaillis Et misérablement tuez ? — Hz sont maintes fois jà saillis 60 En guerre tous habituez. Les biens seront restituez 350 ANALECTA LEODIENSIA. Qu'ilz ont ravy cest esté Au mains y auront-iiz esté. — Et ces faulses [jens des mestiers 65 Seront-ilz tousjours mesdisans? — Leur party n'est double, mes tiers, Non pas pour ung jour, mes dix ans. Et s'ilz gardent lelx metz disans , Cecy est pour nous, qui quen hongne. 70 De ce me rapporte à Bourgongne. — C'est despit que tel coquinaille Veulent auctorité avoir. S'il fault qu'en guerre coquin aille , Point ne craint perdre son avoir. 75 — Par cela est-il bon à voir Qu'ilz ne sont de nul mal lassez Et sy feront du mal assez. — Pour faire leur dernière course N'ont-ilz pas mis des gentilz sus? 80 — Nenny , au premier qui se cource, Hz sont incontinent yssus. il y en a de mal tissus, En tel nombre et de mal affaire, Hz ont trestous chier mal à faire. 85 — Quant on leur parle de raison , Pour quoy ne la font-ilz d'eux-mesmes? — Le peuple est plain de desraison , D'abuz et d'arguz trop extrêmes ; S'ilz bastissent mal leurs prohêmes 90 La fin n'en (peut) pas estre bonne. Hz planteront au bout la bonne '. h • Bonne, borne. > Abbés. ANALECTA LEODIENSIA. — Et que dient-ilz de Naraur , Quant ilz en parolent entre eulx ? — H dienl. pardieu, qu'il n'a mur 95 Qu'ilz ne remplissent tous de treux. L'autre jour de ce le contre eux ; Car on me dist qu'ilz veulent pais Hz la requièrent aux habais *. — N'y entens-tu remède donques, 100 Pour les mener à raisons joindre? — Quant ilz seront vaincuz, adonques, Les verrés-vous cesser de poindre. Et doit-on telx faulses gens oindre , Sans les désoler et confondre. 105 On les puist comme bacon ^ fondre. — Hz sont maulvais et faulx vilains Selon que par toy puis entendre. — Hz feront fait faulx et vil , ains Que nos arcz soyent prestz en tendre. 110 — Je doubte que le long attendre Ne leur face double mateur ; Point ne ressongne le mal leur. — Maiz quant on leur parle du prince , N'ont-ilz point vergongne d'offendre ? 115 — Hz respondent bien qu'ilz ont prins ce Gros martel pour les gros doz fendre. Hz ont donc vouloir d'eulx deffendre: Maiz ilz ne sont pas bien unys. De tant seront plus tost punys. 120 — Je prie à Dieu qu'il les mauldie. 2 Lard. 351 li: '■r 352 125 ANALECTA LEODIENSIA. Tant sont-ilz félons et pervers , Il ne leur chault qui les maulx die Contre eulx par prose et par vers , Hz ont entenderaens divers. — Sans Guider estre folz, mes saiges. On n'en peut faire bons messaiges. — Y retourneras-tu sy tosl , Pour savoir leur moyen de faire? — Pleust à Dieu que l'on garnist ost 130 Pour les tous destruire et detfaire. Il fault laisser tout autre affaire ; Contre eulx chascun tra veillera. Le pasteur dort qui veillera. — Hz payront le propciat 135 A leurs despens, je t'en asseure. Il ne fault que dire pat , Car chascun le gros dent * a seure. Adonques mauldiront-ilz l'eure Qu'ilz auront commis telz deffaulx. 140 N'en parlons plus, ilz sont trop faulx. X. METRA LAUEflTATORIA DE DISCORDUS ET GUERRIS HABITIS IN PATRIA ET CIVITATE LEODIENSIBVS^ UNDE SUBSECUTA EST TRANSLATIO CURIAE CIVITATIS LEODIENSIS *. Culpa quidem causa , rabies qua nascitur ausa Atque nimis vehemens; corda quieta premens, Plaga nimis dira, quam coelica sustulit ira, * La grosse dent. * Ex cod. MS. viri Cl. Serrure. ANALECTA LEODIENSIA. 353 Saevit in hac patria, qua dolet ecclesia. Improba pressura super ecclesiastica jura Aestuat atque tumet, clerus ubique timet. Dente venenoso livore suo sceleroso Excitât innumeros sedilione feros. Gens Leodina cadit, et contra foedera vadit In forli clypeo, quam ferit ipse leo ; Percussis turbis Leodinae nobilis urbis Dévia secta ruit , quae nimis ampla fuit. Olim vernalis flet curia spiritualis Pridem sublimis, jam variata nimis; Namque tripatitur , tribus aulis ipsa potitur Percipiunt inibi sobria lucra probi. Sancti Trudonis urbs sanae conditionis Summa parte fruens, crescit in aère fluens. His tribus est domina quaestus communis alumna Quae totam patriam circuit egregiam ; Loeven secundam partem lenet, ecce secundam Trajectura reliquam continet exiguam. XI. EPITAPHIUM VENERABILIS QUONDAM DOXINI ET MAGISTRI WILHELMI DE RUGKLINGEN. CANONICI KT SCHOLASTICI ECCLESIAE SANCTI DIONYSII OFFIGIALISQUE LEODIENSIS 1 VVilhelmus juslus Rucklingen et in arte venustus, Juribus ambobus doctus, ubique probus, Clericus excellens, fraudis fermenta repellens, Munere non caecus , justiciaeque decus. ' £z cit. cod. MS. 45 354 ANALECTA LEODIENSIA. Ex yi divina, diim floruit urbs Leodina Quae proh! corruerat, officialis erat. Pridem sunl illi commissaque jura sigilli , His juris modulo profuit absque dolo; Sede Iribunalis fruebatur ut officialis. Primus in hoc oppido quod vigel ergo modo Partibus audilis , decidit viocula lilis , Non fractus praelio , prece nec amore pio. Non yanum panem ^ nec polum sumpsit inanem, Sacris incubuit., inque labore fuit. Qui sacris fultus istic jacet ecce sepultus , Febribus occubuit^ mors pretiosa fuit. Vult mens chororum fratrum devota Minorum Anle gradus arae corporis ossa dare. Fratres , orate , compuncti de pietate , Ut pax summa Dei perpeluetur ei. Qui décima quarla mi(jravit mensis aprilis . M. semel atque quater C, septuaginta secundo. xn. COIfDITIONES inCLYTAE CIVITATIS LEODIENSIS Legia sancta , tui patroui culta cruore , Te Deus elegit, cleri praefulgida flore; Corda leonina tua gens habet : inde vocaris Leodium ; terres patrias et ab his decoraris. Montes et nemora, fontes, bonus aër et arva Flumina, prata simul, yitis non copia parva , Ignis saxigenus , plumbi ferrique minerae , 1 Ex cit. cod. MS. ANALECTA LEODIENSIA. S55 Ornant le, faciuntque tuum nomen redolere, Urbibus ut mundi sis summis aequiparata. Ergo Deum lauda , cole patronum , moderala Ecclesiam mente tam glorificam reverere , Pace fruens pariter polerit tibi nemo nocere. Legia sub Karolo calcata pavet sine muro. Legia calcatur, spoliatur et igné crematur. Tu semper yincis , ut victis parcere possis. Parcere prostratis, est nobilis ira leonis. XIII. ■ETIA INTERROGATORIA AD QUCDDAM NOBILLISSIMU» PRINCIPElir DOMINUH LLDOVICUM DE BOURBON, EPISCOPUM LEODIENSEM , ET DESUPER RESPONSORIA *. Te quidem ense mori , praesul Leodine , coëgit Ecce meae patriae , dico , fidelis amor. Quo nimis incalui Ludoyicus pastor ovilis Custodire gregem fortis ab ore lupi. Quem prius in propria nutritum dapsilis aula Cum pastore meas ipse momordit oves. Vulneris illati raihi dudum non memorabar Einiraici raelle vincere fella putans. Cur mihi non zelus lolius ovilis adhaesit, Nec nitor armorum , ductus amore pari? Cum sibi complacui nisi laeti lumina vultus Frontibus ostendens semper ubique suis. Fautor in optatis sibi libertatibus amplis Débita dimisi libéra jura tuli. 1 £x CoU. MS. bibliothecae academicae Leocliensis, n. 188 p. 178. 356 ANALECTA LEODIEXSIA. Non acciiso meum pecus eleclum générale , Sed nolo suspcctum particulare scelus. Ultor in haec solum tua diix exlende flagella, Colla malignantis gentis adiré slude. Dux genus insigne simul et miserabile vulgiis Et peciis infeclum noscere scire velis. Nobilis ecclesiae Leodinae tulor et urbis , Ipsius ac patriae dux miserator eris. Est et semper erit romanae filia sedis, Suxit enirn luatris ubera mane suae ; Cardinis occidui praefulsit Stella suprema , Catholicae fidei primitus illa capax. Quae jam capta dolet incursibus seu Pharaonis Atque cohaerentis genlis ab ense suae. Quae lîcet objectae sit nescia traditionù Atteritur datimis, ensibits, ifftie, minù. XIV. EPISTOLA DEDICATORIA QUAE POEMATI DE VASTATIONE LEODIENSI IN CODICE GAMERAGENSI PRAEFIGITVR ^ Reverendissioio in Christo patri ac Domino, Henrico Bergensi . Camera- censi antistiti dignissimo , atque suo beoefactori unico , Mattheus Herbenus , immortalitatem. Quanquam historiae hujus séries quam in manibus habes , notitiam luani minime subterfugit, sacratissime Cameracensis autistes , tamen propter car- minis eleganliam , ne tantus labor deperiret, quod jam futurum fuerat , nisi ego in lucem produxissem , statui studiosi alicujus Ulium rerum principis » Cfr. Introduet. , § IV , et supra , p. 235. ANALECTA LEODIENSIA. 3o7 auspicio opus castigatum producere. Occurris igitiir tu inprimis, dignissime praesul , cujus ut alias saepe etiam nunc perspicacissimo ingenio atque oculis laborem meum quamvis in alieno opère destinarem , visumque id eo etiam de- liberatius, quod in re ecclesiastica ad ecclesiasticum aliquem heroëra pers- criberem. Addequod legatus apostolicus, de quo hic latissima mentio est (nam ad ejus defensionem adversus aemulos liber conscriptus est\ Dominus meus Romae post suam legationem fuerat : cujus honori etiam post fata déesse non debui. Honofrius igitur Romanus génère, ex ea familia quae vulgo sanctae Crucis nuncupatur, pluribus animi ac corporis dotibus ornatus Tricaricensem episcopatum adeptus est. Quapropter cum per raultos annos perniciosa non solum seditio , verum etiam temeraria faclio in territorio Leodiensi per- crebuisset cum multa sanguinis effusione ac rebellione adversus Dominum suum apprime nobilem Ludovicum de Borbonio , neglectioneque pontiBca- lium censurarum, quamobrem multo tempore a sacris publicis cessatum est cum gravi jactura fidelium animarum , ad cujus populi contumaciam casti- gandam a summo pontiBce Paulo, etiam seculari potentia, ducibus Burgundiae ac Brabantiae, qui eidem Ludovico sanguine conjuncti erant, concessa auctori- las est. Tandem placuit miseratione summi pontificis super tam diuturno bello partibusque id seorsum deprecantibus, ut aliquis ex praelatis Romanis cum summa potestate mitteretur, qui bellis ac litibus finem imponeret. Itaque Ho- nofrius Tricaricensis episcopus, huic difficillimo negotio idoneus judicatus est,^ utpote qui antea in archiepiscopatu Moguntino a Pio ponliBce missus sangui- nariam faclionem cum multa laude sedasset. Provincia igitur haec Honofrio, cum potestate legati de latere concessa est. Neque profecto sine magna laude rem confecisset, nisi Leodiensium furiae susceptum negotium impedi vissent; nam quo tempore primum Leodium applicuisset , atque populum ab inter- dicto, quo longo tempore implicitus fuerat absolvisset : deinde ad eorum Dominum et episcopum Ludovicum , postremo mulcendi ejus animi causa ducem Carolum accessisset, quem usque in Flandriam nuptias celebrantem prosecutus est, cum ingenti honore atque singulari applausu ab universis amplexus est ; populo ac clero Leodiensi cum omnis sexus efFusa multitudine atque reverentia obviam procedentibus , quem non secus atque terrenum quemdam Deum venerati sunt. Nam episcopus eorum Ludovicus ita se semper legato exhibuit quasi alteri cuidam suo parenti, cui nisi principis Braban- tini indignationem se contracturum veritus esset, in summis calamitatibus 358 ANALECTA LEODIENSIA. plurimiim oblemperavissel. Cum autem ad ducem Carolum iter direxisset, conlijrit eidem (ut ante dixi), funebribiis pompis atque nuptialibus festis intéresse. Eodem enim fere tempore, dux parenlalia Philippo fecit ; et hyrae- neos celebravit. In quibus festis tantiis bonor factus apostolico legato est, ut mortali liomini major exbiberi non potuisset. Ubi autem de re Leodiensium , propler quam a pontifici Paulo missus fuerat, cum duce verba babuisset, ita benignum repperit principem , ut ei sine negotio magno dissidium omne componi posse videretur. Inslabat per id lempus grave (ac ut Lucanus dicit), plus quam civile bellum inler arctissirae et matrimonii antea et sanguinis nexibus conjunctos , se atque Ludovicum Francorum regem , quibus diver- sissimis negotiis cum non posset se pariter dux accommodare, rogavit legatum ut ad Leodienses i-everterelur, eosdera cum suo domino in officio contineret, pacis conditiones meditaretur , cum primum a Franca expeditione eripuisset omnem Leodiensium dissensionem se cum eorum domino compositurum. Itaque post celebratas nuptias dux armato exercitu Francis obviam it. Legatus autem magno animi gaudio Leodium revertilur, sperans ex molli principis ▼erbis, quem alioquin durum atque inexorabilem futurum fbrmidaverat, atque Leodiensis populi humili submissione omnem rem ex sententia se esse confecturum, et certe confecisset, nisi (ut poeta disertissimus meminit), Stygiae sorores lam celebrem spem ac sanctum officium perturbassent. Anno superiore, quo Honofrius a summo pontifice Leodiensium negotio Legatus deputatus est, fuerat autem ille sexagesimus septimus, supra millesimum qua- dringentesimum Domini, dux Carolus armata manu Leodium obtinuerat, et inultos seditiosos, quo minus concordia civium cum domino suo turbaretur, suppliciis affecerat. Quidam autem fuga elapsi in proximis Arduennae silvis tam hyeme quam aestate se continuerant , operientes si qua in urbem re- deundi occasio praeslaretur. Inter quos fuere quidam nobiles ac militares, ut- pote Joannes Arnoldus, \ incentius de Bures, Gosuinus de Vivariis cum fratre, denique muiti ex primoribuscivibusqui se socios Virdurae nuncupabant, quod nos yernaculo sermone exponimus Vander Groenre tenten, Hi itaque speran- tes occasionem rei bene conBciendae sibi oblatam , quod cognoverant ducem jam bellis francis impeditum a rege Francorum forte superandum , cui Leo- dienses et clam et palam faverant, pertaesi longions exilii , infesto agmine, tametsi qui bostiliter eis occurrere auderent non cessuri , mensis septembris die Dona, Leodium irruperunt cum ingenti dolore omnium bonorura ac ANALECTA LEODIENSIA. 359 diligentium deinceps vitam quietam, atque inprimis gravissimo dispendio legati , qui utpote vir sapiens divinaverat eura reditum omnem clementiam ac benignitatem a corde principis Caroli exempturum. Ne tamen legatus pacis speratae penitus diffideret, bortatus est exules quanta poluit instantia, ut se urbe abstrahenles denuo exulalum irent , alioquin felicem ac quielum statum urbis se nunquam visurum , seque nibilominus apud clementem principem pro eorum pacifico reditu sedulodeprecaturum. llli vero ulterioris exilii pertaesos cupere se omnibus modis ac conditionibus pacis cum episcopo suo in nativa urbe \ivere , aut pro patriae desiderio ad unum omnes inlerire responderunt. Divulgabatur inlerea ubique genlium redilus exulum Leodien- sium in urbem, unde haud dubio innovalum bellum. Hic licel cernere cui- libet ordinem rerum conlemplanli quam is reditus legato infaustus fuerat, utpote qui de maxima spe pacis déciderai in summas angustias mentis, quod conjiceret legationem suam optalo fine minime perfuncturam. Carolus igitur, intellecta Leodiensium exulum invasione, pacisci cum rege raaluravit, quo concitatum ira animum ex Leodiensium rebellione , in eosdem ocius effunde- ret, et quos anno praecedente mûris ac armis nudaverat nunc gravi supplicio afficeret , denique urbem incendio consumeret. Nulla igitur legati culpa tanta urbs tam misère afflicta est, sed paucorum exulum, qui démentis principis ac salvare cupientis animum ad tantam indignitatem provocaverunt. Interea Leodiensium temeritatem animadvertere contendit. Legatus autem in tanta rerum perlurbatione versatus, diffîdens sane rébus Leodiensium, eosdem tamen ad bumiliationem adhortari conatus est. Jara enim civitas obequitari cepta est. Leodienses autem Tungrensi successu inflati , adversus sanas pro» hibitiones legati moenia egressi a Burgundis facile superati caeduntur. Qua- propter legatus a Leodiensibus obsecralur, ut ad Burgundos proficisciretur, si quid boni sua prudenlia posset efficere. Legatus igitur Burgundorum castra petiturus episcopum Leodiensem secum educit, quo praetextu gratior ejus adventus Burgundis foret. Nam Borbonius cunclis Burgundis proceribus attinebat, qui se a Leodiensibus necandum formidaverat, si dux in eos atrocius TÎndicaret. Legatus quoque cunctis Burgundis invisus fuerat, quod nimium Leodiensibus favere creditus sit. Sed quid posset aliud legatus in tanta rerum desperalione eflficere, ubi viderat maximam potentiam armalam adversus exhaustam diuturnis calamilalibus ac miseram urbem infestis signis proficis- centem , quam opus legalionis suae fideliter adimplere, quod erat errantes 360 ANALECTA LEODIEiNSIA. reducere ad viairi rectam , misericordiam implorantes apostolica auctoritate absolvere, rudem plebem erudire, facinorosos a sanguine prohibere, potentiô- ribus jura vasallorum ostendere , atque universos fidèles subditos domino suo efficere. His rationibus quia legatus diutius cum Leodiensibus versatus est , a Burgundis Leodiensium partium fuisse insimulatus est. Igilur cum jam tamen non destilit bonus ac soUicitus pater , inquirendo vesligare quibus posset modis lam impendenti calamitati subvenire^ quam^is diffideret se, reraanentibus in urbe exulibus , principisparem fore. Carolus igitur, percusso cum rege Gallorum in civitate Pimnae foedere , cum omni exercitu, quem ad tam potentem regem debellandum comparaverat , divertit ad miseram urbem extirpandam, etquod cunctis mortalibus indignissimum visum est, non solum dux, qui jam mullos annos cum Leodiensibus beilum gessit, sed etiara rex, adversus tamfideies clientes et promptos satellites, cujus signa gestaverant , auspicia sequebantur, adorabant majestatem, hostis accessit. Praemiserat jam dux robur exercitus sui Tungrim , unde primo quoque die civitatem incur- sionibus infestarent, ipse prope diem cum rege subsecuturus. Leodienses autem,cognito hostiumadventu in civitatem Tungrensem, remaudaciae magis quam fortiludinis plenam aggressi sunt. Quippe trecenti exulum inermium fere , quia dux eos armis privaverat anno superiore, noctu conscendentes ag- geres civitatis, nam dux muros antea dejecerat, octo millia equestrium , alios quidem caplivos abduxerunt, inter quos fuerat legatus et dominus eorum Borbonius , qui pacis causa eo convenerat, legatus Guido Humbercortus Leo- diensium inimicissimus; alios interemerunt, in quibus fuerat Robertus, sigillifer domini Leodiensis; alii fuga elapsi sunt. Dux hac insigni contumelia suorum intellecta nihil irarum ex animo remisit ^ quin imo, quantocius in tam procacem legatus, comitatus episcopo Leodiensi , castra Burgundorum noctu proseque- retur, a domino de Argue cui soror Borbonii nupserat, cum omni familia sua captus est, bonis direplis, denique gravissima fiecuniaria muleta imposita^ verum cuncta a duce jussa restilui. Intérim lamen non destitit cuncta per- lustrare, si quis casus eum io tanto strepitu armorum ad ducem perduceret. Per id enim tempus dux sui copiamlegato haud fecit, sedutCicero prudentis- sime in Milone ait, cernens legatus leges inter armatos silere atque dignitatem suam inter sanguinarios satellites versari multisque periculis esse expositam, ducis primum deinde proprio consilio fretus, coactus est ab exercitu cedere. Perveniens itaque magnis periculis Trajectum, tantisper illic remaosit , dum ANALECTA LEODIENSIA. 361 miserae urbis excidium ab Alberto apostolico nuntio, qui liberius inter armatos versatus est , recitante perdidicerit. Hic pensandum est quo animo existime- mus talem virum patriam urbem repeliisse , ad quam se rediturum ingenli gloria antea putaverat. Et quamvis nullius delicti se conscium agnoverat , tamen quia humana judicia plerumque ab eventis ac casibus rerum forlui- tarum pendent, idcirco sit, ut cum unus quidem multorum criminibus virtute par esse nequeat , in eumdem omnium delinquenlium peccata impingantur. Cupiens igitur prudentissimus legatus ponlifici primum, deinde loti Romanae curiae ac universo populo rationem suae legationis ostendere , accivit ex omni Ilalia doctissimum poëtam Angelum Viterbiensem , qui heroico carminé rem omnem ab egressu urbis luculenler perscriberet. Usus est autem visissim mea opéra in hoc labore legatus, verum poëma Angeli in hoc usque tempus , sup- pressum exlilit , et mihi id magnopere requirenli incognitum fuit. Fraudatus igitur poêla laude est, nam id laliler provenisse haud dubium est. Cum enim liber jam confectus esset, conligil Paulum summum ponlificem subito e vita decedere , ad cujus graliam promerendam ab Honofrio condendo libro impensae diulurnae faclae fueranl. Eral aulem summus ponlifex vehementis- sime legato infensus, ila ul ne publico honore , quo legali assolent , in urbem reciperetur ; qua indignilale effeclum est , ut omnimodis rébus a se fideliler ac sapienter geslis consulerel. Fala enim (ut in proverbiis rerum inféliciter succedentium est) illi adversa fuerunt. &ublalo igitur de medio Paulo, atque suffecto in sede apostolica Sixlo quarto, contigit Honofrio partim languore animi, partim laboribus atque anxietatibus in legatione perpessis, in gra- vissimam aegritudinem incidere , unde eliam consumptus est. Tamen Sixtus pontifex multo clemenlius cum hominc egit; agnoscens enim sanctissimus pater maganimilatem, atque in rébus agendis viri dexterilatem, quo animum ejus paulisper allevarel, pollicitus est illi cardinalalus dignitatem, nam eo semper in vita anhelaveral. Sed cum nuUis consolationibus bona valitudo praestari posset, eodem anno quo Paulus, defunclus est. Apparet igitur liquido Angelum his rationibus perturbatum, cum gemino principe orbatus foret, librum suum postea minime emisisse. Ego autem multiplici ralione persuasus, non desliti originale lantae historiae post obitum Honofrii summo studio per mullos annos perquirere, primum quo honori domini mei eliam posl fala assisterem, tum quia de patriis calamilatibus est, quod non magis mihi vilio dari posset , quam Josepho patriam cladem atque urbis nalivae excidium 46 36â ANALECTA LEODIENSIA. perscribenti ; postremo quoque ne tam cultum rnultarum noclium carmen per inertiam alque negligenliam simul cum auctore interiret , sed traderetur illis perlegendum quibus tua dignatio impartiretur. Releges igitur, reve- rendissime praesul , Leodinam historiam vel , si ita malis appellare , miserae urbis excidium calamitosum. Unde facile pernosces, qua mente summi pon- tîfices in Leodiensem ecclesiam ac populum exsliterunt; quibus consiliis ac periculis legalus Leodii conversalus sit; quam inquietum regnum dominus Borbonius per omnem fere administralionem peregeril; quibus difficul- talibus ac sumptibus dux Carolus eumdem populum humiliaverit; demum quam gravem ruinam urbs pro rebellione sustinuerit. Deus autem optimus maximus dignelur annuere, quo haec ultima sit, quatenus tam clara Belgicae nationis urbs , ad pristinam nondum faciem reparata , cum potenti populo perenni pace perfruatur. XV. DE CLADIBVS LEODIENSIUH , EXCERPTA EX GHRONICO ADRIANI DE BUT , EJDSQUE CHRONICI nOTIS HARCmALIBUS. ANALECTA LEODIENSIA. 363 Igitur anno Domini M» CCCC° LX1I1<» oriri coepit inter Leodienses et eorum episcopum gravis discordia. Scientes autem episcopum eorum fore de san- guine Philippi ducis Burgundiae, timuerunt publicam tam cito indicere guer- ram. Sed missa perpuichra ambassiada, petierunt a Ludovico rege Francorum jamdudum promissam ab eodem rege assistentiam sibi prius dari. Eex autem Ludovicus dissuadens guerram usque ad tempus opportunum , maudavit dif- ferri, donec res aliter deduceretur. Sciebatenim cautiorem invadendi modum. Putabat enim per generalem crucesignationem , quae fiebat ex mandato uni- \ersalis ecclesiae per Pium papam , plures et quammaxime praestantiores nobiles et barones evocandos fore ex omni dominio Philippi ducis, sicuti copia bullae missae videbatur declarare His verbis* in tantum persuasus exstitit illustrissimus princeps noster Philippus dux ut, nisi a suis abductus fuisset, haud dudum juxta propositum suum iter arripuisset. Sed dissuasiones 1 Scilket Terbis diplomatis pontificii. omnium suorum nobilium diverterunt animum lanti principis in tempus aliud, sic quod confusus summus pontifex non percepit ab eo, quam promi- serat assistentiam. Nihilominus excusavit se per aegritudinem , quam incur- rerat, et per commotionem Leodiensium. Anno domini 1464, regressus est terra, qui mare perrexerat pugnaturus super Turchos, dominus Anlhonius, naturalis filius ducis Burgundiae. Hic fortiter agere coepit, ut Leodienses impugnarentur, eo quodilli de Dynanto se reddiderant infeslos. Similiter comes Caladrensis de mandato patris sui maxi- mam colligere coepit armaturam. (1465). Leodienses exierunt, ut villam de Lemburch acciperent , et cum percepissent a rege succursum , ut putabant , ignem in diversis locis Braban- tiae posuerunt. Deinde Dinantenses aeslimantes comitem de Charloes extinc- lum bello , patibulo constructo suspensum cum armis Burgundiae comitem praefatum erexerunt, conviciando parentes suos. Deinde perduxerunt ante Bovines, quae villa se tenuit ex parte Burgundorum. Sed cum haec non im- pune facerent , doluit comes cum esset occupatus in suis. XV- octobris senescallus Brabantiae comes de Nassou , ballivus Hannoniae et alii nobiles Brabantiae, Flandriae et Hannoniae cum XYIII% ingressi patriam Leodiensium , conflitum fecerunt apud Montenaken, ubi XXII'^ inter- fecti fuerunt Leodienses. Comes Caladrensis perrexit cum toto exercitu suo ad debellandum patriam Leodiensem , sed concordia facta est sine clade, quae paucis diebus duravit. Armipotens Carolus Legios subicit sine clade '. Senescallus Brabantiae, dominus de Breda, comes de Nassou , dominus de Perwys et dominus Ludovicus de Gruuthuze, gubernator Hollandiae , Leo- dienses apud villam de Montenaken fere usque mille et quingentos occiderunt, antequam armatura Karoli de Francia descendisses » Idem fere versus legilur in libro Karo- sciences et belUt-lettres de Bruxelles , lom. IX, leidos. Cfr. Bulletins de V Académie royale des part. 2 , p. 266, vers 285. f'I 364 ANALECTA LEODIENSIA. Unde sequcoti anno Karolus contra Dinantenses perrexit. Durante autetn obsidione fere novem diebus, capta est villa de Dynanto et igoi funditus con- flagrata '. Dynant praeclasa mox est calcala Leone Mille quadringentis decies sex sex nolat anoos. 1466 , 14 augusti. Porro Dynantenses et Leodienses exierant in initio mensis maii , non ob« stante contracta pacis^ datis obsidibus., et Namurcenses et Hannonienses inquietare coeperunt. Nihilominusinvinculum excommunicationis inciderant, prout eorum episcopus impetraverat , unde rebellionem publicam ostendendo concitaverunt ducem Phiiippum Tetulum , qui in propria disponens se iteruni maximam colli{ri fecit armatam, cui praefecit conestabulariuni Franciae, sed restitit bastardus Anthonius , propter quod discordia evenit. Vertus de dettructione Dynanti. Hi de Dinanto communes sunt populares, Insontes, stolidi credulitate sua. De terra Terri servantes ferrea corda ; Sint licet ut ferrum , nil agit in calibem. Ipse quidem Karolus saxo sic excutit ignem, Dum vult malleolis quam cito cudet eos. Aggressu primo cujus dédit undique yallo Nocle dieque locum castigans piilvere forti, Furtive properans et ejusque suburbia captans , Intrat ablalis spoliis , cautique recedunt. Et caeteri melius nequeunt quam reddere sese Ad nulum Karoli pleni pietate modesta. Mon atlendentes com'motus qualiter ante Ofiensis multis verbosis , sed magis actis , Incursando quidem fecerint interfîciendo . Reddunt seque tamen traclalu non bene facto. Tanc prius emissis fragili sexu puerisque , Fit Tindex ignis consumens omnia praesto. Quodque remansisset manibus périt hoc operosis. Donec dicalur : « Dynant prius hic fore visa Hos ita perdemuit , qui maliens indomitorum , Filius ut Martis Karolus quia diligit arma. » » Cfr. infra p. 368. ANALECTA LEODIENSIA. 365 In rerticulo infra nota an nos Domini. (1466.) Dînant aCCensa MoX non pLaga CUnCta repressa. Planctut. Quomodo sola manet Dynant quondam populosa , Facta velul Troia nunc sine vestigio ; Illic deiluxil Xanclus sicut, hic modo Mosa, Ouam paucis similis, allamen excidio. Ylion aul ubi nunc Hector totidemque polenles Talibus heu ! caruit insipiens populus. Quin potius contra Priamus paler et suus Hector; Nec sibi praesidio Penlhasilea fuit. Planctus. 0 viduata viris, Dynant, orbalaque natis, El sexus fragilis nescil habere locum. Esurit alque silit primo qui splendida sumpsit, El modo veste caret cui primus ampla salis. Heu! Dynant, miseranda jaces, indulgeal ipse Omnibus indulgens qui patienter amant. Quisquis amat , timeat, patienter el aspera portel, Ut Dcus exallet hune regione sua. Rege iffitur et duce Burgundiae Villam de Perona pariter ingressis et ad horam Irahentibus morulas , delala sunt illico nova super facto Leodiensium. Qualiter videlicet Raso capitaneus cum magno numéro Leodiensium villam Tongrensem in deditionem acceperat, et episcopum Tricariensem cura episcopo eorum ac quibusdam nobilibus caplivura abduxerat Leodii , caeteris interfectis. Quae res commotos reddidit regera et caeteros principes , unde dux Carolus, qui dudum suspeclum regem Franciae veluti fautorem exceperat , jam contra Leodienses invasorem secum accepit. Nam tota se duci regiaobtulitmajestas in oppugnatioraem et eversionera praefatorura Leodiensium. Igitur prae stupore cunctos utriusque exercitus admiratos tuba proclamavit. Levatis igitur exerci- tibus , per Viromandiam et Hannoniam venitur ante Leodiura fere xxiij die mensis octobris. Videntes autem Leodienses regalia signa eminere fortissimum- que ducis Caroli dispersum exercitum sub moenibus appropinquantem ad ca- piendam in manu forti civitatem , spe pacis aut concordiae caplivura emise- runt episcopum. Quo salvo , proceditur bellicis machinis contra civitatem et a 366 ANALECTA LEODIENSIA. tribus locis obsessa fortiter impugnatur. Defendentibus autem se Leodiensibus, ficlum fore Francorum adesse regem existimanles inler oppugnantes oppro- bria dedere. Quibus omnibus non obstantibus non sine damno Burgundorum , qui acrius oppugnabant, vi civitaspraefata capitur, spoliatur ac devastatur. Verum inter oppugnandoruna obsidionem mirandaquorumdam Leodiensium audacia lenlavitfere quingentorum virorum fortium noctu irruentium régis ac ducisingredi tentoria ; sedarmorum vi cum danano tamen repulsi sunl, ac infra civilatena se dare coacli. Sequenli vero diluculo , dominicoquidemdie, factus est generalis assultus in quo pluribus prostratis, aptatis scalis et erectisin manu forti,fugientibuspluribus tam per Mosam quam per portas patentes, civitas in deditionem miseranda strage reducta est. Rexigitur Francorum chimiram sive signum Sancti Andreae, quod erat ducis Burgundiae, suscipiens^ cum suis om- nibus ingressus, evaginalo gladio, donec in medio fori venisset, clamavit in signum victoriae : Vive Bourgoingne ! F«//e^an^/iie / Quae res inaudita creditur accidisse, et inter ejusmodi temporis miranda valde reputatur evenisse. Hinc Francis , illinc Burgundis per totam civitatem dispersis in caede vel flamma nec non submersione crassantibus , vix sexui indulgetur in impetu. Tandem ne tractentur irreverenter malronae sacratique viri cum virginibus , ex edicto tam régis Francorum quam ducis Burgundorum prohibetur. Sed illo non obstante, caedibus et rapinis inhiantes nulli pepercere sexui , quin etiam sa- cras \iolarent domos, donec pêne cuncta portabilia seu mobilia bona navibus ac curribus injecta abducerentur. Et tune pars maxima civitatis ejusdem igni conflagrata est. Sic recedens cum butino suo Francorum rex in Franciam, perrexit dux Burgundiae \ersus Ardennam , fugitivos et fortalitia patriae de- moliturus. Compertum enim babebatplures Leodiensium aufugisse. Regressus autem per ^astatam civitatem, jussit quod residuum erat, demptis ecclesiis, flamma consumi et solo adaequari. Rasis igitur portis et mûris omnibus, re- lictisque stipendiariis cum capitaneo, mo\it exercitum a patria illa desoiatis- sima et per Brabantiam intravit Flandriam et in Gandavo se recepit , ubi ad eumdem ducem plures e diversis mundi climatibus applicuerunt. Inde Brugis veniens, in signum victoriae Peronam, alias a civitate Leodiensi delatam, supra bursam erigi fecit , cui versus bi legebantur insculpti : Desine sublimes in auras lollere vultus , Nosce meo casu oec dare firma Deos. Nobilitatis ego Leodis renerabile signum ANALECTA LEODIENSIA. 367 Gentis et invictae gloria nuper eram. Sum modo spectaculum ridenlis turpe popelli Et testor Caroli me cecidisse manu. Fertur autem infaustissimo tempore malum hoc civitati Leodii evenisse cleri demeritis, qui proprium episcopum Ludovicum de Borbonia, nepotem Caroli ducis , pluries reppulerat, necnon vulgus contra ducem in pugnam excitarat , raemor veteris querelae, dudum ante annos quinquaginta et novem per Jo- hannem ducem Burgundiae simili fere de causa illatae, propler electum eo- rumdem Johannem de Bavaria. Nempe belli finis cum sit pax , quonam modo tractatum sit inter ducem Burgundiae et nepotem suum Leodiensem episco- pum supra nominalum , quibus autem articulis patria illa post eversionem re- dacta sit in subjeclionem , ad plénum enarrare longum et prolixum valde foret. Hoc tantum sufficit relictum scire dominium ejus in manibus ducis Caroli , qui usque hodie suos in eo collocavit justitiarios. Fuit autem his temporibus magister quidam ex Hannonia de Angia , qui super excidio Leodiensium in honorera ducis quaedam metrice composuit S inter quae haec descripta repperi : MagniGcus princeps, dudum qui forliusegit, Indomitos Legios nunc legibus instruit apte, Ponlifîcique suo concordans ante rebelles. Si tempestive correxissent malefacla Et bona justitia superasset tune violentes , Non pervenissent quo perveniunt miserandi , Exemplar facti candis fere qui modo vivunt ! Heu , maie consulti Legii, sed lege carentes ! Cur defamastis , quem decet allus honor ? Nam Léo rugitum dans tolum clima moyebat ; Nunc tulit impune praenocuisse suis. Quis nisi mentis inops illi resistere yellet , Qnem regesque duces et metuunt et amant? Nemo modernonim valuit superare potentem, Nec debellavit fortior ullus adhue. Non sua possedit praestantior omnibus usque , Dux leo quam Karolus, quo pie nunc regimur. ' llle ipitur magister ex Hannonia de Ângia per edidi. Cfr. Bulletins de l'académie royale de dicendus est auctor libri Karoletdos , quem nu- Bruxelles, t. IX , part. 2 , p. 253. 368 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 369 Haec de Leodiensibus dicta g;eneraliter suffîciant. Sciendum quod ante eversionem praefatae civitatis Leodii stella quaedani caudata futuram in ea calamitatem visa fuit praenosticasse. Fuerunt venlosi- tates validae circa idem tempus, et ictu fulminis die apparitionis Salvatoris nostri turris percussa est inceodio de Hulst , rueotibus in laminas de cam- panili \asis omnibus et liquefactis. ■^ ¥ ■* ¥ ¥ (1466.) Videntes autera Leodienses regem *... debaccari , levaverunt itero se contra episcopum eorum , fratrem ducis Borboniae, et eum a villa de Huyo fugaverunt , interfectis quibusdam de parte ducis Burgundiae , quos idem dux posuerat ibidem pro conservatione patriae. Sic e converso rebelles facti contra contractum et juramentum quod fecerant cum Philippo duce Burgundiae ac Carolo filio suo, quaecumque poterant raaia perpetrati sunt. Dux aulem Bur{]rundiae Philippus apud Bruxellam facta congregatione valida nobilium, arma levavit contra Leodienses, sed propter debilitatem et senium in propria non valens exire, totum belli onus filio suo Carolo comiti Caladrensi commisit. Rex Francorum dum audiret comitem Caladrensem Leodienses invadere debere , misit quosdam stipendiarios in auxilium per Campaniam et Ardenniam ipsis Leodiensibus. Porro Carolus comes Brabantiam exire para- bat. Contractis undique copiis nobilium et armigerorum, primo cepit Dinan- tum. Qui dum aciem suam dirigeret in subversionem villae Sancti Trudonis , plures adimpediendam obsidionem se moverunt deLeodiocum bellicis instru- mentis et quadrigis ac victualibus , quos quidam de parte ducis Burgundiae venturos nuntiavere. Quare comes Carolus, aciebus ordinatis, cinctaque villa praefata et adventu Leodiensium audito, clamor ad pugnam et sonitus terribi- liter proclaraatur. In aggressu Leodiensium, eo quod debilior esset, prima custodia comitis cessit , fortassis ex industria , prout postea belli exitus decla- ravit, quoniam ex adverso praesensiit adjutorium, et Anlhonium bastardum fratrem comitis adventare continuo recognovit, cujus adventu durior fil aditus pugnae. Sed quia in crepusculo quasi noctis congressus iste fiebat , totus Leodiensis exercitus diruptus et distractus est; plures igitur eorum terga verterunt, caeteris prostratis et captis curribus, victualibus unacum bellicis instrumentis quorum copiam adduxerant. Et tune bellum intercipitur ' Franciae Ludovicnm XI. ^^Q^ 1 quingentis fere interfectis viris. Prosequilur post hoc inlentum suum comes Carolus et villam Sancti Trudonis dura jam obsidione penitus quas- satam in deditionem accipiens quosdam gladio jugulari , quosdam illaesos et in gratiam capi jubet. Hac villa funditus eversa, movit idem comes exercitum suum vastando fortalilia hincinde, donec Tongris pervenisset; quae villa se submisit obedienliae suae cum pluribus aliis. Et procedens tramite suo cas- trametatus est ad milliare civilalis Leodiensis, sic quod illi de civitate omnem ejus exercitum orlo sole vidèrent longe lateque se dispergenlem ad assullum sine mora praebendum. Civibus igilur aspicientibus se cingi ac locis aptio- ribus bellicas machinas collocari, sicque primo obsidionis aggressu taliler coartari, ut vix egredi valerent aul praesumerent , consilium inierunt, ut trecenli aul quadringenli de nolabilioribus eligerenlur, qui exirent civilalem el procédèrent nudi, lineis lantum induli , veniam peliluri. Quod faclum est. Nam tamdiu proslrali jacebanl ad pedes comitis el episcopi caelerorum- que nobilium, donec responsum audirenl. Tali igilur pactoconcordia sumpsit exordium, ul videlicel 1res capitanei comilis, scilicel fraler comilis dominus Anthonius , el nepos ejus dominus Adulphus , nec non dominus de Gruut- huze, cum omnibus suis armigeris ad 1res portas inlromillerentur , servatis ac salvis bonis et vita omnium in Leodio exislenlium , in qua quidem civitate tam diu moram traherenl hi praenominati capitanei, donec ad pacis unionem omnia tractala essenl. Cives igitur annuerunt huic pelilioni comitis et Dei gratia mediante, brevi dierum spatio, firmata est pax el sedata commolio, susceptoque comité nec non episcopo eorum domino Ludovico de Borbonia, promiserunl fidem et slabililalem semper observandae pacis ^ fugalo Rasone de Linteris , qui capul ferebalur principale lotius discordiae. Imposita igilui- erat pecuniarum maxima enienda , nec non ipsi Philippo duci Burgundiae per vices quadraginla cives obsidesassignnli sunl ad majorera confirmalionem, qui alternalim, donec taxatio persolula essel, deliberabanlur el resliluebanlur. Bonus dux Philippus cum exercilu descendit usque Namurcum et circa finem Augusli fecil filium suum Carolum cum exercilu praeire ad obsidendam villam Dy nanti. Dux vero sequulus usque in Bovines, sommari fecil capilaneos de dedilione ; facla simul approximalione machinarum , quam , dum respue- renl , ah omni parle sic oppiessil , ul post fouburgorum ruinam el ingressum velul amenlium hominum bellicosorum ducis , omnes capitanei vel slipen- 47 370 ANALECTA LEODIENSIA. diarii villae, omnibus relictiâ, aperta quadam porta discederent. Cives igilur inconsulte sic reddiderunt ut ad voluntatem ducis prae multitudine inlro- euntium et fumi(]rantibus machinis ac si in inferno strepitus fièrent ^ quo fii(çerent ignorarent. Cornes igitur de Charolois a pâtre suo pefiit spoliare yillam, et ordinavit secundum capitaneos 1res a tribus locis depraedari villam, post igné conflagrari, tandem muros dirui ac portas subverti jussit, ut vix lapis super lapidera remaneret. Verum ilii de Bovynes ex collectis lapidibus ponte constructo se fbrtificaverunt, cessilque praeda magna stipendiariis ducis. De qua cum se planxisset conestabularius Franciae , sciiicet Ludovicus, cornes sancti Pauli , pro antegardia depulatus , dux ei villani de Thuino concessit, et inhabilatores ejus mox, ne destruerentur, sese liberaverunt maxima denariorum summa concessa etc. Deinde conestabularius Franciam petiit , indignatus super comité de Charlois ac fratre suo Anthonio, bastardo de Burgundia Comes de Charolois armatam suam non dissolvit , sed in praesidia misit ca- pitaneos. VIII igitur septembris , iterum datis obsidibus Leodienses promise- runt observare pacem , quam , audita morte boni ducis, rumpebant iterum. Nota margmalïs. Xllll octobris anno LXVIII pax iterato fit inler regem Ludovicum etCarolum novum ducem Burgundiae et sub jurejurandofirmatur ad servandum , sicut nuper apud Conflantium in conventione principum , sed ultra id specialiter roboratur , de non praestando homagio , sive de parla- mento regali placitantium, nam mox idem dux Carolus novum parlamentum ordinavit apud Machliniam. Rex ergo multa concessil. Sed prout prius nihil observare voluit, dicens irrita quae vi vel extorsione dabantur. In tamen firmi- tatem observandae pacis ipse rex in propria se dédit ad Leodium destruendum, quod XXVI' ociobris subversioni miserabili subjacebat. Priusquam vero talis desolatio fieret apparuit signum in aëre, percutienscum cauda super civitatem ad instar cometae, quae vel mortem aut mutationem grandem praenostica- verat. Sed non erat qui cognosceret , et volunt flagella Dei nolari a sanctis et bonis, prout in ea civitate fuisse viros aestimatur. Tôt igitur ecclesiae, tôt monasteria vel sacrae domus perierunt ut merito plaga Dei, cujus instrumenta Deus permisit reos et criminales homines punire putare. Omnes tamen qui in de&tructionem civitatis aut patriae vénérant ante decennium perierunt : nam et iffiprimis conestabularius Franciae Parisiis truncatus capite fuit, deinde dux ANALECTA LEODIENSIA. 371 Carolus in obsidione de Nansy succubuit , poslea gubernator patriae Léo- diensis , dominus de Humbercourt , unacum cancellario dicti ducis Caroli , Gandavi decoUati fuerunt. De caeteris autem vel in miseria tenebantur, vel in captivitate servabantur, ut puta de Burgundia Anthonius, naturalis frater ducis Caroli , et frater Balduinus , bello Lotharingorum , cum multis aliis nobilibus, qui in expeditione Leodiensi affuerant. Brugis etiam propter démérita decollatus fuit bastardus de Condeto , frater doraini de Hametes. XVI. DE EXPUGNATIONE LEODIENSI , EXCERPTA EX COMMENTARIIS JACOBI PICGOLOMINEI , CARDINAUS PAPIENSIS ^. Dum in hoc statu res Italae agerent ^, lacryraabile intérim nuntium Ro- mam affertur , quo animi omnium non mediocriter sunt contristati. Signifi- catum est enim , civitatem Leodiensem magnitudine atque opibus ciaram , quae in omni casu ecclesiae fidem Romanae Sedis erat secuta , ferro atque igni ad internecionem deletam , nulla aetatis, sexus, vel sacrorum habita ra- tione : eam vero cladem unico Caroli Burgundorum ducis, et Ludovici Gal- lorum régis impetu irrogatam , qui ad tantum facinus animos et arma junxis- sent. Eam ego non ab re censui quarto huic libro mandandam , quo nostris pontificibus esse docuraento possit , quantum saeculi priucipibus oporteat credi , quanlumque adhiberi curae conveniat , ne ii pastores plebibus den- tur, quorum vel aetate, vel ambitione pro pane lapis et pro ovo scorpius juXta verbum Domini offeratur. Igitur sedente nuper Calisto tertio , pelebat Philippus , Caroli pater , ut Ludovicus, qui in Borboniorum familia genitus erat ex filia, Leodiensi praeficerelur ecclesiae, quam Joannes annorum jam 1 Fuit ille Pio II ponlifici maximo eoaevus el Leodiensi deprompai ex editione, quae anoo 1614 familiarit, ejusque commenlarii rerum suo tem- Francofurti prodiit in-fol. , p. 396 — 402. pore gestarum ab anno 1464 ad aunum 1469, - Euarraverat auclor conlroversiam de So- exhibent supplemenlum ad commentarios ab ipso rani ducatu aclam et inde secutam animorum Pio II coDscriptos. Narrationem banc de bello acerbitatem atque indi^rDationem. 372 ANALECTA LEODIENSIA. multorum praesul , 'missis ad ponlificem documentis parabat dimillere. Sed ea res cum propler juvenilem aetatem , quae vigesimum nondum annum alli- gerat, pontiBciis legibiis esset contraria, Calisto parum et patribus proba- batur, \idebanlurque uno consilio omnes non assensuri , nisi majores causae ad impetrandam rem non afferrentur. Erat eodem tempore praecipiium pon- tifici studiumparandaeclassisin Turcos,quaead redimendam G)nstantmopo- lira ducerelur, miseratque propterea in omnem Italiae partem sacerdotes quaestores, qui futuri operis praedicatione condonationibusque peccatorum, cujusquemodi subsidia compararent. Ad ripam quoque Tyberis Vaticano proximam comportari materiam , et trirèmes fabricari sine iutcrmissione cu- rabat, nulla de re alia vel loquens gratins, vel audiens. Id vero studium cum ad Philippum significationibus multis esset perlatum , senili et ipse obsequens animo, quod jure de Ludovico negatum erat, promissis artiBciosis aggredi- tur. Spondet, si impleatur quod cupit, missurum se terra et mari grandia ad conceptura opus subsidia, quae et facilia sibi futura essent, et raagnopere conatum ecclesiae adjutura. Totam banc sponsionem ea diclorum scriptorum- que constantia firmat, ut nil minus jam putaretur, quam non facturum illum, quod tam asseveranler aiebat. Credidit senex Calistus primus explendo desiderio intenlus , mox etiam in eamdem sententiam traductis patribus Phi- lippo est obsecutus , civitatisque tam populosae administrationem juYeoi credidit, munerum ecclesiae omnino experti : aestiraans annorum paucorum jacturam emolumento tanti boni compensari aequo animo posse. Sed accidit divino judicio , ut malo inchoata initio calamitosum mox exitum caperent. Nam neque tantarum promissionum fructus perceptus est , et fundamenla sunt posita totius, quae superinducta est, cladis. Hune ergo pastorem plebs illa , et si longe inferiorem priore suo annis meritisque \idebat : gratiam tamen magni ducis secuta acquieverat facto , sperans mox ut per aetatem li- cuisset, sumpturum sacra Ludovicum , atque eorum antistitem pleno ci?i- tatis imperio praefulurum. Aliquaudiu igilur in hune modum sine dissensione processit res, cum tamen Ludovicus fortuna suorum elatior, Leodiensium legibus, quasante eum servarant caeteri , adversaretur saepe, et ab ecclesia errans , lasciviorem vitam tanto indignam sacerdotio ageret. Procedentibus annis idoneusjam ad consecrationem factus, ad eam peragendam , celebran- dara , unanimi omnium voluntate est postulatus. Quod ille , sive quod a religione adhuc esset aversus , sive quod a suis eam necessitatem imponi ANALECTA LEODIENSIA. 373 gravate acciperet, cum contumacius pernegasset, oriri inter eos apertae con- tentiones sunt coeptae, atque ita in dies adauctae , ut minus jam natura elatus populus revereri ejus dignitatem timereque jurisdictionem inciperet. Vere- bantur ne sacrorum delatio eo traheretur consilio. ut secularis adrainistra- tionis inducta consuetudinc episcopura suum dedisceret civitas , vicinique ducis paulatim subiret imperia : quam illi rem morte quavis graviorem puta- bant. Condictantibus in hune modum episcopo et plèbe, crescebat in dies adversus ecclesiam rebellio, jaraque ministris ejus potestales quaedam ademp- tae erant, quae nullis denuntiationibus reduci in locum pristinum poleranl. Itaque Philippus, qui natura vehemens erat, superarique genus suum civili contenlione dolebat, magnis precibus a pontifice petit , ut dignitatem impu- gnatae ecclesiae adimi per subditorum violentiara non sinat, sed temeritatem populi superbientis censurarum irrogatione contineat. Quod ille cum Leo- diensi sedi , et communi aliorum dedisset exemplo, non multo post contempla etiam Romani patris poteslate, civitali et agro, sacris est interdictum , invo- calusquead praesidium per judices dux bellum Leodiensibus intulit. Pugna autem non longe a mûris commissa, occisis quam plurimis reliqui in fugam conversi sunt, ac civitas eodem impetu capta. Quae ut ad novam posthac contumaciam calamitatura continuatione languidior fieret , dirui in circuitu muros jussit, tributumque imperavit, quantum redimendis comparati exer- citus stipendiis satis judicio videretur : quodque omnibus acerbius habitum est, eos qui per aetatem ferre arma jam poterant, uno edicto in exilium ex- pulit, paucis quibusdam ad rei familiaris custodiam cum rauliebri sexu intus relictis. Hac lanta clade Romam perlata , miseratus pontifex ecclesiae plebis- que fortunam , legatum ex referendariorum ordine proficisci illuc jussit, qui et obtemperari Ludovico episcopo , et dissidentes animos suo interventu con- ciliari curaret, reducendis quoque exulibus, levandisque tributis quam posset operam penderet. Erat is Honofrius, Tricaricensis praesul, homo Romanus , in familia locupleti , quae SanctaeCrucis dicitur , natus. Ad hune igitur cum Agrip- pinam Coloniam maturato itinere pervenisset, Leodiensis legatio ad ventus hujus praescia accessit, summis obsecrationibus petens, ut quanto posset celerius Leodium properaret, reliquiasque dispulsae plebis redditis sacris consola- retur. Quorum ille desideriis obsecutus, ad oppidum Aquisgranense pro- cessit millia passuum viginti a Leodio positum. Ibi dierum nonnullorum mora cognoscendum putavit , quo animo praesul et populus ad suscipienda monita / 374 ANALECTA LEODIENSIA. Romani pontificis esset. Eos ut sentire idem , et in omnia paratos cognovit , itinere continualo a quarto milliario praesulem clerumque , et magistratus urbanos obvios habuit , singulosque jurejurando adigens parituros decretis quaecumque ipse tulisset, poenas apostolicassubstulit, beoedicensque populo summa omnium exultatione civitatem ingressus est. Cumque is dies \igilia- rum esset apostolorum Pétri et Pauli, ad aedem cathedralem procedens, solenne sacrum vespertinum cantavit. assistente plèbe, quae ut in paucitate frequens ad visendum convenerat. Postridie quoque Ludo\icus ipse , qui mo- nilu legati consecrationem episcopalem jam acceperat , primis suis missariim solemnibus est operatus , dominicumque sacramentum tota urbe legato et populo prosequente. manibus suis circumtulit. Erantgaudiorumplena omnia. respirareque tum primum ex longa fatigatione miseri videbantur , dissensio- nem omnem initio hoc sublatam putantes. Id modo supererat, ut exulum quoque et tributorum sua ratio haberetur , amodoque civilatis moenibus parceretur , quae ducis imperio sine intermissione dejiciebantur. Postremo ut leges patriae redderentur , sine quibus nit quietis babitura reliqua puta- bantur. Igitur horum causa ad Carolum filium, defunclo intérim pâtre, pro- fectus legatus est : sed in tempora incidit, quae rébus agendis mullum erant contraria. Ducebat ilie per eos dies uxorem Britannorum régis filiam , minus- que diligenter propter nupliarum solemnia alienum quidquara intelligere poterat. lis vero absolutis, cum etiam tantum audisset Legatum , nil ob eam causam certum decrevit , quod bellum adversus regem Gallorum gerens sociis Britonibus in auxilium properabat , quos magnis copiis premi nuntiabatur. Id tantum de postulatis Legato concessit , ut cum praesule et populo quae vi- derentur componeret , conventaque referret ad se confirmanda decreto suo , \el respuenda. Hac promissione Tricaricensis reversus, tractare de omnibus cum praesule et exulibus coepit , sperans conditionem se aliquam inventu- rum, qua seroianimem populum suscitare, quietemque statuere suspensis ani- mis posset. Sed dum in his sine intermissione laborat , episcopus morae impatiens suas juvéniles cupiditates secutus, ad propinquum oppidum suae ditionis Trajectum secessit, cujus rei occasione simul quod diuturnius inter regem etducem futurum bellum judicabatur, plurimi exulum, qui in proxi- massilvasex praelioaufugerantadnumerumquinquemillia, resistente nemine, Leodium rediere, quos statim et reliqui sunt consecuti inermes ac nudi , sil- ^estribus tantum truncis , et fundis, lapidibusque armali. Reditus hujus po- ANALECTA LEODIENSIA. 375 pulari quidem multitudini id consilium fuit, ut clerum omnem, cujus no- mme Unta mala acciderant, unoimpetu spoliarent : gravioribus aulem paucis, ut poenitentiae significatione reditum sibi in patriam pacemque deposcerent. Itaque horum suasu ad legatum una voluntate omnes accedunt multa per novitalem facti timentem, orantque ut se deprecatore jam tandem vitae eorum misereatur episcopus , plebemque dispersam ac bestiarum more in latibulis agentem perire in silvis famé non sinat, creditasque animas una cum corpo- nbus mterire : sibi quidem id animi esse, ut iUius subsint imperio, at tan- quam mmistrum Dei dominumque civitatis accipiant : porro ut opificiis intcnli in sudore vultus panem quaerant , et quolidianis obsequiis famulentur. Hortantur quoque ut supremas has preces miserae plebis non negligat , quam eo calamitatis adductam intelligant, ut si se contemptam nunc videat, timen- dum sit ne civitatem et clerum sacraque, et se insuper ipsam una impietate mvolvat. His auditis , Legatus miserans multitudinis faciem , quae vestitu in silvis discisso, capillorumque et barbarum promissione silvestrium hominum mstar habebat, omnes in forum ad concionem vocatos benignis verbis allô- quitur. Docel quanto in honore haberi episcopos velit ecclesia : quid in con- temnentes sacrae leges décernant : iUos quidem in patrem hune suum paulo conturaaciores fuisse, diutiusque quam par videretur in contentionibus per. stitisse : quam ob causam coactus iUe sit avunculi ducis praesidium implo- rare : magno eos victos praelio lulisse conditiones, quae imperari victis a vicioribus soleanl : missum se a pontifice ad consolandum populum , et su- blevanda onera esse, fecisseque in eam diem , quae tulerint vires : reddiu jam civiUti sacra : ad consecrationem Ludovicum inductum , cujus dilatae causa tanta mala accidissent : ad lollenda reliqua se etiam ad ducem profec- tumesse, faculutemque tractandorum omnium accepisse : opushoctotum bona spe mchoatum : sed vereri ne hic eorum repentinus ad urbem accessus successum suis laboribus adimat : proinde deponanl quam primum arma quielKiue rerum exitum praestolentur. Cogitent vero si tumultuari perpant^ qu.d episcopo in eos, et quid sibi, et quid duci futurum indignationis me' rilosit , qui praelio pulsos, murisque nudatos tenta in se audere nunc videat • ipsum quidem, nisi monitis pareant , abiturum illico civitele , nuntiaturum pontifici , quantum obstinalionis apud eos invenerit, ad quorum salutem pro- curandam sil missus. Ad has ejus exhortationes cum respondisset quidam necessitete impulsam multitudinem , quod vivere in silvis non posset, domum 376 ANALECTA LEODIEINSIA. reversam, diiciqiie el episcopo quaeciimque in se essent paratam praeslare : pati aiitem non posse alienis quam ecclesiae dominis civitatem subesse, niortem- que, si ila opus sit, hiijus uniiis rei causa intrépide adituram. Legatus eos iteruni consolatus , ut disceptationibus in lanto periculo finem faceret , magna voce, quae a tota concione exaudiri posset, postulavit , an parati essent, po- silis armis, suis et episcopi imperiis , ut ante promiserant , auscultare? Ad quam vocem multitudo omnis diuturno miseriarum taedio in quaestus et la- chrymas commota, protensis ad eum manibus, pacem et misericoi diam accla- mabat , precans identidem utconciliarentur tandem episcopo, et in patriaesse cum parentibus et liberis liceret, ne laniati a feris passim per silvas impio morlis génère necarentur , arma quae retinendae vitae causa sumpsissent , quamprimum jusserit posituros. Id vero cum ad ejus imperium statim fecis- sent, legalusque proptera salutem eorum curae sibi futuram dixisset, quie- irere paulum omnia, civitasque ab impetu furentis populi est conservata , externis post paulo cladibus occasura. Igitur legatus, assumptis secum princi- pibus multitudinis hujus Trajectum se ad episcopum conferl , et causam mi- serorum quam maximis polest precibus agit. Jamque dieriim nonnullorum diligentia rem eo redegerat, ut reconciliatus Ludovicus ad oppidum Tungram, quod inter Leodium Trajeclumque médium est , secum accederet , indeque repetendam civitatem statueret. Convenerat autem ut turba omnis poeni- tentiae significanda causa , effusa obviam inermis et supplex a transeunte misericordiam prt'caretur : illi vero liceret quanto apparatu bellico vellet ci- vitatem intrare , dominatumque in se omnes suscipere, et sua voluntate om- nibus moderari. Ea dum ad ccrtam designalam diem perfici debent , dux intérim, qui accepto tam audacis motus uuntio vehementer erat commotus, ad episcopum scribil , ut tractalum omnem , quicumque cum Leodiensibus haheretur, abrumpcret, seque uitorem propediem exspectaret : atque(ut sine periculo fieri id posset) quatuor millia delectoium militum in ejus praesidio mittit. Erat duci jam pêne explorata spes constituendae cum rege pacis : quae cum sociis Britonibus jam constituta, quorum causa bellum susceptum erat, faciliorem suam videbatur efficere. His ergo intellectis , Ludovicus quod in potestate Caroli esset , dicto obsequitur , cunctaque dissolvens , praesidio quod erat missum . eodeni loco se continet, majorum copiarum adventum operiens. Id ergo conspicati Leodienses , quorum in utramque partem et ad humililatem , et ad contumaciam vehemens erat natura , aliam (ut in despe- ANALECTA LEODIENSIA. 377 ratione rerum fit) salutis ralionem adorti , proxima nocte armata duorum millium manu, Tungram maximo silentio accedunt, oppidumque ingressi , quod in recenti ducis Victoria dejeclis mûris aditus per ruinas habebal, eodem silentio ad episcopum pénétrant, suamque primum, tum aliorum, qui secum erant , domos circumsistentes impelum in praesidiarios faciunt, nudosque, et re subita perlurbatos facile opprimunt. Si qui efiFugere in lumultu casu aliquo poterant , ii contendebanl Trajeclnm : erantque clamoribus et gemitu morientium omnia perturbata. Episcopus vero suorumque nonnulli , qui ad intimam custodiam excubabant, perfosso statim conjunctae domus pariete , in qua divertebat Legatus, inlra cubiculum ejus refugerant, fortunamque aliorum pavidi expeclabant. At legatus, qui ab inilio tumultus inermis in vi- cum erat progressus, cognilis statim Leodiensibus, duces eorum, qui caede fugientium bacchabanlur , vocari ad se multis suasionibus contendebat , ca- suque peranxius erat , eos tandem venientes cum lacrymis rogat quamnam ob causam eo miseri accessissent , atque inter deprecalae pacis tractatus tan- tum nunc scelus admitterent ? Illi ut erant madenles sanguine , et exitu adhuc rerum suspensi , perturbata voce respondent : quod ad episcopum tanta vi- derint missa praesidia, ullionemque suam sint verili : illuc eos venisse mala consiliapraeventuros, ne intérim oblentu impendendae veniae civitati exitium pararetur : petere id quod ad salutem reliquum arbitrentur , ut ipse cum episcopo eo ex loco Leodium properent : quoniam et revereri ulrumque , do- minumque civitatis Ludovicum statuere certum sit omnibus : id ni fiât , pro- positum multitudini esse , eos atque oppidum uno ejus noctis incendio absumere. Legatus instantem necessitatem cognoscens , quod animos ad ea quae minitarentur incensos videret, accepta fide ne quem ultra occiderent , de accessu ad civitatem agere cum episcopo coepit. Quo statim (ut in tanto ]>ericulo necessarium erat) in sententiam traducto , nullo tumultu ambo Leo- dium rediere, comitantc multitudine , non quae vicisset, sed quasi quae dominos suos ex aliorum captivitate per vim receptos domum reduceret. Laetabantur omnes , el Iota Leodiensis ecclesia reslituto praesule erat in gaudio. Ii quoque qui in Tungra superfuerant caedi, libertali pristinae redde- bantur , cum honoribusque remittebantur ad suos. In iis erat dux praesidii paulo ante ad episcopum missi , quem in latebris adinventum ^ ut ad Carolum ' proficiscereturveniamqueet pacem multitudini oraret, magnis obtestationibus induxerunt. Dux vero qui nondum his acceplis ad ultionem nihilominus tu- 48 378 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 379 multuosi reditiis properabat : audila etiara Tungrensi audacia, nullo furori concesso spatio, pacem illico cum rege constiluit, irapetrala conditione, ut praesenlia sua alque exercitu conalum hune adjuvaret. ïlaque arnbo in Leo- diensem civitatem moven'esa milliario vigesimo constilere, praemissis tribus millibus Burgundorum , qui urbi appropinquantes duces cum reliquis copiis exspectarent. Leodienses lanto honiinuni numéro ad se iri videntes , quantum vix Galliae reliquum per id tempus in armis habebat, necessario vel morien- dum eliam vel relinquendara excidio patriam cognoscebant. ïlaque ut eorum erat in magnis rébus ferocia, ratione aliquando parum ex|>ensa , ad extrema perferenda se firmant, Tungrensemque fortunam sperantes , adoriri noctu propinquosBurgundos inslituunl,quos non totisocto millibus passuumabesse constabat. ïtaque de secunda vigilia populariter egressi magnis animis in eos tendebant. Ilii vero proximo ad Tungram casu admoniti vigiles in armis age- banl, protinusque cognilo per exploratores consilio progressi obviam prae- lium acerrimum commisere , quod ad lucem usque magna hominum caede productum est. Tandem Leodienses coacti sunt cedere. In eo certamiue ceci- derunt Burgundorum permuiti, in iis forlissimus quisque ac nobilissimus, sed ex Leodiensibus longe plures , quod noctis ilinere fatigati , minusque ar- mati iniqua pugna erant congressi. Quae res civitatem omnem alioquin malis fessam maxime consternavit, cum et luctibus passim replerentur omnia , et orta iuce miserando speclaculo referri humeris patres, fralres, et filii exani- mes manante adliuc sanguine viderenlur. Ilis tantis malis confusus legatus , ac plane jam inops consilii , quod unum ad deprecandam vitam reliquum erat , convocato iterum ad concionem populo in conspectu omnium lacry- mans : « Videtis, inquit, cives fortunam vestram ferocibus consiliis , non mea culpaad supremumadductam. Imminet propinquum exitium. Iratusestdux et duci adjunctusrex potentissimus ad vos ambo instructo exercitu properant. Urgens nécessitas longam orationem non poscit. Audite, filii, ut extremam vobis quam possum pielatem impendam , paratus sum , si ita opportunum putatis, ad Ducem nunc proficisci , mecumque episcopum ducere. Obvii ambo exercitui, atque humi strati misericordiam lacrymis nostris precabi- mur : cum personam ego feram pontificis, ille régi ducique junctus sit san- gume, inveniemus forsan, quod respirandi spatium praebeat, nam imperandi nunc interminandique tempus non est. Precum esse redemplionem opor- tel. Légitima de vobis meo et vestro nomine repromittam omnia. Si piacet * haec ratio , actutum ibimus. Sin praesentior apud vos alia est, illam mons- trate. Vobiscum et sine vobis eumdem casum parati sumus subire. » Cum haec profectio fletibus omnium, et vociferationibus probaretur, ad declarandam insuper poenitentiam civitalis adjiciuntur primarii cives summum eo tempore magistratum gerentes : qui una euntes imperata ducis suscipiant , deque re- liquorum fide lestimonium ferant. ïtaque hora diei jam décima profecti om- nes ad lertiam noctis, non sine crebris vitae periculis ad primas stationes hostium pervenere. Quibus statim praefecli duo obviam facti , quorum alter erat praeses Burgundiae, aller sororis episcopi vir , intellecta viae causa , ve- luerunt eos ulterius progredi, ac statim in custodiam praesidis legatus, epis- copus in affînis sui tabernaculum adductus est, magistralus vero omnis in vincla conjectus. Inler haec congregato ducis consilio, cum hora lapsajam esset , ad eum omnes deducuntur , quamque ob causam id noctis venissent requirunt. Dicere pro omnibus orsus legatus , quanta verborum , et vocis de- missione misericordia potuit placare conatus est iracundiam ducis et veniam miscris impetrare ; identidem monslrans praesentem episcopum cujus causa sumpta essent arma , ovibus suis salulem precari , civitatem paratam esse, si velit, exercilum omnem inlus accipere, et praesuli parère , et quae imperata post primam victoriam erant, quamquam majora viribus, actutum implere : pro iis autem quae ad Tungram , et nunc apud antecursores sunt gesta , ex Ludovici et suo etiam judicio satisfactionem praeslare. Manus quoque in illum supplices tendens , atque ad hune affectum lacrymas superimpendens , peliit si minus praestandam eam pietatem humiliato jam populo duceret , praestaret sallem Deo creatori^ qui pro crucifixoribus patrem orasset, praes- larel et Romano pontifici, cujus beneficio ea sedes Leodiensis generi suo esset concessa. Nihilo bis dictis obstinata ad ullionem mens potuit flecti. Respon- dit tanlum liberam sibi in res alque animas civium velle potestalem per- mitti : nec omnino conditionemaliquam dici. Quae res Leodium significata ad sustinenda extrema , quaerendamque armis salutem corda omnium incitavit , putanlium occasum suum quem declinare in praelio forsilan possent, inde- ditione certissimum esse. Igilur dux misso Trajectum legato, atque eodem loci magistratu Leodiensium in cathenis traducto, injungit episcopo ut sumptis armis secum ad ulciscendas injurias eat , patris propositum ac suum animo agilans. Elenim , quod ea civilas polentissima esset, vicinaque Bra- bantiae provinciae , fréquentes cura illa contenlionum occasiones haberet : 380 ANALECTA LEODÏENSIA. servata autem confra majores siios regum palrocinio dicereliir : delere nunc in tanta opportunitate conspirantis Ludovici régis ad internecionem volebat. I{][itur admoto ad tirbem exercilu bipartilo copias dividit, ac colle occupa to , qui Valburjjensi portae proximus eral, suam et régis stationem eodem in loco constituit. Ad alleram aulem ac longe diversam civitalis parlem Philip- pum Sabaudiensem cum reliquis inittit , ut uno tempore tentala utrinque irruptione populusadduo conversus, ad repugnandum invalidor fieret. Leo- dienses bis tantis angustiis circumvenli summam rerum suarum ad fratres duos , praecipuae fortitudinis viros , detulerant^ Burenura et Gozonum , quos reliqua multitudo in quamcumque duxissent partem illico sequeretur. li vero animis usi , convocatis ad se primis nonnullis docent , nisi aliquo grandi ausu salutem civilatis stare non posse : proinde si accingere se una velint, paratos esse omnium primos suas animas dare. Cum statim velle se omnes dixissent, idque unum consentirent ad redemptionem patriae superesse , partita inter Burenum et Gozonum mullitudine ralionem irruplionis banc ineunt, ut \i- delicet nocte , quae instabat^ Gozonus ad castra regia , nil taie in tantis copiis exspectantia , impetum faciat : Burenus vero codera conatu ad Pbilippum erumpat : futurum sperantes , ut alter exercitus allerius perceptis clamori- bus, desperatione allerni subsidii converteretur in fugam. Ut vero etiam per- turbatius confunderentur omnia , jubent cupas innumeras secum portari nitro et pice complétas : quae primo adortu accensae in illorum tabernacula locis omnibus jacerentur , atque indc flamma excita malo ancipiti trépidantes inua- deret. Condictis omnibus ad designatum opus discedilur ^ animis quam suc- cessumajoribus. Pervenerat jamad regias stationes Gozonus nondum intellcc- tus, expectabatque ut a Bureno signum acciperet . quo significaretur , ad Pbilippi castra a se quoque accessum , et pugnam commissam esse , sed is dum tardius condictum exequitur, Gozoniani quidam morae impatientes ad tentoria ducis regisque furtim prolapsi incendere ea coeperunt, et ferocius hostibus insultare. Quo facluni est, ut clamore statim sublato , et a Philippen- sibus inde excepto , utrobique armatus exercitus Leodienses ab incepto ter- ruerit. Orta luce, indignati ambo, quod tôt jam cladibus attritus populus nocturno etiam incursu vitam suam petiisset. ocyus Philippo imperant, utqua parte mûri essent disjecti, conferto agmine irruptionem tentaret t ipsique ex eo ubi tendebant loco producto exercitu idem conantur. Pugna incepta , magna contentione utrinque res gerebatur, his annitentibus ut conceptae ira- ANALECTA LEODÏENSIA. 381 cundiae facerenl satis : illis ut coniuges , liberos , parentesque supremo illo certamine ab interitu vindicarent. Sed longe impar Leodiensum fiebat con- gressus, quod bostes numéro pugnatorum, et apparatu omnium rerum ins- truclissimi erant : urbana aut^m turba nec assueta bellis, nec armata satis, mullis acceplis cladibus ad paucitatem redierat. Quamobrem paulatim sum- mota loco, et cadentium numéro debilior facta cedere propugnaculis , libe- ruraque ingressum irrumpentibus dare coacla est. Ita uno tempore duobus ex locis Burgundi calamitatem miserrimam intulere. Eorum vero qui adhuc integri erant ad hominum circiter viginti , cum imbelli multitudine in forum subito confugerunt, obstruclisque aditibus , ut in articulo illo licuit, noctem exspeclabant , per quam reductis in castra exercitibus educere suos ad fugae societatem possent : sed ea re inlellecta , e vestigio dux civitatem omnem lo- caque imprimis foro proxima jubet incendi : cujus mali necessitate compuisi illi relictis omnibus ad silvas proximas se contulerunt. Clerus inspecta jam ante civitatis fortuna , in sua quisque ecclesia clausis januis se continebat ves- tibus sacris indutus , Sanctorumque reliquias atque adeo ipsum Domini sacramentum ad deprecandam mesericordiam manibus praeferens : idem religionum virginumque coenobia pro sua quaeque condilione egere. Sed ni- hil inter arma sceleratae militum manus inconlaminalura liquere. Refractis portis sacra omnia in lacrymabilem direplionem sunt data , sanctuaria Dei tota urbe inccnsa , spoliati sacerdoles atque occisi. Tum nec parielibus tem- plorum etiam parsum : in ipsam autem imbellem turbam tanta impietate sae- vilum est, ut nulli sexui , aetati aut ordini ignotum voluerint. Infantes allisi parietibus sunt , puerperae confossae : pleraeque virgines stupralae primo , mox strangulatae : senes quoque et pueri eodem quo pugnantes habiti loco. Quin et illud ad malorum cumulum aecidit, ut parentes cummatribus, filiis, etomni proie invalida fune uno constricti ad acerbitatem interitus in profluen- tem Mosam dejicerenlur, in mediisque divinis dum adstat sacerdos altaribus, et Domini corpus sanguisque inter manus versantur , sacrae patinae et calices impie raperenlur, ut merilode tam saevis hostibus emilti ad ultorem Domi- num vox illa Prophetae lamentabilis possit : Domine Deus, venerunt gentes in haereditateni tuant .polluerunt templum sanctum tuum : posuerunt Hieru- salent in pomoruni custodiam : posuerunt morticinia servorum tuorum escas volatilihus coelis , carnes sanctorum tuorum bestiis terrae : effuderunt sangui" nem ipsorum, tanquam aqtcam in circuitu Hierusalem, et non eratquisepe- 38â ANALECTA LEODIENSIA. bret. Inter haecaulemtara foeda crudelilatis ministeria, Ludovicus rex araicae »e,npcr cv.lalis calamitale confusus, quae in illuo, pugnans nomen eius cla- monbus.nvocabal, plane jara fac.i poenilens, in proïimas regni sui remones exerctu abduc.o concessit. Dux yero diraissa urbe praedonibus. ipse cun, exped.t,s equiUbus ad insequendos qui fugerant, continue profeclus esl. Sed ub. asperilate s.lvarura ne inveniri quidem illos, ne dura capi posse inlelleiit repressus Leodiura tola passira aedificia dejici iraperavil. ne profugis s J ulla reduus .uperessel. Mox quoque Trajec.um conlenden. magistralum , qu. salulis fidera ab episcopo anle acceperal , vinclusque nihiîominus illuc tuerai deportatus , slrangulari, et in profluentem abjiei jussit. Eadera foriu- nan, v.c.na quoque nonnulla oppida, quae Leodienses adjuverani, mox su- biere. H.c finis conlentionura fuit , atque huncoccasura celeberrima quondam cmlastulit , victoriis nobililata innumeris, et a Romanis imperaloribus con- dita, cleio autem ante alias Germanicas ecclesias clara, divini vero cultus ornamenlorumque sacrorum cum sanctissimum , tum locupletissimum domi- ciliura, cujus quidem ante has calamitates is animarum numerus fuit ut censu hab.10 cenlum et viginti millium intra rauros tantum continere 'in- venta sit. xvn. «AWDATUM CONTEA WALTERUM D ATYl, , QU, PROCUEAVEKAT STAND, M,1„STERIA CONTRA ECCLESIAM LEODIENSEM, ADSODU» NOTABILE ^ Officialis Leodiensis universis et singulis ecclesiamm parrochialium capel- larum et altaiium plebanis seu investilis et rectoribus, caelerisque presby- tens, curalis et non cnratis, nec non notariis ac tabellionibus publiais et clencs nobis subditis, ad quos nostrae praesentes lillerae pervenerinl et cui- hbet eorura in solidum pro infrascriplorum executione fuerinl requisili seu *ueritrequ,situs, salutem in Domino et praesentibus firmiter obedire. Gravi Cfr !uora't N'rT"*' '''"'" '" "^* ^^' •*^"""'"'' "' ^^"' ' ^'X , XX , XXI , XXII, i^it. supra, p. 18, et monumenla quae infra XXX el XXXI. ANALECTA LEODIENSIA. 383 lamentabilique querela , tara ex parle venerabilium vii'orum dominorum Tice-decani etcapiluli veuerabilis ecclesiae Leodiensis, quam noslri clerici pro- curatoris fiscalis, negotiorum nostrae curiae necnonofficii noslri promoloris, nobis judicialilcr significatum exslilil et exposilum , fama eliam famosa ac publica et cominuni ac manifesta et adeo notoria quod nulla tergiversatione celari poterit denuntiatum , quod licet quamplures et diversi felicis recorda- lionis romani pontifices et divae memoriae romanorum imperatores, cupientes et volentes pro desiderio statutis quibuscumque contra apostolicam discipli- nam, sacros canones, ecclesiasticas personas, eorumve libertates, acquisitis, quomodolibet edicla, conficla, composita et fabricata senserant et noveranl, salubriter obviare, ac hujusmodi personas , necnon earum res et bona diversis liberlatibus, induUis et privilegiis uti et gaudere omnes et singulas observan- tias ac statula qualiacumque contra ecclesiasticam libertatem éditas sive ten- tas , édita sive tenta , jamdudum annullaverunt , et contrafacientes quoscum- que gravibus et variis poenis et censuris affici sive plecti , ac secuudum hujusmodi statuta contra dictam libertatem ecclesiasticam judicantes sua jurisdictione fore et esse privatos , necnon quaecumque loca in quibus talia deinceps praesumerentur banno mille marcharum auri imperiali fîsco sub- jici ; quodque si qui per integrum annum hujusmodi libertatum contemp- lores invenirenlur , talium bona possent ab omnibus impune, etiam per totum imperium occupari , voluerunt et decreverunt. Salvis nihilominus aliis poenis contra taies in gcneralibus sacris conciliis promulgatis , fuerintque et sint dictae libertates a divae memoriae Frederico imperatore secundo specialiter datae el concessae , ac a sede apostolica et praesertim a piae memoriae Ho- norio papa tertio approbatae et conBrmalae, qui etiam illas inviolabiliter observari , necnon statutarios et scriptores hujusmodi iniquorum statutorum et alios earumdem libertatum violatores excommunicatos auclorilate apos- tolica publiée denuntiare mandavit , ac de posl ab inclytae memoriae Karolo imperatore quarto, et similiter nuper in Constantiensi concilio domino Sigis- mundo Romanorum rege moderno , sub poenis praenariatis , adjunctis gra- vioribus innovalae, et iterum per idem concilium ac dictam sedem aposto- licam approbatae. Quamquam eliam canonicae slatuerunt sancliones, quod excommunicalionem papalem de jure incidant illi, qui temporale dominium obtinentes suis praecipiunl subditis in derogalionem dictae ecclesiasticae liber- talis, ne personis ecclesiaslicis quidquam vendant, aul aliquid emant ab eis, 384 ANALECTA LEODIENSIA. eisdem obsequ.a .mpendere vel exhibere praesumaot. S.cque contra taies quodda™ pnncpale statu.utr, provinciale sanctae Coloniensisldesia editu™ me factuo. : el rursun, licet vas^llus etian. qualiscu.nque de jure siî e'fuerk don,.no suo feudi fidelitatis jura„,ento ads.rictus et obl.^atus/ado t nZ- aut alias juralam fidel.lalem non servare non contingat, quod ex tune hujus- raialrtai"; "T "" •'r'"^ "'•"'"•' "-*" * '«j"-- --"Tue vasallus lal.s de jure et ,n v.m dicli per eun, praeslili juramenti eidera do ™.uo suo , auxilio, consilio et favore assistere ac bonun, uu.n po se nu" P- jvere, necnon de dan,„is prae^unire: ali.erque si salten. re'a.u™ Zurn penculum famae ac destitutionem feudoru.n et privalionem vitare .élit W Ïus eël '",' T "'*"""' "'"•'""""" '"""' - de praesentilit va- salus eccles,ae Leod.ens.s raemoratae eiden.que ecclesiae ,a^ ratione feudi .-.Totale ::"" tT °""^T™ "' 'p-'-''^'^"'^'» p- -"«'- °^'"°'o-- .la notorie ac mullipl.c.ler et adeo ac in tanlura adslriclus Hdelitatis jura- ..ento, quod .pse ordinationes, observantias, sta.uta, consueludin s iblr- tes .ps.us ecclesiae non solum promovere tueri et defensare, ver .1 tÏm . a urbanlibus aut turbare volen.ibus possetenus resistere et Jbvia e deb a" et leneatur; n.h.lom.nus lan,e„ , sicut eaden, querela subjun.ebat prae- fatus Walterus quodda-n novun, statutu™ de peLnis ex utroqfe par;nrde nob.|, génère procreafsseu certo n,odo graduatis ad canonicatus et praeben! ex ceT„:„ r 'l^'TrK '" '"'"' """"■^" "'"^''"'''' «^' '"'■^■-'"^ ex cents non tara raUonab.hbus quara necçssariis causis honorem eiusden ecclesiae, statua, patriae, rei publicae ac co.^unis boni profectun, colT- nentibus, dudu™ ante casun, turbationis bujusmodi provide, mature eldl Lberate, „,e et légitime ac canonice factum , editum' et ord natumac pe" c nonicos ipsius ecclesiae inviolabiliter observari solemni.er juratum faE et iniquis machinationibus sub nefandis et execrabilibus veneuatarum'r ' o- nu„. spccebus seu coloribus, ut populum in furorem et seditionen^û" bium, sicut. evdentibus judiciis et verisimilibus patere polui, ar" m 1" s" contra d.ctos conquaerentes concilaret et inflammaret, dic.osque fcëre "an perabihs indelebilisque confusionis et nolae dispendio sempiterno auoaue opprobrio sivescandalo .ubjicere sive involvere posset, pemLIs IZI ANALECTA LEODIENSIA. 385 est prorsus exlinguere et fiinditus extirpare. eidem populo dictac civilatis et ejus regenlibus dolose , et perperara suggerendo quod statutum hujusmodi , tara sa- lubriter in subsidium et relevamen palriae conceptum etdiu ante hunceasura, ut praefertur, ordinatura, in odium et cxclusionem personarum dictae palriae compositumet fabricatum fuisset, et ex hujusmodi tam iniquae factionis com- mento, quorumdam civiuin et polentium diclae ci vitatis sibi sequelam et adhae- sionem ea prima vice comparans sive vindicans, veluti dirusel perversus dicla- rum papalium et imperialium constitutionum contemptor et transgressor , ac honorum et praestitorum fidelitatis juramentorum suorum prodigusatqueplu- rimorum per eum et fîlios suos ab eadem ecclesia , perceptorum beneficiorum penitusin^rratusetimmemor, in eadem civitate nonnullisilliuscivibusseu regen- libus praedicta machinatione et fraude circumventis, statui et ordinari , seu fieri et mandari per se et complices atque satellites et adhaerentes fecit et procuravit, atque voce praeconia ad Peronem dictae civitatis, ubi illius publica edicta statuta sive mandata proclamari et publicari soient , ad instar edicti^statuti , seu man- dali, publicari et mandari . etetiam sub certis poenis inhiberi, ne quissupra- dictis dominis vicedecano aut capitulo, canonicis , capellanis, et aliis benefi- ciatis caeterisque personis ecclesiasticis et secularibus in servitio eorumdem dominorum vel alicujus eorum existentium quidquam venderet aut emeret ab eisdem , neque eisdem blada moleret , coqueret panem , vel aliud obscquium humanitatis exhibere praesumeret, eisque per aliquot dies, quantum in eo fuit, omnem alimoniam , victum videlicet et vestitum , caeteraque humanitatis solatia, nedum ut excoramunitatis et praescriptis, sed ut haereticis et publi- canis, pcnitus subtrahi et denegfari, dictumque statutum, ordinationem, sive mandatum etiam in certis capilularibus seu libris civitatis seu ministerialium praedictorum per modum statuli sive mandati publici perpetuis futuristem- poribus inviolabililer observandi , scribi et annotari ac quorumdam civium ministerialium praedicta , ut firmiter creditur , inique ipsius villici fraudis arte deceptorum juramentis corporaliter , de super ut dicitur, praestitis bal- lari fecit, procuravit et practicavit. Nec iis malis contentus , sed insuper in opus Dei perniciosius suam contemptam malitiam extendens , operariis fa- bricae dictae ecclesiae et pro-tunc in illius turri laborantibus sub gravibus ' poenis mandari et inhiberi fecit, eosque hujusmodi poenarum metu compulit seu procuravit ab opère et ulteriori constructione ecclesiae et turris prae- dictarum desislere , nedum personas ipsius ecclesiae sic persequi sed et ad 49 386 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 387 ipsam ecclesiam sua ncfanda et execrabili pertinacia funditus desolari sala- gens in gravaraen divinae majeslatis , ofiFensam sacrosanctae sedis aposlolicae, aiiclorilalis imperialis ac tolius ecclesiae liberlatis vilipendiuni et contemp- lum , praefatae patriae confusionem scditionis et noxiac novitatis suscita- tionem , animae suae periculiim , perniciosum exemplum atque scandalum pliirimorum neenon ecclesiae et conquerentiiim damniim non modicum , in- juriam et gravamen. Unde iisdem conqiierentes ad nos tanqiiam ad judicem eoriim compelentem et ordinarium reciirsum habentes, petiemnt humiliter et cura instantia débita sibi a nobis super praemissis, de oportuno juris re- uiedio provideri. Unde nos OfKcialis praedictus, altendentes quod praemissae res mali sunt exempli, et quod ea connivenlibus oculis pertransire non con- gruit, ne quis de sua malitia glorietur , volentesque propterea eisdem , quan- tum de jure possumus et ad idem ex debito noslri officii stringimur obviare, recepta per nos prius summaria informatione , super eo quod praemissa sunt fulcita veritate neenon ad instigationem , procuralionem ef procuratorpra dicti Walteri Datyns , eoque principaliter practicante seu verius machinante, sub modo et forma praenarratis commissa, facta et perpetrata ; quodque ea adeo sunt notoria ^ , quod nulla tergiversatione , possunt celari ac de eis est publica vox et fama, vobis omnibus supradictis et cuilibet vestrum in solidum, in vir- lutesanctae obedientiae et sub excommunicalionis poena districte praecipiendo, injungimus et mandamus quatenus accedentes quo propterea fuerit acceden- dum et accedere fuerilis requisili seu alter vestrum fuerit requisitus , citetis peremploriecoram nobis memoratum Wallerum ad diem, etc. , horam , etc. , ad videndum et audiendum per nos pronuntiari , decerni et declarari ipsius excommunicationis sentenliam et poenas tara canonum quam statutorum pro- vincialium sanctae ecclesiae Coloniensis sibi in ea parte locum \indicantium propter praemissa, et eorum occasione temere et damnabiliter incidisse et in- currisse, monentes insuper eumdem Walterum vice et auctoritate nostris quem et nos tenore praesentium requirimus et monemus , ut infra triginta dies vestram seu alterius vestrum monitionem et requisitionem immédiate sequen- tem, quorum quidem triginta dierum decem pro primo, decem pro secundo et reliquos decem dies eorumdem triginta dierum sibi pro tertio et peremptorio * Nota marginalis, — Triplex est notorium si quando est adeo manifestum quod nulla po- scilicet per sententiam quia convictum, per con- lest tergiversatione celari; evidenlia enioi pa- fe:>sionem in jure factaoi vel per rei evidentiam, Irati sceleris clamore non indigel accusalorum. termino et canonica monilione assignelis, seu alteri vestrum assignet, et nos eidem lenore praesentium assignamus ordinationem , slatutumsivemandatum ac omnia alia etsingula praenarrata , sic ut praemittilur, contra ecclesiasticam libertatem neenon canonicas personas praedictas conspirata , ordinata , atten- lata et exécuta aut saltem fieri procurata , una cum juramentis desuper, quamvis temere praeslitis et subsecutis, quae per praesentes denuntiamus non tenere eisdem via , modo, forma et solemnitatibus mediantibus, quibus ea fieri seu ad efFeclum deduci quovis modo procuravit retractari , tolli et deponi, ac de capilularibuset libris praedictis prorsus cassari, annulari realiler et cum effectu procuret, et quod personas illas , quas ad jurandum temere hu- jusmodi ordinationem observantiam induxit, ad recipiendum poenitentiam salutarem de eorum juramento contra ecclesiasticam libertatem praestito con- similiter reinducat , quodque adeo sanctae malri ecclesiae praefatis conque- renlibus et nobis de lantae temeritatis praescriptione ac rebellionis audacia emendam aut satisfactionem praeslel et faciat condecenler , sub poena, etc. Alioquin si infra hujusmodi terminum hujusmodi noslrae monilioni parère non curaverit, ex tune citetis eumdem Walterum peremplorie eoram nobis ad ullimam diem monitionrs vestrae, si juridica fuerit et nos pro tribunali sedere contigeril. Sin autem ad primam diem juridicam ex lune continu© subsecutam, hora , etc. , ad conquerentium instantiam ad videndum et au- diendum per nos pronuntiari , decerni et declarari ipsum Wallerum poenam praescriplarum papalium , etimperialium coustitulionum civiliter damnabiliter incidisse, ipsumque fuisse et esse ad actus quoscumque legilimos inhabilem, et minus idoneum ac omnibus honore et dignilale, et praesertim villicatus et scabinatus, quos a dicta Leodiensi ecclesia detinet, deslitulum, privatum seu saltem destituendum et privandum , ac ad obtinendum eosdem in futurum inhabilem, omnibusqueetiamjurisdictione,regimineetgubernalionedictorum villicatus et scabinatus et quorumcumque aliorum officiorum , quae ab ipsa Leodiensi ecclesia consecutus fuerit , futuris perpetuis lemporibus destitu- tum seu privalum ; nec non bona sua qualiacumque usque ad summam mille marcarum auri imperiali camerae confiscata , ipsumque propter fidelilatem praediclae Leodiensi ecclesiae per eum praestitam, ut praefertur, sed juxla praenarrata minime observatam , similiter fuisse et esse perjurum atque per- fidum , neenon feudo et omnibus officio beneficio , commodo et honore , quos ab eadem ecclesia hucusque oblinuisse dignoscitur, privatum seu privandum II 388 AjNALECTA LEODIENSIA. necnon saepcdiclis dominîs conqiierenlibus ac singiilis pcrsonis dicli capituli communitcr et divisim ad conferendum hujusmodi feuda . officia^ commodi- laies et honores personis aliissivoluerit, ac easdem personas de eisdem feudis, officiis, commodis seii honoribus iovesliendum per nos licentiam impartiri, aliasque poenas légales et canonicas eliam , secundum nostrum arbitrium in- fligendiim eidem Waltero, prout justumfiierit infligi, acalia fieri in praemis- sis necessaria aiitquomodolibel oporluno , \elad dicendnm^ proponendum et allegandum verbo velinscriplis causant] ralionabilem,si qiiam sciât, habeataut sehaberepraelendat,ciir adpraemissa minime tenealur memoratisconqiieren- tibiis légitime ad hoc vocatis. In eo vero casu quo praefatus Walterus infra xv dies praedictos triginla dies immédiate sequentes hujusmodi nostrae moni- tioni non paruerit cum affectu, cum crescente contumacia crescere debeat et poena ; Tolumus quod per totam illam parrochiam , in qua pro tempore ha- bitaverit seu manserit hujusmodi habitationis seu mansionis mora durante, et ad quam eliam cum forsan declinare conligerit^ per totam illam diem quo illac declinaverit, in singulis monasteriis , eccicsiis, capellis etaliis lociseccle- siasticis omnino cesselur a divinis, et quod absit, si hujusmodi interdictum minime curaveril, sed ad ipsum per alios quindecim dies jamdictos quinde- cira dies immédiate sequenles subsecuturum animo suslinerent indurato., ex tune moveatis vice et auctoritate nostris A. B. C. , et alios quoscumque per quos temporale judicium infra dictam civitatcm Leodiensem regilur etguber- natur, ut infra quindecim dies post modum subsecuturum , eumdem Walte- rum perapprehensionem etdetentionem rerum, corporisetbonorum suorum, aliisque modis et mediis plus congruis cogant et compellant ad sanclae matris ecclesiae gremium redire et de praemissis juxta formam enarratam emendam praestare condecenlem, alioquin hujusmodi terminorevoluto, nisi causa ratio- nabilis pro parte hujusmodi judicum coram nobis allegata fuerit cur id fieri non debeat, civitas sive locus in quo sit seu quo judices hujusmodi constituti fuerint, ecclesiastico supponi volumus et lenore praesentium supponimus interdicto. Diem vero et modum et formam executionis praesentium fideliter et liquide rescribatis, et rescribat quilibet vestrum qui nostras praesentes lit- teras seu nostrum praesens mandatum fuerit executus, taliter io iis vos ha- bentes , ut a nobis de negligenlia reprehendi non valeatis. archives de la province de Liège , registre de l'ancienne ca- thédrale de S'- Lambert , intitulé : »au it LETTass, 1465 -1407. ANALECTA LEODIENSIA 389 XVIII. CONDAMNATIOTS DE VVATHIER DATIN ET DE SES COMPLICES (2 AVRIL 1433) Copte fait par nous, le Maieur et lez Eschevins de Liège, extrait hors de papire as hannissemens de crys criminel. Lan Xllll^ et XXXIII, le second jour d'april , furent crieis, bannis et commandeis de part monsaingnour de Liège, si que de sa haulleur et sei- gnorie , foure des pais de 1 evesqueit de Liège et contés de Looz , à tousjours Wielheame Datin , Gérair de Goreux , Johan de Harche , Walhier Datin , le jovène Johan de Hesbainne, Anthoine des Béghines, Andrieu de Lairc- dieux, le jovène Burdine, Piron Borghet, Henry Breck, Henroteal Beal , Gobair Gile, le Proisdhome, Giles Saillet, Colar de Meffe, Molin de Saint- Magrielte, AVinant le Carpentiers , Lowy Fraisen , Colair Garin , Cobrot Fraysen, Homblet Godair , Baldewin Bonsair, Piron Amoron , Baldewin le Canonne, Gerair Mundoron, Bastin de Molins , Costain de Frères, Wie- lheame de Harche, Benkin Urbain, le jovène Johan Nyvair, Mathonet de Hervé, Wery de Bolssée , Pirair le Blavier, Jaqueminet Mundoron, Johan Costeal, Johan Courcoul , Warnier, fis Gielle de Bierses, Tiry le Mangon, Benar Borghet, Johan de Bruijuilet , le clerc de Monlegnée, Johan Malbehin, petit Johan le pourteur, Johan le forestiers de Froymont, Lambier, le fis Wynant de Wisseleit, Lambier de Tilleur, Gile de Namur ^ Heruwin de Waremme, Johan d'Awilicamps ^, Johan de Tilleulz, Ernaul Malfreaul et Johan, fis Piron Borghet comme sédilteurs, Iraiettez malfaiteurs et par- jurés, pour le raison de ce qu'il est bin et deublement proveit qu'ils ont fait obsattes^, raandet gensdedens etdehoirs la citeit, fait recopeir à plusseius 1 II est appelé Jans un autre texte d'Avant. 2 Idem, D'Alinchampt. Gtele 3 Obsatlea, sédition, émeute , du flamand op- zet ou opstand. 390 ANALECTA LEODIEIVSIA. villes, et fa,t rauluallemenl plusieurs grandes assemblées, et obsalle^ de gens arn,e.s en plusseu-s maison et plaiches sour le marchiet et au.repart et enus a t.es-grand nombre de gens armeis sour le marchiet à LiZ à tout une des pengoeaul ' de! cité , et allèrent de fait pourveu eorir s.t ]el bo.ns .nesLers, en trayant aussi d'arches et d'arbalaistres, pour faire séd^ tion , et trayson en le citeit et avoir yeelle à bas et à leur volenté : et fut là- me.sn.e pubinet, qu'il ne fust nuls ne nulles, que de che jour e^ av n les fes.se confort ne a.de sour et en teil point. Et là-meisme furent tous les d su nommes cne.s bannys à tousjours , four délie franchiese délie cité de Liépe pour les cas^desusdis, pour nous, le maieur et les eschevins de LieVe^en la man.ere desusd.t ^. Uem ensilant lez franebieses dele cité, furenftou" les desus nome.s , leurs femmes et enfans , excepté ciauls qui sont désea.ée e auss. ceauls qu, sont fours de leurs gouverne et membornie, crieis tiba'in fours dele c.té , franchiesce et bainlieu , par maistres conselh et u"v mh" del d-ete Ce, franchiese et bainlieu à tousjours mais sains rapeal, d que loy ne franchiese del clé ne les doient aidier ne valoir comme sédileurs rayttes malfaiteurs de vilain cas, parjures , par le raison de che q J^dtt b ^ etdeubtement prove.t qu'il ont fait obsattes, mandet gens deden's et deho s la eue , fa.t recopen- à plusseur „ illes et fait mutuallement grande, assemblées et obsattes, de gens armées en plusseurs maisons et plaches'en la cit et ve u a Ires-grande nombre de gens armeis sour le marchiet , à Lié™ à tout une des pmgœaulj dele cité, et allèrent de fait corir sus aucuns bo ns me ," del cte, combatans sacbans *, lanehans et .rayaos d'arches et d'arbaS^ après eauls, pour fa.re sédition et trayson en le cité, et avoir yeelle à bas"; a leur volemte.s^Et aussi partant, qu'il ont allet alleocontre des franchises d oy teur, pa.x honeur et proffit deldicte cité, come c.ls que les avoient urei; plusseurs fo.s ' Et avant, que tous ceaulx que les aideront, susluteroit lû procuront (et) feront confort, aide ne assistenche en man.'ère nJl^^ de eë ioL;? 7"' "'"' " """ P""'- ^' •!"' P'"^ «''' 1"' -«ff-oit ou meffe! roient az desusnomme.s ensi albains, comme dicte est, ilh ne mefferat ne niefferont, ne ne seront pour ce de rins attenus. Et que fie et enfans ly! .a:u-:r;n:::.::':^:t::i:rr;! n^riz^-r- . , noncheau de la cite. tiem , apee ung de, pannotuhauU. Les motspour nous , jusqu'à desusdit, a.an- * Idem , par bo une foid. ANALECTA LEODÏENSÏA. 391 denl dedens lier jour, et qui ne soit nuls ne nulles que fâches à leur corps queilque desplaisir, dedans lesdis trois jours durans. Et en tesraongnage des maistres et universiteis desusdis , lesquels crys desusdis furent par Wilheame de Veiroux , sub-maieur , pour le temps en fealté , pour Eustaisse Chabot, sei- gneur de Ommezée , soverain maieur de Liège , là présens aile requesle Fastré Baré Surlet escuuer, Johan de Leuryer, maistres, et plusseurs de conselh, en nom délie cité, mis en le warde de nous les eschevins là-présens, assavoir Coen Hollon, Gulardin Fleron , Rache Waroux pennetier, Bairé et Villeir. Donné par copie , subz les seels Willeame de Veiroux, sub-maieur desusdit, Johan le Polen de Varous, et Henry Coen , noz maistres, pour le temps et con-eschevins de Liège, desqueis usons tous ensembles en teils et serablans cas , sur l'an , moys et jours dessus escrips. Archimt de la province de Liège, registre du grand greffe des écltevins, n" 252, case 13% et registre n" 258, f 300. XIX. COPPIE DELLE LETTRE DEZ ALLYANCES ENTRE LES MESTIERS DELLE CITET ( lO AVRIL 1433). A tous chcaux qui ces présentes lettres, veront et oront, les maistres jureis conssel de la citeit de Liège , et tout lez personnes et université géné- ralement de bons mestiers des fèvres, charliers, cheruwiers, moulniers, bo- lengiers, vingnerons, hulleurs, pexheurs, cuveliers et sclaideur, pourteur, bresseur, drappiers, retondeurs, entailleurs, varenscohiez , viswariers , nea- veurs, soieurs, merniers, cierpentiers , mâchons, covreurs, corduiniez, corbessier, texheurs, cureurs, harengiers et frutiers, manghons, tanneurs, candellons et floxniers , merchiers, orfèvres ^ dele citeit franchise et banlieu 1 Les Toilliers sont aussi mentionnés dans une des copies. 392 ANALECTA LEODIENSIA. !lii de Liège, salut en Dieu. Savoir faisons, que comme piécha pour les priefs et hornb es déplamtes, remonstranches et faime publique, qui soy Een sour et en personne de Watier Datin de Montegnée' à celui temps ,ran m .eur eschevm de L.ége, des grans, énormes et détestables excès, fais et%.. petre,s par led. Wath.er allencontre delle loy , des franchises , pLix , honour et profht deledae cué, lesqueis avoit plusseurs fois jureit, tant en vendant çneu. Johan de Beavire , esleu de Liège et conte de Looz , de bonne mémoire, cornue de plusseurs autres fourfais par ledit Wathier perpétreis envers plus! seurs et grand nombre de singulères personnes, contre droit, loy et les fran- chiesesde celé cite etdont pour de ce savoir la vériteit et drok, raison et equitea volloir mamtenir, et des excès devant dis savoir la dro/te et juste Tente ,1 hn.t este.t par notre très-révérend père en Dieu , hault et oui sant prmche et redoubté signeur, monseigneur de Liège, commis et e'n tlb. aucuns de son noble conssel, et pareillement par nos, la cité, les maistrêl jureis, aucuns de nos borgois et commissaires, lesquelz ensuyant nos fran- chieses et régiment que les esquevins salve et warde par loy , et en présenche de aucuns depute.s, de part les signeurs du vénérable capitle de Liépe faitte enqueste et inquisitions deu comme puissans en tel cas, comme dois des niembres de la cite pourveu que les eschevins de Liège asoient por lors absens dele cité, et fuist par eauls trouveit, que avant et anchoix que feu mondit signeur de Beavire polsisse parvenir, ne de nous la cité avoir le somme de vi- coronnes de Franche , pour nos franchieses à ravoir , il covine que ilh promesisse à donneir à dit Wathier Datin , xxiiijc coronnes de Fran- ches, ens, quilh les apparoit tant par dois lettres patentes , saiellées de jadis monsengneur de Beavire, qui plusseurs fois nous ont esteit en palais epis- copal , monstrez et lyetles comme par les tesmognages et dépositions de nobles, vaillantes et notables personnes, et que après ilz awissent troveit que le prescript Wathier Datin avoit par plusseurs fois, et à plusseurs et prant nombre de gens, pris pour une bannissement, grant nombre d'oir et d'ar- gent , dont selont loy et le paix de sauze, qu'il avoit juret , ilh ne devoit avoir nedemandeir pour une bannissement, que vij soûls de boine monoye Li. gois con.me cely cas à plain nous constat par les cognissance misme, que ledit Wathier en fist par-devant nous, en dit palais, à Liège, et aussi par- devant les eschevins dont le contraire avoit jureit, et ensi awissent enquesteit ANALECTA LEODIENSIA. 393 des autres et plusseurs poins et articles, dont ledit Wathier avoient Iroveil coulpable, tant de lor, argent et joeweauls * qui avoient esté pris et embleis en la maison de damoiselle Jehenne , femme jadis Thiry de Chenaul , jadit eschevin de Liège , dont ledit Wathier devoit bin savoir à parleir et suppor- toit ycels, et che volloir concelleir comme de plusseurs autres excès et énormes fais , dont les enquesles et plaintes sour ce fait continent, lesqueilles sierot trop long à escripre, et dont, pour cause de brifteit, nous en rapportons aus enquesles qui en ont esté faite et que faire s'en polront, en vertu des- queilles déplaintes, inquisitions, enquesles et provanches, il ledis Wathier Dalin fut de part notredit très-redoublé singneur, monsingneur de Liège, crieis et publyez bannis fours de ses pays de Liège et de Loz , à tousjours pour ses démérileiz , et aussi de part nous la cité crieis et publyés albains fours delle cité franchiese et banlieu , à tousjours mais, sens rapeal comme vendeurs de franchiese , ensi qu'il appert es crys sur ce fais , registreit en papire auclenlicque de maislres de la cité, et dont après ledit Wathier, par sa foUie et outiaige , pau amirant les crys sour ce fais , revenisse en icelle cité, dont en obtenant et observant nous franchieses fuisse par nous fours cha- chiés, et pour les pourchaches, pryers et émovalions qui fait avoient esteit par les binvullans et amis dédit Waulhier, il fuist par nous la cilé entirement ordonnet et passcit , que nous tuit li universiteil de la cité franchiese et ban- lieu de Liège , et cascun de nous, par ly jurimmez solempnement sur sains, comme nous fesissimes, que jamais le temps future, contre lesdis crys fais sour le personnez de prénommet Wathier Datin , nous n'yrimraes, procurrimes, neferrimes procureir, ne de ce au Ire syete*, et il soit aussi , que non obstantlez dèplaintes, remoslranchez, famés, enquesles, cognissanche,crys, publications, svetes et seriment, dont chy-devant est fait mention , al esté par ce enorté et pourchaché de dit Wathier , et aussi par le confort, assistenche et alloianche de Wilheame Datin, son cusin , en temps qu'ilh astoit maislre de Liège, et autres leurs compliches, pourchachiel , procuret et fait exhortacion , que li dis Wathier polsist , contre nous sérimens , franchieses et les crys sor ce fais , revenir en le cilé de Liège , en donnant fausemenl à entendre que lidit Wa- thier n'avoit point esté mineis' ne Irayliés par droit, ne par loy, et de fait apperchivant que à leurs faulses et traytles exortacions ilz ne poldroient par- * Joetreau/s, joyaux. de métier. 2 SyeU, syeute, syeulte , résolution des corps ^ Mineis, moné, conduit, Jugé. 50 394 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 395 I !l venir sains sédicion , liaison , oblaites et armeis faire, ilz lousjours perséve- rans en leurs iniqiuteis , et pour nous tous et le cité généralment subpédileit avoir abus , et à leurs volenteis , se parvenir y polsissent, que Dieu notre créa- tour nat point volut consentir, fisent plusseurs armées et obsaltes, crys Âa- haysei sédicion, tant de jour, comme de nuyt, en pourtant une des pen- cheaix del cité et autres, en recopant et faisant recopeir et crier az armes, en plusseurs villes , tant à Montejrnée, à Ans, comme en autres villes, en Hesbaing et ailleurs, aussi de fait ad ce porveyut nous corirent sus comba- tant , stichant , lanchant et trayant d'arches , tant en Vi leal des fèvres comme sour le marchiet à Liège, ensi que principallement et évidemment apparut le nuyt de Roys dierain passeit, à laquel journée se messengneurs Notre- Dame et le glorieulx mai tir saint Lambert, n'y avissent ponveyut, et se tro- veis n'awissames esté porveyus, il apparut que nousastimes fauzement trabais et le cite mize à bas et à volenteit, si que, tout ce que dit est par deseur bin considéret, par grand advis et meure délibéracion , et pour de celi jour en avant remédiir ad che que celles pourchaches, exhorlacions, séditions, trai- son , obsattes , armeez, crys hahays , qui sont lez plus hauls criesmes ennemy et contraires à jusliche des autres , ne soy fâchent, et affin que d'ors en avant nous puissons Tune délies l'autre fraternellement useir nous vyes en uniteit, amour et transquilliteit, et que répuleis ne soions de nuls cas contre droit,' loy et raison , et pour remédyer aile pugniccion et correccions principalle- ment dédit Wathier Datin, de Wielheame Datin, son cusin, et de plussieurs leurs complices, une boine enqueste deu par loy et selon nos fianchieze ail esteit fait par maistre eschevins et jureis , en laquel enqueste ledit Wielheame Datin et autres plussieurs , ses complices notoires , sont troveis séditeurs , Irayttes, malfaiteurs de vilain cas et parjures, comme ceulx qui voloienl faire sédicions et Iraison en le cité , et avoir icelle à bas à leurs volenteis, ensi que de part hault et puissans prinche , notre très-chier et redoublé sinirneur monsingneur de Liège, de maieur et eschevins de Liège, et de la cité ont esté crieis et publyés à Pérou, à Liège, ensi qu'il est contenut es crys 'sour ce fais lesqueils sont dedens cez présentes infichyez et annexeis, nous lez maistres, jureis , consel et boin mestier desseurdit, et pour toute la cité géné- ralment, promettons et avons enconvent ly une de nous envers l'autre , comme loyauls, fideilselcatohcques , sur noire par de paradis, et sour le dampnacions de nous âmes , que nous lennons et à tousjours leni ont pour ferme et es- lauble les enquestes faite sour le personnes de Wathier Datin , les syetes, crys et seriment sour ce par nous fait , comme che tenons yeslre faite , selonc droit, loy et les franchieses délie cité, et aussi considéreir que par les eschevins de Liège at esteit jugiet les enquestes et cris fais sour ledit Wathier, y estle fait par loy et selonc les franchiezes délie cité, ensi qui apparoit es lettres sur ce faites , et saielèez desdits maieurs et eschevinz de Liège , et avant pro- mettons et avons enconvent comme desseur , pour nous , nous hoirs et suc- cesseurs, ly une de nous envers l'autre, et sur le dampnacions de nous âmes , de tenir et tenons pour juste, ferme et eslauble, les enquestes et crys fais sour le devant nomraet Wielheame Datin, et ses complices notoires, comme des aullres crys, à cesle occasion fait ou qu'en poroit fair , touchant ce que dit est, sains porchache ne procureir, ne soffrir porchache, ne procurreir en secreit ou en appert allencontre ; anchois, se li une de nous ensamble ou les aucuns de nous par li aperchevimes ou poymes aperchevoir quelque motion, porchache, pryères, assembleez , qui soy fesissent contre ce que dit est, lan- loisl ce par nous sleyut et parvenut à noire cognissanche , le noncherons as inesliers, ou à conselhe el boins borgois délie cité, nous tous ensembles ne poyimes eslre ou venir, metlerimes remeides et conlreslerimes de fait contre tous ceauls qui ce faire el obtenir voldroienl; et se en ce faisant ly aucuns de nous lesdis maislres et boins mestiersou singuleirs persoines avoyent quelque besongne , pèrilles , dommages ou deuble , nous de présent pour adoncques les prendons en notre saufgarde el proteccions , el les jetterons et osterons de tous pèrilles, dommages, frais el despens là ilh seroient pour cely cas in- cheyus *ou poroient incheoir; el avons ordonneit, slalueil, accordeil, promis el créanleit, el par ces présentes lettres ordinons, statuons, accordons, pro- mettons et crèanlons comme deseur, que s'il advenoit, que Dieu ne vuelhe, que nulle persoine de quelque estât que fuist allaisse, procuraisse , pourchachaisse ne fesisse aleir, pourchachier , ne procurer allencontre de ce que dit est par deseur, que tanloisl che sleyut ^ et par boine enqueste ou aultre provanche, soloncloy ouïes franchieses délie cité , mis à cleir, ycelle persoine, se allenus astoil, devrai incontinent sains rémission rechure paine capilaule , else alleinir ens ne le puel , devrai estre crieis el publyez al Pérou à Liège à lousjours mais albain, et sa femme el enfans. hosleis el priveis de toutes franchieses et ' //icA^yus, lumbés. 2 Steyut , étant établi. li 396 ANALECTA LEODIENSIA. liberteis de ladite cité , et de tous lesdis boins mestiers sains rémission , et aussi qui ne soit nule, qui pour le fait avenut sour lesdits séditeursettrayttes, tant devant et le nuyt des roys, comme des fais qui puys cely avenus sont, soy plainde ne fâche revengement, ne manache, ne queilque entendement ou semblance de ly arevengier, surincheoir en l'indignacion délie cité , et est al- bains à tousjours de ladite cité. Attendu que ce que fait en at esteit, tenons pour notre faitentiremen, en priant et requérant à tous juges, là teilles plaintes poidroient parvenir , et par espéciaul commandant à ceulx qui les status délie cité ont ou aront à jugier , que de celles plaintes ilhs ne se vuellent de rins entremelleir ne jugier en oultre et selon les crys et publications fais sour lez persoines qui sont banis et albains asteit ensi qu'il est contenut à leur noms escrips es crys sour ce fait; yceulx ensi publyez , feront à leur revenu tel séri- ment qui ce après est contenut et deviseit par devant les maistres , échevins jureis et conselhe délie cité : « Vous jurez solempnement sour sains et sur le » dampnacion de voirez ame, que jamais en vôtres vivant ne sereis en lieu » ne consel là ilh doy advenir ne aidier à conselhier, celleir ne sortenir de » l'avenir sédicion et traïson , et en le cité entre les borgois et habitans dycel. » En après vous jurez solempnement sur sains que jamais à Wathier Datin , à » Wielheame Datin, ne à leur complices notoires, derainement publyez par » notre très-revérend père en Dieu, et notre très-redoubté sengneur mon- » sengneur de Liège, de maieur et eschevins de Liège , et des maistres, jurés, » consel et université de la cité , frankise et banlieu , comme séditeurs , trayt » tes, malfaiteurs et parjures, ensi qu'il est contenut es crys sour ce fais, à » ceulx ou à celles qui poirteir faveur ne excuseir le voidroient , ne que jamais » ne fereis aide, consel ne assistence, ne ne procureis ne soffereis à pro- » cureir à votre loyaul pooir de nuyt ne de jour, sans à revenir en la cité ne » pais de Liège et de Looz. En oultre vous jureis comme deseur, que jamais » pour le fait del sédicion et traïson de partie ceaulx Datin , et les complices » advenues , ne pour chose qui vous soit avenut, ne fereis , soflFreis , ne fereis » faire à persoines que à icelle sédicion et trayson de partie lesdits Wathier » et Wilheame et leursdits complices , ait fait contraire grevanche , dom- » maige , ne destourbier, en corps ne en bins , de nuyt ne de jours , en » secreit ne en appert, par vous ne par autruy en nulle manière, ne que ja- » mais ne impétreis ne fereis impétrer congier à pape légaP, ne aultre, délie ' PajM! légai, légat du pape. ANALECTA LEODIENSIA. 397 » faire aller ne venir allencontre de ce présent sériment. » Et tel sériment feront tous ceulx qui sont tenus de voyes . et autrement envers la cité , et aussi tous ceulx qui, par Tenqueste que lez maistres eschevins et jureis doient faire en le banlieu, et autrepart, que seront troveis oir esté aidant et confortans en plussieurs manières et aultrement asdits notoires séditeurs et trayltes , et oultre plus , s'obligeront pardevant les maieur et eschevins de Liège , si hault que sont leur honeur , corps et avoir, que jamais n'yront allencontre de ce que dit est. Et avant ferons nous, et chascuns de nous les boins borgois des boins mestiers , tel sériment que déclareit est chi-de-sour et sans dylay , et aussi tous ceaulx qui en temps future voidront estre borgois de cel cité , à leur novelle instuticion. « Vous jureis solempnement sour » sains, que jamais vous ne sereit en lieu ne à consel où vous doyez aidier à » conselhier, celleir ne sortenir del' avenu , sédicion et traïson en le cité de » Liège, ne que jamais à Wathier Datin, Wielheame Datin , ne à leur com- » plices nottoires, séditeurs, traittes et parjures , ne aussi à ceulx qui aidier, » pourtf-ir faveur, ne excusseir les voidroient , ne que jamais ne fereis aide , » consel , ne assistenche ne ne procureis , ne soffreis à procureir d'eulx , à » revenir en le cité et pays de Liège et de Looz. » Item avons ordonnet , pro- mis et créaoteitet parces présentes ordonnons, promettons et créantons comme deseur, que jamais tous ceaulx qui sont bannis et albains asteit, ou qui les poldront estre solon loy ou lez frankieses del cité et syetes d'icelle , ne porte- ront offiches en nuls de nosdits boins mestiers, ne ne feront syete ne croye; et partant que ce soit ferme chause et estauble , et à tousjours entertenue sans embrisiet, nous les maistres, jureis et conselhe desseurdits, avons fait apen- dre à ces présentes, le grand seel de ladite cité, et nous, les gouverneurs jureis et toutes les persoines et l'université des boins mestiers desseurdits, et cascun de nous mestiers à par li , avons fait apprendre noz propres scels en tesmognage et corroboracion de vérité , qui furent fait et donneis sur l'an milhe 1111« XXXIII , le xv» jour d'april , etc. , etc. Regist. du grand greffe des échevins, PavoillartC. 252. ccue 13*, 398 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 399 XX. CONFIRMATION DE LEMPEREUR SIGISMOND , DONNÉE LE 14 JUILLET 1437, Al' SUJET DE LA SENTENCE RENDUE CONTRE WAUTHIER DATIN ET SES COMPLICES. cent Irenle-sepl, du mois de juillet le quatorzième jour , de noz royaumes d'Hongerie cincquanle et un, de Romauie vingt-septième, de Bohème dix- sept et de nostre empire cinquième. Ainsi subescript : De mandato doinini imperatoris j petrus balde. Bibliot. royale de Bruxelles , n" 14565 ; Ms. de TTachten- donck. Sigismund , par la divine clémence empereur des Romains tousjours au- guste et roy d'Hongerie , Bohème, Dalmatie, Croatie, etc., az honorables burgemaistres , proconsuls et consuls, et à la communaullé de la cité de Liège, à nous et nostre sainct empyr subjectz bien-aymés, grâce et tous biens. Comme nous soit esté faict raport à notre sérénité , et entendu que WaltyrDatin, Wilheame Datin et leurs complices, comme séditieux et infi- dèles avoient machiné de faire quelcque sédition et trahison, avec pernicieuse entreprise en la cité de Liège , machinant trahyr ladite cité avec le destourbe et plaege irrécupérable , ce on n'y eusse préveu , Dieu aidant par lindustrie de vostre circumspection ; et que , à raison de ce , auriont tombés es lyens et peynes de bannissemens hors des territoires de Liège , par vous à eux infligés, comme la sentence sur ce donnée plus amplement contient; et pour ce qu'a- vons entendu lesdits faictules , à raison desdites transgressions maléficques estre incorrus eus aultres peynes ens les privilèges impériales à ladite cité concédée exprimées, et à appliquer à nostre fiscque impériale; et que vray est que de par vous et ladite cité à nous at esté supplié , que de nostre mu- nificence impériale voullussions à icelle concéder et eslargier lesdites peynes; et nous ayant bénigne respect az fidèles et grates obsèques, à nous et sainct empyr par vous démonstreit, et que par cy- après studieusement démons- trerés, de nostre certaine science vous concédons playne puissance, com- mettant, par ceste présente, de nostre auctorité impériale, que vous en nostre nom (les peynes, justice aidante, que lesdis Walhyer et Wilheame et leurs com- plices , à raison desdites transgressions, à nous sont inccorrus) exigerés, lè- verés et rechepvreis , lesquelles peynes vous donnons et eslargissons, à icelles convertir et applicquer à prouffit et utilité de ladite cité etrépublicqued'icelle. En tesmonaige de ce, nous avons faict pendre et mettre nostre scel. Donné à Egre (diocèse de Ratispone) , sur l'an de la nativité Noslre-Seigneur raille quatre XXI. LETTRE DU MÊME EMPEREUR AU SUJET DE LA SENTENCE PRÉCITÉE (14 JUILLET 1437). Sigismund , etc. Az honorables eschevins de la cité de Liège , à nous et nostresainct empyr subjects et bien aymés, grâce avec bien. Comme nous, etc. * Et nous ayant bénigne respect az fidèles et grates obsèques, qu'à nous et sainct empyr, par ladite cité pouidrat démonstrer, et que par cy-après stu- dieusement démonstrerat , lesdites peynes, à nous appartenantes, az hono- rables burgemaistres, proconsuls, consuls de ladite cité, avons donné, que pour icelles convertir à l'utilité de ladite cité de Liège, et pour ce que nous ayant de vostre industrie bonne confidence , vous commectons par ceste pré- sente de nostre auctorité impériale et districtement injoindons et comman- dons que quant à ce serés requis, les peynes ensquelles lesdits Walthyer, Wilheame et leurs complices (comme dit est) , à nous, comme on doit, sont incorrus, cognoissés , décidés et deutement jugés selon les franchises et sta- tus , par les saincls empereurs romains et roys , à ladite cité concédés , et selon le contenu de noz lettres confirmatoires dessus concédées , et que le jugiet et décideit par vous sortist son plain et entier effect. En oultre, voulons que tout ce qu'adviendrat desdites peines , les mesmes ferés en nostre nom ministrer aux prédicts burgemaistres, proconsuls et consuls, et commu- naulté , à convertir et appliquer à l'utilité de ladite cité. Donné à Egre, etc. *. Bibliot. royale de Bruxelles , n» 14365; Ms. de Wachten- donck. ' L'exposé des motifs est le même que dans lesdites peynes. la leUre précédente jusqu'aux mots : et eslargier ^ La fin comme dans la lettre précédente. 400 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 401 xxn. MISE EN GARDE DE LOI DE LA LETTRE CONTENANT L ALLIANCE DES TRENTE-DIUX MÉTIERS, AU SUJET DE LA CONDAMNATION DE VVAUTIER DATIN (17 MAI 1447). A tous cheaulx qui ces présentes lettres veront et oront , le maire et les eskevins de Liège, salut en Dieux permanable et cognissance de vëriteit. Sa- chent tuis que pardevanl nous , comme pardevant chieff hauite court et jus- tice comparurent personeillement, pour faire ce que chi-après s'enssiiet, vailians et hounouraubies Fastreit Bareit Surlet, escuyer , et Thilman Waido- real, maislres pour le présent délie cité de Liège, et auvecques eaux plus- seurs et grand quantiteit des jureis, gouverneurs, consseil et bourgoix délie dicle cilé, lesquelx en nom de ladicte cité apportarent et exhibuarent là- meismes pardevant nous une lettre saine et entière seellée du grant seel et des trengte-deux mestiers délie dicle cité, parmy laquele ces noz présentes sont mfichiez et annexéez, conlennante icelle lettre les allyances, par manière de status, fautes entre les trengte-deux mestiers delledicte cité lochantlesenques- les , jugemens et crys , fais sur les personnes de Wauthier Datin , Willeame Datin et leurs complices, ensi que en icelle lettre est plus adplain contenut , qui fut la-meismes lyetle * et publiié. Si requisent amiaublement lesdis maistres, jureis, consseil, gouverneurs et bourgoix, en nom de ladicte cilé généralement, a Henry Délie Chachie de GenefiFe , souvrain mayeur de Liège, que parmy leurs drois payans , lesdictes lettres , allyances, et tout ce que en icelles est con- tenut , volsist mettre en nostre narde, et ledit mayeur, à la requesle desdis maistres jureis, gouverneurs, consseil délie dicte cité, favoraublement condes- kendant, mist lesdictes lettres, allyances, et tout ce que en icelles est contenut, en le warde et perpétuele mémore de nous les esquevins de Liège, qui ad ce faire fumes prèsens , et en payont leurs drois. El sauvons et wardons que ledit mayeur, ad le requeste desdis maistres, jureis , gouverneurs , consseil et bour- gois mis en nostre warde, demourant le hauteur et seignourie spirituelle et temporelle monseigneur de Liège, les privilèges et liberté des églises, loys, * LytUe, /er/a, Ine. paix faites, status, franchieses et liberteis en leurs force et vertu. Et partant que ce soit ferme chose et estauble^ si avons-nous , le maire et les esquevins des- seuredis , fait appendre à ces présentes lettres nos propres seelx , en signe de vériteit, sur l'an de grâce mille quatre cens et quarante-sept , du mois de may le diiesseptiesme jour. Archives de la province de Liège, registre du grand greffe des échevins , n» 250 , case 13'. XXIII. GOPIACONSERVATORIAEANIGOLAO V PAPA, QUARTO IDUS OCTOBRIS 1451, CONCESSAE ABBATI S. LAURENTII LEODIENSIS ET DECANIS ECCLESIARUM SS. APOSTOLORUM GOLONIENSIS ET 8. JOANNIS TRAJECTENSIS. Nicolaus episcopus , servus servorum Dei , dilectis filiis abbâti monasterii Sancti Laurentii extra muros Leodiensis , et sanctorum aposlolorum Colo- niensis ac Sancti Johannis Trajectensis ecclesiarum decanis, salutem etaposto- licam benedictionem. Quia refrigescente caritate multorum adeo iniquitas abundavit, utquorumdamsuccensa velut ignis impietas contra ecclesias et per- sonas ecclesiasticas lanto validius inflammentur, quanto rariores qui eas tu- eantur contra pravorum incursus invenit objectores, nos, quibus ex debito pastoralis officii , ipsarum ecclesiarum et personarum sollicitudo curaque in- cumbit, ibi fortius insurgere cogimur, ubi impiorum iniquitas magis et pe- ricùlosius exardescit. Sane dilectorum filiorum decanorum et capitulorum singulorumquecanonicorum et personarum collegialarum civitatis et dioecesis Leodiensis ecclesiarum conquestione percepimus , quod nonnulli archiepis- copi , episcopi aliique ecclesiarum praelati et clerici ac ecclesiasticae personae, tara religiosae quam seculares , necnon duces ^ marchiones , comités , baro- nes, nobiles, milites et laici, communia civitatum, universitates oppidorum , castrorum , villarum et aliorum locorum ac aliae singulares personae civitatis et dioecesis partiumque diversarum contra laudabiles consuetudines a tem- pore , cujus contrarii memoria non existit , inviolabiliter observatas , necnon privilégia, indulta, exemptiones , liberlates, immunitates et francisias ipsis de- 51 402 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 403 m canis, capiUiIis, canonicis, personis et ecclesiis in génère vel in specie eliam a sede aposlolica concessa venienles , ipsos et diclarum ecclesiarum supposita communiler et divisim eo fortins et gravius repiignare praesumunt, ac ma- jores injurias, moleslias et jacturas eis inferre conantur, quo perilla sunl do- nati majori libertate. Quare pro parte eoruradem decanorura , capilulorum, canonicorum, personarum et suppositorum , nobis fuit humilitor supplica- tum , ut cum eis valde reddatur difficile pro singulis querelis ad praefatam sedem habere recursum, providere ipsis super hoc paterna diiigentia curare- mus. Nos igitur adversus praesumptores , inolestatores et injurialores hujus- modi illo volentes eisdem decanis, capitulis, canonicis, personis et suppositis remedio subvenire, per quod ipsorum compescalur tenierilas , et aliis adilus committendi similia praecludatur, discretioni vestrae per apostolica scripta mandamus, quatenus vos vel duo aut unus vestrum per vos vel alium , seu alios etiam si siut eïtra loca in quibus deputati estis conservalores et judices praefalis decanis , capitulis , canonicis, personis et praesupposilis communiler vel divisim efficacis defensionis praesidio assislentes non permiltalis eos vel eorura aliquem contra consueludines et francisias, ac privilegiorum, indullo- rum, exemplionum, libertatumet immunilalura hujusmodi formas et tenore» a praediclis vel quibusvis aliis indebite moleslari, vel eis gravamina vel injurias irrogari facturi diclis decanis, capitulis, canonicis, personis et suppositis cum ab eis vel procuratoribus suis aut eorum aliquo desuper fueritis requisili , de quibusiibet molestiis , gravaminibus atque injuriis praesenlibus et futuris^ in illis videlicet, quae judicialem requirunt indaginem, summarie de piano sine strepilu et figura judicii ; in aliis vero prout qualilas eorum exegerit, juslitiae complementum praesumptores, raolestatores, et injuriatores hujusmodi necnon contradictores quoslibet et rebelles, cujuscumque dignitatis, slatus, gradus, ordinis, conditionis vel nobililalis fuerint, quandocumque , quotiescumque expédient, auctoritale apostolica per censuram ecclesiasticam et alia oportuna juris remédia, appellatione poslposila , compescendo, invocato ad hoc si opus fueritauxilio brachii secularis, non obslanle conslitulione felicis recoi-dationis Bonifacii papae octavi praedecessoris nostri, in qua cavetur, ne aliquis extra suam civitatem et dioecesim , nisi in certis exceptis casibus et in illis ultra unam diaetam a fine dioecesis suae evocetur, seu ne judices et conservalores a sede praedicta deputati extra civitatem el dioecesim, in quibus depulati fuerint contra quoscumque procedere sive alii vel aliis vices suas committere aut ah- quos ultra unam diaetam a fine dioecesis eorumdem trahere praesumant, dummodo ultra duas diaetas aliquis auctoritate praesentium non trahatur , seu quam de illis, quam de manifestis injuriis et violentiis ac aliis quae judi- cialem requirunt indaginem , pejus in eos, si secus egerint , et in id procurantes adjectis conservalores se nullalenus inlromiUant , quam aliis quibuscumque constitutionibus a romanis pontificibus, tam de judicibus delegatis etconser- valoribus quam personis ultra certum numerum ad judicium non vocandis aut aliis editis, quae vestrae possent in hac parte jurisdictioni aut potestati ejusque libero exercitio quoraodolibet obviare, seu si aliquibus communiter et divisim a dicta sit sede indullum, quod inlerdici, suspendi vel excommu- nicari aut extra vel ultra certa loca ad judicium evocari non possint per litleras apostolicas non facientes plenam et expressam ac de verbo ad verbum de in- dulto hujusmodi. ac eorum personis, locis, ordinibus et nominibus propriis mentionem el qualibet alia diclae sedis indulgenlia generali vel speciali cujus- cumque lenoris existai, per quam praesenlibus non expressam vel totaliler non inserlam veslrae jurisdictioni explicatio in hac parte valeat quomodolibel impediri , el de qua cujusque loto lenore habenda sit in nostris litteris mentio specialis. Caelerum si per summariam informationem super bis per vos reci- piendam vobis constiterit, quod praesumptorum molestalorum , injuriatorum , contradictorum el rebellium atque aliorum de quibus expédient praesentia pro monitionibus et citationibus de ipsis faciendis secure vel commode haberi nequeal , nos vobis moniliones el citationes quaslibel per edicla publica locis affigenda publicis et vicinis, de quibus sit verisi m ilis conjectura, quod ad ipso- rum praesumptorum molestatorum, injuriatorum, contradictorum, rebellium et aliorum praediclorum nolitiam pervenire valeant faciendam plenam et libe- ram concedimus lenore praesentium facultatem, ac volumus el auctoritate prae- fata decrevimus, quod moniliones et citationes hujusmodi perinde ardent ipsos monitos et citalos , ac si eis intimale et insinuate personaliter et praesenlialiter légitime exslitissent. Et insuper volumus, et dicta auctoritale decrevimus, quod quilibet vestrum prosequi valeant arliculum etiam per alium inchoa- tum, quamvis idem inchoans nullo fuerit impedimento canonico praepeditus, quodque adala praesentium sit vobis el unicuique vestrum , in praemissis om- nibus et eorum singulis coeptis et non coeptis praesenlibus et futuris, perpe- luata potestas et jurisdictio attribula, ut eo vigore eaque firmitate possilis in praemissis omnibus coeptis et non coeptis praesenlibus et futuris , et pro prae- l'i 404 ANALECTA LEODIE?JSIA. i des procedere, ac si praedicta omnia el singula coram vobis coep.a fuissent et junsd.c..o vestra e, cujusiibet ves.rurn in p.aedic.is omnibus et Z2 zzrz: ™°'""' ""r ""■'•='""'' ''=«"™- -''^'-' --'''"'"- obsuôl '^ «''"''^-•^«"'■•'bus et qualibel alia in conlrarium ed.ta non ob a„,e, p,.aesent.bus perpétue duraluris. Da.un, Ro^ae, apud Sanctum auTel' „ ""^""''"""; ^""'"'-^ ™i"e*i™o quadringentesimo quin- quagesnnopnmo, quarto .dus oclobris, pontificatus nostri anno quinto Ms. de la bibl. royale, no 10898— 1095i. XXIV. EiUSDEM NICOLA, V BULLA REFORMATION.S ECCLESIARU. SECUNDAKU.UM , 14 EAL. .OTE.B. i^Ol DATA AD ABBATEM MO^ASTERI, S. LAURENT,! LEODIENSIS ET DECANOS ECCLESIARU. SS. APOSTOLORUM COLONIENSIS ET S. JOHANNIS TRAJECTENSIS. N,co aus episcopus, servus serrorum Dei, dilectis filiis abbati monasterii nient T'" "T. ""'"' ^eodiensis, et sanctorum aposlolorum Colc n,en ,s ac Sancti Johannis Trajeclensis ecclesiarum decanis, salutem el apos o,.ea. benedictiooe..- . Nicolaus episcopus, servus serv^ru. DeT, ad perpetuam re, memonam in apostolicae dignilatis spécula licel immeriti disponente Dom.no constituti, ad uni versos nostrae ..gilantiae creditos t L: quam un.versalis dommus et gregis pastor commissae nobis speculationis aciem, quantum nobis exaltopermittitur, extendentes, manus opéra rias liben- ter appommus , ut inter fidèles quoslibet, praesertim sub quavis jurisdictione ecclesiastica degentes, ila dirigatur justitia et illius .igeat cultus quod abu! sibus repressis et moribus reprobis extirpa.is mores plantentur et succrescant boni, ac yirtuosae actionis praemium boni sentiant, malique pro démentis condignepumantur; illaque rursus apostolici rauniminis ampliori adminiculo commumvimus quae praemissorum consideratione percepimus consultius processisse. Sane pro parte dilectorum filiorum , decanorum et capitulorum secundanarum ecclesiarum Leodiensium nobis nuper exhibita petL conti- nebat, quod dudum venerabilis frater ooster Johannes , episcopuVLeodiensis ANALECTA LEODIENSIA. 405 et dilectorum filiorum majoris Leodiensis , cui eliam tune praeerat , ecclesiae praeposili singulorumque archidiaconorum et capiluli officiatis in sua Leo- diensi seu quavis eorumdem filiorum curia, forisque deputatis bene agendi et non inquielandi nec gravandi ejus subditos normara remediumque dare et adhibere volens, nounulla per bonae meraoriae Adulphum episcopum Leo- diensem praedecessorem suum, tempore quo ipse dictae dinoscitur ecclesiae praefuisse, contra abusus officiatorum hujusraodi et excessus, édita necnon synodalia statuta , innovando et confirmando quamplura alia staluta consi- deratione majoris et aliorum capitulorum hujusmodi alque cleri ciyitatis et dioecesis Leodiensis , de consilio etiam et consensu majoris capituli hujus- modi provide edidit, in eisque voluit, statuit et ordinavit, quod licentia testandi. alicui beneficiato seu presbylero ab episcopo concessa, percessum vel decessum ejusdem episcopi expirare non deberet, et quod de bonis rao- bilibus beneficiati sive presbyleri absque tali licentia seu ab intestato defuncti inventarium confici , illaque solutis exequiis atque debilis suae dispositioni cedere deberent, ac deductis oneribus realibus beneficiorum , vicesimus denarius valoris ipsorum beneficiorum pro absentia atque ratione beneficii , si cura cura unum sculum vêtus, si vero sine cura foret, quatuor grossi veteres, et non ullra pro placet reciperentur, el semel tantum de valore bene- ficii doceri deberet , nihilque abusive pro placet et absentia ac tantum duo grossi antiqui pro suis registrationibus reciperentur. Quodque unicuique cano- nico alicujus dictarum secundariarum ecclesiarum absentiam ratione benefi- ciorum suorum aliorum pro tempore petenti, el vicesimum, de quo praefertur, denarium annis singulis anle feslum Sancli Lamberli offerenli absentia con- cedi deberet, et quod fruclus beneficiorum, in quibus redores résidèrent, non sub ficto colore absentiae nec eliara illorum beneficiorum , a quibus rec- tores essent absentes, dummodo beneficiis ipsis in divinis laudabiliter sic deserviretur aliquatenus arrestarentur. Alioquin si secus allentari ac ad excommunicationem, suspensionem vel interdictum contra reclorem aliquem procedi conlingeret, arreslum tolleretur, et reclori absolulio impenderetur, sibique super his litterae darentur ubique gratis necnon expensae , in quibus forte propter arreslum seu processum hujusmodi collector vel procurator condemnalus foret, statim per illum solvi seudeponi in judicio deberent; col- lector quoque fructuum beneficiorum, quorum redores sine licentia absentes forent, antequam ad exercendum collectoriae officium in judicio vel extra i • iiiii 406 ANALECTA LEODÏENSIA. Il admitteretur, juraret quod fructus aliorun, beneficioru™, quorum redores nT;t:;arrt::^''''' ""h '•""^" »"---"- -torurarrruH uuu procuraret, et quod ipsis absenlium rpotomm u^^^tx • • i • . HaK;i;i«.. j_ • • f ^""um leciorum benehciis m divinis au- dabililer deserviri facere eonimaue onera #»».ar« .« i / !1„ "y""^"''**"^ fiscaLumque exa.ninatione et instilutione procralori, ic sen e„t.ar.oru.„ artieulatoru™ , copia.orum, no.ariorum ac fi' aZ e no. b n Zllt'""' f '" "' ^•'"""^"' - "-'""'- -'-''^- -.,.A . ■ ""C"^"" *" d.versose.ee.useo„tra ..„a™ persooirr. p'^' ei: C^Ïr/eSr excessus salano prout de illo, ut praefertur, ordinatum est, excessuum vero ter contumacam pro ,psa contumacia non ultra valorem sex rrossorum^ur^ nensmm ; s. vero presby.er esset , duodecim grossorum summam excoTmur ealus vero per annum et arapliu, judicis arbitrio plecte,.„tu™ quZuTo™ ve absolut.o„.s, pro .n.erlocu.ione autem duo grossi et non ultra rrcCren- tur; et quod non essent nisi quindecim procuratores curiae in curiaLeo d.eos. et tantum unus procurator in qualibet curia praeposit l arc iditcl norum praed.ctorum ; ac quod nullus eorum esset sigillifer vel noLZ r deservitor pro l.cent.a deserv.endi benefieio nihil solvere debere et oL nullus super excessibus ad Leodiensem vel alicuius archi^r • ^ • retur, nisi articuli excessuum cum citatione m Znlur ^ . """"" """ hujusmodi citatus instrui posset, super ut^ ^i rnlirt quod non caperetur vel incarcera,-etur aliquis citatus ad civitatem Tl^i' sem jur. stare seque defendere volens, nisi crimine conflû veHn iiolZ" prehensusseu coavictus de eo e.,et ; oec beneficiatus aliq^^I^nlrs:; ANALECTA LEODÏENSIA. 407 residens pro quocumque crimine caperentur, de quo convictiis non forel, neque ipsius beneficii fructus arrestarentur ; quodque executores lilterarum monitorialium sub sigillis bis executiones illarum ac inodum et formam dicmque et horam executionum bujusmodi una cum personarum designatione speciali rescribere tenerenlur. Et ne pro resig^aationibus beneficiorum admit- tendis ac institutionibus seu admissionibus aliquid reciperetur , sed pro trium proclamationum sex, institutionum vero seu admissionum litteris duodecim grossi cum uno grosso pro audientia recipi possent, quodque in visitationibus, quas archidiaconi per se vel suos facerent, visitatores taliter se haberent, quod nihil contra canonicas sanctiones sive synodales constitutiones aliquatenus facerent aut fieri permitterent, sed quae sibi licita forent, bis duntaxat contenti essent, nihil penitus curialitatis seu procurationis nomine a provisoribus mensae Sancti Spiritus aut fabricae, altaristis, appendentiis non separatis seu filiabus ecclesiarum capellis, hospitali busqué recipiendo ; nec reus aliquis super excessu in causam tractus componere volens ad jurandum corapelli debe- l'et, neque ex ratione alicujus juramenti per eum non praestiti aliquid exigi ab eo, quodque litterae statutorum nuncupatae per practicos expertos dictarum et signeto ofFicialilatis signari deberent. Nec occasione lilis super benefieio per biennium pacifiée possesso movendae, illius fructus subtrahi vel arrestari deberent, neque ejus reclori absentia denegari ; et quod in singulis aliis a Bil- sensi, Tongrensi, Trajectensi et Sancti-Trudonensi conciliis non esset nisi unus offîcialis foraneus et unus archidiaconus foraneus. Quodque super ma- trimoniis seu sponsalibus contractis nulli concordiam aliquam facere vel trac- lare seu fieri procurare aut concordiis talibus interesse praesumerent, sed sententia desuper judicis competentis expectaretur; nec aliquis liligantem habentem procuratorem litium citari facere praesumerent ad aliquem actum , neque absque expressa commissione judicis notarius aliquis responsiones ad positiones faciendas sive testes perducendos extra curiam Leodiensem audiret, reciperet vel examinaret, et quod absque evidenti necessitate alicui presbytero deservitura duarum parochialium ecclesiarum non condependentium non committeretur, habentes autem plura bénéficia et illis simul deservientes prop- terea non vexarentur, nec quidquam exigeretur vel reciperetur ab eisdem , dummodo satisfacere possent et cum effectu satisfacerent beneficiorum oneri eorumdem ; quodque placet concessum curato residenti pro coadjutore atque absent! pro deservitore post eorum obitum esse duraturum usque ad festum I . 408 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 409 Sancli Johannis Baplistae ex lune immédiate sequens, nullique reclori alicujus beneficii seii altaris licenliam petenli fruclus beneficii vel allaris hujusraodi in augmentum convertendi licentia ipsa denegaretur; et quod placel gratis con- cederetiir deservitoii rectori , quodque propter executiones mandatorum io beneficio residere non audenti abessendi licentia daretur gratis , et ne quis in eadem curia simul et serael judex elsigillifer sive vicarius et componens aut eorum aliquis conjugatus esset, neque decani rurales chrislianitatum nuncupati sub colore visitalionis ficto vel illius remissionis de quarlis capellis per ipsos non personaliter visitalis, aliquas pecunias annuas recipere, sed de visilalis per eos capellis tantum quarta parle illius, quod archidiaconis pro visilalione in- fegrae ecclesiae debetur pro ipsorum capellarum yisitalione , el eadem eliam parte pro caïhedralico el obsonio, necnon octava parte eorumdem frucluum pro placet et absentia ac proclamationibus et admissionibus ralione capella- rum earumdem contentari deberent, el eorum quilibet in suo concilio salvis privilegiis apostolicis et aliis conditionibus lune adjectis personaliter residere. Et ne sigillifer Leodiensis pro deliberatione chrismatis vel olei sacri sive infir- raorum, neque pro illoruni ministratione, decani rurales praefali quidquara reciperent vel etiam exigèrent, praeler el contra synodalia sUtuta:, oec etiam eorum deliberalio alicui decano denegaretur propter deportationem vel exe- culionem ecclesiaslicorum mandatorum ; et ne archidiaconi et decani chrislia- nitatum causarum coram eis inlenlarum decisionem el diflfinitivam senten- tiam nec officialis Leodiensis per appellationem ad eum devolutas neque ultra semel simplicis querelae coram se intentatas causas aliquas commiltere prae- sumerent, nec eliam pro praesentatione ad aliquem sacrum ordinem sive illius lilteris ultra sex grossi reciperenlur ^ quodque curatus rescribens decano sive vicedecano , prout moris est , deberet semel in anno duntaxal et non amplius rescribere beneficiorum in parochiam suam consislentium. suorumque rec- torum et eliam deservitorum el excommunicalorum per annum et amplius nomina et cognomina, una cum valore annuo beneficiorum eorumdem, nec deberet ex officio lalis sic rescribens cilari super ulteriori rescriptione ; el quod nullus presbyler super iucontinenliis cilaretur, nisi mulier nominala in cilario, cum qua diceretur inconlinens, esset primo ad synodum provocata; plerisque aliis variis et di versis, eliam tune adjectis quae omnia el singula idem Johannem episcopus etiam voluit et sub certis poenis mandavil inviolabiliter observari, prout in lilteris super his confeclis, et per ipsum Johannem épis- copum anno a nativilate Domini millesimo quadringentesimo quadragesimo sexto die quarta Junii concessisse , suoque et majoris capiluli hujusmodi sigilli signalis, dinoscilur plenius contineri. Quare pro parte ipsorum decanorum et capitulorum secundariarum ecclesiarum fuit nobis humiliter supplicalum , ut praefalis statutis el aliis in diclis lilteris contentis pro eorum subsislenlia fir- miori robur aposlolicae confirmalionis adjicere de benignitate apostolica dig- naremur. Nos igitur hujusmodi supplicationibus inclinali statula praedicla et alia in praediclis lilteris contenta rata et grala habenles, illa ex certa scienlia auctoritate aposlolica confirmamus et approbamus ac praesentis scripli patro- cinio communimus, supplentes omnes defeclus si qui inlervenerinl in eisdem , non obstanlibus constitutionibus et ordinationibus apostolicis caelerisque conlrariis quibuscumque. Nulli ergo omnino hominum liceal banc paginam noslrae confirmalionis , approbalionis el communilionis infringere vel ei ausu lemerario contraire, si quis vero hoc atlentare praesurapseril, indignationem omnipolenlis Dei et bealorum Pétri el Pauli aposlolorum ejus senoveril incur- surum. Dalum Romae apud sanctum Petrum anno incarnalionis dominicae millesimo quadringentesimo quinquagesimo primo , quarto decimo kalendas novembris, ponlificalus nostri anno quinlo. » Cupienles igitur ut volivus dictarum lillerarum succédai evenlus, et ut litterae praediclae irrefragabililer obser ventur, discrelioni veslrae per apostolica scripla mandamus, qualenus vos vel duo aut unus veslrum, per vos vel alium seu alios, dictas noslras lilteras ac omnia el singula in ipsis hlleris contenta, ubi el quando expedire viderilis ac quolies pro parle decanorum et capitulorum praefatarum ecclesiarum desuper requisiti fuerilis , eadem apostolica auctori- late solemniler publicanles, execulioni debilae demandantes, ac decanis et capitulis earumdem ecclesiarum super his oporlune ac efficacis defensionis auxilio assislenles, non permitlatis, ipsos autquemlibel eorum a quoquam , cu- juscumque eliam archiepiscopalis , episcopalis dignitalis, status, gradus , ordinis vel conditionis fueril, contra ipsarum effeclum lillerarum quovis quaesilo co- lore aliquatenus inlercipi vel impediri , aut decanos el capitula ecclesiarum hujusmodi vel illorum aliquem contra dictarum lillerarum conlinenliam el lenorem sive formam quomodolibet vexari, impediri vel moleslari, conlradic- lores quoslibet et rebelles per censuram ecclesiaslicam et quaevis alia oppor- tuna juris remédia , appellalione postposita, compescendo, invocato ad hoc si opus fueril auxilio brachii secularis, non obstanlibus tam fehcis recordationis 52 410 ANALECTA LEODIEiNSIA. Bon.fac.. papac octavi praedccessori. noslri, quibus cave.ur no quis extra i"tTedic,""T """ "' ^"'""'"' '^^'"^^'"■•' -" "« J-J-cs a sede dépu- tai. p.aed.cla eUra c.v.Utem et dioecesim , in quibus depu.a.i fueriut contra lus contr ' ii, T '" " «''""''" ' l"^" "'"» apostolicis constitutio: n.bus contrarnsquibuscumque, aut si aliquibus comniuniter >el divisim a sede >el ultra d.cla loca ad jud.c.un, evocari non possint per litteras aposlolicas non facentes plenam et expressam ac de verbo ad verbum de induZ huiu ' kln r H"adr.ngentesi„.o quinquagesimo primo, quarto decimo kal. novembr.8,pontificatusnostriaunoquinto MS. de la bibt. royale , n° 10034. XXV. m EXHIBITIO CO«M,SS,0.,S OOMICELU L.OOV.C, OE «AHK. . S.PEK PKAEPOSIT.aA OE B.L.O.E (8 «ARTii 1455). Anoo a nalmrate Domini millesimo quadrinçentesimo quinquapesimo qumto die sabbat, octava mensis Marlii, hora capitulari de mane raleT bus ,n loco capaulari rétro chorum ecclesiae Leodiensis, do Jno A Le 11" Hamaba dommode Trassigny, etc., Wilbelmode Waroux, seniore, Fa^rdo Bare Surlet Jobanne dicto le Rute de Boveria, Tbeoderico de Baston a s b^o Leodiens. Ae,.dio de Métis, Tbielmanno dicto Waldoreal, oL Xis^^ iTJmZ^^ ^-porabde Vanix, ma.istro Alexandro de Lobiervilbe do- ïi£r Î^^^^ ''^'-'^ ' ^^™'°"^ ^^™P«-'- de Novocastro, de Jobann '' ^.^^y™^"^' ''"^«-«^ commissioois suae sibi factae per dominum Jobanoem , De, gratia episcopum Leodiensem , duce^n BuUoniensem '1^0"" ANALECTA LEODIENSIA. 411 lem Lossensem , super praeposilura et receploria ducatus de BuIIone, coram praediclis dominis meis decano et capitulo exbibuit per Wilhelmum de Bel- froid , qui \erbum tubt. Quibus per me lectis , idem Domicellus Ludovicus , altento quod praetactae lilterae menlionem faciunt dequitantia debilorum. in quibus forte dictus dominus noster Leodiensis , aut quicumque alius ex qua- cumque causa bonae memoriae domicello quondam Everardo de Marka , suo patri teneri poterat , idcirco btleram quiltantiae bujusmodi suo proprio si- gillo siçillatam, ibidem simililer exbibuit et produxit. Quibus similiter per me lectis , idem domicellus Ludovicus petivit se per dictos dominos meos ad praestationem juramenti soliti recipiet admitti ; paratus enira erat illud praes- tare. Unde iidem domini mei volentes super praemissis deliberare, commonue- runl praedictum domicellum Ludovicum, et alios secum exislentes, praetactum capitularem locum exire. Ipso igitur posl longum morae intervallum ad praetactum capitularem locum revocato, praedicti domini mei, per organum vivae vocisvenerabilis viri magistri Jobannis de Stembeir, canonici et scolastici Leodiensis . praedicto domicello Ludovico responderunl in baec verba : « DomicelleLudoTice, praedecessores vestri praepositi deBullone, certas cau- tiones, obligationes et securitates coram nobis praesliterunt , de quibus de praesenli non sunt bene memores. Et ob boc domini mei informabunt se de illis, et diecrastina post processionem vobis respondebunt. » Deinde adveniente die crastina dominica, scilicet nona supradicti mensis Martii , atque errum praedictis dominis decano et capitulo in eorum capitulari loco praescripto praesentibus testibus superius nominatis , necnon Hugone de Seranio de Huy , Surlet et Baldewino de Hollonia, scutiferis, comparuit praedictus do- micellus Ludovicus, petens se ad praestationem supradicti soliti juramenti aidmitti, paratus enim esset , et paralum se obtulit illud praestare, ac cautionem , securitatem, promissionesetobligaliones facere taies, sicutisui praedecessores et praecessores praepositi de Bullone in eorum admissionibus praesliterunt. Et lecto ibidem per me tenore et forma praetacti juramenti per me in gallico translati de latino et pro illo firmius observando , dictus domicellus Ludovicus promisit per fidem suam loco juramenti in manu mei notarii pu- blici infrascripli corporaliter praestitam , necnon sub omnium bonorum suo- rum obligalione, se praetactum juramentum firmiler et plenarie servaturum, ac praedictum castrum «déliter custodire et reddere exigente casu juxta for- mam juramenti praetacti. Et insuper ad preces et instantiam praedicti do- 412 ANALECTA LEODIENSIA. micelli Ludovici , Wilhelmiis de Waroux, Faslrardiis Bare Surlet, Johannes le Rute et Theodericus de Bastonia, ibidem praesentes , obligarunt sese tain conjunctim quam divisim ac omnia bona sua , quod praedictus domicellus Liidoviciis praelactum juramenlum necnon promissionem et obligalionem suas praelaclas realiler et débite observabit , tenebit et adimplebit , et mi- nislrarunt omnes et eorum sinçuli omnibus exceptionibus. etc. , ut in forma meliori. Ouibus factis, praedictus domicellus Ludovicus personaliter legit et praeslilit juramentum praelactum , solemniter lactis per eum manualiler sacrosanclis evangeliis ac imagine Dei crucifixi. Quo praestito per eum, Johannes de Vaulx, dominus temporalis de Vaulx, ibidem praesens, qui, prout dictus domicellus Ludovicus dixit , erit et est per eum deputatus suus castel- lanus et locumtenens, simile praestitit juramentum, et oblig^avit similiter propterea se ipsum et omnia sua bona. Super quibus omnibus praenarratis supradictus dominus scolasticus, nomine praedictôrum eorum decani et capi- tuli, petiit instrumentum , et similiter Wilhelmus , Faslrardus, Johannes le Rute et Theodoricus de Bastonia, supradicti, petiverunt similiter instrumen- tum. — Nota. Supradicta littera quittautiae remansit mihi copianda in hbro cartarum et reponenda in archiviâ. j^rchives de la province de Liège , regittre de l'ancienne cathédrale de St- Lambert , n- lOU etl 10. XXVI. PROTESTATIO DOMINORVM DECANI ET CAPITULI LEODIENSIUI , DIE 31 M Ail 1436 FACTA. Anno quinquagesimo sexto, die lunae ultima mensis maii, hora capitulari de mane, praesentibus in loco capitulari relro chorum ecclesiae Leodicnsis domi- nis WilhelmoSchevarts, et Thielmanno de Clerx, claustrariis , et Wilhelmode Belfroid , testibus constitutis coram dominis meis decano et capitulo in eorum capitulari loco praetacto Eustachio Chaboth villico, Johanne de Cornu, Ge- rardo de Seranio le Paintier, Johanne de Fallois * , scabiois * Locusetiatn vacaus in M$. ANALECTA LEODIENSIA. 413 Leodiensibus, et Johanne le Pollen, eorum secretario, praenominati domini decanus et capitulum per organum vivae vocis Johannis Faber , praelocutoris eorum consiliarii, exponi fecerunt et exposueruntdictis scabinis in haec verba : « Vous nous aveis demandeit si le loy doit estre overte , ou si vous deveis » faire loy , attendu que nous estons présentement sans signeur , nous avons » sur ce quérut dedens noz chartes et registres , mais riens n'en avons troveit ; » et pour tant vous poreis savoir ce que vous en saveis et wardeis , fachiés » solonc ce si à point et si bien que ons ne vous en sache que dire , et que » n'ayés nul reproche, car nous ne volons avoir ne porleir nul charge. Et de » ce faisons protestation et en demandons instrument. » Archives de la province de Liège, registre de l'ancienne ca- thédrale de Si-Lambert , n" 1 09 ef 1 1 0 ^ /b/. 32 verso . XXVII. REGEPTIO ET JkDMISSIO DOHINI LUDOVICI DE BOURBONIO , ELEGTI LEODIENSIS , FACTA DIE â6jUNIll456^ Anno a nativitate Domini millesimo quadringentesimo quinquagesimo sexto, die sabbati xxvi*" mensis junii, hora primarum vel circiter, praesentibus in loco capitulari rétro chorum ecclesiae Leodiensis situato, reverendo paire et vene- rabilibus viris domino Johanne, episcopo Atrebatensi, domino Johanne d'En- ghien, domino temporali de Castergate, milite, magistro hospitii, magistris Nicolao Clopper , canonico Tornacensi , Ucentiato in decrelis , consiliariis , et magistro Johanne Scoep, secretario domini Philippi ducis Burgundiae, Braban- tiae, etc. Johanne de Gronsselt, legum doctore, Johanne Ricoul, licentiato ' Haec verba in codice adscripta legunlur; — « Nota quod , resignatione episcopatus Leo- • diensis per procuratores domini Johannis de • Heynsbergh olim epiacopi Leodiensis facta , » multa acciderunt de quibus in islo registro seu manuali nullam facio mentioneoi , quia ununi registrum ad hoc specialiter ordinavi , in quo omnia conscripsi ; sed admissio noyi domini subscribitur. » 414 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 415 in jure canonico , dominis Wilhelmo Schevaris et Henrico de Alken Sanc!i Martini , raagisiro Henrico Bye, domino Theoderico de Lana , parvae mensae in dicta eccicsia Leodiensi canonicis. domino Thielmannode Odeur, capellano, et Mathia de Fay, malriciilario in eadem ecclesia, apparitorequc curiae ejusdem capitiili, testibus, coram venerabilibus dominis decano et capitulo ccclesiae Leodiensisin praetacto capitulo et loco capitulariter congreg^atis , personaliter comparens , venerabilis vir maçister Johannes de Lysura , praepositus eccle- siae beatae Mariae ad g;radiis Moguntinensis ., decretorum doctor, et almae universitalis studii Lovaniensis rector, tanqiiam reverendissimi in christo pa- tris et illuslrissimi domini Liidovici de Borbonio electi confirmati Leodiensis procii ra tores , qui de suo hujusniodi procurationis mandato per cerlum pu- blicum procurationis inslrumentum manu propiia signoque et nomine solitis et consuetis egregii viri magistri Pétri de Mera, clerici Cameracensis dioece- sis, publici apostolica et imperiali auctoritatibus notarii ibidem praesentis, subscriplum et si^^natum , quod ego notarius ibidem in meis manibus tune tenebam , edocuit et Fidem fecit. Et eo nomine procuratorio per vivae vocis oraculum praedicti reverendi patris exposuit qualiter satis noviter ecclesia Leodiensis , ex eo quod reverendus in Christo pater dominus Jo^iannes , tune episcopus Leodiensis, omni regimini et adminislratioui dictae ecclesiae Leo- diensis, cui tune praeeral, per certos suos procuratores ad hoc ab eo specia- liter constitutos, in manibus sanctissimi domini nostri papae sponte et libère cessit , ipseque dominus nosler papa cessionem ipsam duxit admittendam , vacante , idem dominus noster papa praefatum dominum Ludovicum in admi- nistratorem ipsius ecclesiae Leodiensis in spiritualibus et temporalibus sub certis modo et forma fecit, constituit et eliam deputavit, et deinde de per- sooa ipsius domini Ludovici dictae ecclesiae Leodiensis per praefatam cessio- nem providit, curam, regimenet administrationem ipsius ecclesiae Leodiensis ia eisdem spiritualibus et temporalibus sibi plenarie commiltendo , prout haec et alia in apostolicis litteris provisionis hujusmodi per dictum dominum nostrum papam desuper concessis latius et plenius continetur. Quapropter idem procurator, quo supra nomine, memoratos dominum de- canum et capitulum rogavil, quatenus praedictum dominum Ludovicum ad praedictam ecclesiam Leodiensem ejusque possessionem , curamque regimen et administrationem ejusdem solito more recipere et admittere Tellent et di- gnarentur, sahis juribus, juramentis, statutis et consuetudinibus ecclesiae Leodiensis praedictae, unde procurationis instrumento primo, et deinde litteris apostolicis supratactis et etiam certis aliis litteris apostolicis per praefatum dominum nostrum papam praelibatis dominis decano et capitulo specialiter directisrilequebullatis coram eis productis, quorum omnium tenoresde verbo ad verbum pridem audiverant legi , et ibidem adhuc iterato ad ipsorum Tota in parte legi ibidem reproductis, praelibati domini decanus et capitulum, habito per et inter eos maturo consilio super praemissis , volentesque tan- quam obedienliae filii , ut dicebant , apostolicae sedis mandatis in hac parte obtemperare per omnia, ut tenentur, praelibato procuratori, quo supra no- mine, per orçanum vivae vocis venerabilis viri magistri Johannis deStembeir, scolastici Leodiensis , in utroque jure licentiati et ibidem praesentis , respon- deri fecerunt etresponderunt in haec verba aut saltem similia in efiPectu : « Ob reverentiam sanctissimi domini nostri papae ejusque sedis apostolicae et do- mini nostri electi, etiam contemplatione et intuitu illuslrissimi principis domini ducisBurgundiae, Brabantiae.etc, ejusdem domini nostri elecliavun- culi , necnon dicti domini episcopi Atrebatensis et aliorum dorainorum sibi associatorum hic praesentium, domini nostri decanus et capitulum praedictum dominum no§trum eleclum in patrem et pastorem animarum nostrarum , ad curam quoque, regimen et administrationem ecclesiae Leodiensis, in personam dicti magistri Johannis de Lysura , sui procuraloris ipsumque procuratorem nomine procuratorio ejusdem domini electi recipiunt et admitlunt , salvis ju- ribus, juramentis, statutis et consuetudinibus ecclesiae noslrae in taHbus de- bitis et consuetis. » Quibussic habitis et peractis memoratus procurator taclis per eum manua- liter sacrosanctis evangeliis ac imagine Dei crucifixi, juramentum per epis- copos et electos Leodienses in eorum receptionibus et admissionibus praes- lari solitum et consuetum . cujus ténor hic inferius annotatur, solemniter praestitit juxta morem; illoque praestito, mox praefatus magister Johannes de Stembeir scolasticus, de mandato atque nomine praedictorum dominorum decani et capituli , associatis ei venerabilibus et generosis viris magistro Jo- hanne de Seranio decano praedicto, domino Waltero de Corsverm(Cor«zrarem), archidiacono Ardennae, et nonnullis aliis canonicis Leodiensibus , praedictum procuratorem ad chorum dictae ecclesiae Leodiensis deduxit, et ibidem prae- fatum dominum electum in personam ipsius procuratoris, et eumdem procu- ratorem nomine ejusdem domini electi, in stallo seu sede episcopali, balde- 416 ANALECTA LEODIENSIA. kino seu pannio aureo decorato , posuit et induxit. Et deinde ad capitularem locum euradem reduxit, ponens ipsum in loco episcopali inibi , ut est moris. Super quibus omnibus et singulis praenarralis tara doraini decanus et capi- tulum quam procurator praedicti divisum f)etiverunt a me nolario instru- mentum unum vel solum. Nota. Scicndum est quod domini voluerunt habere caulionem relevaminis pro capitulo et sin(i;ularibus personis ejusdem. Etiam domini fecerunt certas ordinationes, quas\oIuerunt per procuratorem supradicti domini electi jurari : Videlicetdetollendoimpedimenlo facto contra paeem régis Philippi Franciae et contra jurisdictionem ecclesiasticam , non solum contra pacem Naraurcen- sem , sed etiam in Brabantia et in aliis dominiis contra dioecesim , si quac sint, et etiam in patria per barones milites, militares et bonas villas. Item de tollendo abusus curiae Leodiensis , et de ponendo amodo sigillife- rum , officialem et cancellarium in ecclesia Leodiensi. Item de faciendo se ordinari presbyterum quam primum attigerit xxv*"" an- num , quodque non uleretur dispensatione in contrarium obtenla nec ob- tinenda. Item quod contra iraperatorem et suos successores assistet appellationis prosecutioni , si appellaretur a concessione decimae. Item quod non acceptabit guerram contra aliquem principem , nec colli- gantiam aut confoederationem faciet sine consilio etconsensu trium statuum. Item de reparari faciendo castra in suis defectibusruinosa, juxta competen- tiam reddituum eorumdem. Item de prosequendo \asallos in feudis relevandis , quod ea relèvent, privato favore postposito. Item de diaetis tenendis expensis suis, et praesertim iis quos ex capitulo mitti expediet. Item per modum avisamenti, ne officia curiae venderentur aut impensiona- rentur , quia hoc cedit in dedecus et scandalum domini episcopi et domino- rum capituli Leodiensis, et praejudicium seu detrimentum pauperum ; et quod ydiotae et minus sufficientes in ofiiciis destituerentur , litteratique et honesti viri ad ea deputarentur. Item de non sustinendoquod ecclesia et patria sit onerata seu gravata aliqua pensîone , seu fieret tributaria , et de assistendo et adhaerendo capitulum , si super hoc ipsum appellare contingat. ANALECTA LEODIENSIA. 417 Nota. Praemissis a procuratore praedicto petitis, dominus episcopus Atreba- tensis, dominus Johannes d'Enghien, magisler Nicolaus Clopper, et magister Johannes deLysurapromiserunt per fidessuas, in manu mei notariirecipienlis praestitas, quod omnia puncta praemissa (praeterquam ultimam clausulam de reservatione pensionis super qua nil responderunt, sed proteslati fuerunt ut hic *) facient per supradictum dominum eleclum teneri et observari ac adimpleri , sed noiuerunt jurare. Item iidem quatuor domini similiter promiserunt supradictum capitulum Leodiense et singulares personas illius occasione admissionis et receptionis praetactae perpetuo conservare indemnes. Nota. Insuper sciendum est quod dominus Walterus de Corswerm , archi- diaconus Ardennae ibi praesens, respondit projuribus quumpraefati quatuor domini promiserunt ut supra relevare. Praesentibus lestibus supradictis. Archives de la province de Liège y registre de Vancienne ca- thédrale de S'-Lambert , n™ 1 09 et 110, fol. 35 verso. xxvin. INTROITUS REVERENDI PATRIS DOMIM LUDOVICI DE BORBOMO ELECTI GOISFIRIIIATI LEODIENSIS , DIE 13 JULII 1456. Anno quinquagesimo sexto praedicto, die martis décima tertia mensis julii praefatus dominus electus discessit ab oppido Trajectensi Leodiensis dioecesis hora quarta de mane, equitans recto tramite ad monasterium sanctimonialium de Veteri Vineto ^. I bi quinque horarum spat io conlinuarum permansit . Tandem ipsecum suacomitiva ascendens equum intravit Leodium, hora tertia post me- ridiem vel circiler, in cujus comitiva erant reverendi patres domini ' episcopus Cameracensis , Johannes, episcopus Atrebalensis * , praepo- 1 IVota. — Item sciendum est quod supra- non acceptant, nec eam ralificanl, nec appro- dicti domini decanus et capitulum, per orga- bant quovis modo.- num vivae vocis supradicti domini scolastici, ^ Vivegnis. protestati fuerunt quoad factu m pensionis, si qua ^ Locus etiam vacuus in Ms. forsan reservata sit super ecclesia Leodiensi, ^'Idem. 53 418 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSïA. 419 situs ecclesiae Sancti Servalii Trajeclensis , dominus Jacobus cornes de Hoerne , dominus Johannes, dominus de Bergis supra Zomam, dominus Anthonius ejus fraler, dominus Anselmus de Hamalia , alias de EIdris, dominus de Tras- signy , dominus Wilhelmus de Alfleren , dominus de Hamalia . dominus Rasso de Waroux , dominus de Varoux, dominus Arnoldus de Corswerme , dominus de Nyel , magister hospilii seu curiae dicli domini elecli, dominus Eusta- chius de Streelez , dominus Franciscus des Cambges, omnes milites Leodiensis dioecesis, Wilhelmus de Ordingen, dominus de Waremia, Adam de l'ude- goven , ejus socer, Eustachius Cliabolh , dominus d'Omeseez et de Colonsler, Tillicus Leodiensis, et quamplures nobiles adhuc milites et mililares, quorum singuli habcbant decem , quindecim , viginti , xxv, xxx equos et familiares de eadem librata. Et detulit pinchellam praedictus dominus de Hamalia, et ante personam domini elecli detulit vexillum. Et intravit idem dominus electus equitando inler dominos magistros civium Leodiensium , videlicet Johannem de Boveria dictum le Buter a dextero, et Amelium de Velroux, militares, à sinislro lateribus ; eralque indutus idem Jobannes hupplanda brevi de serico blaveo a dexlero et rubco a sinistro lateribus, Amelius vero viridi a dextro latere et alba a laevo , et omnes ipsorura familiares panno similium colorum , et gestabant dicti magistri civium pennas strutionis similium colorum super pileis. Et dum praedictus electus appropinquaret civilatem , domini decanus et capilulum, praecedente cruce, exiveruni chorum, et a latere dextero exeuntes ecclesiam, per pervislum seu ambitum iverunt supra gradus ante domum dic- tam al gHffe ^ Et deinde super gradus ante districlum una cum cruce per- manserunt, adventum praedicti domini electi praestolantes. Tandem hora tertia vel circiter, ut praefertur, idem dominus electus, inter praedictos do- minos magistros civium venil ante gradus praedictos , ibique descendit et ascendit gradus et intravit districlum , domum scilicel scabinorum Leodien- sium, et ibidem hupplandam brevem derubeo veluto, qua intrarat Leodium exuit , quam dominus Wilhelmus Schevarts , canonicus Sancti Materni et claustrarius domini decaui , habuil, quia ad cJaustrarium spécial ; et ibidem induebat hupplandam longam de - coloris. Et deinde recto tra- mite, dominis et beneficialis ecclesiae decantantibus tractim Deum time etc. I nia domus ia alio inslniniento anni 1484 , vocatur hoapitium pedis griffants. Locut vacuusin Ms. intravit per pervistum a latere dexlero versus chorum , et intrans inter do- minos Johannem de Seranio decanum et dominum Walterum de Corswerm, archidiaconum Ardennae, ecclesiam Leodiensem, processitque inter pilaria et capellas ab eodem latere dextero ipsius ecclesiae fere usque ad antiquum chorum. Et ibidem inter ultimum pilare et antiquum chorum hujusmodi per médium ecclesiae sub corona procedendo intravit chorum, et veniens ante altare ad distantiam forte sedecim pedum , ubi sedes posita fuit baldekino aureo cooperta , cussino praeposito , ibi posuit se ad genua super cussinum hujusmodi ; et ab utroque latere ad distantiam trium pedum vel circiter positi fueruntduocussini, unusa dextero super quo decanus, etalius a sinistro late- ribus super quo dict us archidiaconusgenicularunl, positi exstiterunt. Etfacta ab ipsis dominis eleclo, decano et archidiaconooralione brevi, circumstantibus dominis episcopis , decano et canonicis capituli Leodiensis necnon militibus et militaribus et magistris civium anledictis et multis aliis , accessit summum altare, cujus fenestrae seu januaeapertaefuerunt, multis imaginibus argenteis, quatuor candelabris cum candelis ardentibus super id ipsum altare positis, et tapeto ante illud strato , ibique primus liber cartarum fuit positus super illud , in quo juramentum praeslari solitum per episcopos et electos Leodienses in eorum inlroïlu est conscriptum. Et quia in hujusmodi continelur juramento, quod episcopus débet illud praestare decano legenle , inlerrogavit eura prae- dictus dominus decanus, an ipse dominus electus illud légère vellel? Qui res- pondit, quod ipse dominus decanus illud legeret, et incontinenti , licel jura- mentum scriptum sil in tertia persona, ulputa : Dominus episcopus jurabit quod Jura, proprictates conservabit etsimiliter, tamen dictus dominus decanus legit in secunda persona dicendo : « Vos juratis , quod canonice estis adeptus episcopatum, et quod clerum, terram et patriam ac jura Sanctae Mariae, sanctique Lamberti defendetis pro viribus contra omnes homines , etc. , » sem- per in secunda persona usque in finem. Quo facto, praefatus dominus electus manu sua dextera super imagine Crucifixi et sacrosanctis evan^eliis in prae- tacto iibro descriplis posita dixit se jurare, et juravit sic in efiFeclu : « Sic ego juro. » Deinde vero incontinenti venerabilis vir magister Arnoldus de EIdris , cantor Leodiensis , praesentibus et sequentibus dominis decano el canonicis ac omnibus supradictis installavit et inlronizavit eum in choro in sede epis- copali ad lalus dexterum superius , baldekino aureo ibidem pendente, et cus- sino posito. Consequenter absque dilatione quacumque , doaiini decanus et 420 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 421 canonici praedictum electum per ostium chori anterius. qiio intrarat , eduxe- runt sub nova et raa(;na turri , ibique féodales et custodes ecclesiae stanles cordam campanae bannalis in eorum manibus tenebant, et dum domini cordam ipsam diclo domino electo tradere voluissent , féodales et custodes ibidem stantes dixerunt, quod non dimitterent cordam, nisipro eorum juribus habito responsali , quia hupplanda illa qua tune indulus erat spectabat ad eos '. Sed supradicUis dominus archidiaconus respondit pro juribus, et sic praetactam cordam dimiserunt, quam dominus Reynerus de l^aiant , custos Leodiensis, ac domini decanus et archidiaconus dicto domino electo tradiderunt, qui juvantibuseumaliquibuscircumslantibus traxit cordam, ut sonaret. Sedutrum unum ictum vel plures campana dederit ignoro , quia propter slrepitum et vociferationes adstantium irapossibile fuisset nos potuisse audire. Et deinde recto tramite transeundo ecclesiam ex Iransverso versus et per portale, versus palatium tendens et aspiciens , transtulit se ad palatium episcopale. Et tune ego recessi. Sed super juramento praestito supratacto et reliquis aliis subse- cutis, tam domini decanus et capitulum quam dominus Johannes episcopus Atrebatensis,nominepraedictielecti, petiverunt hinc inde instrumenta. Eliam supradictus raagister Amelius , magister civium , nomine civitatis petiit in- strumenta. archives de la province de Liège, registre de l'ancienne ca- thédrale de St-Lambtrt, n" 100 e( 110 , fol. 37 verso. XXIX. COPIA LITTERARUM 26 OCTOBRIS 1456 CONCESSARU» CLERO DIOECESIS LEODIENSIS IN JUCUNDO ADVENTU DOMINI NOSTRI LEODIENSIS. Ludovicus de Bourbon, Dei et apostolicae sedis gralia electus confirmatus Leodiensis, dilectis vobis in Christo dominis decanis seu vicedecanis et ca- pitulis ecciesiarum nostrarumcollegiatarum,tam secundariarum Leodiensium 1 In nota margini adscripta le^jilur : » Dice- » mediantibus quinquaginla norenis rheneo- » batur, quod dominus archidiaconus eam re- • sibus. • • démit nomine el ad opus domini electi pro et quam forensium . totique clero patriae et dioecesis nostrarura Leodiensium , salutem in Domino sempiternam. Gratum subsidium vobis pro supportatione gravissimorumonerum etexpensarum sumptuosarum , quae et quas in caméra apostolica et in adventu jucundissimae receptionis nostrae ad ecclesiam Leo- diensem sustinuimus gratiose et uberrimeper vos concessum, aliaque mérita vestra nos inducunt, ut vobis ad gratiam reddamur libérales. Volentes itaque praemissorum intuitu vobis gratiam facere specialem, jura , privilégia et con- suetudines, francisiasque, libertales et exempliones vestras et ecciesiarum ves- trarum praetactarum , necnon reformationes dudum per reverendura patrem dominum .Tohannem de Heynsberch , praedecessorem nostrum,deet super abusibus tollendis, de et cum consensu venerabilis capituli nostri Leodiensis éditas atque sigiliis ipsorum domini Johannis et capituli rite sigillatas, ac per sanctam sedem apostolicam confirmatas , volentes et pollicentes vos et quem- libet vestrum in illis manutenere et conservare , necnon ab omnibus et sin- gulis vexationibus, oppressionibus et molestationibus, vobis et cuilibet vestrum per quascumque personas tam spiriluales quam seculares de facto et injuste ac contra ecclesiasticam libertatem francisiasque et exemptiones supratactas factis et illatis, faciendisve vel inferendis, possetenus defendere atque atten- tala revocari facere et realiter procurari, cum intégra restitutione ablatorum, concedimus , approbamus et confirmamus. Insuper tenebimus vos immunes, ac defendemus pro posse nostro ab omnibus pensis, talliis seu impositionibus, per quascumque personas spiriluales aut seculares concessis seu concedendis. Item non permittemus per aliquem seu aliquos in et circa monasteria ac eccle- sias nostrarum patriae el dioecesis Leodiensium fieri visitationes, nisi juxta et secundum formani et lenorem stalulorum synodalium curiae nostrae Leo- diensis. Item volumus et mandamus statuta synodalia hujusmodi et alia, una cum modificatione domini quondam Adulphi episcopi Leodiensis. praede- cessoris nostri, observari, quodque illa partibus eisdem pro defensionibus ju- rium et causarum indigentium et petentium ac volentium in judicio exhibere illorum originalia seu in et sub auctenlica forma non denegentur, neque per procuratores fiscales curiae nostrae Leodiensis aut alios quoscumque ne- gentur. Quod si facere praesumpserint, corrigantur et in expensis condem- nenlur. Item indulgemus tenore praesentium singulis canonicis praedictarum nostrarum ecciesiarum coUegiatarum forensium et de confraternitate eccie- siarum noslrarum secundariarum antedictarum , existentibus praebendatis et 422 ANALECTA LEODIE?JSIA. residentibus , simile privilegium quod canooicis pracbendatis et residentibus earumdem secundariarum ecclesiarum in reformationibus domini Johannis de Heynsberch supratactis , super non deneganlium absentiam et placet con- cesso , dempto et salvo quod sine causa légitima rebelles contra nos nostram- quejurisdictionem et dominium ipso privilegio hujusmodi rebellione durante minime gaudeant^ nec illud eis seu cuilibet eorura sufiFragetur. Mandantes sigilljfero nostro et aliis praelatis , prout in dictis reformationibus circa prae- tactum privilegium continetur et per praefatum dominum Johanncm praede- cessorem nostrum mandatum fuit et est. Item volumus et polliccmur assistere vobis in conservatione turni seu collatione beneBciorura alternatis mensibus vobis per felicis recordationis dominum Eugenium papam concessis, ipsum- que turnum seu collationem defendere et manutenere realiter et cum effectu, salva semper sanctae sedis apostolicae obedientia. Item volumus et consenti^ mus, quod subsidium nobis concessum supratactum levetur infra claustrum ecclesiae nostrae Sancti Pétri Leodiensis , prout consuetum est, juxta valores beneficiorum prout in regislro super subsidio domino Johanni de Heynsberch praelibato novissime concesso confecto , descripti sunt atque verificati , salvo si intérim aliqua bénéficia diminuta fuerint, in eo casu solvatur juxta veros valores eorumdem beneficiorum sic diminutorum; super quibus stabitur ju- ramento rectorum ipsorum beneficiorum. Item volumus et mandamus, quod rectores beneficiorum, quorum fructus terapore solutionisdictisubsidii fiendae fuerint in manibus praelatorum, non vexentur super solutionem hujusmodi subsidii de ipsis beneficiis , sed solvent illud ipsi praelati seu eorum collée- tores de fructibus eorumdem beneficiorum in manibus sic existentibus pro t€rmino et rata solutionis tune fiendae compctentibus. Item quia supratactum subsidium ex \eris et intimis affectione et amore, quos erga nos gessistis ac geritis, ac etiam contemplatione aiti sanguinis nostri et non ex debito nobis sub magna et plus solita taxa , videlicet unius antiqui blaffardi valoris nummi currentis concessistis, ideo volumus, quod hujusmodi taxa vobis in posterum non praejudicet neque in sequentia trahatur. In quorum testimonium prae- missorum praesentes litteras sigilli nostri ad causas jussimus appensione commuairi. Datum Leodii sub anno a nativitate Domini M» quadriogente- simo quinquagesimo sexto , mensis octobris die vicesima sexta. Ms. de latfibl. royale, n» 10808-10953. ANALECTA LEODIENSIA. 423 XXX. SUPPLIQUE ADRESSÉE A l'ÉYÊQUB PI LIÈGE, LOUIS DE BOURBON, EN 1456, PAR WATHIER DATHIN IT GÉRARD DE GORBUX , TANT POUR EUX QUE POUR LEURS COMPLICES. Très-hault et très-puissant prince et nostre très-honoré S*", monseigneur l'esleu de Liège, duc de Boulhon , conte de Looz , etc. Remonstrent vos hum- bles et obéissans Wathier Dathin et Gérard de Goreux , pour eux et leurs complices , comment par longe espace de temps, de vingt-quatre ans et plus *, aulcunsqui ont eu le gouvernement en la cité de Liège, les ont pris et usurpé leurs biens et héritaiges , sans cause de raison , ou jugement de loy ue de droit; mais du tout à l'encontre de la loy de Liège, droit et franchise; et eux-mesmes, gouverneurs de Liège, de longtemps par avant avoient estes ennemis notoires ausdits remonstrans : comme tout ce est bien à cognois- sance d'une grande partie des habitans de Liège , et aussi en ce cas ont été acteurs, produiseurs et jugeurs, et grande partie des biens convertis en leur prouffit , qui est choese très-dure d'estre traictiè , tesmoigné et jugé par ses ennemis notoires. Et jaçois que lesdits remonstrans toujours ayent offert et offrent de sleir en droit pardevant très-excellent , très-hault et très-puissant prince, monseigneur le duc de Bourgongne et de Braibant, etc., et parde- vant son vénérable conseil, ou pardevant quelconcque justiece que leurs adversaires leur vouldroient poursuyre , et mesme qu'ilz eussiont offert dix ou douze des plus principaux d'eux d enlrer en ferme en la bonne ville de Huy ou d aultre bonne ville du pais de Liège, par ainsi que leurs adversaires y entrassent pareillement , et par condition que bonne information se fisse par aulcuns dépulès de part révérend père en Dieu, monseigneur Jehan de Heyns- bergh , pour lors prince et signeur du pais ou par aultres bonnes gens de la cité, sans suspection , et qui eust esté trouvé mauvais pour en recevoir sa pu- nition selon son démérit. Laquelle choese leur fut signifié, et point n'y vou- ' Ce qui montre que cette supplique a oint estes prins ne usurpées de part monseign^, Johan de Hynsbergh , pour lors prince et seigneur du pais, ne par ses officiers quelconcques en nulle ma- nière , mais par les mains de leurs adversaires. Supplient pour ce très-humblement vos humbles et obéissants, comme à leur prince spirituel et temporel, que, pour lamour de Dieu, en pitié et en faveur de droict et de justice, que de vostre bénigne grâce puissent estre ré- fectionès de droit, de loy et de justice, et qu'ils puissent jouyr de leurs biens en vostre pais, comme loy et raison le veut. Et en ce faisant, ferés œuvre de Dieu et aulniosne, et ils, lesdits remonstrans. prieront à Dieu pour vous et pour vostre très-noble génération, qui vous veuille maintenir victorieusement. Au bas est écrit : Xhenceval at l'originel. Bibl. royale de Bruxelles, n» 145G5; MS. de IFachtetulomk. ' Ou en 14o5. 54 426 ANALECTA LEODIENSIA. AjNALECTA LEODIENSIA. 427 XXXI. TESTAMENT DE WATHIER DATIN , 10 AOUT 14o6. En nom de Dieu. Amen. Je Wouler Datin . en mes bons sens, mémoire et parfaict entendement, Dieu merci, faicl et ordonne mon testament et ma dernière volunlé en la forme et manière que s'ensuyt : Premièrement, recommande mon âme en la garde de la Irès-saincte Trinité et de la glorieuse vierge Marie et de toute la court de paradis. Et après, veu et ordonne que mes exèques soyent faictes sans pompes, mes debtes payées, mes tort faicts , rendus et restitués , s'aulcuns trouvés estoient ou apparoir pouroient; et ce selon forme de nostre mère saincte église , et des plus apparans de tous mes biens que je laisseray et relinqueray. Item, j'esly sépulture de mon corps en la chapelle que j'ay arenté en l'é- glise S*-Pière, à Louvain. îtem , je laisse pour Dieu et en pure aulmosne, az seigneurs et chapelains de ladite église, un muyd de bleid héritable, par ainsi que les chapelens de ladite église seront tenus perpétuellement chacun an , au propre jour de mon obit , de faire mon aniversaire , et de célébrer une haulte messe en maditc chapelle et de prier Dieu pour les âmes de moy . de mes père et mère , de nos proismes amis et bienfaicteurs. Et là ce ne feront , je laisse ledit muyd de bleid au sainct Esprit diidit Louvain , pour cuyre du pain qu'on deverat distribuer le mesme jour de mon obit. pour l'amour de Dieu , aux pauvres. Item , je laisse pour Dieu, et en pure aulmosne, à la fabricque et à ladite église S*-Pière, la moitié de cent coronnes, tels que furent données en mariage avec damoiselle Catherine de Rotselair, ma femme, dont lettres ap- parent; et l'aullre moitié je laisse à l'église S»-!Martin dudit Louvain, voir en tel' manière et par ainsi , que si dame Jehenne, ma fille, de Rotselair n'au- roit hoir de léal mariage , venant à parfaict eage de quinze ans ^ que cesdites coronnes, après décès de sa mère , d'elle et de son marit , retournent et par- viennent héritaiblement ausdites églises et fabriques S*-Pière et S*-Martin , ainsi que dit est icy-deseur. Item, je laisse encor à ladite église et fabrique S*-Pière, siex cent coronnes de France , et az frères de l'église dudit S^-Martin de Louvain , siex cent semblables coronnes, que me doibvent eschoir et eschéront après décès de dame Agnès, ma fille, veuffve de feu raessire Jehan de Soye, chevalier, dont lettres appèrent faisantes mention , là lesdites douze cent coronnes ne seroyent payées l'année après que madite fille serat trespassée , qu'on peut mettre les mains à la terre et à tous les biens de Soye et des appartenances. Item, je laisse encore à ladite église S^-Pière quarante ryders, une fois à payer, pour acquérir deux ryders deseurdits, et ce pour faire, après mon décès, oultre l'aniversare deseurdit, tous les ans et d'an en an perpétuelement mes aniversaires en le cheur et chanceal de ladite église, au mesme jour de mon obit, par ainsi que les chanoines de ladite église, qui ausdits anniver- saires faire seront présens, ayent, à sçavoir un chacun d'eulx, un stuyver, et les chapelains de ladite église aussi qui à ce présens seront , chacun demy stuyver , et ce pour priei* pour mon âme et les âmes de tous mesdits proismes et amis. Item, je laisse encor pour Dieu et en pure aulmosne, à ladite église S*-Pière et auxdits frères de S*-Martin , deux cent vielles coronnes héritables, que j'ay acquis à damoiseau de Wesemale , dont lettres apparent, et des- quelles Johan Datin. mon fils, est en vesturie. Si me plaist et veu qu'il les rapport sus et tout son droit qu'il y at, et en face après ceulx desdits S*-Piére et S*-Martin tout ce qu'il en pourrat faire. Voir en le bien entendu et pourveu, que je ne veu point que mes aultres biens meubles ny héritaiges soyent de rien tenus de les faire bon. Et par ainsi que lesdits chanoines de S^-Pière , par vertu des laisses * par moy à eux faictes , soyent tenus de faire et fonder un aultel en ladite église S*-Pierre, à l'honneur du S^-Esprit, par et en telle ma- nière que à celluy aultel quotidiement et chacun jour, sans déport ou dilav oui, ils seront tenus, à leurs costes et despens, de faire dire une messe en rémission de mes péchés et pour prier pour mon âme et pour les âmes de tous mes proismes et bienfaicteurs. Et pareillement, veux que lesdits frères de Sainct Martin soyent tenus de faire et fonder par vertu des laisses , que laissé leur ay un aultel en l'honneur de Nostre-Dame la glorieuse vierge Marie, mère de Dieu , en leurdite église , et de dire et célébrer perpétuelement cha- * Lai lies , legs , relie la. 428 ANALECTA LEODIENSIA. cun jour une messe pour prier pour les âmes Williaume Datin, mon père, de ma mère, déviés, et de tous mes proismes, amis et bienfaicteurs. Condi- tion es laisses ausdits de S^-I'ière et de S»-Marliii adjousté , en cas là ils ue fonderoient les aultels en leursdits églises, et qu'ils ne diroient les messes à la manière que ordonné sont, que lesdits deux cent coronnes héritables , parvenissent à la table du S^-Esprit dudit Louvain. Item, je laisse pour Dieu et en pure aulmosne, à l'éjjlise de Fetinne enprès la Boverie, deleis Liéjje , deux muyds de spelte hérilauble que Colchon, filz Johan Colchon d'Angleur, soloit payer; pour laquelle dite laisse le vestit de ladite église, quicoucque le serat pour le temps , sera tenu à propre jour que Irépasseray , de faire chacun an mon aniversaire, et de prier pour les âmes de Piron le Robeur et de damoiselle Helewy sa feme , de moy et pour tous Ames de nos amis , proismes et bienfaicteurs. Ilem , je laisse pour Dieu et en pure aulmosne, Johan Datin mon filz , ma terre, signorie de Jehaing, avec tous les cens , rentes, chapons, vivier, preis et terres, que je tien en fiefiF de monseig^ de Liège, ainsi que les lettres sur ce faictes comprendent. Item, je laisse encor audit Johan mon fils, ma terre de Bossuyt, gisante delez ledit Jehaing, avec les cens et rentes et les appartenances. Item, je laisse encor le fiefiF del verge S*-Lambert , qui vault environ soixante- quatre muyds de spcaulte héritaubles, dont lettres apparent. Item , je laisse encor audit Johan , toutes les hérilaubletés que je tenoye avec damoiselle Maroye sa mère, réservé et excepté les maisons et les cens que s'ensuyvent : à sçavoir première, ma maison stissante en Chandelistrée, où je soulois demourer , laquelle je laisse à dame Agnès de Soye, veuflFve de jadit messire Jehan de Soye , chevalier. Item, encor à elle-mesme, la maison qui fut messire W'ilhaumeGila jadit, séante à S*-Servais , et ma maison sieze à S*-Sé vérin , et aussi ma maison qu'on dist /a coppe d*or, stissante devant la maison qui fut Bareit Surlet • et tous les cens et rentes que j'ay dedens la franchise de Liège. Item , je laisse audit Jehan mon fils , toutes mes parçons de mes houilliers teles que je lesay, et tous les cens , terraiges etouvraiges et les appartenances ; par ainsi qu'il peust redemander, s'il luy plaist, tous les arriérages, qui en ont estes prins et levés. Item, je laisse encor audit Johan, quatre-vingt muyds de spelte héritau- ANALECTA LEODIENSIA. 4^9 blés, qui me sont escheus de pari damoiselle Yde de Flemale , ma sœur jadit. Item , je laisse encor audit Johan , vingt muyds de bleid héritaubles, gi- santz à Sayves delez Liège, que Drommar de Saives souloit payer. Item, je laisse encor audit Johan, vingt escus et quarante-deux chapons héritaubles, que jay acquis à signeur de Furnemont, chevalier, et vingt ry- ders héritaubles que j'ay acquis à Wathieu de Lynsimeau natureit, comme lettres de ces deux derniers laisses apparent. Item , laisse encore audit Johan, la moitié de toultes les pensions qui se- ront trouvés après mon décès ; voir que je veu qu'il en soit acquis héritaige raisonable. Item , je laisse encor audit Johan , deux milles lions d or une fois à payer, par ainsi qu'il en soit acquis héritaige raisonable. Item, luy laisse encor les cinquante-deux bonniers de terre que j'ay acquis aux enifans deGrevenboven , pour avoir après décès de damoiselle Catherine de Rotselair, ma feme, que sus at esté et est douwée. Item , je laisse à la tantost nommée damoiselle Catherine, madite femme, pour ens avoir sa vicarie tant seulement les quattres ryders héritaubles que doibt Johan de Pont de Halley , comme lettres apparent ; et en telle manière, qu'après trespas et décès d'elle madite femme, icieux dits quatre ryders hé- ritables retourneront à mondit fils Johan. Et veu que sur tous mes biens meubles et héritage, présens et advenir, elle ne puisse plus rien sus avoir ne demander en manière nulle, et l'en prive et l'oste présentement pour adonc. Item, je laisse pour Dieu et en aulmosne, à Gérard de Crehain, gendre en damoiselle Agnès ma cousine , fille de feu messire Johan del' Thour , cheva- lier , ma maison où je demeure , qui est stessante derier l'hostel du Sauvaige homme à Louvain , et qui jà fut Wilhaume Van Haren, avec les licts , sarges , lincieul, cossins, decips , de scapnes, pots, pailes, fastroux, tables, bancqs, tessons et tout aultres stenys d'ostel; réservé en ce juweaux d'or et d'argent , inonoyé et non monoyé, pieres ou trilx et semblables juweaux, qu'en sont fours exceptés et exclus. Laquelle dite maison, avec ses appendices et appar- tenances, à luy ainsi laissée., doibl et rend par an à la susdite église de S*-Pière siex florins de Rhin et seize aidans. Item , laisse encor audit Gérard, la maison qui stat droit devant, à toutes ses appendices et appertenances , et la maison petite joindant aux deux mai- sons susdite, en laquelle dite petite maison Art, dit Vandendaele , soloit de- I 430 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 431 1 1 i i 5i mourer. Et doibt la maison qui est stisiiute devant madite aiai&ou chacun au , aux Blanches Dames ^ , deux cliapons et une placke. Item , je laisse encor audit Gérard , ma signorie de JenefFe , cens, rentes et chapons à icelle appartenante, que je liens en fieff de monseig»^ de Liéjje , comme appert par lettres sur ce faictes. Et est à sçavoir que mon intention et expresse volonté est telle , que ce que j'ay laissé à Johan moiidit Hls soit telemeni condit, vue et ordonné, veux et moi plaist, que s'il n'avenoit hoir légitime parvenant à j)arfaicte eage de quinze ans , qu'il voisl el retourne à Gérard de Crehain, mondit cousin. El aussi semblablement et pareillement, se il Gérard , trespasse sans avoir hoir légitime, audit [>arfaict eage de quinze ans, que les biens que laissés luy ay , ne mesme s'il luy esloil escheu de Johan mondit filz , aulcuns biens, qu'il ne les puisse vendre ny engaiger , s'il n'avoil hoir légitime parvenant audit parfaict eage de quinze ans. Et s'il advenoil qu'ils Johan et Gérard trespassent sans avoir hoir tel que dit esl , que ces laisses râlassent à mes plus proismes de mon costé, adonc trouvé, de l'évesché de Liège ou de la conté de Looz , et nient altre part. Item, je laisse pour Dieu et en aulniosne, à dame Agnès ma fille, veufve de messire Johan de Soye , chevalier jadil , cent chevaulcheurs une fois à payer, par ainsi qu elle soit tenue de prier pour mon âme. Item, je laisse à AVilhaume Dalin, mon fils, chanoine de S'-Johan Évangé- liste, quarante-sept muyds de spelte de pension, que j'ay acquis à sa vie au signeurs de Malmédie, sur la terre, haulteur et signorie de Malmédie, Irés- cens , cens , rentes, eauwes de Sclassin , dont lettres apparent. Item , je laisse audit Wilhaume, toutes les maisons, cens , rentes , que j ay à Montegnée, dont il en est environ de quattre-vingt muyds de spelte, voir par telle condition que ledit Wilhaume et Jean, mes deux fils, soyent tenus d'assigner à l'église et aux pauvres de Montegnée , sept muyds de spelte hé- ritaubles, à sçavoir : cincque muyds ausdits pauvres et deux muyds à ladite église, pour faire les aniversaires Wilhaume Datin, mon père, damoiselle Agnès, ma mère, damoiselle Maroie, ma première femme déviée, et tous nous amis, et pour prier pour noz âmes. Et tout cens ces lasses, audit Wil- haume mon fils laissés , je veux que il les tiegne sa vie durante tant seulement et que après son décès , retournent et partiennent héritablement à susdit ' Nom d*un couvent de i'emmes à Louvain. Jehan, mon fils, et après luy, à ses hoirs légitimes adont trouvés en vie. Item , je laisse à Arnoldus Kyp , mon bon ami , clerc secrétaire de la bonne ville de Louvain , cent ryders une fois à payer par condition telle qu'il soit tenu de mes légataires ayder, conseiller et advancer, si avant qu'ils auront droit et ainsi que j'ay la parfaite fiance. Item, je laisse à Henri Masscuereit, mon varlet, quarante escus Guilhel- mus une fois à payer. Item , je laisse à Henri Martin, mon serviteur, diex escus Guilhelraus une fois à payer. Item , je laisse pour Dieu et en pure aulmone à Wilckin , mon fils naturel, mille florins de Rins une fois à payer, du plus appareillé bien , or et argent que j'ay. Lesquels dits mille florins doibvent estre rais à la change de Louvain , pour achapter et acquérir rentes héritaubles , ou pensions , que doibvent estre mis en avant à plus grand proufit de l'enfant. Et veu que ledit enfant soit gouverné par conseil , Jehan mondit fils , Gérard , mon cousin et ledit Arnoldus Kyp; condition en ce adjousté, que il Wilkin, ne les peult vendre, engagier ne aliéner. Et aussi s'il trespasse sans avoir hoir de léal mariage, ve- nant à parfaicte eage de quinse ans, ou qu'il ne fut ordonné à l'église, que Icsdits biens à luy laissés retourneront par moitié à Johan mondit fils, s'il estoit en vie, ou à ses hoirs, si trespasse esloit , et l'autre moitié, audit Gé- rard ou à ses hoirs, si trespasse estoit. Item, je laisse à Lisbette , sa mère, cent ryders une fois à payer, pour acquérir pension ou héritage que mieux lui plairat , voir par telle condition qu'elle se tiegne honestement: et là ce ne ferat, je le prive dès maintenant pour adoncque, et veux qu'il retournent et parviennent audit Wilkin, mon fils naturel , en la manière et sur condition devant escripte. Item , je laisse pour Dieu et en aulmosne, à Wouterken , fils naturel Jean mon fils, engendré ledit Wouterken en Marie Bandt, trente-deux chevaul- cheurs de pension , sa vie durante , et veu que Jehan , sondit père , soit tenus de les assigner suffissamment sur les mesmes biens, et ce que laissé luy ay, anchois et avant qu'il met les mains à aulcuns de mes biens ; par manière telle que je veu que il , Wouterken , ne les puisse vendre , aliéner ne engaiger en manière nulle, ains veu et me plaist qu'il soyent gouvernés et mis à proufit de l'enfant, à la change de Louvain. Et là ledit Wouterken ce ne voudroit souffrir ne consentir , dont le privé-je de laisse. Et aussi je veu , s'ainsi estoit 432 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 433 qu'il Johan ne faisoit audit Wouterken , sa donnée asseuré . qu'il soil privé, et le prive de ce que laissé luy ay. Item , je laisse au susdit Gérard de Crehain . la moitié de toutes pensions que seront trouvés après mou décès ; voir que je veu qu il en soit acquis hé- ritaige raisonable. Item Je laisse encor au dessusdits Johan Datin et Gérard de Crehain . vingt- six hanaps d'argent, pesant chacun hanap une marck, et treize hanaps d'argent ^ chacun pesant deux marcks, et un juweal doré appelle une fonteine, pesant environ dix-sept marcks, et encor avec ce certaines coppes d'argent, goddés et dragenes, pesant treize marcks; sur telle condition que de l'or et de l'ar- gent et de juueauK que leur ay laissé, il en soit achapté de la héritableté, que ilz deveront tenir leur vie durante tant seulement. 8e donc navoient hoir légitime venant à Teage de quinze ans, et si hoir navoient, comme dit est , que donc icieulx dits héritabletés retournassent et parvinssent après leurs décès à mes plus proches hoirs masie légitime du pays de Liège ou de Looz , qui adonc seront trouvés en vie. Et s'il advenoit que Johan Datin , mondit tils, trespassat santrelinquer et avoir tel hoir, que ce que duditor etjuweaulx luy ay laissé, retourne audit Gérard, mon cousin. Et s'il Gérard trespassoit sans tel hoir avoir, doncque veuille qu'il retourne à mesdits plus prochaiu proisme du pays de Liège , ou conté de Looz. Item , je laisse pour Dieu et en pure aulmosne aux églises et fabriques de S*-Piére et de S*-Martin à Louvain , aux églises et frères de Bethléem emprès dudit Louvain , aux Carmélites. Prêcheurs , Mineure et Augustins, et aux églises aussi de Saincte Catherine et de S**^-Barbe , et chacun d'eux , pour sa rate et portion, comme il s'ensuyt héritablement , qu'est et sera acquis des quatre mille florins de Rin , convenanches en mariage de ma hlle de Uolselair, voir là elle ne laisseroit hoir légitime parvenant à eage de quinze ans , ainsi que les convens dudit mariage font mention. Et, en cas iadit héritablement ne scroit acquis, si veux et me plaist que lesdites églises et fabriques S*-Piere et S^-Martin ayant et chacun d'eulx, deux mille florins de Hin une fois à payer : ceulx dudit Bethléem , cincque cent florins de Hin une fois à payer ; les Car- mélites aussi cincque cent florins de Rin une fois à payer , les Prêcheurs , deux cent florins de Rin une fois à payer; les Mineurs deux cent florins de Rin une fois à payer; les Augustins deux cent florins de Rin une fois à payer; celles de S*«- Catherine et de S**^- Barbe , chacune desdites églises deux cent florins de Rin , pareillement une fois à payer. Et pour de tous cesdits florins de Rin , à acquérir et achapter de la héritableté , et pour prier pour les âmes de moy , de mon père, de ma mère, de tous nos proismes , amis et bienfaic- teurs. Et tout le surplus que trouvé serat de touttes mes debtes et de tous mes biens meubles et héritaiges, grands et petis , je laisse ens mains de dame Agnès, ma fille , de Soye , de Johan Datin , mon fils, et de Gérard de Crehain, mon cousin , et pour faire prier pour mon âme , les âmes de mon père, de ma mère , et de tous nos amis proismes et bienfaicteurs. Et par cestuy mon pré- sent testament et volunté dernière , je rappelle et révocque tous aultres testa- ments et ordonances par moy cy-devant faicts. Et veux si aulcune ordonance après ceste trouvée estoit de ma propre main escripte, qu'elle soit de valleur et de vertu. Et si retien en moy plaine puissance et auctorité de ceste pièce à corriger , remédier et réformer , en partie ou en tout , ainsi que mieux me plairat, toutte fois et quante fois que besoigne serat et que faire le vouidray. Et veux aussi que mes exécuteurs et les aultres, à qui j'ay ordonné, ayent cestuy présent testament ou volunté dernière pour ferme et de valeur, qu'ils l'entretiennent et accomplissent , si avant qu'en eulx est et sera ; et que par ainsi un chacun luy suffit et soy contienne pour content de ce que laissé , or- donné et aulmosne luy ay. Et si aulcun d'eulx estoit rebelle et contrariant, dont le privé-je et luy oste ce que laissé luy ay , et que sa laisse parvienne à ceulx qui ceste ordonnance tiendront pour bon et de valeur. Et veu aussi par teneure de ceste , et est mon intention , que ceux ou celluy qui, par lettres équivables de Louvain, trouvés seront adjugés par beléez à mes biens , qu'ils fassent entretenir et accomplissent mondit testament et der- nière volunté après mon trespas, et que plus avant ne aultrement desdits be- léez ne se puissent ayder ne ovrer en manière nulle : pourveu en ce , si ce que dit est fusse trouvé pour non testament vaillable , que non contrestant ceste ordonnance, ainsi qu'elle soy contient de mol à mot, soit exécuté par vertu desdites lettres esquivables de Louvain , en la meilleur forme que faire se pourat par loy. Et pour lequel mondit testament à exécuter et accomplir deuement, je esly, ordonne et faict mes foidmens et exécuteurs le doyen et vice-doyen , avec deux des anciens chanoines de l'église de S*-Pière , en nom du chapitre , mons^ Emond de Mechoven , maistre de Chantraines, pour le temps de là, ordonné de S^- Johan , Johan Datin, mon fils, Gérard , fils George de Crehain , mon 55 s ; 434 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 43o cousin, et Arnoldus Kyp, secrétaire de la bonne ville de Louvain. Lesquels exécuteurs doibvent et seront tenus de faire et d'exécuter madite ordonnance, si avant qu'en eulx est, et que droit et loy pourront porter, par vertu de cestuy mon testament , ou les lettres esquivables de Louvain dessus touchés. Et là ce faire ne vouidriont , est mon intention que celluy deulx, qui fust def- faillant, soit privé de ce que laissé luy ay. Et si en ceste mon ordonnance fust mis aulcun poinct, un ou plusieurs de double entendement ou dubitative, ou qu'elle ne fusse faicte en telle manière que on les puis clèrement entendre , si veu que Tinterprétalion de ce appartienne à mesdits exécuteurs ou de ceulx qui à ce vouidront entendre. - Item, est mon intention que Gérard de Crehain , mon cousin, puisse ven- dre , s'il luy plaist , ma maison que laissé luy ay , et les deux aultres , là près stissantes , pour mettre l'or et l'argent, que vendus seront , aile change , pour convertir et remettre en aultre héritaige raisonable , à plus grand proffit que faire pora , et pour estre icelluydil héritage conditioné à la manière quelesdits maisons sont icy-devant. Ce fut faict , et par moy ledit Wauter Datin ordonné en mon hostel , le diexième jour d'aoust, l'an mille quatre cent cincquante-siex , selon le stiel de Liège , en tesmoing de mon nom cy-dessoubs escript de ma propre main et du notaire et des tesmoins dénommés et escripts sur ceste ordonnance , sayelé de mon propre seal cloz. — Johannes Dyck , presbyter notarius, etc. *. Bibl. royale de Bruxelles , n<> 14365; /Vf. de IFachtendonek. I Dans le MS. de Wachtendonck se Irouve, à la fin du testament, la note suivante: « Ledit damoseau Waltier Datin , trespassat à Louvain Pan 1457, indiction cincquième , du mois de may le 20 , à quatre heures après midi. • At esté ledit testament approuvé pardevant les S" eschevins de Louvain , a Tinstance de no- bles et généreux S" nions. Johan de S. Gaugerie, chevalier, tant en son nom que de son espeuse dame Johanne, fille légitime dudil feu Waltier, Johan Datin, fils dudit Waltier, et Gérard de Crehain, comme héritier, etc. » Àt esté encor depuis, ledit testament ap- prouvé par mons. TofBcial de Liège, Tan 1465, le 18 de mars, ats ses héritiers et légataires. Cest un grand volume; si vous en voulez davan- taige , mons. Xhenceval Tat, auquel fault avoir recours. • Ledit Waltier Datin portoit quartele, d'ar- gent à un cheveron de geul, et d'argent à un lion de geul. t Icelluy Waltier Datin , repose et est ense- vely en la grande église de S*-Pière à Louvain , derier le chœur, couvert d*uoe grande pierre, en laquelle est gravé son blason , avec son épi- taphe en langue brabançonne, dont la substance est telle en notre langue françoise : Icy gitî eu- sevely ffathier Datin, signeur de Geneffe et de xxxn. BCLLA PII II DE ALTERNATIVA BENEFICIORUM IN DIOECESI LEODIENSI , DATA TERTIO DECIMO KAL. FEBRUARII 1458. Piusepiscopus,servusseivorumDei,adperpetuamreimemoriam.Laudanda sedis apostolicae reclitudo, quae in suis actibus provida circumspectione di- rigitur, illis ex praelatis et personis ecclesiasticis non immerito etiam incon- cessis per eam declarationem adjecto beneficio spirituales favores et gratiam impartitur , quos facti evidentia indicante sibi devotos et obsequiosos fuisse et esse cognoscit, ut laies ad ejus beneplacita promptius in poslerum se coap- tent , et alii eorum exemple ad fideliores essendum propensius exerceantur. Dudum felicis recordationis Eugenio papae quarto , praedecessori nostro , ob constantem venerabilis fratris nostri Johannis olim episcopi Leodiensis, ac aliorum ecclesiasticorum civitatis et dioecesis Leodiensis quam ad ipsum et praefatam sedem in arduis et periculosis casibusgesserant, devotionem , qua nimirum de ipso et de dicta sede benemeriti exstiterunt , inter caetera pla- cuit quod de dignitatibus, personatibus, officiis elbeneficiis ecclesiasticis secu- laribus vel regularibus ciijuscumque valoris et quantilatis fuerint, quovismodo et exquavis persona, exceplis infrascriptis reservationibusin civitateet dioecesi Leodiensi, ex tune in antea vacare contigerit, ita disponentur, videlicet quod in mensibus januarii , martii , maii , julii , septembris et novembris, ad colla- tionem sedis apostolicae , illa vero quae in reliquis videlicet februarii , aprilis , junii. augusti, octobris et decembris mensibus vacarent dispositioni ordina- riorum collatorum civitatis et dioecesis praedictarum libère perlineren t. Placuit quoque praedecessori praefato, nullas reservationesdignitatum vel beneficiorum praedictorum générales vel spéciales facere, neque factis tune per se vel prae- decessores suos uti , exceptis reservationibus in corpore juris clausis et excep- lis dignitatibus et beneficiis sanctae romanae ecclesiae cardinalium uecnon Jehey , un des douze du pays de Liège et de Looz- testament, le notaire dist qu'il seroit mort le 20 tfui morut en Van notre S^ mille quatre cent cinc- may, à 4 heures après midi, it quante-sept, le 21' jour de may. — Nota qu'audit 436 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 437 prothonotariorumsedisapostolicae auditorum. litlerarum conlradictarum cor- rectorum auditorum, causarum palalii aposloliciet auditoris camerac apostoli- cae necnon clericorumejusdemcamerae, accolitorum, cubiculariorum,abbre- viatorum ad nuinerum ceatum , scriplorum grossae ad Dumerum centum et unius, scriplorum primariae ad numerum viginti quatuor^ necnon omnium verorum familiariumcontinuorumcommensalium suorumetcardinalium prae- dictorum, quamdiuvero familiaritasduraret. Placuil eliam praefalo Eugenio praedecessori nostro electiones ad ecclesiam cathcdralcm et monasteria ac majo- rem post pontiBcalem et principales in collegiatis ecclesiis dignitates cleclivas per lempus et tempora a jure statuta exspectare, illasque approbare et confir- mare vel infirmare, prout justitiaet equitassuaderent, nisi ex aliqua rationabili etevidenli causa in litteris apostolicis exprimenda aliter visum foret providere, proviso etiam quod confirmât! seu provisi per sedem aposloiicam ordinariis praestarenl débita juramenta et alia quae de jure et consuetudine tenentur. Quum super praemissis quacdam dubia orta fuissent, idem praedecessor per quasdam alias suas litteras declaravit illorum dumtaxat ex familiaribus praedictis beneBcia infra civitatis et dioecesis praedictas consistentia censeri debere reservata , qui actu veraciter et sine fraude sui et successorum suorum romanorum pontiBcum et cardinalium hujusmodi pro tempore existenlium familiares continui commensales essent , et quod vera familiaritas hujusmodi censeri deberet dumtaxat durare, quamdiu familiares hujusmodi veraciter actu et sine fraude suis et eorum ser\iciis realiter insistèrent, suisque et eorum expensis cum effectu viverent; et non alias quoquo modo, necnon quod scriptorum grossae et scriptorum primariae ac suorum et successorum praedictorum cubiculariorum bénéficia sub reservatione hujusmodi includi deberent , dumtaxat quamdiu illi taies veraciter et actualiter existèrent , et quod illis taies esse realiter desinentibus reservaliones beneficiorum ipsorum omnino cessarent. Voluit quoque ac statuit et ordinavit ex tune in antea illo- rum dumtaxat abbreviatorum bénéficia intra easdem civitatis et dioecesis con- sistentia censeri debere reservata , qui de civitate et dioecesi Leodiensibus nativi essent, etiam si illi multo pauciores numéro centum existèrent, prout in eisdem litteris , quarum tenores praesentibus ac si de verbo ad verbum inserti forent haberi volumus, pro expressis plenius continetur. Nos igitur fidelitatis et constantiae episcopi et aliorum dictarum civitatis et dioecesis collatorum non ignari , cupientesque dilecto filio Ludovico , electo Leodiensi , ejusque successoribus, et collaloribus antedictis materiam dare, ut in similibus casibus nostri eis ob hujusmodi devotionem collati beneficii memores studeant dictae sedi firma semperdevotione parère, motu proprio, non ad alicujus nobis su- per hoc oblatae petilionis instanliam , sed de noslra mera liberalitate eidem Ludovico eleclo, aliisque ecclesiarum praelatis, et monasleriorum ac aliorum religiosorum locorumquorumlibeteorumque capilulis, conventibus, canonicis et pcrsonis, et aliis quibuscuraque , ad quos majoris et aliorum civitatis, et dioecesis praedictarum ecclesiarum, canonicatuum, praebendarum, dignita- lum , personatuum , administrationum , et officiorum ac aliorum quorumvis ecclesiasticorum beneficiorum seculaiium vel regularium in eisdem civitate et dioecesi consistentium , cujuscumque qualitatis et valoris annui fuerint col- latio, provisio, praesentalio , electio , seu quaevis alia dispositio communiler vel divisim pertinet, eorumque praedecessoribus pro tempore existentibus auctorilate apostolica et ex certa scientia tenore praesenlium concedimus , necnon statuimus et ordinamus, ut de eisdem canonicatibus et praebendis ac dignilatibus, personatibus , adminislrationibus, officiis et beneficiis, qui de caetero perpetuis futuris temporibus in februarii , aprilis , junii , augusti, octobris et decembris mensibus vacare conligerit, dummodo illa dispositioni apostolicae , per modos reservationura in eisdem Eugenii litteris expressarura generaliter reservata non sint, etiam si per similes alios modos reservata fue- rint, plene et libère ac sine impedimento velcontradictionequacumque , auc- torilate sua ordinaria disponere valeanl, perinde ac si nullae ab eadera sede vel legatis ejus expectalivae graliae spéciales vel aliae similes reservaliones, et desicreservalis conferendis mandata, uniones quoque et annexiones, incorpo- rationes, suppressiones , appropriationes, praerogalivae, anlelaliones , decla- rationes aliaeque ad vacatura bénéficia quomodolibet concessae lilterae, quae ipsis quomodolibet impedire valerent et quae in februarii , et aliis quinque alternalis mensibus supradiclis , quibusvis in eis derogatoriis contentis clau- sulis non obstantibus, locum sibi nullatenus vendicare volumus pro tempore quomodolibet émanassent. Et quia certiores facti sumus, quod iidem collatores, post emanalionem litterarum Eugenii praedecessoris , noslri, earum vigore suis collaloribus in eisdem februarii et aliis alternalis mensibus bona fide usi fuerunl, nos ad lilium, quae exinde inler provisos ab eis et quosvis alios suborlae sunl vel de coelero suboriri possent, succedendum anfractus, volu- mus omnes et singulos per ordinarios supradictos in eisdem februarii et 438 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 439 aliis alternatis mensibus de dictis canooicatibus , praebendis., dignilalibus , personatibus, officiis, beneficiis, ad eorum collationem, provisionem, praesen- tationem, electioiiem seu quamvis aliam dispositionem conjunctim vel sepa- ratim spectantibus , alias rite factas coUationes et provisiones aut ad illa prae- sentationes vel electiones seu alias dispositiones quascumque , et qiiaelibet inde secuta, dummodo illa per modos superius exceplos generaliter disposi- tioni apostolicae reservala non fuerint , ila ratas et Brraas remanere debere , ut earum vigore canonicatuum, praebendarum , dig;nitatum^ personatuum officiorum ac aliorum beneficiorum hujusmodi possessores , contra quos etiam lites inchoataesint^ dummodo ad conclusionem in causa exclusive processum non existeret, super eisdem canouicatibus, praebendis, dig;nitatibus , perso- natibus, officiis et beneficiis de caelero per quemcumquc etiam quarumvis apostolicarum commissionum obtentu molestari non possint ; quas nihilominus omneset singulas collationes, provisiones, praesentationes, electiones et alias dispositiones, nos si et in quantum opus sit , eorumdem canonicatuum, prae- bendarum, dignitatum, personatuum, offîciorum et beneficiorum qualitates et veros valores annuos pro expressis habentes , ratificamus , revalidamus et approbamus ac plénum robur oblinere dccernimus , necnon omnes et sin- gulas lites hujusmodi coram quibuscumque judicibus seu auditoribus et ex quibuscumque commissionibus pendeant, illarum status pro expressis habentes et cas harum série ad nos advocantes motu et auctoritate ac scientia prae- dictis penitus exstinguimus . necnon adversariis eorumdem perpetuura silen« tium im[X)nimus per praesentes. Et insuper pariformiter placet nobis et de caetero intendimus electiones ad cathedralem ecclesiam ac monasteria et raa- jorem in dicta cathedrali ecclesia post pontificalem , necnon principales in col- legialis ecclesiis dignitates, ad quas personae consueverunt per electionem assumi , per tempus et tempora a jure statuta exspectare illasque approbare et confirmare, vel infirmare, prout justitia et equitas suadebunt , nisi si forsan etiam cathédrales per translationem , aut monasteria et dignitates ipsae per promotionem ad aliorum monasteriorum regimina aut assecutionem aliarum dignitatum seu beneficiorum ecclesiasticorum auctoritate apostolica facien» dum vacarent , aut illi, et modis reservationum praedictarum alias reservata forent, seu ex aliqua alia rationabili aut evidenti in litteris apostolicis expri- menda nobis et sedi praefatae aliter visum fuerit expedire, volentes quod confirmati seu provisi per sedem apostolicam ordinariis praestent débita ju- ramenta et alia ad quae de jure et consuetudine tenentur. Volumus insuper, quod nulli canonicatus, praebendae, dignitates, personatus, officia aut alia bénéficia ecclesiastica civiutis et dioecesis praedictarum, cujuscumque quali- tatis fuerint, quae saltem duas marchas argenti secundum communem existi- mationem non valeant annuatim , sub quibusvis expectativis gratiis quibus- cumque personis per sedem praedictam vel ejus legatos sub quavis verborum forma pro tempore concessis , quomodolibet comprehendantur. Nec possunl praetextu gratiarum hujusmodi acceptationes et provisiones per quemquam fieri de eisdem , sed ordinarii seu illi ad quos illorum spectat collatio , provisio seu quaevis alia dispositio, libère de illis disponere valeant et in quocumque mense vaca vérin l, decernenles quod praesentibus nostris concessioni , sta- luto, ordinalioni, voluntati, decreto et litteris per quascumque alias consti- tutiones, régulas cancellariae aut litteras apostolicasquorumcumque tenorum et quascumque in se derogatorias clausulas continentes, etiam eisdem praesen- tibus cum illarum de verbo ad verbum insertione spécifiée et expresse dero- gantes, non derogetur nec quomodolibet derogatum censeatur, nisi tune demum romanus pontifiex per trinas litteras praesentium seriem continentes eisdem collatoribus significandum duxerit suae mentis esse pro ea vice dum- taxat concessioni, statuto, ordinalioni et declarationi hujusmodi derogare , nec- non extunc irritum et inane si secus super his a quoquam , quavis auctoritate , scienter vel ignoranter, contigerit attentari, non obstantibus praemissis ac con- stitutionibus et ordinalionibus apostolicis atque nostris , etiam si de illis de verbo ad verbum mentio facienda esset, caeterisque contrariis quibuscumque. Nulli ergo omnino hominum liceat hanc paginam nostrorum concessionis . statuti , ordinationis , ratificalionis , revalidationis , approbalionis , decreti exstinctionis , impositionis, intentionis , constilutionis et voluntatis infringere vel ei ausu lemerario contraire. Si quis autem hoc attentare praesumpserit , indignationem omnipotentis Dei et beatorum Pétri et Pauli aposlolorum ejus se noverit incursurum. Datum Romae, apud Sanctam Mariam majorera, anno incarnationis dorainicae millésime quadringentesimo quinquagesimo oc- Uvo, tertio decimo kal. februarii, ponlificatus noslri anno primo. M$. de la bibl. royale , n» 10898-10952. P^ ?■•' f: ^^0 ANALECTA LEODIENSIA. xxxni. RECORD RENDU ALLE REQUESTE DE MONSIEUR DE LIÈGE, LOUYS DE BORRON , 9 JANVIER 1458 ^ A tous ceaiix qui ces présentes lettres verront et oront, nous ly maire et les eschevins de Liège, salut en Dieu permanable et cognoisance de vëriteil. Sur ce que en nom et de part très-révérend père en Dieu , très-haut et puissant prince et notre très-honorez et très-redoutlé seigneur mons»^ Loys de Borbon , par la grâce de Dieu esleu-confermé de Liège , duc de Buillon et comte de Looz, et par vénérables et très-honnorés seigneurs doyen etcapitle délie vénéra- ble englise de Liège, et en présence de vaillantes et honorables personnes Fas- treit Bareit Surlet, S' de Chokier, et Gérar Tollet, à ce jour maistres de la citeit de Liège et de grand nombre du conseil de laditte citeit, par le vive voix de honorables et saiges Johan Faber, mambor de notre dit très-redoté Sgr et prince, nous ait puis naguaires esté requis et demandé recorde et advertissement de ce que nous saviens et vvardiens , et par loy louchant cer- tains points par lui oullre donneis par escript en noz mains, en nom et de part nostre dit très-redoublé Sg"", concernans franchieses, privilèges, liber- teis de laditte citeit , paix faites , status , régimens , anchiens usaiges et autres ordonnances d'icelle citeit et pays générallement , lesdits maistres non con- Iredisans , ne débattans que record ne soy rendisse aile requeste de nostre dit très-redouté S^ et de sondit vénérable capille; mais faisans solempne protes- tation en nom de la génèraliteit de laditte citeit et sur seans du pays, telle que ' Hocetsequenli documento elucidantur quae passim scriptores ÏDdicant, scilicet Ludovicum Borbonium octodecim capita scabinis exponenda curavisse, in quibus auctoritatem suam ab civi- tate immiDutam , jusque carptum asserebat, ut ipsi super iilis sentent iam suam aperirent. Osten- debatexpriscispactionibus(inquitFoullon, t. II, p. 44), ipsisque sanclionibus civitatis, injuste consules in jura principis invasisse. Constat vi- cissimlradita deinde scabinis capita novemdecim civitatis nonoine, quae cum scabinorum respon- sis circumferuntur in Pactorum libro. Nonum caput (infra N. XXXIV), eral de remonetaria, respondeturque quid in cudenda monela, et quatenusprincipi liceat; cudique nusquam ejus titulo posse, nisi Leodii, Hui et Heristalli. Cae- tera ad definiendam fere consulum, civitatisque potestatem spectant. Illis tamen expostulationi- bus et responsis oil profectum est. ANALECTA LEODIENSIA. 441 sensyel. C'est assavoir que record que possissions rendre aile requeste de notre dit très-redouté Sg^ et aile prière dudit capille , ne polsisse enfraindre ne embrisier les paix faites, les franchieses et liberteit délie citeit, les an- chiens usaiges et many mens d'icelle citeit, le paix de Fexhe ^ , le paix des Saises 2, . le régiment ^, ne autres paix faites, en requérant d'avoir par nous aovert le point faisant mention des afforains borgoix et surséansde pays, c'est assavoir se borgoix afforains ou surséans de pays asloient par les officiers de notre dit très-redouté Sg^ altenus ou traveilliés de leurs corps ou membres , anchois qu'ils fuissent par loy convenkus, coment on en deveroit useir, considéré que la paix de Fexhe , contient que tous surséans de pays doient estre traitiés et mincis par loy, reltennant ossy de demandeir record en temps et en lieu de plussieurs points, se besoing leur astoit. Laquelle protestation et requeste fut aile requeste desdils maitres, en nom comme desseur, par Eustace Chabot, soverain maieur de Liège , miese en nostre warde ; contre laquelle protesta- tion par lesdits maistres faite ledit Johan Faber, mambour et en nom de nostre dit très-redouté Sg»^ , protestai que icelle protestation faite par lesdits maistres ne polsisse ledit record préjudicier ny embrisier, ains que celi polsisse avoir son cour, si avant que nous sauvons et wardons , et que loi et raison puelent porter ; ayons entre nous eu plusieurs advis , conseils et délibérations sur ce , tant ausdits Seig" du vénérable capille , comme à autres nos amis et con- seilliers spirituels et temporels, ausqueils en semblant cas avons heut de coutume et useit prendre ressort et conseil, sentant la grande charge qui en ceste partye nous estoit donnée , afin que pour nous acquitteir et à un chacun de raison faire assez, selon ses pétitions et remontrances, et selon le sens et l'entendement que Dieu notre créateur nous at donneit et preste en ce monde, sçavoir faisons que nous, meurement conseilliès et painsez , avons dit et disons par ces présentes, que bin veu et considéré louttes Chartres, an- chiennes lettres, paix faites, status, régimens et autres ordonnances pour bonne police et le bin publique , par très-révérends, haults, nobles et puissans seigneurs les princes et seigneurs, évesques et esleus de Liège, prédices- seur de notredit très-redoulé Sq^ , par ledit vénérable capille de Liège , et par les membres et estais desdits pays de Liège et de Looz, ordonnances > La paix de Fexhe, du 18 juin 1316. V. Lou- août 1403. V. Louvrex , yo\. II, p. 13. rrw-, vol. H, p. 142. 3 Les règlements de Heynsbergh, du 16 juillet 2 La Paix des Seize ou de Tongres , du 28 et du 24 octobre 1424. V. Louvrex, vol. I, p. 54. 56 442 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 443 laites, statuées et mieses en warde de loi, et qui par nous sont sauvées et wardées , si avant que miex les avons poyu rewarder, comprendre et concep- voir, nous trouvons point que soyons, en manière nulle, tenus, obli^jiés ne lachiés à rendre record touchant les points à nous outredonnés, ne autre, jasoiche que aucuns poroyent voloir dire et comprendre que sy veu, que par nos prédicesseurs le serablave doit avoir esté rendu à la requesle de laditte citeit , le raanire cornent ce advient constat asseis à plussieurs , ainsi que par icelles paix faites, ne nous est donné quelque aullioriteit, commission ou puissance de faire aucunes interprétations, déclarations, aouverture ne gloze surlesdiltes paix faites, anchiens usaiges, coustumes, manimens ou posses- sions, mais trouvons par expresse l'interprétation, déclaration, aouverture, modération et attemprance d'icelles, et de tout ce dont poroit sourdre diffé- rens, ne engendrer question par mésentendement, touchant les points con- tenus et déclarés ensdittes paix faites, status, régimens, franchieses, prévi- léges, libertés et autres anchiennes usaiges, costumes, manimens et possessions desdittes cité, bonnes villes et comon pays de Liège et de Looz , y estre par exprès réserveis et retenus en l'autorité , puissance et pleine cognoissance de notredit très-redouté Sg'^, dudit vénérable capitle, et des autres membres et estas desdits pays, et par conséquent à nous par exprès deffendu ; pourquoy de nulle aouverture, interprétation ou déclaration donnés sur lesdils points ne autres requis par lesdits maistres en leur dite protestation faisant , prions très-afFectueusement que on nous vuille tenir pour excuseis , car nous noz en déportons comme de ce non puissans, et en renvoyons toultes personnes à cui ce peut y estre nécessaire ou serat le temps future, ausdits membres et estats, attaindu par espécial que par le contenu délie paix de Fexhe que nous sauvons et wardons par loy, est déclareit par mots exprès que se la loy ou coustumes desdils pays astoient trop larges ou trop estroites , trop faibles ou trop roides , ce doit estre en temps et en lieu attempereit et modéreit par le sens de pays. Semblablementen plussieurs autres paix faites, que nous sawons et wardons par loy, est contenu et expressément sauveit et réserveit, que se en icelles avoit aucuns poins et articles mal déclarés , couvertes ou de doble entendement, dont question ou différent sussitasse par messentenderoent en temps future , ce demeurt aile ordonnance , interprétation et modération des conditeurs et ordonneurs d'icelles paix faites , et nou point aile authorité ou puissance de nous lesdits esquevins. Néantmoins nous désirans obtempérer et obéyr au bon plaisir et à la requeste de notredit très-redouté Sq^ et de sondit vénérable capitle , de tant que en nous est , et que à nous puet to- chieret appartenir, de ce dont de présent avons mémoire , et que nous sawons et wardons par paix faites , disons par advertissement que il uous recorde , sawons et wardons par le contenu desdittes paix, mieses en notre warde et selon notre mémoire , et ce qui nous constat de présent, quand ausdits poins oultredonnés de part nostre dit très-redouté Sg% ce qui s'ensyet, c'est assa- voir quant au premier point contenans ces semblables parlers : Frémir, vuet avoir recordeit se la cité de Liège puet, par le vertu de ses franchieses, constituer Lombars ne useriers ^ à iceux donner puissance ne congier de presteir: ne aussi se elle at puissance de hoisler tels gens de pos- session, et autres remettre en possession, et qu'ils lesdits eschevins déclarent, par leur record , en queil lieu il est contenu , ou ils dient qu'ils n'en sevent rins , s'ils n'en sévent riens par loy ne par franchieses. Ad ce primir point , touchant de donner franchieses et de constituer Lombars , nous ne trouvons en nulles des paix faites , qui nous sont comandés à wardeir par loy , rins ne aucune choese de ce faisant mention , ne n'en sawons ne wardons riens , et quant au regard de tels personnes, Lombars, usuriers, causiens , transmontans et autres personnes, usans de marchandises et affaire, qui est chose prohibée et deffendue par tous drois escript, et par l'ordonnance de notre mère sainte église , nous ne trouvons point que de notre temps, ne de nos prédécesseurs, nous en ayons pris quele cognoissance ne souffert iceux , de leurs marchan- dises et négotiations , plaidoier ne quereller pardevant nous ; et par ainsi tou- chant ce premir point, nous n'en sawons et n'en wardons rins par loy, excepté que ou régiment fait et ordonné du temps très-révérend père en Dieu et très-honorez seigf , monseigneur Johan de Heynsberg , lors évesque de Liège, lequel régiment nous sawons et wardons par loy , en le xxiije article , sont contenus ces semblant parleirs : «Statuons et ordinons que les maistres, qui- » conque le seront d'ors en avant, auront cens florins de Rin, assavoir chascun » cincquante florins, à prendre Ixxij francs az Lombars, et le remanant aux » cens , rentes , prolfis et émolumens de la cité , qui se deveront lever par un M renthier. » Et quand au second point oultre donné de part notredit très-redouté seig»" , contenans ses semblans parleirs. Item, secondement, vuet Monseigneur avoir recordeit se ladite cité , par ses franchieses , doit prendre ou avoir cognois- 444 ANALECTA LEODIENSÏA. ANALECTA LEODIENSÏA. 445 sanche des cris et publications qui se doyent faire selon le sequeile des estais despays, tant de rainer et widier grains fours de pais, comme de brasser boutes et autres beverages. Ad ce second point disons : Sauvons et wardons selon ledit régiment, que quant enquestes sont faites, et aucunes personnes, bour- geoy de laditte cité, par vertu d'icelles enquestes et selon ledit régiment, sont bannis et proclamés au Péron à Liège, hors de laditte cité, franchises et banlieu, iceux cris et publications se font aussy bin de parte maistres et jurez de laditte cité, comme de part nostredit très-redouté seig"", son mayeur, et nous ses esquevins. Semblamment avons veyut user au faire les crys et publications délie france fore, chacun an , et des salfconduis qui se envoyent d'an en an, pour les franchieses des frankes fiestes d'Anvers; mais quant au regart délie généralité des cris et publications qui se font ou doyent faire par la sequeile et ordonnances des membres et estats , ou qui touchent la géné- ralité des pays, se lesdits maistres y doyent estre présents et dénomeis ou non , nous n'en trouvons rins par escript ensdittes paix faites, et pour ce, n'en sauvons ne wardons riens plus avant que ce que dit est. Item , quant au thier point oultre donné de parte notredit très-redouté seign»", contenans ses semblans parleirs : Item , lircement, vuet Monseigneur avoir recordeit se de fiefiF censaulx ou alloux il appartint à la citeit de hoister ne remettre personne en possession , attaindu que touttes personnes trouvées en possession , y doyent demorer jusques à ce qu'ils en sont hoistez par loy , et ossy veu que les hiretaiges se doyent jugier par les juges de loy au cas afférant. Ad ce ihierce point disons que nous sauvons et wardons le paix de Fexhe qui, entre autres, contint ces semblans parleirs : « Nous, ly évesque et » ly capittle desseurdit pour nous et pour noz successeurs , en nostredite » engliese et nous tous li aultres desseurdits , pour nous et pour noz succes- » seurs, et les communaltés devantdites, avons ensembles et par comon ac- » cord ordonné et ordonnons, que les franchieses et les anchiens usaiges des » bonnes villes et du comon pays de Liège, soyent d'ors en avant maintenues » et wardées sains embrisier; et que chacun soit meneis et traitiés par lov et M par jugement des esquevins ou d'homes, selon ce que à chascun et au cas » affiérat , et nient aultrement , hors mis les cas qui appartiennent aile haul- » leur de nous évesque de Liège , et de noz successeurs , liquels cas et haul- » leur lelz sont telz : C'est assavoir que de promir fait de mort d'home , nous » ly évesque devantdil , avons et arons le pooir d'ardoir , et avec cely mal- faiteur demeurât en le cache de nous et de nos successeurs , jusques à tant qu'il aurat amendé le fait aile parlye bléchié et à nous. Et toute en leile manière userons-nous et noz successeurs de laditte haulteur, et nient aultrement, jusques à tant que déclareis serai par le sens du pays, et nous évesque devantdil et noz successeurs, n'avons plus avant de haulteur que dit est. El partant que cette ordonnance soit mieux tenue et war- dée, nous ly évesque devantdil et noz successeurs, devons et deverons commandeir et commanderons à tous noz officiers temporeilz , marischalz , bailliz, prévosl, chaslellains , maieurs, et tous autres lenans nos offices, et les ferons jurer en leur réceptions qu'ils rainneronl chacun par loy et par jugement , si comme desseur est dit. Et s'il advient , que jà n'ad- viengne, que aucuns officiers desseurdis face le contraire, c'est assavoir qu'il maine aucun fours loy et jugement ou li nie * loy et jugement, ly officiers serai tenu de rendre le domaige à celi qu'il aurat damagiel contre loy ou jugement. Et s'il luy griève encor contre loy ou jugement, nous évesque devantdil à noz temps et noz successeurs après nous , s'il advient à leur temps, devons et deverons pugnir celi officier, selon la qualité délie raesprisure ou du meffail qu'il aura fait contre loy ou jugement. Et se nous ou noz successeurs , évesque de Liège, ou notre lieutenant, pour le temps, se nous ou nos successeurs estions absens, sur ce suffissamment re- quis par celi qui le damaige arat reçu ou d'aulrepart , ly soyons négligens ou deffallans de ce à radrechier dedens quinze jours après ce que li plente nous sera faite comme dit est , moslreir le doit celi qui ce domaige arat re- chut, ou autre départ ly à notre capittle de Liège suffisamment, et notredit capitle doit tanloist , sains malengin, requérir, nous ou noz successeurs, ou notre lieutenant, que nous fâchons ce radrechier dedens quinses jours après ensuivant, ou nous-meismes et noz successeurs défachons le grieff, et rendons le domaige délie notre. Et se ce ne faisons à la requeste de nostredit capitle , dedens celi seconde quinzaine, ledit capitle doit estre et serai conlre nous avec le pays desseurdit, et nous doit deslraindre ^ à ce en le meilleure manière qu'il pora, et devera mander et manderai tantoist ledit capitle sans raaiengin, par ses lettres ouvertes ^ à tous nos jugeurs qu'ils cessent de jugier et de donner conseil de tous cas , jusques à tant que celle ï ifi>, Louvrex écrit el ly veyez. N'est-ce pas 2 Conttraindre , dans Louvrex. plulôl et li nie, et lui refuse? 3 ibid. Lettres envoyées. m u 446 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 447 M mesprisure serai redréchiée, solon ce que desseur est dit, lequel man- )) dément de ootredit capitle, nous et nos successeurs tenrons pour ferme » et pour estable. Item , encor est assavoir que accordé est de part nous tous » desseurnommeis, que se en aucuns cas la loy et le coustumc du pays sont w trop larges ou trop roides ou trop estroites, ce doit estre attempereit en M temps et en lieu par le sens de pays. A tous ces choses desseurdittes nous » tous dessus nommez, oblij^ons nous et nos successeurs ^ » Item, aussy nous sauvons et wardons le païa: des œxij qui contint en le neufFième article d'icelle, tels et semblans parleirs '-. « Item, summes encor accordeis à ce que » xxij bonnes personnes de bon estât délie nation de pays , sai{jes et raiso- » nables, proid'homes, soient pris et esleu d'ors en avant, chacun an, assa- » voir est, quatlre du capitle de Liège, quattre des bannerèche et cheva- » liers, quattre délie cité, deux de Huy , deux de Dinand, ung de Tongre, » ung de saint Trond , ung de Fosse, ung de Thuing, ung de Looz et ung » de Haske^, lesquels xxij ainsi esleus, jureront sur sains, tanloist comme ils » seront esleus , en capitle de Liège, que ils seront bons et léals à nous l'é- M vesque, le capitle, les bannerèches, chevaliers et gens de linaige, la citeit » et les bonnes villes et tout le pays, sans porter faveur outre raisons, à grans, » a moyens et à petits , et que bin et léalement feront leur ofBce leur temps » durant. Lesquels xxij ainsy sermentez esliront un lieu certain pour estre » ensembles , chacun mois une fois , se besoing est , et aile plente et re- » queste des parties poront et deveront sans dilaye, enquerre sur tous ofB- » ciers et jugeurs et autres subgés de nous ly évesque, qui contre la paix » de Fexhe et fours et encontre loy yront et feront , ou aront pris lowirs * » ou prenderont pour faire jugement, ou estorderont par force et encontre w raison argent de ceaux qui rins n'ont ou aroint mefiFait ou raefiFeroient; » mais que chacun officier et jugeur ou autres puisse ou puissent mettre avant » leurs defiFences justes et raisonnables et estre ouys de ce qu'il vora ou vo- M ront mettre avant par raison. » Item, aussi nous sa wons et wardons le » Cfr. le texte de la Paix de Fexhe dans Lou- 2 cfr. Louvrex, ouv. cit., loin. Il, p. 149, vrex. Recueil des édits, lom. II, p. 143. Presque où cet article est le dixième. Il présente ausci tous les textes des ancienoes paix cités dans les des différences notables, deux records que nous publions, diffèrent de 3 Hassell, dans Louvrex. ceux qui se trouvent dans le recueil de Louvrex. * Lowirs, dans Louvrex bttiers. C'est évi- II serait superflu d'indiquer minutieusement demment le synonyme du mot loyez , salaire, toutes les variantes. récompense. paiœ des Saize c on dist de Tongre , qui contint es prerair et second arti- cles ce qui s'ensyet, etc. « Et premirement, au premier article, oultredonné par Monseigneur mention faisant, que les plais ne soient plus pardevant lesdits maistres, et que ons ne plaidie plus pardevant eaux , avons accordé , pour bin de paix et pour nourrir paix , et mettre et avoir bon régiment en laditte citté, que d'ors en avant lesdits maistres cesseront et plus ne souflFreront à plaidier pardevant eaux , ne pardevant les jurez conseil , ne universiteit de laditle cité, de nuls cas louchant les hirelaiges , teslaraens, convenances de mariage et bins de sainte église, et d'exécution et d'autres cas touchant aux drois et loys spirituelle et temporelle , anchois en ren- voyeront les parlyes playdoier pardevant les juges ordinaires, soit aux drois ou aile loy qui de ce doyent avoir cognissance ; mais d'autres cas touchant les status, franchises et libériez de laditte cité, et aussi des debtes et d'autres marchandises nyent touchant aux autres cas devant escripls, poront lesdits maistres soffrir à playdoier pardevant eaux, leurs borgois qui plaidoyer y voront, et que cilz bourgeois qui y seront araisnez et trais en cause, y soyent tenus de respondre, sans eaux faire renvoyer pardevant autre juge spirituelle ne temporel , se doncques n'estoient clerc notoirs bénéficyés de saint englise, veves dames, et femmes à marier, qui point ne seroient femmes marchandes, lesquels personnes , s'ilz requéroient à estre renvoyez pardevant leurs juges ordinaires , en tant que des cas touchant fait des debtes et de convenances, lesdits maistres, jurez et conseil les deveront renvoyer sans mettre allencontre aucun empêchement. Et semblablement que les borgeois qui plaidier voront de debtes de covensetde marchandises, puissent de ce plaidoier pardevant l'official ou le mayeur et les esquevins ou les maistres de Liège, lequel que mieux leur plairai. Item, est semblae- ment accordé que tous jugemens et sentences, rendues par les juges spiri- tuels et temporels, touchant les cas dont ci-devant est faite mention, et osi par les maistres et conseil de laditte cité , des cas dont ils auront selon ceste présente ordonnance à cognoistre, deveront demorer en leur force et verlut , et ne deveront lidis maistres, jurez et conseil et université de laditte cité, d'ors en avant jetter nulz comands sur les juges spirituels ou temporelz, ou ou aile loy du pays, neazpartye leurs advocats, procureurs ou mambors, des cas dont ils ont et aront plaidiet, jugiet et sentencliiet selon le contenu de l'ordonnance dudit premir article , affin que tous jugemens touchant 448 ANALECTA LEODIENSÏA. » aux drois, à la loy et aux franchieses, demeurent en leurs force et vertu » sans aucunement à retraictier *. » Item, quant au quatrième point oultre donné de parle nolredit très-redoulé seig"" contenant cessemblans parleirs. Item quarlement vuet monseigneur avoir recorde pour l'empêchement qui fut donné encontre le plente faile par Collar Flocquelet, se il appartient aux maistre. ou conseil de la cilé, selon leur frankieses, de juger ou déclarer aucune chose en préjudice de la plainte, ne s'il appartint à eaux de requérir, qu'il ne soit point fait au contraire; ou se le cognissance en appartint ausdits eschevin, puisque le plente est faite par leur ensegnemenl. Ad ce quatlrième point, disons que noussauons et tar- dons la Novelle loy, en laquelle soy contiennent en vij*= article ces semblans parleirs : « Item , que touttes plentes criminales qui faites seront pardevant » eschevins soient mieses et donnés par escript , et que cil qui soy plainderat, » soiet tenus de donner à ses fraix le copie de la plainte à celi de cui il soy » plainderat , se cil le veut avoir et jour de loy pour lui sur ce conseiller *. m Item , ossi nous en rapportons aux premier et second articles délie paix des Sauze cidesseur escript, qui font mention des cas dont lesdits maistres ont à cognoistre. Item, quant au cincquième point outre donné de part notredit très-redouté seigi* , contenans ses semblans parleirs : Item , quintement vuet mons'' avoir recorde se lesdits de la cité puelent cour à la blancklocque -^, crier az armes , porteir banniers ou peignons sur le marchiet, par le vertu de leur fran- chieses ou non, et s'ils le fout sur queile peine. Ad celi cincquième point, disons que nous sauvons et wardons le lettre de saint Jacque, qui contient en premier article d'icelle , ces semblans parleirs : « Premir , nous quittons et » quitte clamons et annichillons de tout le murmoir et sédition desseur es- » cripte, salÉF trois point, lesquels nous voulons estre gardeis et retenu, » assavoir que nuls, sains congiet des maistres de nostreditte cité, qui seront » pour le temps, ne puisse courir à la blanclocque, ne porter bannirs sur M le marchiet ne ailleurs en la cité, pour gens esmouvoir, ne crier az armes » par la cité, sour peine d'estre attains de son honneur. Et s'il advenoit par ' Cfr. La Paix des Seize ou de Tongres. Lou- 3 Blancklocque, la cloche du ban qu'on faisait vrex, ouv. cil. , tom. II , p. 13. entendre pour réunir le peuple à la publication 2 Cfr. la nouvelle Loi , aussi appelée la Paix d'un édit , etc. de W'aroux. Louvrex, tooi. I, p. 341. ANALECTA LEODIENSIA. 449 » adventure que aucuns ou plussieurs borgeois de notreditte cité astoit ou » astoient encoulpeis ou admis d'aucuns de ces trois poins desseurdits, nous » voulons que noz mayeurs et eschevins de Liège , qui seront pour le temps, » ne puissent sur lesdits borgeois ansi encoulpeit de ce, faire enqueste, se » les deux maistres pour le temps, sept jurés des grans et sept jureis des » petits, ne sont présens avec le mayeur et les eschevins desseurdis à faire » laditte enqueste, et se ils n'y voloient ou povoient yestre, eaux sur ce anchois » de part le mayeur et eschevins suffissament requis, dont pouroient de dont » en avant ledit mayeur et les esquevins faire ladite enqueste, et dire loy et » jugement ainsy qu'il est accoustumeit, sains plus avant à celle fois appel- » leir, requérir ou attendre les maistres et jurez devant escripts '. » Item, aussi contint laditte paix des Sauze, que nous sawons et wardons, en cin- quème article d'icelle , ces semblans parleirs : « Item , tant comme de guerres » à entreprendre , qui est fait touchant Testât du pays, est accordé que d'ors » en avant laditte cité , ne les autres bonnes villes du pays, ne doyent entre- » prendre aucune guerre , à nul seigneur terrien , ne aux autres marchis- ï) sans, sains ce que mons», ses capitle, li barons et chevaliers, et tous li » autres membres du pays , ne soyenl premièrement mandeis et sommeis , » et ce que par le plus grande sieulle en sera délermineit serat fait et ac- » compli ; ce réservé que s'il avenoit que aucuns seigneurs marchissans ou » autres gens prendissent aucun marchant ou autres surseans du pays , ou leurs » bins, ou soy embatissent en pays portans domaiges, que laditte cité, ou )' les autres bonnes villes , là tel excès advenra , pour ce à contrester et ven- ). gier, puissent faire en tel cas en resiwant les malfaiteurs, ensi comme » fait, on anchienement, sans sommeir ni attendre ly ung l'autre ^. » Item, quant au sixème point de part nostredit très-redouté seig» oultre- donné , contenant ces semblans parleirs : Item , sextement vuet mons' avoir recorde se lesdits délie cité puelent alleir hoister de prison ung aflPorain borgeoy ou surseans du pays, en le seignorie d'un bas seignorage ou autre- part dedens le pays de mondit seig»^, puis qu'il est pris et détenu pour trai- tier et mener par loy. Ad celi sixième point, disons que de ce nous rappor- tons à ce que le paix de Fexhe contint comme ci-desseur est escript , et aussy ' Cfr. la lettre de Saint-Jacque, Louvrex, l.I, vrex, tom. II, p. 17, où l'article cité ici dans le P' '"• texte n'est pas le cinquième, mais le huitième. 2 Cfr. la Paix des Seize ou de Tongres , Lou- 57 450 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 431 au troisième article' delledille paix des Saiize que nous sauvons et wardons , contenans ces semblans parleirs : « ïtena, est semblaemcnt accordé, au point des aiForains borgoy , pour eskiver tous périls et inconveniens que plus- sieurs fois en sont advenus et advenir puelent en ladilte cité et pays , que d ors en avant nuls afiForains bor[][eoys fours délie banlieu ne soit pris par lesdils maistres ne par aucuns des inestiers de laditte cité , qu'il ne soit ) criet et publié au Péron tout hault et publeinent sains fraude, que teile ) personne est devenue bourgeoy delleditle cité et de teil niestier, et se nul ) le viiet débattre, qu'il le puisse faire dedens quarante jours ensuivant, ainsi > qu'il at esté oseit anchiennement, et que teil novea bourjjeoy soit tenu de ) faire sa résidence ou de celi à prendre à mons'' , ain«i que les paix faites contiennent. Et pour ce n'est point notre entente, que telz atforains bour- > goys ne sont tenus de steir en droit pardevant la haulte justice , là où il est > ou serat manant et surséant , en la manir et tout ainsi comme li autres ma- ) nans et surséans dudit lieu, de tout cas- dont il voront araisnier autruy ) sains malengien , et que d'ors en avant nul ne soit fait albain , s'il n'est bour- > geoy. » Item , aussy nous sauvons et wardons le modération delledite paix le Sauze, qui contint en quinsième article d'icelle ces semblans parleirs : Item, que tous ceaux qui feront, de jour ou de nuit, fait en queil il ayet force , violence , robe ou arsin notoir , seront de leur fait meisme et tan- toist en le cache du seigneur du lieu , là teil excès aura esté perpestré , voir si avant que sa justice durerat et en la cache généralle de nous l'Esleu desseurnomé , et cil auqueil li excès sera fait pourat par tout resuyr ledit faituel , et avoir le cry de pays , pour le détenir et livreir au seigneur , lequel faituel devrat estre condamné , selon le quantité du forfait, de teille amende qu'il euysse forfait , s'il fuysse pris aile freiche coulpe , et ne li [)OU- rat le souverain sire rendre le justice du lieu où li fait aurat esté perpétré, sains le greit du saingneur de celi justice, ne li déligier jusques à tant qu'il aura asseis fait aile partye bléchié , sauveit en ce touttes les franchie- ses et libertés de nous laditte cité et de touttes les autres franckes villes de nosdits pays , en tant quelles puelent touchicr à noz bourgeoys'. •> • Dan* Louvrex , ce sonl le» articles 4, 5 et 6. Tarticle quinzième ici mentionné. On trouve au - Louvrex ajoute : » dont il poroient estre là reste dans le tom. II, p. 173 , un autre extrait de endroit araisniés ou dont il voront, etc. modération de la Paix des Seize qui fait suppo- * La modération de la Paix des Seize, au t. I ser Texistence d'un autre règlement du mt^me du Recueil de Louvrex, p. 401 , ne contient pas nom. Ttem , quant au septième point de part notredit très-redoulé seig^, oultre- donné , contenans ces semblans parleis. Item seplement vuet raons^ avoir re- corde se lesdits maistres et conseil doient cognoistre d'autres cas que des deb- tes de covens, de marchandises et d'autres cas, dont les status font mention, et se pour obéyr à caz, il doiént faire adjourner les gens fours desdits pays ou non , altaindu que par le paix de Wihoigne, il est ordonné que les afiFo- rains borgoys doient avoir leurs maisons en le cité. A celi septième point, di- sons que nous sauvons et wardons le paix de Wihoigne, qui contient en traizièmc article d'icelle ses semblans parleirs * : « Item quant au point del » bourgeoises afïbraines ausqueils ^, est advisé que nulz afforains borgeoy par M acquise borgesie ne porat, ne deverat joïr de la borgesie de Liège, s'il ne » demeurt chacun an continuellement dedens la fianchiese de la cité de M Liège, par l'espause de demy an et plus, à toute sa femme, ses enfans et » sa maisnye , et se il n'a là son principal hosteil et son maisnage sans fraude » mayement ledit termine durant ', ainsy comme li autres borgeoys conti- » nuellement résidens dedens laditte cité le font, laquelle comenchera cha- » cun an , quant aux borgeoy qui ors sont , aile fieste de tous Sains, et quant M aux borgeois qui receus seront d'ors en avant , tant que à la premir année , » dedens ung mois après leurs réception, et quant à la seconde et aux autres » années après ensuivant , commencherat le termine de leure résidence, à » la fieste de tous Sains après le premier résidence parfaite. » Item aussy nous raportons aux premier et second articles délie paix de Sauze, ci-dessus es- cripts , qui continent les cas dont lesdils maistres ont à cognoistre. Item aussy nous sawons et wardons le régiment fait du temps mons' Johan de Hevns- bergh , qui en xxix® article d'icelluy en raflFermant laditte paix de Wihongne , contint ses semblans parleirs *. « Item partant que ladite cité est plussieurs » foys grandement chargié et travaillé des afforains borgeoys , et en sustinent » despens et fraix , statuons et ordinons, que les chevalliers, escuers, gens » viskans^ du leur, et autres borgeois afforains, c'est assavoir demorans fours M delleditte cité, et banlieu extant en pays de Liège et de Looz, payeront pour ' y. Dans Louvrex, t. I . p. 8 , le texte de la nement Icdilte termine durant. Paix de Wihogne, où cet article est le quatrième. * Cfr. Louvrex , t. I , p. 46. ^ Louvrex, t. I, p. 10, écrit : Quant au point ^ Vivants; on lit viventes dans la traduction de Bourgetie afforaine, est diviseit. latine du règlement de Heynsbergh, donnée aussi * On lit dans Louvrex : et ton ménage, maison- par Louvrex, loc. cit. 452 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 453 leur borgeoisies audit rentir^ aile saint Lambert ou au plus tard aile saint Remy, ensuyvant chacun an , les chevalliers unjj griffon, x livres x soz pour le griffon , les escuyers et gens viskans du leur, demy griffon pareille, et les autres xl souIx comon payement de Liège , et ceaux manans esdits pays de Liège et de Looz , qui voront estre d'ors en avant borgeoys , qu'ils soyent rechus selon le paix de Wihongne, et payent tnntoist selon leur esta! à leur réception, leur taxe desseurdite, et de dont en avant, chacun an, laditle taxe au jour saint Lambert comme dit est , et se aucuns de dehors des- dits pays vuelent estre bourgeoys , qu'ils soyent receus selon laditte paix, et payent à leur institution deux florins de Rin audit renthier, et pareilles deux florins de Rin , chacun an, audit jour saint Lambert ou saint Remy ensuivant, au plus lard. Et se lesdits afforains borgois, tant dedens le pays de Liège et de Looz , comme de four, ne payent laditte taxe chacun an , comme dit est, que dedont en avant, ilz soyent privez de leurs bourgeoi- sies, et se raquérir le vuelent, se fâchent selont la manière desseurdite, et ne soyent point admis aucunement, jusques à tant qu'ilz aront les as- targiez payez ; et deverat yestre celi argent , ainsi rechupt par ledit rechep- veur aux dessusdits borgeoys afforains convertis en artilleries et autres nécessitez délie cité. » Item , quant à huictième point de part notredit très-redoulè seign"" oultre- donné, contenant sessemblans parleirs : Item, ou wittième vuet mondit seign*" avoir record se lesdits maistres, selon leur franchieses, ont puissance de cons- Iraindre les officiers de mons"" de panner* ou contregaiger sur marchissant ou autres, sains le sceu ou commandement de mondit seign»", et se li ofKcier ne le voloit faire, se ils ont puissance de li corrigier. A celi huictième point, disons que ne trouvons quelque loy ne paix faites mises à notre warde , qui de teil pannement fâche mention, autre chose que li xxvi articles délie paix des Sauze', laquelle contint ses semblans parleirs : « Item, semblablement est » ordonné que de treschens de terre à waignaige*, et ossi de louvvyer de mai- M son , on puet panner et les emblaveurs pour viel et noveal arrestcir, et de » II s'agit ici du receveur on du rentier de la ^ Cfr. Louvrex, lom. II , p. 21. Le texte dif- cilé, dont la création est faite par l'un des arti- fère un peu, et Tarticle porte le n» 39. des précédents. * ffaignutge , M'angnage ou H'ainage, terre - Panner ou pannéir, prendre des gages ou tenue en ferme pour en rendre annuellement au saisir des deniers pour la sûreté d'une créance, propriétaire une somme convenue. » ce ne puet-on venir à loy ne a escondit nul , se ce nest pour monstrer paye- » ment par quittance ou recept suffisant, ou par bons tesmoings dignes de » foy sans suspicion , desquelles monstrances à faire ly debteur n'ara que » unequinsaine tant seulement, laquelle quinsaine pendant il pora , s'il h » plaist, en quatlre jour de celle quinsaine, faire ses provances, sains avoir » autre dilalion , et en cas ou li maieur de lieu seroit défaillant de faire l'ar- » rest ou le pan , il seroit tenus de poier le debte , et rendre les despens pour » sa faculté soustenus sains malengien. » Item, quant au neuffième point de part notredit très-redouté seig', oultre- donné contenant ces semblans parleirs : Item , neuffièmement , vuet avoir mondit seig» , record se lesdits maistres et conseil ont puissance de empes- chier translation d'église , ou autre manire qui à englise appartient , et se ils ont puissance de commandeir à personne particulier de non entremeller. Ad celi neuffième point, disons que de ce nous raportons au vie et vije articles de ladite paix de Sauze, que sauvons et tardons, contenant lesdits articles ces semblans parleirs ' : « Item, avons accordeit , pour le bin de tout le pays, » que veu et considéré en queille estât nous sommes en fait délie englise , » ne puist de la cité, déterminer sains mons^, son englise et les autres » membres du pays. Item , tant que les bénéfices et des fruits des absens et des présens , est accordé que li maistres de laditte cité , ne soy en doyent plus entremesler , et par espécial des fruits des absens , mons»^ ne laditte cité n'en doyent d'ors en avant riens savoir , lever ne recepvoir , anchois » les doit mondit seign»^ faire lever et mettre en séquestre pour aller là (où) » aller deveront selon droit et raison. » Item, quant au dixième point départ notredit très-redouté seig% oultre- donné, contenant ces semblans parleirs : Item, dixièmement, vuet mondit seigf avoir record se lesdits maistres et conseil ont puissance , par leures fran- chieses, de faire enqueste hors franchieses et banlieu, sans le saigneur ou ses officiers , ne se ilz puelent prendre gens et justicier. Ad celi point , disons que de ce nous rapportons à ce que le paix de Fexhe en contint, que ci-des- seur est escrit , par laquelle appert que chacun doit estre mené et traictiet par loy et par jugement des eschevins ou d'homes, selon ce que à chacun et au cas affirrat, et aussy aux premir et second articles délie paix des Sauzes > Cfr. Louvrex , lom. II , p. 17 , n« 9 et 10. » » )j 454 ANALECTA LEODIEiNSIA. ANALECTA LEODIEjNSïA. 455 cy-desseur escripls, qui continent les cas dont lesdits maistres ont à con- noistre. Item , quant à lonzième point de part nolredit très-redouté seijj»" , oultre- donné, contenant ces semblans parleirs : Item, veut onzièmement mons"" avoir recort, comment ont doit user de recepvoir tant les af¥brains bourgeois comme autres, et comment on en doit user, et se ils sont araisniës , là ilz sont manans se ilz y doyent ster en droit. A celé onzième point, disons que de ce nous rapportons à ce que la paix de Wihoijjne en contint, ausy que cy- desseur est escript , et aussy au troisième article délie paix de Sauze et au xxix article du Régiment, qui rafferme laditte paix de Wilhoigne, ansy que ci-desseur sont escripts. Item , quant au douzième point de part notredit très-redouté seig"", oultre- donné, contenant semblans parleirs. Item, douzièmement, vuet mons"" avoir recort se selon franchieses, lesdits maistres ont authorité de envoier com- mander az officiers de bas seignorages, de non faire enqueste de loy ou de faire loy sur l'indignation délie cité. Ad celi douzième point, disons que de ce nous rapportons au premier article délie paix de Fexhe ci-desseur escript, qui contint que chacun soit mené et Iraitié par loy et par jugement des esche- vins ou d'homes selon, etc., et aussy aux premir et second articles délie paix des Sauze ci-desseur escript, qui continent les cas dont lesdits maistres ont à cognoistre. Item , aussy est à nous lesdits eschevins deffendu de commander aux baillieuz, mayeurs et officiers, selon le contenu de xiiij« article délie Lettre aux articles, qui contient ses semblans parleirs : t Item, comme nosdits es- » chevins de Liège, en préjudice de notre haulteur, et celi enlreprendant » touttefois que bon leur sembloit , à requeste ou par information des par- » lyes, sans ce que de rins en fuist raisniés ou plaidiet pardevanl eaux, ou » par eaux sentenchiet de noveau se soient melleis de mander et commander » aux baillieuz, jmaieurs et officiers de nous et de noz subgés et des autres » seigneurs qui ont justice usantes délie loy de Liège, par leurs lettres ou » par leurs varlets , que de certain faits, par eaux entrepris, cessassent, ou » certaines choeses fassent selon leurs mandements, ou ils viengnent parde- » vaut eaux dire raison pourquoy, dedens certains jours; et se ledit officier » n'y obéyssent, ils deffendoyent aux eschevins du lieu subgets, que point » ne seyssent en siège pardeleis eaux, ou ne jugassent à leur somonse , nous » les deffendonsque de ce jour en avant soy cessent de faire tels mandemens , » qui point à eaux n'appartiennent, car se li officiers de nous et de nos sub- )» gets font choses que faire ne doyent, ou mènent aucune personne four loy, )» nous en devons premir être requis, pour ce radrechier, et se nous en » astiens deffallans, ons en devoit avoir rethour à notredit capittle, selon, » la tenure délie paix de Fexhe , et partant voulons-nous que lesdits co- >» mands, se fait asloienl, soient de nulle valeur ^ » Item, quant au Iraizième point oiillredonné de part nolredit très-redouté seig»^ , coutenans ces semblans parleirs : Item , traizièmemenl vuet mondit seigr avoir recort se les maistres et conseil puelenl defiFendre à faire enqueste par les homes de fieff, tant touchant le haulteur et seignorie de mondit seig--, comme le droit de la paix et del annea de son palais. A celi Iraizième point disons, que de ce nous rapportons alleditepaix de Fexhe et au i^r et ije ar- licle délie paix des Sauze, ci-desseur escripls, qui continent les cas dont les- dits maistres soy doyent enlremeller. Item, quant au quatorsième point oullredonné de part noslredit très- redouté seig»^ contenans ces serpblans parleirs : Item, quatorzièmement vuet mondit seig"^ avoir recort se les officiers de la cité , sont tenus de jurer d'an en an à leur réception , que pour leur office à avoir n'ont donné ne promis, priet ne fait prier, etc. , et sur quelle peine. A celi quatorzème point disons que de ce nous rapportons az Ixxiiij et Ixxvj articles des Status délie cité*, que sauvons et wardons, lesquels articles s'ensuyvent de mol à mot : « Item, » quiconque prierai, donrat ou prometlera , ne prestera riens par luy ne par » aultruy, pour celle office ne autre avoir il sera hoisteit de son fait, meisme >. de ceste office et de toultes autres offices délie cité de Liège à tousjours » maix, mais que prouveit soit. Item, quiconques des jureis ou jugeurs » sera convainku qu'il ayel fait, en cette office faisant, tort à aulruy pour » lowier prendant ou pour mavaize acquison , ne qui ait pris lowier des par- » tics , il serai de son fait meisme priveit de cette office et de tous autres » si comme dit est, et renderat tout ce que pris en arat, à ceaux qui rechivent )> les amendes de ces status. » Item , aussi contint le xxv™« article de Régi- ment ce qui s'ensyet' : « Item, pour ce que du temps passeit une grande * Nous ne trouvons point dans Louvrex la lel- sur les statuts de la cité. On peut comparer avec ire aux Articles dont il est ici question. notre texte, les articles 67 et 70 de ce règlement. 2 Louvrex ne donne pas les sUluls de la cité, 3 cfr. Louvrex, règlement de Heynsbergh . mais il donne , 1. 1 , p. 471, la modération laite tom. I , p. 4S. 456 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 457 )) )) » )) parlye de maie govierne de la cité est venue par les prières, beverages, dons et promesses que ons at fait pour avoir les maistres, statuons et or- » donnons que quiconque sera esleu maistres d'ors en avant de la cité, deverat » avant son institution, en présence des anchiens maistres et conseil , qui » yestre voront, jurer solempnemcnt sur sains, que pour avoir ledit office, )i il n'a donné ne promis, ne donra, ne promettera quelconque personne par ly ne par autruy , en appert, ne en secreit, quattre deniers monoie de Liège ne le vallant, et que son office fera bin et loyallement, sans fraude ne malengien, et que il fera toutte diligence de faire le proffil el utilité » delleditte cité , des aventures el émolumens raporter entièrement sans fraude >» ens mains de renthier, sains riens receller, ny convertir en son proffil. » Item , quant au quinzième point de part nostredit très-redoulé seig*", oultredonné, contenans ces semblans parleirs : Item , quinzièment veut mon- dit seig"" avoir recort se tels officiers prendent lowier, dons ou bienfais, comment on en doit user. A celi quinzième point disons que de ce nous rap- portons au Ixxvj article des status ci-desseur escript, et aussi contient le xxiiij article de Régiment , touchant les maistres ces semblans parliers * : « Item, que parmy ce lesdits maistres soient contens de salair, sans prendre M az sangneur , englises , bonnes villes , bourgoys , ou autres quelconques )) lowier ou bien-fais , devant ou après, pour estre adréchiés ou aidiés en » leurs besoignes par lesdits maistres, sauff que, se pour icelle besoigne il » astoit nécessité aile requeste des partyes , de chevalchier , les maistres ou « l'un d'eaux et aucuns de conseil hors délie cité , que adont ils poroient » prendre les despens, qu'ilz aroyent faits d'eaux et de leurs chevalz endit » chemien , tant seulement selon la taxe desseurdite, sains fraude ne malen- » gien. Et se au sorplus trouvé astoit ou proveist fust par cnqueste à faire M par les xxij commissaires ou par aucuns bons tesmoignages , que lesdits » maistres et conseil euyssent, en secret ou en appert, outre ce que dit » est, pris lowier ou autres bins faits, que ils soyent privés delledite office M et d'autres à perpétuitez , et attens de la somme de cens corones de Fran- » che, à payer el convertir az besoignes et proffis des artilleries et nécessité » de laditte cité-, dedens quarante jours après ce que commandez l'y serai , M et que tauloist en lieu de celi soit esleu ung autre , par les xxxij homes ' Louvrex, t. II, p. 44. » desseurdits, selon le manire dessein' escripte , el que de ce lesdits com- » roissaires en fâchent exécution. » Item , quant au saisième point de part nolredil très-redoulé seig' oultre- donné, contenans ces semblans parleirs: Item, saizièment vuet mondit scig^ avoir recort se la cité puet à autre bonnes villes de pays ou à ville cham- peslre donneir franchieses. A celi seizième point , disons que de ce nous rap- portons au neuffième article delledite paix des Sauzes c'on dist de Tongres, contenans ses semblans parliers ^ : « Item au point des franchieses à donner » est semblablemcnt accordé , que d'ors en avant ladite cité ne donnera à au- )) très bonnes villes aucunes franchieses ne liberté, et semblablemcnt nions"" » ne porat ne ne deverat donner aux autres bonnes villes aucunes franchieses » qui soyent préjudiciables aux franchieses et libertés de ladite cité. » Item, quant au dix-septième point oultredonné départ nolredil très-re- douté seig"". contenans ces semblans parleirs : Item, vuet mondit seig"" avoir recort se les commissairs ont puissance de faire consiraindre le mayeur de Liège , de plus avant faire que le Régiment ne contint ou déclare par exprès. A celi dix-seplième point disons, que de ce nous rapportons aile Commission desdits commissaires*, faisant mention entre autres ces semblans parleirs : « Et leurs avons donné el donnons par ces présentes pooir, puissance et au- » thorilé , de pari nous , de visenler lesdilles paix , acors et ordonnances , fais » sur les cas desseurdis , et d'aviser forme el manière de provision , dont les- » dits excès ne soy fâchent d'ors en avant, par quoy le bon gouverne et » régiment delleditte cité soy puisse remettre en estât et multiplier de bin » en mieux , et que les désordinances el diverses pourchasses des offices de n laditte cité cessent , et que aussi les plais puissent estre abrévyés , el les » parties briefvement descombreis, el au sorplus de faire ordinances selon » leur bonne discrétion . el le sens que Dieu leur al donné, pourquoy lout- » tesvoys de force et de voulenlé se cesse , el que chascim puisse estre mené » et desduit par raison et équité à l'honneur de nous et de notre engliese el » délie cité et aile paix des habilans, voir que c'est notre intention que de n relenir et rettenons la puissance desdils advis el ordonnances avant que M conclusion se fâche, d'oyr, modérer, inlerpreller el corrigier, ainsi que ' Cfr. Louvrex , loni. 11, p. 18. Cet article commissaires, el s'en réfère uniquement à quel- porte le n" 16. ques articles des règlements de Heynsbergh pour ' Louvrex ne donne pas cette commission des leur institution. 58 :---it. m I 458 ANALECTA LEODIENSIA. » bon et raisonnable nous semblera, etc. » Item, aussi nous rapportons au xxxvj article de Régiment contenant ces semblans parleirs * : « Et pour- » tant qu'il est nécessité en tous fais de porveir tout premier au plus besoi- M gnaul et le temps ne sueffre point de si subitainement et en haste pooir » pouryeir aux autres plussieurs deffaults tant du bin comon, des vinaçes , M des monnoyes , des vivres , des carbonaiges , des povres de Cornillon et » d'aullres pollicies , nous avons au suiplus donné auxdits commissaires , qui » en vertu de notre commission, à eaux sur ce par nous faite , ont celé ordon- M nances advisé, et donnons puissance d'adviser et ordiner, tousjoursà notre w interprétation , record et correction , ce que bon et expédient leur sem- » blera pour le prouffît et utilité du peuple communément, et aile lion- )) neur des cité, pays et inhabitans. )) Item, quant au dix-huitième et derain point, de part notredit très-redouté seig"" oullredonné , contenant ces semblans parleirs : Item, vuet mondit seig» avoir record se les mestiers en général ou en particulier puelent faire status , entrefaites ou ordonnances, en préjudice délie franchiese délie cité, ne aussy de la haulteur et saingnorie de mondit seig"", en servitude des borgeois, citaiens ou d'autres pays. A celi derain point, disons que de ce nous rappor- lons au neuflième article délie paix de Sauze, ci-desseur escript, et n'en trouvons autre choese. Oullre et pardessus tous lesquels points susdits, dont nostredit très-re- douté seig' at demandé recort, comme ci-devant appiert, ont lesdits maistres, en leurs protestation faisant , demandé aouverture touchant le point faisant mention des afforains bourgeoix et surcéans de pays, c'est assavoir se bour- geois afforains ou surséans de pays astoient par les officiers de nostredit très- redouté seig"" attenus ou traveilliés de leurs corps ou membres , anchois qu'ilz fuissent par loy convainchus comment on en deveroil useir. Considéré le paix de Fexhe , contenans que tous surséans de pays doyent estre traitiés et menés par loy, à celi point et requeste, disons que de ce nous rapportons alledite paix de Fexhe , au neuffième article délie premir paix des Vingte-deux , et au troisième article délie paix de Sauzes , ci-desseur escripts. Touttes lesquels paix faites , dont desseur est faite mention , nous sawons et wardons par loy , hors desquels pour advertissement de leur contenu et ' Cfr. Louvrex , tom. I , pag. 49. ANALECTA LEODIENSIA. 459 pour satisfaction des points et articles, oultredonnés par nostredit très-re- douté seig*", de ce que nous en sawons et wardons avons extrait, et par nos exprès , ainsi qu'ils gissent par escript, ce que dessus est contenu , et déclaré voir, si avant que en si brieff temps que depuis que cedit recort nous fu re- quis , avons eu terme et espause , et aussi selon nos petits sens et entendemens avons poyu receuillir et mis l'un l'autre à mémoire , protestant et par exprès, tant pour nous comme pour noz successeurs en office d'eschevinaige , que si en temps future noz revenoient à mémoire ou à clartez , aucuns points con- tenus esdittes paix faites, concernant ou louchant les points et articles susdits, desquels notredit très-redouté seigneur al fait demandeir recort, plus avant que ceux desseur déclarez , qui point ne fuissent déclarez en ces présentes , que deleis iceux point volons demeurer et demorons, pour valoir au proffil de ce présent advertissement, nous pouvoir ne devoir préjudicier ou aucune- ment touchier , ne y estre reprochiés à nos sérimens et honneurs , ors ne le temps future; et tout semblablement se autres Chartres , paix faites, régimens, status , ordonnances ou autres lettres , exploits , munimenls , servans à laditte cité , bonnes villes et pays susdits , fuissent retroveis en aucun temps et noz apparuissenl, servans à ces matières, comme aucunement lesdits maistres nous ayent donné à cognoistre , que ils en doyent avoir aucunes , lesquelles nous voroient coramunicquer pour bon advertissement, si avant que nous icelles sauveriens et warderiens , sauvons et wardons par loy , et que point ne fuissent aucunement recognues , déclareis ou expressées en ce présent avertis- sement, nous voulons deleis demorer et y demorons plainement, et les voirons et voulons deiz-maintenant pour adonques tenir et réputeirdeolleile force, vertu et valleur , comme si elles fuissent par exprès contenues , déclarées et expres- sées en ces présentes. Lequel advertissement ainsi par nous rendu que dit est pardessus , saulff adès en tout la beninge correction , interprétation , attem- pérance et émiudrement^ de notredit très-redouté seig'", de son vénérable capitle et des membres et estais de ses pays de Liège et de Looz, comme noz souverains, et de part cuy louttes lesdiltes paix faites, que nous sawons et wardons, ont estez faites, ordonnées, construites, statuées et instablies, Stas Chabot , souverain-mayeur de Liège , à la requeste de notredit très-re- douté seig*" et de sondit vénérable capitle, mist en notre warde et rettennance. 1 Emmiudement , ou émidrement, amélioration , augmentation. 460 ANALECTA LEODIE.NSIA. Ce fut fait et foiirporté en noslre |[>lain siège, sur le Deslroit à Liège, en chau- feur, derier le sale saint Michiel. en présence de nosiredittrès-redoulé seigneur, desdits vénérables seig" doyen et capitle délie engliese de Liège, et des mais- Ires et grand nombre du conseil de ladittc cité. Et en témoing de vérité, avons-nous, ly mayeur desseur nomé, et nous Libert Textor, bailly délie cour de Jupille. Jolian de Coir, seig"* de Rameyoule, Gérard de Seraing, seig"^ à Fraipont, pannetier héritable à monsieur de Liège, Johan Damesart, Jacquemin de Loncliins, Johan délie Faloize, Jaques de Morèalmez, seig"" de Landelieis, bailly de Thuin , Johan de Basloigne, escuyer, seign"" de Verines, Johan de Souey, bailly de Condroz , Johan Persant de Warnant, Alexandre Bérart, secrétaire ù notredit Irès-redouté seig"", Ameile de Veiroux , maistre jadis delledite cité , et Tielman Waldoré , aussi maistre jadis d'icelledite cité , tous à ce jour eschevins de Liège, fait apprendre à ces présentes, noz pro- pres scelz, en signe de vérité, sur l'an de grâce délie nativité Nostre-Seigneur Jésus-Christ, WIIIÏ^ et LVIII , du mois de jenvier le neufFième jour. archives de la province de Liège , registre du grand greffe des échevins, n" 201 , f- 255 ver$o. XXXIW ADOUYERTURE OU KECORT FAIT SOUR REQUESTE DE LA CITÉ * (9 JUIN 1458). A tous ceaux qui ces présentes verront et oront , nous le maieur et les eschevins de Liège , salut en Dieu permanable et cognissance de vérité. Sur ce que par vaillans et saiges Fastreit Baret Surlet, seig"^ de Chockier, et Gé- rard ToUet, maistres pour le temps délie cité de Liège, Willeame Deschamps, mambour delledite cité, avec plussieurs et grand nombre du conseil d'icelle cité, partie faisans pour et en nom de laditte cité généralement, et en pré- ' Ce record des échevins est imprimé au t. II Le lexle que nous publions diffère considérable- du recueil de Louvrex, pp. 36-î>l. Il s'y trouve ment de celui de Louvrex , qui semble avoir élé intercalé dan» un aulre acte de Tannée lï)32. remanié et qui offre plusieurs lacunes. ANALECTA LEODIENSIA. 461 sence de Johan Faber , mambour et en nom de très-révérend peire en Dieu , très-hault, très-puissant prince, notre très-honnoré et très-redoublé seig»^, monsi^ Loys de Bourbon , par la grâce de Dieu, esleu-confirmé de Liège , duc de Bouillon et comte de Looz , et aussi si que mambour, et en nom des vé- nérables et très-honorés seig""*, doyen et capitle délie vénérable engliese de Liège, par le vive voix dudit Willeaume Deschamps, nous ait puis nagaires esté requis et demandé recort et advertissement de ce que nous sauviens et Avardiens touchant certains poins par eaux oultredonnè par escript ez nos mains, en nom et de part laditte cité, concernans loy, franchieses, privilèges, libertés de laditte cité, paix faites, status, régimens, anchiens usaiges et au- tres ordonnances ; ledit Johan Faber , mambour comme desseur , non con- tredisant ne débattant que recort ne soy rendisse aile requeste desdits mais- tres en nom delle cité , mais faisant solempnel protestation , si que mambour et en nom comme desseur : premièrement, que nostredit très-redoulè seig» ne sondit vénérable capitle ne soy vuelent loyer ne ouUredonner à nul record , que nous, les eschevins, polsissièmes donner de choese quelconque, que point ne sauvons et wardons, et qui point n'est mise en notre warde, comme il ap- partint: secondement, que point ne soy vuelent loyer à nul record , que puis- sions faire encontre la haulteur et sangnorie de notredit très-redouté seig»" , et de sou engliese, sinon ensuiant franchieses et paix faites mieses en notre ^varde, comme il appartient. Contre laquelle protestation, faite par ledit Johan Faber, en nom comme desseur, ledit Willeaume Deschamps protestât, que laditte cité ne soy vuet loyer et lachier à protestation , que ledit Faber ayet fait , et que le record qu'ils demandent en nom de laditte cité , ils le demandent à avoir selon fran- chieses, libertés, anchiens usaiges, et selon le paix de Fexhe. Item , là-meisme protestât encor ledit Johan Faber , en nom comme des- seur, que quant ledit record sera rendu , il en vorra avoir copie et jour compé- tent, pour icelluy visenter et regarder, et s'il y treuve choese qui soit en préjudice de notre très-redouté seig»^ et de sa vénérable engliese, il vora sur ce alligier touttes les bonnes raisons qui servir poront à mondit seig' et à son engliese. Ayans entre nous eu plussieurs advis , conseil et délibérations sur ce, tant à nos amis et conseilliers spirituelz et temporelz, comme autrement, ausquels en semblans cas avons heyu de coustume et useit prendre ressort et conseil ; 462 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 463 sentdns la grande charge que en ceste partie nousastoit donnée , afin que pour nous acquitter et à ung chacun faire de raison asseis selon ses pétitions et re- raonstrances , et selon le sens et entendement que Dieu , notre créateur, nous a donné et presteit en ce monde, Savoir faisons , que nous , meurement con- seilliés et préavisés, avons dit et disons par ces présentes, que, bin veus et considérez touttes Chartres anchiennes, lettres, paix faites, status, régimens et autres ordonnances pour bonne pollice et le bin publique , par très-révé- rends , haults , nobles et puissans seigneurs les princes et seigneurs, évesques et esleus de Liège , prédécesseurs de notredit Irès-redouté seig' , par ledit vé- nérable capitle de Liège et par les membres et états desdits pays de Liège et de Looz ordonnées, faites , statuées et mieses en uarde de loy , et qui par nous sont sauvées et wardées, si avant que mieux les avons poyu uardeir, compren- dre et concepvoir, ne trouvons point que soions en manière nulle tenus, obli- giésnelachiés à rendre recort, touchans les poinsànousoultredonné ne autres, jasoiche que aucuns poroient vouloir dire et comprendre que si, ensi que ce est plus expressément contenu en l'adverlissement par nous , aile requeste de no- tredit très-rcdouté seig' et son vénérable capitle, derainement fait et rendu; ainsy par icelles paix faites ne nous est donné quelque authorité, commission ou puissance de faire aucunes interprétations, déclarations, aouvertures ne glose sur lesdits paix faites, anchiens usaiges , coustumes , manimens ou pos- sessions; mais trouvons par exprès l'interprétation, déclaration, aouverlure, modération et attempérance d'icelles et de tout ce dont pouroit sourdre diffè- rent ne engendrer question par mésentendement, touchant les poins contenus et déclareis ensdittes paix faites, status, régimens, franchieses, privilèges, libertez et autres anchiens usaiges, coustumes, manimens et possessions des- dittes cité, bonnes villes et comon pays de Liège et de Looz, yestre par exprès réserveis et retenus en l'authoritè, puissance et plaine cognoissance de notredit très-redouté seigf , dudit vénérable capitle , et des autres membres et estats desdits pays, et par conséquent à nous par exprès deffendu , pourquoy de nulle aouverture, interprétation ou déclaration donner sur lesdits poins ne autres i^quis par lesdits maistres et conseil en nom delledite citeit, prions très-affec- tueusement qu'on nous vuelle tenir pour excuseis, car nous nous en déportons comme de ce non puissans, et en renvoyons touttes personnes, à cui ce puet estre nécessaire ou serat le temps futur, ausdits membres et estas, attaindu par espécial, que par le contenu délie paix de Fexhe, que nous sauvons et tar- dons par loy, est déclaré par mots exprès , que se la loy ou coustumes desdits pays astoient trop larges ou trop estroites, trop foibles ou trop roides, ce doit yestre en temps et en lieu attempéreit et modéreit par le sens de pays. Sem- blablement à plussieurs autres paix faites, que nous sauvons et wardons par loy, est contenu et expresseit, sauveit et réserveit, que se en icelles avoit aucuns poins ou articles mal déclareis, mal aovers ou de doble entendement, dont question ou différent suscitasse par mésentendement, en temps future, ce dément* aile ordonnance, interprétation ou modération des conditeurs et or- dineurs d'icelles paix faites , et non pas en l'authoritè ou puissance de nous lesdits eschevius. Néantmoins, nous désirans obtempérer et obéyr aile re- queste desdits maistres et conseil , en nom comme desseur , de tant que en nous est , et que avons puet touchier et appartenir de ce dont de présent avons mémoire , et que nous sauvons et wardons par paix faites , disons par advertissement , que il nous recorde se avons et wardons par le contenu des- dites paix , mises en nostre warde , et selon notre mémoire , et ce qu'il nous constat de présent, quant ausdits poins oultredonneis de part lesdits mais- tres et conseil , en nom de laditte cité, ce qui s'ensyet. C'est assavoir quant au premir point contenant ses semblans parleirs : Fré- mir, demande la cité avoir recort ausdits eschevins, s'ilz ne sont point sauvans et wardans par loy , franchieses, anchiens usaiges , et s'ilz n'ont point cognois- sance, par exploits qu'ilz ayent arier eaux, que avant le paix de Tongres, les maistres délie cité de Liège et jureis aient estez par deleis leurs devantrains à faire ou surporter les enqueste et jugier ensembles. A ce premir point disons que rins n'en sauvons , car le plus grande partye de nous n'esloient à ceU temps encor neis , ne aussy point eschevins ne grand'pièce après. Item, quant au second point oultredonné de part lesdits maistres et con- seil en nom de laditte cité , contenant ses semblans parleirs : Item , se les eschevins de Liège ne tiennent point maistres , jureis , conseil et trengte-deux pour ung des trois juges, et la cité de Liège souverain chieff d'iceaux maistres, jureis, conseil et trengte-deux. Ad celi second point disons, que de ce nous rapportons au premir article délie paix de Tongre, qui exprime les trois principalz juges délie cité, duquel premir article le tenure s'ensiet de mot à mot : M Et premir, au premier article, oultredonné par Mons% mention fai- ' Dément , demainl , demeure , manet. t. 464 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 465 » sanl que les plaix ne soyent plus devant lesdils maistres, et que on ne plaide » plus pardevant eaux, avons accordé, pour bin de paix et pour nourir paix » et mettre et avoir bon régiment en laditte cité et pays, que d'ors en avant » lesdits maistres cesseront , et plus ne soufferont à plaidoier pardevant eaux, » ne pardevant les jurés, conseil et université de laditte cité, de nulz cas, > touchant les héritaiges, testamens, convenances de mariage et bins de sainte » Eglise , et d'exécution et d'autres cas , touchant aux drois et al loy spiri- 9 tuelle et temporelle , anchois en renvoyeront les partyes plaidoier parde- » vaut les juges ordinaires, soit aux drois ou aile loy , qui de ce doyent avoir » cognoissance ; mais d'autres cas, touchans les status , franchieses et libertez » de laditte cité, et aussy de debtes et d'autres marchandises, nient touchant * aux autres cas devant escripts, pouront lesdits maistres souffrir à i>laidover > pardevant eaux leur bourgeoy qui plaidier y voront , et que cilz bourgeois » qui y seront araisniés et trais e(i cause, soyent tenus de respondre, sains » à eux à renvoier pardevant autre juge spirituele ou temporeil , se doncqs » n'estoyent clercs notoires et gens bénéficiés de sainte égliese, et vefves dames » et femmes à marier, qui point ne seroyent femmes marchandes: lesquelles » personnes, s'ilz requéroient à estre renvoyés pardevant leur juges ordinairs, > en tant que des cas louchant fais de debte et de covens, ledits maistres, » jureis et conseil les deveront renvoyer, sains mettre allencontre aucun em- » peschement. Et semblablement que les bourgeoys qui plaidier voront de > debte, de covens ou de marchandises, puissent de ce plaidier pardevant l'of- » cial ou le mayeur , et les eschevins ou les maistres de Liège , lequel que » mieux leur plaira'. » Item, quant au thier point, oultredonné de part lesdits maistres et conseil, en nom de laditte cité , contenans ces semblans parleirs : Item requiert avoir recortse ce qui est par ung des trois juges délie cité jugiet et déterminé, se les autres juges ne sont tenus de remanir deleis tels jugemens et nient iceaux retractyer. A celi troisième point disons, que semblablement nous en rappor- tons au second article de laditte paix de Tongres , contenans celi second ar- ticle ces semblans parleirs : c Item est semblaement accordé , que tous juge- * mens et sentences rendues par les juges spirituelz et temporelz , touchant » les cas dont ci-devant est faite mention , et aussy par les maistres et con- ' Cfr. Louvrcx, tom. II, p. 16, art. 1 et 2. » seil de laditte cité, des cas dont ils aront selon ceste présente ordinance » à cognoistre, deveront demoreir en leur forces et vertus, et ne deveront » lidis maistres , jurez , conseil et université de laditte cité , d'ors en avant » jetter nulz coraands sur les juges spirituelz ou temporelz, ou aile loy de » pays. De aux partyes, advocats, procureurs ou mambours, des cas dont » ils ont ou auront plaidiet, jugiet et sentenchiet , selon le contenu délie or- » donnanche dudit premier article, affin que tous jugemens touchans aux » drois, aile loy et az franchieses, demeurent enleurs force et vertu sains au- » cunement à retraictyer ^ » Item, quant au quattrième point, oultredonné de part laditte cité, contenans ses semblans parleirs : Item requiert d'avoir recort si celi ou ceaux , qui va ou vont contre les franchieses délie cité, doyent estre pugnis et corregiés , et s'ilz sont pris et attenus, et coment, et silz ne sont pris et attenus, quelle miese ilz sont tenus de payer, et là elles doyent aller. Ad celi quattrième point disons, que de ce nous rapportons au recort rendu par noz prédicesseurs , au temps de Wauthyd'Atin*, touchant lesquatorzes poins par eaux recordeis, car nulz de nous estoient à celi temps esquevins , et en le fin de sixième article de celi recort, touchant celi cas recordeit par nozdils prédicesseurs eschevins par franchieses , si avant et en teile manire que fissent noz prédicesseurs , veu et considéré que le letre sur ce faite comprend que les qualorse esquevins , nos prédicesseurs, qui adont estoient, avoyent à icelle lettre appendu leurs propres seels , avec le grand seel de la cité. Item aussy nous en rapportons aux aou- vertures par la cité, maistres et conseil depuis faites, et à leure requeste mise en notre warde , contenans entre autres ces semblans parleir : d Avons de co- • mon assent , par meure conseil , bon advis et délibération , icelluy point » et article général, en dit recort contenu t , et ossi le point de la paine et » miese générale, en laditte lettre délie confirmation ci-devant déclareit, in- » lerpréteit, spécifiel et déterminé, et est iiostre expresse intention et vou- » lente , et par manire de status , avons ordonné , et par ces présentes or- » donnons pour l'entretènement et conservation de bin comon, paix, honneur » et proffit , et bon estât de notre cité et des bourgeois et inhabitans en icelle, » que lesdits poins ci-devant contenus doyent tant seullement servir et être » entendus sur tous ceux qui ont fait, et ossi sur tous ceux qui feront sédi- ' Cfr. Louvrex, loc. cit., art. 5. 2 royez ci-des»u8, p. 389, 391 et 400. 59 ^ 466 ANALECTA LEODIENSIA. » lion, traison notoires, commetlemeol en la cité ou az champs, pour icelle » trayr et avoir au bas et à leur volenteit et pouvoir, que lesdits crimes de sé- • dition et traison noloirs , ensembles comises et perpestrées , sont les plus » grands crismes et excès , dessus tous les autres , par lesqueils excès on ne » puet plus (jrandement délinquer , faire ne aller allencontre des libertéz et » franchieses de la cité , veu qu'ils tendent à désolation et exillement lamen- > table des cités et bonnes villes , et des borgois inhabitans en icelles , clercs » et lays avecqs leurs corps , femmes, enfans , bin, chasteis^, et avoir; est notre B intention, statuons et ordinnons, pour éviter et obvier à touttes séditions et » traisons notoires, commettement qui poroient advenir, que Dieu ne vueille, » que tels qui ausi ont comis et perpétreit, commettront et perpétreront » telles séditions et traisons notoires, comettement, soyenl attains et pugnis, » oultre la pugnition de la loy du pays, à la paine et mise de cincquante » marcs de fin or, tant de foys quante foys ce advenroit , selon laditte lettre » de la confirmation de noz franchieses , attaindu que ledit recort des es- » chevins contint que la loy ne franchieses délie cité ne les doit aidier ne » valloir, voir entendu en tout ce que dit est le fait bin et justement proveit » et advoey par bons témoins dignes de foy, de bon nom, de bonne falme » et d'honeste conversation , et tout ce fours porté et jugié par loy ensuiant » les franchieses délie cité. Et volons icelle interprétation et aouverture estre » entretenue et observée par les eschevins de Liège, et aussy estre mise en > leur warde, et est notre expresse intention que cette ouverture et décla- » ration doit tant seuUement servir sur ceaux qui ont fait et sur ceaux qui » feront sédition , et traison notoire , commettement , en la cité et az champs » pour icelle traïr et avoir au bas et à leur volenté , voir le fait bin et juste- > ment proveit, fours porteit et jugiet en le manire que dit, et nient autre- » ment. Et avant ne voulons point que pour ce le haulteur et saingnourie de j> nostre très-redouté Seig"" , Mons"" de Liège , la loy de son pays , les fi-an- » chieses et libertés délie englise et cité de Liège , et les paix faites soyent de » rins chengies , enfraintes ne embrisées , ains demeurent en leur force el » vertu. Et partant ce soit ferme choese etestable, et à tousj ours mieux en- > tretenue sans embrisier, avons nous les maistres, jurés, conseil, le grand seelz ' Louvrex donne Chaptetls , qui a le même par les parties intéressées , soit par des experts , sens que ch ration de vérité, sur l'an délie Nativité Notre-Seig»' Jésu-Christ, mil quatire » cens et xxxvij , le x« jour du mois de novembre. » Item, quant au cincquième point oultredonné de part laditte cité, conte- nans ces semblans parleirs : Item requiert avoir recort se de grande antiquité maistres, eschevins, jurez viez et nouvealz, n'ont point useit, et devant la paix de Fexhe, qui ratefie les anchiens nsaiges , de ensembles et par une main recorder les usaiges et coustumes délie cité , et leil record fait , icelluy tenu vaillable par franchieses. Ad celi cincquième point, disons que rins n'en sau- vons , car point n'estions neis ad celi temps, et à sorplus , quant aux anchiens usaiges et costumes , nous en rapportons aile paix de Fexhe , et aussi au cinc- quième point du record par noz prédicesseurs rendu ; mais depuis le Régiment dernimenl ordonné , avons bin cognoisance que maistres et jureis ont estez par deleis nous touchant aucuns cas en dit Régiment déclareis. Item, quant au sixième point, oultredonné de part laditte cité, contenans ses semblans parleirs : Item , requiert avoir recort se les eschevins de Liège , ne sont point tenus de donner conseil de touttes causes touchant aile loy pour trois gros , soit qu'il en soient fait * chieff ou non , et s'il plaist aile partie de- mandante le conseil de apporter sa cause par escript , ce dont il demande estre consellié , s'ils ne le sont point tenus de le donner , et ^ ce qu'ilz en diront se leurs clercs secrétairs ne sont point tenus délie donner signeit par escript pour un gros , et là il giest par escript les amiables advertissement ou souve- rainetés dont ils usent , dient ou jugent , et combien ilz en prendent ou doient avoir par loy, paix faites et franchieses. Ad celi sixième point, disons que de ce nous rapportons au dixième article délie lettre c'on dist az Articles , qui contint le manire de donner conseil , et ne trouvons nulle paix faite qui con- tiengne de donner les conseils par escript , qui soit miese en notre warde par loy; et se donner les falloit par escript, se seroit en grand préjudice et as- targes délie loy, el au domaige d'un cascun. Lequel diexième article delleditte lettre az articles s'ensiet de mot à mot: « Item, voulons et ordinons que nosdits » esquevins soient tenus de donner conseil à tous ceaux qui le requiéront, de ' Var. de Louvrex, tueit. Var. à. 468 ANALECTA LEODIENSIA. » tous cas louchant aile loy du pays dont requis seront, soit qu'il louche az » communaltez de villes, à plussieurs personnes ou à une, de cascun cas, parmy » trois gros tant seullement, sens plus avant prendre, demander ne rechivoir. « Item, encor ad celi \f point, disons que de tous conseils dont chieff sera eslevc' , point ne sera trouvé que nous prendons plus que trois gros, xij soux pour le gros, jasoiche que ledit diexième article délie lettre az Articles nous donne trois gros pour chacun conseil , dont les douze vielz gros tournois sont exlimez à ung florin de Florence , nonobstant que n'ayons pris jusques au présent que xii soux pour le gros , mais bin est vérité qu'il advient aucune fois que quant aucune personnes ont aucun plaidoyet aile main , dont plait n'est encor point esmeu , et lesquelles personnes n'ont point voulentier plait à leurs proismes ou amis , ou pour eskiver les grans fraix et costenges de porsuivre les plaids, viennent pardevanl-nous en demandant conseil et aprise , et pour sçavoir de nous s'il sauoyent bon droit et action de parsuivre leur cause, qui est touchante aucune foys à testamens, convenances, eskéance ou autrement. En celi cas, prendons notre vin raisonable , assavoir dix hayes, qui monte au- cune fois à chacun de nous, une haye xvij soulz ou trois labayes, l'une fois plus l'autre moins. Et ainsy l'avons appris à nos devanlrains, et useil et usons présentement, et tenons et créons que faisons grand plaisir aux partyes, pour eskiveir les grandes costenges de parsuir les plaids , et voriens bin que jamais ne vyssimes à prises, se nous aviens ce que laditte lettre az Articles nousdonne, qui touchant celi cas n'est point modéreit. Item, quant au septième point de part la cité oultredonné, contenans ses semblans parleirs : Item , requiert avoir recort le manière comentilz, les esque- vins , entendent et interpréter vuelent ung point contenut et déclaret en pro- hème du recort par eaux nagaires rendu aile requesle de très-révérend père en Dieu , très-haut et très puissant prince et noslre très-redoulé seig"^ mons»" de Liège, lequel point ou clause en briefiF contint telz et semblans parleirs: « Ne trouvons point que soyons en manière nulle , tenus , oblégiés ne lachiés à rendre recort touchant les points, à nous oultredonnés ne autres, jasoiche que aucuns pouroient vouloir dire et comprendre que si , veu que par noz prédicesseurs le semblable doit avoir esté rendu aile requesle de la cité le manière comment ce advine, constatasses à y plusieurs, etc. » se demande s'ils » )) » u * Var. serat esleveit. ANALECTA LEODIENSIA. 469 sauvent par loy ou wardent que icelluy recort fut rendu par force ou par constrainte , contre loy , franchieses et paix faites , ne s'ilz treuvent ledit recort qui fut fait l'an XXX ' , pour bon de vertu et de valeur. Ad ce septième point disons que nous l'entendons, en bien considéré que nulz de nous n'estoit , à celi jour dudit record rendu par nos prédécesseurs, point eschevins. Au sor- plus deceluy point, demorons deleis le adouverture, par les membres et estât sour ce faite et a ouverte, laquelle s'ensiet de mot à mot, en teilz parleirs : « Iceluy point et copie de instrument déclarons et recordons , sauvons et » wardons si que franchise, selon le aouverture et déclaration desdits trois » membres. Assavoir qu'il soit entendu en bonne manire et sains fraude ne » malengin , et fourmis et oisteil mauvais usaiges, malices et senieslre enten- > démens , voir en wardant le haulteur de mons"" , les franchieses et libertés » délie englise, et les franchieses des bons bourgeois de laditte cité et banlieu , > et aussi en binfaisant. C'est à entendre, que nulles d'icelles franchieses » ne soient servante ne aidantes à celi ou à ceaux qui sur l'ombre et occasion 9 d'icelles franchieses diroit ou diroient , feroit ou feroient , mal ou excès. > Item , quant au huictième point oultredonné de part laditte cité , contenant ses semblans parleirs : Item, requiert avoir record , s'ilz sont sauvans et war- dans le lettre c'ondislaz Articles, faite du temps mons>" Englebert délie Marche, veu quelle est scellée par leurs prédicesseurs, des raayeur et esquevins de Liège. Ad celi huictième point, disons que nous demorons deleis le plus grande partye d'icelle lettre , veu et considéré qu'elle nous est commandée à warder à perpétuiteit par le seig»" , aile requesle délie cité et bonnes villes , et aussy du vénérable ca pille de Liège , sauveit les modérations qui depuis puelent sour ce avoir esté faites. Item , quant au neuffième point oultredonné de pari laditte cité , conte- nans ces semblans parleirs : Item , s'il plaisl à très-révérend père en Dieu , l'évesque de Liège ou esleu , de faire forgier monnoie , comment on les doit forgier , ne à queil prix , et se ceaux qui consellienl le seigneur de faire for- gier autrement que loy enseigne , et que ceaux qui le forgent , forfonl , et quelle peine ou miese ils doient recepvoir et avoir ou payer? Ad celi neuffième point , disons que de ce nous rapportons à l'onzième article du recort , par nosdils prédicesseurs rendu , contenans ses semblans parleirs : « Item , à l'on- * Foy. dans Louvrex , tom. II , p. â9, le record de 1450. 470 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 471 zième article faisant mention, assavoir ce que li esquevins sauve et warde des monnoies , et ossi de ces diverses monnoyes qui courent et pouroient courir le tenops advenir, pour résister aux grands et horribles domaines , qui y sont ou pouroyent encor advenir, se pourveu n'y estoit, disons et recordons , sauvons et wardons ce que à ceste cause en est escript et con- tenu en Paweillar^ Itena , contint ledit Paweiilar, touchant ladite raon- noye, ces semblans parleirs. C'est en queile manière le monnoye doit estre wardée : premir , li estraig;ne hons doit livrer fin argent aile monnoye pour xxij soubz, et le chambgeur le doit livrer pour xxij soubz et deuxdenir, et ne le puet le chambgeur ailleurs^ vendre que aile monoye. Item, des Lié- geois fait 2 doit monter sur le marc xxij soulz et viij denier liégeois. Item, doit avoir en le marc de liégeois d alloy iiij denir*, et de chy à cincqs denir^ et un cop, li monoyer est attaint de son-honneur. Item , doit-on de six marcs les cinque faire mailhe , se doit monter sur le marc xxiij soulz , on le doit crier le jour de Saint-Gille, et le doit livrer au mayeur et aux es- chevins le jour le Saint-Denis , li cambgeur, et le monnoyer doit prendre sur son honneur , qu'il fera le monoie bien et loialement à teile loy que li esqueviens warde. Item, il doit jureir sur sains qu'il le fera tailler éwalle- ment après; le cambgeur, qui warderat les congnes, doit jureir sur sains qu'il warderat bien et loialement , et se saierat les denier , s'ils sont de droit poix et s'ils sont tailliés éwalement. Item, doit seoir li cangier, touttes heures que onfeirat en cogne, deleis les coignes, et quant on arat ovreit, il les doit reprendre et mettre en leur coffre, doit avoir le coffre deux cleffs , et doit avoir le cangier quattre denirs le jours quant on feirat en coingne , et ne le puet le changier que on eslira escondir. Et toute en teile manière doient ouvrer et prendre li monnoiers et li chambgeur de Huy , de Treict et de Herstal , comme dit est, et venir prendre les monnoier sur leurs honneurs , et li cangier jurer à Liège pardevant le mayeur et les eschevins de Liège. — Et encor touchant le m&noye : t Quant l'évesque vuet faire monoie à Liège, en son eage, le puet faire et » celi puet-il maintenir toutte sa vie et autre nient , et le doit warder li es- ' Pawelhar ou Pavillart. Voy. le record de 1430, Louvrex, tom. II , p. 35, art. 15. 2 Louvrex lit : alhors. 3 Le mot fait n'est pas dans le texte de Louvrex. * Louvrex ajoute : et obole. ^ Louvrex intercale ici : il te passe cincq deniers. > quevins de Liège, il le doit faire crier le jour Saint-Giele , et doit cour ' pre- » mier le jour Saint- Denis ; et se il ainsi ne le fait, il ne puet coure toutte » Tannée après ensuiant, et se il le fait ainsi qu'on ne puet acheter le marc » de fin argent plus que xxij solz d'icelle monnoie, et si puet le sire ens » mettre de chy à siex deniers au plus , et plus n'en doit trouver li esque- » vins à l'ensay , et si doit d'icelle monoie monter sour le marc passant xxiij » soulz iiij deniers moins ; ce sont xij deniers liégeois par tout , que li sire et » li ovrier ont de marc , et plus n'en doyent-ils avoir ne sire ne ovrier , ne » par déchay, ne par seignourie , ne par costengne , ne par nulle autre rai- » son. Et puet-on ouvrer de cuns ^ pris à Liège, à Huy, à Herstale, sains f plus, et à Liège devant trainetier ', et le doyent tous cilz qui louront pren- » dre à ovrer et warder bin et loyalement , ainsy comme dit est desseur, sur » leur honneur et pardevant les esquevins de Liège, et ne doit-on ne ne > puet-on à autres deniers marchander dedont en avant que elle sera faite > ainsi; et qui en sera repris, à vérité enquis par les esquevins, il payeroit » vij solz, et le premier jour que li monoie cour à Liège, en doit avoir chacun » des esquevins xij aidans liégeois, que on leur doit donner par droit et par loy » délie novelle monoie. > Item, quant au dixième point oultredonnè de part la cité, contenant ses semblans parleirs : Item , requiert avoir recort se li citains de Liège et les bourgeois dedens le banlieu doient tailles ne escot, ne ost ne nulle chevalchie ; et s'ils le doient par quelle manire ne par queil fait ce est. Et ossi se on puet dedens tous les pays de Liège et de Looz ou leurs appendices attenir les des- seurnommés bourgeois , se premir ne sont convenckus par jugement d'es- chevins ou d'hommes au cas afférant , et s'ils doyent esdits pays tonluy * ne maletote. Ad celi premir point', disons que de ce nous rapportons aile paix du roy Philippe, az premir, septième et quattorsième articles ^, lesquels articles s'ensivent de mot à mot : c Ly citains de Liège , ne doyent ne taille, ne escot, » ne ost , ne nulle chevalchie ; mais se aulcun chastea délie englises, des mai- » sons deffensables, est assis ou saisis par ennemis, ly évesque premire- » ment doit mouvoir ses armes par quinses jours avec les aisnès chevalliers**. ' Louvrex écrit : tout premier. ' Ibid. : chascuns. ' Ibid. : devantrainement. ^ Ibid. : thoHmy. * Cfr. Louvrex , t. I, p. 2 , où se trouve le texte latin de la charte accordée aux Liégeois en 1208, par Philippe II , roi des Romains , art. â. ^ Le texte latin porte : cum auxiliis , suis 472 ANALECTA LEODÏENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 473 > bourgeois et gens de ville, pour oister les ennemis ', et pardedens ces » jours, li évesque doit le besoigne devantdite nunchier aux citains de » Liège, et mander qu'ils soyent appareilhiés , si que , se mestir est ou be- » soing, que après ces quinses jours qu'ils puissent venir en son ayuwe. » Et se li quinzaine passe et li besoing ne soit amendée, li évesque de Liège » doit envoyer le lige voweit ^ délie englise, assavoir le voweit de Hesbaio » avec quarante chevalirs, liquelz armez, en la devanldilte grande église pren- » derat i'estandart Saint-Lambert , et jurera ens sains que celuy portera- » il féablement, et ne le lairat, se mort ou prison ne l'encombre; et en teile » manire il doit conduire l'ost de Liège et mener jusques au lieu où li éves- » que sera , et là demeurront li citains en armes avec l'évesque , si longement » que, se Dieu le consent, cil forfait sera amendié à l'honneur de l'église et » de l'évesque. Li citain de Liège ', tant qu'il vora ster * en justice pardevant » le mayeur et les eschevins, ne puet estre trais pardevant plus grande jus- » tice. On ne doit^ prendre nul cilain ne tenir sains jugement des esche- » vins. » Item , ossi nous rapportons touchant celi premir article aile paix de Fexhe, qui contint coment chascun doit estre meneis et traitiès par loy et par jugement des eschevins ou d'hommes , selon ce que à chascun et au cas a(^ fier rat. Item , quant à l'onsième point , oultredonné de part la cité contenant ces semblans parleirs : Item , requirt avoir recort pourquoy on doit plus de unne œuvre de loy à faire desseur neuff ou dix muis de spealte que dessous. Ad celi onzième point , disons que de ce nous rapportons aile huictième article délie modération délie paix de Tongre , qui de ce fait exprès mention , et ainsi le trouvâmes les plus aisnés de nous, quant nous viemmes en l'eschevi- nage et le userons ainsi, puisque loy le nous donne, jusques atant que ceaux qui ont les paix faites le nous defiFenderont. Lequel huictième article del- ledilte Modération s'ensiet de mot à mot : c Item , que des jugement qui » sont et seront rendus par les esquevins de Liège , ne d'autres œuvres ou » approuvances qui soy feront pardevant eaulz^ ilz lesdits eschevins ne puis- > sent escondir à donner sur ce leurs lettres, se requis en sont, parmy douze mililibus , ce qui me fait supposer qu'il faut lire d'une terre ou d'un bénéfice. ses aiuwes. 3 Louvrex, i6ic/fm, art. 7. * Louvrex : les advenus. * Sler ou steir, être, demeurer, se tenir droit. ^ Voweiif celui qui a l'avocatie ou la défense * Louvrex , ibidem, art. 14. » viez gros tournoy, telz que la nouvelle Loy contint, assavoir les douze gros » extimés à ung florin de Florence, payant à eux tant seullement, et se le > cas requiert que le mayeur y ait à scelleir, qu'il ne le puisse semblable- » ment escondir parmy siex semblans gros ou monnoye à ce pris revenant. » Et ly autres esquevins des frankes villes soient contens de sept gros , en- > semblés. xij soulz pour le gros, et ly mayeur de deux semblans gros, et > toutes autres courts hautes et basses parmy cincque semblans viez gros » tant seulement; ens compté le parchon de mayeur, et plus avant ne puissent » demander, pour quelconque lettres qu'ils ayent à sceller d'ors en avant, > et quant telles approuvances soy feront, que les parties y soient citées ou > adjournées ' suffîssament exaraineis, et soit lyct^ publement ce de quoy il » deveront témoigner pardevant la justice et les parties, et se les parties » vuelent celi jugement faire registriez en papier desdits eschevins, on ne leur » poura semblablement escondir parmy siex semblans viez gros tournois , » payant à eux, et Tescripture de leur secrétaire selon la quantité de son » labeur '. » Item , quant au douzième point, oultredonné de part la cité, contenant ses semblans parleirs : Item demande avoir record auxdits esquevins, s'ilz sau- vent et wardenl par loy qu'ilz puissent faire aucune ordonnance ou entrefaite, entre eaux , autre que le seriment qu'ilz font en capitle , et s'ilz le sont sauvans ne wardans qu'ilz recordent là li puissance les en a esté donnée, soit par paix faites ou autrement, et avec ce que touttes les ordinances qu'ilz en ont fait ou ont entre eaux , le soient recordans , par quoy le seigneur, le capitle , les nobles, povres gens et tous autres sachent dequoy ilz soy doient garder. Ad celi xii« point, disons que rien n'en sauvons par paix faites autre que le seriment que nous faisons en capitle à notre novelle institution; au sorplus, n'avons seriment ne ordinance entre nous , qui puisse à nulluy préjudicier ne grever , car il ne louche seulement qu'à notre governe et bonne fraternité maintenir en honneur, tant de maislres eschevins à faire, comme de toutes nos autres governes de toute l'année. Item, quant au traisième point, oultredonné de part la cité , contenant ces 1 Louvrex intercale ici : ausqueles il en np- Paix de Tongres ne se trouve point dans la pièce partenrat , et ly tenons ou tesmoins. que Louvrex intitule , autres avis et modérations 2 Lu , lectus. sur la Paix de Tongres qu'on dit des Seize, t. I , 3 Ce huitième article de la modération de la p. 401. 60 474 ANALECTA LEODIENSIA. semblans parliers: Item s'ilz sauvent et wardent, par loy , quant une personne aurat fait ovrir et tesmoçnir un testament par devant eaux, et la personne ait payé les drois de tesmoignage, se il est tenus de en prendre lettre et en payer les seelz, suppossé que on use de prendre les droits des seels à oyr les les- moings. Ad celi traizième point disons , que de ce nous rapportons à ceaux qui les font approuver, et à cuy il touche, qui eux-meisme en demandent let- tres, et quant ilz le demandent, nous ne les poons escondir de donner par- my tels droits comme les paix faites continent , ainsy que dit est pardesseur endit huitième article délie paix de Tongre. Item , quant au quatorzième point, oultredonné de part la cité, contenant ses semblans parliers : Item qu'ilz recordent queil sériment lesdits eschevins de Liège font faire aux parliers , quant ilz vinent pardevant eaux de primire fâche, ne là il gist par escript qu'ilz le sont tenus dclle faire. Ad celi quator- zième point , disons que de ce nous rapportons à ce que eaux-meismes les parliers en savent , et ce que fait en at esté jusques à celi jour , ce est pour le plus grand bin d'un chacun , et aussi nous en rapportons au xxxviii« et derain article , délie modération délie paix de Sauzes, lequel article contint ses sem- blans parliers : t Item , afin que ly loy soit éwalement jugié, oussy bien au povre comme au riche , et que tous jugemens puissent procéder raisonna- blement , sains corrompre les juges par dons ne par promesses , et pour ces meismes juges warder de touttes suspicions de loyer à prendre en tous cas de jugement, nous statuons, ordinons et commandons que tous li es- quevins de Liège, qui ors sont, et li alluent desseurnomé, toutefois que receus seront et tous cilz des esquevins et alluens qui après venront, seront tenus de comparoir pardevant nous ledit capitle, et jureront sur sains , avec Tanchien sériment accoustumeit, leurs mains touchiés sur les saintes éwan- gels, que jamais par eaux ou par autruy, ne feront traitié, convenances, pactions, ne marchandises de nulz lowiers ne bienfais à recepvoir à nulle des partyes qui aront à plaidyer pardevant eaux , ne à aultruy, en leur nom ne pour leur cause , devant le jugement ne après, et ne renderont nulz ju- gement , ne rechargemens aux courts prendantes chieff à eaux , se les par- tyes plaidantes et leurs parliers n'ont anchois jurés publement sor sains , ly une en présence de l'autre , scelle y veut estre , et de tous autres là pré- sens qui oyr le voront, que chacune d'elles les partyez et parliers tint et croit avoir juste querelle , et qu'ils n'ont donné ne promis pour celi cas par ANALECTA LEODIENSIA. 475 » eaux ne par aultruy, ne feront donner, ne promettre, devant ne après le » jugement, or, argent ne joweaux , qui vaille quattre denirs ou plus, à » personne nulle, dont li profRt puisse parvenir aux jugeurs qui en ont à ju- » gier. Et tel et semblant sériment feront tous les autres courts de haulteurs » et tenans des cours jurées, usantes délie loy de Liège, en leur novelle rè- » ceplion, et le feront faire les parlyes et parliers plaidantes pardevant eaux. » Item, quant au quinzième point, oultredonné de part la cité, contenant ces semblans parliers : Item requiert d'avoir record queil salair chacun parlier, portant le reisne d'une partie à loy , doit avoir pour sa journée, et se plus en prendoit. quelle peine il y appartiendroit, et avant, se aucun parlier, doit faire paction ou avoir ou attendre parchon, es causes qu'il deffenderoit, et qui se feroit, sur queile peine? Ad celi quinzième point, disons que de ce nous rapportons aux cincqz , six et septième articles délie modération délie paix de Tongre, qui continent ces semblans parliers : < Item , que nul avant- » parlier ne puisse avoir , ne demander pour lever une loy de forche, que » deux viez gros lournoix , et pour aydier passer une loy de forche , que douze viez gros tant seulement , xii souz payemens pour le gros comp- tant, et pour celi salaire, ne le puist escondire ly parlier qui requis en sera. Item, que nuls avant-parliers ne puist, pour son salaire de quelconque conseil, qu'ilz prendent pour autruy demander , ne avoir que gros et demy , lel que devisées sont tant seullement , et s'ilz escondissoient à dire parolle à ceaux qui les requerroient, queli justice où ce advenroit, ne les laissassent dire nulle parolle devant eaux , dedens deray an après ensuivant. Item , que tous avant-parliers qui au présent, mal cortoisement et indiscrettement, abusent de leurs salairs, soyent tenus de servir de leur mestier, tous ceaux qui le requireront maiement, en lieu là telz parliers seront surséans, et parmy salair competlent et raisonable, au décret de juge là li plait pen- dera ; et en cas où ons les voroit raeneir au défour du lie,u là ilz seroient sourséans, ons ne les en poroit constraindre , s'ilz n'y voloient aller de leur gré. Et semblablement se aucun parliers astoit mambour ou demoré du conseil délie partie adverse, il le poroit escondir en cas où il oroit autre parlier en justice, mais s'il n'y avoit nul autre , adont que requis en seroit, il ne le poroit bonnement escondire , affin que cil qui l'en requerroit ne fuist point négligiel ou endommagiet par sa défaulte. » Item , quant au saizième point, oultredonné de part la cité , contenant ces 476 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 477 semblans parliers : Item , demande avoir recort si ly officiai de Liège , selon le régiment et paix faites, n'est point tenu de jurer le régiment et paix faites selon franchieses, et ce qu'ilz en sauvent et wardent , et lesquelles paix faites il est tenu de jurer. A celi saizième point , disons que de ce nous rapportons aile conclusion de régiment contenans entre autres, ses semblans parliers : « Et que ces dites ordonnances , nous les évesque de Liège et comte de Looz , » ferons jurer notre officiai de Liège , lemayeur et les eschevins de Liège , » desseurnomez , qui ors sont et qui après seront , en leur nouvelle institu- » tion. Et semblablement , nous ladite université ferons jurer chacun an les > maistres, jurés et gouverneurs de ladite cité, qui ors sont et qui après » seront, en leur nouvelle institution, au jour délie fiesse saint Jacque et » saint Christofle , en jurant solempnement sor sains, que d'ors en avant cha- » cun de son office usera de ce que à luy affiert selon les ordonnances devant- • dites , et que jamais contre ces présentes ordonnances ne venront ne pro- » curront à venir, par eaux ne par autruy, en secret ne en appeirt en aucun » temps advenant, sains malengien. Et partant que nous voulons ces ordon- » nances mieux corroborer et enforchir, nous Johan, évesque, notre grand » seelz, nous le vice-doyen et capille notre grand seel, et nous les maistres » et esquevins, li jurez, conseil et toutte li université, etc. ^ » Et aussi nous en rapportons aile premir introïte délie paix de Tongre ^, c'on dist des Sauzes , qui contint entre autres comment li officiai de Liège, fut ung des saizesappai- sentés d'icelle paix , et aile conclusion d'icelle meisme paix , contenans entre autres, comme li officiai de Liège, pour cause de son office, soy est oultre- donné de user de laditte paix et de sceller à icelle, ansy que plus à plain est contenu en laditte introïte et conclusion delle prescripte paix. Item, quant au dix-septième point, oullredonnè de part la cité, conte- nant ses semblans parleirs : Item , requiert d'avoir recort queil sériment les seigneurs delle vénérable englise de Liège sont tenus de faire faire un éves- que de Liège ou esleu , à sa nouvelle institution , oultre les anchiens sérimens selon les paix faites depuis la paix de Fexhe. Ad celi dix-septième point, disons que de ce nous rapportons aile conclusion delle paix de Fexhe ' , qui fait men- tion de sériment que les seigneurs de capitle doyent faire faire ung évesque * Cfr. Louvrex , tom. I , p. 49 , art. 57. 2 Ibid., tom. II, p. 13-23. 3 Foy. Louvrex , lom. II , p. 144 , arl. 9. de Liège , et se plus avant en fait ou doit faire sériment , de ce nous rappor- tons ausdits seigneurs delle vénérable englise de Liège , qui le doyent ou pue- lent avoir en leur livres à Chartres. Item , quant au dix-huitième point, oultredonné de part la cité , contenant ses semblans parlers : Item, requiert d'avoir recort se depuis la paix de Fexhe ils n'ont nient cognoissance , que les membres et estas de pays de Liège et de Looz ayent fait quelconque aoverture , que monseigneur de Liège ayet autre haulteur en pays , que ladite paix ne contint , et se aoverture en a esté faite , là ce gist par escript et ce qu'il contint. Ad celi dix-huitième point disons que rins n'en sauvons autrement que ce que les paix faites , ordinées depuis la paix de Fexhe , en puelent contenir. Item , au dix-neuffième et derain point, oultredonné de part la cité , conte- nant ses semblans parleirs : Item , demande à avoir recort quelz gens et quelles personnes mons»" de Liège doit mettre à officiers dedens le pays de Liège et de Looz, et prendre et avoir de son conseil , et tout ce qu'ils sont sauvans et wardans comment les procureurs se doyent user selon loix, paix faites et fran- chieses. Ad celi dix-neuffième et derain point , disons que de ce nous rappor- tons aile premir /?ai> des œxii^, az sixième, septième et huitième d'icelle, con- tenant ces semblans parleirs : t Item , sommes encor accordeis et semble rai- » son que en tout li autres casteaz et fortresse de l'église et pays , soyent et » seront d'ors en avant à tousjours par nous li évesque et nos successeurs mis » chastellains de bon estât, delle nation du pays, qui ayent en pays leurs > bins, proismes et amis, et soyent telz que on les puisse resuyr, s'ilz en » faisoient riens contre l'église et pays delle évesqueit , et fâchent le séri- » ment anchien et qui est accoustumeit et contenu ens livres des Chartres » delle englise. Item , sumraes encor accordeis et semble raison que nous , » li évesque d'ors en avant ferons et metterons tous noz officiers bonnes » gens et sages , neis et bin adhèritez en pays delle évesquet de Liège et conté > de Looz. Item , sûmes accordé, pour bin de paix, et pour mieux gouver- > ner le pays , à droit et à loy , que nous ly évesque arons d'ors en avant, et > tenrons de notre conseil bonnes gens et saiges delle nation de pays , et que 1 Ce n'est point dans la première, mais dans par Lourrex. Voy. t. II, p. 148, du Recueil det la seconde Paix des xxii que se trouvent ces ar- éditt. ticles. Ils forment les n«* 7, 8 et 9 du texte donné 478 ANALECTA LEODÏENSIA ANALECTA LEODÏENSIA. 479 » par leur conseilz gouvernerons tout le pays deublement. » El louchant les procureurs , de ce nous rapportons alledille paix de Tongre et aux autre paix faites et parespécial, aux xi«, xii« xiii», xiiii», xV, xvi», xvii«, xviii», xix«, xx% xxi% xxii« et xxiii« articles delleditte paix de Tongres, contenant iceux articles ces semblans parleirs * : c Item , est accorde sur le rëformalion des > cours spirituelz, pour eskiver le vexation et travail du comun peuple, » et pour eaux warder de domaiges , les points qui s ensuienl : Premire- > ment, que monsieur de Liège, li seigneur prévost et autres archidiakes » soyent contens de nombre des procureurs de leurs offices , assavoir, mons' » de Liëge, de quinze procureurs, et chacun desdits prévost et archidiak » d'ung procureur , ainsi et en la forme qu'il est contenu en le réformation » des courts de Tofficial de Liège, des prévost et archidiakes faite par bonne > mémoire jadit référend père en Dieu, monsieur Adulphe délie Marche, » jadit évesque de Liège. Item, que ledit procureurs, anchois qu'ils soient » admis à l'office de procuration, jurent solempnement sur sains, que leur- » dit office ilz feront bin et loyalment, et que sans cause ou raison n'appel- » leront en justice ou traveilleront nulz subgetz délie cité, pays, ou diocèse » de Liège. Et avec ce , jureront le sériment contenu en registre desdites » courts , et lequel sériment deverat estre fait en plaine court en présence » des juges. Item, que aile office délie procuration des offices devantdites, » ons ne admetterat fours que honnestes, discrètes et feables personnes, » et se nulle en y at qui ne soyent telles personnes , que tantoist sains dilay » ilz soyent oystez de laditte office, sains jamais à ravoir. Item, que s'il est » plus de procureurs de laditte office que le nombre desseuredit, que celi » sorplus soit oisteit sains nul dilay , et que nulz procureurs d'office ne puisse j> avoir ung sub-procureur dessouz ly. Item, pour obvier aux malices desdits » procureurs , et affin que ly excès , ainsi que famé at alleit allenconlre » d'aucuns d'eaux , ne soyent point concelleis ne les bonnes gens traveilliez, • ains le sceu de leur juge ordinaire, anchois que lesdits procureurs oizent » citer quelconques personnes sur son excès, que lidit excès soit mis et re- » gislreit en registre desdils juges. Item , que nulz procureurs d'office ne » soit sy hardy de envoyer citation sur excès , à nulle personne quelconque, » se laditte citation ne fait expresse mention des excès que tels gens |>oroient • Cfr. Louvrex, lom. II , p. 19, où ces articles portent les n»» 18-54. » avoir fait, afin que les partyes aussi citées puissent avoir conseil et délibé- » ration de respondre , sans eaux parjurer , et de procéder avant en eaux » deffendant, et s'ansy ne le font avant qu'ilz soyent cileis, que les procu- » rcurs soyent tenus d'eaux rendre leurs dispens. Item , que au plus brieff » et sans longe dilalion les causes desdits procureurs d'offices soyent termi- » nées, et si lidis procureurs d'office ne pruevent clairement leur intention, > que sans nul remède ilz soyent condamnez contre les partyes d'eaux ren- > dre leurs despens. Item, supposeil que lidis procureurs citent par les ma- » nires desseurescriptes, si est encor accordeit que les partyes, citées sains » prolongement , fraude ou dilalion , soient au jour délie citation expédiées » et délivrées ; et se oultre ledit jour par le conseil * desdits procureurs qui » ses articles n'aroit point appareilliez, les convègne targer ou demorer, que » ce soit aux despens dudit procureur, et que des despens à payer , ledit » procureur soit deskéus ^ sains nul remède. Item, comme aucuns procu- » reurs desdits offices soyent griefvement ^ diffameis d'avoir soldier, manne- » cheurs et bourleunt, qui les partyes allenconlre d'eaux citées, quant ilz » vinent à leur jour, travilhent, tant en corps comme en désordinés extor- » sions d'argent , est accordé que , sceu la vérité desdiles choeses par leur > juge compétent , sains nul délay , que les coupables soyent tellement cor- > régies , qu'il tourne à toulte personne exemple , et oultre ce , qu'ilz soyent » de leurdile office priveis perpétuellement. Item, que du salair desdits pro- » cureurs d'office et de quelconques autres , les procureurs soient contens et » ne soient si hardis de plus prendre pour leur salaire que taxe qui est mo- » dérée et taxée en ladite réformation de bonne mémoire le jadit monsieur » Adulphe délie Marche , assavoir pour chacune liwelle * ung birman , et » les autres labeurs selon le quantité des causes , et aile ordonnance et arbi- » Iraige de leur juge compétent selon laditte modération. Item , que sem- > blablement soit observeit , tant aux sentenchiers comme aux articuleurs , > notaire, auditeurs et appariteurs desdittes courts. Item, affin que les bon- » nés gens qui plaidoier voronl en aucune desdites courts, soyent par leurs » procureurs raisonablement traitiées, et qu'ilz soyent plus obligés de loyal- > ment servir les parties, pour lesquelles ilz seront procureurs, si est accordé ' Louvrex , coulpe. 3 Idem , destrains. ^ Louvrex, aucunement. ^ I()em, chacun lieu ung birmanne. ,,>•- 80 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 481 que nul ne soit d'ors en avant reçue à procureur en nule desdites courts , s'il n'est suffisament examinez , qu'il soit ydoine , et jure solempnement sur sains, que bin et loyalleraent et au plustost qu'il porra, il laburrat en son office, affin que les partyes desquelz ilz seront procureurs, puissent avoir bonne et briefiF expédition , et ne quierront en nulle raanire ocquison de prolongeir, pour fraude ou raalengin, les causes de leurs partyes, laquelle choese se ce faisoient , ilz deveront rendre aux partyes les fraix de tel pro- longement sans remède , et faire avant au décret de juge. Item, comme il soit expédient pour le utillité des habitans délie cité , pays et diocèse de Liège, et accordant à raison, équité et justice, que les causes par espécial qui point ne montent à grande somme soient menées, déduites, déclarées et déterminées au plus briefiF que ons puet bonnement , et que les partyes ne soyent nient travaillées par longues dilations et excessives despens , an- chois les soit fait brève et hastive expédition de justice, est accordé que des causes touchantes à quelconques personnes , qui plaidier voront en le court de l'official de Liège, dessoux ou jusques aile somme de xxx lib., comon payement de Liège , ons deverat procéder et procèderat par une sim- ple et courte demande, sains multiplication deseur escriptsV exceptions, positions , interrogations ou articles , mais au plus briefiF que ons poral , oyuwe l'intention du demandeur et le responsion de celi qui sera trait en cause ; et s'il est nécessité de tesmoings à oyr , de briefiFment , sains longue escripture examiner , et oultre ce , les parties faire bonne , briefiF et loyalle expédition. Et se par le notaire ou procureur delleditte court en astoit fait le contraire, ou d'eaux deux cil ou ceaulx qui contre celi acort aroient escript , se notaire astoit, ou procureur , si ce astoit de son office, il de- veroit rendre alledite partye , qui ansi seroit délriiè et blèchié par loing procès et inutilles escriptures ou procuration, ses fraix, et oultre ce, estre corrigié aile arbitrage de juge , tellement que ung autre y prendisse exemple. » Touttes lesquelles paix faites , dont dessus est faite mention , nous sauvons et wardons par loy , hors desquelles pour advertissement de leur contenu et pour satisfaction des points et articles oultredonnés par lesdits roaistres et conseil, au nom de ladite cité, ce que nous en sauvons et wardons, avons extrait * Louvrex : multiplication d'eteripturts. et par mots exprès , comme ilz gissent par escript, ce que dessus est contenut et déclaré, voir si avant que en si briefiF temps, que depuis que cedit recort nous fut requis, avons eu terme et espauce, et ossi selon noz petits sens et entendemens, avons pu recueillir et mis l'un l'autre à mémoire; protestant es par exprès, tant pour nous que pour nous successeurs en office d'eschevi- nage, que se en temps future, nous revenoient à mémoire ou à clarté aucuns points contenus ensdites paix faites, concernans ou touchans les points et arti- cles susdits , desquels lesdits maislres et conseil en nom de laditte cité , nous ont demandé recort plus avant que ceux déclareis, qui point ne fuissent dé- clareis en ces présentes, que deleis iceux points voulons demourer et demou- rons, pour valloir au proffit de ce présent advertissement, si avant que valloir doyent, et que nous les sauvons et wardons, sains pour le négligence ou igno- rance d'iceux non avoir mis par escript en ce présent advertissement , nous povoir ne devoir préjudicier ou aucunement touchier ne estre reprochiés à noz sérimens et honneurs, ors ne le temps future. Et tout semblaement se autres Chartres, paix faites, régimens, status, ordonnances ou autres lettres, exploit ou manymens , servans à ladite cité, bonnes villes et pays susdit , fuissent re- trovés en aucun temps, et nous apparuissent servans à ces matières, comme aucunement lesdits maistres nous ayent donneit à cognoistre, qu'ilz en doyent avoir aucunes , lesquelles nous voroient communiker pour bon advertisse- ment, si avant que nous icelles sauverions et warderions , sauvons et wardons par loy , et qui point ne fuissent aucunement recognus , déclarées ou expres- sées en ce présent advertissement, nous voulons deleis demorer et y demo- rons plainement , et les volons et voulons , deiz maintenant , pour adoncques tenir et réputeir de otteile force , valleur et vertu , comme si elles fuissent par exprès contenues , déclarées et expressées en ces présentes , lequel advertisse- ment ainsy par nous rendu que dit est pardessus, saulf adès en tout la be- ninge correction , interprétation , attempérance et émidrement de uotredit très-redouté seigneur , de son vénérable capitle et des membres et estas de ces pays de Liège et de Looz , comme noz souverains, et de part qui touttes lesdites paix faites que nous sauvons et wardons ont estez faites, ordinées, construites, statuées et instablies : Stas Chabot, seig»" d'Omeseez, souverain mayeur de Liège , aile requeste des maistres et dédit Willeaume Deschamps, manbor délie cité, devant nomeis, après ce qu'il oet esteit par nous fourportez et leyt tout hault et publemenl, tout ansy que ci-devant est escript , mist en 61 I) 482 ANALECTA LEODIENSÎA. ANALECTA LEODIENSIA. 483 nostre warde et rellenance, et paiarent lesdits maislrcs le warde. Ce fut fait et fourporleit en notre plain siège, en la salle saint Michiel, sur le Destroit a Liège, en présence de vénérables seigneurs, monsieur Wanck * de Coerswa- renae, archidiak d'Andenne* en l'église de Liège et grand scelleur , maistre Johan de Sterabert, docteur en droit et en loys, canone et officiai de Liège , Johan Faber, marabour de nostredit Irès-redouté seigneur et dudit vénérable capitle de Liège, des maistres et grand nombre du conseil et plussieurs autres borgois de laditte cité. Et en témoignage de vérité, si avons-nous le mayeur de Liège desseur nomeis, et nous Libert Textor , bailly dellecourt de Jup- pille, Johan de Coir, seig»" de Rameyoulle, Gérard de Seraing, seigneur à Fraipont, pannetier-héritable à monsieur de Liège, Johan Damesart , Jacque- mien de Lonchiens, Johan délie Falloize , Jacques de Morealmés, seig»" de Landeillies, bailly de Thuyn, Thiry de Bastoingne, escuyer, seig"" de Wérines, Johan de Souey , bailli de Condroz , Johan Persant de Warnant , Alexandre Bérart, secrétaire à notredit très-redouté seig', Amel de Velroux, maistre jadit d'icelle cité, et Thilman Waldoreal ossy , maistre jadit d'icelle cité , tous ad ce jour, eschevins de Liège, fait appendre à ces présentes noz propres scelz, en signe de vérité, sur l'an de grâce délie Nativité Nostre-Seigneur Jhésu- Christ MIlIlc et LVIIl . de mois de juin le ix» jour. Archives de la province de Liège, registre du grand greffe des échevins, n° 261, /"» 268 verso. Une copie plus ancienne se trouve dans le registre no 250 , f" 182. XXXV. LETTRES DE NEUTRALITÉ ET PROTECTION ÉMANÉES DE CHARLES, SEPTIÈME ROI DE FRANCE, EN FAVEOR DE LA CITÉ ET PAYS DE LIÈGE ET COMTÉ DE LOOZ , 17 AVRIL 1460, APRÈS PAQUES '. Charle, par la grâce de Dieu roy de France, sçavoir faisons à tous présens et futurs , qu'à la supplication et requeste de noz très-chiers , bons et anciens • Louvrex : Wauthter. 3 Idem , d' Ardtnne. * Voyez ci-deMDs p. 12 et 13. amis , les maistres , jurez, conseil et université de la cité , franchises et banlieu de Liège , que sur ce nous ont faict supplier et requérir , et ayans en mémoire le bon vouloir qu'ils et le peuple dudit pays ont heu de tout temps et ont encor à nous et à la couronne de France, désirons les garder et préserver de vexations indues. Nous, pour ces causes, considérations et autres, justes et rai- sonnables, qui ad ce nous ont meu et meuvent, et par l'advis et délibération des gens de nostre conseil, avons ladite cité , ensemble lesdits maistres , jurez el conseil de Liège et université d'icelle cité , franchieses et banlieu de Liège, et tous leurs bourgeois, el aussi des bonnes villes et autres desdits pays de Liège et de Looz , qui vouldiont et requireront estre compris, et dont lesdits maistres, jurez et conseil de Liège seront tenus nous cerliffier par leurs lettres, dans la feste S'-Remy prochain, prins, mis et recueillez, prendons , mettons et recepvons par ces présentes et chascun d'eulx, ens et soub nostre garde et protection , et leur avons ordonné et député , ordonnons el députons par ces- dites présentes pour gardiens nos bailhis de Vermandois et de Vilry , et leurs lieutenans présens et advenir, pour les garder et deffendre de tous ceulx qui , induement ou de faict , les vouldroyent molester , Iravaillier et opprimer en aulcune manière en leurs Uberlès, franchieses, privilèges, règimens, paix faictes, anciens u.saiges et en ce que loy leur sauve et garde et peut sauver et garder, et icelles demeurantes à ladite cité et aux bonnes villes et autres des- dils pays et à chascun, ainsi qu'il aparlient, en leurs plaines forces et vertus et sans quelque servitude. Si donnons en mandement à nosdits bailhis de Ver- mandois et Vilry ou à leurs lieutenans prèsens et advenir, et à chascun d'eulx, si comme à luy aparliendrat, qu'en faisant lesdils maistres, jurez, conseil et université desdites cilè, franchise et banlieu de Liège, ensemble tous leurs bourgeois et ceux des bonnes villes desdits pays de Liège et de Looz , de nos- Iredite garde jouir et user, ils les gardent et deffendenl ou les facent garder el deflFendre , de parle nous, de loulles injures, violences, moleslalions et op- pressions indues, allenconlre de tous ceux qui induement ou de faict leurs vouldroyent donner trouble ou empeschemenl en leursdils privilèges, liber- tés, franchieses, régiment, paix faicle, anciens usaiges, et ce que loy leur sauve et garde ou leur peult sauver el garder, et icelles demeurantes en leurs plaines forces el vertus et sans servitude quelconque. Et si aulcune choese estoit faicle ou contraire , si la réparent et remettent ou facent réparer ou re- mettre sans dilaye à premier estai et deu , et cesle nostre présente garde si- 484 ANALECTA LEODIENSIA. {▼niffient et publient, ou facent signiffier ou publier es lieux, et ainsi qu il appartiendrai. Et parce que de cesdites présentes on pouldrat avoir affaire en plussieurs lieux, nous voulons qu'au vidimus d'icelles, faicles soub le scel royal, foyd soit adjoustée connme à l'originel. En lesmoin de ce, nous avons faici mettre nostre seel à cesdites présentes. Donné au Rouche-Trancheloon , en Touraine, le xvij« jour d'apvril , l'an de grâce mille quattres cens sois- sante et de nostre règne le xxviii*', après Pasques. Ainsi signé à costé droictsur le repli en parchemin : Par le roy et son conseil. De la Soere. — Et à cosle gauche estoit sur le mesrae repli escrit : Visa CA : Et estoit appendu avec cordons rouges et bleu le seel royale dudit Charle eu cire verde *. . MS. de la bibl. de l'univenité de Liège , n» 188 , f» W9. XXXVI. COPIA GESSUS SEU INTERDICTI DOIINI LUDOVICI DE BORBONIO , ELECTl LEODIENSIS , DE DIE 29 OCTOBRIS 1461 ^. Ludovicus de Bourbon , divina et apostolica gratia disponente , eleclus confirmatus Leodiensis , omnibus et singulis presbyteris , clericis , notariis et tabellionibus publicis nobis subditis civitatis noslrae et dioecesis Leodiensis salutem. Vetustae patrum reserant probatissimae sanctiones justum esse, ut qui divina contemnunt mandata et inobedientes paternis existunt jussioni- bus , severioribus corrigantur vindictis , quatenus caeteri talia committere timeant et omnes gaudeant fraterna concordia, et cuncti sumant severitatis atque honestalis exemplum. Docuit autem in homeliis sanctus papa Grego- rius, doctor ecclesiae, perpelratas in Deum offensas graviter venire puniendas, sic dicens : « Si is qui praelatus est , Dominico debilori culptis impune di- inittit, non mediocriter profecto offendit, qui débita coelestis régis et domini sua praesumplione resolvit. Offensam enim Domini Helyas precibus obtinuit vindicari , dum ignis de coelo descendit et duos quinquagenarios illico con- sumpsit, et exulatus Silverius papa ecclesiae sanctae injuriam vindicavit in ' Note de Vandenberch : Seripti 27 martii 1656 ex MS. D. Jmandi GeUely. ' Cfr. supra, p. 13 et seqq. ANALECTA LEODIENSIA. 485 personam Vigilii conspiraloris , sic decernens: « Habeto itaque cum iis qui libi consentiunt plenam damnationis sententiam Sancti Spirilus judicio , etc. » Tanta loquimur condolenter in amaritudine cordis super illatis ab anno citra damnabiliter afHictionibus clero nostro adversus nostrara auctorilatem et ecclesiasticam curiam et jurisdictionem, plerisque secularibus ministris , com- munitatibus et personis suadcnte spiritu maligno, excitatis cum suis fauto- ribus et complicibus. subditis tamen nostris in spiritualibus et temporalibus immediato et plenissimo jure. Instante siquidem lamentabiliter caiisarum cri- minalium nostrae specialis jurisdictionis promotore sive fisco , suscepimus a multitudine hominum fidedigna, informationesque lucidae docuerunt nos, et evidentia manifesta patratorum scelerura nulla tergiversatione celanda nos instruxit, quam fera rabies et saeva ferocitas palam in nostra civitate Leo- diensi nec non in villis nostris et locis , quibus scilicet de Tongris , Sancto Trudone, Loz-castro, Hasselt, Herck, Bilse, Beringhe, Eycke, Brede et Stoc- hem, adjurandaque turbatio nostrae spiritualis curiae ministros et officiantes viros ecclesiasticos^ sacerdotes, clericos, tonsuratos, conjugatos et non conju- gatos, proh dolorî invaserit, ita ut quibusdam dictorum officiantium et ministrorum, caeterorumqueclericorura iniquorum hujusmodi satellitura ma- nibus sacrilegis violenter tractatorum vapulatis et fere oculis violenter ereplis, injuriis enormibus palam afflictis, etiam in fluvio projectis et quasi submersis, aliis autem plerisque per dictarum villarum incolas, secum incedentibus bur- pimagistris et juratis villarum earumdem , violenter compulsis ad suam re- demptionem et ad solvendum graves pecuniarum summas ; effractis etiam vi publica pariter et armata suis domibus, scriniis, cameris, caesis arboribus, piscium et aquarum officinis , columbariisque demoHtis penitus et effusis. Insuper ipsi damnabiles effractores ecclesias agressi sunt dedicatas, fregerunt scrinia, armariales et sacra repositoria, et exinde violenter, sacrilège et furtive, litulos , jura , litteras , privilégia, cartas, dotationes, etiam bullas apostolicas , rescripta, processus, mandata, aliaque munimenta apostolica et registra, ul mimici capitales surripuerunt et asportarunt, et quod longe deterius est, in Tia publica ea igné corabusserunt et consumpserunt, ecclesias desolando pro yiribus , et opéras exercendo damnabiles , quas infidèles et hostes crucis et fidei soient crudeliter exercere. Bursum ii seditiosi invasores ludificare et de- ridere conantes ecclesiasticam jurisdictionem , confinxerunt sibi ex suis com- plicibus sibi quosdam similes damnatos sacrilegos , qui signa tenerent , loca 486 AÎNALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. m et nomina officianlium in ipsa curia spiriluaii, illusorie pula , promotores, officialem, audiloies, senlenliarios . sigiiliferos el hujusniodi qui sedebanl et exercere se dicebanl. Imo nonnulli ex eis in foro pubiico Tongrensi, ad ma- jorem ecclesiasticaejurisdictionis vilipensioneni, consedenles, quamdam mu- lierculani eorum derisorio judicio de incontinenlia sive adulterio accusa- lam , jusla dando condemnarunt de faclo et piiblicae columnae alligarunt, causam super intitulando ac rursum in sta^raum vicinum et felosum publiée projiciendo , videntibus et arridentibus eis rectoribus et communi populo dicli oppidi. Praeterea hujusmodi detraclores aucloritatis ecclesiaslicae ali- quos curatos sacerdoles compulerunt violenter sacramenta excomuiunicatis ministrare in ecclesia, et excomniunicatos denuntiare palaui licet mendose absolutos, et inhibuerunt curatis et minislris rite excomniunicatos aœodo promulgari , aut spiritualis curiae mandata executori , comminanles eos occi- dere, si aliter ag^ant; ila ut ab octo citra mensibus suffocala sil et penitus extincta ecclesiaslica jurisdictio dictae curiae spiritualis. Ipsi eliani seditiosi conspiratores aliquos diclae spiritualis curiae in suis doraibus resislentes? obsederunt cuni bellicis armis et machinis , domos suas evellere fundilus sa- tagentes, nisi mediantibus pecuniis sua corpora et loca redemissent, prout violenter compulsi id fecerunt. Verum ut praemeditata conspiratio eorumdem ecclesiae Dei adveisantium suum iniquum eversionis dictae curiae spiritualis et suffocationis ejusdem sortiretur perniciosuiu effecluni , damnata simul commuuicalione consiliati sunt et convenerunt in unum adversus dominum et adversus proprios ejus , suae iniquitalis confoederationes manifesta decla- ratione propalantes, scilicet buryimagistri communitatesque villarum de Ton- gris, Sancto Trudone, Loz-castro, Hasselt, Herck, Eyck, Brede, Beringheu, Bilze et Stochem, caeterique reginien tenentes, animo constanti ' villarum earumdem et simul uuanimi coujuratione et proraissione jurata decreverunl resistere ofticiariis dictae curiae spiritualis intus et extra dictam palriam Leo- diensem officianlibus , non obstanlibus quibuscumque suorum majorum pracceptis aut processibus , eventibus vel judicibus quibuscumque futuris , etiam usque ad morleni inclusive. Et in hac perversa obstinatione manere colligati simul absque separatione in futuris , et omnes suas facultates expo- nere contra eos redarguentes . iniqua et perversa conjuratione consiliati suot, ^ Alias : anno insianti. et litteras publicas exinde confici voluerunt. Quia siquidera haec machinatio ad versa catholicae veritali damnabiliter in suum praelatura ac dominum na- turalem conspirans, laesaeque majestatis criraen sapiens, et ut ipsi dictarum villarum incolae dictae conspirationis factores auctoritatem sibi procurarent ampliorem ad Leodiensis civitatis nostrae majores rectores, ut sibi faverent et assistèrent, accesserunt qui fri volas dictorum conspiralomm prolocutiones conratas habentes et usurpantes sibi vetitum forum in Christi famulos eccle- siasticos viros et spiritualis curiae noslrae ministros jurisdictionem usurpa- runt, ita ut decretis informationibus futuris et taliter qualiter per laïcos judices attentatos omni licet nullitate infectis, per ipsos burgimagislros , imo per suos commissos laïcos dictae ecclesiae ministris infestos et exosos factis , quibus tamen nulla fides praestari potest , spretisque veri judicis et pastoris longe praevalentibus delegatis, coactis testibus ecclesiasiicis necnon laïcis , per vias obliquas et prohibitas deponere ad placitum eorum induclis. Ouibus tamen mediantibus , licet uuUiter et de facto , et contra leges divinas et hu- manas, ipsi Leodienses burgimagistri et rectores viros ecclesiasticos et offi- ciantes ausu temerario et sacrilège judicare praesumpserunt , et ab eisdem exlorquere plures pecuniarum summas grandes, quas, veluti Christi crucifixi vestes, inter se dividere et portiones usibus profanis triginta duorum ope- rariorum seu negotiatorum Leodiensium applicare ausi sunt. In manifestam ofFensam et vilipendium ecclesiae clericalis, ordinis et curiae spiritualis, et ad scandalum et diffamationes ampliores ecclesiasticorum eorumdem procla- matione publica criminosis praestari solita , eosdem fecerunt evocari et per civitatem publicari , sacrilegium committendo et censuras ecclesiae notorie incurrendo. Insuper suo profano judicio dicli burgimagistri suique consor- tes dictae nostrae curiae spiritualis offîciarios suis et aliis futuris offîciis per-' petuo privarunt, voce praeconia palam per civitatem publicata, licet injuriose, sacrilège, nuliiter et de facto contra juris ordinem, justitiam et rationem ; ita ut nullus episcopalis dignitatis officia audeat exercere , et nuper dictae civitatis Leodiensis quidam magistri et jurati non erubuerunt, multiplicatis comminationibus, inhibitionibus et jacturis, impedire parrochialem presby- terum Sancti Michaëlis, in civitate eadem mandatum ecclesia sticu m sibi di- rectum executioni mandare. Et quoniam per dicti curati substitutum ipsa executio facta fuit , ipse parrochialis minister assiduo laborat sui corporis excidio et periculo eminenti. Amplius certis mandatis inhibitorum a nobis i! I 488 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 489 seu curia spirituali noslra rite decretis , emanatis et executis per unum ex nostrae dictae curiae officiariis clericum , burgimag^istri seu eorum aller , ad- stante glomerosa multitiidine jiiratorum et aliorum dictae nostrae civitatis, civiura , non erubuit dictiim clericum et procuralorem in venerabili orbeque terrarum famosa cathedrali Leodiensi ecclesia, sacrosauctae romanae eccle- siae filia devotissima ^ ejusque providentia nobis conamissa, hora qua sacra celebrabantur mysteria , invadere manibus violentis in eum injcctis , conlrac- tisque ab codera crinibus pariler et evulsis. Nec iis contentus, sed amplius in Deum sanctamque ejus sponsam ecclesiara saevire sata^ens , dictas lilteras inhibitorum judicialiter décrétas si^illoque nostrae curiae communitas per eum dilaceratas. ori ipsius clerici procuratoris violenter imponens ac inlru- dens , verbis et facto, quantum in eo fuit, ut cas comederet seu inglutiret eumdem compellere visus est, in atroci et singultuose deferendo ecclesiae scandaio. Sunt tandem plurima crimina, excessus pariter et enormia scandala et delicta in cleruni et ecclesiasticos viros perpetrala , sanctae ecclesiae régu- las sacras, patrumtraditiones etsanctiones canonicas, ecclesiaslicacoffendentia auctoritatis, et pacis turbatoria ac aedifjcantia ad gehennam, quae per dictos offensores palam publiée et notorie dictis burgimagislris, rectoribus, con- sulibus , civibus , rainistepiis et aliis quibuscumque judicibus et administra- tionem habentibus, in dicta noslra civilale et locis praediclis, videntibus, scientibus, permittentibus, facientibus, mandantibus, consentientibus, ra- tificantibus, ignorare non valentibus et in nullo contradicenlibus perpetrata asseruntur, quae malefactores , sacrilegi, criminosi et alii praedicli saepius et instanter reparare et in debitum stalum reponere requisiti expresse recu- sarunt, denegarunt et conlempserunt in animarum vuarum dispendium Doslrorumque jurium ecclesiaslicae jurisdictionis vilipendium , conlemptum et gravamen non modicum , sicut ipse nosler promolor sive fiscus exposuit enarrari prolixa. Super quibus alias loco et tempore congruis exponendis, protestatus est, requirens instanter et juxta officii nostri debilum super praemissis facinoribus, excessibus, criminibus, faclionibus, deliclis, op- pressionibus , violentiis, insolentiis, injuriis, gravaminibus, turbationibus, contumeliis et molestiis , ad Dei gloriam , ecclesiae sanctae luitionem et nos- trae spiritualis curiae et jurium clerique nostri et ofHciantium conservationem, et confutationem perveisorum , celeriler validis et oporlunis remediis pro- \ideri. Verum etsi sceleratorum hujusmodi perniciosa Hagitia particulari detestatione vix enumerari valeant, tanta laraen et tam horrenda nequitia ecclesiam , Dei ministres , fidèles ejusdem et clerum universum maculant , inficiunt et molestant assidue, neque cessant obslinatis cervicibus et iudurata pernicie ad ulteriores supergredi turbationes nequissimas , ut ita omnium ce- leritate adversus ea providere necessitudo urgentissima nos compellat. Jurium itaque sacrorum remédia , dicto nostro promotore sive fisco frequentius in- stante, et arma salutaris reductionis ad populum istum diabolica fraude sug- gestum et deceptum amplecti compellimur, veluti pius pastor animarum tam scandalose populi indemnilatibus, juxta sanctorum patrum décréta, pro viri- bus salubriter occurrere cupientes. Idcirco nos Ludovicus electus confirmatus praefatus , dominus spiritualis et temporalis a summo omnium dispositore praefectus tantae plebi nostrae totius dioecesis injuriam, Dei et suae ecclesiae lugubresque afflictorum clamores validos , diclique promotoris sive fisci que- relas tolerare amplius non valentes, habito prius maturo electorum virorum divini pariter et humani juris peritissimorum consilio , pietatis paternae se- mita primitus incedentes, attentis omnibus et singulis quae in hac parte at- tendi potuerunt et debuerunt, harum série litterarum nostro solemni decreto, ut juris est, edilarum, monemus primo, secundo et tertio, ac unica et pe- rempta monitioneet edicto solemni omnes et singulos hujus damnatae seditio- nis flagitiorum , scelerum, violentiarum , molestiarum et sacrilegiorum perpe- tratores, adores, factores, consentienles, complices et fau tores, cujuscumque status, dignitatis aul praeeminentiae existant, etiam si fuerint civitatis nostrae Leodiensis, aut aliarum villarum etlocorum supra nominatorum, communila- tes, universilates, burgimagistri, scabini, jurati, recto res , quocumque etiam nomine censeantur , aut particulares personae qualescumque simul pariter et seorsum et eorum quemlibet, prout universaliter eos tangere polest negotium instans , videlicet sub suspensionis et excommunicationis in singulos , necnon et interdicti in communitateset universilates poenisetcensuris, quatenus infra decem et octo dierum spatium, quorum sex pro primo, sex pro secundo et sex pro tertio , ultimo ac peremptis termino et monitione canonica ejusdem prae- figimus et pro omni dilatione assignamus post executionem praesentium repa- rent, eraendent et indilate satisfaciant cumeiFectubujusmodi damnata flagitia, violentias , molestias , laesiones , o£Fensas, injurias ac perniciosa sacrilegia eum rerum oblatarum etdamnorumrestitutione céleri et débita, omnium sic perpe- tratorum praestita nobis ecclesiae nostraeque juslitiae emenda ac reparatione, 62 r ê ^^' i , I . il à' 490 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 491 condig^na, cessentque ammodo nunc et in futuriim pcnilus et oranino, ab hu- jusmodi perversis periculosisquc seditionibus flagitiis et detestationibus , excessibus, criminibus et offensis, et nibiiomiaus ipsi scabini ., burgimagistri , rectores et communitates secularesque potestates suas in sacerdotes , clericos et curiae nostrae spiritualis ofKciarios executoresque , mandatorum ecclesias- ticae jurisdictionis de facto {jarritas , sententias et ordinationes nulliter et de facto , quae potius iilusiones abusive nominandae sunt , et quos in bis scriptis nullitate infectas inefficaces et invalidas nulliusque effectus declaramus ^ ipsi etiam illas prout de facto eas denuntiarunt , reparando de facto revocent, cassent et annullent, seu cassas et nuUas esse fateanlur et recognoscant. Alio- quin si quid in contrarium fecerint in bac nostra monitione praeceptorum , aut ultra debitum et lapsum praefati termini facere distulerint, in singulos suspensionis aut excommunicationis , in ipsara vero nostram Lcodiensem ci- yitatem necnon in praefatas villas , oppida et loca nostrae dioecesis , scilicet deTongris, Sancto Trudone, Loz-castri , Hasselt , Herck, Bieize, Beringbe, Brede., et Stocliem, interdicti {reneraies sententias et censuras, ex nunc prout ex tune, et ex tune prout ex nunc, profluxo termino supradicto in bis scriptis, prout juris est, feriinus et promulgamus , injungentes, man- dantes et praecipientes seu etiam intimantes , prout decet , omnibus et sin- grulis ecclesiasticis et secuiaribus capitulis, conventibus, communitatibus et personis , cujuscumque status , dignitatis , auctoritatis et praeeminentiae fuerint, in civitate, villis et iocis supradictis residentibus , constitutis et mo- raturis, prout ad eorum unumquemque spectare poterit bocg^enerale inter- diclum , ut a divinis ofHciis cessationes générales in civitate , villis et Iocis supradictis, sub poenis raodoque et forma , sacris canonibus statutisque pro- vincialibus et synodalibus expressis, et donec per nos aliter fuerit ordinatum, inviolabiliter et inconcusse teneri et observari , inbibentes sub anatbematis et irregularitatis censuris atque poenis supradictis , omnibus et singulis sacer- dotibus et ecclesiarum ministris, ne in Iocis praefatis interdictis aut praesen- tibus personis in nostro interdicto comprebensis , aut eorum altero , missas aut divina audeat officia celebrare. Illas insuper personas dictorum flagitio- rum perpetratorum culpabiles, censuris ecclesiasticis ipso jure li{];atas et evi- tandas volumus et decernimus a Cbrisli fidelibus arctius evitari. Et quoniam ex verisimilibus causis, attentis notoriis excessibus praedictis, in dies, ut idem noster promotor sive fiscus asseruit , crescentibus , fama etiam publica hoc testante , hujusraodi senlentiae nostrae planum quoad executionem earum- dem forte non possent sortiri effectum , praedictis excedenlibus de facto, cumde jure non possint, resistentibus. Idcirco universis et singulis justitiariis, judicibus et officiariis nostris temporalibus praecipimus et mandamus , qua- tinus eisdem in executione dicli generalis interdicti et aliis in quibus poterunt sufFragari praestent auxilium, consilium et favorem , tolies quolies ipsi vel eorum aliquis fuerint requisiti vel requisitus , et contra infractores ejusdem interdicti omnibus viis et modis rationabilibus, ecclesiasticis mandatis parère et efficaciter obedire compellant in praeraissis , suisque dependentiis et se- quelis, omnes etiam quoscumque principes serenissimos reges et excelsos dominos magniBcos principes, quos super hoc contigerit, pro ecclesiae sanctae Dei contemplatione et favore, et praecipue illustrissimum principem dominum et avunculum nostrum dominum Burgundiae , Brabantiae, etc. , ducem, ut nobis et nostris commissis in hac ecclesia Dei assistentiam , auxilium et ju- vamen impendere dignentur obnixe deprecamur et postulamus instanter. Et nihilominus ut ipsum générale interdiclum locum habeat efficacem et nullus valeat illud ignorare, volumus et ordinamus ejusdem intimationem et executionem fieri debere ad ecclesiarum valvas et januas civitatis et locorum praefatorum , aut saltem locorum insignium et villarum propiuquarum , in quibus erit accessus facilis et securus. Executionem vero hujusmodi bis modis et altero eorum factara auctorizamus in iis scriptis, tantique valoris esse decernimus ac si facta foret ad eorum loca, domicilia et personas. In quorum omnium fidem et testimonium, robur et firmitatem praemissorura, praesentes litteras exinde fieri nostrique sigilli majoris fecimus appensione communiri. Datum et actum in oppido Lovaniensi , in capella beatae Mariae Virginis, juxta nostram ecclesiam collegiatam Sancti Pétri ejusdem oppidi , nostrae Leodiensis dioecesis, nobis inibi ad praemissa faciendum et decernendum, et jura reddendum ad banc causam pro tribunali sedentibus, sub anno a nativitate Domini millesimo quadringentesimo sexagesimo primo, indictione nona, die vero jovis vicesima nona raensis octobris, pontificatus sanclissimi in Christo patris et domini nostri domini Pii, divina providentia papae se- cundi anno suo quarto. Archives de la province de Liège , registre intitulé : paix ET LETTBES, 1465-1467. i J^ 492 ANALECTA LEODIENSIA ANALECTA LEODIENSIA. 493 xxxvn. INSTRUCTIONES PRO DEPUTATIS , ITURIS AD DOMINUM NOSTRUM IN CAUSA INTERDICTI , 13 EXARATAE XENSE DEGEHBRI 1461 ^ în exordia, priusquara perorelur, exponant qiialiter capitulum et secun- dariae ecclesiae recommendant se illustri suae dominatioui cura ea qua decet humilitatis re\erentia ^ et quod citius siiara visitassent paternitatem , si fuisset in locis huic suae patriae propinquis seu vicinis, sperantes quod adhuc satis tempestive Tenerint pro illis obtinendis, pro quibus ad ipsum destinati sunt, considerata praesertim innatae suae bonitatis illustri clementia, quae teste Seneca , libro secundo de Beneficiis , naturaliter débet inesse principibus : « Magni , inquit, animi propriura est placidum esse tranquillumque, et injurias atque offensas superne despicere. Non enim regem inexorabilis ira decet, etc. » Hac itaque freti spe nobilis vestrae clementiae ponderata man- datorum ejusdem inclitissimae vestrae paternitatis arduitate. nec minus se- riosa mente revolutis gravissimis periculis quae ex hujus rei progressu verisi- militerorirentur, nisi congruis illis remediis ac omnino necessariis occurratur, praesentem humilium vestrorum oratorum ambatiatam ad eamdem vestram dominationem surgere dignum ducunt^ obsecrantes attentius in visceribus misericordiae Jesu Christi , quatenus sese reddat exorabilem et alla mente consideret ea quae nobis commissa sunt , eidem suae benignitatis aperire re- ferreque mansuetudini ipsorum tam oportunam quam necessariam supplica- tionem admittere et paternis favoribus exaudire , etc. In primis urget, benignissime pater ac princeps illustris, quod in hac re tara ardua, qualis est hujus interdicti generalis censura, et quae vix ab horainura comrauni raemoria in hac civitate seu patria recolitur , fulminata tam irapro- * Johaones de Loz narrât (supra p. 13) qiios- dam fuisse deputatos ex parte ecclesiarum, qui una cum magistris civium pergerent ad Ludovi- curo Borbonium , Mechlioiae resideolem , ul in- terdicti relaxationem obtinerent. Quinam vero missi fuerint, liquet exiis quae ad calcem hujus documenti leguntur. vise, videlicet absque scitu vel consilio vestri capituli , contigisse tantis eccle- siae vestrae poterunt exinde nedura subesse jacturis , verura etiam per ipsam privarentur sibi debitis obsequiis , nec minus per haec populi devotio rainua- tur insolili crescere forraidenlur errores et solita decrescant suffragia fidelium aniraarura, etc. Quaraplures insuper in tali censura , si rigoris prosecutio subsequatur , absque culpa propria puniantur. Quara propter suorum superiorura culpam aut excessus haec jura fieri disponant, ut talium videlicet pertinacia sive re- bellio corrigatur ; quando tamen alias videbitur posse fieri reductio salutaris , cedit pius princeps viam raansuetudinis amplectendo. Quod si forsan objiciatur id fieri necesse tara pro conservalione jurisdictio- nis spiritualis quam etiam ecclesiasticae liberlatis, quas evidenter liquet pluri- raura ex adversis facinoribus esse laesos , quibus ob hoc congruit debitis prae- sertira a jure statutis oportunis reraediis obviari, ad quod nedura dominus ipse, sed et capitulum ipsum et ecclesiae reliquae, pro suarum raanutentione liber- tatum laborare tenentur, et eslo quod dominus taceret, ipsum ad id seriosius excitare. Ad hoc cura hurailitatis reverentia respondendo faciendura est quod ubi nuUura possit aliunde suffragari reraediura , tentatis oranibus prius quae rao- dis congruis et aliis convenienlibus mediis subditos valent ad viara reducere salutis, deraura nisi resipiscant, praesul rigorera juris irreprehensibiliter am- plectatur. Quia taraen offerunt quamplura, sicuti plures obtulerunt, in diaetis patriae, publiée sirailiter et private , se nuUura irapediraentum praestitisse neque velle quoraodolibetinterponerequominusjurisdiclio spiritualis, etc. debitura sor- tiatureffectura, sed si quae fiant ad contrariura, illa, quantura in eisest, tollere et facientes obviare perraitlereque et operara ad hoc dare , ut ii qui reperien- tur jurisdictionem spiritualera et ecclesiasticara offendisse liberlatera via juris aut legis débite corrigantur, et illatae congrua reparatio fiât offensae et patra- tores autoresque scelerura et non innoxii puniantur. In quo dicunt, veluti mul- tis etiara videtur, veniunt rationabiliter audiendi. Quibus effectui debito raancipatis cessaret iste rigor, culpa suos teneret actores , ut caeteris cederet in exeraplura. Tentandura igitur si quoraodolibet ad id valeat deveniri, cura non alias ad caeterorura sit saltera innocentum pu- nitionera procedendum , nisi cura ex suorura culpa rectorum sive superiorura f l'i u .!:. Um lîi« i ■ l' Ht i 'Il r f. 494 ANALECTA LEODIENSIA. recorriffibilium vel ad emendationem debitam non reducibiliiim nequeat alias esse provisum ut tune, licet sine culpa , non tamen sine causa cum eis insontes etiam puniantur, ad quod ecclesiaslicae censurae , praesertini quoad inler- dicti senlentiam , fuerunt sanctoruna patrura constitutionibus institutae, qua- rum exercitio dinoscilur ex lune demum ad praelalos ecclesiasticos perlinere. Moveant igitur et inclinent haec pietatis vestrae mansuetudinem , bénigne pateret princeps illustris, clerique vestri polius et subditorum occurratur pe- riculisetjacluris, quam offensarum rigorosam ultionem persequendo, netantis eos subjiciat incommodis a quibus non facile foret ipsos etiara multis ingeniis rele\ari , quando saltem alias opoi tunius , quani per hune conceplum gene- ralis interdicti rigorera , sicuti speralur, valebit salubriter provideri. Ponderel interea prudens et inclyta vestra dominatio , cuna aliis quorum placebit uli consilio salulari, quae et qualia facta sunt post dictarum patratio- nem offensarum , ex quibus sese vestrae civitatis scabini , consules et rectores excusare velle dicuntur , utpote vestrae paternitatis auctoritalem intervenisse veslramque personara illustrera fuisse praesentem, dum illi judicati per eos condemnalique fuisse ferunlur contra juris disposilionera et ecclesiasticam libertatem , prout in ipsius vestrae paternitatis monitoriis litteris plenius est narralum, in quibus, ut aiunt, vestram ipsis nedum auctoritatem et praesen- tiam praestitislis , verum etiam ea post factura , quod gravius sonet, tara facto quara aliis judiciis approbastis. In quibus nulla prorsus capilulo et ecclesiis vestris praelibatis culpa potest irapingi, quae talibus oullatenus consenserunt, ac ideo sane providendum est ne praetexlu sic actorum , qualiacuraque sunt , tam gravibus, ut inferius etiam declaratur, contingat eos jacturis et incom- modis subjacere. Proleslantur tamen quod super haec non intendunt illus- trera vestram paternitatem , quae sicut sperant scient qualiter iis responderi poterit , arroganter amplius quara ad eos seu alias caritalive congruit , incul- pare, sed prout haec communiter referuntur, illa deducunt pro sano super his avisamento habendo et raajoribus scandalis evitandis. Quoniara ex iis et aliis plerisque coloribus sive causis concipiunt se rau- nire , quibus etiara freti ac appellationibus obstaculura récurrentes , noviter haec et alia plura dicuntur in appellatione hujusmodi narravisse quara asse- runt sese perseculores, ea spe ducti qua dalur eis, ut fertur a nonnullis intelligi, quod ipsos haec appellatio relevabit , quoraious ad ea teneantur obooxii , quae sunt in praetactae vestrae mouitionis mandato latins declarata. ANALECTA LEODIENSIA. 495 Quamobrem etiam insurgit nobis amplioris haesitationis occasio, licet naraque causac per eos narratae forsitan oranino non reperireutur esse litte- rae, quia tamen apud aliquos taies atque relevantes esse reputantur sive cen- sentur, ut asserunl, dubia talis appellatio plerosque concutit et inducit formi- dinera in praeraissis, cura dicantur infra decennium appellasse, consideratis conditionibus in dicti vestri mandati série comprehensi. Quaravis igitur parati semper fuerint oratores vestri praelibati de praesen- tique sint una cum illuslri vestra paternitate jurisdictionera atque libertatem ecclesiasticam defendere pro viribus et tueri , et aposlolicis parère constitutio- nibus , praeter et absque eo quod intendant suis exeraptionibus et privilegiis in aliquo derogare, sine laesione francisiarum civibus concessarura ^ videtur taraen eis quod, arduitate materiae praesentis attenta, pro multis etiara evi- tandis periculis atque scandalis, exinde nisi per maturam gravitatera occurra- tur verisiraililer evenluris , cura etiam jura pro gravi vitando scandalo moles- tant et a rigoris persecutione supersedeant , quara alias deceret efiFectui raancipari quod sint ipsi cives, priusquara ad ulteriora procedatur , super suis allegationibus et oblationibus audiendi, et ad id quod faciendura de jure vide- bitur bonis raediis et apertis rationibus inducendi , salvo semper praejudicio jurisdictionis vestrae spiritualis et ecclesiasticae libertatis quara pollicenlur , et offerunt quantum in eis fuerit observare , et impediraenta si quae data sint in contrariura , efficaciter reraovere. Ad hanc exhortationera reverendissiraae vestrae paternitati faciendam si- railiter nec iraraerito nos inducit vitanda publicatio scandalorura, damnorum, laborura et expensarura , non sine magnis verisiraililer futuris periculis, mul- tiplicata vicinorura derisio et aemulorura nostrorura subsannalio scandalosa , ut de arapliori spiritualis jurisdictionis detrimento futuro similiter taceamus , quara pularaus sanius atque levius per alia ralionabilia et oportuna remédia reparari posse , quara hune conceplura ita repentine persequentes rigorem , quera raagis expedit in extrerao salvari , salvo seraper judicio saniori. Unde singulis iis cura qualilale teraporis, conditione personarum et loco- rum dispositione paterni favoris oculo ponderatis cum ea qua decet humilitalis instanlia pelimus et seriosius obsecraraus quatenus tolius cleri vestri contem- platione pro tanlis illi verisiraililer orituris scandalis, incommodis, periculis et jacturis , tantas futuras eliminando miserias , ipsum qui subnixum se semper in hac re reddidit et ostendit , paratus dum et prout necesse fuerit aposlolicis »' 496 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 497 obedire constitutionibus oculo paternae pietatis intuendo ipsius indemnitati quam oflFensarum perseculioni lam rigorose sit araplius inclinala veslra reve- renda paternitaset illustris dominatio, ac ad preces tara nostras quam depii- tatonim civitatis veslrae Leodieasis hic praesentium et ad hoc rogandum et obtinendum destinalorum, diçnetur ad ipsam reverti civilatem visura et exper- tura quantam in conservatione dictae yestrae jurisdictionis spiritualis et eccle- siasticae libertatis actollendis hucusque datis impedimentis, Hbera qiioque fa- cienda correctione delinquentium , remoto quovis obstaculo, veluti promiserunt et poiliciti sunt, diligentiam adhibcbunt^ per cujus médium se, prout spera- tur effici posse, mores eraendentur, et ii qui deliquerunt et intulerunt offen- sas juxta sua démérita corrigantur rationabiliter, interdicli praelibati causa cessabit. Quod si secus attentalum fuerit , non minor remanebit apud vestram illustrera paternitatem auctoritas accensurarum a jure sibi data potestas, et ut omnia tententur quae eidem vestrae paternitati subjectos dirigat ad salutera. Si vero dorainus nosler ad redeundura hue nequeat inclinari , fiât ad extre- mum supplicatio seriosa, quatenus ad minus pro suprascriptis et aliis, etc., removendis seu vitandis periculis, scandalis , incomraodis atque daranis lam nostris, etc., quara totius patriae , et ut iliis oportuna provisione raature oc- curralur , dignelur ad certura tempus hoc suspendere mandatura , ut illo terapore pendente sirailiter laboretur per oportuna congruaque remédia de modo debito providenda super injuriis et offensis quae causae fuerunt fulmi- nationis censurarura in dicti mandati série contentarura , ad honorera et pro- fectura salutarera tara ipsius domini nostri quam ecclesiae et ecclesiarum suarum ac omniura sibi et suae patriae subjeclorura , etc. Ex his prout censebitur expediens, domini deputati poterunt domino per- suadere ad obtinendum votivura ab ipso responsura , addendo ea quae pro personarum et materiae qualitate necessaria videbuntur. Si vero in praescriptis exponendis aut replicatis dorainus opponat plures ad dicta raulta sibi verbaliter quorura contrariura facta probarunt aut non sibi fuisse servata perraissa , etc. Ad haec vel similia quae principaliter concernunt illos quos dorainus incul- pabit, videtur expediens quod illi qui pro parte ci\itatis raiUentur respon- deant. Quos talis replica concernit qui scire poterunt qualiter respondebunt, ne forte postea dicatur quod oostri deputati plus aut rainus in ea parte res- ponderunt quara receperant in coraraissis. Nec sic in praemissis persuasionibus mentio de tiraore furoris popularis non sine causa , ne sine eorura deputalis civitatis allegetur tiraor hujusraodi , detur forsan occasio qualiscuraque furorera hujusraodi concitandi vel desuper in- cutiendi pavorem , quo terreatur clerus, si sentirent populares, quod ob illum valeanl a proposito dimoveri , etc. Ad partera taraen est hujusraodi tiraor aperiendus doraino suisque consi- liariis, atque raetus exinde consurgere solitus pleruraque et praesertira in tali- bus cadere poterit inconstanter, quum inchoato furore vel illius incusso tiraore nescitur qualera finera habebit, et ut per haec dorainus ad condescendura volis capituli et ecclesiarura facilius inducatur. Postremo sunt in secreto dicenda pericula , quae nobis ecclesiasticis prae- sertira imrainent ex praemissis expressis attentis multis raultorura coraraina- tionibus , verbis infinitis atque conatibus pluriura qui saepe pertulerunt ea quae non expedit forsan calarao declarare , sed oportunius vocetinus reci- tentur, etc. Cura paupertas etindigentia consueverit ad opulentiorura anhe- lare facultates et aedes ; ex his elici poterunt quae diaetim hic et alibi a plu- ribus divulgantur. Et ob hoc adjiciendura de raodo qui pro tutaraine corporum et bonorum tara ecclesiae quam personarum sit habendus sive tenendus in eventum in quera omnino , quod Deus avertat , oporteret araplecti rigorera , cujus prae- textu non essettutura fortasse raultisin hoc reraanere loco, et qualiter ilIis quo ad praeraissa et bénéficia sua ne dentur intrusi, etc. , ac de modo ulterius procedendi possit utiliter esse provisura. Mùsi fuerunt ex 'parte majoris ecclesiae dominus Johannes de Seranio, de- canus , etmagùter Hubertus Biengnet, canontcus Leodiensis; ex parte eccle~ siarum dominuê Ntcolaus Gheister, decanus Sancti Pétri, magister Eusta^ chius de A trio , canonicv s ibidem , et dominus Amoldus de Ba£se, decanus Sancti Pauli. Hi recesserunt a Leodio, xiii decembris anno sexagesimo primo. Archive» de la province de Liège , registre intitulé : Paix et LETTBES , 1465—1467. fi t1] •H î i i • î i 63 498 ANALECTA LEODIENSIA. XXXVIII. LITTERAE RELAXATIONIS ET SUSPENSIONIS SUPRADICTI CESSUS SEU INTEROICTI , DATAE DIE 19 DBGEMBKIS 1461, PER OFFICIALEH COLONIENSEM ^. ANALECTA LEODIENSIA. 499 Officialiscuriae Coloniensis, judex causae seu causarum appellalionis seu appellationiim et partium infrascriptarum auctoritate melropolitica specia- liter coDStitutus , universis et singulis ecclesiarum parrocliialium , capellarum, altarium, et aliorum divinorum rectoribus, caelerisque praesby teris , curatis etDon curatis, cleiicis et nolariis publicis quibuscumque percivitateraet dioe- cesim Leodiensena , ac alias ubilibet constitutis, nobis in hac parte subjectis , salutem in Domino. Noveritis, quod in causa seu causis appellationis seu ap- pellationum ad nos et sedem nostram metropoliticara Coioniensena , pro parte spectabilium atque prudentum et honestorum virorum , burgimagistrorum , proconsulum , consulum , schultetorum , scabinorura , juratorum , civium oppidanorum, incolarum universilatis et coramunitatis civitatis Leodiensis, ac oppidorum Tongrensis, Sancti Trudonis, Hasselt, Looz-Castri, Beringen, Blisiae , Eyck , Brede , Wuslherck et Stockera comitatus Lossensis , theuto- nicae patriae et dioecesis Leodiensis , et eis adherentium villarum , iocorura , universitatum et districtuum quoiumlibet, ac hominum et etiara incolarum eorumdem , a nonnullis raandatis poenalibus reverendi in Christo patris ac illustrisprincipis etdomini domini Ludovicide Bourbon, electi confirmati Leo- diensis , ad instantiam seu pro parte sui fisci aut promotoris offîcii fulminatis et emissis , ac illorum occasione interpositae seu interpositarum coram nobis introducta seu introductae , nostrisque judicio et jurisdictione in eisdem rite fundatis atque terminis in causis appellationum a gravamine seu gravaminibus de jure ac stylo et consuetudine curiae nostrae servari solitis, tentis et ^ De interclicti8ententia,quain Borboniusdie de seiitenlia, Coloniae lata , appellatiooem ad S9 mensis octobris 1461 tulerat, Leodienses et sedem aposlolicam iastituerunt. Cfr. infra mo- Lossenses appellaverunt ad roeiropolitanum Co- num. XL, p. 503. loniensem ; sed procuratores episcopi Leodiensi» observatis légitime : tandem die datae praesentium infrascriptae , comparen- tibus et constitutis corara nobis in aula archiépiscopal i dictae nostrae curiae Coloniensis, in quajura reddi soient, hora primae audientiae nostrae causarum consueta ad jura reddendum et causas audiendum , pro tribuuali sedentibus procuratoribus sive syndicis appellantium et eis adhaerentium praedictorum , de quorum procurationis sive syndicatus mandatis apud acla causae seu cau- sarum hujusmodi legitimae constare comperitur, videlicet providis viris ma- gistris Burchardo de Lippia, Petro de Alemariset Wilhelmo Valentini, pro- procuratoribus causarum dictae nostrae curiae juratis. lidem syndici seu procuratores, syndicatus et procuratorio nominibus appellantium et eis ad- haerentium jam dictorum, communiter et divisim , vivae vocis oraculo propo- suerunt et dixerunt inter alia in efiFectu , qualiter dicti appellantes et adhae- rentes ipsis non tenerent nec credunt se praetextu mandatorum poenalium praedictorum excommunicationis vinculo seu interdicti sententia quomodo- libet ligatos. Attamen quia piarum mentium esset timere culpam, ubi culpa minime foret, sed pro suarum partium videlicet appellantium et eis adhae- rentium praedictorum conscientiarum et status majori cautela , beneficium absolutionis ad cautelam et similiter relaxationem interdicti sive cessus divi- norum quaerere decrevissent. Et pro tanto nobis humiliter supplicarunt, ut ipsis scilicet partibus suis sic impartiri eadem auctoritate metropolitica digna- remur ; ofiFerentes eosdem appellantes et adhaerentes paratos seque pro eisdem stare juri coram nobis super illis pro quibus excommunicali aut interdicti pro parte adversariorum de prehenderentur sive dicerentur, nostrisque et sanctae raatris ecclesiae parère mandatis. Unde nos oflicialis judex , pro tribunali sedens , mandatis et appellationi- bus in hujusmodi causis coram nobis hinc inde productis visis et donsideratis , quodque de gravi praejudicio reverendi in Christo patris et domini electi con- firmati Leodiensis et principis antefati , et de periculis partium appellantium allegatis et per testes alias desuper productos coram nobis deductis, ageretur, in causis hujusmodi mature agere et nemini praejudicium inferre nec rem grandem hujusmodi nostris humeris insolidis imponere volentes , tam ex com- missione reverendissimi in Christo patris et domini nostri domini archiepis- copi Coloniensis , etc. , quam per nos primo loco facta nonnullis ex venera- bilibus et illuslribus dominis canonicis majoris ecclesiae Coloniensis , ac venerabilibus et egregiis viris dominis in utroque jure doctoribus in numéro \ i 500 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 501 copioso conpregatis, posl casus facli in raateria hujusroodi in praesentia illus- trium et venerabilium donoinorum praefatoruin necnon advocalorum et pro- curatorum partium utrarumque *, parlibus et advocatis hujusmodi hinc indeauditis, deinde votis dominorum praedictorum singulariter singulis scrutatis temporum et rerum qualitate ac praemissis et aliis in jure conside- randis altentis, considérantes hujusmodi pelitionem fore consonam rationi, recepta prirailus a praefalis Bernhardo , Petro et Wilhelmo , pi ocuratoribus per eos nominibus appellantiura et eis adhaerentium praedictorum in nostris manibus praestita et facta cautione supradicta , eosdera appelantes , \idelicet burgimagistros , proconsules. consules, schultetos, scabinos^ juratos, cives, oppidanos, incolas, coramunilatem et universilates civitatis Leodiensiset oppi- dorum Tongrensis , Sancti Trudonis , Hasselt, Looz-Castri, Beringen, Blisiae Eyck , Brede , Wustherk et Stockera , ac eis adhaerentes quoscumque de loci» et villis aliis in et sub dictis mandatis quomodolibet comprehensis , a sen- tentia excommunicationis hujusmodi , quatenus illa ligati fuerint, ad cautelam saltem duximus in personas dictorum procuratorum sive syndicorum suorum coram nobis conslilutorum , et ita ut praemittitur , flexis genibus humiliter petentes, ac eosdem syndicos seu procuratores nominibus appellantium et adhaerentium eorumdemde consilio et assensu dominorum et jurisperitorum praefatorum usque ad decretum nostrum absolvenda ac interdictum eccle- siasticum et cessum divinorum supratactos similiter ad decretum hujusmodi relaxandum ; sicque ad cautelam absolvimus, et ad decretum relaxamus in iis scriptis. Quos sic absolutos ac interdictum sive cessum hujusmodi sic relaxa- lum per vos et quemlibet unum haberi et teneri ac eliam publiée nuntiari volumus et mandamus. Offerentes nos in praemissis ac in negotio principalî partibus antefatis , justitiam Domino concedente ministrare expeditam para- tos, receptis litteris sigillatis. Datum sub sigillo officialitatis nostrae majori, de nostro jussu praesentibus in testimonium praemissorum appenso , anno Domini millesimo quadringentesimo sexagesimo primo , die sabbati décima nona mensis decembris , per me Gotfridum de Swolgen , notarium com- munem. Jnhivet de la province de Liège , registre de Vancienne ca- thédrale de S^-Lambert, intitulé: Paix it lbtties, 1465 -1467. XXXIX. DE PROCURATOHIBUS ET OFFICIALIBUS EPISCOPI LEODIENSIS , HENSE APRILI 1461 PROCLA- HATIS ET COMDEHNATIS , ET DE TRANSLATA ANNO 1462 GURIA SPIRITUALI AD GIVITATEM TRAJECTENSEM. ' Locus yacnus in Ms. Anno a nativitate Domini millesimo quadringentesimo sexagesimo primo de mense martii , circa principium ejusdem anni', sanctissimo domino nostro domino Pio papa secundo romanae et universali ecclesiae , ac illustrissimo do- mino Frederico romanorum imperatore sacro imperio , ac raetuendissimo domino domino Ludovico de Bourbon , electo confirmato Leodiensi , ecclesiae Leodiensi praesidente, adhuc in aetate XXII annorum existente, insurrexit quaedam secta sive societas malorum ribaldorum * contra procuratores curiae Leodiensis et praesertim contra fiscales , et primo in oppido Hassellensi , quo- rum numeruserat, ut famabatur, circiterXXXV. Item deinde in oppido Sancti Trudonis, ubi numerus erat circiter Ixxx et ultra, et de post in oppido Tun- grensi , quorum numerus ibidem erat circiter xl , et quasi omnes homicidae et malefactores , qui percusserunt et vulneraverunt omnes procuratores et notarios quos deprehendere potuerunt. Et accedentes ibidem domos inhabi- tationum eorumdem procuratorum, coeperunt omnes litteras tam ofiicii quam alias quascumque etiam haereditates et contractus concernenles et igné com- busserunt ac domos et lectos et utensilia aliquorum foraneorum prope et extra ipsa oppida commorantium propler exercilium officii eorum violenter fre- gerunt et devaslarunt. Et quamplura alia non modica mala et enormia in praejudicium ecclesiasticae jurisdictionis fecerunt et perpetrarunt. Allegantes quod procuratores fiscales hujusmodi et ipsi foranei plures abusus et insolen- tias, incitantes et componentes subditos patriae, fecissent et perpétrassent. Tandem querela desuper per oppida praedicta coram domino Leodiensi e suo capitulo delata ac etiam coram communitate, dominus et capitulum or- dinarunt quod abusus et excessus ipsorum deberent tolli et reformationes novae fieri, et nihilominus contra taies procuratores sic abutentes et exceden- > lidem qui dicunlur dy Cluppeltclagers. Vid. siipra , p. 9. f\. "Il M M' n\ » i'i k 502 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 503 tes inquisitio generalis per burgimag^istros et scabinos Leodienses debercl fieri, et secundum quod quis reperUis fueril culpabilisa secundum hoc cor- rigi deberel ^ Et inler alios fiierunt accusati Jacobus Gorren, aiiiculalor; Hubertus Back ^^ collector in Hasbania ; Johannes de Juncis; Godofredus Bruya; Johannes de Hoesden : Libertus de Atrio et Daniel Vander Meyen, procuratores fiscales, et quamplures alii. Et sic facta inquesta in praedicli& tribus oppidis ac aliis locis et oppidis comitatus Lossensis super abusibus pro- curatorum, burgimagistri prima aprilis anno LXI redierunt Leodium. Et de post ultima aprilis, etprima^ secunda et quarla maii, condemnarunt quam- plures ad numerum xxii tam foraneorum quam procuratorum fiscalium et aliorum ad certas pecunias iufra XL dies solvendas, ac officiis eorum perpetuo privarunt. Quas pecunias nisi infra xl dies exsolverent , tune deberenl a pa- tria Leodiensi et comitatu Lossensi proscribi. Nomina vero proclamatorum et summae pecuniarura in quibus taxati et condemnati sunt, sequentur per or- dinem in hune modum. Et primo Ludovicus Fabri , foraneus in oppido Tongrensi , ad ix<^ florenos Bhenenses. Item, Daniel Vander Meyen , fiscalis, ad iii<= Rhenenses. Item, Johannes de Juncis , Bscalis , ad iii<^ Rhenenses. Item , Hubertus Back , fiscalis et collector , ad ii<° Rhenensium. Item , Jacobus Gorren , articulator , ad y'ui^ Rhenenses. Item , Johannes Cloestenen , ad iii<^ Rhenenses. Item , Johannes de Hoesden , fiscalis, ad iiii<^ Rhenenses. Item , Henricus Trekelz , foraneus in Los-castri , ad ii*' Rhenenses. Item , Nicolaus Sonck , collector, ad ui^ Rhenensium. Item, Daniel de Zelandia, collector, ad iii*' Rhenenses. Item, Johannes de Eyck, fiscalis, ad \ï^ Rhenenses. Item , Walterus de Keyaert, foraneus in Eyck, ad vi^ Rhenenses. Item , Bartholomaeus Scavartz^ foraneus Archium , ad ii<^ Rhenenses. Item , Henricus Rotarii , foraneus in Beringen , ad y'' Rhenenses. Item , Lambertus Scavartz , foraneus in Hasselt, ad ii<^ Rhenenses. Item , Johannes GodcToels, foraneus in Blisia , ad ii<= Rhenenses. 1 De mulclalis episcopi officialibus vicl. supra 2 Supra, loc. cil. vocatur Hugo Back. p. 11. Item, Godefridus Princhen, procurator causarum in curia , ad iiii<^ Rhe- nenses. Item , Petrus de Wassenberch, procurator in curia, ad ii*^ Rhenenses. Item, Godefridus Fabri, collector archidiaconi Ardcnnae, ad \*^ Rhenenses. Item , Adam de Palude , collector et procurator , ad c et xx Rhenenses. Item , Johannes de CoUis , procurator fiscalis , ad tria viagia. Item, de post anno praedicto cessus fuit positus auctoritate ordinaria in civitate Leodiensi et comitatu Lossensi ^. Unde fuit appellatum ad sedem me- tropoliticam Coloniensem , et officialis Coloniensis pronuntiavit bene appella- tum, et tulitcessum ^. Et sic fuit appellatum pro parte domini nostri Leodiensis ad sanctam sedem apostolicam et sanctissimus dominus noster Pius papa se- cundus annulavit et invalidavit sententiam domini officialis Coloniensis et mandavit de novo fore cessandum ^. Et facta executione mandati et inter- dicto stante, dominus Leodiensis suam curiam spiritualem officialitatis trans- tulit Trajectum , xii mensis septembris anno LXII. MS. de M. le prof. Serrure. XL. BULLA PII II , DATA 1 Ttkll 1462 , QUA INTERDIGTUV A LUDOYIGO BORBONIO CONTRA LEODIENSES LATUM GONFIRMATUR *. Pius episcopus, servus servorum Dei, venerabilibus fratribus Trajecten- sium et Cameracensiura episcopis , ac dilecto filio abbati monasterii Sancti Adriani Gerardi - Montensis , Cameracensis dioecesis , salutem et apostoli- ' Scilicet interdicti «enlentia a Borbonio iala. Vid. moiium. XXXVI , supra p. 484. 2 Yid. monum. XXXVIII , supra p. 498. 3 Vid. infra monum. XL. * Quum de pace inler episcopum et civilatem componenda mulla agerenlur vano irriloque co^ nalu , inilio mensis julii Leodii fama percrebuil interdiclum a sede aposlolica fuisse confîrmalum. Ad rei illius notitiam spectanl, quae legunlur in codice Hermanni de Wachlendonuk. « Diu mul- tumque ex ulraque parte laboratum extilit per crebrasdiaetaset amicabiles traclatus, quo (dis- cordiae nebulis dissipatis) serenitas pacis occur- reret, et sol quietis, qui erat in nubiio lurba- tionis , laelior refulgerel. Quum aulem coualus omnes casso labore deficerenl , resque protracta 504 ANALECTA LEODIENSIA. cam bededictionem. Se prodiens ex iniquitate el adipe sceleratorum exe- cranda improbitas tantam in se suscepit temeritatis audaciam , ut etiam seciilares potestates extensa manu non solum ecclesiis et earum praelatis, ac personis ecclesiastitis rebellare, aut etiam ausu sacrilego violentas manus in- jicere , et illos persequi , eoruraque famam verbis et opère labefactare , ac ipsorum res et bona invadere et usurpare ac detinere non formident. Ultrix est amplectenda correctio, ac ecclesiarum, praelatorum, ecclesiasticarum per- sonarum hujusmodi dispendiis occurrens, ut culpae condignus succédât acu- leus, et ne impunita delinquatur praesumptio, aliisque blandiatur. Sane prout nuper fama publica diyuigante non sine [^ravi mentis amaritudine percepi- mus, quod nonnulli iniquitatis filii, burgimagistri, rectores, jurati ac coucives ciyitatis Leodiensis , et quidam alii sui complices et sequaces, terras , oppida , \illas, carieres(?)et loca addilectum fîlium Ludovicum eleclum Leodiensemet ejus ecclesiam Leodiensem suosque subditos et Tasallos pertinentia; etiam incolas et habitatores Sancli Pétri prope Trajectum Leodiensis dioecesis , quae ipsi ecclesiae in spiritualibus et temporalibus subjecta existit, commorantes, a quibus episcopus Leodiensis magnos redditus et proventus percipiebat , in- in (lies augmentum mali sumeret , ad notitiam summi pontifîcis domini Pii II delata esl. Qua- propter idem pontifex , praemissos nefarios et execrabiles ausus ferre non valens , processum per dominum electum contra rebelles Leodien- ses , suosque complices , interdieti quoque im- positionem ac alla eiinde subsecuta, apostolica auctoritate coofirmaYit. Ulleriusque commisit yenerabilibus dominis episcopis Trajeclensi et et Cameracensi , necnon domino abbati Sancti Adriani Moutis-Gerardi , quatenus praefatos te- merarios et eorum fautores infra octodecim dies diclricte requirant, quod nisi omnia et singula praemissa relractaverint , et ulterius abstinue- rint , eosdem auctoritate apostolica eicommuni- cationis gladio ferirent , et eorum loca ecclesias- Uco interdiclo supponerent. Insuper si ab hujusmodi nefandis actibus infra decem dies •equentes se non correxerint , aeternae maledic- tionis sententiae cum aliis formidabilibus impre- cationibussubjicerent. Hujuscommissionis bulla est de data anni dominicae incarnationis 1462, kalen. maii (îd est prima), pontifîcatus Pii anno quarto. » Post cujus commissionis executionem Léo* dienses ab ea appellantes miserunt ad summum pontificem , pelentes ab hujusmodi excommuni- cationis sententia absolvi et interdictum re- laxari , oiferenles se ad omnia quae juris essent et ratiouis. In diebus illis, pendente appella- tione , execulus est processus quidam et affixus ad valvas ecclesiae S. Servatii Trajectensis , ei parte domini Rasonis , abbatis S. Adriani , exé- cutons buUae interdieti, in quo fere omnes ca- nonici , nominatim expressi , admonili fuerunt recedere a locis interdictis. A quo processu una- nimiter appellaverunt. Intérim redierunt nuntii civitatis , qui ad romanam missi fuerant curiam ad prosequendam appellationem , portantes se- cum brève apostolicum , continens quomodo pontifex decrevisset , velletque mittere legatum, sufficienti potestate fulcilum , ad examinandam causam et relaxandum interdictum. » Cfr. mo- num. XI. ANALECTA LEODIENSIA. 50:5 Tadere , euraque ne ibi cervisiam braxare de caetero praesumat sub, lerrendis poenis inhibere, et aliquos ex praediclis incolis et habitatoribus hujusmodi cervisiae braxatoribus captivos ducere , et ab ipsis magnas pecuniarum sum- mas extorquere , domini electi Leodiensis et dilectorum filiorutn capituli ecclesiae Leodiensis in loco capitulari et in ejusdem electi praesentia injurias ac minas inferre, dicendo quod nisi ipsi officiales mandata ac proclamata ipsorum burgimagistrorum exequerentur, eos deputarent vei aliis poenis af- ficerent , ita ut caeleris cederet in exemplum ; necnon quosdam Lombardos de parlibus Pedemontium, a quibus etiam episcopus Leodiensis nonnulla corn- raoda percipiebat, plurimum vexa re et perturbare, et ab illis grandes pecu- niarum summas extorquere , et finaliler plures ex ipsis captivos ducere 4 ipsumque electum in sua Leodiensi civitate cum suis consiiiariis et servitori- bus certo tempore praesenlem , et eorum pravis intentionibus contradicen- tem, ausu temerario in magno suorum consiliariorum et servorum discrimine portis seratis retinere et incliidere, ad armaque contra eos disponere ; necnon feudum de Boechout, ad praefatam ecclesiam perlinentem, manu armata cum tubis , more principum , ad se recipere et veros haeredes in dicto feudo per electum Leodiensem, ad quem spectat, infeudatos ab inde repellere, et quemdam Johannem De Wilt militem de illo temere investire seu inlrudere , et pro ea iutrusione mille florenos renenses ab illo recipere , et contra leges patriae, libertates, executiones et francisias, vassallis etsubdilis ecclesiae Leo- diensis, ac in locis in quibus ipsi subditi degunt, impudenter concedere et signum liberlalis cum armis et tubis, péronés sive columnas in medio fori dictorura locorum elevare, et nomine civitatis Leodiensis desuper patentes litteras concedere , per quas subditi locorum eorum se exemptos credunt , et pro eorum libitu voluntalis vivunt ; ecclesiam Leodiensem et illius episcopum , quibus subjecti sunt , in suis juribus minime cognoscentes : pluresque sub- ditos ipsius ecclesiae Leodiensis etiam extra leucam civitatis bannalem capti- vos ad civitatem ipsam deducere , et ab eis magnas pecuniarum summas similiter extorquere, et judiciis scabinorum civitatis Leodiensis per eumdem electum institutorum interesse, et simul una cum eis causas audire seu judi- care, et pro libitu suae voluntatis etiam manu armata pailes absolvere et condemnare : officiarios et servitores curiae spiritualis dicti electi etiam cle- ricos eorum profano judicio , eis non vocatis nec auditis , in magnis pecu- niarum summis condemnare, ac ad Peronem voce praeconia eosdem suis 64 506 ANALECTA LEODIENSÏA. ANALECTA LEODIENSÏA. 507 ofïiciis perpetuo privare , aliosqiie dictos officiales in jurisdiclionis ecclesias- licae scandalum et exterrainium infamare; necnon officiarii Leodienses in spirilualibus ac scabinis feudalibus el officialibus diclae ecclesiae Leodiensis sub poena indignationis ci\itatis inhibere el mandare, ita ut sub eorum op- pressionibus judices , scabini et officiales et caeleri subditi coniremiscant , nec sit qui juslitiam ministrare libère aut execulionem facere audeat. Et cum nuper diclus electus Leodiensis nonnullos sacrilegos judicialiler per sui pa- latii annulum, prout ad suum speclat officium, punire vellet, ipsura elec- tum ad inchoatum judicium dimitteodum evidenlibus scandalis compellere, et quosdam alios ex ipsis burgimagistris et rectoribus civitalis Leodiensis, qui ecclesiana ac ejus dominium in praedictis ac aliis enormiler laeserant, et quos scabini dictae civitatis merito condemnassent , absolvere et XXXII® Texilla artium mechanicarum dictae civitalis in signuno hostililatis contra vi- cinos nobiles, communitates et alios Leodienses faulores et officiales elevare, et etiam in foro Leodiensi publiée oslendere , et cum iisdem repetilis vicibus more hostili ac manu arraata exire non timuerunt : et tandem videnles bur- gimagistri et redores oppidorum Tongrensium , de Sancto Trudone , de Hasselt et caeterorum comitatus Lossensis tolum fere temporale dominium ec- clesiae Leodiensis sub manibus ipsius civitatis , quam malrem eorum Tocant ecclesiam , hoc pio nomine privando contremiscere in facti simili inobedien- liae veneno, inimico humani generis provocante, operam dare coeperunt, ut jurisdictionem spiritualem ipsius ecclesiae Leodiensis invaderent , et quosdam laïcosvilis conditionis, homicidas, latrones et alios, quos novos procuratores seu baculiferos nominaverunt, annis nondum duobus elapsis inslituerunl , et insignia secundum oppidorum diversitalem différentes , qui presbyte- ros et viros ecclesiasticos invadere , et aliquibus ex eis oculos extrahere et fera eruere , alios percutere , quosdam ad arbores ligare , nonnullos in aquam fere submergere, et quosdam ad dimittendum sua officia et ad tradendum eis omnia munimenta, jura et processus, tam apostolica quam ordinaria auc- toritatibus faclos , compellere , et postmodum pro eorum redemptione ab eis excessivas pecuniarum summas etiam extorquere; domicilia canonicorum, presbyterorum et clericorum violenter ingredi , eorum ostia et capsas ibidem exislentes disrumpere, et exinde eorum bona, buUas apostolicas, rescripta , processus, libros sacrae paginae, breviaria, litteras executoriales et protho- colla curatorum, ubi quae pro memoria scripta erant. Domina excommuni- catorum exlrahere, et coram populo in ignem ponere, et illa concremare fecerunt, et delinquenles praetextu diclarum bullarum, quos in eorum cellas gestabant , derisorie absolvere ; ecclesias Deo dicalas eliam inlrare , et capsas ubi sacra reponuntur frangere, privilegiaque, dolationes et alia similia com- burere etinsingulis oppidis comitatus Lossensis horaprimarum, quaaudientia servari solet, mercatum in diclis oppidis accedentes publiée inibi judicium facere et consislorium episcopale in derisionem ecclesiae instiluere, ex eis officialem, procuratores, fiscales, sigilliferum et nolarios creare praesumpse- runt, illosque et eliam coram certo per eos conficto derisorio judice seu offi- ciali presbyteros accusatos arliculis medio juramento respondere coëgerunl , illosque senlenlialiler condemnarunt, et ab ipsis magnas pecuniarum sum- mas extorserunt; nonnullos vero in slagnum projicientes, prout quemquepro- jecerunt; quosdam eliam praesbyleros ad minislrandum corpus dominicum excommunicalis compulerunt , comminanles ipsos occidere, si quemquam excommunicalum devitare vel denuntiare praesumant : et monopolium et conspirationes inler se fecerunt, jurantes officiis curiae spiritualis mandalis usque ad mortem velle se resistere; ac unus ex burgimagislris ipsius civitatis Leodiensis quemdam clericum beneficiatum exequenlem cum omni mansue- tudine ita mandata ecclesiae hora , qua divina officia celebrabanlur , in dicta venerabili ecclesia invasit, eumque violenter cum capillis Iraxit, et confractis lilleris et sigillo ipsius electi Leodiensis , hujusmodi sic dilaceratas litteras quas clericus executus fuerat, illas ori ipsius clerici intrusit, et quantum in eo fuit, compulit ipsum ad comedendum litteras praedictas, juravilque, quod ab eo non recederet, donec clericus ipse litteras anlediclas degluliret. Alia- que nefanda et enormia magislri , redores et jurali , complices ac sequaces ipsius civitalis Leodiensis et comitatus Lossensis , tamquam latrones seu novi procuratores , praedictis videntibus , audienlibus , patienlibus et consentien- libus burgimagislris el rectoribus praedictis, in aposlolicae sedis et ecclesias- tici status vilipendium , necnon ecclesiae Leodiensis ipsius et electi , plurima- rumque ecclesiaslicarum personarum grave praejudicium alque damnum perpetrarunt. Propler quod diclus eleclus Leodiensis, quibus injuriis alque damnis tam in spirilualibus quam in lemporalibus lacessitus lolerare non Talens , interdictum in civilale Leodiensi el nonnullis aliis locis ordinaria auc- toritale posuit , licet pro parte ipsorum burgimagislrorum et communilatum praedictorum ad curiam Coloniensem loci metropolilicam ab hujusmodi fuerit i 508 ANALECTA LEODIENSIA. appellatum. Ciim autem sicul elinra nobis innotuit^ pendeate hiijusmodi ap- pellatione, dilectus filius nobilis yir Philippus dux Burg^uodiae^ condolens injuriis eidem electo et ecclesiae Leodiensi irro[jatis, hujusmodi adhibuit média quae pacem constriog^ere valeaDt; etiam post \arias inler partes ipsas diaetas habitas, deconsensu parlium earumdem soicmnem diaetam in oppido suo Briixellensi . Cameracensis dioecesis, instituisset , et ibi pro pace ipsa fir- manda tractatibus praecedentibus honestis conclusum inter partes easdem extitisset, conceptaque et ordiiiata una diaeta Bnalis conclusiva omnium diae- tarum * ; quodque lempore medio praefatus electus aliquos ex suis consiliariis ad cÎTitatem Leodiensem ad tractandum cum eis super differentiis anlediclis eisdem transmittere deberet. Et post hoc consiliarii et deputati , per eumdem electum assumpti , quibus securitas sallem verbalis per dictos deputatos civi- tatis Leodiensisdala fuerat , Leodium accesserunl, populi illius tumultuantes et confestim arma sumenles , immemores honoris et amicabilis diaelae pen- dentis , consiliarios et deputatos praedictos nequiler occidere machinali fue- runl, eosque interemissent , si eos apprehenderepotuissent ; qui tandem bonis et equis relictis occulte in habitudissimulato per multa discrimina recedentes, ad ipsum ducem confugerunt. Nonnulli etiam, populi crescente protervia, dicti elecli familiarium et clericorum domos, aediBcia et castra demoliri et ad terram prosternere non erubuerunt , et alios ex eis cum uxoribus, quia in causis dicti electi procurabant, extra civitatem Leodiensem ejusque distric- lum bannierunt, et ignominiose proscripserunt , et proscriptos, ut praemit- titur, in dies amplius persequuntur. Nos igitur volentes, prout nec velle amemus , aut salva conscientia pos- sumus , tam nefarios ausus et execrabilia scelera sub dissimulatione prae- terire^ quin ymmo volentes illo provisionis remedio consulere , per quod ipsorum temerariorum compescatur audacia , et aliis similia perpetrandi via praecludatur , motu proprio et non ad alicujus super hoc nobis oblata pe- titionis instantia , sed justitiae debito suadente , processum per eumdem Leodiensem electum contra eosdem temerarios factum ac interpositionem interdicti hujusmodi, et inde secuta quaecumque, auctoritate apostolica tenore praesentium habendo pro expressis , ac ex certa scientia approbando , 1 De diaetis , ut Tocant , occasione interdicti prap. 15, elAdrianusdeVeteriBusco, apudMar- Bruxellis et Trajecti ad Mosam habitis, cfr. su- tene, AmpUu.ColUci., tom. IV, p. 1250elseqq. ANALECTA LEODIENSIA. 509 confirmando, ac omnes et singulos defectus tam juris quam facti , si qui Forsan intervenerint , in eisdem supplentes, ac appellationem praedictam . et inde secuta quaecumque irrita et inania , nullius roboris vel nullius momenli Fuisse et esse decernendo , discretioni vestrae per apostolica scripta man- damus , quatenus vos , vel duo aut unus vestrum , per vos vel alium seu alios etiam, ex parte nostra omnes et singulos burgimagistros, scabinos , rectores, juratos, communitatesque civitatis Leodiensis et oppidorum de Sancto Tru- done , de Tongris , de Hasselt , caeterosque comitatus Lossensis , nec non eorum Fautores et sequaces , eis novos procuralores nuncupatos et quoscura- que alios cujuscumque dignitatis , etiam comitatus , nobilitatis , status , gradus, ordinis vel conditionis Fuerint, quos praesens tangit negotium aut tangere poterit quomodolibet in Futurum, auctoritate nostra in ecclesiis et aliis locis, ubi vobis videbitur opportunum, magistros civium, rectores, communitates praedictas, eorumque sequaces et Fautores, quos idem electus duxeril nominandos in specie vel in génère, si commode nominari non pos- siut, monealis, ut inFra decem et octo dierum spatium , quorum sex pro primo , sex pro secundo et reliquos sex pro tertio , et peremptis termino et monitione canonica eis assignatis , omnia et singula tam interdicto per ipsum electum Leodiensem posito expressa quam non expressa, per ipsos contra ipsum suamque ecclesiam Leodiensem , ejusque officiales , clericos et servi- tores et alias ecclesiasticas personas civitatis et dioecesis Leodiensis ac in praejudicium ecclesiasticaejurisdictionis, etiam ante et post ipsum interdictum lemere attentata, absque more revocent, cessent et annullent, ac irrita et nulla, prout sunl. Fuisse et esse publiée affirment, et passis injuriam atque damnum debitam satisFactionem impendant. PraeFatamque ecclesiam Leo- diensem , ipsius jurisdictionem , dominium , auctoritatem tam in spirituali- bus quam in temporalibus , restituant et reponant. Vassalli vero et subditi dictae ecclesiae Leodiensis, quicumque sint, consueta servicia et jura eidem electo Leodiensi ab eis débita exhibeant , nec non et a praemissis insolentiis et temeritatibus cessent , dictamque ecclesiam Leodiensem ac suos vicarios et officiales grato honore et débita honorificentia prosequantur, ipsius electi monita et mandata salubria humiliter suscipiant et adimpleant ; ac per- mittant ipsum electum jurisdictione , dominio et potestate episcopali tam in spiritualibus quam in temporalibus pubhce Frui et de caetero similia vel aliquid , quod in praejudicium episcopalis dignitatis Leodiensis aut per- \ 510 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 511 sonarum ecclesiasticarum cedere possit , nullatenus altentare praesumant. Et si praemissa omnia et singula non adimpleverint aut neglexerint vel distulci'int contumaciler adimplere , seu contra ea vel aliquod ipsorum per se vel alios feceriut , vel venerint quoquomodo , vos contradictores quoslibet et rebelles, eisdemque dantes auxilium, consiliura vel favorem , publiée vel occulte, directe vel indirecte, singulariler singulos praedictorum decem et octo dierum canonica monitione praemissa exstant, excomraunicetis, anathe- matizetis, ipsosque auctoritate apostolica interdicatis in iis scriptis. Et si, quod Deus avertat , has tremendas censuras per alios decem dies sustinue- rint, vos illos omnesque in dictis criminibus participantes etiam in génère aliter autem quam in crimine participantes in specie mouitos aggravetis et reaggravetis ; ac omnes et singulas gratias, privilégia, dispensationes et in- dulta quaecumque ab apostolica sede eis concessa revocetis , cassetis et annu- letis , eorumque subditos et vassallos a praeslatione cujuscumque homagii et vassallagii aut coufraternitatis, ac a vinculo cujuscumque juramenti fideli- tatis , si quo illis astricti sunt et obligantur, perpetuo eadcm auctoritate ab- solvatis et liberetis ; necnon terras , civitales , villas et alia loca quaecumque , in quibus monendi et alii praemissi moram trahunt, vel ipsos vel aliquem eorum destinare contigerit, ecclesiastico supponatis interdicto, inibi etiam triduo postquam inde decesserint districtissime observando. Et demum si praedicti a tam damnata mente infra alios decem dies immédiate sequcntes non résiliant , attendentes quod filii superbiae tradendi sint sathanae , patii eorum , eis omnibus siugulis ita Deum ejusque vicarium spernentibus , sicut maledicti fuerunt Dattian et Abyron, quos terra sustinere non potuit, sed vivos absorbuit, ita ut desceuderent in infernum viventes; et sicut Judas Isca- rioth, traditor nostri redemptoris, ad mortem, qui etsi poenitens obiit, tamen et suspensus crepuit médius, et possedit agrum Dei de mercede iniquitatis : ita in aelernum maledicatis omnes quoque et singulos , has praesentes earum- que transcripta a locis ubi de mandato nostro aftixa fuerint tollentes , et alias illarum executionem impedientes, eisdem sententiis et maledictione inno- detis. Et insuper si iidem contumaces etiam nominalim post decem et octo dies a tempore publicalionis praesentium earumque authenticam affixionera , quas pro earum plena execulione sufficere decernimus, noslris monitio- nibus et mandatis non paruerint, idque vos notorie publicaveritis , et eis certiBcaveritis extunc ipsos excommunicatos , anathematizatos , suspensos, interdictos, privatos et malediclos esse, et pro talibus haberi, evitari et denuntiari absque ulla desuper vocalione vel cognitione in quibuscumque ecclesiis, etiam parochialibus, praefata auctoritate nostra declaretis ac nuntiari et publicari mandetis. Super quibus omnibus et singulis , ac etiam monitionem et citationem per edictum locis circum vicinis affigentes, ex quibus sit verisimilis conjectura , quod ad ipsorum monilorum notitiam pervenire possit, decernentes et fa- cientes, et contradictores quoslibet et rebelles cujuscumque dignitatis, sta- tus , ordinis vel conditionis fuerint , auctoritate nostra per censuram eccle- siasticam appellatione remota compescentes. Et etiam , si opus fuerit , tam dilecti filii nostri ducis Burgundiae principis catholici, cujus favoribus et auxilio illarum partium ecclesiae et illis praesidentes a tyrannide tam sae- pius praeservati fuere, quam cujuscumque alterius domini brachium secu- lare invocandi; omniaque alia et singula in praemissis et circa ea aliquid facientes , disponentes et exequentes plenam et liberam vobis et cuilibet ves- trum, tum conjunctim quam divisim, concedimus facullatem. Absolutionera vero, relaxationem et reconciliationem censurarum et poenarum praedictarum ipsi electo Leodiensi dumtaxat reservaraus, decernentes dictos contuma- ces ' quarumcumque specialium vel generalium litterarum apostolicae sedis vel legationis ejus absolvi aut reconciliari non posse , nisi de toto tem- pore praesentium et ipsorum rebellium excessibus specialem ipsae litterae fe- cerint de verbo ad verbum mentionem. Caeterum volumus et decernimus quod monitionem et citationem per vos per edictum facientes , hujusmodi perinde eosdem raonitos et citatos ac si illae praesentialiler et personaliter faclae et intimatae fuissent, non obstante felici recordationis Bonifacii papae octavi praedecessoris de una ac de duabus diaetis in concilio generali , necnon de personis ultra certum numerum ad ju- dicium non vocandis , et aliis apostolicis constitutionibus contrariis quibus- cumque , aut praedictis vel quibusvis aliis communiter vel divisim ab eadem sit sede indultum , quod interdicti suspendi , execrari , anathematizari aut alia poena spirituali aut temporali mulctari non possent, per litteras aposto- licas non facientes plenam et expressam de verbo ad verbum de indulto hu- jusmodi mentionem ; et quibuscumque aliis privilegiis , indulgentiis et litteris I Locus in M», vacuus. ANALECTA LEODIENSIA. apostolicis generalibus et specialibus, quorumcumque tenorum existant, per quae, praesentibus non expressa vel totaliter non inserta , vestrae jurisdictio- Dis explicatio in hac parte valeat quolibet modo impediri , et quae quoad prae- missa cuiquam voliimus aliquatenus suffragari , etiam si de illis eorumque totis tenoribus sit in nostris litteris naentio specialis. Interea volumus et decernimus quod ^ praesentium literarum manu duorum publicorum notariorum superscripto , et sigillo aiicujus vestrum muniendo , prorsus fides in judicio et extra adliibeatur, et illi stetur fir- miter . sicut eisdem originalibus litteris staretur , si forent exhibitae \el ostensae. Datum Romae apud sanctum Petrum anno incarnationis dominicae M<^ CCCC° LXlb , kalendis maii , pontificatus nostri anno quarto. M$. de la bibl. royale , n» 37 {Fan Hulthem). XLI. BREVE PII II AD LEODIENSES DATUJI 1^ JANUARII 1463 , DE MITTENDO LEGATO APOSTOLICO AD DIRIHENDAS CONTROYERSIAS. ANALECTA LEODIENSIA. 513 Dilectù fUiis communitati et offwiatis civitatis Leodtensù et patnae Lossensîs. Pius episcopus, servus servorum Dei. Diieeti (ilii, salutem et apostolicam benedictionem. Commissa nobis desuper cunclorum fidelium cura nos vigi- lare cogit ne sathan, divisionis auctor , adversarius noster, praevaleat et cré- ditas nobis oves aut mactet aut dissipet. Hinc est quod , causa ecclesiasticae libertatis et jurisdictionis conservandae contra vos per dilectum Blium elec- tum Leodiensem dominum vestrum mota, et ob hoc ecclesiasticum interdic- tum positum , offeratisque, ut intelleximus , ea quae ad hujus differentiae sublationem oportuna creduntur, dignum arbitrati sumus, ut vices nostras 1 Deest vox trauscripiio «eu transum^to. in ea causa taliler inlerponamus , quod ecclesia Leodiensis relevetur , et di- vinus cultus resumatur, atque inter vos et ipsura dominum vestrum bona pax et concordia fiât et conservetur. Ob quam rem féliciter peragendam mittemus de proximo virum probalum sufficienti de hac poteslate fulcitum ^ Qua- propter vos in caritale horlamur, atque aposlolica aucloritate districte prae- cipienles mandamus , ne per vos aut per vestros seu alium quemque dicto domino vestro eleclo seu aliis quibuscumque in hac causa adversariis movealis puerras, aut via facti contra ipsos quidquam attentare praesumatis, sed ven- turum ad vos nostra ex parte expectetis ne sanguinis eflFusio, si (quod absit) intervenerit , Deum oflFendat et causam ipsam difficiliorem desperatamque reddat. Datum Romae, apud Sanctum Petrum. sub annulo piscatoris, die duodecima januarii anno 1463. MS. de la Bibl. royale, n" 11955. XLII. LETTRE DE PHILIPPE-LE-BON , DU 15 FÉVRIER 1465, PAR LAQUELLE IL ORDONNE MAIN- LEVÉE DE LA SAISIE DES BIENS DU CLERGÉ DE LIÈGE , ENCLAVÉS DANS SES ÉTATS. Philippe , par la grâce de Dieu, duc de Bourgoingne, de Lothier, de Bra- bant et de Lembourg , conte de Flandres , d'Artois , de Bourgoigne , palatin , de Haynnau, de Hollande, de Zeellande et de Namur, marquis du saint em- pire, seigneur de Frise , de Salins et de Malines. A noz séneschal de Brabant, » Vid. supra p. 16 etJ>03iiol. 4.— Inlaiidalo codice Hermanni de Wachlendonck haec legun- lur : « Anno domini 1463 niissusesla sede apos- lolica duoiinus et magisier Petrus Ferrici (alias Pelrus Tyrasonensis eleclus. audilor causarum palatii ; sic nominatur in sentenliae narraliva pos- tea latae), hispaniis , decrelorum doclor, capel- lanus el oralor domini papae Pii 11 , qui lune erat in episcopalu Mogunlino ad expedienduin cerla negolia aposlolica. Hinc igilur dotninus Pelrus, habens in mandatis apostolicis, ut mox visis lilteris (quarum data erat anno domini 1465 kalend. lebruarii, ponliGcatus Pii papae anno quinto) , omni mora poslposila , ad Leodiensem episcopalum perexil , allegaliones parlium au- dilurus, el ut juris ralio exposlulaverit termina- lurus aut composilurus. Ultima martii venit idem delegalus ad oppidum Aquisgraoi , receptus hos- pitio in convenlu canonicarum regularium , ubi l'ère unius anni spatio moram gessit. » 6S 514 ANALECTA LEODIENSIA. balli de romans pais dudil Brabaut , séneschal de Lembourg . gens de nosire conseil à Liicembourg , balliz de Haynnau et de ^'amu^, séneschal de Faul- qiiemont, et à tous noz escoutètes, maieurs et autres officiers queizconcques de noz pais et seignories dessusdits , cui ce peut et pourra touchier et regar- deir, ou à leurs lieuxtenans, salut. Comme à l'occasion des derrenières guerres et divisions survenues entre nous, noz pais, seignories et subgez d'une part, et ceulx de la cité , villes et pais de Liège et de Loz d'autre , ayons fait em- pescher et mettre en nostre main toutes les terres , seignories , rentes et reve- nues quelconcques , appartenans aux églises de Saint Lambert et autres églises secondaires de ladicle cité et pais de Liège et de Loz \ et il soit ainsi que , touchant lesdites guerres et divisions , bonne paix, union et concorde ait esté faitte , conclute et scellée d'une part et d'autre , après laquelle paix ceulx des- dits églises aient envoyet devers nous requérir et supplier, que nostre plaisir feust , considéré ladite paix et l'obéissance par eulx faitte à nostre très-chier et très-amé nepveu l'esleu confirmé de Liège, lever et oslir nostredicte main , et icelles leurs terres , rentes et revenues leur mettre et faire mettre à pleine délivrance, et sur ce leur octroyer et faire expédier noz lettres patentes en leil cas partinens. Pour ce est-il que nous, ces choses considérées, inclinans à ladicte supplication, et voulans de nostre part icelle paix estre entretenue, avons nostredicte main et tous empeschemens de part nous mis à la cause que dessus, èsdictes terres, seignories, rentes et revenues queizconcques appar- tenans èsdites églises de Saint Lambert et autres églises secondaires de ladicte cité de Liège et aux suppostz d'icelles, tant de leurs patrimoines que de leurs bénéfices, levez et ostez , levons et osions entièrement par ces présentes, au prouffît de ceulx de chapitre dudil Saint Lambert et d'autres desdites èghses qui font et feront résidence audit Liège, et semblablement des autres églises desdits pais de Liège et de Loz , qui sont comprins en ladite paix , et qui ont fait obéissance à nostredil nepveu , pour cy- après et d'ors en avant joir et user desdites terres et des revenues , proufHz el émolumens d'icelles , ainsi qu'ilz faisoienl avant nostredit main mise. Si vous mandons et à chacun de vous , si comme à lui appartiendra , que de nostre présente main levée el 1 « In mense maii (1464) arreslala fuerunt liam, factam in una villa Campiniae. nomiDedo. omnia bona capiluii Leocliensis in Brabanlia , el mini Razonis. • jidrianus de Ftttrx Butco^ apud sioiililer domini Razonis , propter unam violen- Martène, tom. IV, p. 126i. ANALECTA LEODIENSIA. 515 desdites terres , seignories et revenues empeschées , pour la cause et ainsi que dit est, vous failles, souffrez el laissez lesdils gens d'églises, tant de Saint Lambert que d'autres églises secondaires, rèsidens audit Liège, et des aullres églises d'iceulx pais , de la condition dessusdite , pleinement et paisiblement joïr et user pour le temps à venir, en la manire dessusdile, sans leur faire mettre ou donner ne souffire estre fait, mis ou donné quelconque destourbier ou erapeschemenl au contraire, car ainsi nous plaist-il estre fait, nonobstant certaines noz lettres octroyées à aucuns dudil chapitre Saint Lambert et autres rèsidens en nostre ville de Louvain et toulles autres, lesquelles ne volons prè- judicier à iceulx des églises rèsidens à Liège , ne des pais dessusdis. Donné en nostre ville de Brouxelles , le xv" jour de février l'an de grâce , Mil CCCC soixante et cinq. Jrchives de la province de Liège , registre intitulé : paix et LETTRES. 1465-1467. —Il y est joint une traduction en flamand. XLIII. BEKVE PAULI II, DE DIE 6 MARTII 1465, AD LUDOVICUM BORBONIUM , QUO INTERDICTUH PEE MENSES QUATUOR SUSPENDIT, UT INTEREA PAX ET CONCORDIA COMPONERENTUR. Paulus episcopus, servus servorum Dei, dileclo filio Ludoïco de Borbonia, electo Leodiensi, salulem et aposlolicam benediclionem. Dilecle fiU , nuper intellectis his, quae tam per tuos quam per dilectorum filiorum cleri Leo- diensis et palriae Lossensis et communilatis civitalis Leodiensis nunlios et oratores ad nos transmissos pro parte tua et illorum exposila fuerunt, nos volentes more pii palris vos amplecti et confovere , ac quieti et tranquillitati veslrae consulere , de consilio et in praesenlia venerabilium fratrum nostro- rum cardinalium sanctae romanae ecclesiae , ordinavimus nonnulla , quae ad componendas et sopiendas discordias et pacem et concordiam amplectendam visa sunt in Domino salutaria, proul in lilleris aposlolicis, quas superinde 516 ANALECTA LEODIENSIA. confici ac Iriplicari fecimus, sub dalo terlio nonas marlii praesenlis. quorum tenorem in praesentes haberi \olumus pro expresse, lalius continelur . Ut autem ordinata noslra hujusmodi el conlenla in eisdem lilteris juxla noslrum desiderium plénum sortiantur effeclum , interdiclum ecclesiaslicum in civi- tale Leodiensi et patria Lossensi , aliisque locis in eo comprehensis, dudum per dileclum filium Petrum Ferrici, tune nuntium etoralorem apostolicum , nunc eiectum Thyrasonensem , aliasque censuras occasione nonnullorum attenlalo- rum apposilas, per quatuor menses proxime futuros, quos a data diclarum litterarum inchoari, et ut sequitur, finiri volumus, tenore praesentium auc- toritate apostolica suspendi et pro suspenso haberi volumus et mandamus. Peractis autem dictis juatuor mensibus , ac ordinationibus et aliis in dictis litteris contentis, effectum non habentibus, quod Deus averlat, ex nunc in- terdictum praedictum aliasque censuras et poenas per praedictum Petrum appositas , ipso facto eadem auctoritate reposita esse decernimus et declara- mus. Praesens autem brève nostrum post opportunam ejus inspeclionem ac copiae authenticae traditionem apudclerum dictae civitatis pro ipsius cautela conservarietabsque alicujus contradictione remanere volumus et mandamus. Datum Romae, apud Sanclum Petrum, sub annulo piscatoris, die vi" martii anni millesimi quadringentesimi sexag;esimi quinti , pontificatus nostri anno primo. Mt. de laBibl. royale n" 7843 , provenant de la bibl. de Rouge-CloUrt. ' Desideranlur illae litterae. Adrianus de Ve- patriae stalibus , qui pacem facerent infra qua- teri Busco et Uermanous de Wachtendonk no- tuor menses ; omniaque inlerea habereatur sus- tant summum pontificem misisse bullam Ludo- pensa : si vero pax non (leret , tune inlerdictum vice Borbonio, alleram clero, lerliam nobilibus ab episcopo latum servaretur , sicut prius. Cf. et civibus, ut eligerentur viri probi ex tribus Bouille, tom. Il , p. 80. ANALECTA LEODIENSIA. 517 XLIV. DEPOSITIONES TESTIUM , MENSE JUNIO 1465 FAGTAE , QUOAD METUM A BASONE DE HEERS EJUSQUE SEQUACIBUS INCUSSUK YIRIS EGCLESIASTICIS OCCASIONE INTERDICTI. Testes recepli et auditi summarie per me Johannem de Broechusen , nota- rium venerabilis capituli Leodiensis , de mandate venerabilis domini mei de- cani Leodiensis, ex parte praedicti capituli necnon venerabilium virorum dominorum decanorum et capitulorum secundariarum ecclesiarum Leodien- sium super iis, quae scilicet et qualia praedicti testes videruntel audiverunt a civibus seu popularibus civitatis Leodiensis , ex quibus posset argui metus , qui cadere posset in constantes viros. Primo dominiis Paulus Innocentii , praesbyter investitus seu rector parro- chialis ecclesiae Sancti Michaëlis Leodiensis et canonicus Sancti Materni in ecclesia Leodiensi, testis super informatione recipienda super iis, quae scilicet et qualia vidit et audivit, ex quibus argui posset metus praetactus, sub suo juramento dicit, quod a quodam suo parrochiano dici audivit die lunae post dominicam praecedentem festum ascensionis Domini, quod ipsa die dominica post coenam, illustribus dominis Marco de Baden, régente et gubernatore, ut fertur, civitatis et patriae Leodiensis. et Carolo, marchione de Baden, ejus fratre , domino Johanne de Seranio , decano , magistro Huberto Brongnet , ca- nonico dictae ecclesiae Leodiensis , dominis Rassone de Heers, Fastrardo Baré Surlet , militibus, et multis aliis personis post coenam , supra pontem insulae Leodiensis causa solatii existentibus et pariter congregatis , ibidem dictus do- minus Rasso allocutus fuit dictum dominum decanum de et super materia controversiae in civitate Leodiensi nunc existentis et super juramento quod civitas ipsa a canonicis ecclesiae et ecclesiarum Leodiensium praedictarum expetebat , et de manendo in civitate el non servando interdictum sanctis- simi domini nostri Papae et de non obediendo sibi in ea parte et similibus. Tandem inter alia verba minatoria praedictus dominus Rasso ipsi domino decano dixit, per magnum et terribile juramentum quod praestitit : kVos fa~ ol8 ANALECTA LEODIENSIA. cietïsomnes, denolando jam scripla, vel ego potius suspendam vos omnes. » Quodque praediclus dominusdecanus timc respondit : Ad minus non pende^ relis sororiurn vestrum, denotando dominum ArnoldumdeHamalia, canloretn Leodiensem. Tune idem dominus Rasso sub simili juramento respondit : <( Egomet potius ponerem eum in sacco , et subrnergerem ipsum ante domum suam. Vos facietis omnes, et sinon feceritis , nos projiciemus tôt ex vobis in Mosa, quod una archarum pontis, » qui pons archarum Leodiensis dicilur, constipetur, praediclis domino marchione el domino Faslrado ipsum domi- num Rassonem inde corripientibus. praeterca a duobus annis , signanler a proximo feslo paschae citra , a quampluribus suis parrochianis et aliis de ci- vibus Leodiensibus et suis propriis amicis, in mensa et alibi, saepius dici au- divit : « Quidvalet? Vos, denolando clerum civitatis Leodiensis et hune leslem, jurabitis omnes quod tnanebitis apud nos et cantabitis, vel vos recedetis a civi- tate et recipiemus omnia bona vestra, vel vos omnes projiciemini ad Mosam. » Et haec et similia dici audivit saepius el lot vicibus in diversis locis et a di- versis personis, quod sibi esset impossibile perfecle recolere. — Auditus et examinatus fuit anno a nativitate Domini millesimo quadringentesimo sexa- gesimo quinto , mensis maii die seplima. Dominus Johannes Leonardi , presbyler capellanus in eccclesia Leodiensi , testis super praemissis melibus interrogatus, sub suo juramento dicit se, propter displicenlias quas habuit , ex eo quod quamplures cives Leodienses importune et inhoneste loquebantur contra personas ecclesiasticas inferendo eis minas et displicibilia verba, de quibus personis el verbis pro praesenti prae- cisius non est memor; idcirco leslis isle conversationes civium frequentare quanto plus potuit evitavil. Nihilorainus tamen noviter dici audivit, quod quin- decim diebus elapsis vel circiter, nobilis vir dominus Rasso de Heers, miles, post coenam venerabilem virum dominum Johannem de Seranio, decanum Leodiensem , reperiens super ponlem insulae Leodiensis , inter caetera verba displicibilia dixil ei : t Per sanctum Deum! si personne ecclesiasticae ?ion can- taverint, nos iremus ita fortes ad domum sororiimei, denotando venerabilem virum magistrum Arnoldum de Hamalia, cantorem Leodiensem, quod pro- jiciemus eum in Mosa ante domum suam , et omnes alii ex eodem biberent cypho; » praesenle ibidem domino Faslrardo Rare Surlel, milite , qui, prout leslis isle dici audivit, dixil : « Ego habeo duos fratres qui sunt canonici Leo- diefises, sed si cantare noluerint, quod eos nunquam vellet vider e seu eis ob^ ANALECTA LEODIENSIA. 519 viare, neque eis facere assistentiam autjuvamen. » El nihil aliud inde sibi occurril pro tune. — Datum die oclava mensis praedicti. Dominus Nicolaus de Paradiso, presbyler investitus ecclesiae parochialis Sanclae Aldegondis Leodiensis , leslis super metibus interrogatus, dicit quod Lamberlus Pile, commorans prope ecclesiara sanclae sedis extra Leodium, dixil huiclesli, in craslino diei qua responsio ecclesiae et ecclesiarum fuit data, et a quampluribus aliis dici audivit , de quibus non est memor , quod si do- mini ecclesiae et ecclesiarum Leodiensium civitali Leodiensi juxta ejus inten- tionem non adhaesissenl, maie sletissenl et raagnae eis fuissent violenliae illelae el forlassis fuissent projecti ad Mosam. Eliam audivit a diversis perso- nis dici, quod anlequam praetacta fierel adbaesio, quod quadam die devespere dominus Rasso de Heers, miles , venerabili viro domino Johanni de Seranio, decano Leodiensi , inter caetera verba minaloria dixil super ponlem insulae Leodiensis : t Vos, denotando dominos ecclesiarum praedictarum canonicos, cantabitis, velitis nolitis, vel nos projiciemus tôt ad Mosam quod una archa- rum implebitur. » Et aliud inde nescit. — Die xii junii. Johannes de Hamorl, familiaris domini Jasparis canonici ecclesiae Sa ncti Rarlholomaei Leodiensis, leslis receplus sub suo juramento , dicit verum esse quod feria quarta post feslum Sancti Servatii proxime praeleritum , hora duo- décima vel circiter, dum leslis isle, de mandalo praedicti domini sui pro lune et nunc residenlis in opido Trajectensi Leodiensis dioecesis , corbulam unam onustam carnibus beconum et unam aliam banseam dictam boddet, quos leslis isle ad praediclum oppidum navigio praedicto suo domino adducere debebat, accidit quod unus vocalus Lamberlus, sequens hune leslem de sua habita- lionis domo usquc ad navem in Mosa, in loco qui Goffa nuncupalur , seque- balur, et eum leslis navem ipsam inlrassel el super dictam banseam sederel, praefatus Lamberlus hune leslem interrogavil : « Anne vellet (ire) ad Trajectum prope dominum suum?» Tune leslis isle legaliter et sine fraude respondit quod sic. Respoudens dominus Lamberlus dixil: a Renevidetur qui sunl illi qui ge- runl bonura cor ad civilalem, sed apponetur remedium, el in brève véniel dies. » El sic abiit. In brevi aulem poslsupervenerunl duo minislri civitatis Leo- diensis in dicta navi, inlerroganles hune leslem quid esset in corbulaelbansea praediclis? El lune praesenti leste inlerrogante : « Quid ad vos? » Responderunt ipsi minislri : « Aperialis eas, quia nos volumus videre. » Ipsisrespondentibus : f Ealis quaesilum clavem el apporlelis eam coram magistris civium Leodien- oiO ANALECTA LEODIENSIA. siura, nam ipsi volimt videre et scire quid in illis exislil. » Tune praedicli duo ministri corbulara et banseara praclactas receperunt et asporlarunt , et cura testis iste ipsis dixisset quod speclarent ad famulara praedicli doinini Jas- paris, et habitis inter eos aliquibus verbis, tandem praedieti ministri huic testi dixerunt: «Per sanctum Deum! damnum est quod non projicilur ad Mo- sam. » Tune testis ipse versus suam domum rediit, et postquam domum ipsam ingressus est atque praescripla famulae retulisset , tune eadem famula metu tacla dixit : «Ego reddam, ego non audebo hic renianere, quia venient hicce (denotandocives),venienlhic, frangent domum. » Et cum ipsaunam tunicam ettunicellam recepisset, et ad domum venerabilis viri domini Nicasii, slanlem in opposilum dictae domus ipsius domini Jasparis , et consideratum fuit quod ipsa tunicas et vestes extra domum ipsius domini Jasparis el ad domum prae- dieti Nicasii portaret, hocque per transeunles consideratum fuissel et esset, accidit quod paulo post, prout testis iste dici audivit, lionorabilis vir Gerar- dus Gosewini, olim magister civium Leodiensium, cum magna populi mulli- tudine , ibidem veniens , domum praedieti domini Jasparis ingredi voluisset , dictum fuit sibi quod claves ibidem non essent, quodque lune ipse ivit visum ad domum praedieti domini Nicasii, quid inibi apporlalum fuisset et esset. Et deinde accedens venerabilem virum dominum Aegidium Bissenhay, decanum praedictae ecclesiae , quod taliler ibidem cogilaret, quod quando oportebit computum leddere posset et quod extra domum praedieti domini Nicasii nihil eporUrelur sine licentia magistri Gerardi praedicli. — Die XV*' junii. Dominus Theodoricus de Awans , canonicus Sancti Materni in ecclesia Leo- diensi , sub suo juramento dicit, quod a pluribus utriusque sexus personis de quibus quarumque nominibus non est memor , saepius dici audivit, quod si contingeret poni interdiclum in civitate Leodiensi , domini canonici et aliae personae ecclesiaslicae ejusdem civitatis cantarent, non obstante inlerdicto , aut ipsi compellerentur ad cantandum , et aliud inde nescit. Dominus Johannes Multorum , presbyter capellanus in ecclesia Sancti JohannisewangelistaeLeodiensis , testis iuterrogatus dicit, quod ab unomense citra vel circiter a quampluribus et diversis civibus Leodieusibus , de quibus quorumque nominibus et cognominibus non est memor, dici audivit, dura mentio fieret de interdicto , de quo mentio habetur in lilteris apostolicis per ambasia tores ecclesiarum e curia novissima reportatis , qucd, praetacto inter- ANALECTA LEODÏENSIA. 521 diclo non obslante , personae ecclesiasticae civitatis Leodiensis cantare debe- rent, si in eadem civilate permanere deberent. — Die xvii. junii. Dominus Andréas Hombloc, presbyter capellanus in ecclesia Sancti Jo- hannis ewangelistae Leodiensis , sub suo juramento dicit , quod ipso die quo domini decani et capitula ecclesiae et ecclesiarum ultime in magno capitulari loco congregati fuerant, tune testis audivit a Berlholdo Brawier et Berthoido deHus, quod dixerunt huic testi in ecclesia Leodiensi : ^^ Per sanctum Deum! ipsi, denotando personas ecclesiasticas , cantabunt, vel non exibunt capitu- lum. » Et aliud inde nescit. — Die xvij* junii. Dominus Henricus Reyneri, presbyter capellanus in ecclesia Sancti Jo- hannis ewangelistae Leodiensis, sub suo juramento dicit , quod die quo d.i- mini decani et canonici majoris et secundariarum ecclesiarum Leodiensium in majori capitulari loco ejusdem majoris ecclesiae responderunt , accidit quod eadem die ante prandium testis iste dici audivit ab Henrico Pistore, commo- rante in vico pontis Avroti , praesente ibidem magistro Wilhelmo de Fermo , canonico ecclesiae praelibalae . quod domini praedieti bene fecerunt quod ita generose responderunt. Unde ipse plurimum congratulabatur quia dici audi- verat, quod una pars ministerii carniscidarum civitatis Leodiensis die praece- dente concluserat quod omnes personas ecclesiasticas de majori usque ad minimum projicereut ad Mosam. — Eadem die. Dominus Johannes de Opheers, canonicus ecclesiae Sancti Bartholomaei Leodiensis, testis, sub suo juramento dicit se de metu tantum scire deponere, quod ipso die quo domini decani et canonici majoris et secundariarum eccle- siarum Leodiensium in majori loco capitulari ipsius majoris ecclesiae in co- piosa multitudine intrare deberent, et in magna eapella ante ipsum capitularem locum siluata transire deberent . tanta ibidem fuit multitudo populi congre- gala, quod per ipsam capellam praetactum capitularem locum ingredi minime potuerunt , adeo quod aliqui ex ipsis canonicis, non valentes intrare , recesse- runt. Tune unus ex ipsis canonicis, scilicet dominus PetrusTomeln, canonicus praedictae ecclesiae Sancti Bartholomaei ibidem praesens dixit : « Ipsi rece- dunt, » denotando aliquos qui non potuerunt ingredi, ut praefertur. Tune dominus Fastrardus Baré Surlet miles, ibidem adstans et hoc audiens, dixit: « Permiltatis eos recedere , nos bene reperiemus eos : nos scimus bene viam ad domos ipsorum. » Et aliud nescit deponere. — Die xviij junii. Dominus Johannes Huberti , investitus ecclesiae parrochialis Sancti Huberti, 66 5ââ ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 523 inlerrogatus super maleria metus, dicil se aiidivisse dioi a diversis personis ea, quae super pontera insulae Leodiensis contigerunt inter venerabilem vi- rum dominum Johannem de Seranio decanum Leodiensem et dominum Ras- sonem de Heers railitem , el concordat cum domino Paulo, primo teste, verura exaudire dici. Et aliud inde nescit. Addens se plura mala verba audi visse dici de et a diversis personis , de personis ecclesiasticis , sed verborum aut perso- narum hujusmodi non est memor. — Diexxii junii. Arthivesde la province de Liège, registre de l'ancienne ca- thédrale de S'- Lambert , intitulé: paix et lettres, HGT» — 14G7. XLV. LITTERAE LUDOVICI BORBCNH , DE DIE 12 AUGUSTI 1465, TRANSLATIONIS CAPITULORl'M ECCLESIAE CATHEDRALIS ET ECCLESIARUH SECUKDARIARUM LEODIENSIUM AD OPPIDUÏ LGYANIENSE. Ludovicus de Bourbon , Dei et aposlolicae sedis gralia electus confirmatus Leodiensis , dux Bulloniae , comesque Lossensis , universis praesentes litteras inspecturis salutem in Domino cum infrascriptoruni noiiha verilatis. Cum propter multipliées subdilorum nostrorum . magislrorum , consulum et mi- nisterialium nostrorum civitatis Leodiensis et oppidorura comitalus Lossensis, aliorumque complicum eis assislentium , exorbitanlias , gravissimos excessus atque notorias nobis et ecclesiae nostrae Leodiensi saepius illalas offensas, quibus, in utriusque nostrae jurisdictionis spiritualis et temporalis nobis ra- tione ipsius ecclesiae competentis ac in gravissimara jacluram ecclesiasticae libertatis tôt, et tanta non sint veriti perpelrare nefanda flagitia et prius inau- dita ; nedum ecclesiae praelibatae, sed el nobis ac personis ecclesiasticis inferre gravamina. ut, postposito Dei timoré omnique sui superioris reverenlia pos- tergata, dietim ad pejora prolabantur et ampliora praejudicia moliantur, quod niai tantis eorum temerariis resistatur ausibus, verisimiliter timeatur eccle- siam praedictam in irreparabilem vergere destructionem penitus et ruinam , ob hocque apostolicae sedis auctoritate , ad quam , ut congruebat , pro con- Tenienti super iis adhibendo remedio recursum habuimns adversus ipsos, inchoato processu legitimo , in cujus initio datis super illius prosecutione de parendo raandatis ecclesiae loco cautionis lilteris suis sigillalis, quibus polli- cili sunt stare juri , judicatoque parère, fuerit eis sub poenis gravibus et cen- suris per commissarium ad haec eadem auctoritate specialiter deputatum , revereudum ulpote patrem dominum Pelrum Ferrici, causarum tune sacri palatii aposlolici audilorem , praeceptum ac inhibitum ne dicto pendente processu, in litis pendentiae praejudicium adversus nos aut ecclesiae nostrae jurisdictionem sive jura quidquam facerent, innovarent seu alias attentarent, cum ipse commissarius protestaretur eos veluti suos in legilimis suis audire velle defensionibus , et justitiam unicuique parlium ministrare, sicque débita causae cognitione praevia^ idem auditor ad quamplures actus judiciales rite processisset et sub excommunicationis ac interdicti poenis dictis adversariis inter caetera praecepisset , quatenus jurisdictionem nostram hujusmodi cur- sum suum sicuti prius habere permitterent , nec aliquid in illius praejudicium innovaretur, dicti tamen adversarii magistri , consules ac ministeriales prae- dictae civitatis cum suis adhaerentibus praelibatis in grande suarum pericu- lum animarum, praescriptas incurrendo poenas et censuras ecclesiasticas , spretis monitionibus, inhibitionibus et mandatis ipsius commissarii, majoris ausu temeritatis in dictae jurisdictionis juriumque vilipendium graviores prio- ribus inferre nobis nostrisque subditis praesumpserunt offensas, ob quas el illis causantibus, eorum exigente protervia sive contumacia, cum in praescrip- tis locis idem commissarius posuisset ecclesiasticum interdictum ac rebelles mandasset excommunicatos in facie ecclesiae publicari , ac postquam inter- dictum hujusmodi subsequenter fuisset per sanctissimum dominum Paulum secundum papam modernum per quatuor menses jamdiu effluxos suspen- sum , quibus elapsis, si partes ipsae medio tempore concordiam non inierinl, proul nec eorumdem adversariorura causante rebellioue inita fuisse seu esse dinoscitur , licet eidem inlendere semper parati fuerimus, exlunc interdictum ipsum aliasque poenas el censuras per dictum commissarium appositas ipso facto auctoritate apostolica reposita esse decrevit et declaravit, ipsisque denuo idem sanctissimus dominus nosler sub gravibus poenis et censuris inhibuerit ne in noselectum, nostrosque officiales, familiares, vasallos aut quascumque alias personas ecclesiasticas arma assumere aut aliquid sinistri machinari fa- cere vel exequi , seu aliud contra lilis pendentiam hujusmodi , durante dicto 524 ANALECTA LEODIENSIA. termino dictorum quatuor mensiura et post illum usque ad ipsius differenliae decisionem, praesuraerent quomodolibet innovare, cum interpositione decreti irritantis quidquam conlingeret in contrarium attentari, prout in litteris dicli sanctissirai domini papa plenius continetur, meriloque diclis quatuor Iransactis mensibus debuerint, tam seculares quam ecclesiastici dictorum locorum, interdictum hujusmodi repositum, ut praeferlur , parendo manda- lis praescriptis novis aposlolicis observasse ; illud tamen, in aucloritalis apos- tohcae et claviura ecclesiae conteraptura, violare temere praesumpserunl , poenas et censuras rebelliler incurrendo atque divina damnabililer profa- nando , et ut graviorem suam rebellionem ostenderent, compellereconali sunt quamplures viros ecclesiasticos , canonicos, presbytères, nobiles et praela- tos, tam per bonorura suorum quam corporum captionem et alias gravissi- raasmortis minas, ut eorum favendo rebellionicum ipsissimiliter profanarenl. Quod tamen ipsi Deum prae oculis habentes ac in sanctae sedis apostolicae persistenles obedientiara facere renuerunt, quin irao \iis, modis quibus poluerunt et ingeniis , dimissis illic bonis atque rébus , a diclis recessere locis non sine magno corporum suorum periculo bonorumque praediclorum non mediocri jactura, quae raaiuerunt, prout accidit, amillere quam illic salvis sedis apostolicae contravenire mandatis. Quamobrem adversarii praelibati graviori ad versus eos insolentia debacchautes , post eorum a locis hujusmodi recessum domos suas tam claustrales infra majoris et secundariarum eccle- siarum, locorum et opidorum immunitatcm consistentes , quam alias ipsorum habitaliones infringendo subinlrarunt armis et manibus violentis; nec illa- rum confractione saliati, bona , mobilia, clenodia , pecunias atque provisio- nés in illis repertas in vino, carnibus, bladis caeterisque similibus diripientes distraxerunt , consumpserunl , dissiparunt ac violenter alias asporlarunt; inhumaniusquegrassando, quoscumque fautores nostros quos senserunl suis nolle factionibus assentire, sed aposlolicis velle parère mandatis, apprehen- dere potuerunt, vinculis manciparunt, poenis subjicientes gravibus et lor- toris A quibus etiam quamplures pecunias diversis machinationibus exlor- serunt ac in damnabilis suae temerilalis exaggerationem atque malitiae suae cumulum, non horruerunt quemdam Marcura de Baden in patriam nostram et ecclesiam suprascriptas violenter intrudere, ei pollicentes quod non obsis- teolibus quibuscumque mandatis aposlolicis, ipsum in ecclesia et patria prae- dictis sua procacitate tenereut; quem etiam dominum suum appellare publiée ANALECTA LEODIENSIA. 025 ! non verentes assertione nefanda publicarunt, quod nunquam nos in suum amodo recognoscerent dominum neque reciperent , quidquid exinde conlin- geret evenire. Quorum insuper excrevit in tanlum crudelilalis iniquilas, ut plerosque nostros amicos propter obedientiam diclae sedis apostolicae et in proseculione nostri juris assistenliam in legitimis suis defensionibus non audi- los, absque débita causae cognitione , procaciter a dicta noslra patria bannive- runt, illis et caeteris nobis assistenlibus et amicis nedum , sed et nobis mortis insidias comminanles, quas delestabiles atque nefarias eorum facliones hujus- modi , quae nequirent etiam ampliori caria conscribi , quamvis ei de clero qui in civitate et locis supradictis non sine suarum animarum periculo remanse- runt , reprobasse debuerunt ac eos ab iniquilate tanta merito revocasse , sese tamen in profanis et nefandis factionibus hujusmodi cum eis formaliter fa- cientes adigerunt alque pluries permiserunt ipsis assistere, nec ab inlruso suo praedicto recedere , sed ei juvamen eliam cum suis adhaerentibus in dicta sua rebellione , favorem et auxilium exhibere , licet jam noviter dictus intrusus sit cum adhaerentibus hujusmodi auctoritate praedicla monilus sub poenis simi- libus et censuris , quatcnus ab ecclesia praedicla recédai illamque vacuam di- niittat et ablala suprascripla restituai , ut lenetur. Quin eliam tandem , ut se magis ei favorabiles déclarent intrusioni suae praescriptisque violentiis , usurpationibus assislendo , jam noviter ecclesiae noslrae praedictae nonnulli canonici inibi rémanentes, nobis non vocalis nec convictis, omni juris ordine praetermisso spreta diclae sedis auctoritate, cujus et Dei gratia ecclesiae nos- trae canonice praesidemus , contra lam divini quam humani juris inslituta . sanctorum décréta palrum et conslituliones apostolicas praesumpserunl, suam aggravando rebellionem , in praetensum suum episcopum de facto tan- lum ac nullilcr postulare , huncque suum publiée poslulalum nominant atque vocanl, quibus et residuus reliquarum ecclesiarum clerus inibi remanens adhaeret similiter et assislil, cum eoque dictum praesumpserunl cura ipsis praelensis poslulantibus interdictum ecclesiasticum violare , ac cura irregula- ritatis nota divina profanando sententiara raajoris excoraraunicationis eisdera infliclara rebelliler incurrendo, curaque per haec, el ut de pluribus aliis la- ceamus, sese reddiderunt ad capitulares ac alios actus spirituales , cum sint eadera auctoritate diclis irrelili censuris per teraerilalem et rebellionem suam hujusmodi inidoneos, inhabiles el indignos, et ideo ad reliquos confratres nostros in aposlolica persistenles obedientia sicul ex disposilionibus juris devo- 526 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 5â7 liila capitularis aucloritas alque similibus ex causis etiam ruinoribus de jure fieri possit ecclesiarum capituloriimque ad alla loca translalio , tanla populi causante malitiaetiiiduceDtemelutali, qui cadere \aleat ioconstaotem, prop- ter quem nostri confralres praelibati nequiverunl ut obedientiae fiiii secure inibi permanere , gravioraque sint atque deteslabiliora faciiiora suprascripta , ac etiam ne si praedicta capitularis perinitteretur eis aut competere putaretur auctoritas, plura viderentur ccclesiae vi grassandi deterius seu gravius delin- quendi , neve qui reperli sunt in obedientia dictae sedis exinde per fructuum beneficiorum suorum detentionem aut alias damnum vel inconimodum pa- tiantur , unde merentur praemia reportare. Hinc est quod cum praemissa ad dictam faciendam translationem non immerito nos inducant, de consilio et consensu confratrum nostrorum obedientium et hic nobiscum assistentiuui absque tamen libertatum . francisiarum et exemptionum ^ tam suarum quam reliquarura ecclesiarum secuudariarum, praejudicio^ quibus per nostras prae- sentes prioresque litteras , si quae contra eos emanaverint , in nullo yolumus derogari. praescriptam capitularem auctoritatemipsumquenoslrum Leodiense capitulum tenore praesentium ad locum hune insignem oppidi studiique Le- \aniensis nostrae Lcodiensis dioecesis , quoadusque cum eorum consilio duxe- rimus aliud ordinandum , salva nobis et eis nobiscum facultate , locum alium magis congruum juxta temporis exigenliam eligendi , et ad eumdem unum \el plures dictam auctoritatem similiter transferendi., auctoritate nostra trans- ferimus. causis et rationibus antescriptis, in quibus nostris confratribus ca- pitulum ipsum cum suis juiibusdignoscitur residere, cum adilla reliqui in sua rebellione rémanentes dictisque ccnsuris irretiti minus idonei , ut praemit- titur ^ et inhabiles censeantur, adeo quod omnia ecclesiae praedictae negotia in dicto Leodiensi consuela tractari capitulo , in hoc oppido , loco per eos ad hoc deputando , quem etiam quoties ipsis visum fuerit expediens nobiscum mutare valeant^ peragantur, prout eorum sagacitatis industria censuerit opor- tunum. Cum similiter quoque omnia et singula secundariarum et reliquarum ecclesiarum civitatis et locorum rebellium praescriptorum capitula cum eadem auctoritate ecclesiarum hujusmodi et sua tractandi disponendique negotia per illos, qui de dictis secundariis et aliorum praescriptorum locorum eccle- siis, earum francisiis et exemptionibus, ut praemittitur, semper salvis, in sae- pedictae sedis obedientia permanserunt, ad idem oppidum Lovaniense transfe- rimus cum simiH facultate. Quibus omnibus auctoritatem nostram ordinariam j melioribus via, jure, modo et forma, quibus Talemus acmagis congruit,im- partimur. Districte sub excommunicationis poena et centum nobilium scudis régis angliae, loties quoties conirarium factum fuerit, commiltendorum et fisco nostro applicandorum , omnibus et singulis ecclesiarum parrochialium rectoribus , presbyteris , clericis atque laïcis , nobis subdilis praecipiraus et mandamus, ne praescriptis rebellibus in aliquo pareant, vel eorum mandata , litteras quomodolibet exequanlur, aut quaesito colore quovis admittant, cum omnis auctoritasdejuribus et bonis ecclesiarum hujusmodi disponendi, alie- nandi, arrendandi, impignorandi , aut alias quomodolibet de illis tractandi, vel in alios quomodolibet traducendi vel obligaudi , quod eis non licere tenore praesentium dcclaramus, et si quid in conirarium praesumpserint , nuUius sit roboris vel momenti , sil eis adempla ac ad praelibalos obedientiae filios devoluta , quibus obedientiae filiis nobis adhaerenlibus et adhaesuris , ob hoc volumus de omnibus ecclesiarum earumdem fructibus , proventibus , reddi- libus et juribus, prout cuilibet ratione beneficii seu beneficiorum etiam cura- torum collegii collegiorum , capituli seu capitulorum , dignilatum , beneficio- rum , vel alias quomodolibet tam conjunctim quam divisim , competere potest seu polerit, efficaciter responderi a colonis, mansionariis, receploribus alque debitoribus earumdem , quos sub eadem excommunicationis et centum nobi- lium praediclorum poena monemus, quatenus ipsis , ad quos dictam translu- limus capitularem auctoritatem, pareant in hujusmodi fructuum et jurium solutione et non aliis quovis quaesito ingenio vel colore, cum etiam ex facti nolorietate liqueat evidenler, dictos obedientiae filios in civilale locisque prae- libatis metu sui slatus , bonorum elcorporum non ausos personaliter residere, prout nec auderemus inibi noslram exhibere praesentiam, exorbitantiis earum et comminationibus noloriis débite ponderalis. Ob hocque praescriptam translationem ibidem facere nequivimus nec valeamus, quam tamen, requî- rente saepedicta rebellione, in dicta civilale faceremus, si valeremus in ea , cessante praescripto metu, personaliter coraparere. In quorum omnium etsin- gulorum fidem et firmi roboris atque veritatis lestimonium, praesentes hue- ras per nolarios publicos infra scriplos fieri et in hanc formam publicam redigi atque per nos subscribi et signari mandavimus nostrique sigilli majoris jussi- mus et fecimus appensione communiri. Datum et actum in loco capitulari ecclesiae coUegialae sancti Pétri dicli insignis oppidi Lovaniensis nostrae dioe- cesis , 8ub anno a iiativitate Domini millesimo quadringentesimo sexagesimo 528 ANALECTA LEODIEIVSIA. qninto, indictione tertia décima, die vero lunae duodecima mensis Avgmti inter decimam et undecimam horas ante meridiem , poolificalus praefati saiic- tissimi in Christo palris et domini noslri, doinini Pauli , divina providenlia papaesecundi , anno primo, praesentibiis ibidem speclabilibusel honorabilibus \ins dominis et magislris Aegidio Vranx, decano, Johanne de Lacoslicorée , licentiato, Nicolao Longi , baccalario in decrelis, canonicis praebendatis , Jo- hanne Speelberick, capellano, presbyteris, et Henrico Pyccos, diclo vulgariler Vlieghe, virgario seu basleonario ejusdem ecclesiae collegialae beati Peiri et dictae nostrae dioecesis, et pluribus aliis in praefato loco capitulari pro tune praesentibus et adstanlibus, testibusad praemissa vocalis specialiter et rogatis. Et ego Gabriel Hans, Cameracensis dioecesis publions sacris apostolica et imperiali auctoritatibus notarius , quia piaemissis narrationibus capitulomm auctoritatis et capituli Leodiensis secundariarumque et reliquarum eccle- siarum civitatis et locorum rebellium capitulomm, pro obedientibus prae- latis et canonicis ad locum insignem oppidi studiique Lovaniensis, Leodiensis dioecesis modo praescripto translalioui facultatis reservationi , praeceplis atque mandatis, declarationi, monitionibusque poenalibus et caeteris prae- missis omnibus et singulis, dura modo et forma quibus praescribuntur per reverendissimum in Christo patrera et ilUistrem principem dominum Ludo- Ticum, electum confirmatum Leodiensem, et coram venerabilibus, nobilibus et spectabihbus dominis praelatis et canonicis obedientibus inibi praesen- tibus fièrent et agerentur; una cum discreto viro magistro Judoco de Boe- choete , connotario meo infrascripto et praenominatis testibus interfui , eaque sic fieri vidi et audivi. Ideo praesentes htteras translationum et aha in se continentes et exinde confectas in banc publicam formam redegi signoque et Domine meis solitis et consuetis, una cum sigiUi majoris dicti reverendis- simi domini nostri elecli confirmati appensione, de mandato speciah ipsius reverendissimi domini electi confirmati, ad hoc etiam inslantibus praedictis dominis canonicis, et praelatis unacum praedicto connotario meo subscripsi et signavi , in fidem et testimooium omnium et singulorum praemissorum , rogatus et requisitus. Et ego Judocus de Boechoete, clericus Cameracensis dioecesis publicus sacra imperiali auctoritate et in praesenti negotio notarius , quia praemissis narrationibus capitulorum auctoritatis et capituli Leodiensis, secundariarum- que et reliquarum ecclesiarum civitatis, et locorum rebellium capitulorum ANALECTA LEODIENSIA. 529 pro obedientibus praelatis et canonicis ad locum insignem oppidi studiique Lovaniensis, Leodiensis dioecesis, modo praescripto translalioui facultatis, reservationi, praeceptis atque mandalis, declarationi, monitionibusque poena- libus et caeteris praemissis omnibus et singulis, dum modo et forma quibus praescribuntur per reverendissimum in Christo patrem et illustrem prin- cipem dominum Ludovicum, electum confirmatum Leodiensem, et coram venerabilibus , nobilibus et spectabilibus dominis praelatis et canonicis obe- dientibus inibi praesentibus fièrent et agerentur; una cum discreto viro Gabriele Hans, meo in hac causa connotario et testibus praescriptis interfui . eaque omnia et singula sic fieri vidi et audivi ac in notam sumpsi. Idcirco praesentes litteras, translationem et alia in se continentes, exinde confectas, in hanc publicam formam redegi signoque et nomine meis solitis et consuetis unacum sigilli majoris dicti reverendissimi domini electi confirmati appen- sione, ad hoc etiam instantibus praedictis dominis et praelatis, unacum praescripto connotario meo subscripsi et signavi , in fidem et testimonium omnium et singulorum praemissorum , rogatus instanter pariter et requi- situs. Archives de la province de Liège, registre de l'ancienne cathédrale de St-Lambert , intitulé : paix et lettbes 1463-1 407. XLVI. ACTE FAIT A TIRLEMONT , LE 19 DÉCEMBRE 1465, PAR LES DÉPUTÉS DU PAYS DE LIÈGE ET DE LOOZ , AU SUJET DES CONDITIONS DE PAIX IMPOSÉES PAR PHILIPPE-LE-BON ET LE COMTE DE CHAROLAIS ^. En nom de Nostre-Singnoir amen. A tous ceulx qui ce présent publicque instrument verront et oiront, soit chose notoire et manifeste, que, en l'an de sainte nativiteit Noustre-Singneur Jhésu-Crist, courrant mille quatre cens » Le père Bouille , lom. II , p. 93 , parle des la teneur du traité de St-Trond, du 22 décembre débats relatif» aux articles de paix proposés par 1463, Révolutions de Liège sous Louis de Sour- ie duc de Bourgogne. M. de Gerlache a donné bon , p. 51-33. 67 530 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODÏENSIA. 531 soixante et cincq, le dix-neufème jour du mois de décembre, à heure de primes ou environ, indiction trausseme, de la pontification nostre très-sain I^ère en Dieu et S>^ Singneur Poul , par la divinne Providence , de chely meisme nom pape second l'an second , régnant en lempire très-excellent et très-chrestien prince Frédéric, par la grâce de Dieu, empereur des Romains. En la présence de nous , Joesse de Boeslintere et Daneal de la Fontaine, dit Carlevvych, presbtres, notaires impériaulx et de la court ecclésiastique de Liège et des tesmoings cy-après nommez etescriptz, furent présens en leurs personnes honorables et saiges de par la cité de Liège , messire Johan de Serainge, seigneur de Tillou , de HoUongne, chevalier, etc., maistre à présent de ladite cité, Géraur de Serainge, seigneur de Fremont*, panne- tier hirtauble de monseigneur de Liège , Gielle de Metz , Mathier Hauweal ^ et Johans Heilleman '. jadis maistres de ladite cité ; de par la ville de Tongres, Arnt Hessels, maistre pour le présent dudit Tongre, Henry de Serainge, escuier et Renechon de le VVegge ; pour ceulx de Saintrons , Christian de la Blocquerie , pour le présent maistre dudit Saintrons , Philippe Copy , Henry Zeelichs et Johan Gerst; de par la ville de Looz, Johans Cleynnewerts, pour le présent maistre, et Johans Van Heystert, secrétaire dudit Looz; et de par la ville de Hasche *, Eirnoult de EIsrake , maistre pour le présent dudit Hasche, et George Schilders; lesqueix par vertu des poveirs à eulx donnés par lesdits des cité et villes desdits pays de Liège et de Looz , et lesquelz sont de mot à mot incorporez en le fin de cedit présent instrument, et par le conseil et consentement de messeigneurs les contes de Meurs et de Horne , aussi présens , ont dit , recongneu et affermé que comme par certain traictié , naigaires fait et accordé par iceulx députez, ou nom desdites citez et villes deseurenommées , avec très-hault, très-excellent et très-puissant prince, nostre très-redoubté seigneur, monseigneur le duc de Bourgongne et de Brabant , soit entre autres choses expressément dit et accordé, que ceulx desdites cité et villes , seroient tenu de faire amende honnorable à très-hault et très-puissant prince , mons>' Charles de Bourgongne , conte de Charroloux, seul filz de moudit seigneur le duc de Bourgongne, telle qu'elle est contenue et déclairée ou dit traictié. Et aussi seroient tenuz lesdits de la cité et villes ' Atias , Fraipont. p^ge 535 , il est oommé Jokau Heilman Du- ^ Alias, Haveau. tari. 3 Dan» la seconde commission de Liège , * Hasselt. desseuredis , de faire amende proffitable à mondit seigneur de Charroloux , pour ses injures, dommaiges et intérestz , desquelz, de sa part, leur seroil fait déclaration. Et pour ceste cause, lesdits députez se fussent présentement tirez devers mondit seigneur de Charroloux , pour acquérir sa bonne grâce, lequeil leur eust fait direct remonstrer bien au long les injures, dommaiges et intérestz que lesdits de la cité , villes et pays de Liège et de Looz , lui ont fait et procuré, sans cause, raison ne occasion souffîsant, en ce que depuis ung an en çà, iceulx de Liège et de Loz c'estoient constituez et dèclairez ennemis de mondit seigneur de Charroloux, et lui estant absent des pays de mondit seigneur le duc son père, avoienl fait et passé certaines alliances à rencontre de lui, et sans aulcune sommation précédent, l'avoient deffié, et meu guerre à l'enconlre de mondit seigneur le duc son père et de lui , leurs pays, terres et seignories, et en icelle guerre avoient dit et souflFert dire, phiseurs malvais et injurieux langaiges contre sa personne , avoient prins sa place de Phalais^ et ars, et brûlé la basse court de sa place de Montaigle, et que pour pourvéoir à ces choses, lui esloit convenu à grande haste détourner du pays de France, avec grande et puissant armée, et à très-grans frais , missions , dommaiges et intérestz tant par les moyens desseuredits , que plu- seurs autres qui plus à plain ont esté dèclairez ausdits députez. Lesqueix saichans et cognoissans les choses desseu redites, à eulz remonstrées, estre vrayes, ont à ceste cause très-humblement supplié à mondit seigneur de Charroloux , que son plaisir soit de prendre lesdits de Liège et de Looz en sa bonne grâce, et que pour parvenir à ce iceulx députez, ou nom desseuredit et pour tous ceulx desdites cité, villes et pays de Liège et de Looz, réservé seuUement ceulx de la ville de Dynant, sans aucune innovation dudit traictier par eulx fait , avec mondit seigneur le duc ont traictié , convenu et accordé , avec mondit seigneur de Chorroloux, de lui paier et baillier, au proffit de lui et de ses hoirs et successeurs, la somme de cent et cinquante mil florins, du cun- gne et charge des quatre esliseurs de l'empire , à paier par lesdits de la cité , villes et pays de Liège et de Looz , non comprins lesdits de Dynant, et ceulx qui ont tenu le parti de mondit seigneur le duc et de mondit seigneur de Charroloux, auz termes telz que par mondit seigneur de Charroloux leur seront donnez et accordez à la prouchaine journée, que par les trois estas des- dits pays se doit tenir en la ville de Saintron. Et pour ce, lesdits députez en nom et comme députez des cité et villes desseurdites , par vertu de leursdits !i 532 ANALECTA LEODIE^SIA. povoirs el par coDsel et consentement de mesdits seigneurs les contes, de leur certaine science, pure el franche volunté ou nom desseuredit, ont recongneu et confessé lesdis de la cité , villes et pays de Liège et de Looz, nommez èsdits povoirs , devoir et estre loyalment tenus à raondit seigneur de Charroloux , pour lui et sesdits hoirs et successeurs, combin qu'il soit absent, toutesfois maistres Guillaume Hugonet, juge de Beaujolois, Johaii Carondelet, con- seillieret maistre des requesles, et Johan le Gros, secrétaire et audiencier de mondit seigneur, à ce expressément commis de lui, avec nous lesdils notaires, comme personnes publiques présens et stipulans pour et en nom de mondit seigneur de Charroloux et de sesdils hoirs et successeurs, en ladite somme de cent et cinquante mil florins desdits coingne et charge desdils quatre esliseurs de l'empire , et ce pour la cause desseure déclairée. Et icelle somme ont pro- mis et proraectent lesdits députez , ou dit nom , par leurs séremens pour ce donnez es mains de nous lesdits notaires, paier à mondit seigneur de Char- roloux, ou à ses commis et députez auz termes que comme dit est, leur se- ront par mondit seigneur donnez et accordez. Et pour la seurté de ce , lesdits députez , ou nom et comme députez desdites cité et villes desseurdites , ont fait et passé, font et passent par cedit présent publique instrument, toutes telles promesses, obligations, submissions et renuntiations qu'ils ont fait, passé et accordé au proffil de mondit seigneur le duc de Bourgongne , en sa ville de Bruxelles. Et lesqueles obligations, promesses, submissions et renun- tiations et toute le contenu en icelle, ilz ont voulu et consentu , veullent el consentent valoir et avoir force, vigeur et effect, pour et au prolKl de mondit seigneur de Charroloux, et que d'icelles et toute le contenu mondit seigneur de Charroloux, et sesdits hoirs et successeurs se puissent aidier, tout ainsi que se toutes icelles promesses, obligations, submissions, renuntiations et séremens , esloient nommément et expressément déclairés et incorporées en cedit présent publique instrument, fait et donné en la ville de ïhylemonl en Brabant, ou diocèse de Liège, en l'ostel où esloient logiés mesdits seigneurs les contes de Meurs et de Horne , les an , mois , jour, heure et indiclion des- seuredits, présens nobles hommes et saiges messire Guillaume de Dinleville, seigneur de Schones , messire Johan de Monfford el Olivier de la Marche , chevaliers , tesmoings à ce appelleis et requis. ANALECTA LEODIENSIA. 533 S'enstvent les tcnures des povoirs, dont desseur est fatcte mention et première- ment du povoir desdits de la cité de Liège, du 23 novembre 1465. « Nous les maistres, jurrés, conseil et université de la cité franchise et banlieu de Liège, à tous et singuleres, à cuy ou ausquelx ces présentes par- venrontou seront monstrées , salut et dilection. Comme ainsi soit que pour parvenir à voie de moyen et traictié de paix et union , sur les différends , discors, œuvres de fait, entreprinses de guerre suscitées, etc., noubles et vailhans seigneurs damoiseaul Vincent , conte de Moursse et de Varwerden , el mons*' Jacques , conte de Hornes , seigneur d'Artena , de Montagu et de Cranendonck , etc. , se soient entremis à nostre prière el requeste , et aussi des bonnes villes de la langue thiesse d'eulx Iravellier , de trouver voie et ma- nire d'appointement envers Irès-haull el très-puissant prince, monseigneur le duc de Bourgongne el de Brabant , etc. , sur les offres et présentations par nous faites, contenues el à plain déclarées es commissions et submissions par nous à eaux données, comme par icelles peull apparoir, tant que fmablemenl pour résolution, nous aient fait rapport de ce qu'ilz ont peu obtenir au lieu de Bruxelles * , el qu'ilz ont impélré seurté el sauconduit sur la surcéance de guerre donné et otlroiée par ledit très-hault prince durant deux jours en- tiers suyvanl la date d'icellui, pour de par nous la cité au nombre de trente personnes, el auslanl des chevaulx ou au dessoubz , et semblament de par les bonnes villes de Tongre , Saintrond, Loz , Hasselt, pour cascune d'icelles dyx personnes et austant de chevalz ou au dessoubz , envoyer devers ledit très-haut prince monseigneur le duc, etc., où il sera lors, comme ilz nous ont relaté, el très-révérend père en Dieu et Irès-honoré seigneur mons»^ Lowy de Bourbon , esleu confermé de Liège , duc de Bullon , conte de Loz , nostre droilurier seig"" , sçavoir faisons que en vertu de la charge et copimission par nous donnée ausdits seigneurs contes et icelle demourant en force et vertu , veullans ensuyr le traicl et voie de paix el union que désirons , confians plai- nemenl auz sens, loyaulté, preudommie el discrétion de nous chiers , féaulz el amez Johan de Seraingne , seigneur de Tillou , de Hollongne , cheva- lier, etc. , maistre à présent, Géraur de Seraingne, seigneur de Fremonl*. 1 Lescomtes de Meurs el de Horne avaient d'abord été tléputésà Bruxelles pour demander une trêve. 2 Sic , ailleurs Fraipont. OU ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 535 pannetier hirlauble de mons»- de Liège, Gielle de Metz et Malhier Hauweal, jadis maislres de ceste cité , avons iceulx commis et instablis, et par ces pré- sentes coramectons et instablissons, de pour et en nom de nous la cité et aussy avec eaulx les députez des bonnes villes desseurdites , qui pour icelles et les autres de la conté de Loz auront commission et auctoi ité , aller vers ledit ti ès-hault prince , mons' le duc et devers nostre très-honnoré seigneur lesleude Liège, confirmé, etc. , nostre droiturier seigneur, et ailleurs là il appartendra , ausquelz avons donné et donnons plain povoir, auctorité et mandement général, de, sur et ensuyvant lez commissions et charges données ausdits seigneurs contes, icelles demeurant en force et vertu , comme dit est, par leur bonne ordonnance et moyen faire toutes telles offres, traictié , paix et amende honnorable et proffitable , qu'ilz trouveront estre au cas expédient et convenable. Si promectons en bonne foy sur nous honneurs et seremens, de les accomplir et léalment entretenir, avoir ferme, aggréable et estauble tout ce que par nosdits commis et députez sera en ceste partie fait, ordonné, traiclié, paciffié et appointié, si que dit est, sans jamais faire aler ne venir par nous ne par autre, en secreit ne en appert à l'enconlre, en manire au- cune , toutes fraudes et déceptions fourmises et sécluses. Tesmoingne nostre seel aux légations à ces présentes appendu en signe de vérité , sur l'an mil quatre cens soixante-cinq , vinte-troisseme jour de novembre. » Autre commtsston de Liège, du 9 décembre 1465. € Nous les maistres, jurrés, conseil et université de la cité, franchise et ban- lieue de Liège, à tous et singulères à cuy ou ausquelz ces présentes parven- ront ou seront monstreiz , salut et dilection. Comme pour trouver voie de parvenir à trâict et moyen de paix et union sur tous différends, discors, ou- vres de fait et entreprinses de guerre suscitées , elc. , ayons donné plain povoir , commission et charge à nous amés chiers féaulx Johan de Serayn , seip"" de Tillou, deHollongne , chevalier, etc., à présent maistre , GéraurdeSeraingne , seigneur de Fraipont, pannetier héritauble à nostre très-redoubté et droitu- rier seigneur mons»" de Liège , Gielle de Metz , et Mathier Hauweal , jaidis maistres de la cité, pour sur lesdits différends, par moyen et conseil des noubles et honnorés seigneurs les contes de Meurs et de Horne laborer au bin et traictier de paix, ainsi qu'il est expressément dèclairé et contenu en la commission à eulx donnée , parmy laquele ces noz présentes sont infichées et annexées etc. , savoir faisons que , demourant icelles commissions en leur forche , valeur et vertu , sans en rins diminuer ne admeadrier deleis et avec lesdits Johan, Gérar, Gielle et Mathier, devant nommez, advons adjousté et dénommé et par ces présentes adjoustons , dénommons et commectons de nostre part nostre chir amé Johan Heilman Dusart, jadis maistre aussi de la cité , auquel avons donné et concédé , donnons et concédons par cesdites pré- sentes , tout (eilz commissions , povoir et charge comme les autres dcsseur- dits , pour avec eulx labourer en ces affaires , ainsi que donné l'avions et avons aux desseuredits. Si promectons et avons encovent bonnement et léal- ment de faire et entretenir fermement et entirement tout ce et de quant que par ledit Johan Heilman , ensemble avec les desseurdits députez , sera en ceste cause fait , traictié , paciffié et accordé , sans jamais faire ne venir à i'en- contre en manire aulcune , par le tesmoingne de ces présentes transfichées en lettres , èsquelles fait avons apprendre nostre scel aux légations en signe et certification de vérité, sur l'an de grâce Nostre-Seigneur , mil quatre cens soixante-cinq du mois de décembre le neufème jour. » Commïgsiofi de Tongre, du 23 novembre 1465. « Wy de bourgemeisleren , gesworen , raidt ende gemeynte vander stadt ende vriheit van Tongeren , allen ende yegeliken aen den welken dese tege- wordige letteren soelen comen oft getoent werdeu groete ende minne : want soe is om te comene tôt ueghe van tractaten, middele van peyse ende een- drechticheit op ende van den geschilden twidracht werken van wille ende aengripinge van oirloge opgeslaeu , etc. , die eedele ende mogende heere jonchere Vincent, grève van Moirs ende van Sarwerden, ende myn heere Jacob, grève Van Horne, heere van Altena, van Montagne, van Crane- donck, etc., aengenomen hebben , tôt onser beden ende versucke, oick den goeder sleden Ludick, ende anderen van den duetschen tongen, hen te ar- beyden ende te pynen vindene voeghe ende manière van peysen aen den zeer hogen ende zeer mechtigen den prince mynen heer den hertoghe van Bour- gongnien, vanBrabant, etc. Opdie ervredingen ende presenteringen by ons t I 536 ANALECTA LEODIENSIA. gedoen volcoraelic begrepen ende vercleerl in der commissicn ende submis- sien by ons hen gegeven , soe mils den selven blicken mach , soe dal len uterslen 1er sliilingen die edele greven \oirscreven ons wederbracht bebben 'tgeen sy hebben connen \ercrigen lot Bruesele , ende dat sy erworven hebben sekerheit ende geleide voir den onderselen van oirloge gegeven ende ver- leene van den voirscreven zeer hogen prince durendc ihien daghe rechl volgende die date dair, van om van onsenl wegen lollen gelalle van ihien personnen ende soe vêle perden oft dair onder van den sladl van Ludick wegen , tolten gelalle van dertich personnen ende alsoe vele perden oft dair onder, ende sgelyx van den sleden wegen Sinlruden , Loen ende Hassell, van elken van hen lot thien personen soe vele perden oft dair onder, le schieten totten voirscreven seer hogen prince mynen heere den herloge etc. , aldair hy syn sali , soe sy ons aenbracht hebben die zeer révérend vader in Goede ende zeer eerwerdige heer myn heer Lodewyc van Bourbon , elect confirraeert van Ludicke, herloge van Bullioen ende grève van Loen, onsen rechien heer, etc. ; doen te welene dat in crachte der beladingen ende be- vele by ons gegeven den voirscreven eedelen heeren greven ende alsulke blivende van machlen ende werden willende na volgen den tractaten ende wegen van peyse ende bescheidenheiden die wy begeren , belrouwende vol- coraelic in verstenlicheiden , wellicheiden , wysheide ende bescheidenheiden , onser liever getruwer ende geminder Arnls Hessels , boiirgemeister 1er lyt , Henrix Van Serain , raan van wapenen ende Renchon van Luye , wylen bour- gemeister ende aile ingeselen burgeren van dese slad , wy hen bevolen ende ingestadicht hebben ende mils desen tegewordigen bevelen ende instedigen, om voir ende in name van onss^ ende oie by hen den deputeerden der goeder steden van Ludick, ende anderen voirscreven , die welke voir die selve stede ende den anderen der greefschappe van Loen , commissie ende machl heb- ben, suelen te treckene totten voirscreven zeer hogen prince mynen heer den hertoge ende totten voirscreven onsen zeere eerwerdigen heer elect confir- raeert, onsen rechlen heer, ende elderswair dairt geburen sali, den welken wy gegeven hebben ende geven volcomen macht auctoriteit ende gemeyn beveel op ende naegande den bevalen ende beladingen gegeven den voir- screven eedelen greven des selven blivende in crachlen ende valoren als voir- screven is, by haire goeder ordinancie ende middele le doen te makene allen alsulke bevredingen, tractaten, peysen ende beleringe eerlyke ende profifite- / ANALECTA LEODIENSIA. 537 lyke als sy vinden suelen nut ter saken ende bequeem : soe geloven wy in goeder trouwen , op onseeere ende eyde , te vervullen ende weltelic te haldene le hebbene vast dancbair ende gestedich allet Igeen dat by onsen gedepu- terden ende commitlerden voirscreven sal in desen deile ende saken gedaen , ordinert, traclert, gepeyst, ende te pointe geset syn als voirscreven es, son- der emmermer te doen , te gaen , te comene by ons nocht by andere, heymelic nocht openbair, dairtegen, in enigher raaniren, allen bedroghe ende arge- lisle uutgescheiden ende uutgesloten : orconde ons ziegels ten saken desen tegewoirdigen aengehangen in teken der wairheit , in den jaire Ons Heeren dusent vier hondert vyf ende sestich , dry ende twintich daghe novembris. » Commission de S^~Trond, du 8 décembre 1465. « Wy Bourgemeisters , gesworen , raet ende gemeynte der stadtvan Sintru- den , doen cont ende kenlic allen den genen die dese lelteren suelen aensien oft horen lesen , want wy voirtyts , over mits sommigen saken ende informa- tien, ons dair toe bewegende melten dorluchtigen hogeboren ende vermo- genden vorst hertoge van Bourgondien , van Brabant , synre genaden luyde ende lande lot vreden comen syn , die wy begeren onlscheiden te worden om grolen treffelyken schaden ende lasten te verhudene , ende want oie te voerens twedracht ende differentie tuschen den eerwerdigen vader in Gode ende dorluchtigen prince , heer Lodewyc van Bourbon , elect confirmeert tôt Lu- dyck , herloge van Bulioen ende grève te Loen , onse genedige heer , ende ons verreesen was ende opgestaen : soe eest dat wy den hogeboren vorst hertoge van Bourgondien , van Brabant , etc. , ende onsen genedigen heeren elect con- firmeert voirscreven, om sulke mesgryppe van veden, schaden ende twedracht, als voer gernert zyn eerlyke endeproffitelikezoene ende beteringe doen willen, ende alsoe hebben van bourgemeislers , gesworen , raet ende gemeynte der stadt voirscreven, Uv. te wetende opdach, dalen desen letlerenondergescreven, onsen getruwen Kerstiaen Van der Blockerien , bourgemeister der stadt voir- screven, Philips Copy, Henrick Zeelichs ende Johannes Gersten, geconsti- tuert, gecommittert ende gedeputeert , ende hen volcomen macht gegeven; in name der stadt voirscreven van Sintruden , met haren aenhangen ende toe behoirlen , van peyse ende concordie , op die mesgripe , schade ende twe- 68 il! 538 ANALECTA LEODIENSIA. dracht voirgernert te Iracleren , le horen ende sien traclerea , den peys, zoene ende eendrechlicheit van den mesgripe , schaden ende twedracht voirscreven, aen den hogeboren ende vermogenden vorst , herloge van Burgundien , van Brabant, etc., ende aen onssen genedigen heer, elect voirscreven, te ordine- ren ende le maken ende te concluderene , ende den hogeboren vermogenden prince , heeren Charrolois , aile oetraoet , eere ende reverentie te bewysene , ende allen dat in desen saken te doene, dat totten peyse beboirt , ende d'welc wy selve doen souden ende mocbten , oft wy lyftic présent ende voir ogen waren sonder argelist , ende hebben voirtraere geloeft ende geloven by onsen eeren in goeden ende waren Irouwen wael le volvueren, ende vaststedichende ongebrekelic te houdene , ende allen 'tgene des die vier deputeerde voirscre- ven hier in aen den hogeboren ende vermogenden vorst , hertoge van Burgun- dien, van Brabant, etc., ende der hoghe geboren vermogenden prince, heer Charrolois , synen soene , ende onsen heere elect voirscreven , ende aen allen die ghene dair wy peys aen behoenen mogen, hetzy zamenllic oft, bezunder doen ende concluderen suelen. Ende des lorconden der waerheit, soe hebben wy , bpurgemeisters, gesworen , raet ende gemeynte der stad van Sintruden , der selver stad ziegel ten zaken aengehangen int' jair der geboirten Onss Hee- ren dusent vier hondert vyf en seslich , in decembri acht daghe. » Commission de Looz, c/m 10 décembre 1463. « Wy bourgemeisteren , gesworen , raet ende ganse gemeinte , porteren endeinwoenre der stad van Loen , doen te weten inygeliken, alsoe wy dan met onsen siegelen ende briefven in den saken ende geschilden , die wesende hangende ende uutstaende syn tuschen den eedelen , raoghenden , doerloch- ligen hogeboren prince ende heeren, hère Philips, byder genaden Gods, her- toge van Bourgundien, van Brabant, etc., ende synen goeden landen desgelyx tuschen den eedelen , mogenden , doirluohtigen hogeboren heere ende prince, den heere van Charroloux , ouck tuschen den edelen , mogenden , doirluchti- gen hogeboren heere et prince, heeren Lodewyc van Bourbon, by der Godgenaden , elect confirmeert , lot Ludick , hertoge lot Bullion , grève lot Loen , etc., onsen lieven genedigen heere , ende een groet part synre riddert- schappe ende ondersete , 1er eenre , ende ons , die poirtereu ende gemeynte ANALECTA LEODIENSIA. 539 voirscreven, met onsen aenhangen ende tonehoeren, ter andere syden, ge- momboirt, geconstituert, gedeputeert ende mechlich gemaict hebben met onsen openen siegelen ende brieven , onsen lieven getruwen Dierick Rayrae- kers ende Jan Cleynnewerts, ons Iwe bourgemeisteren, ende Jan van Heeslert, onsen sécréta ris , omme die voirscreven geschilden ende saken by die voirge- noemde hogeboren princhen ende heeren te Iracleren , te ordineren , te pey- sen ende te sluten, met hulpe ende bystant der eedelre , mogende, hogeboren heeren , jonchere Vincent, grève lot Moers , etc., ende heeren Jacob, grève lot Horne, etc., den wellegen twe eedelen heeren voirscreven , wy des selfs gelyc commissie van siegelen ende brieven gegeven hebben, die welke wy ralifi- ceren, van werden ende machtenhalden. Ende alsoe dan die voirgenoemde, ons deputeerde, ons in relatien mont sprekenlyc opgedaen hebben, voelrehande verkellinge van der selver saken geschiel benner der goeder sladt van Bruessele; ouck ons sekere gescriften, desen saken aengaende, gelesen hebben, soe eesl dat wy met onser aire wille, wete ende consente, soe voere onss, soe voer onse aenhenge ende toebehoirte, onsen lieven getruwen Jan Cleynne- werts, onsen bourgemeister , ende Jan van Heeslert, onsen secrelairis, vol- comen macht ende belaet gegeven hebben , ende met desen onsen briefve volcomen macht ende belaet geven , dat sy die voirgenoemde saken ende ge- schilden, met ende by die voirgenoemde doerluchtige , hogeboren princen ende heeren , die wy groflFelic veronrechl hebben , Iracleren , ordineren , pey- sen, sluyten ende finael maken , ende soe wer dese , onse deputeerde, termi- mineren , Iracteren , ordineren , peysen , sluyten ende finael maken , bel sy in 't generael oft besunder , niet gereserveert , desgelyx soe wer ons voirscreven deputeerde , omme dese voirscreven saken le peyse te brengen ende finael te maken , overgeven , consenleren , geloeven en luweseggen , in wat maniren dat zy dat geloeven , wy , met onsen Irouwen , dat suelen wy ganselyc ende altemael, soe voere ons, onselouwebehorte, onse erven ende naecomelinge , van valoire , van werden , van machlen halden ende over ail volvoeren , als oft wy samentlyc ende persoenlyc met hon in l' présent weren , ende dat gedaen hedden sonder enich wederseggen van ons aen argelist , ende renuntieren in den saken op cleerschap, manschap. Ende aile argelist. Des voirscreven es lor- konden , hebben wy onsen stad gemeynen ziegel desén brieve aen doen hau- ghen. Gegeven in 'l jaer nae der saliger geboirten Ons liefs Heeren Jhesu Chrisli, dusent vier hondert vyf en seslich, in decembri ihien daghe. » : ' F=^ li 540 ANALECTA LEODIENSÎA. ANALECTA LEODIENSIA. 341 1.1 1 Commission de Hasselt, du 10 décembre 1465 . « Allen heeren van gheistlicheit ind werlicheit, stade, ridderen , schiltbur- digen , ind ailen eerbaren mannen , onsen lieven heeren ind vrinden , dair dese onse lelleren voircoraen suelen, bourgemeister , rael ind ganse gemeinle der stadt van Hasselt , onderdenige ind aH bequemelyke groeten. Voer aile alsdan die homechlige eedele heeren , joncher Vincentius , grève te Moers , te Swar- werden, ind heere Jacob, grève te Home , heere te Altena , te Montengue ind tôt Cranendonck , aensiende die groete lasten, ind pericule van groter veed- scappe in 't oirloge die in desen lande van Ludick, van Loen, leider bracht , syn uut naeburligen medelyden ind van goeder gonsten sich aengenomen , den selven des oiick genelliken gegoud synde voirt dae vlyslich bewesen , ind ves het no honnen vermogen niet gespart hebben , die selve vede te gude ind te vreden te bringen , welich bon der almechtige God wil gonnon , waele te volvueren. So ist dat voirde voren hier op beraden ende des overcomen synde, deputeert ind gemechticht hebben, int by desen letteren mechtigen ind depute- ren , die eerbare, onse lieve getrouwe ind geminde Aernt van EIsrake , indertyt onsen bourgemeister , Johan van EIsrake , Johan , greven in 't Joris schilders , wyinebourgemeisters, ind onsen raetz vruude, indPeter Alarts, indgelickenby sonder van onsen ; ind aile der gheenre onser medegeringe , wegen die wy bynnen lande van Loen, mechtich synora te trecken bydie voirscreven heeren greven, ind ons te verdadingen te verenigen, ind aile tractaten van peyse, vruutscappen int vreden te overcomen , ind te sluyten by doerluchtigen , ver- mogenden vorsten , den hertoge van Bourgondien ind van Brabant , etc. , by den hoegeboren heere , synen lieven soen , mynen genedigen heere van Char- roloys, by den eerwerdigen in God vader, hogeboren, verraogende vorst, heeren Lodewych , elect confirnaeert van Liidick , ind grève van Loen , onsen Heven lantheeren, voirt by allen anderen heeren daer wy met uulstaen ind te bedingen hebben , ind dat sementlichen oft by yegeliken heeren , ind partien bisunder, ind wat die twe eedele heeren greven voirscreven, ind onse voirge- noemde deputeerde , oft dmeeste deyle van bon , hier van doen , sluyten ind overcomen sullen in gesamender bedinghen , oft by yegelyke heeren ind par- lien, verscheiden geloeven bon hiervan doen sluyten ind overcomen, wy, bourgemeister, raet, ind ganse geraeynte der stad van Hasselt voirscreven, vast, stedich ind onverbrechlich te halden, voir ons, onse erven ind noco- melingen, le ewigen daghen, ind des niet le wederropen. Orconde der waerheit , hebben wy onser stad siegel hier aen doen hangen , in den jair Ons Heeren gebuert, dusent vier hondert vyf en sestich, in decembri thien daghe. » El ego Judocus, dictus de Boeslintere , presbyter Leodiensis dioecesis , pu- blicus sacra imperiali auctorilate notarius juralus, quia praemissis omnibus et singulis suprascriptis , unacum Daniele de Fonte , connotario subscripto , et lestibus suprascriptis, praesens interfui, eaque sic fieri vidi et audivi , et ex iis praesens publicum inslrumentum , cum eodem Daniele, connotario , recepi et in publicam formam expedivi, necnon linguam gallicam praescriptam Da- nieli praedicto inlerpretatus fui , praesensque publicum inslrumentum licel aliéna manu fideliterscriptum, signoque et nomine raeis solitis et consuelis signavi, rogalus et requisitus , in robur et lestimonium praemissorum. Et ego Daniel de Fonte , alias Carlewych , presbyter Leodiensis dioecesis , publicus sacra imperiali auctorilate, venerabilisque curiae Leodiensis notarius juralus, praemissis omnibus et singulis suprascriptis, unacum Judoco notario et lestibus praescriplis praesens interfui , et ex iis praesens publicum inslru- mentum cum eodem Judoco recepi, praedictoque Judoco linguam gallicam mihi interprétante praediclam et exponenle , in publicam formam expedivi , praesensque publicum inslrumentum licel manu aliéna scriptum signoque et nomine meis consuelis signavi , rogalus et requisitus , in robur et lestimo- nium praemissorum. Archives de la province de Liège. Original sur parchemin , n" 46 de l'inventaire des pièces revenues de Lille en 1775. 542 ANALECTA LEODÏENSIA. ANALECTA LEODÏENSIA. 543 «1 i> !il iii XLvn. BULLA PAULINA , SIVE SENTENTIA DOMINI NOSTRI PAULI PAPAE SECUNDI . LATA DIE 23 DECEMBRIS 1465 * , INTER REYERENDUM IN CHRISTO PATREH DOMINUX LUDOYICUM ELECTU» LEODIENSEX EX UNA , ET HAGISTROS CIVIU» , SCABINOS , BURGIMAGISTROS , RECTORES, JURATOS ET COMMUNITATES CIVITATIS LEODIE!^SIS , NEC NON LOSCASTRI , HASSELT , BE- RINGHEN , EYCK, STOECKHE», BREDE , HERCK ET BILSEN, COMITATUS LOSSENSIS ^ ET LOCA ALIA IPSIS ADJACENTIA, ALIOSQUE OXNES ET SINGULOS IN HAC LITE CONSORTES , EX ALTERA PARTIBUS ^. Paulus episcopus , servus servorum Dei , ad perpetuam rei memoriaiii. Pastoralis cura sollicitudinis, divinitus nobis super cunctas christiani populi nationes injuncla, nos invigilare saluti fidelium, eorumque periculis obviare, et scandala removere coinpellit. Sane cura nobis diversa g^rayissimarum diiFerentiarum dissidiorumque inter dilectos filios Ludovicum electum Leodiensem ex una , et magistros ciyium , scabinos, burgimagistros , rectores, juratos ac communitates civitatis Leo- diensis, et oppidorum de Tongris et de S. Trudone patriae Leodiensis, necnon Loscastri , Hasselt , Beringhen , Eyck , Stockheim , Brede , Herke et Bilsen comitatus Lossensis , et loca alia ipsis adjacentia , aliosque omnes et singulos in bac lite consortes ex altéra partibus^ commotio animum fel. rec. Pii secundi praedecessoris nostri saepe pulsasset; intellexerat enim quod propler varios et diverses excessus ibidem perpétrâtes , ordinaria fuerat in * Paulinam hanc constitutioneai recudimus collatam cum exemplari coaevo, necnon cum alio exemplari quod insuocodice descripsit Uerman- nu8 de Wachtendonck. In illis exemplaribus con- stitutio aposlolica Romae dicitur data anno 1465 Diciao GALEifDAS JARirARii , pontificotut Pauli II anuo secundo. Ita etiam legitur in versione gal- lica illius bullae, quae Leodii publicata fuit die 26 maii 1477, et quam infra exhibemus : mille quatre cens soixante cincq , les X" knlende de jan- vier, de nostre pontificiat l'an second. Praeterea si bulla data fuisset die décima mensis januarii 1465, prout apud Chapeaville (tom. III, p. 150) et alios legitur, non ad annum secundum , sed ad annum primum pontificatus Pauli II specta- ret ; Paulus enim pontiTex electus est die 31 augusti 1464. ^ Talis est titulus , qui bullae Paulinae prae- figitur in codice Hermanni de Wachtendonck. dicta civitate, oppidis et locis supradictis ab ipso electo primum, et suc- cessive apostolica auctoritate etiam appositum et observatum aliquandiu inter- dictum , a quo quidem aposloUco interdicto hujusmodi fuit etiam ad sedem apostolicam appellatum. Idem praedecessor noster non immemor quod inter principes et subditos nonnunquam exortae discordiae discrimina attulissent, et providere cupiens , ut praetactorum Leodiensium civitas et districtus , se- data hujusmodi commotione, felicis ductu regiminis a noxiis praeserva- rentur, ac optatis semper proficerent incrementis, dileclum filium Petrum Tyrasonensem electum, tune causarum Palatii apostolici audilorem , de cujus fide et probilate non immerito confidebat plurimum, ad investigandum , et quoad posset componendum ac tollendum ipsas differentias et dissidia, inter- dictumque hujusmodi , sub raodis et formis per eumdem praedecessorem nostrum in certis inslitutionibus sub annulo piscatoris sibi datis, relaxandum , alioquin ad audiendum causam in justitia , et proferendum, eo destinavit. Qui quidem Petrus electus , quamvis multiplicibus et variis modis concor- diam inter parles praediclas prius suadere et efflagilare , ac pacis et Iran- quillitalis conditiones inducere conatus esset, lurbante tamen et impediente iniquo satore zizaniae humani generis inimico, nihil proficere valuit : sed opus fuit ipsorum dissidentium causas in partibus illis aequo tractare libramine. In quibus cum tam magistri civium , scabini, burgimagistri , redores, jurati, communitatesque, et alii supradicti , quam eorum, qui in ipsa lite consortes, et literatorie, et juratorie dictae sedis apostolicae jurisdictioni se submisissent, obtinuerunt interdictum praetactum sibi relaxari, atque ab ecclesiasticis , quibus innodati Fuerant, etiam censuris absolvi. Quibus sic peractis, dictus Petrus Tyrasonensis , causam inter partes prae- missas, vigore commissionis sibi factae, judicialiter audivit, processum in- struxit. Et ipse per observationem tam terminorum substantialium , quam aliorum in eadem causa occurrentium , et singulis , nec non juxta tenorem com- missionis ipsi electo factae et naturam causae hujusmodi , observandis obser- vatis per hinc inde partes, et ipsum Petrum electum rite instructa; idem Petrus electus causa attemptatorum pro parte Ludovici electi praefati coram se introducta, prius in partibus senlentialiter rite terminata. partibus eisdem. seu verius earum procuratoribus srve syndicis ad comparendum Romae cum suflicientibus mandalis, seu ubi romana pro tempore foret curia, coram Romano pontifice, seu illo vel illis, cui vel quibus ipse pontifex hujusmodi 1544 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 545 I causam expediendam , et justitiam ministrandam commiUeret , certum pe- remptorium praefixil terminum. Veriim dicto Pio poslea, siciit Deo placuit, viam universaecarnis ingresso, et nobis ad summi apostolatus apicem . disponente Altissimo, assumptis, eodem Petro ad nos cum instructo processu redeunte, ac oraloribus etiam partium ipsarum coram nobis, indictoeis per ipsum Petrum elecliim praefixo termino comparentibus , illisque per jus plene hinc inde auditis et intellectis, dictae causae expeditionem ad raenses quatuor per nostras apostolicas literas sub spe pacis componendae differendam duximus; partibus ipsis nihilominus injungentes, ut si infra dictum terminum concordes fieri non possent, lapso ipso termino, per eorura ad id légitime constitutos procuratores apud sedem apostolicani pro conficienda hujusmodi concordia, vel ubi id fieri nequiret, pro causa et lite hujusmodi continuanda et finienda omnino comparere cura- rent ; certificantes easdem , quod lapso hujusmodi termino , earum absentia nonobstante, ad partis comparentis et justitiam petentis instantiam , in causa et lite ipsa , justitia praevia, omnino procederemus , usque ad ipsam senten- tiam audiendam , per easdem literas monentes eas atque citantes, ac nullam deinceps citationem vel monitionem necessariam decernentes , ac pariter dé- clarantes ac inhibentes partibus eisdem, sub excommunicationis , anathe- matis , interdicti ac quinquaginta millium florenorum auri de caméra in subsidium fidei adversus infidèles convertendorum poenis, ne aliqua par- tium praetactarum in allerius praejudicium aliquid praesumeret attentare, et si secus fieret, extunc irritum decrevimus et inane, proul in literis nostris tune in consistorio nostro secreto venerabilium fratrum nostrorum Romanae ecclesiae cardinalium oratoribus utriusque partis et etiam quibusdam ca- nonicis Leodiensibus nuntiis ex parte cleri Leodiensis destinatis, in praesentia nostra traditis, plenius continetur ^ Cum autem sicut fide digna relatione informati fuimus , et fticti evidentia manifestât, ipsi magistri civium, scabini , burgimagistri, rectores, jurati, ac communitates, aliique praefati in ipsa lite consortes, post hujusmodi acceptum mandatum non modo non observaverint illud, quod ipsos facturos etiam oratores spoponderant , verum etiam contemptis per eos apostolicis mandatis, jurejurando neglecto , et aliis quampluribus enormibus et nefandis coramissis * Hue spectant bullae apostolieae quae leguntur supra, p. 505, 512 et 515. \ excessibus , eorum proprium paslorem et praesulem a civilate Leodiensi et ipsius dominio excluserint , et temerilate propria alium quemdam guberna- torem , cujus caecitate ipsi quoque caeci ducerentur , evocaverint seu as- sumpserint; ideo lapso lermino antedicto , et ipsis magistris civium , scabinis, burgimagistris, recloribus, juratis et communitatibus aliisque praefatis et m hac lite consortibus, neque per se, neque per procuratores suos, utprae- fixum fueratcomparentibus, sed neglectis nostris, quod minime putabamus perficiendum, monitis, quamvis de jure potuissemus in causa ipsa procedere, et justitiam juxta juris ordinem partibus ministrare, ex parte praesertim ac urgentibus anledicli Leodiensis electi supplicationibus instantissime requisiti, praecipue facla nobis in praesentia fratrum nostrorum S. R. E. cardinalium ilerum atque iterum per eleclum Tyrasonensem anledictum supplicatione, judi- cium adhuc longiiis différentes, magistros civium, scabinos, burgimagistros, redores, juratos , et communitales , aliosque praefatos in lite consortes anle- diclos, seu eorum procuratores per alios quatuor menses et ultra expectaviraus. Nunc ergo attendentes quod haec tanta dilatio admodum tendit ad noxam , illisque ex ulteriori mora major audacia , et apostolieae sedis contemptus ac- crescit, considérantes quoque , quod tam per appellationem et submissionem partium praedictarum anledictam , quam etiam praefixionem termini per rae- moratum Petrum electum prius adjectam , et per nos poslea prorogalam , ac alias raultipliciter causarum ipsarum cognitioet decisio ad nos atque sedem apostolicam jure merilo est devolula ; idcirco praemissis citationibus solem- nibus, tam per audientiam nostram literarum contradictarum quam duos cursores nostros in palatio apostolico infrascripto publiée factis, licel eis mi- nime necessariis , set ut magis magisque absentium coutumacia deprehen- datur, meritis causarum hujusmodi, omniumque et singulorum quae in eis tam coram eodem Petro eleclo, quam postea hinc inde per partes actadeducla atque facta fuerunt, cum malura deliberatione débite recensitis, servatisque omnibus et singulis oportune servandis, in nomine Domini cum aposlolo con- lumaciam ulciscentes, de supradiclorum fratrum nostrorum consilio, ut nostrum de vultu Dei judicium prodeat, ad hanc nostram irrefragabilem perpetuoque valiturara sententiam, ex certa nostra scientia procedendum duximus, et eumdem in contumaciam diclorum citatorum, id justitia digne suadente, in his scriptis ferimus, atque in hune qui sequitur modum pro- nuntiamus, decernimus et declaramus : 69 546 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 547 il Paulus, episcopus, servus servorum , ad perpeluam rei memoriam : Chrisli nomine invocato, pro tribunal! sedenles et Deum solum prae oculis habentes, per banc nostram diffinitivam sententiam , quam de eorumdem fratrum nos- Iroi'um sacrosanclae Romanae ecclesiae cardinaliiiin consilio ferimiis in bis scriptis., pronuntiamus, decernimus et declaramus, verum et plénum dorai- nium, omnimodam jurisdictionem in spiritualibus et temporalibus, ac raerum et mixtum imperium per civitatem Leodiensem, ac oppida de S. Trudone, de Hasselt , Loscastri , Beringben , Eyck , Stockbeira , Brede , Blisia , Tongris , Herck, et alia loca totius comitatus Lossensis et patriae Lcodiensis, institu- tiones \illicorum, scabinorum , caeterorumque officialorum jurisdictionis temporalis, ad episcopum sive eleclum pro tempore, et nunc ad praefatura Ludovicum de Borbonio modernum electum confirmatum , et ecclesiam Leo- diensem spectasse et perlinuisse, ac speclare et pertinere. Quodque ipsa civitas etpatria Leodiensis, comitatusque Lossensis supradicti sunt sub dominio et jurisdictione spirituali et temporali episcopi pro tempore siye electi dictae ecclesiae Leodiensis, îic iisdem subjiciuntur , eaque omnia et singula praedicto electo suisque successoribus , atque praedictae ecclesiae Leodiensi adjudicanda fore et adjudicamus, necnon magistris civium, rec- toribus , juratis , consiliariis , et comraissariis quibuscumque, et toti commu- nitati civitatis Leodiensis, et burgimagistris , scabinis, rectoribus , juratis , 1 et consulibus dictorum oppidorum et locorum adversariis, tam conjunctim quam divisim, tanquam talibus nullum penitusjus in eisdem dominiis, ira- periis et institutionibus , seu ad ea competiisse vel competere , ac exactiones promissionum de praebendis vacaturis in introïtu ipsius electi ad civitatem, portarum civitatis clausuras, injurias, inhibitiones, comminationes et prae- cepta sub poena indignationis etiam in capite se inscribendum officialis juris- dictionis temporalis et spiritualis . sive ipsius electi serviloribus aut subjectis, procuratorum , advocalorum, et aliorum in curia ecclesiaslica procedentium bannitiones , seu abbannitiones causarum ad eamdem curiam ecclesiaslicam pertinentium , cognitiones apparitorum seu executorum ejusdem incarcera- tiones, percussiones , ad renuntiandum executoribus coactiones , literarum et mandatorum ejusdem detentiones, lacerationes, congregationes etseque- las populi in palatio contra officialos ac fiscales et servilores ipsius electi , ac contra procurantes revocaliones condemnatorum , eorum compulsiones ad testificandum contra fiscales et officiatos, et proclama tiones ad conquerendum de ipsis ad populum , et officiatorum et personarum dictae curiae privatio- nes, proclamaliones, poenarum taxationes, exactiones, et non solventium relegationes , bonorum suorum venditiones, commissariorum ipsius electi repulsiones, compulsiones ad dimittendum judicium annuli, bannitiones quorumcumque officiatorum etservitorum dicli electi in actis causae compre- hensorura, eorumdemque et uxoris Alexandii Berart abbannitiones, tanquam juris ordine non servato, nec rite, demolitiones domorum et aedificiorum bo- norumque spoliationes et vastationes , monopolia, et ministeriorum inlerdic- tiones, congregationes Irium staluum seu membrorum patriae, contra slatum electi seu episcopi pro tempore , vel contra ejus voluntatem , invasiones contra subditos ipsius electi, eorumque captivationes, proclamationes , et ad pero- nem inbibitiones, feudoruni intrusiones, et verorum vasallorum extractiones , columnae elevationem et privilegiorum desuper, necnon securitatum et sal- vorum conductuum concessiones contra ejusdem electi vel opiscopi pro tem- pore voluntatem, rupturas carcerum, et carceratorum eductiones, receptiones foraneorum in cives contra electi vel episcopi pro tempore inhibitionem, tal- liarum impositiones et exactiones in subditos electi contra ipsius voluntatem , elecliones officiatorum ipsius civitatis per preces et munera , usurpaliones seu occupaliones bonorum ad subditos electi pertinentium, tanquam confiscato- rum poenarunique et emendarum appropriationes et pecuniarum exactiones, extorsiones et daranificationes , et cujusiibet alteriusmodi usurpationes , no- minationes et sustenta tiones baculiferorum , ipsorum invasiones , obligationes ad arbores, immersiones in aquas, in carceres intrusiones , detentiones, vul- nerationes, effracturas et combustiones domorum, et lacerationes literarum registrorum , excommunicationum combustiones , repositoriorum rerum sa- crarum fracturas, fictorum consistorii etjudicii erectiones , et officiatorum ad episcopum vel electum pertinentium electiones, comminationes ad admi- nistrandum corpus Domini excommunicatis , et ne deuuntiarentur aut vita- rentur excommunicati inslallationem, et ad publica loca legationes eorum in quos nulla eis competit jurisdictio , conspirationes , exhortationes contra jurisdictionem ecclesiasticam et ipsius officialos, colligationes inter se etalios contra statum episcopi et electi , contra ejus voluntatem , et requisitiones ut clerus profanarelinterdictum, extensiones et erectiones vexillorum , et cum illis egressus in arrais contra domini voluntatem , convocationes nobilium et iucolarum patriae, et comminationes ut in armis egrederentur , ac compui- i Ï! Il 548 ANALECTA LEODIENSIA. siones non euntium, ut contribuèrent pro expensis, ac inductiones ad capi- tulum Leodiense ut requirerent ipsum electura ad eundum cum ipsis in armis, \el substituendum aliquem loco sui , sive ad substrahendum ei fruclus suae mensae, si id non faceret, per supradictos adversarios, et eorum qui in lite consortes communiter et divisira factas, et insuper omnia alia et sinr^ula im- pedimenta per adversarios ac in causa et causis consortes, et baculiferos , aut novos procuralores supradictos, tam communiter quam divisim contra dic- tum electum , ecclesiam et Clerum Leodiensem , ejusque ecclesiasticam et secularem jurisdictionem , ac merum et mixtum imperium hujusmodi, et ecclesiasticam iibertatem in ipsius electi et suorum offensam, injuriam et jac- turam in praemissis circa ea, ac eliam post et contra inhibitiones et reintegra- tionem supradictas, pendente hujusmodi lite, et de quibus in actis hujusmodi attentata et innovata, facta et perpetrala fuisse et esse temerarias, illicitas, iniquas, indebitas et injustas, temerariaque et illicita, injusta, iniqua et inde- bita, et de facto praesumptas et nraesumpla, illasque et illa dictis adversariis, tam communiter quam divisim minime facere licuisse, nequelicere, necnon omnia et singula praedicta , sicul in eisdem actis deducuntur , de facto per- petrata et commissa revocanda , cassanda, evitanda et annullanda , et in pris- tinum statum reponenda, ac etiam hactenus per eos seu alterum eorum quomodolibetextorta, seu indebite exacta reducenda. reparanda, restiluenda, et reinlegranda fore, ac revocamus, cassamus. irritamus , et restitui man- damus , et insuper praedicto electo per dictos adversarios eorumque consortes adhaerentes et complices in praemissis, tam communiter quam divisim , per praemissa mnltipliciter et enormiter fuisse injuriatum , ipsumque electum et suos ex hoc multiplicia damna, expensas et interesse sustinuisse, et susti- nere, eosdemque adversarios et complices communiter vel divisim propterea ad praesentandum dicto electo de dictis violentiis, offensis, damnis, et inte- resse per ipsum electum passis, juxta et secundum aestimationem et modera- tionem per nos desuper faciendam satisfactionem condignam condemnandos , condemnatosque ad solvendum compellendos fore , et condemnamus et compellimus, dictosque adversarios et complices, civitatemque et commu- nitates , oppida et loca supradicta excommunicationis et interdicti respective, aliasque sententias et censuras ecclesiasticas atque poenas in talia et similia perpétrantes, propterea per statuta provincialia et etiam synodalia desuper édita , et per inhibitiones dicli Pelri Tyrasonensis, et literas à nobis concessas ANALECTA LEODIENSÏA. 549 // promulgatas damnabililer incurrisse , ac dictos burgiraa(jistros et communi- tatem Leodiensem, ac alios litis consortes in poenam quinquag^inta millium florenorum auri de Caméra in eisdem litteris nostris contentam , in subsidium fidei advertus ïurcas convertendam incurrisse declarandos fore , et decla- ramus, ipsosque ab omnibus Christi fidelibus tanquam taies nunliandos , et etiam publiée evitandos fore, et nuntiari evitarique mandamus, donec re- vocaverint et paruerint , ac satisfecerint cum effectu , oppositionesque , mo- lestationes, vexationes , perlurbaliones , inquietationes, necnon denegationes, recusationes ad praestandum dictam emendam, et etiam cessandum ab exces- sibus, injuriis atque intromissionibus earumdem jurisdictionum, et aliis prae- fatis, ac singula impedimenta ipsi electo, et ecclesiae suae Leodiensi, ac contra ejus personam et suorum , necnon jurisdicliones et imperia supradicta perpraefatos adversarios eorumque consortes et complices in praemissis, et circa ea quomodolibet facta et praestita similiter fuisse et esse temeraria, illi- cita, iniqua, injusta et de facto praesumpta , dictisque adversariis et eorum consorlibus et adhaerentibus communiter vel divisim ac respective super illis seu etiam promissionum exactionibus , coactionibus et extorsionibus , pro- clamationibus, bannitionibus, abbannitionibus, indictionibus, comminatio- nibus, detentionibus et condemnaliouibus, privationibus, inhibitionibus , expulsionibus, demolitionibus, exactionibus, monopoliis, confoederationibus, et conspirationibus , jurisdictionum et imperii hujusmodi intromissionibus et usurpationibus antedictis perpeluum silentium imponendum fore , et impo- nimus, et in expensis a tempore motae litis praemissorum occasione in causis hujusmodi quomodolibet factis condemnandos et compellendos ac cogendos fore, ac condemnamus, compellimus et cogimus : quorum emendae satisfac- tionis modum , et damnorum et interesse et injuriarum aestimationem et moderationem , ac expensarum taxationem nobis in posterum reservamus. Per praemissam tamen adjudicationem universalis dominii electo seu epis- copo pro tempore non intendimus praejudicare juri domini abbatis S. Tru- donis in oppido S. Trudonis , nec praejudicare intendimus juri aliarum ecclesiarum aut nobilium dictae patriae Leodiensis. item, non intendimus praejudicare modiBcationi curiae spiritual is Leo- diensis per bonae memoriae Adulphum a Marcka, olim episcopum Leo- diensem , super reformatione ofliciatorum dictae curiae , et archidiaconorum civitatis et dioecesis Leodiensis editae. 'P' !ili 550 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 551 .M' .; ( Nec praejudicatum esse intendimus paci Tongrensi , quoad numeruin fis- calium et eorum ofHcia exercenda. Reliquos autem articulos in actis utrimque deductos et specificatos le{ji- tirais ex causis ad id animum nostriim moventibus ^ ad praesens non deci- dimus, sed eorum decisionem et determinationem in aliud tempus différentes nobis reservamus. Super his vero , quae pro parte comraunitatis Leodiensis et adhaeren- tium praefatorum fuerimus légitime requisiti, auctore Domino, justitiam mi- nistrabimus. NuUi ergo omnino hominum liceat banc paginam nostrae pronuntiationis , constitutionis ^ declarationis, adjudicationis , revocationis , cassationis^ irri- tationis, annullationis , reductionis, reparationis , réintégrât ionis , mandati , condemnationis , compulsionis , impositionis , coactionis , reservationis et intentionis infringere, vel ei ausu temerario contraire. Si quis autem hoc at- tenttare praesumpserit indignationem omnipotentis Dei , et beatorum Pétri et Pauli apostolorum ejus se uoverit incursurum. Datum Romae apud S. Mariam Majorem^ anno incarnationis dominicae, millesimo quadringentesimo sexagesimo quinto, decimo calendas januarii, pontificatus nostri anno secundo. Sic subscriptum et subsignatum, Johannes de Broeckhusen, quoad copiam collatione diligenti facta. XLvni. LITERAE GONCORDIAE INTEK DOMINUH LVDOYICUM DE BOURBON^ ELECTUM LEODIENSEM ET CLERUM (8 JANUARU 1466). Nos decani seu vicedecani et capitula majoris et secundariarum ecclesiarum Leodiensium , universis et singulis praesentia visuris et inspecturis salutem in Domino. Noverint universi , quod post maturam inspectionem cedulae pa- pireae de verbo ad verbum insertae et contentorum in eadem , delibera- tionibus etiam capitularibus desuper praehabitis capitulariter ^ et ex certis scientiis, omnia et singula inibi contenu et per venerabiles dominos Johan- nem de Seranio, majoris ecclesiae decanum, Johannem de Quercu, ejusdem majoris canonicum, Eustachium de Alrio, sancti Pétri , et EverardumdeVer- venholt, sancti Johannis euangelistae, coUegialarum ecclesiarum Leodien- sium , decanos, noslris nominibus gesta, obiata, promissa , obligata et facta, approbamus , laudamuset ratificamus per praesenles. Quibus , ad majus robur et firmilatem eorumdem, sigilla nostrajussimus et fecimus imprimi. Datum Leodii octava januarii anni a nativitate Domini millesimi quadringenlesimi sexagesimi sexli. Ténor autem cedulae de qua supra facta est mentio sequitur, et est talis : « Nos Johannes de Seranio , decanus et Johannes de Quercu , canonicus majoris , Eustachiusde Atrio , sancti Pétri, et Everardus de Vervenholt, sancti Johannis ewangelistae, Leodiensium ecclesiarum decani, procuratores seu foc- tores venerabilium dominorum decanorum seu vicedecanorum et capitulorum majoris et secundariarum ecclesiarum Leodiensium ac abbatum, priorum et monasteriorum sancti Jacobi Leodiensis et caeterorum aliorum in man- dat© procurationis tune oslenso , et per Johannem de Broechusen et AVout- gherum de Roesele nolarios signato, latius expressorum ad appropinquandum reverendissimum dominum Ludovicum electum confirmalum Leodiensem. ac acquirendum bonam gratiam suam, nec non ad miligandum indigna- tionem suae reverendissimae dominalionis et palernilalis , quam personae ec- clesiasticae praetactae ac etiam aliae inferius expressae diversis vicibus ob id quod juxta mandata sanclissimi Domini nostri papae moderni , non quidem in conlemptum sanctitalis suae aut irreverentiam sanctae sedis apostolicae quin potius causante metu interdictum non servarunt et alias forsan incurre- runt, seunonservavimus et incurrimus, processibus in Romanacuria penden- libus et sententiis illorum vigore datis vel dandis ac generali pace favente Dec futura in eorum esse permanentibus , et ultra illos illa pro nobis et per- sonis hujusmodi offerimus et promiltimus quae sequuntur : » Primo, quod sicut personae praedictae ipsis seu nobis in earum hbertale constitutissemper priscis temporibus fueruntet fuimus filii obedientiae sanc- lissimi domini nostri et sanctae sedis apostolicae, sic adhuc ab hac hora el antea erunt et obedient, obedireque promittunt, ac monitionibus quibus supra obediemus . et promittimus eidem sanctissimo domino nostro et sanctae sedi apostolicae , parebuntque et parebimus per omnia sententiis sanctitatis suae 550 ANALECTA LEODIEIN'SIA. Nec praejudicatum esse inlendimus paci Tongrensi , quoad numenim fis- calium et eorum officia exercenda. Reliquos aulem articulos in aclis ulrimque deduclos et specificalos legi- tirais ex causis ad id animum nostriim moventibus , ad praesens non deci- dimus, sed eorum decisionem et delerminationem in aliud tempiis différentes nobis reservamiis. Super his vero , quae pro parte coramunitatis Leodiensis et adhaeren- lium praefatorum fuerimus légitime requisiti, auctore Domino, justitiam mi- nistrabimus. . . NulU ergo omnino horainura liceat banc paginam nostrae pronuntiationis , conslitutionis , declarationis, adjudicationis , revocationis , cassationis, irn- talionis, annullationis , reductionis, reparationis , reintegralionis , mandali , condemnationis, compulsionis , impositionis, coactionis , reservalionis et intentionis infringere, vel ei ausu lemerario contraire. Si quis autem boc at- lenttare praesumpserit indignatiooem oranipolentis Dei , et beatorum Petri et Pauli apostolorum ejus se uoverit incursurum. Dalum Romae apud S. Mariam Majorera, anno incarnalionis dominicae, millesimo quadringentesimo sexagesimo quinto, decimo calendas januarii, pontificatus noslri anno secundo. Sic subscriptum et subsignalum , Johannes de Broeckhusen, quoad copiam coUatione diligenti facta. xLvni. LITERAE CONCORDIAE INTEK DOMINUM LUDOVICUM DE BOURBON, ELECTUM LEODIEPiSEM ET CLERUM (8 JANUARU 1466). Nos decani seu vicedecani et capitula majoris et secundariarura ecclesiarum Leodiensiura , uni\ersis et singulis praesentia visuris et inspecturis salutem in Domino. Noverint universi , quod post maturam inspectionem cedulae pa- pireae de Terbo ad verbum inserUe et contentorum in eadem , dehbera- tionibus etiam capilularibus desuper praehabitis capitulariter , et ex certis ANALECTA LEODIENSIA. 55 ^ vnnKrwi» r, .• f 1 ' ''^"^" *^6tri , et Lverardum de Vpr- venholt, sancli Johannis euanïTelistao r»..iu • . . . """'"« ver- siu™, decanos, nos.ris „0™;^'« peT,; cole^alarum eccles.arum Leodien- approba^us , lauda.us et r.^^:^T^:^:^Z:ZLf'T''' 'T ' lis:--— r:„:-:fe£^^ sexagesimi sexli. muieMmi quadringeulesimi Ténor aule.n cedulae de qua supra faeta est mentio sequitur el est talis ■ . Nos Johannes de Seranio, decanus el Johannes de Quercu rln ' majons, Eustaehiusde Atrio , saocti Petri, et Everardus de vë e„hoI s IT Johannisewansehstae, Leodiensium ecclesiarum decani proc uraïnr ' T .ores venerabihu. do.ni„orun, decanorum seu vicedec loZ e capalrt majons et secundariarum ecclesiarum Leodiensium JIZ,^ et monasleriorum sancti Jacobi Leodiensis et" etl/um a Z '"'"" date procurationis tune ostenso , et per Johannem de BrLhu «„ " V^T ' «herum de Roesele notarios si.na.o, latins e.pressorum a^pt™, Idum reverendissmium dominum Ludovicum PlprVnr^ a '^''P'^y"^"^^*^"'» ac acquirendum bonam «rat-am^IZ, trnl" dX^durlr"" " tionem suae reverendissimae domination s et »alPrniî»r ^ ^^'"" e-esiasticae prae.actae ac etiam aliae ^I^I^^^^ ^:^::- quodjuxta mandata sanclissimi Domini nostri Da„ae ,n„^! , "* H. con.mptum sanct.ta.is suae aut irrevellrraretd'i: To^'^ qum poluis causanle melu inlerdiclum non servarunt Pf nl.nc f ^^.^''^'''^^ ' Deo futura m eorum esse permanenlibus , et ultra illos illa pro nob^ et për *on,s hujusmod. ofFerimus et promiltimus quae sequuntur ■ ^ roL,JT' ''""'* ''""' P""'""'"' P''"^''''^^" 'P'" *«" ""bi^ '" earum libertate cons,.tut.ssemper pnsc.s temporibns fuerunt et fuimus filii obedientiae sine ..s .m. domm. noslr, et sanctae sedis apostolieae, sic adhuc ab ha horTe't an ea erunl et obed.ent, obedireque promittunt, ac monitionibus qu bus sup^a obed.emus . et prom.ltimus eidem sanctissimo domino nostro et sanctae "edi apostohcae , parebuutque et parebimus per omnia sententiis sanctLll 552 ANALECTA LEODIENSIA de quibiis supra fit mentio, et se ponent et ponemus in omni débite et ra- tione versus dictum sanctissimuuj dominum nostrum et sanctam sedem apos- loiicam vel cuni qui per suam sanctitatera et sanctam sedem apostolicani occasiouepraemissorum fueril deputatus. » Item recognoscunt et nominibus quibus supra recognoscimus, prout in- desinenter corde et animo recognoverunt et recognovimus reverendissimum dominum Ludovicura electum confirmatum Leodiensem fore et esse eoruni et nostrum verura praelalum unicum et indubitatum dominum , reverebi- raurque illustrissimam dominationem suam , obediemus quoque ei sicut tali. Observabunt ctiam et obscrvabinuis interdicta ecclesiastica ordinaria auctori- tate posita et pro posse eorum juvabunt et juvabimus dominationem suam reverendissimam praedictam fideliter ad defendendum jurisdictionem suam spiritualem et dominium temporale, nec non ullo futuro tempore facient seu faciemus contrarium. » Item si forlasse per dictas personas ecclesiaslicas aut nos aut aliquem ex nobis aliquid captum, ablatum, substractum \el detentum est aut fuit, quod reverendissimo domino electo, consiliariis suis benevolis vel servilo- ribus pertincat, vei ad eos aut aliquem eorum spectat, sive in bonis mobilibus sive beneficiis consistât, reddeut et restituent ac reddemus et restituemus, prout rationis erit , antedicto reverendissimo domino electo vel praedictis. El si forte ratione reslitutionis bujusmodi faciendae vel etiam inter* personas ecclesiasticas praefatas ac nos et illas , quae de civitate Leodiensi ad Lovanium aut alibi translulerunt, occasione et piaetextu gestorum per personas praefatas , difFerentiae aut altricationes exoriantur, per arbitrium dicti reverendissimi domini electi concordabunlur et adbonamunitatem cum caritate reducentur. » Item quia praedictae personae ecclesiasticae et dos quamplura contra dictum reverendissimum dominum electum, licet metus intervenerit ut prae- fertur, fecerunt et interceperunt seu fecimus et intercepimus non observando videlicet ecclesiasticum interdictum , postulando marchum de Baden , per Mi- teras lantum, scribendo inejus favorem adRomanam curiam in jnaejudicium ejusdem reverendissimi domini electi , atque aliis diversis formis et modis eumdem reverendissimum dominum electum offenderunt, seu nominibus quibus supra offendimus, ut praedicitur. veniam , misericordiam pariter et in- dulgentiam, quanto possumus nominibus bujusmodi humilius devotius et re- vereutius, petimusetrogamus, offerimusque emendare honorabiliusquo fieri ANALECTA LEODIENSI A. 553 dom!iV".*'l'^"' humilitate, tempore. loco et forma, quibus reverendissimo domino electo praefato videbitur. >> Item recognoscendo de tanto plus dictum reverendissimum dominum elec- um , dictae personae ecclesiasticae facient ac nominibus praetactis faciemus Zrenonbr T '' ^"T '^^^"^ '"'"^""^ «^--^- Rhenensium , floreno I henens, ad vigmti stuferos compulato, juxta morem solitum exipen- dorum et levandorum. Ita quod appellatione personarum bujusmodi compre- hendanturomnes et smgulae personae ecclesiasticae cujuscumque di^nitatis sta us, sexus, ordm.s et religionis mendicantium et non mendicantium fue^ ri«t,quae asentenlia interdicti ecclesiastici per reverendissimum patrem dommum Petrum Femci, tune sacri palatii aposlolici causarum auditorem et oralorem apostol.cum , nunc vero electum Tirazonensem , in civitate Trêve- rens. la.a nppellarunt, seu appellalioni bujusmodi quomodolibet adhaeserunt et et.am omnes illae personae quae infra civitatem Leodiensem , oppida et aha loca quaecumque dominii sui temporalis post lemerariam receptionem seu adventum lihus de Baden permanse. unt, demptis ecclesia collegiata beatae Mariae Hoyensi et smgul.s al.is ecclesiis infra ibidem oppidum situatis, seu perso- n,s ecclesmst.cs earumdem Huyensium ecclesiarum inibi commorantibus » Item ne v.deantur ecclesia et ecclesiae praedictae velle fovere aut suppor- tare personas ecclesiaslicas, quae ad obedientiam sanctissimi domini noslri papae moderni et sedis aposlolicae aul ad rebellionem contra et adversus an- lefatum reverendissimum dominum nostrum electum instigassenl , offerunt et nommibus qu.bus supra offerimus, quod si aliquae ex praedictis personis cujuscumque status aul condilionis existant particulariler spontanea volunlate extra ordmat.ones capilulares populum ad inobedienliam vel rebellionem praed.ctas mst.garunt, aul diclum reverendissimum dominum nostrum electum seu d.gnital.s suae reverendissimae honorem verbo pertinaciler et publiée vel faclo laeserunl, mjuriam inlulerunl et oflFenderunt vel officia ab illo de Baden, vel al.as in praejudicium dicli reverendissimi domini. ceperunt et habuerunt, laies quoad hoc minime censebunlur ab bujusmodi offensis lae- sionibus et mjuriis praelexlu praesenlis reparalionis libérale, sed de prae- m,ss.s per reverendissimi domini noslri electi de ecclesia vel ecclesiis prae- tactis depulandos erunt et remanebunt ad arbitrium parliculare praefali reverendissimi domini electi, nec pro casibus aut causis praedictis personae capifuli seu capitulorum aul con>entuum praediclorum personas praediclas 70 lU 554 ANALECl A LEODIENSIA. supporlabunl aut défendent , supportabimus aul defendemus. Si lannen diclus reveiendissimus dominus noster electus, ultra médium annum post princi- palis et generalis pacis et concordiaeconclusionem, personas ipsas ex clemenlia suae reverendissimae dignilatis dissimulaverit aut omiseril nominare, vel contra nominatas agere, tali medio anno elapso, censebuntur oranes offensae eisdem personis ex pietate dijjnitatis suae reverendissimae et animi ejusdem magnitudine remissae et indultae. » Item ut occasio reconvenientiarum prorsus tollatur pro future , quia do- minus noster praelibatus conqueritur multos pravos usus, imo abusus , inter personas ecclesiasticas et in praejudicium praeeminentiae suae paternitalis et suaejurisdictionisspiritualis, servatosetinductos fuisse, taies ad honorem re- verendissimae dignitatisetnostrae ecclesiaeetordinariae ejusdem jurisdictionis reformabuutur per eumdem dominum cum assistentia et consilio sui capituli. n Et pro praemissorum majori securitale nos procuralores praedicti, nomi- nibus quibus supra, personas praetactas, et de quibus in praetacto procura- tionis mandato fit mentio , et quamiibet earum juxta vim formam et tenorem ejusdem mandati, ac nos proratis nostris et similiter alias personas praetactas, a quibus mandatum non habemus pro ratis suis , qualenus de jure et con- suetudine possumus eorumque bénéficia et sua bona praesentia et futura obligamus pro satisfaclione hujusmodi et juxta modum solitum facienda, videlicet medietatem infra sex hebdomades , conclusionem generalis pacis ci- vilatis Leodiensis et patriae immédiate sequentes , et reliquam medietatem infra annum ex tune subsequenlem , ac solemui stipulatione inlerveniente ad manus notarii infrascripti , nomine dicti reverendissimi domini nostri electi et aliorum intéresse habentium recipientis, promiltimus. Ita quod ipse do- minus noster electus , aut sui in ea parte procuratores, manus ad bona et bénéficia non satisfacientium apponere poterunt et apprehendere usque ad satisfactionem quolarum suarum et expensarum ob hoc rationabiliter fien- darum; spondemusque nos facturos et procuraturos ratificationem expressara praemissorum a dictis dominis decanis seu vicedecanis ex capitulis praelibatis per lilteras pubiicas earumdem ecclesiae et secundariarum ecclesiarum hu- jusmodi sigillatas infra quiudecim dies proxime et immédiate sequentes, si intérim nobis tutus pateat accessus ad eamdem civitalem pro praemissis pera- gendis, alioquin quamprimum facere poterimus sine fraude. » Anno a nativitate Domini millesimo quadringentesimo sexagesimo sexto , ANALECTA LEODIENSIA. 5)5 mensis decembris die vicesima oclava , hora nona de mane vel c/rciter prae- naslen, Alneos.s professe ejusdem monaslerii, magislro Alexandre de Lovr c.no„.eoHuyens.,e.Godefndode I.aer, subbastionLo ecclesiae Sanc i Pe ri uirs dlt"^' : P ' ""T'-i"'-- ''^ S—O' Johannes de Q^er Lusiacluus de Alr.o et Everardus de Vervenholt praelibali, coram venerabi^ Monam s cons.l.ar..sd,cl. reverendissimi domini nostri eleeli, ac nomine ipsius rec.p.enl.bns ob.nlerun, , fecerunt et stipulatione intervenieme , etc. pTom J .erunt smgula al.a in praesenti cedula contenta feeerunt in meliori ^rma Anno sexagesmio sexto praescriplo, die vero nona mensis januarii hora decma ante mer.diem vel eirciter, venerabiles domini Hubertus Bro'npn v.cedeeanusm^or,s, Henricus Borman Sancti Martini, Arnoldus de bS Sanc,. Paul., Gheymarus de Nyssem, Sanelae Crueis deeani , Henricus de Wyhon.a, Sanct. Pétri, Johannes Buckinck, Sancti Johannis ewange ." aÏ Anthontus Andreae Brose, canlor Sancti Dionysii, vicedecani, et nonnu il canomc. Sanct. Bartholomaei secundariarum Leodiensium et quampluris ca- non.c. earu.„dem secundariarum ecclesiarum expost.erunt et dixerunl in nos- ira notar.o.um et testium subscriptorum praesentia se et capitula dictarum majoi-.s et secunda.ia.um ecclesiarum preasc.ipta omnia et siuRula , pridie sep .ma sc.l.cet die dicti mensis, ratificasse, et adhuc melioribus modo ei forma quibus possunt ratificant , et ob hoc se sigilla dicUrum ecclesiarum hic subtus in prae.B,ssorum lestimonium appressuros. Super quibus, etc. Acta in caméra claustran. eccles.ae majoris praedictae, praesentibus ibidem dominis Petio Paul, eccle ..s capellan.s, test. bus ad praemissa voeatis specialiter et ro^alis De mandato magistri Iluberti vicedecani praedicti. - M. JohanL de iSroectntsen. Demandatopraefatorumdominorumdecanorum, vicedecanorum etcanoni- corum secundanarum ecclesiarum praediCarum. - Wontgherm de Roesek K ^rcH^ de ta province de Liège , registre de famienm cathé- drate de S'-Lambert, intItuU: mi et liitbes, 1465-1407. 'Adcalceo,huju.Jocu,Dei.liaddilur:.Soien- ""il in uno folio papiri , el subtu. c„„.i,„-| • d-n. „. <,„od h.ec .i.„a concordiae „HpU <^^^r., . d.o I^. ::,:^::^Z ANALECTA LEODIENSIA. XLIX. LITERAE A BSOLUTIONIS A LUDOVICO BORBONIO , DIE 10 JANUARII 1466, CLERO CONCESSAE Ludovicus de Bourbon , electus confirmalus Leodiensis , dux Biilloniensis el cornes Lossensis , universis et singulis [)raeseates nostras palenles literas inspecluris salutem in Domino. Quoniam Chrisli aclione , qui mentes \olun- tatesque sinceras, corda quoque et afiFectiones humilium inluetur et respicit , edocti, praelatorum, abbalum, canonicorura , monasleriorum et conventuum utriusque sexus mendicantium et non mendicantium singularumque persona- rum eorumdem ac ecclesiasticorum quorumcumque civitatis et palriae Leo- diensis atque comilatus Lossensis , in cedula reparationis comprehensorum * , humilitatem et reverentiam ab eisdem nobis de puris et sinceris eorumdem praecordiis exhibitas attendentes , eosdem de nostra mena liberalitate et sola clementia consolari pro hujusmodi volentes, omnes et singulas personas prae- laclas , conjunclim et divisim, ab omnibus et singulis offensis et injuriis occa- sione contentorum in praetacta cedula reparationis quomodolibet commissis plenarie liberamus et absolvimus, ac omnia et singula juxta modum in eadera cedula expressum remiltimus. Ipsasque personas et earum quamlibet ad gra- liam nostram prislinam recipimus , ac ipsas reunitas et paces aliis eorum con- fratribus, qui nos secuti sunt, et sub proleclione nostra in omnibus et per omnia esse volumus , ila et taliter quod diclae personae bonis eorum singulis libère uli possint, ad modum quod arrestationes et applicationes quaelibet ubique tollantur quantum in nobis erit. Eisdem etiam personis oppidum Tra- jectense et quaecumque alia loca et oppida patriarum nostrarum aperimus per praesentes , ut inibi tute morari , stare , ire , et redire cum familia et rébus suis possint secure et libère sine impedimento. Et idem procurabimus pro posse eisdem personis, quoad dominia et patrias illustrissimi domini ducis Burgundiae, etc. , nostri avunculi. Impendemus insuper omnem assistenliam, et commune ecclesiarum , fuerunl appressa. Et mu» propter «patii parvitatem. • nos nolarii prolhocoUum ralificationi» subtus • Vitl. supra p. 651. positum extensius fecissemus, sed non potui- ANALECTA LEODIENSIA. 557 favorem et auxilium eisdem p.rsonis ac illorum cuilibet , ad obtinendum ple- nanam reconcilalionem et rehabilitationem , quibus forsitan occasione non observatioms .nterd.cti aut alias indigebunt. Eisque quantum in nobis erit in recuperauone bonorum suorum assistemus , ac in suis bonis et beneficiis con- servabimus et defendemus et pro praemissis favorabiliter sanctissimo domino noslro papae el ains dominis amicis noslris i„ romana curia et alibi existenti- bus toties quot.es opuserit, scribemus et per dictum dominum avunculum nostrum ejusque unigenilum consanguineum nostrum illustrissimum scribi procurabnnus. Utemur quoque omni facullale nobis in praemissis et certa praemissa per eumdem sanctissimum dominum nostrum concessa seu quo- modolibet concedenda , cum dictis personis ecclesiasticis favorabiliter. In quo- rum omnmm el singulorum fidem et testimonium praemissorum sidllum nostrum secrelum praesentibus jussimus appendendum. Dalum in oppido nostro Sancli Frudonis anno a nalivitate Domini millesimo quadringentesimo sexagesimo sexto mensis januarii die décima. Per dictum meum reverendissimum atque metuendissimum supradictum et de ejus speciali mandalo. — De Troncillon. M.JohannesdeBroechusen, quoad copiam ex originalibus literis extrac- lam , collalione diligenli ad eas facta '. archives de la province de Liège, registre de l'ancienne cathé- drale de S'-Lambert , intitulé: PAIX ET LETTRES, 1465-1467. ' Ad calcem hiijus documenli addilur : « Scien. dura est quod adhuc alia habelur litera praes- criptae literae fere consimilis quae sic incipit : Ludoticus de Bourbon, electus tonfirmatus Leo- diensis, dux BuUoniensis et cornes Lossensis, universis et singulis praesentes nostras patentes literas inspecturis salutem in Domino. Quoniam Chrtstt aclione , qui mentes voluntatesque sinceras corda quoque et affectiones humilium intuetur et respicit, edocti, decatiorum, vicedecanorum et cu- pitulorum ac praelatorum et monasleriorum et conventuum utriusque sexus, ordinis mendican- tium et non mendicantium singularumque perso- tiarum eorumdem ac ecclesiasticorum quorum- cumque in cedula reparationis comprehensorum humilitatem et reverentiam ab eisdem nobis de pu- ris et sinceris eorumdem praecordiis exhibi/as, at- tendentes, eosdem et in omnibus , etc.; per omnia prout in praecopiatis literis continetur. De mandato speciali reverendissimi ac metuen- dissimi supradicti domini nostri electi Leodiensis. — DE TaOCILLO». Isia lilera exhibila fuit in mea praesentia coram officiali capiluli Leodiensis et per me col- lationata cum eodem domino officiali, prout in regislro meo protbocollorum continetur. Johannes de Broechusen quoad copiam , col- lalione diligenli ad originalem literam facta. . ;558 ANALECTA LEODIENSIA. L. TBAITÉ D ALLIANCE, DU 23 MARS 1466, ENTRE LA CITÉ DE LIEGE ET LES VILLES DE DINANT, DE TOISGKtS , DE FOSSE, DE THUIN ET QUELQUES AUTRES ^ A tous ceiilx qui ces présentes lettres verront et oront salut en Dieu et cognissance de vérité. Faisons sçavoir que nous les maistres, jureis , conseil et université généralement de la noble cité de Liège et de tous les bons mesliers, les maistres, jureis, conseil et université généralement de la bonne ville de Dynant, de Tongre, de Fosse, de Tuyng, de Coving, de Haske *, de Herck, d'Eick, de Bred, de Blixhe ^, Beringhe et de Slockem , etc. , astons tous en- semble et chasciin par ly accordeis, loyés et fermées, et nous accordons, loions et fermons , jurons et seelons conjunctement et d'ung comun accord, par le consentement et spontaine volunté de nous tous, que jamais en nul temps , que nous fauserons , départirons ne severons * de l'ung de l'autre , mais nous aiderons conforterons et assisterons l'ung l'autre de tout nostre puis- sance allencontre de tous ceulx , qui ont excédeil ou pouront excéder ens causes où ensy sont tous ceulx qui feront d'ors en avant lelz ou semblables excès. En oultre nous alloyons contre tous ceulz qui les voront assister , assis- teront ou les conforteront par quelcque manière que ce soit. Et tout premier est assçavoir que nous avons heu guerres et discordz contre très-haull et » « Celle pièce, d'il M. de CuTlaclic (ouvr. cil. p. S7), eonlieiit le jugemeiu qui Ciit rendu par une commission, composée de» maîtres el jurés, d'accord avec le» Ireole-deux méliers, coDlre Jean de Seraing, Gérard le Pannelier, Gilles de Melz , et Mathieu Hawes, négociateurs de ladite paix (de S'-Trond , du H décem- bre 14655 ). La sentence élail fondée sur ce que , contrairement à leur mandat , ils avaient stipulé séparément pour la cité et quelques-unes des bonnes villes , au lieu de les comprendre toutes dans le même pacte, et sur ce qu'ils avaient livré des concitoyens à leurs ennemis : on le» y qualifie de traîtres, de parjures, de marchands de chair humaine. El en ellet hs Dinantai» ne furent point du nombre de ceux que le duc re^ut en sa grâce ; mais c'est qu'il les en avait formel- lement exceptés. Le traité d'alliance et le juge- ment sont évidemment l'œuvre de la faction de Raes de Heers, réagissant contre les anciens ma- gistrats et les bons bourgeois, représentés alors par Gilles de Metz , qui voulait la paix avec le duc de Bourgogne, comme unique moyen de salut. • - Hasselt. 3 Bilsen. * Setcrons , séparerons. ANALECTA LEOUIENSIA. ggg CCMC guérie et d.sco.dz soy sont aucuns de la bonne ville el noble cilé el parcuxdefhe^ nequ.lzeu.ssent renunchiet à leur, bour^oisies • car olus l ,.r.s ,,lu.,eurs proffiU et bu.ins, soy sont de noz sépareis et'absenT "n no la.sans eu dang.ers et faulsans aux besongnes. Lesquels délillrn's et fadhans dcseurno™„eis, ou les doit réputer pour ^alvl.lhans Ile dï .ys,etlesdo..-o„ tenir tousjoursingratz, en corrigant telz selon I r dtl ..les et excès par eulx perpétreis. Ilem soy sont encore absentés aucul I putc.s délie cté el bonnes villes, ordonncis pour faire une bonne paix don. " ont heu co,„.ission del cité el bonnes villes de ce faire, sur boTe'fian: 'l onfidence que on prendrpil en eulx, sivant le sériœent'que fJlavo e" 1 cleelpays, unijchascun en son lieu de bien el léallement garder par se ment I honneur del cilé el pays et les franchieses d'icelle , dont eu dit: co„,„,.s ont ,„a gardeil el Irés-.nal useit de la fiance et onfid ne „„ 1 avo.1 pns en eulx , comme ce appert clèremenl par leurcornoissance «1^, .? plo.s uni par eulx.m.esme apporleis, comme' par autre! e pTo x e . ^ ung jugement dont la lenure s'cnsuyt de mot à mot : "^ « A tous ceulx qui ces présentes lettres verront el oronl nn, I e. les jureis de la cité de Liège, faisons sçavoir que enTv L s eurdi; cte estons comparus par plusseurs fois sur la salec'on dist saint Mil ^ens les eschevins de Liège, comissaires el plusseur: tn Tou^S ^iT" n..esme vo ul labourer à nostre mill.eur sens , accomplissant lesdUe s'ieutes" Se nous ont lesd.ts eschevins respondu que à lele matère ne poroienUabou er 8.1 navo.enl a L.ége owyt eschevins, et ausv les avoient A.tTl ""'^'' delleengliese de Liège , qu'.lz cs.oient inlerditz et parZi Ip^ ISu^U par le présent à fa.re jugement de loy de lele malère. Sy astons derecL^ff suyvant aussy lesdites siculles el autres syelles, .-ecompa^-us eT von7 'o ^ IL ' 1560 ANALECTA LEODIENSIA. I lous ensemble que les maisires, jiireis , eschevins comme bourgoix , commis- saires et autres bourgoix que la cité y avoit commis : que l'an mil iiii*^ sixanle cliincque le vingte-lroixeme jour de novembre , le cilé donnât à Johan de Seraing, chevalier, maistre pour le temps délie cité, à Gérar de Seraing, dit le Pannelier, eschevin de Liège , à Giele de Metz , et Mathier Hawes. jadis maistre de ladicte cité, unne commission générale • pour faire paix à très-haull et très-puissant prince et très-redoubté seigneur, monseigneur le duc de Bourgongne , de Braibant , et à noslre très-redoubté seigneur , monseigneur de Liège, Lowy de Borbon, etc. Avant avons trouvé que, quant la comission leur fut délivrée, il fut dit aux quattredeseurnomés , que la cité les avoit donné plaine comission et puissance de faire la paix ; mais ce cstoit sur la bonne confidence et fiance quilz avoient sériment al cité, liquel sériment ilz sçau- roienl bien garder en ce que à nous et aile cité appartenoit. » Avant avons trouvé que les susdits qualtre ambasadeurs l'an susdit , huyt jour de décembre, comparurent en palais épiscopal à Liège, présens le co- mune, remonstrans qu'il/ avoient esté à lieu de Bruxelles, owy les deman- dieses que fait ons les avoit, et sur ce fait plusscurs responsses, tant de bouche comme par escriptures, à mieulx qu'ilz avoient poy. Mais on les avoit délivré une cédulle de papier, contenant oppinion de conseil de raondit seigneur le duc , que là-miesme fut lyette , oyut sur ce ladite université , meur advis et conseil par grande délibération , passai el accordât qu'ilz voulsissent de bien en mieulx persévérer, comme plaine et entier confidence on avoit en eulx de loialment employer à bien, honneur, paix et tranquilité délie cilé et pays, sens séparer nulles des bonnes villes de nous, voir qu'ilz ne veulent quelcque personne oullre donner à voluntéde corps ne de bien , et qu'ils wardassent bin les paix faicles , franchieses, liberteis el anchiens uzaiges délie cité el ce que loY salve et warde , sains y touchier nullement; lesquelz qualtre ambasadeurs respondirenl qu'ilz les avoienl jureis et qu'ilz les sçaroient bien garder. » Item avons trouvé ung instrument, signé des mains de deux notaires im- périalz sur parchemin , dedens liquel est escripl ung traictié de paix , conlen- nant plussieurs articles ; et ensy contient ledit instrument qu'il ont ledit traictié, ainsy qu'il gist là par escripl, oultre jurant en iceluy, consentans et jurant solemnement, el promisent el chascun d'eux par ly jurai et promist en nom, 1 Voyez les deux commissions de Liège, ci-dessus p. S535 el S34. ANALECTA LEODIENSIA. ggi cornue deseure, de fidèlement tenir el aecomplir ieelles dicts articles en d^l ou 1; f r ""'"," ''""" "' ''' """ '^-^ o" -"'■'• à contraire, 2 h.rent fa.s, le sauzeme jour de décembre en la ville de Bruxelles. deLlTEsTn''"''''!"'''"""^''^'''''"''^ ''"' '■«- -'* --nte-six, le jour de saint Eshenne, les qualtre deseurnomeis Johan, Gérar, Giele et Malhier comparurent pardevanl l'université del cité en pala x épiscôpa e ^ -Sme apporlo.ent el exhibuoicnl ledit instrument quf fut en partie l^t flj 7S""ont, jamais pour quelcque choese qu'il en poulsist advenir ne se fuisse ad ce consenlu ne oullre donné. tnir ne se Xim'c'Tv'T"'"'?"''"""'"""''^""" '^'^'^'"^ «^''^' terminante en daulte ' Me ZT^rJ: ".'V°"-.''^^---^ P- «q-l appert que ledit Giele de que en fit fah f TT ' '"«^'^ "" ' ''''»""°"'' ^' "" '--- f»'^- Et que en fut fait, fui fait par ung vendredy , dont leur save-conduy estoit ex- pireit ledil mardy. Sy dobloil grandement son corps qu'il ne fuisse pris à prisonieretmennéen aulcune fortresse, là il polsist esJdeslruy omm on avoil ja fait a damoisea de Monjoye, de damoisea de Bollan et'de pZ ur" autres, avec plusseurs autres raines ^ ici obm.eses pour cause de briveT . Ennavanl avons trouvé ensditsexploix une lettre scellée de très-hault et nanle lan XIII » el soissante-chmcque le xiiiie jour de mois de décembre Bruxelles, le x.iiie jour de décembre, soy remonstronl à monseigneur le duc ou a sou conseil, qu il avoient heu saulff-conduy commençant noeff jour de décembre, et lendemain dudit xiiii» jour de décembre alloil iedil saulff.rnduy dehors requérant avant .saulff-conduy, liquel dit xiiiiejourde décembre fui les s uf..onduy prolongiés jusques à xxiiiie jour dudit moix. Par ainsv on jusqu::!'*: jit::?r^ •°"'' '""-•^""''"^ '-'"■' -^-^i- '^^ ^^^^ jusques a xxiiiP mclud, comme ce appert par ladite lettre scellé par mondit seigneur le duc et signée de son clerc secrétaire . etc. » Item, avant avons trouvé une confirmation, faicte par Sigismonde , ter- * Dualte, date. •> » . - liâmes, raisons. 71 I 'if 562 ANALECTA LEODIENSIA. minante en daulte mil llll- et XV, le xix« jour de féverier , par laquele appert qu'il confirmât et approuvât à ceulx de Liège, toutes leurs franchieses et anchiens uzaiges, et adnicillanl tout ce et de quant que grever les poroit , et en comandant sur paine de chincquante marcs de fin or de l'entretenir. » En après avons aussy trouvé une lettre dudit Sigismond , qui est termi- nante l'an mil 1111« et XVII, xxvi* jour de moix de mars, contenant que les sentences rendues, l'an huyt, par les nobles et haultz seigneurs, Johan de Bourgongne et Guilleame de Hainault, duch et conte de Borgongne et de Haynaul, sont révocqués et adnicillés et mis à néant, comme tout ce appert plus amplement par lesdites lettres. » En après avons trouvé ensditz exploix, ung jugement rendu par loy et parfranchiese, de part les eschevins, maistres, jureis del cité de Liège, l'an XIIll« LXl , le xxvij" jour de jenvier , et dist y estre bien prouvé par ladite enqueste, que Johan le Covereur de Dynant, tant par sa cognissance mesme, comme par autres prouvances at dit tout hault et publicquement, par devant la généralité del bonne ville de Dinant, et portant fours le syelteel sequele de bon mestier del batterie de ladicte bonne ville , en temps que on tenoit les journées entre nostre très-redoubté seigneur monseigneur de Liège , et sa cité en la bonne ville de Huy, que les commise personnes de ladite cité, qui par une cédulle de part nostredit très-redoubté seigneur ou son conseil avoienteslé dénomeis, fuissent al volunté de nostre très-redoubté seigneur; par ainsy par telz parlers et enhorte veulhant par ledit Johan commoveir le peuple de ladite bonne ville de Dynant, à déclarer et jugier lesdites commise personnes de ladite cité yestre aile volunté de noslre très-redoubté seigneur, sains y estre aucunement condampné par droit, par loy, parfranchiese ne par jugement, allencontre de son sériment et de ce qui estoit passeit par ledit bon mestier délie battrie, ouquel il portoit la parolle, qui est cas de notoire sédition , tendant à fin de lamentable désolation et séparation de ladite cité et bonnes villes, et pour icelle cité mettre à bas et destruction, et que à ces occasions il est incoru en paine capiule, sains rémission , comme parjurre, se- diteur et commoveur du puple. » Item, pareilhement est bien prouvé par ladite enqueste que Johan de Foys, lors estant maistre de ladite bonne ville de Dynant, at dit et proféré par de- vant ladite généraUté de ladite bonne ville , verroil miulz qu'on cherwasse et laburasse les terres sur le marchiet à Dynant , qu'on soufiFrisse que ladite ANALECTA LEODIENSIA. 563 cité' parvenisse à son intention , selon ce que proposeit a voit esté sur les journées, audit lieu de Huy, car ceulx de ladite cité venroientcutaillier ou tirer les bour- gois de Dînant sur leur marchiet ou dedens ladite bonne ville , et s'en parli- roienl , quant bon leur sembleroit , sains riens meffaire et sains ce que on les pouisist attenir; par telz parlers commovans et séduysans le peuple de ladite bonne ville , pour eulx séparer de ladite cité ^ , que semblablement est cas de notoire sédition , tendant à lamentable désolation et séparation de ladite cité, et bonne ville , et pour icelle cité , que est chieff et resourt de pays , mectre à bas et destruction , et que à ces occasions il est pareilhement incoru en paine capitale, sains rémission, comme séditeur et commoveur de peuple et parjurre » Item , avons trouvé en registre de messeigneurs les eschevins de Lié^e une overlure faicte sur l'enqueste dont lesdits jugemens dépendent, et de^ vant est faicte mention , terminant l'an Xllllc LXI , le sauzème jour de moix de féverier. auquel jugement prouver et faire ledit Giele de Metz , fut présent comme maistre de Liège, et en second fut Mathier Hawes, ayant le chieff de la maistrie de Liège , et furent les eschevins de Liège audit jugement, comme tout ce appert, tant par lettres, comme par les registres auctentickes délie hauUe justice de Liège. » En après avons fait lyr tout le contenu dudit instrument . dont devant est fait mention , avvec plusseurs autres exploix de franchieses, et oussy les séri- mens que les maistres de Liège font à leur novelle institution , et viseutè plusseurs jugemens qui ont esté rendus de temps passé par eschevins, mais- tres et jureis , et avvec ce nous-meisme déraisniés ' de plusseurs anchiens uzaiges, avvec plusseurs eschevins, sy que bourgoix et pluseurs bous bour- gois anchiens de la cité, que la cité avoit ordonné pour comparoir deleis nous, ausquelz avons monstreit tous les exploix, dont devant est fait mention, heu leur conseil et advertissement, nous tous ensembles, par unne main , par grand advis, conseil et délibération, avons dit et fours porté, que nous trou- vons par les exploix dont devant est fait mention, que mesire Johan de Se- raing, chevalier, Gérar le Pannetier, Giele de Metz et Mathier Hawes \ ont mal wardeit le fiance que la cité avoit pris en eulx et ossy le syelte délie cité, qui fut faicte le viije jour de moix de décembre , et ce qu'ilz disent qu'ilz * La cité de Liège. * Liège. * Déraisniés f nous avon» discouru. ^ Ce nom se trouve presque partout écril d'une manière différente: I/avea , ffaveau, Hatcenl. \ oyei p. S30. 564 ANALECTA LEODIENSIA. avoient juieit les franchieses , bien les garderoienl , et aussy les sérimens qii'ilz avoient, tant aile maistrie, eschevinaige , comme aile bourgoisie délie cité, que tous quattre avoient jureis , et qu ilz ont fait contre leur sérmienl, telement qu'ilz sont tous quattre parjurres, et oussy ont fait et alleit contre les franchieses , icelles en grand partie brisant , rompant et annullant , et fait et alleit contre les syeltes délie cité , leurs paroffres et lettres , dont devant est fait mention , et par espécial d'avoir abandonneit et concédeit diex personnes délie cité et bonnes villes aile volunté de monsigneur le duc , si on les povot atenir de leurs corps aile volunté de mondit seigneur le duc, et ossy ilz avoient heu saulff-conduy de nueffème jour de décembre, jusques à xxiiij« jour de décembre, sains avoir dedens nulz jours qu'ilz n'awissent sau-conduyt, et ossy ont mal rewardeit le paix de Fexhe, les anchiens uzaiges , jugemens sur ce fais , tant par eulz-meisme comme par autres , en vuellant et déshonnorant par eulx à tousjours mais la cité et pais , et qu'ilz estoient livreurs de chaires chrestiennes, et jugiet, condaimneit et donné gens en bannissement, sams sçavoir leur noms ne surnoms , ne avoir quelcque apparance qu'ilz fuissent malfaicteurs, etavvec ce, leurs biens perdus, leurs femes deshéritées et leurs enffans tant déseagiés comme innocens, s'ilz avissent parvenu à leur opinion et raalz volunté. „ Item, comme aucuns ont dit que l'enqueste at esté faicte sur Giele de Metz, ly stesant en prison, semblablement ont dit qu'il avoit esté pris en sa maison, et anchois qu'il cuisse esté convencu ou jugiet, et que le poevre homme doit estre roy en sa maison \ est trouvé qu'il n'at esté fait quelconcque enqueste de la matière qui aiet préjudice audit Giele de Metz, mais at-on tant seulement fait viseutation desexploix, et escriptures et cognissance que ledit Giele avoit fait devant le commune délie cité, tant le xxvje jour de mois de dé- cembre, comme le xxviije jour dudit raoix, là il avoit eschevins, maistres et jureis qui sont juges délie cité , et sur cognissance faicte devant juge ne fault nulles monstrances, car il n est sy propre monstrances, que de cognoissance de partie, et at-on tousjours uzé de jugier sur cognissance. Et il appert que Giele de Metz, avant sa prise avoit cognu avoir perpétré et fait ledit excès, dont par ensy at esté pris après sa cognissance, car il fut pris le xx« jour de jenvier l'an LXVI. 1 SoHoncque le commun provierbe : Povre Heynsberg, art. 3. Louvrex , tom. I, page 36. homme en sa maison roy est. Règlement de ANALECTA LEODIEiNSïA. 000 » Et pour qu'il at esté pris en sa maison, ce al esté après sa cognissance, et y ont esté maistres de Liège , ayans les cleiffz \ et plusseurs jureis , ausquelz point nest deffendu de prendre malfaiteurs en leurs maisons, et l'ont uzeit Ligois délie faire de temps passé devant la paix de Fexhe , et depuis tous- jours, quant le cas l'ont requis, car le franchiese dist qu'il ne lyst 2 à mayeur de Liège de quérir le laron ens maisons del bourgoix, mais point nel defFent aux maistres et jureis. Et au poinct que ly poevre homme doit yestre roy en sa maison, l'article de Régiment bien regardeit, est proprement à entendre partie contre partie , qui soy voroient grever l'ung l'autre , ou il contient qu'il soy peult deflFendre de quelconque ihir de baston que ce soit, mais point ne contient qu'il soit deffendu as maistres et jureis, de prendre ung homme en sa maison , qu'il at cognu d'estre malfaicteur; et ledit Giele de Metz , avoit cognu avoir fait l'excès, comme devant est dit, avant sa priese, et aussy ne fut quassiet ne navreit en sa maison , ains fut mis en la maison des bourjroix et néant en ferme de justice. Et parlant que tout ce que dit est pardeseuie ' soit à tousjours ferme choese et estauble, avons-nous les maistres, jureis ' eschevins comme bourgois, et nient comme eschevins de Liège, et autres bourgoix, que ly cité y avoit commis, à ces présentes appendu ou fait ap- pendre le grand seel del cité. Sur l'an de grâce delle nativité Noslre-Seipneur Jhésu-Crist, mil 1111« LXVI, le pénultème jour de moix de féverier. ,, Item, après que la paix dont ly jugement susdit fait mention , fut créan- lée et jurée l'an LXV, le sauzème jour de moix de décembre, soy sont au- cuns avanchis de faire procurations d'icelle avoir son course en la forme qu'ele fut créantée ledit xvie jour, et qu'il gisl par escript sur parchemin , signée des mains de deux notaires , et mandeit gens et fait mander hors delle cité et dedens , armeis et abasloneis , et aucuns sains armes et sains basions , pour icelle volloir faire passer par force de pourchasse et d'obsalte et aile bonne chire à faire, et par espécial le jour de Noël et le jour delle saint Estienne • ladite paix fut lylte tout hault et publement en palaix à Liège , ledit jour delle saint Estienne, devant le commune, pour ladite cité enhorler à yestre seelée, et aussy ont aucuns des malvais de plusseurs des bonnes villes fait pourchasse delle avoir ainsy scellée et le seelenl aucuns. Laquele dite pLix a « Au sujet des ciels des bourgmestres et des 2 /^y,,^ ^,-,,^ j, ^.^^^ loisible, il n'est echevins, roy. LouTrex,tom. l,p.7,n«M3ell4. /icet. permis , 566 ANALECTA LEODIENSfA esté , depuis lesdites pourchasses , remué , deseulëe et corrigié de plusseurs poins , comme ce appert clèrement par le paix qui fut jurée ledit xvi« jour et par le paix qui est seelée, dedens lesquelles deux paix, on treuve propre- ment lesdits vices et ce qu'il a à dire de l'une à l'autre. Et dont partant que lesdites quattre personnes ou devant jugemens dénomeis sont corrigiés , seroit domaige pour la cité et tous ly pays, se lelz faits remanoient impunis, est rai- son que la vérité en soit sceue , et ung chascun soit corrigiel selon ses démé- rites et meffaitz. Et parUnt que nous voilons que ce que fait est des deseui- dis quattre personnaiges , et que fait serat de tous ceulz qui corrigiés seront , soient entretenues fermes et estaubles sains embrisier, nous noz fermons et loyons tous ensembles de jamais aller allencontre , ne procurer ne faire aller aliencontre en manier nulle, mais tenrons ferme et estauble ce que jugiet en est et que jugiet en serat , et nous aiderons et conforterons l'ung l'autre, sains quelque séparation , allencontre des faituelz et de tous ceulz qui aidier les vo- ront ou aideront , et les parsiverons et ferons parsivre par loultes voies et manières que faire pourrons, pour telz délinquans rechure ^ paine capitale, sains rémission nulle. Et nous tous les deseurnomeis généralement, tant de la cité comme des bonnes villes , jurons sur sains les ordonnances susdites à entretenir et faire entretenir , et ferons jurer tous les raannans et surséans et bourgois délie cité et bonnes villes , et ossy seront ces présentes , leues chas- cun an pardevant tous les maistres, jureis , gouverneurs et conseil délie cité et bonnes villes susdites , à leurs novelles institutions , et les jureront et ung chascun d'eulz les jurerat , et avvec ce jamais ne porteront les faituelz deseur- nomeis , ne les sufiFriront porter, eulz ne leurs enffans , à quelcque office délie cité et bonnes villes susdites. Item , et comme aucuns soy soient départis hors del cité , bonnes villes , pour powour ^ qu'il peulent avoir heu de leurs corps ou de leurs vies, ou pour Dieu servir, ou pour warder leurs biens, ou pour poevreleit, qui n'ont gre- veit la cité et pays en fait ne en dit, s'il désirent ou désiroient à revenir de greit délie cité ou bonnes villes, dont ils sont partis , et il revenissent pour le greit , comme dit est , iceulz doyent contenter ladite cité ou bonne ville, et à leur revenue , doient faire tel sériment, comme les autres bourgoix aront fait, et plus avant , se ordonneit yestoit par ceulz qui les donront licence del re- ï Rechure, recevoir. 2 Powour , peur. ANALECTA LEODIENSIA. 557 res hault, noble et puissant pr.nce, monseigneur de Liège, de IWliese ne mTentelt J " '"'"""" '^"'^ '""' "=•= 1"« '«^ «"' '«"'-"» « re- c ir t tous' iTl, 7 T"'" "f P'^"''" "" '"'' ''PP^"'^- '" «-"d -^' de' eue et tous les seeU des bons mestiers d'icelle ' , assavoir fèvres charliers oherwers moulniers, bollengiers, vingnerons, Luilheurs, pexhêurs t I neuis, va.ra,nxhoh.ers, yeswaners, neaveurs, soyeurs, mairniers, cherpen- . s, .nachons, covreurs, cordewaniers , corbesiers, texheurs, cureurs et uu nferV '""'^T' "^' ''"f"'' ' '"'"''"" ^ '^""-^' ctandeil'hons etZ de Uynant de Tongre, de Fosse, de Thuyng, de Covin- de Haske de Herck , de Eyc , de Breid , de Blixhe , de Berin'g et de Stockèn. Et s dve no t, p r advenlure, que aucuns des seelz susdits ne fuisse point appendulLs présentes , ou aucuns fuisse brisiez ou rompus , ne voulons point^ecp" rentes so. en nens emperie ne annullée, ains remainent ftous'ours ferme l estaubles a.nsy b.en que dont tous les seelz y fuissent tous sains et Tn- lh.ers. Ce fut fa.t sur lan degrâce mil IHIc et soissanle siex, le viogte-troi sème jour de moix de marce. ^ oiseme archives de la province de Liège, grand greffe des échevim, registre n» 250 , case 13'. > Sur le nombre de, métiers et le, différeni, vrex , lom. I, pap. 92 et 10« chaDgemenl, survenus à leur égard , rny. Lou- ^ o68 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. LI. PaONLNTIATUM LUDOVICI BORBONII QUOAD TRANSLATIONEM CAPITULI ECCLESIAE CATIIEDRALIS LEODIENSIS ET ECCLESIARI'M SECINDARIARUM , DE DIE 8 JULII 1466 ^ Ludovicus de Bourbon , Dei gratia eleclus confirmalus Leodiensis , dux Bulloniensis , cornes Lossensis , etc. Nos qui ex intimis, inler nosiros confralres capituli ecclesiae nostrae Leodiensis cauonicos, cum aliarum secundariarum ecclesiarum civitalis elpalriaenostrarumLeodiensium canonicos, eliam con- fralres nosiros, qui in noslra civilate Leodiensi, dicla Iranslalione non obs- lante, reraanserunl, partibus, ex allera concordiara diu facereet nulrire, illo- rumque indemnitali providere et periculis gravibus occurrere , quantum m nobis est , desideraviraus , prout adhuc desideramus pro bono pacis per et iuter eos fovendae et reinlegrandae , dicimus, arbitramur atque ordinamus, prout sequitur : Primo quod dicli fratres nostri qui , ul praeferlur , remanserunt in civilate nostra Leodiensi, non obstanle praefala Iranslalione, quam lenemus alque manutenere intendimus esse validam et ex justis et legitimis rationabilibusque causis factam , ad eamdem translationem accèdent. Item quod tam dicli confralres nostri capituli Iranslati quam alii confra- tres nostri praedicti de bonis, per eos hinc inde ad causani ecclesiae nostrae praedictae et praebendarum suarum levalis et receplis, aequaliler sibi ad invi- ceni contribulionem et parlicipalionem facient, et desuper se concordabunt, ac si dicla concordia non obslante pariler resedissent et ad fmem quod cla- rius et melius quantum de bonis hujusmodi pars quaelibet levavit , conslare possit, unaquaeque partiura omnia bona per eam levala in scriplis ponet et rediget , et alteri parlium illarum Iradet sine fraude, ut scire valeat quantum in hinc inde fueril levalum et dislribuendum. De fruclibus autem competen- > Cfr. supra p. 522 lilerae Iranslalionis ca- tentia datadie 23 decembris ejusdem anni 1466. pitulorum , et inlra allera de eodem negolio sen- .. . . 369 l'bus illis, qui prius étante translalionem ietur; ad obviandiim ergo praemissis, quatcnus uobis possibile eiistit : • Ne iram aut iudigiialionem justi Dei ob de- sidiam et negligentiam nostras incurramus , sub confîdeDtia sanctissimi in Christo palris et domini nostri domini Pauli papae secundi 8anc> taeque sedis apostolicae, illiusque obedienlia, et juribus ecclesiae Leodiensis ac liberlatis eccle- siaslicae semper salvis , ad honorem Dei ac post militas deliberationes desuper inler nos habitas, pro potiori securitate nostra caritnlivequc con- foederationis vinculis ad invicem nos ratiooabili- terconstrinximuset univimus,per praesentesque nos unimus et jungimiis jiixta modum subse- quenlem et quoad puncla subscripta. • Primo siqiiidem, quod nos singuii abbates, decani , canonici et presbyteri clerici earumdem ecclesiarum , turbationibus praotactis pendenti» bus, in civitate et in locis suarum residentiarum beneficiorumqiie suorum permanere cum Dei ti- moré, ipsi Deo nostro inibi deserviendo et divina continuando permanere babemus ct resideotias nostras inibi perficere , donec el quousque dic- tns dominus noster papa de praemissis et peri- culis imminentibus inCormatus in illis sufficienler providerit. In ipsius enim domini nostri papae sanctaeque sedis apostolicae obedienlia ipsi do- mini decani et capitula se firmiter permanere proteslantur. Nam quia excoutemptu nil per nos in hoc agitur, sed ex aliis causis rationabilibus •al- vationem et conservationem ccclesiarum hujus- ANALECTA LEODIENSIA. 57, mZ Z r ^°'^"'""' '^'°"=^'' d"du™ facum, et cui semper inhaesi- nost. ™a di2r„, „0 ' ' f "" ' '^''"'^'"•''"-- «' conclusiones capituli modi noslrarumque personarum evidentissime respicientibus, indubie speramus in tanta neces- silate nos apud suam sanclitatem et Deum ac homines de lis singulis repulari excusatos. • Verum quia nonnulli ambiliosius ad béné- ficia nostra indebilamque occupationem seu illo- rum privalionem conjunclim et divisim forsitan aspirantes, nobis aut alicui noslrum iraponere possenl, q„od per hujusmodi moram in eisdem locis el noslris beneficiis faciendam aut prae- tactam continuationem organorum seu divino- rum factam seu fiendam, poenasjurisseu inhabi- J.latem lucurrissemus. Ob hocque ordinavimus quod SI nos aut aliquem ex nobis praemissorura aut ex eis dependei.lium occasione super benefi- c.o seu beneficiis, dignitatibus, personalibusvel ufficns ecclesiasticis per lites aut alias vexari per quemquam. cujuscumque eliam ancloritatis, gra- dus, praeminentiae aut condi.ionis. seu status aut digoitatis, etiam ep.scopali, aut archiepiscopalis ruent, contingeret seu damnificatum fore légi- time coosliterit : » Nos lues hujusmodi prosequemur usque ad bnem ipsarum ac senlentiam «eu senlentias di/- fin.l.vas inclusive ac in damnis ob hoc passis et pal.endis rationabililer , ac dum aliquem vel ali- quos ob hoc ad curiam romanam aut alibi ubi opus f uerit, et to.ies quoties miltemus, comm'uni- bus nostris expensis providebimus et proportio- nabil.ter contribuemus habita ratione /aculta- tum, cap.iulorum, conventuum et ecclesiarum hujusmodi, iia etiam ut plura bénéficia obtinen- «es secuodum pluralitatem et qualitatem lalium bencficiorum contribuere teneamur. >• yuam SI quidem unionem etconlributionem ac al.a supradicta firmiter et inviolabiliter ob- servare promiltimus , bona fide et mediis noslris juramenlis, stipulatione solemni ad manus nota- riorum mfrascriptorum praeslita inlerveniente. .Sub obl.galiooe bonorum nostrorum praesen- lium el futurorum. « ' \ id. infra illius epislola clero ecclesiaruoà secundanarum scripta die 31 januarii 1467. h l' i 572 ANALECTA LEODIENSIA. w> \w, ■■': m' lit!) l- If ' libel dispositionem capitulariler speclanlium, deinceps vacaliirorum quoad personas translatas et accedenles juxla antiquum usiim seu observantiam ecclesiae Leodiensis ; ita lamen quod si talis nominatio competat alicui per- sonae ex accedentibus in sua hebdomada, talis persona poterit significare et significabit nobis seu dicto vices gerenti nostro et capitule personam idoneam, quara desiderat ad taie beneficiura seu officium promoveri, et tune capitulum personae sic ei significatae de beneficio aut officio hujusmodi providebit, vel ad illud ipsam praesentabit juxla casus exigentiam. îtem quod magister Henricus Puthem , reraaneat officialis capituli noslri Leodiensis in solidum ac sic similiter commissarius et judex ex nunc depu- tatus in causis appellationum , ad idem capitulum interpositarum et interpo- nendarum, quamdiu cum consiliodicti capituli duxerimus aliud ordinandum. Item quod in deliberalionibus super receptionibus canonicorum et aliorum beneficiatorum ac aliarum personarum quarumcumque ecclesiaslicarum aut secularium personae accedentes polerunt intéresse et suam deliberalionem desuper dare. Lilerae tamen desuper conficiendae fiant sub nomine capituli , absque expressione personarum capitulantium. Item, si contingat in aliquibus actibus capilularibus translates discrepare ab accedentibus, aut e contra et inter se concordare non poterunt, in eventum hujusmodi pro bono pacis ad concordandum eosdem interponemus vices nos- Iras, et ad nos habebilur accessus , majori votorum numéro alterius partis non obstante. Per praemissa autem non intendimus praejudicare exemptionibus, libertatibus et francisiis diclae ecclesiae noslrae seu capituli aut confratrum nostrorum, salvis eliam et manentibus iis quae per nos alias fuerunt inter ipsas partes pronuntiata. Item quod acta et facta per capitulum translatum in vim translationis nos- trae , cui inhaeremus, maneant grata et firma, quibuscumque in contrarium factis non obstantibus. Item, si super praemissis aut aliis occasione diclae Iranslalionis orirentur aliqua dubia, dissensiones aut controversiae , illarum interpretaliones et de- cisiones ad concordiam amplius inter noslros confratres confovendam nobis reservamus. Jrchives de la province de Liège , registre de l'ancienne ea- 0 thédrale de St-Lambert , intitulé : paix et lettiu. 1 465- 1407. ANALECTA LEODIENSIA. LUI. o73 BAYIUNDI DE MARLIANO EPISTOLA , DIE 31 JANUARII 1467 SCRIPTA CLERC ECCLESIARUM SECUNDARIARUl CIVITATIS LEODFENSIS , QUOAD TRANSLATIOIVEM CAPITULORUW '. Venerbilibus dominis meis plurimum honorandis, dominis decanis, vicede- canis et caeteris de clero secundariarum, qui in civilale remanserunt, ac cui- libet eorum. Venerabiles domini mei, plurimum honoi-andi. Vidi litteras vestras' audivi eorum laloremet procuravi, ulhaberel omnia quae petitis; jamdudum habue- iitis lam,,i.am notoria ubique publicata ac multis confralribus veslris commu- nicala K Caelerum , venerabiles domini mei plurimum honorandi , ex quo in bac maleria, a d.e qua inte.diclum scrvari debuit, scculi eslis opiniones eorum de venerab.li ecclesia , qui in civilale remanserunt , non velilis plus sapere quam oporleal, etsilis irailalores bonorum operum suorum. In quantum tan- dem ad iranslalmnem olim a praefalo domino nostro faclam, bono consilio ducli accesserunt, et secure poleslis similibus modo, forma et sub eisdem protestat.on.bus singuli in singulis vestris capitulis accedeie; neque enim propter veslrum aut cujuscumque alterius affirmare vel negare , rei veritas .mmulabitur; hoc enim solum rcsidct i» arbitrio sanctissimi domini nostri S.C qijod propter hujusmodi accessum nullatenus plus ligabimini quam antc' Qijod ut facal.s vosexhortor, non quod haecres mihi utilitatem sit allalura »ed quia manifeste comprehendo h.ijusmodi la.ditatcm posse vobis et cae- teris de clero magnum praejudicium afferre, sufficielque mihi semel saltem vos bono ïelo admonuisse, qui vobis omnibus et singulis parère et servirc semper elub.que paratissiraus sun., auctore Domino, qui , venerabiles domini mei, plurimum honorandi, voscoiiscivaredignelur incolumes. Ex Huyoullima januar.. anno LX septimo. - Servitm- vesler et benevolus, fiaymundus de JjJarleyano. Archives de la province de Liège, registre de Fancienne cathédrale de S'-Lambert, intitulé : paix et lettres 1 405- 1467. ' De Kaymundo de Marliano seu Marleyano , nio lata, 8 julii et 23 decembri, 1466 nuibus vid. supra, p. 142 et 571 •. i ■ • « «-«""j quious 11- «' ^''- capilulorum iranslado confirmalur. 2 InleUigit procul dubio senteotias a Borbo- 572 ANALECTA LEODlEiSSlA. libet (lispositionem capitulariler spectantium , deinceps vacaturorum quoad personas translatas et accedenles juxta antiquum usiim seu observanliam ecclesiae Leodiensis ; ila lamen quod si talis nominalio compelat aliciii per- sonae ex accedentibus in sua hebdomada ^ talis persona poterit significare et signiticabit nobis seu dicto vices gerenti nostro et capitulo personam idoneam, qiiain desiderat ad taie beneficium seu officium promoveri, et tune capituluni personae sic ei significatae de bénéficie aut officio hujusmodi providebit, vei ad illud ipsam praesentabit juxta casus exigentiam. ïtem quod magister Henricus Puthem, renoaneat officialis capiluli noslri Leodiensis in solidum ac sic similiter commissarius et judex ex nunc depu- latus in causis appellationum , ad idem capitulum interpositarum et interpo- nendarum^ quamdiu cum consiliodicticapituli duxerimus aliud ordinandum. Item quod in deliberalionibus super receptionibus canonicorum et aliorum beneficialorum ac aliarum personarum quarumcumque ecclesiaslicarum aut secularium personae accedentes polerunt intéresse et suam deliberationem desuper dare. Literae tamen desuper conficieodae fiant sub nominc capituli , absque expressione personarum capitulantium. Item^ si contingat in aiiquibus aclibus capilularibus (ranslatos discrepare ab accedentibus, aut e contra et inter se concordare nonpoterunt, in eventum hujusmodi pro bono pacis ad concordandum eosdem interponemus vices nos- iras, et ad nos habebitur accessus , majori votorum numéro alterius partis non obstante. Per praemissa autcm non intendimus praejudicare exemptionibus, libertatibus et francisiis dictae ecclesiae nostrae seu capituli aut confratrum nostrorurn, salvis etiam et manentibus iis quae per nos alias fuerunt inter ipsas partes pronuntiata. Item quod acla et facta per capitulum translatum in vim iranslationis nos- trae , cui inhaeremus, maneant grata et firma, quibuscumque in contrarium factis non obstantibus. Item, si super praemissis aut aliis occasione dictae translationis orirentur aliqua dubia, dissensiones aut controversiae, illarum interpretationes et de- cisiones ad concordiam amplius inter nostros confratres confovendam nobis reservamus. archives de la province de Liège , registre de l'ancienne ca- # thédrale de St-Lambert, intitulé : rxtx et lettres, 1465- 1407. ANALECTA LEODIENSIA. o73 LUI. BAV.UNDI DE MARLUNO EP.STOLA , DIE 31 iAI^UARU 1467 SCRIPTA CLERC ECCLESIARU» SECUNDARIARUl CIVITATIS LEODIENSIS , QUOAD TRANSLATIONEM CAPITULORUM '. Venerbilibus dominis meis plurimum honorandis, dominis decanis, vicede- canis et caetens de clero secundariarum, qui in civitale remanserunt, ac cui- libet eorum. Venerabiles domini mei, plurimum honorandi. Vidi lilleras vestras,' audivi eorum latoremet procuravi, uthaberet omnia quae petitis; jamdudum habue- ntis lamquam notoria ubique publicata ac raultis confralribus vestris commu- mcata K Caelerum , venerabiles domini mei plurimum honorandi , ex quo in hac materia, adie qua inlerdiclum servari debuit, secuti eslis opiniones eorum de venerabili ecclesia, qui in civilale remanserunt, non velilis plus sapere quam oporleal, etsitis imitatores bonorum operum suorum. In quantum tan- dem ad translationem olim a praefato domino nostro factam, bono consilio duct. accesserunt, et secure potestis similibus modo, forma et sub eisdem protestatiombus singuli in singulis vestris capitulis accéderez neque enim propter vestrum aut cujuscumque alterius affirmare vel negare rei veritas immutabitur; hoc enim solum residet in arbitrio sanctissimi domini nostri sic quod propter hujusmodi accessum nullalenus plus ligabimini quam nnte' Quod ut faciatiâ vos exhortor , non quod haec res mihi ulilitatem sit allalura sed quia manifeste comprehendo hujusmodi laiditatem posse vobis et cae- tens de clero magnum praejudicium afferre, sufficielque mihi semel saltem vos bono zelo admonuisse, qui vobis omnibus et singulis parère et servire semper et ubique paratissimus sum, auctore Domino , qui , venerabiles domini mei, plurimum honorandi, vosconservaredignelur incolumes. Ex HuyouHima januarii anno LX seplimo. - Servïtor vester et benevolus, Raymundus de marleyano. archives de la province de Liège, registre de Vancienne cathédrale de S'-Lambert, intitulé : paix et lettres 1465-1467. i I n- • ****^^''''- capilulonim iranslado confirmatur. ^ Inlelligit procul dubio sentenlias a Borbo- k 574 ANALECTA LEODIENSIA. LIV. rUBlICATIO IITEHARUIII , AB OFFICIALI LEODIENSI FACTA DIE 22 JAmiARIl 1468 , QBIBUS CAItOLVS, DUX BCBGUSDIAE, CLEBO lEODIEHSI ECCEESlABUl TBANSLATABIH LIBEBA» BONOBUK PUSSESSIONEM BEDOIT. Univcrsis et singulis praesenlcs lilteras sive hoc praescns Vidimii» visuiis el audiluris, officialis Leodiensis saliilein in Chrislo sinceram cum agnilioiie verilatis. Noverilis, quod praesenlalis coram nobis injudicio, ex parle veiicia- bilisel circutnspccli viri ina(;islri Godefridi de Hannulo, decani ecclesiae saiieli Pelri Leodiensis, lileris illuslrissimi piincipis domini Karoli, gratia Dei ducis Burgundiae, Lotharingiae , Brabanliae, etc., ejus veio sigillo ulendo de rubea cera in cauda pergamenea more solilo impendente, cuni una alia parva cauda pergamcnea non sigillata ipsis lileris sublus, ut moris est, incisa, sigillatis sanis etinlegris, non viliatis, non cancellalis, nonabrasis, non abolilis nec in aii- qua sui parle suspeclis , sed onini prorsus vilio el suspicione , proiil prima facie videbatur, carenlibus, sublus iis diclionibus : Par monseigneur le duc , Gbos , proul inibi Icgebalur signalis : nobis fuit humililer supplicatum , ut hujusmodi lileras inspicerc, visilare, palpare el examinare necnon hujiis- raodi lileras copiari et Iranscribi facere et niandare vellemus dignaremur. Unde nos oHicialis Leodiensis pracdiclus pelilioni hujusmodi , juri et ralioni consouae, favorabililer annuenles, consideralisque in liac parle considcrandis, literas suprataclas, sicut pracfertur, coram nobis exhibilas et praesenlalas, quarum ténor inferius de vcrbo ad verbum describitur, recepimus, vidimus, el undique inspeximus. Et quia pcr inspectionera lilerarum hujusmodi reppe- rimus ipsas literas fuisse el esse sanas , intégras , non abrasas , non cancella- tas , non viliaUs nec abolitas , neque in aliqua sui parle susfMîcla», sigillumque ipsis lilleris appensum fuisse el esse sigillum domini ducis praedicli ; idcirco hujusmodi lileras per Kdelem noslrum Aegidium Jamesins allerum senlen- liarium curiae noslrae infrascriptum copiari , Iranssunii et Iranscribi collatio- nemque praesenlis Iranssurapli seu Vidimu» ad lileras originales praelacUs fieri fecimus et mandaviraus diligenlem , per quem hujusmodi IranssumpUim ANALECTA LEODIENSIA. 37g seu Vidimm cura originalibus literis omnino concordare invenimus In quo- rum omn.nm et singulorum fidem el lestimonium praesentes transsumpU seu s.Sdh officahULs cunae nostrae fecimus appensione communiri. Datum et actum Leodn coram nobis sub anno a nalivitale Domini millesimo quadrin- genles.mo sexagesimo octavo .nensis januarii die vicesima secunda renor.Uque lilerarum exhibilarum et praesenUtarum , de quibus nrae- ferlur, sequitur et est talis : ' ^ « Charles par la grâce de Dieu , duc de Bourgoingne, de Lo.hier , de Bra- .. bant, de Lembourg el de Luxembourg, con.e de Flandres, d'Artois de » Bourgogne, palatin de Haynnau , de Hollande, de Zellande et de Namur » '"«■•q-V'du-.mt Empire, seigneur de Frise, de Salins et de Malines à noz >• seneschaux de Brabanl, de Lembourg el de Foquemont, lient n^ntd .. Luxembourg grans bailliz de Haynnau et de Namur, el à tons noz aulre .. .|usl.c.ers el offic.ers, cui ce peut et pourra touchier e regarder ou à e.r .. heuxtenans, salut. Beceu avons l'Ia-mble supplication de n'oz bien mez .. prelas , doyens et chapitres de léglise cathédrale mons' saint Lambert e .. autres egheses secondaires, abbayes et prieurez de la cité el des pays de .. L.ége el de Loz, contenant que jasoil ce que duranl les guerres et divisions .. qu, ont eu cours en ladite cité el pays de Liège el de Loz' el les corps HZ .. pluspart desd.,es églieses ayent esté transférez tant en la ville de Huy qu .. en noslre v.lle de Louvain et ailleurs, où grant nombre de chanoines et .. autres dcsd.les églises ont résidé et continué le service divm , san ce qu'i » se soyenl meslez de ladite guerre, ne esté contraires à nous ne à noslre trés- .. ch.er e Ires-amé frère el cousin Pévesque de Liège, leur seigneur; néal .. moms , leurs b.ens lemporelz el espiriluelz, qu'ilz ont en nozdftz pay et et .. gneunes ont esté puis aucun temps par vous empeschiez et mis en noslre .. ma.o en laquelle .Iz sont encore , tout ainsi que silz eussent esté contraires à .. nous et a noslredu frère el cousin de Liège, non obstanl le Iraiuiè de paix .. par nous derramement accordé et o.lroyè à ladite cité el ausdils pays de .. L.ege et de Loz , s. comme ilz dient , requérans humblement que. attendu » res grans perles el dommaiges quilz ont eu à l'occasion desdites guerres » nous h.ur vue.llons sur ce donner provision , tellement quilz puissLl jo^ .. p^.s.blemc„t de leu.^.ts biens. Pourquoy nous, ce que dit L couÀlé » e. en enlretenant led.l traitié de paix , avons levé et ostè , levons et oston 576 ANALECTA LEODIENSIA. y par ces présentes nostreclile main et tous arreslz et empescliemens, par vous et chescun de vous mis et apposez de par nous à Toccasion desdites (Tuerres et divisions èsdits biens meubles , rentes et héritai^jes , espirituelz et teniporelz, appartenans aux corps desdites églises, quelque pari qu'ilz soyent assiz et situez en nosdits pays et seigneuries. Se vous mandons et commandons expressément , que de nostredite main levée , vous et chascuii de vous endroit soy , faittes , souffrez et laissiez lesdits supplians plaine- ment et paisiblement joyr et user . et leur rendes et restituez ou faittes ren- dre et restituer tous les fruis, par vous levez et receuz, de leursdits biens, héritaiges , rentes et revenues , depuis nostredite main mise et lesdits em- pescliemens et arreslz faiz et bailliez par le manière dicte jusques à présent sans quelque contredit ou difficulté , car nostre plaisir est tel , nonobstant quelconques mandemens ou deffenses à ce contraires. Et pour ce que de ces présentes l'on pourra avoir à faire en divers lieux, nous voulons que au Vïdïmus d'icelles, fait soubz seel autentique, autelle foy soit adjoustée comme au présent original. Donné en noslre ville de Brucelles, le iiij«jour de janvier , l'an de grâce mil CCCC soixante et sept. » Par monseigneur le duc, Gros. » Archivât de la province de Liège, registre de Vancientu ca- thédrale de S'- Lambert, intitulé : pau et lettbes, 1465- 1467. LV. COPIE DE LA LETTRE DU TRANSPORT ET INFÉODATION FAIT A MGR. LE DUC Db BOLRGOGNE , PAE MGR. l'ÉVESQUE DE LIÈGE ET CEULX DE CHAPPITRE DE S*-LAMBERT, DE l'iLLE DE LA CITÉ DE LIÈGE , ET AULTRES CHOZES CONTENUES ÈSDITE LETTRE ( l^r JUILLET 1469 ^) Nous Loys de Bourbon, per la permission divine, évesque de Liège, duc de Buillou et conte de Loz , savoir faisons à tous présens et à venir , que * Nous publions cette pièce et les six autres ibentitiues, en tête desquelles on lit : • Le dou- qui suivent (a*'LVI-LXl), d'après des copies au- » ble de ce quayer a été baillé à monseigneur ANALECTA LEODIENSIA. r^j^ détention de noire Zlne ". •"' '""""'' '' ^""''^' ' '» P""^" «^ nos serviteurs eoyTrb;er::r;^^ r"""' '"""'"'""' '" p'--- «rat. et .escongnoLans de fa e'rL t^eT^^' ' T ""^ "'"''"'' '- et puissant prince notre m^. h. "^ f miséricorde, que Irès-hault «oLigneu^Ch^Ca rX°I D^^^^^^^^^^ '''^ "' "°-- et de Lembourp conte de V^nT ■ «""'"gogne, de Brabant pour ...de et al'isLn de o . f^de Jo^ dT ^' T "" ""' '''' ''^^" ' dits de la cité et des nais H. I '^^ "''["^'^'^^ «&''*«, et pour réduire les- pèreic pape de etenteL ,'T '"'^ "" ''°'"^'^""'=^ «^^ "«'- ^'"^ et nousa'u^ : par ". vouTo "t """' ''"" '^""''"^'^'^ '^^'"^' -'« «' P-- notrcHli, seisn'eurTrle ë Ton r '"'' '""' *'""'""* '"'"'' '' ™P-t-.' ladite cité; aprè laaudle . ' ""«""''^ P""^ '' •=°"q-»'^ P- as-ul église de monTJpneur S „t r^K ; ""? "' '"'""' '''P"''' ''« ' '^--"ble transportez deZ notre! LX^Tf^^^^^^^^^^^ ''"-'^ ~^- de ee que en film dlZTT' """"' ^f """ "' ""^"P»'^ '''^ ""^^ «^ -- paix, cofduke e leT^. ' """" "T"'* P"""''*'""' "'^'=^»^''-«» P»"' la s "rt^, pou le teCà lent S "^™' "''' """ "' P^^^ ''« ''<^e« «' ^'^ ^o temps a venir. Sur quoy , par le vouloir et consentement de notredil . dV„.« .„ dép„,„ Z „„„„ig„,„; ,:";;;■»; yo^ • •">- IWigi„al de, archive, de U • «euli de LiéBe, le iS d'avril a„ri. ' ""' " P'ovnwJe Liège, la .enlence portée, le 18 oo- «t cité par M. de Cerlache, AeW.,..,. * iLJ, ' ''"8'°"- ^°''" "^""" ' P" »'• 73 ^•s« :s\ ' i 1« ^! 578 ANALECTA LEODIENSIA. seigneur, frère et cousin, inclinant bénigneraent à la prière et requeslede nous et desdits députés des églises , plusieurs comunications aient esté tenues par diverses journées, entre les députés de notredit seigneur frère et cousin d'une part, et nous et lesdits députés desdites églises d'autre , après lesquelles et que notredit seigneur , frère et cousin , pour honneur et révérence de Dieu notre créateur, ayant pitié et compassion du pauvre peuple , ait consenli et accordé, que, ou Itre et pardessus les maisons desdites églises, lesquelles en faisant la- dite démolition il a fait réserver , comme dit est , nous et lesdits des églises puissions faire construire et rédifier pour la demourance des chappelains et autres gens d'église qui ne sont pou rveuz desdites maisons. C'est assavoir . pour ceulx de ladite église de Saint- Lambert, jusques au nombre de xxiiij maisons, et pour chacune des autres églises secondaires, jusques au nombre de xij , et pour la demourance des gens lais mécaniques, nécessaires pour le service et provision desdits gens d'église , jusques au nombre de cent et quatre mai- sons, et aussi que les villages et maisons qui ont été arses et brûlées es ban- lieue de Liège, pays de Hasbain et de Franchimont, puissent être refaicte» et rédifiées soubz les charges, conditions et réservations, contenues en autres nos lettres, en déclarant et accordant bonne paix, entre lui ses pays, terres et seigneuries quelconques et icelle notre cité , villes et pays de Liège et de Loz. Pour considération de laquelle grâce et autres choses dessusdites, et pour en partie récompenser notredit seigneur, frère et cousin de Bour- gogne, des grans frais et sommes de deniers qu'il a despensées, pour le fait de la guerre derrenierment faicte, montant à plus de 400,000 florins de Rhin, èsquelles sommes nous et notredite église sommes tenus , selon toute raison , et pour la seurté, garde et entretenèment desdites églises et personnes, des- servans en icelles, paix et transquillité de tous lesdits pays, lesquels ne pevent bonnement estre gardez ne entretenus, que par la force, puissance et assise tence de notredit seigneur , frère et cousin , advoé et gardien souverain et héritable desdites églises, villes et pays, et moyennant aucune place et lieu fort, estant en iceulx pays soubz sa seigneurie, garde et puissance; nous, de notre certaine science , pour l'évident prouffit et utilité de nous et desdites égUses, villes et pais, par l'advis , conseil et consentement de notredit chapitre et de plusieurs autres nobles et notables gens d'iceulx pays , ayons offert et présenté à notredit seigneur , frère et cousin , de lui inféoder , baillier et transporter pour lui et ses successeurs , ducs et duchesses de Brabant et de ANALECTA LEODIENSIA. 1579 Lembourg, la place estant en notredite cité de Liège , appelée l'ùle de la cité en laquelle sont l'église de St-Paul et l'abbaye de St-Jacques , et les ponts d'icelle , avec les petites ysles enclavées en iceulx ponts et aussi l'isleau de tor- rent, lesquelles places et lieux sont présentement en ruyne , tele et si grande que lesdits lieux sont inhabitables, et ne pevent porter aucun fruit à nous ne à notredite église, attendu que il n'est pas apparant de la rédification d'iceulx : en lui offrant aussi toute telle justice, droit, seigneurie et souveraineté tem- porelle, qui nous compète et appartient en ladite ysle, pons, places et lieux dessusdits , pour y faire construire et édiffier ville fermée et teles fortifica- tions et édifices qu'il lui plaira , et autrement en joïr et user pour lui et ses- dits successeurs , à leur plaisir et voulenté , et en oultre pour seurté desdits édifficeset fortifications, qu'il vouldra faires èsdites ysles, pons et places, et l'aisance et commodité de lui ses successeurs , pais et subgez, et mesmement de ceulx qui demourront et converseront en icelles ysles, pons et places, lui aTons octroie et concédé , octroions et concédons faculté perpétuelle du chemin et passaige parmy les feurbours d'Avroux et le terne Saint-Gilles , jusques au plain, et droit et faculté de faire èsdits feurbours, tours, boule- wars , fossez , mettre barrière , picquer , planter , bastiller et faire toutes au- tres fortifications queizconques en iceulx feurbours , et ou chemin d'entre ladite ysle, l'isleau et lesdits feurbours , avec toute justice et juridiction tem- porelle esdits feurbours et terne , pour icelle justice exercer et faire exercer par ses officiers, en tous cas, sur les subgez, officiers et serviteurs d'icelui notre frère et cousin, en alant, passant et repassant parmi lesdits feurbours ou estans et séjournans en iceulx tant seulement, et sans ce que nous, nos successeurs ou leurs officiers puissent èsdits feurbours, prétendre ne avoir aucune congnoissance sur les subgez , officiers ou serviteurs de notredit sei- gneur frère et cousin, ou de ses successeurs, ducs de Brabant et de Lem- bourg, soit en demandant, deffendant ou autrement, sauf et réservé à nous et à nosdits successeurs ladite justice espirituelle d'icelle , sur tous autres qui ne sont ou seront nos subgez , officiers ou serviteurs de notredit seigneur , frère et cousin, et de sesdits successeurs, ducs de Brabant et de Lembourg, sur lesquels subgez, serviteurs et officiers, nous , nosdits successeurs ne leurs officiers, ne pourrons avoir aucune congnoissance, pour quelque cas que soit ou puisse advenir èsdits feurbours et lieux dessusdits , et sans ce que puissons empêcher lesdits édifices et fortifications , que vouldront faire faire 580 ANALECTA LEODIENSIA. en iceulx feuibours nolredit seigneur, frère et cousin, ou sesdils succes- seurs en temps advenir. Lesquels drois et choses dessusdites nolredit seigneur, frère et cousin , sera tenu de relever et prendre en foy et hommaige de notredite église Saint-Lambert, avec lesdites ysles, ponts, places et lieux, et aussi les justices, droits, seigneuries temporele et autres choses dessus décla- rées. Laquelle notre offre par la manière dicte notredit seigneur , frère et cousin , ait acceptée parmi ce que de ce il eust nos lettres , et aussi lettres de consentement de notredit chappitre , et lettres de confirmation et approba- tion de révérend père en Dieu, lëvesque de Tricaire, légat de noire-saint père, en la province de Coulongne, et par lui expressément envoie par deçà , pour le fait de notredite église et desdiU pais, lesquelles lettres nous aïons accordé et prorais baillier et délivrer à nolredit seigneur, frère et cousin , en forme d'elle. Pour ce est-il que nous, pour les causes et considérations des- susdiles, de notredite certaine science, pour nous et nos successeurs évesques de Liège , de l'auctorilé , licence et congié dudit légat de notredit saint père, et des conseilx et consentement de notredit chappitre, pour ce solemnelle- ment assemblé, et eu l'advis de nostre clergé de Liège , avons inféodé, baillé , cédé et transporté et par ces présentes inféodons, baillons, cédons et trans- portons en fief et horamaige héritable, perpétuel et irrévocable à notredit très-honnoré et redoublé seigneur frère et cousin , Charles , duc de Bour- gogne , de Brabant et de Limbourg, conte de Flandres, etc., pour lui, ses hoirs et successeurs , raasies et femelles , ducz et duchesses de Brabant et de Lembourg , ladite place et ysle de ladite cité de Liège , et ses pont d'icelle ysie, avec les petites ysles enclavées en iceulx ponts, et aussi l'isleau de tor- rent, ensemble toute la justice, haulteur, droiz, seigneurie et souveraineté, temporelle que avant à notredit chajutre et à notredite église, tant conjoinc- tement corne devisement, y compétoit et appartenoit, et devoit compéler et appartenir avant ceste notre inféodalion et transport ; pour en iceulx faire construire et édiffier par notredit seigneur frère et cousin et sesdils succes- seurs , quant bon leur semblera , ville fermée et leles fortifications et édifices qu'il leur plaira , et autrement en joyr et user à leur plaisir et voulenté. Et en oultre pour seurté desdits édifices et fortifications , qu'ilz voudront faire es- dites ysles, ponts et places dessusdites, et pour l'aisance et commodité de notredit seigneur frère et cousin et de sesdits successeurs, pais et subgez , et mesmement de ceux qui demorront et converseront en icelles ysles , pons ANALECTA LEODIENSIA. .181 et places , lui avons octroie et concédé , octroions et concédons faculté per- pétuelle du chemin et passage parmi les feurbours d'Avroux et le terne S»-Gilles jusques au plain, et aussi lui concédons droit et faculté de faire es- dils feurbours, tours, boulewars, murs, fossez, mettre barrières, picquer, planter , bastillier et faire toutes autres fortifications quelzconques en iceulx feurbours , et ou chemin d'entre ladite ysle , l'isleau et lesdits feurbours , avecques toute justice et juridiction temporelle èsdils feurbours et terne , pour icelle justice, exercer et faire exercer par ses officiers, en tous cas, sur les subgez, officiers et serviteurs de notredit seigneur, frère et cousin, et de sesdits successeurs, en alant, passant et repassant par lesdits feurbours, on estans et séjournans en iceulx tant seulement, et sans ce que nous ou nos suc- cesseurs et officiers, puissions èsdils feurbours avoir ne prétendre aucune congnoissance sur les subgez, officiers ou serviteurs de notredit seigneur, frère et cousin, ou de ses successeurs, ducz de Brabant et de Lembourg, ne de scas , questions ou débas qui adviendront ou sourdront , entre lesdits sub- gez, serviteurs et officiers, soit l'un contre l'autre, ou contre quelzconques autres, en demandant ou en deffendant par quelque voie ou manière que puist estre , sauf et réservé à nous et à nosdits successeurs ladite justice et l'exercice d'icelle , sur tous autres qui ne sont ou seront subgez, officiers ou serviteurs de notredit seigneur frère et cousin et de sesdits successeurs, ducz de Brabant et de Lembourg , et pour tous cas qui ne toucheront lesdits offi- ciers, serviteurs ou subgez de notredit seigneur et frère, sur lesquels nous ne nosdits successeurs, ne leurs officiers, ne pourrons avoir aucune congnois- sance, pour quelque cas que ce soit ou puist avenir, èsdits feurbours et lieux dessus déclarez , et sans ce que puissons empêcher lesdits édiffices et forti- fications , que vouldront faire faire en iceulx feurbours notredit seigneur et frère ou sesdits successeurs. Esquelles choses dessusdites ainsi par nous transportées et inféodées , comme dit est, n'entendons aucune chose réserver, ne exepter à nous ne à nosdits successeurs , fors seulement la juridiction es- piriluelle, de nous et de noz arcidiacres, avec le droit du patronaige et col- lation des bénéfices et offices ecclésiastiques , telz que à nos prédécesseurs évesques et à nous y appartiengnent d'ancienneté, et les foy et homaige que. notredit seigneur, frère et cousin, et ses successeurs, seront tenus d'en faire à nous et à nosdits successeurs, évesques; sauf aussi et réservé à nous et notredite église et églises , les cens et rentes fonsières , à nous et icelles noz ;)82 ANALECTA LEODlE?fSIA. églises appartenans, et aussi notre justice espirituelle es lieux dessusdits. Au raoien desquelles iuféodation , bail, cession et transport, nous, pour nous et nosdits successeurs et pour lesdits de notre chappitre, nous sommes dessaisis, déshérités et dévestus , dessaississons , déshéritons et dévestons , par cesdites présentes, desdites ysles, pons et autres choses, drois, justice, seigneuries temporelles dessus déclarées , et en avons investi, adhérité et ensaisiné, et par ces présentes , investisons , adhéritons et ensaisinons nolredit seigneur, frère et cousin , pour lui , sesdits hoirs et successeurs , pour en joyr et user plaine- raent, paisiblement, perpétuellement et à tousjours, comme de leurs propres terres et seigneuries , et pour y faire construire et édifHer chasteaulx , fortres- ses et toute autre fortification , fermeture et édifice qu'il leur plaira , sans ce que nous ou nosdits successeurs, évesques de Liège, et notredit chappilre y puissons ou doions jamais clamer ou prétendre aucun droit ou action en aucune manière, fors seulement les juridiction espirituelle, patronaige, col- lation et les foy et hommaige dessus déclarés; en renonçant par exprès de l'auctorité et consentement que dessus à tous droits , allégations , exceptions , défenses, préviléges, constitutions et ordonnance à toutes récisions, et autres choses quelconques , que nous ou noz successeurs évesques pourrions ou pourroient prétendre ou mettre avant, dire, proposer ou alléguer aucunement, au contraire des choses dessusdites ou d'aucune d'icelles , et mesmement au droit, disant générale renonciation non valoir l'espéciale ne préceide, et le tout sans fraude ou mal engin. Si donnons en mandement à tous noz justi- ciers, officiers et subgetz, présens et à venir quelzconques, que du contenu en cesdites présentes, ilz facent, seuffrent et laissent notredit seigneur frère et cousin , et ses successeurs , ducz et duchesses de Brabant, plainement , pai- siblement, perpétuelement et à tousjours , joïr et user par la manière dessus- dite sans faire ou aler, ne souÉFrir faire ou alerà lencontre en aucune manière, car ainsi le voulons et nons plaist. Et afin que ce soit chose ferme et estable à tousjours, nous avons fait mettre notre scel à cesdites présentes, sauf en autres choses notre droit et l'autruy. Donné en notre ville de Trecl *, le pre- mier jour de juillet, lan de la Nativité mille quatre cens soixante-neuf. Et nou:^, doyen et chappitre de l'église de mondit seigneur saint Lambert, î»aichaDS et considerans les causes et considérations cy-dessus es lettres de 1 Maestricht. ANALECTA LEODIENSIA. - 583 révérend père en Dieu, notre très-redoubté seigneur, monseigneur Loys de Bourbon, évesque de Liège, spécifiées et déclarées estre vrayes , et pour .cel es causes lesdites inféodalions, cession et transport, dont en icelles lettres est taicte mention , estre et tourner au proffit et utilité évident de ladite éplise paix , seurté et transquillité des suppostz , subgez et biens d'icelles , de nostrè certaine science , pure et franche voulenté , et par l'auctorité et consentement de nostredil seigneurie légat, avons, pour nous et nos successeurs à tousjours loue , grée, consenti et accordé, louons , gréons, consentons et accordons les dessusdites inféodations, cessions et transports et tout le contenu èsdites lettres de mondit seigneur de Liège, tout ainsi et par la manière que icelles lettres le contiennent. Ausquelles lettres nous, en tesmoing de vérité, avons mis et appendu le scel dudit chapitre , avec le scel d'icelui monseigneur de Liépe a cesdites présentes faictes et données en ladite ville de Trect, ledit premier jours de juillet, l'an dessusdit, mil quatre cens LXIX. Ainsy signé par monseigneur, les président, chancelier, le S- de Sombreff messire Guillaume d'Ordinghen , S^ de Hardelinghen , chevalier, et Jehan de Cortenbacht, sèneschaFde Bilsen , prèsens. N. Bosselet. — Encores ainsi sipué par messieurs les doyen et chappitre desseursdis. - Jotum de Broechusm LVI. COPIE DE LA LETTRE (dE LOUIS DE BOURBON , DU 1«. juillet 1469), TOUCHANT LA RENTE SU» LES MAISONS QUI SERONT ÉDIFFIÉS ES CITÉ DE LIÈGE , PAÏS DE HASBAIN ET DE FRANCHIVONT *. Nous Loys de Bourbon , par la permission divine évesque de Liège, duc de Buillon et comte de Loz, savoir faisons à tous prèsens et à venir, que comme pour les grans et exécrables maulx , oultraiges , rébellions et désobéis- sances , que ceulx de noslre cité de Liège et leurs adhérens avoient de long- temps fais , commis et perpétrez envers nous et nostre église de Liège , es- • Voyez ci-dessus p. 63. 084 ANALECTA LEODIENSIA. qiieles ils avoienl nouvellement de mal en pis continué et procédé à la prinse et détention de nosire personne , murdres et occisions inhumains de pluseurs noz serviteurs et loyaulx subgez gens d'église et autres, en eulx rendans in- pratz et raescongnoissans de la grande grâce et miséricorde que Ireshaut et puissant prince notre treshonnoré et redoubté seigneur frère et cousin , mon- seigneur Charles, par la grâce de Dieu, duc de Bourgoigne, de Brabant, et de Lembourg, conte de Flandres, etc. , lequel en Tan LXVII pour l'aide et assistance de nous et de nostredite église et pour réduire lesdils de la cité et des pais de Liège et de Loz , en l'obéissance de nostre saint père le pape , de ses sentences et de nous , avoit conquesté lesdils cité et pais , et nous aussi par son vouloir et consentement leur avions fait et impartie , nostredit seigneur frère et cousin ait nagaires prins et conquesté par assault ladite cité, après laquelle conquesté nous et aucuns députés de la vénérable église de monsei- irneur saint Lambert et des secondaires églises, nous soyons transportés devers nostredit seigneur , frère et cousin , tant pour le remercier des grans |>eines, travaulx et despenses qu'il et ses subgez ont eu et soustenu pour corri- gier et pugnir lesdils maulx, excès et oultraiges , réduire lesdils pais en obéis- sance de nous et de nostredite église, oster et délivrer nostre personne des- dites subjection et captivité èsquelles lesdils de la cité, soubz couleur et fiction d'obéissance, avoient présumé et attempté de nous mettre. Et aussi que faisant démolir les maisons de ladite cité, il avoit à grant soing, traveil et diligence, fait préserver et garder lesdites églises , les personnes, maisons et biens appar- tenant à icelles ; et aussi supplier et requérir sa grâce pour noz subgez desdits pais avec aucunes provisions nécessaires pour la seurlé paix , conduite et en- tretènement desdiles cités, villes et pays de Liège et de Looz , pour le temps à venir : sur quoy par le vouloir et consentement de nostredit seigneur frère et cousin inclinant bénignement à la prière et requesle de nous et desdits dé- putés des églises , plusieurs communications aient esté tenues par diverses journées , entre les députés de notredit seigneur frère et cousin d'une part, et nous et lesdits députés des églises d'autre, après lesquelles, et que noslredit seigneur frère et cousin , pour honneur et révérence de Dieu , aiant pitié et compassion du povre peuple, ait consenti et accordé que, oullre et pardessus les maisons desdiles églises , lesquelles en faisant ladite démolition , il a fait ré- server, nous et lesdits des églises puissons faire construire et réediffier, pour la demourance des chappelains et autres gens d'église qui ne sont pourvcuz ANALECTA LEODIEIVSLA. 585 desdites maisons, c'est assavoir pour ceux de ladite église de saint Lambert jusques au nombre de 24 maisons , et pour chacune des autres églises secon- daires jusques au nombre de 12 et pour la demourance des gens laïs mécani- ques nécessaires pour le service et provision desdils gens déglise, jusques au nombre de cent et quatre maisons: et aussi que les villaiges et maisons qui ont este arses et brûlées es banlieue de Liège , pais de Hasbain et de Franchimont puissent estre refaittes et réédiffiés, moyennant et parmi ce que nostre dit sei- gneur, frère et cousin, ses hoirs et successeurs, ducs de Brabant et de Lim- bourg, auront et prendront sur chacune desdits cent et quatre maisons qui seront construites et édiffiées en ladite cité pour la demourance desditi gens lais, ung Lyon de trente solz de deux gros monnoie de Flandres, le soit de rente hérilable et sur chascune maison qui se léèdifiera ou que notredit seigneur frère et cousin souflFrera demourer entière en la banlieue de Liège et pais de Franchimont, et sur chacune maison qui sera réédeffiée audit pais de Hasbain, ou lieu de celles qui ont esté brûlées, ung florin de Rin de xx solz desdits pris et monnoie de pareille rente hèritable et perpétuelle, sauf et réservé les maisons à nous et à nos églises appartenans et que tenons en noz mains et faisons labourer et cultiver à nostre prouffit et à nos despens par nos gens et censiers, et aussi les maisons des nobles qui tousjours ont tenu le parti de nostredit seigneur frère et cousin et de nous , et que lesdits nobles ont sem- blablement tenu et tiennent en leurs mains, pour les faire labourer et cultiver par leurs gens et censiers, à leurs despens sans fraude, pour icelle rente cueiller et lever tant en ladite cité que en la banlieu et èsdits pais de Hasbain et Fran- chimont , et faire par ses officiers et commis ou fait de l'advoerie et gardien- nelè desdits pais toutes exécutions seignoreuses de par nostredit seigneur frère et cousin et sesdits successeurs, aux termes que par lui seront ordonnez , endefiFault des paiemens desdites renies, pour la seurté desquelles nous avons consenti , accordé et promis à noslredit seigneur frère et cousin de lui en bail- lier noz lettres avec le consentement de nostredit chappitre, conformation et approbation de révérend père en Dieu , l'èvesque de Tricaire, légat de nostre saint père le pape en la province de Coulongne, et par lui expressément en- voie pardeçà pour le fait de nostredite église et desdits pais. Pour ce est-il que ces choses considérées , mesmement pour le désir que avons à ce que nosdits pais de Liège et de Loz puissent estre réédiffiez et remis sus , et afin que nostredit seigneur frère et cousin, et sesdits successeurs soient plus en- 74 386 ANALECTA LEODIENSU . clins de garder, préserver et deffendre nostredite église et "osdits pais et pour aucune recongnoissance de la grande grâce et miséricorde qu .1 a fait et accordé aux subgez diceulx nos pais, en consentant et accordant la construc- tion et réédifKcacion desdiles maisons , et autrement en plusieurs manières , et pour partie de la récompense des frais, dommaiges et mtéreslz , qu d a soustenu à cause de la guerre et des grans services et secours par lu. fais a nous et à nostredite église : nous de notre certaine science , par ladv.s , conseil et consentement de nostredit chappitre et par l'auctorité, cong.é, licence et consentement dudit légal, avons octroyé, consenti et accordé, oclroions, con- sentons et accordons, par la teneur de ces présentes, que nostredit seigneur frère et cousin et sesdits hoirs et successeurs aient, lièvent et reçoivent, ou par leurs commis à ce facent prendre, lever et recevoir à leur proulhl assa- voir unr Lyon dudit pris de rente héritable par an sur chascune desdites cent et quatre maisons qui seront réédiffiées en ladite cité de Liège, pour la demourance desdiU gens lais , comme dit est, et sur chascune maison il a permis ou permettera demourer entière, ou que l'en réédifficra de nouvel en ladite banlieue de Liège et èsdits pais de Franchemont et sur chacune maison qui sera réédiffiée oudit pais de Hasbain, ou lieu de celles qui y ont esté arses et brullées èsdiles derrenières guerres, ui.g florin de R.n du pris dessusdit de semblable rente héritable et perpétuelle par an, à lelz termes que nostredit seigneur frère et cousin ordonnera , eu regart au temps des con- structions desdites maisons et de la permission et tolérance qu il vouldra faire d'icelles maisons èsdite banlieue de Liège, et pais de Franchimont et de Hasbain , sauf et réservé, comme dit est, les maisons à nous et à noz églises apparlenans et que tenons en noz mains ; et faisons labourer et cultivera noslre prouffit et à noz despens, par noz gens et censiers, et aussi les maisons des nobles qui tousjours ont tenu le parti de notredit seigneur frère et cousin et de nous , et que Icsdits nobles ont semblablemcnl tei.uz et tiennent en leurs mains pour les faire labourer et cultiver par leurs gens et censiers, et à leurs despens sans fraude, et en icelles renies, nous, pour nous et nos succes- seurs évesques de Liège, avons, de l'auctorité et consentement que dessus, dès maintenant investi et adhérité, investissons et adhèritons nostredit seigneur frère et cousin , pour lui et lesdiu successeurs, par cesdites présentes, pour, par lui et iceux ses successeurs, en joïr et user pleinement, paisiblement, i«;r- pétuellement et à tousjours, par la manière que dit est. El en oullre avons ANALECTA LEODIENSIA. ' 537 aussi consenti et accordé, consentons et accordons par cesdites présentes que nostredit seigneur frère et cousin , et sesdits successeurs , aient toutes exécu- tions seigneureuses sur eeulx à qui appartiendra lesdites maisons, en deffault dudit paiement , sans ce que jamais nous ou iceulx noz successeurs puissons ou doyons clamer ou prétendre, ores ne ou temps advenir, aucun droit ou Tuant aTTT' T ?"'■''" ■""""" '!"'' "" ^*"' ' '" ^""-Ç-' P'— -l quant a ce, de lauctorile et consentement que dessus, à lousdrois, allépa- Uons, exceptions, défenses, privilèges, constitutions, ordonnances ;anonic- ZZIT ' " ^'"''— •««-»- «t -"-s choses quelqcopques, que nous ou nosdas successeurs evesqucs pourrions ou pourraient prétendre ou mettre avant, dire, proposer et alléguer aucunement au contraire des choses dessus- dites ou d aucune d'icelles, et mesmement au droit, disant générale renon- ciation non valoir si lespèciale ne précède, et le tout sans fraude et mal en.in car ainsi le voulons et nous plaist. Et afin que ce soit chose ferme et estable à tousjours, nous avons fait mettre noslre scel à cesdites présentes, sauf en autres choses noslre droit et l'aulruy. Donné en nostre ville de Trect le pre- mier jour de juillet l'an de la nativité Nostre Seigneur , mil quatre cens soixinte Ut-" u r • El nous doyen et chappitre de l'église de mondit seigneur saint-Lambert saichans et considérans les causes et considérations cy-dessus es lettres de révérend père en Dieu et notre très-redoublé seigneur, monseigneur Loys de Bourbon ,evesque de Liège , spécifiées et déclaréeis eslre vraies et pour icelles causes lesdites oclroy , accord , cession et transport, dont en icelles lettres est faicte menc.on , eslre et lourner au prouffit et utilité évident de ladite èHise paix , seurté et transquillitè des suppostz, subjez el biens d'icelles, de nostre certaine science, pure et franche voulentè, et par l'auctorité et consentement de notred.l seigneur le légat, avons, pour nous et nos successeurs à toujours loue, grée, consenti et accordé , louons, gréons , consentons et accordons les choses dessusdiles oclroys, accords, cessions et transports, el tout le contenu esdites étires de mondits seigneur de Liège , tout ainsi et par la manière que icelles lettres le contiennent. Ausqnelles lettres nous, en lesmoinR de vérité avons mis et appendu le scel dudit chappitre avec le scel d'icelui monseil gneur de Liège, à cesdites présentes faictes et données en ladite ville de Trect , ledit premier jour de juillet l'an dessusdit rail Illl cent soixante-neuf Ainsi signe par monseigneur , prèsens les président , chancelier , le seigneur o88 ANALFXTA LEODIENSIA. de Sombreffe, messire Guillaume Dordinghen , seigneur de Hardelinghen, et de Werine, et Johan de Cortenbach , séneschal de Bilsen. N. Bosselé t. -- En- igné par raesseigenurs les doyen et chappitre dessusdis. — cores, ainsi 8i{ Jehan de Broechusen. LVIÏ. COPIE DE LA LETTRE (dU 1" JUILLET 1469) DU TRANSPORT DU TONLIEU DES MARCHAN- DISES PASSANS PAR-DESSOUBS LE PONT DES ARCHES, LE TERME DE XXX ANS «. Nous , Loys de Bourbon , par la permission divine , évesque de Liège , duc de Buillon et conte de Loz , a tous ceux qui ces présentes lettres verront , salut. Comme nagaires après la conqueste faicte de la cité de Liège par tres- hault et puissant prince, notre très-honorez et doublé seigneur frère et cou- sin, monseigneur Charles, duc de Bourgogne, de Brabant , de Lembourg et de Lucembourg, conte de Flandre, etc., es communications et journées faittes et tenues entres les députés de mondit seigneur frère et cousin d une part, et nous d'autre , ait entre autres choses esté et soit convenu et appomct.e que, pour considération des grands plaisirs et services que il a faiz a I église de Liépe et à nous, comme chacun scet, dont à tousjours nous serons tenus et oblipés envers lui, et pour le aucunement récompenser des grans frais et des- pens par lui eus et soustenus à l'occasion des guerres de Liège , et aussi pour faire et édifier aucun lieu fort en l'isle, pour garder et conserver nos églises, et lequel fort sera tenu de nous , et en foy et hommaige d'icelle egl.se , nous lui céderons et transporterons pour lui, ses hoirs et aians causes, pour le temps et terme de trente ans prouchain à venir, tous les droits prouffiz et émolumens du tonlieu et gabelle , que l'on a mis sus et qui se doit prendre et lever sur tous les biens , denrées et marchandises passans et qui passeront . Par cet acte, Loui. de Bourbon donne au .ou. le pont de. arche.. LVtemplion du paye- rar cei acte , ^ ment de ces droits e«lré.ervée en laveur de. su- duc de Bourgogne , pour le terme de trenlean., meni ue cesur tous le. droit. , profit, et émolument, du tonlieu jet. du duc. établi sur le. denrée, et marchandi.e. pa»sant ANALECTA LEODIENSîA. 539 ledit temps durant par-dessoubz le pont des arches en ladite cité, horsmis les subgez des pays de mondit seigneur de Bourgogne : savoir faisons , que nous voulans entretenir ce que de notre part a esté accordé , et au surplus . user de bonne foy envers notredit seigneur frère et cousin, comme tenus y sommes, à icelui avons de nostre certaine science, par l'advis, conseil et conl sentement de notredit chappitre, pour les causes et considérations dessusdites , donné, cédé et transporté, donnons , cédons et transportons, pour nous et nos successeurs évesques de Liège , par la teneur de ces présentes , l'auctorité et faculté de lever à son prouffit tous les droits , prouffis et émolumens dudit lonlieii et gabelle qui , comme dit est, se prend et liéve sur tous les biens, denrées et marchandises passans et qui passeront par-dessoubz ledit pont des arches en notredite cité , hors mis les denrées conduites par les subgez de mondit seigneur et à eulx appartenant sans fraude , qu'est le xxxe denier des biens et marchandises y passans, pour par mondit seigneur de Bourgogne, sesdils successeurs, les faire lever et recevoir à leur prouffit eten joir et user ledit temps et terme de xxx ans , prouchain à venir tant seulement, sans ce que durant icelui temps et icelui fini , nous ou nos successeurs évesques de Liège ou autres , puissions ou doyons audit tonlieu et gabelle avoir, clamer ne demander aucun droit ne en retenir ou recevoir aucune chose à notre prouffit , en renonçant quant à ce pleinement à tous drois, allégations, exceptions , def- fenses, privilèges, à toutes recisions et autres choses quelconques que nous ou nosdils successeurs évesqus pourrons ou pourroient prétendre ou mettre avant, dire proposer ou alléguer aucunement au contraire des choses dessus- dites ou d'aucunes d'icelles et mesmement au droit, disant générale renoncia- tion non valoir se l'espèciale ne précède , et le tout sans fraude et raalengin , car ainsi le voulons et nous plaist. En tesmoing de ce nous avons fait mettre notre scel à ces présentes. Donné en notre ville de Trect, le premier jour de juillet, l'an delà nativité Notre-Seigneur, mil quatre cens soixante-neuf. Et nous, doyen et chappitre de l'église de mondit seigneur Saint-Lambert , saichans et considérans les causes et considérations cy- dessus es lettres de révérend père en Dieu, notre très-redoublé seigneur, monseigneur Loys de Bourbon, évesque de Liège, spécifiées et déclarées, estre vraies, et pouricelles causes lesdils don , cession et transport, dont en icelles lettres est faicte men- cion , estre et tourner au proffit et utilité évident de ladite église , paix , seurtè et transquillité des supposlz, subgez et biens d'icelle, de notre certaine s'cience 590 ANALECTA LEODIENSIA. puieel franche voulenté, avons pour nous et nos successeurs, loué, gréé, consenti et accordé , louons, gréons, consentons et accordons les dessudits don , cession et transport et tout le contenu èsdites lettres de mondit seigneur de Liège, tout ainsi et par la manière que icelles lettres le contiennent. Aux- quelles lettres , nous, en tesmoing de vérité, avons mis et appendu le scel dudil chapitre, avec le scel d'icelui monseigneur de Liège, à cesdites présentes faictes et données en ladite ville de Trect , ledit premier jour de juillet , l'an dessusdit mil quatre cens soixante-neuf. Ainsi signé par monseigneur le président et chancelier le sieur de Som- breffe, messire Guillaume d'Ordinghen. sire de Hardelinghen et de Werine, chevalier et Jehan de Cortenbach , séneschal de Bilsen, présens, N. Bosselet. — Encores ainsi signé par messieurs les doyen et chappilre dessusdit. — Jehan de Broechusen. LVIII. COPIt DE LÀ LETTRE (dU 22 AOUT 1469) Dt QUITTANCE QUE lONStlONEU» LE DUC PAIT OB IIII CENT MIL ELOMNS, «OÏENNANT LES TRANSPORTS DESSUSDITS '. Charles, etc. , à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Comme révérend père en Dieu, notre Irès-chier et très-araé frère et cousin lëves- que de Liège , duc de Buillon et conte de Loz , et ses doyen et cliappitre de l'église monseigneur Sainl-Larabcrt dudit Liège, saicliaus en congnoissans les grans peines , dangiers , travaulx et despens , que nous et iioz subgetz avions nagaires eu et soustenu , pour oster et délivrer la personne de nolredit frère et cousin de captivité et subjection , èsquelles ceulx de sa cité de Liège et leur adhèrens et complices l'avoient mis et constitué, à force et puissance d'armes , corrigier et pugnir les maulx , excès et oultraiges, par eulx commis et perpétrez , et réduire lesdiU pais de Liège et de Loz en obéissance de no- > Voyez cinleMus , p. »76, rinféoJalioo de et le chapitre , du chef de. dépeosej faite, par l'Ile de la Cilé. Moycnnaol Mlle ce..lon. le lui durant la guerre, duc de Bourgogne déclare tenir quilles l'cvéquc ANALECTA LEODIENSIA. 391 iredil frère et cousin et de son église, et aussi la grâce que nous, à la très- .nslanle prière et requeste d'ieeulx notre frère et cousin èvesque, doyen et chappilre de ladite église, avions fait, en consentant de povoir rédiffier certain nombre de maisons en ladite cité, et aussi les villaiges et maisons qui ont estes arses et brûlées es banlieue de Liège , pais de Hasbain et de Franchi- mont, en déclarant bonne paix entre nos pais et lesdiU pais de Liépe et de Loz, soubz certaines conditions, contenues es lettres sur ce faites : pour ces considerattons, et pour en partie nous récompenser des grandes sommes de de deniers que nous avons despensé ou fait de la derrenière guerre, mon- ^nt a plus de quatre cens mille florins, èsquelles sommes iceulx èvesque doyen et chapittre ont congneu estre tenuz selon toute raison, nous ayent in- feode. baille, cédé et transporté en fief et hommaige . hériuble. perpétuel et irrévocable, pour nous, nos hoirs et successeurs , ducs et duchesses de lllt;!l r'r . r''""'"'^' '" •'''""' "*''"' "" '''^'"' '^'^ «*« Liège, appellée loi I' M À ^ '"'"'' ^* "'^"'^ ' "'"" '"' P^'"^' y'"''' -'"''-- «" io-''' ponts, I llleau de Torrent, et autres choses contenues es lettres de ladite in- teodation, desquels la teneur s'ensuit : Nous, Lo,js de Bourbon, etc. Et il sou ainsi, que notredit frère et cousin, et lesdits doyen et chappilre ',' nous aient fait remonslrer les grandes pertes et dommaiges, que eulx et leurdite eghse ont soustenu à cause de ladite guerre, parquoy s'il advenoit que eulx ou leurs successeurs feussenl par nous , nos hoirs et successeurs, contrains de nous ou eulx entièrement récompenser de ladite somme de iiij cent mille flo- rins. Il convendroit vendre et aliéner la patrimosnede ladite église, qui lour- neroit a la totale destruction et désolation d'icelle et cessation du service divin ; en suppliant très-humblement que, sur ce, les vueillons pourveoir et oslargir notre grâce. Savoir faisons, que nous, les choses dessusdites consi- dérées, et que a faire et mouvoir ladite guerre, corrigier et pugnir les maulx excès et ouslraiges dessusdites , nous avens esté principalement esmeuz pour honneur et révérence de Dieu, et pour restaurer ladite église en ses haulteurs , iberles et droitures, envers et contre lesdiU de la cilé et desdils pais rebel- les et desobe.ssans , parquoy ne vouldrions que, à l'occasion des frais et des- pens par nous faiz en ceste partie, ladite église peust estre cy-après destruicte et désolée , nous , de notre cer.aine science , pour nous , nos hoirs et succès- seurs, et moiennanl la dessusdile inféodation, à nous faicte comme dit est nous sommes contentez et contentons;, par ces présentes, de ladite somme de m 59i ANALECTA LF.ODIENSIA. iiii cent mille floiins, el tous despens , frais , doumaiges et intëreslz par nous fais et soustenus à cause de ladite guerre; et dicelle somme de ...j cent mille florins , et généralement de tous lesdits fraiz , douraaiges , despens et mtereU, avons quiclé et quiclons , par ces présentes, lesdits évesque , doyen et chap- pitre de Liège . pour eulx , Icurdile église et leurs successeurs , sans ce que , par nous ou noz successeurs, leur en puist jamais esire querélé ou demandé aucune chose, pourveu toutesfois que iceulx évesque, doyen et chappitre et leursdils successeurs acompliront et entretiendront à tousjours ladite iiifeo- dation et autres choses contenues es lettres dessus Iranscriptes. Et avons pro- mis et promettons en bonne foy el parolle de prince, les.lites quictance et rémission avoir el tenir fermes et estables , sans jamais par nous ou par au- tre directement ou indirectement, venir au contraire. En tesinoing de ce, nous avons fait mettre notre scel à ces présentes. Donné en notre hostel , a La Haye , le xxij« jour d'aoust l'an de grâce mil quatre cens soixante-neuf. — Ainsi signé par monseigneur le duc. — J. De »Iole,me>. LIX. COPIE DES LETTIIES (dU 22 AOUT 1469) PA« LESQCEltES «ON8E1GKE01. LE DUC CORSCTT LA DEMOliEANCB DE CEUtX QUI VOULDUOUT BEMOURER EH t'iSLE DE lA CITÉ. Charles par la grâce de Dieu, duc de Bourgogne, à tous ceux qui ces présentes lettres verront , salut. Comme nous ayons vouloir et propos de faire construire el édifRer en llsle de la Cité, ysleau de tourant et enclavemens, et aultres lieux à nous nagaires inféodez par révérend père en Dieu , notre très- cher et très-amé frère et cousin, lévesquede Liège, du vouloir et consentement des doyen el chappitre de son église , ville , fortresse et aultres fortifications, afin que au moyen d'icelles, nous puissons mieulx et plus convenablement, comme àdvoet et gardien souverain des pais de Liégc et de Loz , garder , préserver et défendre les personnes des églises, leurs biens, et lesdits pais de Liére et de Loz, de toute voies de fait et aultres impressions indeues, savoir faisons que, à la prière et requeste qui , sur ce , nous a esté faille par ANALECTA LEODIENSJA. 593 lesd^ évesque , doyen et chappitre , avons , pour nous , noz hoirs et succès- seurs, consenti et accordé, et de notre cerUine science et grâce espéciale consentons et accordons , par ces présentes , ausdits évesque^oyen et chapl p tre, pour eulx el leurs successeurs, que les personnes des églises de ladite caé presens el a venir , tenans ou qui tiendront lors notre parti, puissent en loul temps de guerre et éminent péril et autrement, quant bon leur sem- blera retraire, eulx et leurs bienz, dedans ladite ville el fortifications d'icelle pour a seurté garde et préserva.ion de leurdites personnes et biens, et ce,' en tels heux dicdles ville et fortifications, que par notre capitaine lllec ou autre pr.nc.pal offic.er dicelle ville et forteresse seront advisés plus propices pour la deraoura.,ce d'icelles personnes d'églises , tant à leur seur.é que à la seurete desdiU ville et fortifications , sans ce que par icelui capitaine ou autre oHicier de nous ou de nosdils hoirs et successeurs lesdils d'église soient ou puissent elre troublés ou empcschés en aucune manière. En tesmoinp de ce nous avons fait mettre notre scel à ces présentes. Donné en notre hostel, à La Haye , le xx.j» jour d'aoust lan de grâce mil quatre cens soixanle-neuf. - Ainsi signe par monseigneur le duc. — J. De Molestnes. LX. COPIE DES ttTT.ES (dU 22 AOUT 1469) TOUCHANT LA CONTRIBUTION DES RENTES «EUES A MONSEIGNEUR LE DUC DE BOURGOGNE. Charles, etc., a tous ceulx qui ces présentes lettres verront, salut. Comme révérend père en Dieu , notre très-cher el Irès-amé frère et cousin , lévesque de Liège, du vouloir el consentement des doyen el chappitre de son éplise nous au inféodé, baillé, cédé el transporté certaine ysie estant en la ci^ de Liège , appelé / hh de la cUe, avec autres lieux el agessans ', déclarez es lettres sur ce faicles, pour y povoir faire conslruire el édiffier ville, fortresse el au- tres fortifications el édifices, à noire plaisir et voulenté, el il soit que iceulx ' yffjetsant, agèt , chemin», lieux, ponl». 75 594 ANALECTA LEODIENSIA. évesque . doyen et cliap.lre nous aient fait remonstrer que se ceulx qui seront demourans et résidens èsdites ville et fortresse estoient, au moyen desd.les inféodation, bail et transport à nous faiz, tenus quites et exemps des assiz , jrabelles et impots nouvellement mis sus es pais de Liège et de Loz , pour le paiement des rentes à nous deues pour iceulx pais , ce seroil et pou.m.t estre à rrande diminution d iceulx gabelles , assises et imposU , et par conséquent au retardement de nosdites rentes ou à très-gr^nde et insupportable charge des autres manans et habitans d'iceulx pais , en nous suppliant tres-humble- ment sur ce les pourveoir ; savoir faisons , que nous, ce que dit est considère, avons consenti et accordé, consentons et accordons que ceulx qu. seront manans et habitans èsdites ville et fortresse qui seront constru.z et edift.es es ville et place dessusdites , de quelque estât ou condition qu'ils soient excepte seulement nos officiers illec, soient tenus de contribuer èsdites gabelles, assis et impostz . mises sus pour le paiement de nosdites rentes , tant et si longue- ment que icelles rentes auront cours et non plus avant. Lt après que lesd.tes rentes seront rachetées, il sera en nous d'y mettre lelz assis et impostz, que bon nous semblera, au prouffit de nous ou pour les fortifications desd.tes vil e et fortresse, sans ce que ils seroient en ce cas contribuables en aucune chose avec les gens lais desdils pais de Liège et de Loz. En tesmo.ng de ce nous avons fait mettre notre scel à ces présentes. Donné en notre hoslel , a La Haye, le xxiie jour d'aoust, l'an de grâce mil quatre cens soixante-neuf. - Ainsi signe par monseigneur le duc. — J. de Molesmes. LXI. COPIE DE LA LETTRE DE LOUIS DE BOURBON DU 10 SEPTEMBRE 1469 , PAR LAQUELLE IL PROMET FAIRE RATIFFIER PAR NOTRE SAINT PERE LES CHOSES DESSUS DITTES \ Nous Loys de Bourbon , par la permission divine , évesque de Liège , duc de Buillon et conte de Loz, et nous les doyen et chappitre de la vénérable I Savoir le. concession, faite, an duc de tel 1469. Voyez ci-deMU., p. 576, 585 et 588. Bourgosne, en vertu de» Iroi. acte» du 1" juil- ANALECTA LEODIENSIA. 595 église monseigneur saint Lambert de Liège, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Comme puis nagaiies nous ayons transporté, pour nous et nos successeurs, à Irès-hault et puissant prince , monseigneur Charles, par la grâce de Dieu , duc de Bourgoingne , de Brabant et de Limbourg , conte de Nandres , etc. , pour lui , ses hoirs et successeurs , masles et femelles , ducs et duchesses de Brabant et de Lembourg, la place estant en la cité de Liépe . appelle / Ysle de la cité, en laquelle sont l'église saint Pol et l'abbaye saint .laques , et les ponts d'icelle , avec les petites ysles enclavées en iceulx ponts et aussi lisleau de Tourent. ensemble toute telle justice, haulteur, drois , sei- gnorie et souveraineté temporelle qui, au jour dudit transport, nous compé- toit et appartenoit en ladite ysle , pons , places et lieux dessusdils . pour y faire construire et édifier ville fermée et teles fortifications et édifices qu'il lui plaira, et autrement en joïr et user par lui et sesdils successeurs à leur plaisir et voulenté, et avec ce lui avons octroyé, consenty et accordé pour lui et sesdits hoirs et successeurs, ducs et duchesses de Brabant et de Lembourg, prendre sur chacune des cent et quatre maisons qu'il a consenti construire ei rédifieren ladite cité, pour la demourance des gens lais mécaniques, néces- saires pour le service et provision des gens d'église en icelle , un lyon de xxx s de deux gros, monnoie de Flandres, le soit de rente héritable chacun an, et sur chacune maison qui seroit rédifiée, ou que raondit seigneur le duc so'uf- freroit demourer entière es banlieue de Liège et pais de Franchimonl , et aussi ou pais de Hasbain , au lieu de celles qui y ont esté arses et brûlées , un florin de Rin de vint sols desdits pris et monnoie, de pareille rente héritable et per- pétuelle , sauf et réservé les maisons à nous et à ladite église et églises de Liège appartenans , et que tenons en nos mains, et faisons labourer et cultiver à notre prouffit par nos gens et censiers , et aussi les maisons des nobles qui toujours ont tenu le parti d'icelui seigneur et de nous , et que lesdils nobles ont semblablement tenues et tiennent en leurs mains pour les faire labourer et cultiver par leurs gens et censiers, à leurs despens et sans fraude ; et avec ce ayons donné, cédé et transporté à mondit seigneur, sesdits hoirs et succes- seurs, ducs et duchesses de Brabant et de Limbourg, l'autorité et faculté d'é- lever à son prouffit tous les droits, prouffis et èmolumens du tonlieu et gabelle qui se prendra et lèvera sur tous les biens, denrées et marchandises passant et qui passeront pardessoubz le pont des Arches en ladite cité de Liège, hors rais les subgez de mondit seigneur , et ce pour le temps et terme de trente ans. 9^\ 596 ANALECTA LEODIE^SIA. comme ces choses et aulres sont plus à plain contenues , spécifiées et déclariez en trois nos lettres patentes sur ce faictes et passées en la ville de Trect , datées du premier jour de juillet l'an mil quatre cens soixante-neuf, lesquelles, pour seurté des choses dessusdiles, avons foit baillier et délivrer à mondit seigneur le duc , et lesquelx transports , dons , octroys et consentemens ayons fais à icelui seigneur pour lui et sesdits hoirs et successeurs , ducs et duchesses de Brabant et de Lembourg , pour certaines justes causes et raisons , qui à ce nous ont meu, à plain déclarées en icelles lettres, et il soit ainsi que, pour plus granl seurté des choses dessusdites , ayons aussi promis et enconvent de iceulx transports et consentemens y contenu/ faire ratiffier , confermer et ap- prouver par très-révérend père en Dieu , monseigneur l'arcevesque de Cou- longne, notre métro[)olilain, et aussi par notre saint père le pape, ou de obtenir de notredit saint père ung rescript et commission en forme deue , adressant aux évesques de Utrechl . Cambray , Tournay , Arras, ou autre prélat de par- deça , pour approuver, ratifier et confermer lesdits transports , oclroiz , inféo- dacions et consentemens , en la manière et comme contenu est èsdites lettres et chacune d'icelles : savoir faisons , que nous , désirans fournir et accomplir lesdites promesses, vueillans user de bonne foy envers mondit seigneur, avons promis et promettons, par ces présentes, de obtenir les approbations , ratifi- cations et confermations dessusdiles, tant dudit très-révérend père en Dieu, monseigneur l'arcevesque de Coulongne, notre métropolitain, comme aussi de notredit saint père le pape , ou d'icellui notre saint père obtenir lettres de commission et rescript , adressans aux évesques dessus nommés , l'un d'eulx ou autre prélat de pardeçà , pour lesdits octroys , inféodations , transports et consentemens, tels que dessus , au prouffil et pour la seurté de mondit sei- gneur le duc, ses hoirs et successeurs, ducs et duchesses de Brabant et de Lembourg , selon et par la manière que contenu est èsdites lettres et chacune d icelles , approuver , ratifier et confermer en la manière dessusdite. En tes- moing desquelles choses , nous avons fait apendre le scel de nous ledit évesque et aussi le scel de nous lesdits de chappitre de ladite vénérable église mon- seigneur saint Lambeit de Liège , à cesdites présentes. Donné en la ville de Trect sur Meuze, le dixième jour de septembre , l'an mil quatre cens soixante neuf. Ainsi signé , par monseigneur en son conseil , auquel estoient les prési- dent , chancelier, bailly de Liège et autres plusieurs. N. Bosselet. — Encore ainsi signé par messeigneurs les doyen et chappitre dessusdils. — Johan de Broechusen. ANALECTA LEODIEIVSIA. 397 LXII. «A»D«ENT DE «OKSEIGKEU, LE DUC DE BO0I.GOGNE (21 OCTOBBE UM , „ " CABEL.FS ..SI, .r ««AV^BROECH , A CONTMBUtB AUX BENTE, CABEL..ES, .,MS ET «U. SE «ETBONT SUS ÈS PAYS DE UÉCE ET DE LOOZ ceux desdits pays, et aussi au paye»e„; des IJer ^' e^ritT '' MOUS do.bvent , à cause et au moyen de la paix faie.e .an mMIe aua .t '^"'^ so.xante.sepl, toutt«sfois ils en ont estez e sont reffusam I ^ . , veulent contribuer ne payer leur portion des crltr'^^'srlr "■ "^' sus aud.l pays, pour le furnissement des sommes à „o^" d s'en excusent; soub. ombre de que. reffus a Zvenu le „0^:'^;"'": cousin ait trouvé manière de furnir ^t f^- - ^ ^ ^^^^^ ^^ desd..s de Peeit, ^^^n^^: ::z:îz::i:i:z^rzr""' n.ïes comme desdites gabelles, pour mieulx parvenir IXltr^- mes a nous deues; et se ainssy eontinuoyent ce nous nn ^ ™" grand pr,5jucice et reU,.lement de nosdits pav'emens en" ! *""■"" ' veuillons pourveoir de nostre «race et amiabirremTde Cr cITt nt e"-" ""^ ces choses considérées, attendu mesmement la tenure 2^ .^ °"*' en nostre .Ile de Bruxelles , au mois de Janvierril^lf^T™ ' Cre'nées, capitalions. il :)98 ANALECÏA LEODIENSIA. cl nostre dit frère el cousin, par lequel, entre autres choses, est accordé entre nous et lui i\ue lesdits de Peelt, Lunrjinen et Gravenbroech seroienl constiaints et contribuables à payer les gabelles el crénées dessusdites : el que ne voulons le payement el furnissemenl des rentes et deniers à nous deues par les traiclés précédens estre retardés soubz quelque couleur ou oc- casion , vous mandons et commettons par cestes présentes, qu'à la requesle de noslredit frère el cousin , ou son procureur, vous contraigniez les manans et habilans desdites terres el seigneuries de Peell . Lummen el (iravenbroech el leurs appartenances, de lui rendre , payer et furnir les sommes des deniers, à quoy ils ont estez composez et assis, à cause desdiles crénées, el qu'ils peu- vent debvoir à cause desdiles gabelles , depuis le temps qu'elles furent mises sus jusques au présent . el qu'en deffault et rcffus d'eulx , il a fallu payer pour le furnissemet el cours de noslredile rente el des deniers , oullre icelle à nous deus, el aussi dorénavant el pour le temps à venir, el ce par prinse el dé- lenlion de leurs biens , el aussi de leurs corps, el autrement, ainsi qu'en tel cas est accouslumé de faire, sans dissimulation aulcune, et en manière que nostredil frère el cousin soit salisfaict du passé, et que faulte n'y ail pour l'ad- venir. Mandons en oullre el commandons à tous nos justiciers el officiers qu'à vous en ce faisant obéissent, car ainsi nous plaisl estre fait. Donné en nostre hostel , à La Haye , le xx'f jour d'octobre lan de grâce mille quatre cens soixante-neuf. — Ainsi signé par monseigneur le duc. — J. De Molesmes. MS. de la bibl. de l'université de Liège, n» 188 , p. 180. ANALECTA LEODIENSIA. 599 LXIII. COMPTES A BRO.X.L.ES ^ A.KA A D.HE ET EELATEH UE PAE CEULX DE DESD.TS COMPTES A MESSIEURS DES FINANCES, S.B LE DÉMENÉ DU FAIT DE lWfICE DE NICOLAS MATHIEU ^ AD CAUSE DE LA RECEPTE DE TOUS LES DENIERS ORDINAIRES ET EXTRAORDINAIRES, DEUZ Premiers, comment mondil seigneur, par ses lettres patentes , en date de X .iij novembris anno LXVII , a ordonné et commis lediî Nicolas audit office a la charge d en faire le sérement ad ce deu et baillier caution , telle qu'il ap^ parliendroit , el ce es mains desdits des comptes à Brouxelles ^ Ilem , que ledit Nicolas se transporta el vint en la chambre desdits comp- tes le xe de juing l'an LXVIH , qui est près de sept mois après la date de ses lettres dessusdites, en y présentant icelles avec aussi unes autres lettres clôt ses, signées de la main de mons- de Humbercourt, par lesquelles il pria et equisl ausdits des comptes, de, en faveur de lui , vouloir recevoir ledit nÏ colas a sérement dudit office, el au regard de la caution que icellui Nico as estoi, tenu ba.llier ausdits des comptes, selon le contenu de sadite commLsi n en la manière dicte, mondil seigneur de Humbercourt, par sesdites lettres en a promis esire son plesge, sa caution et respondant , de telle somme qu" appartiendrai et se besoing esloit, d'en baillier ausdits des comptes autre ses lettres telles qu'il appartiendroit , comme lesdites deux lettres sont in- corporees de mot à mot en ung quayer ataché cy-après. In 'r^' A "!^"*^; ^""* " . '^''"'" ''"''"■'■^"^ •""• '^ •^^"'"^••^ ^- -«-P»- à Bruxelles ].v.„..«. la Chambre des Comptes , dit que Zeghere Sueels «« .bch.ves ob .. .b.c.oce TZ A -7 fut nommé auditeur en 1473 , lorsque Charles U n. I / r- """?nE, Jyot^ce htstortque ,ur . ^ , . ' '""que i.naries- la Uiambre des Comptes, tom I nn l'î 1*4 le-lemeraire reun.l les chambres des comptes 113 et 117 ' ^^' ' ^^' de Lille et de Bruxelles en une seule . à Malines, 2 Voyez ci-desson, 1. .« • • et qu'il fut continué dans ces (onctions, lorsque donnée l V/u.Î 1 472 "" '"' '"" '" la duchesse Marie fixa de nouveau le siège de ■iî' f 600 ANALECTA LEODIENSIA. Ilem , que néaulmoins el non obsfanl ce que dit est, est bien vray que les- ilils des comptes délaïèrent lors aucunement la chose , veu que c'estoit une chose nouvelle, el dont ilz ne sçavoienl gaires à pailer; ayant aussi regard ad ce que lesdites ses lettres de commission esloienl jà données près de sept mois, comme dit est , ensemble aussi de ce qu'il avoit mis et baillié pour caution mondit s^ de Humbercourt , dont lesdils des comptes firent premiers ung pau de difficulté, pour ce qu'il esloit officier de monseigneur. Néant- moins, pau après, messeigneurs des finances, de ce adverti par ledit Nicolas , envoièrent unes leurs lettres closes , escriptes à Bruges, le xx^ de may LXVIil, par lesquelles , veu que leur entendement estoil que , à quelque officier de mon seig'^ . s'il estoit recéant pour baillier caution, navoient veu faire aucune difficulté, sinon qu'il fust officier de recepte , ce que n'estoit pas ledit seig»^ de Humbercourt, lesdiU commis mandèrent ausdits des comptes, affin de recevoir ledit Nicolas à sérement dudit office, et mondit s»" de Humbercourt pour sa caution , comme il appert plus à plain par sesdites lettres , dont aussi la copie est incorporée oudit quayer. Ainsi que incontinent après la réception ans délay, ou autrement il leur en conviendroit ad- 76 il ■I «»1 M I ! 602 ANALECTA LEODIENSIA. verlir monseigneur le duc, affin d'y pourveoir, elc. Par lesquelles ses lel- Ires d'excusalion , il dist que la pénultirae fois que l'on lui avoil escripl et mandé , il pria et requist à raonseig"" le prothonolaire , pour aucunes occu- pations que ledit Nycolas pour lors avoit, affin de tant faire devers eulx qu'ilz prenissent ung pau de pacience , et lequel mons*" le prothonolaire lui avoit depuis rescripl que ainsi Ta voit fait, et que iceulx des comptes furent con- lens jusques à la chandelleur ou xv jours après; et que , en enssuieuvant ce , jà xiiij jours avoit que cellui Nycolas estoit parti de Trecht jusques à Louvan , à tout ses papiers, en entention d'aler devers lesdils des comptes, mais receul illec certaines lettres de messeigneurs de Liège et de Humbercourt , par les- quelles lui fu mandé de soy retourner audit lieu de Trecht , comment que ce fust, pour certaine journée qui s'y lendroit, etc. , comme lesdites lettres d'ex- cusalion dudit Nycolas le contiennent plus à plain , priant pour ce encores icelluy Nycolas pour délay. Pareillement escripvi alors aussi mondit seig*" de Liège ausdits des comptes , par ses lettres estans de la meisme date de celles dudit Nycolas dessusdit , par lesquelles il requéroit pareillement , obstantes les choses dessusdiles, délay pour ledit Nycolas, comme lesdites lettres tant dudit Nycolas que de mondit seig^ de Liège le contiennent plus au long , les- quelles aussi sont trauscriptes audit quayer cy-après. Item , que pau après, assavoir au xx« jour dudit mois de février, sont venuz et çomparuz avec ledit Nycolas Mathieu, en la chambre desdits comptes, de par mondit seig' de Liège, certain^ ses députez , assavoir : maistres Anthoine Lestournel , Nycolas Uohault , son secrétaire et auditeur en la chambre de ses comptes, ^t Guillaume Roderborch, de sa ville de S^Tron, prèsentans iceulx députez certaines lettres closes de mondit seigneur de Liège , escripte le xv« de février dessusdit, contenant en substance comment ledit Nycolas, avoit requiz à mondit seig"" de Liège , que les députez des gens des trois estas de ses pays allassent avec lui et feussent devers lesdils des comptes, pour estre présens à la reddition de sesdits comptes , que lors il avoit à rendre de- vant eulx , affin de procéder plus facilement et à plus briève expédition à l'audition des autres comptes qne ledit Nycolas, comme receveur des gabelles, avoit à rendre par devers iceulx estas , et aussi de mieulx addreschier et avan- cier dès lors en avant les payemens de mondit seigneur le duc, etc., comme icelles lettres le contiennent plus à plain. Présentèrent aussi et baillèrent ouitre lesdits députez ausdits des comptes certaine mémoire en papier, en ANALECTA LEODIENSIA. 603 laquelle sont comprins pluseurs poins , dont ilz firent remonstration à iceulx des comptes; lesquelles mémoire et lettres de mondit seigneur de Liège des- susd.ts, sont aussi transcriptes oudit quayer cy-après, èsquelles en appert tout au long. Néantmoins pour ce que lors ledit Nycolas dit encores et re- raonstra , que pour pluseurs grandes occupations qu'il avoit eu de recevoir pluseurs deniers èsdits pays de Liège et de Loz, pour et au prouffit de mon- dit seigneur, ainsi que par icellui s^ et mess" de ses finances lui avoit esté or- donné, et meismement que jusques alors ne lui estoit baillié aucun ordre pour mettre en forme et estât sesdits comptes, iceulx ses comptes estoient encore bien mal pretz, pour rendre et baillier ouitre, ainsi comme par lesdits des comptes il estoit chargiè: requérant pour ce ledit Nycolas. et aussi que lors il charge de par monseigneur le duc, de avec maistre Jacques Blanchot se- crèlaire d'icellui seigr et serviteur de mons^ le prothonolaire de Clupny incontinent et à toute diligence faire Tenir ens desdits pays , tous les denierl que illec lui povoient estre deuz, pour iceulx par ledit maistre Jacques en ouitre estre délivrez là. et ainsi que de par mondit seigneur lui estoit or- donné, etc. ; de laquelle charge lesdits des comptes furent acertenez par ledit maistre Jacques. Par quoy lesdits des comptes, eu regard ad ce que dit est ont renvoie ledit Nycolas audit Liège, pour accomplir sadite charge et lui assignèrent ung aullre jour prèfix , pour revenir et rendre ses comptes dessus- dits. Ce que ainsi fut aussi dit et remonstrè ausdits députez , enssemble aussi se leur plaisir estoit , de retourner audit jour assigné audit Nycolas, que lors lesdits des comptes y besoingneroient tellement que mondit seigneur de Liège par raison seroit bien content d'eulx. Toutesvoies ce non obstant, n'a ledit Nycolas aussi «ceu ne peu venir audit jour prèfix en ladite chambre, pour rendre sesdits comptes, ne pareillement d'icellui jour prèfix en avant , obstant plusieurs charges et occupations à lui tousjours survenues, par quoy il n'y a peu entendre en nulle manière, sinon haguèresque icellui Nycolas a esté venu en ladite chambre, en y présentant certain son compte de la ma- niance par lui eue ad cause de sondit office , comme par pluseurs et diverses foiz lui avoit esté mandé et ordonné, comme assez devant est touché. Item , que quand l'on a commenchiè examiner ledit compte et y en- tendre et volu besongnier, l'on a trouvé icelui compte en tel estai, et si petitement et sobrement fondé, que lesdits deS comptes n'y ont osé pro- céder , ains ont ledit receveur fait relraire jusques ad ce que de par eulx, il U; i «i.. \\\ 604 ANALECTA LEODIEINSIA. 'I . li seroit remandé, et ont lesdils des comptes, ce temps pendant , par leurs lettres closes , escriples le premier jour d'octobre derrain passé , en adverti mesdiU seig" des finances, qui de tout mieulx scèvent à parler, veu aussi qu'ilz en ont eu plus grande congnoissance que ne font ou ont eu lesdits des comptes , affin que, pour leur fondement et arrest, en ceste partie par mesdits seigneurs des finances leur fust envoie par le porteur desdites lettres en escript par bonne distinction toutes telles parties et sommes de deniers, fussent héri- tables, à payer comptans, par termes d'années ou autres, en quelque manière que ce feust, dont, selon le contenu de ladite commission, l'on doit et est tenu de chargier ledit Nicolas , affin que après et ce eu , lesdits des comptes eussent peu sceurement et deuement entendre et procéder à l'examination et clôture dudit compte comme il appartiendroit, ainsi que lesdites lettres le con- tiennent plus à plain , lesquelles sont aussi transcriples ou quayer dessusdit. Item , comment mons»^ de Middelborch * , luy estant à Yppre , après la ré- ception d'icelles lettres desdits des comptes, et lesquelles lui furent envoiées par ordonnance de monseigneur, par messieurs les maistres de la chambre, aux deniers et argentier de mondit seigneur de la \iUe de Crotoy *, qui lesdites lettres illec premiers avoient receues en absence, de messeigneurs des finances, qui pour lors furent tous absens de la court , a escript pour responce et mandé par ses lettres ausdits des comptes , que de ce dont ilz avoient escript par leursdites lettres il ne povoit ne sçavoit baillier quelque response finale , ains lui fauldroit premiers parler et communicquier avec ledit Nicolas, tou- chant ceste matière , pourquoy il ordonna ausdits des comptes par icelles ses lettres que incontinent ilz manderoient ledit Nicolas venir devers eulx, et l'envoieroient à Lille où il seroit encoires bien iiij jours , ou se sitost il n'y pourroit estre , qu'il lui siuvieroit à S*-Omer , comme lesdites lettres le con- tiennent plus à plain. Item , que enssieuvant lesdites lettres de mondit seigneur de Middelborch, et incontinent après la réception dicelles, iceulx desdits comptes ont à toute diligence mandé venir devers eulx ledit Nicolas Mathieu , lequel venu ont incontinent envoie oultre devers mondit seigneur de Middelborch , pour avec lui besongnier en ceste matière, comme il appartiendroit, et n'en ont de- puis iceulx des comptes oy quelques nouvelles. 1 Pierre Bladelin , seigneur de Middelbourg en Flandre. ' Courlrai. ANALECTA LEODIENSIA. 60:> llem, encoires par espécial, comment naguères a esté venu en ladite chambre Robert de Boulongne, avec aussi deux notaires apostolicques, et cer- taines autres personnes y appeliez comme tesmoings, et y a exibé en pré- sence d'iceulx certaines lettres patentes de procuration de mondit seig' de Humbercourt , par lesquelles entre autres il donne povoir audit Robert de aller et comparoir en ladite chambre des comptes, et illec, en la présence des gens d'iceulx comptes ou d'une partie d'eulx et de deux notaires apostolicques, dire et déclairer comment, l'an mil quatre cens soixante-sept, mondit seigneur le duc ordonna, par ses lettres patentes, Nicolas Mathieu son receveur de tous les deniers ordinaires et extraordinaires, deuz à mondit seigneur èsdits pays de Liège et de Loz. à la charge d'en faire sérement et baillier caution en ladite chambre des comptes , et que alors lesdits des comptes , pour ce que ledit Nicolas n'avoit point de caution, retindrent en leurs mains lesdites lettres de commission, combien que mondit seig»" de Humbercourt leur en avoit escript par ses lettres closes aucune chose touchant ladite caution, dont ilz ne furent contens, comme il apparut et appert parce que encoires ilz ont retenu et retiennent lesdites lettres de commission dudit Nicolas, sans les lui vouloir baillier, par faute de caution, comme dit est; et que toutesvoies lesdits des comptes, soubz umbre desdites lettres closes de mondit seigneur de Humbercourt, veulent maintenant entendre, comme l'on lui a rapporté, que nostredit seigneur de Humbercourt soit plesge et caution dudit Nico- las , laquelle chose icellui monseigneur de Humbercourt n'entend avoir esté ne estre, attendu ce que dit est , et ne le entendist oncques, et aussi que d'ores en avant il n'entend en aucune manière estre plesge ne caution dudit Nicolas, et de ladite déclaration requérir lettres publiques desdits notaires, pour lui valoir ce que de raison , et requérir ausdites gens des comptes que de ce ilz veulent advertir messieurs les commis sur le fait du demaine et finances de mondit seigneur le duc, comme mieulx et plus à plain il puet apparoir par lesdites lettres de procuration , aussi transcriptes cy-après. La- quelle déclaration ledit Robert a ainsi fait par la manière dicte , et en requis ausdits notaires avoir lettres publiques, pour valoir ce que de raison, et requis d'en advertir mesdits seigneurs des finances , comme icelui Robert ce bailla ' aussi oultre par escript en une petite cédulle , dont aussi copie est trauscripte après ladite procuration cy-après. Item, comment, ce fait, lesdits des comptes bien esmerveilliés de ceste ma- llltil :î I 606 ANALECTA LEODIENSIA. I nière de faire el qui oncques ne oïrent ne vëireni le pareil , incontinent ont fait retraire lesdits Robert, notaires et autres lesmoings dessusdils, et ce temps pendant, ont fait copier les lettres de procuration el cédulle dessusdites, et après fait entrer ledit Robert , en lui respondant que l'on y avoit bien oy ce que lui avoit pieu dire, el que cestoit une chose bien nouvelle el qui oncques n'y avoit esté oye ne veue, en lui disant que ladite déclaration ne faisoit ne froit ne chaut , et que ce qui en avoit esté fait et passé esloit encoires en estre , pour valoir tellement qu'il appartiendroit , sans plus. Ainsi que ledit Robert s'en alla , sans en avoir d'eulx autre responce quelconcque. Item , pour ce que mondit seigneur de Humbercourt , comme il semble , se fonde fort sur ce que lesdits des comptes auroient retenu en leurs mains les- dites lettres de commission dudit Nicolas , pour ce qu'il n'avoit point de cau- tion, et non obstant que mondit seigneur de Humbercourt leur en avoit escript par ses lettres closes aucune chose touchant ladite caution , et dont ilz ne furent ne encoires ne seroient contens; et comme il seroit apparu et apper- roit, parce que tousjours depuis lesdils des comptes auroient retenu et re- tiennent ladite commission , etc., en la manière déclairée au deuxième article précédent ; si fait sur ce respondre , que après l'acceptation desdites lettres de caution de mondit seigneur de Humbercourt, ou temps que ledit Nicolas fisl son sérement dudit office , comme devant est déclairé , sesdiles lettres de com- mission furent baillées à feu Michiel De le Wale, lors en son vivant clerc et auditeur desdits comptes, pour par lui estre vériffié, soubz son seing manuel sur le dos d'icelles, affin que par ce il apparust que ledit Nicolas estoit receu audit office, et qu'il en avoit fait le sérement ad ce pertinent, comme il appar- tient de faire. Ainsi que depuis le trespas dudit feu Michiel, icelle commis- sion a esté trouvée entre les autres escriptures , estre en son hostel en ceste ville , et ainsi entre les autres apportée en ladite chambre , et y est oncques depuis aussi demourée (ainsi que ledit Nycolas n'en avoit gaires à faire, comme il semble bien , parce que paravant l'exhibition par lui faicle d'icelles lettres en ladite chambre , il avoit desjà excercé et déservy ledit office par l'es- pace près de vii mois, comme dit est, et pareillement a fait oncques depuis et fait encores à présent), pour lui estre rebailUée, quand il y vendroit et eppor- teroit lesdites lettres patentes de caution, faicle selon ledit slile de la chambre, et la somme d'icelle caution seroit limitée et déterminée , ainsi que mondit sei- gneur de Humbercourt l'a aussi promis de faire par sesdites lettres closes , ANALECTA LEODIENSIA. 607 comme plus au long il est déclairé ou iiii^ article cy-devant. Et en ont lesdits des comptes toutesvoies depuis envoie audit Nicolas la copie autentique , à la requeste de mondit seigr le prolhonotaire , pour soy en aydier sur les comptes que lors icellui Nicolas avoit à rendre de son entremise pardevant les estas dudit Liège , etc. Et que pour ce, mesdits seigneurs des finances soient de tout bien et au long advertiz, pour par eulx y estre fait ce que pour le droit, prouffit et sceureté de mondit seigneur ilz y verront et trouveront estre à faire , et meisme- ment ausdits des comptes par eulx aussi estre envoiées en escript, par bonne distinction, toutes telles parties et sommes de deniers, soient héritables, à pair. compUns, par termes d'années ou autres, en quelque manière que ce soit^ pour quant besoing sera , sur ce povoir fonder les comptes dudit Nicolas Ma- thieu et à l'examinationet cloiture d'iceulx procéder, comme il appartiendroit, ainsi que par les lettres desdits des comptes devant touchés, naguères leur a esté escript et dont aussi mention est faicte cy-devanl. Fait en la chambre des comptes de monseigneur le duc, en sa ville de Brouxelles, le xiiii« jour de décembre l'an LXXI. Archive» du royaume, trésorerie de Brabant : bwcecsel AEii DE LATE VA!» LDTK , mifiute Originale de la Cham- bre des Comptes de Bruxelles. LXIV. COMMISSION DONNÉE, LE 4 JUIN 1472, A NICOLAS MATHIEU, RECEVEUR DES RENTES APPARTENANT AD DUC DE BOURGOGNE DANS LE PAYS DE LIEGE ET DE LOOZ ^ Charles, par la grâce de Dieu , duc de Bourgoingne, de Lothier, de Bra- bant, de Lembourg et de Lucembourg, conte de Flandres, d'Artois, de Bour- goingne, Palatin, de Haynnau, de Hollande, de Zeellande et de Namur. marquis du saint Empire, seigneur de Frise, de Salins et de Malines, à tous ' Voyez ci-iJeKttua , p. 1597. Il 1' 1 608 ANALECTA LEODIEiNSIA. ceulx qui ces présentes lellres verront, salut. Comme jà piéçà nous eussions par autres noz lettres patentes commis , ordonné et eslably nostre bien amé Nicolas Mathieu à la recepte de tous les deniers à nous appartenans es pais de Liège et de Loz et leurs appartenances, tant en rentes hérilables à rachat et sans rachat, comme en deniers extraordinaires, et aussi de tous autres de- niers qui illec nous estoient lors et seroient dès lors en avant deuz et escheuz , et il soit que de la part dudit Nicolas Mathieu, nous ait esté remonstré que puis naguères, de son gré et consentement, nous avons divisé sadite recepte en deux parties, en baillant charge et commission à nostre bien amé Benoitin De- par-Dieu, de recevoir tous nosdils deniers extraordinaires et autres à nous deuz èsdits pays de Liège et de Loz, en réservant à icelui Nicolas seulement la charge de recevoir èsdits pays de Liège et de Loz noz deniers venaus à cause des rentes héritables à rachat et sans rachat; par quoy lui est besoing et néces- saire, pour le recouvrement de nosdits deniers, d'avoir sur ce autres lettres et commission de nous, ainsi qu'il dit, en nous suppliant très-humblement qu'il nous plaise icelles lettres lui octroyer et faire expédier , et sur ce lui im- partir nostre grâce; savoir faisons, que nous voulans recognoistre les services à nous faiz par ledit Nicolas, tant ou fait de la recepte dessusdile comme au- trement , icelui , confians à plain de ses loyaulté , preudommie et bonne dili- gence, avons commis, ordonné et establi, commettons, ordonnons et esta- blissons de nouvel , en tant que mestier est, par ces présentes , oudit office de recepte d'iceulx nos deniers venans , à cause des rentes héritables à rachat et sans rachat, à nous appartenans èsdits pays de Liège et de Loz, et lui avons donné et donnons plain povoir et auctorilé dudit office de recepte d'ores en avant tenir, exercer et desservir, de recevoir et faire venir ens à nostre prouf- fit tous deniers qui desjà sont et autres qui cy-après nous seront deuz , à cause d'icelles rentes héritables , à rachat et sans rachat, èsdits pays de Liège et de Loz, de contraindre et faire contraindre à les lui paier tous ceulx et celles qu'il appartiendra et qui tenuz y sont et seront , par toutes voies deues et raisonnables , et comme il est accoustumé faire pour noz propres debtes et deniers , et généralement de faire bien et deuement tout ce que bon et loyal receveur dessusdit peut et doit faire, et qui audit office compète et appartient, aux gaiges telz que par autres noz lettres lui seront pour ce cy-après tauxez et ordonnez, et aux autres droiz, honneurs, prérogatives, libertez, franchises, prouffiz et émolumens accoustumez et qui y appartiennent , dont, et d'en ren- ANALECTA LEODIENSIA. 609 dre bon et loyal compte et réliqua chascun an desdits deniers en la chambre de noz comptes à Brucelles, il sera tenu de faire le sérement à ce pertinent et bailher caution souffisante es mains de noz amez et féaulx les gens de noz comptes à Brucelles, que commectons à les recevoir de lui. Si donnons en mandement ausdits gens de noz comptes à Brucelles, que lesdits sérement fait et caution par eulx receuz d'icelui Nicolas Mathieu , comme dit est , ilz le met- tent et instituent ou facent mettre et instituer de nouvel, en tant que mestier est , de par nous , en possession et saisine dudit office , et d'icelui , ensemble des droiz, honneurs, prérogatives, libertez, franchises, prouffiz et émolu- mens dessusdits, ilz, nostre lieutenant de l'advouerie èsdits pais de Liège et de Loz , et tous noz autres justiciers, officiers et subgez , cui ce peut et pourra touchier et regarder, leurs lieuxtenans prèsens et à venir, et chascun d'eulx en droit soy et si comme à lui appartiendra, le facent , seufiFrent et laissent dès lors en avant, selon et par la manière que dit est, plainement et paisiblement joyr et user, sans lui faire ou donner ne souflFrirestre fait ou donné quelconque destourbier ou empeschement au contraire. Car ainsi nous plaist-il estre fait. En tesmoing de ce nous avons fait mettre nostre seel à ces présentes. Donné en cité lez nostre ville d'Arras, le iiii» jour de juing, l'an de grâce mil CCCC soixante et douze. — Par monseigneur le duc. — Barradot. Le xiii« jour de décembre l'an mil 1111^ LXXII, Nycolas Mathieu, dénommé ou blanc de cestes , fisl le serment pertinent de l'office de receveur des rentes héritables, tant à rachat que sans rachat, appartenant à mon très-redoubté seigneur, monseigneur le duc de Bourgongne et de Brabant, etc., es pays de Lyége et de Loz , dont ou blanc à l'autre costé de ces présentes est faicle men- tion , en la chambre des comptes de monseigneur le duc dessusdit, en sa ville de Brouxelles, et es mains de messeigneurs d'iceulx comptes. — Moy présent. — Prévost, Archives du royaume , trésorerie de Brabant : Btvoecsel AEH DE LAYE TA» LuTCK , Original en parchemin avec le sceau du duc à demi brisé. 'A 77 u il il 610 ANALECTA LEODIENSIA. LXV. DECRETtM LUDOVICI BORBONII , DE DIE 4 JULIl 1472 , CONTRA PRIOREM ET CONVEPCTUl CARMELITARUM C1VITATI8 LEODIENSIS , NOLENTES AD REGEHTIAE OFFICIUM ADMITTERE HUBERTUn LEONARDI *. Ludovicusde Bourbon, Dei et apostolicae sedis gralia, episcopus Leodiensis, dux Bulloniensis et cornes Lossensis, etc. Universis et singulis abbalibus, prio- ribus, praepositis, gardianis, lecloribus et convenlibus quorumcumque rao- Dasterioruin necnon parrochialiura ecclesiarum et capellarum recloribus per civitatem et dioecesiin nostras Leodienses constilutis , seu loca tenenlibus eo- rumdera, ad quem vel ad quos praesentes nostrae litterae pervenerint, salutem in Domino. Quia nos tara pervigili experienlia quam fide dignorum testimo- nio jam comperimus eximium famosuraque virum magistrum Hubertura Leonardi, sacrae theologiae professorem , religiosum ordinis bealae Mariae de Monte Carraeli, consiliarium et confessorem nostrura, atque in dioecesi nostra haereticae pravilatis inquisitorem, fuisse et esse virum probatae vitae, et commendabilis religionis : idcirco alias eidem magislro Huberlo, tune meritis suis exigentibus promoto et depulato per venerabilem dominum generalem dicli ordinis ad officiura regentiae in conventu monasterii civilatis nostrae Leodiensis praedicti ordinis, litteras nostras recomraendatorias et promotorias concessimus, post quas leligiosos dominos priorem et conventum praedicti monasterii in dicta nostra civitateconstituti exhorlati fuimus, qualenusdictum magistrum Hubertum, recommissum ad dictum regentiae officium, admittere sine difficullate deberent, juxla vim , formam ettenorem litterarum commissa- riorum sibi a praefato generali suo desuper concessarum, et quanquam ob hoc non licuerit neque liceat dictis priori et conventui monasterii civitatis nostrae quidquam pervitiosum sugessisse praefato generali suo, in contemptu littera- rum nostrarum recommendatoriarum praetacUrum, nisi prius nobis et dicto 1 I. anno 1474 episcopus Dariensi» et Borbo- aclae sunt. De ipsius legatione in Galliam , vid. nii suffraganeus fuit consecratus , et partem non supra p. 77. Cfr. Ernst, Tableau hùt. de, tuffra- modicam habuit iis in rébus, quae hoc tempore gans , p. 146. ANALECTA LEODIENSIA. 6U raagistro Huberto ad hoc rite vocatis. Nihilominus tamen iidem prior et conventus, praetendentes se litteras revocatorias ab eodem suo generali contra praefatum mag.strura Hubertum consiliarium nostrum non vocatum , non aud^um, neque convictum, propter ejus démérita licet non expressa neque probata impetrasse et obtinuisse , ob hoc eum ad praedictum regentiae offi- cum admittere recusarunt et récusant. Et quod deterius est, iidem prior et conventus, per alias nostras cerli tenoris litteras vocati, quatenus certis die et hora competentibus,tunc futuris , jamdiu praeterilis, comparèrent coram nobis per se vel eorum deputatum ad hoc ab eis sufficienter instructum alle- galuri causas rationabiles, propter quas ipse magister Hubertus indignus foret offico praetacto, cum ea etiam inlimatione quod si qua labes inveniretur, ipsi magistro Huberto i m pressa , propter quam veniret ab hujusmodi regentiae offico excludendus, exlunc sibi per nos quaevis defensio praestari non debe- ret. Uuod SI nihil reprehensione dignum in eo posset reperiri, extunc ipsi prioretconvenlus,omnirancoreabjecto,salutaribusmonilisetexhortationibus nostris parère curarent, coram nobis in termino hujusmodi eis stalulo com- parère, vel causam aliquam allegare recusarunt. Quin imo spretis pastorali dignilate nostra I.tterisque et exhortationibus nostris, nobis, eisdem litteris et exhorlationibus nostris obtemperare non curarunt neque curant, inanimarum suarumgravepericulum. Verum quia superiorum suorum gratiam non meren- lur, qui superiores suos agnoscere conlemnunl, idcirco omnes et singulas gra- lias per nos dictis priori et conventui monasterii carmelitarum civitatis nostrae Leodiensis haclenus concessas super audiendas confessiones et impendendas absolutiones m casibus episcopalibus , praedicationibus et quaestis faciendis divinis celebrandis extra eorum monasterium in aliis monasteriis, ecclesiis' capellis et locis publicis dioecesis nostrae , praefato magistro Huberto in iis dunlaxat excepto, cassamus, revocamus et annullamus. atque pro cassatis revocalis et annullalis haberi volumus; inhibentes vobis omnibus et singulis supradiclis, sub poenis suspensionis a divinis officiis et excommunicationis la- tae sentenliae, ne quis vestrum in ecclesiis, monasteriis vel capellis suis, prae- diclos priorem et conventum aut singulares personas ejusdem conventus ad confessiones audiendas, praedicationes et quaestusfaciendaaut quaeque divina celebranda eis ,)er nos olim generose indullas et indulta admittere praesumat • ahoquin vos et vestrum quemlibet in iis rebelles praetactas poenas et censuras ipso facto volumus subjacere. In quorum omnium fidem et testimonium prae- T I'! ' H'! '■rrtt'il .;»!:' '^.u i ■ Wî ili^ i'I il t )• if nid 612 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 613 missorum praesentes literas sigiUi nostri ad causas fecimiis et jiissimus ap- pensione coramuniri. Dalum in oppido nostro Trajeclensi, sub anno a naliy.- lale Domini M» CCCC" LXX11« mensis julii die quarla. Sic signatum de speciali inandalo révérend. Leodiensis, praesentibiis dominis vicario, praesidenti et pluribus de concilio. — Jo. Lupi. Collalio facta est de praesenti copia ad originales sanas et intégras cum qui- bus ipsa concordat sine quaciiraque discrepantia , per me G. de Sanctis , apos- tolica et iraperiali auctorilatibus notarium publicum. Bihl. royale , MS. 9149 ; dernier feuillet de garde d'un Sru- cutOM HisTORiALB , écrit par Laurent de Stavelot. LXVI. SIXTI IVCONSTITUTIO, DATA TERTIO «ONAS DECEMBRIS 1472, QUO PRIVILEGIA EXEMPTIONS ECCLESIARUM COLLEGIATARUM DIOECESIS LEODIENSIS CONFIRMANTUR *. Sixtus episcopus, servus servorum Dei , dilectis filiis decanis et capitulis omnium et singularum coUegialarum ecclesiarum civitatis et dioeces.s Leo- diensium praesentibus et futuris saiulem et aposlolicam benediclionem. Lxigit devotionis vestrae sinceritas, quam ad nos et apostolicam sedem gerere com- probavistis, ut vestris humilibus et bonestis votis, quantum m Deo possu- mus, favorabiliter annuamus. Sane pro parte vestra nobis nuper exhibiU petitio conlinebat, quod licet omnes ecclesiae collegiatae civitatis et dioecesis Leodiensis, illarumque decani et capituli, singulique canonici et personae ac illis suppositi a lanto lempore , cujus contrarii memoria non ex.st.t, ab omni iurisdiclione, potestate, dominio et superioritateepiscopi Leodiensis pro tem- pore existentis , suorumque decanorum et otticialium penitus exemptae et sedi apostolicae subjectae fuerint et existant; ita quod episcopi Leodiensis acvi- carii et officialis praedicti etiam ratione delicti, contractus vel rei, de illis » Idem ponlifex anno 1479, ecclesiae calhe- liqui» nova addidU. dralis Leodiensis privilégia confirmavit, et an- lanquam exemptis et liberis nullatenus se intromiserint , prout nec moder- nus episcopus se etiam iniroraillit. Nihilominus quia causante destructione civitatis Leodiensis , privilégia et exemptiones hujusmodi vel ignis incendio consumpta vel alias perdita fuerunt, ita quod de illis apparere vel de prae- diclaexemptione, alias quam per longaevam consueludinem, fides fieri non potest , dubilatis conlra hujusmodi privilégia et exemptiones moleslari possc tempore procedente. Quare pro parle vestra nobis fuit humililer supplicatum , ut, attenf a hujusmodi longaeva consueludine et quod privilégia ipsa consumpta vel deperdita sunt , ut praeferlur, quodque lam modernus quam ejus ante- cessores episcopi Leodienses exemptionem hujusmodi recognoverunt et in eorum assumplione illi non conlradixerunt vobis, quod sicut hactenus per eosdem episcopos moleslali non fuistis, ita nec in futuris moleslari possitis alias quod in praemissis oporlune providere de benignitale aposlolica digna- remur. Nos igitur quieli et Iranquillilali vestrae et ecclesiarum, necnon canonicorum, personarum elsuppositorum eorumdem, quantum cum Deo pos- sumus, providere volentes, hujusmodi supplioationibus inclinati vobis, dum- raodo de hujusmodi consueludine et pacifica possessione constet , quod sicut hactenus per ipsos episcopos molestati non fuislis , ita nec in futuris moles- lari possitis, quodque praesentes lilterae ad probandum plene exemptionem hujusmodi injudicio et extra ubique sufKciant, et illis sletur firmiter , sicuti privilegiis praedictis slarelur , m originaliter apparerent , nec ad id prolationis allenus adminiculum requiralur, aucloritate aposlolica lenore praesentium indulgemus , decernentes ex nune omnes et singulos processus . sententias censuras et poenas , quos et quas per modernum et pro tempore exislentes episcopos Leodienses, eorumque vicarios et officiales, conlra dictam consuelu- dinem ac tenorem praesentium lilerarum, in odium vel praejudicium eccle- siarum, decanorum, capitulorum , personarum et suppositorum earumdem praesentium et fulurorum rerum et bonorum veslrorum et suorum, forsan haberi vel promulgari , necnon secus quicquam a quoquam quavis aucloritate scienter vel ignoranter altenlari conligerit, irrita et inania nulliusque exis- lere firmitatis , non obstanlibus constitutionibus et ordinationibus apostolicis caeterisque contrariis quibuscumque. Nulli ergo oranino hominum liceat hanc paginam nostrae concessionis et constitutionis infi ingère , vel ei ausu temerario contraire. Si quis aulem hoc atlentarepraesumpseril indignationem omnipotentis Dei et beatorum Pétri et Pauli , aposlolorum ejus , se noveritin- % ■ :;t;| ^1 m i;: .1' ■il îl ri | Si •il •Ij .'Il m m 618 ANALECTA LEODIENSIA. vexalionibus, oppressionibus et moleslalionibus , vobis etcuilibet veslrum. per quascuraque personas , lam spiriliiales quain seculares , de fado et injuste ac contra ecclesiasticam libertatem, franeiziasque et cxemptiones supratactas , faclisetillatis, faciendisve vel inferendis, possetenus defendere , atque alten- lata revocari facere et realiter procurare cum intégra restitutione ablatorura et damnorum illatonim. Insuper tenebimus vos immunei ac defendemus, pro posse nostro , ab om- nibus pensis, talliis seu impositionibus per quascumque personas, spirituales aut seculares, irapositis seu imponendis , concessisve seu concedendis. Prae- terea non permiltemus , per aliquera seu aliquos in et circa monasteria et ecclesias nostrarura civitatum patriaruin dioecesis Leodiensis praedictarum fieri visitationem, nisi juxta et secundum formam et tenorem sUtutorum sy- nodalium et curiae nostrae Leodiensis. Item , volumus et mandaraus statuta synodalia hujusmodi necnon curiae nostrae' unacum modificationibus et reformationibus felicis recordationis do- mini Adulphi, episcopi Leodiensis, praedecessoris nostri , necnon majorum et secundariarum ecclesiarum nostrarum Leodiensiura , super abusibus judi- cumdelegalorum sanctae sedisapostolicae, necnon officiatorum eoruradem, in anno Domini millesimo trecentesimo tricesimo seplimo, die duodecima men- sis decembris édita , in omnibus et per omnia , juxU iUarum et illorum teno- rem et seriem in singulis suis punctis et arliculis, et praesertim quoad processus, ut praefertur, per judices apostolicos faciendos, et jura ralione eorumdem quomodolibet recipienda et exigenda, inviolabiliter observari : monetas ibidem designatas juxta cursum monetarum moderni teraporis décla- rantes, videlicet grossum veterem sive etiam Turonensem aestimari debere ad unum scolerum quondam Henrici, legis Angliae, necnon esterlingum argenU, ad tertiam partem talis grossi Turonensis sive veteris, quodque illa praedicta singula parlibus , pro defensionibus jurium et causarum suarum indigentibus, et petentibus ac volentibus in judioio exhiberi seu exhibere illorum origi- nalia , seu in et sub authentica forma non negentur. Quorum quidem statuto- rum synodalium ac curiae nostrae Leodiensis, necnon refbrmationum et modificationum praedicti bonae memoriae Adulphi praedecessoris nostri, episcopi Leodiensis , et aliorum praedictorum copiam sub authentica forma vobis concedimus et annuinms, in archivis yestris fideliter conservandam ac reponendam; volumusque et auctoritate nostra praedicU praesenUumque te- ANALECTA LEODIENSIA. 619 nore mandamus, quod quilibet officialium assessorum et judicum , advocato- rum, col ectorum, procuratorum fiscalium ac procuratorium communi curiae nostrae Leodiens. praepositi et aliorum achidiacanorum in ecclesia nostra Leodiensi teneantur et debeant illa jurare et observare, quantum in eis erit e quemhbet eorum concernere poterit, ac quod nullus praedictorum possit lia negare , ut praefertur. Quod si secus facere praesumpserint , corrigantur, et m expens.s condamnentur per judicem illius curiae, ubi hoc aclum fuerit Quodque quoad conjugatos et bigamos , collectores , ficales et procuratores ' serventur statuta , reformaliones ac modificationes praedictae, mandantes ea^ aéra mviolabiliter observari. Item, indultfemus, innovamus tenoie praesentiu.n singuli, canonicis prae- d.ctarum eccles.arura nostrarum , collegiatarura forensium et de confraterni- Ule ecelesiarum nostrarum secundariarum antedictarum existenlibus prae- bendafs et residentibus simile privilegium , quod canonieis praebendalis et residentibus earumdem nostrarum ecclesiarum secundariarum Leodiensium m reformationibus dicli bonae memoriae domini Johannis de Heynsberch suprad.ctis, super non denegantes absentes et placet conccssum est, demplo et salvo quod rebelles contra nos noslrarumque jurisdiclionem et dominium .pso pHYilegio, rebellione hujusmodi durante, minime gaudeant, nec illud eis seu cu.l.bel eorum suffragetur, mandantes nostro sigillifero et aliis praelatis prout m dictis reformationibus circa praelaclum privilegium continetur et per praefalum dominum Johannem, praedecessorum nostrum, mandatum tuitet est, ac Tolentes illa observari. Et iDsuper quia contra et ullra indulta aposlolica , a felicis recordationis dommo Eugemo papa quarto primo, et deinde a felicis memoriae domino 1 10 papa secundo, sanclaque sede aposlolica ad perpeluam rei memoriam nobis et successoribns nostris pro tempore exislentibus episcopis Leodien- sibus, ac ordmariis collatoribus et collalricibus civilatis et dioecesis nostrarum Leod.ens.um praedictarum , tam super electionibus abbalura , praeposilo- rum, decanorum et aliorum praelatorum , dignitatum et officiorum, tam in majori quam caeteris ecclesiis et monasleriis civilatis et dioecesis nostrarum praedictarum Leodiensium, quam super lurno alternativorum sex mensium in collatione beneficiorum , sub laxa duarum marcharum in quibusiibet duode- cim mensibus vacanlium. ac alia conlra tenorem hujusmodi indultorum pra- tiose concessa per nonnullos dielim turbanlur, electores et collectores ordina- il "* I ml H l M 620 ANALECTA LEODIENSIA. rii dignitatum el beneficiorum hiijusmodi volumiis , ordinamus et statuimus , noslra auctoritate praelacla ac de consensu venerabilis capiluli nos! ri Leo- diensis , necnon etiam simili consensu veslnim omnium praediclorum , quod quilibel omnium praediclorum juret ad manus sui immediali superioris aul vices ejus gerenlis se observaturum et defensurum pro viribus ac ope, con- silio etauxiliosuis, praelacla indulla aposlolica juxla earumdem omnimodam seriem et tenorem, et({uod nemo praediclorum aliquid , per se \e! alium, di- recte vel indirecte , quovisve quaesilo colore impetrabit, nec impetratis etiam molu proprio concessis utelur in praejudicium illorum indultorum aut ali- cujus conlentorum in eisdem , nec dabil directe vel indirecle consensum , consilium, opem, operam aut auxilium conlrafacienlibus sive impelrantibus, sub poena perjurii et allerius correctionis condigni, ad arbilrium sui imme- diali judicis et superioris et nostrum, si et in quantum opus fuerit. Et quod ab inceptis vel incipiendis. si casus contingeret, inconlinenler desislat et desistel, ac quod communibus expensis tam noslris quam omnium praediclorum contra deinceps allentantes et attenlala fiai resistentia, el fiet realiter et cum effeclu alque sine mora, omnibus dolo, fraude, interprelalione , caulelis et subtililalibus seclusis et semotis , obedienlia, recognitione et reverentia sanc- tae sedis aposlolicae ac sumni pontificis pro tempore existentis semper salvis. Insuper per veridicos et in ea parle experlos sufficienter informati reperi- mus in verilale , communi existimatione alque communibus annis , uno ad alium relato , verum valorem modiorum speltae , quibus communiter béné- ficia diclarum nostrarum patriarum el in magna parte dioecesis nostrae di- lala comperiunlur , ad decem sluferos ducis Burgundiae , quorum Iriginta hoc die et cursu temporis valent unum ducatum boni auri el jusli ponderis, declaramus et laxamus tam pro nobis quam singulis praelatis, praeposito, archidiaconis , decanis, collegialis etruralibus, acabbalibus, capilulis, con- ventibus et beneficialis nostrarum civitalis, palriarum et dioecesis Lcodiensis , ducatum in valore praelacto communiter , valere et existimari ad Iresmodios speltae, et e contra 1res modios spellae valere ducatum valorispraelacli, quod- que unusmodius duri grani aequiparabitur duobusmodiis speltae et e contra. Et sic volumus , mandamus , ordinamus et consliluimus observandum esse et futuris perpetuis temporibus observari debere in omnibus et singulis , in quibus véniel existimatio facieuda de pecuniis, ad grana el granaad pecuniara. Item , volumus et consentimus , quod subsidia et alia quaecumque , nobis ANALECTA LEODIENSIA. ' g^i valores beniS „1 ^ oJt '^^^^ P''^"^ ~^"- -t, juxla veros Heynsbercb praenLo^^::^^^^^^^^^ ^^ verificali, levenlur alque solvanlur , sa vTLod si at uat^^^^^^^ ""' '''"^ lumus, praecipmusetordinarT...c • ^""'^» siaoïtur el stari vo- de appellantc infra temon, Tk . ' caut.onem sufficientem et r„itoHalibu: e rr ut ïnl r'^ "" ''""'"' '" '''""' "P"'""'- appellationea, prosequmï et' dl ."PP-'o--"-" et hujus^odi slando juri coraLudrëoZtent "' 'T ' " «'""-rvando, ac salvis ,l.„e„ eisde™ u IpriE h' T "" " " P"''' supe.ioribus, secuadarias ecclesias uoifor™ ,er „ Z 1 ."J"'''"''"'" '^"'" "°''™' resecationis, qualusTn;'» Z'ëa 'IZir ^'-'T""'^-^ •^^"^ ecclesiarum, ad spoliandun. a i^.! "^'"'""'"'^ "'"1"'' '" "''q"" praediclarum per très conformes enirt ir^l^Xoa" T T"'"""' J"'^-'^'» ' -^ praeuctam et ean. realiter prllve" t ' '""'' P""'"" ""'^*'-"' à '1: ■il M • '-'l '( I 5!« 1 iiiij i 'n !'• I 622 ANALECTA LEODIENSIA. Insuper quia abbates, decani, capitula et conventus monasteriorum etsecun- dariarum ecclesiarum nostrarum Leodiensium , hactenus plura onera. vexa- tiones et labores nobiscum ac cum venerabili capitulo nostro Leodiensi , pro libertate ecclesiaslica servanda nec non pro resistenlia injuriarum , oppres- sionum et gravaminum , proh dolor ! nostrae jurisdictioni liberlatique ec- clesiasticae . necnon clero nostro tam civitatis quam dioecesis nostrarum Leodiensium praedictarum retroactis tenaporibus illatarum , sustinuerunt ac passi fuerunt, et judices per amplius sustinent et ferunt in a{];endis ac communibus dicti totius nostri cleri incessanter occupantur; idcirco in re- conipensam hujusmodi onerum, vexationum, occupationum et laborum con- tinuorutn eisdem capitulo nostro Leodiensi ac abbatibus, decanis, monasteriis et ecclesiis nostris secundariis , singulisque beneficiatis et residcntibus in eisdem favorabiliter indulgemus ac volumus . ordinamus et statuimus qua- tenus juribus placet , et absentiae ac cathedratici et obsonii nobis seu sigil- lifero nostro pro posse nobis , ac praeposito et archidiaconis ecclesiae nostrae Leodiensis , necnon decanis ruralibus ipsius noslrîie dioecesis solvcndis , prae- dicti capitulum nostrum Leodiense ac abbates, decani, monasteria, capitula et conventus, sing^ulique beneficiarii in eisdem résidentes, infra tempus statu- tum et ab antiquo consuetum, deinceps possint et valeant hujusmodi placet et absentiam ac cathedraticum et obsonium , per eosdem conjunctim seu divisim debitum aut debitam, solvique consuetum et consuetam infra dictam nostram civitatem Leodiensem , dicto nostro sigillifero seu ipsius substituto pro nobis necnon per ipsos praepositum, archidiaconos, et decanos rurales specialibus in ea parte commissariis deputatis seu deputandis solvere et de illis satisfacere, jure tamen dictorum nostrorum decanorum riiralium , in ipsis cathedratico et obsonio levandis ac g^rossis eapropter recipiendis, ac alterius cujusiibet semper salvo. Volumus insuper, statuimus et ordinamus quod officialis nos- ter Leodiensis, pro nobis ac dicti praepositus, archidiaconi et decani rurales, habeant deinceps et teneanturin dicta nostracivitate Leodiensi habere spéciales commissarios ad hujusmodi placet et absentiam , cathedraticum et obsonium temporibus opportunis recipiendum, et quilantias etiam opporlunas desuper, in quantum opus fuerit et requisiti exstiterint, dandum, et caetera omnia circa ipsa necessaria facientes facere et deputare, alioquin poenae tam de jure quam de consuetudine propterea et in defectu solutionis incurrendac in prae- dictorum minime locum sive cursum sibi Tendicabunt. Quin imo eosdem in ANALECTA LEODIENSIA. 623 dictis absentia , placet, cathedratico et obsonio obligatos, quamdiu per eos non steterit quominus satisfécerint in dicta noslra civitate , ut praeferlur de- super , haberi volumus , statuimus et ordinamus indemnes. In quorum omnium testimonium praemissorum praesentes nostras litteras sigilli nostri ad causas jussimus appensione communiri. Datum Leodii , anno a nativitate Domini millesimo quadringentesimo septuagesimo sexto , mensis februarii die prima. MS. de M. le prof. Serrure. LXIX. LETTEE8 DU 19 MARS 1476 , PAR LESQUELLES MARIE DE BOURGOGNE RENONCE AUX DROITS QUI AVAIENT ÉTÉ ATTRIBUÉS AU DUC SON PERE DANS LE PAYS DE LIÈGE *. liiln By Marie Herthoghinne van Bourgoignen, van Brabant, enz. , doen te weten eynen yghelicken , dat wy 1er gunsten ende lyefden van onssen lieven ende zeer gemynden oem bisscop van Ludich , hertoghe van Bullion ende * Voyez ci-deMU8, p. 74. Louvrex a publié ceUe renonciation en français, tom. 1, p. 186, et M. de Gerlache Ta reproduite p. 159. Le père Bouille remarque, au sujet de cet acte (tom. II, p. 178), que Louis de Bourbon, après les premières nouvelles de la mort du Téméraire, se rendit à Gand auprès de la princesse Marie , non-seulement pour la consoler, mais aussi pour avoir part à ses conseils. Louis travailla à se faire nommer tuteur de la princesse ; n'ayant pu réussir , et se voyant sans appui par la mort du duc de Bourgogne , il résolut de se réconcilier avec les Liégeois. Dans cette vue, il captiva si bien Tesprit de la princesse, qu'il en obtint des lettres par lesquelles elle renonça généralement à toutes action» et droits qu'elle pourrait avoir ou prétendre , elle et ses successeurs , en vertu des conventions faites entre le feu duc son père et les Liégeois , pendant les dernières guerres ; elle ordonna aussi qu'on leur restituât les chartes , documents et tous papiers du pays qu'on avait transportés à Mons. La ville et le pays de Liège se virent ainsi délivrés du tribut annuel de trente raille florins ou environ, qu'on devait payer au ducde Bourgogne , comme aussi des droits de voiierie et de beaucoup d'autres que le duc s'était appropriés par la force. Louis XI convoitait l'héritage de la princesse Marie ; c'é- tait aussi pour elle, comme pour Louis de Bour- bon, faire acte de politique en tâchant de gagner par des concessions l'amitié des Liégeois. 'ti V i _ lui 624 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. grève van Loen , ende overrails ontlastinghe der zielen willen ons lieff zeer gheraynden heeren ende vader, dien Gode genaedt : aensiende die grote ende overlullighe sommen van pennynghen die hy ghehaven heeft van den lande van Ludich ende van Loen binnen iheen jaren, nu laest leden, in recompensalien der costen , verlies ende schaden van hem ghehadt ende gheleden bennen den uerloghe die regneerl hebben in den selven landen ; ende oyek len ynde op dat onss voirscreven oeni mach vercryghen voer hoem ende voer onss den goden willen synder onderfeten van synen landen , naer by wy van bon ghe- dient moghen weerden '; eest dat noit is, ende dat ^\y deylechlich moeghen syn der ghebeden die daghelix ghescien bennen kerken der selver landen : soe hebben wy voer onss , onsser erffghenamen ende nakomelinghen hertoghen ende herthoginnen van Brabant, ghegeven vertyt ghequiteert ende opghe- draghen ghenen vertyden, quiteren ende opdraghen met desen teghenwoor- dighen briefiFe aenden selven onssen oem al alsiilkc recht geschilde ende ac- tien die wy hebben ende hebben moghen op die voirscreven landen , ende onderfeten by middel des traclaels , van den peysse ghemaickt van ende aengaende den overghemelde orloghe , zoe van wat groetheiden die syn moghen , ons afdraghende van allen zulkcn rechten gheschilden ende actien die verlidende lot synen profyt sonder dat wy ommermeer sullen noch onsse nakomelinghen moeghen heysschen , haldende nu voertaen voer nyet ende van gheender weerden, alsoe verre ons dat aengheit, die brieven die ghe- maecht moghen syn ende ghepasseert vanden voerscreven tractaet - ende be- velen die ghene die die hebben, dat sy die overgheven aen onssen voerscreven oem sonder weder segghen : in ghetuygenisse onss namen hier ghesat , den neghenteensten daichs der maent van meert in't jaer Onss Heeren duysent veerhondert ende sesendtseventich. Aldus gheteykent. — Marie. Bibl. royale de Bruxelles, MS. n<> 10917. 1 Ce motif principal de la renonciation est tubjets de tetditt pays, tellement que puisions être moins explicitement exprimé dans le texte fran- suys d'eulx s^il est besoing. çais : mesmemeut afin que notredit oncle puisse ^ Voyez ci-dessus les actes des concessions acquérir pour luy et pour nous le courage de ses faites au duc de Bourgogne, p. 576; 583 et 588. LXX. SUPPLICATION ADRESSÉE PAR LES MANANTS ET HABITANTS DE LA VILLE DE LIEGE, AUX COMMIS ET DÉPUTÉS DU PRINCE AUX ÉTATS-GÉNÉRAUX DU PAYS, LE 15 AVRIL 1477 ^. A vénérables , nobles et Irès-honnorés seigneurs , messeigneurs les commis et députés de part mon très-redoubté seigneur monseigneur de Liège, et les membres et estais de son pays , etc. Supplient bin humblement vous obéyssans serviteurs et bons amis les ma- nanset inhabitans de la cité et banlieu de Liège, tant en général comme en espécial , qu'il vous plaist en faveur d'eulx , et comme l'une des membres dudit pays , les vous supplier, à la grâce de mondit très-redoublé seigneur leur prince , que ayant regart aux grans affaires qu'ils ont eu et sostenu jusques aujour- d'huy au moiien des guerres et autrement et en pluisseurs et diverses ma- nières , aftin aussi que d'ors en avant , obstant quelcques choeses faites ou passeez , bonne paix et transquililé puist eslre , soit et demeure à jamais entre eulx, il lui plaist accordeir et consentir les pétitions, poins et articles dont ci- après serai fait mention ; En protestant sur toutles choeses que leurs opinions , vollenteis ne entende- mens n*esl autrement senon de demoreir vrais et obéyssans subjectz de mondit très-redoublé seigneur leur prince, et qu'ilz ne sont venus ne comparus parde- vanl vous, mesdits vénérables et Irès-honnorés seigneurs, pour prendre ou vol- loir avoir par vollentei singuleir ou autrement que les auctoritei , puissance ou mestrie pour mondit très-redoublé seigneur , ou vous mesdits très-honno- rés seigneurs , par manière de manache ou constrains faire , dire ne proposeir choese qui puist estre au préjudice de sa grâce ne de vous, mesdits seigneurs, 1 On lit en marge du MS : » Ces présens ar- • ticles ont aujourd'huy quinzème jour de moys i> d'avril Tan llll*' LXXVIJ esté présentés à N mondit très-redoubté monsigneur de Liège , • duc deRuillonetcontede Looz, etsurchascun >• desquelx il a respondu et ordonné ainsi et en « la manière que les apposiilles y eslbans le con- » tinent. Fait à Liège , les ans et jours dessusdis , » ainsi signé : IHorelle. » — Le père Bouille, t. II , p. 182, et M. de Gerlache, p. 164, rapportent sommairement quelques-unes des demandes con> tenues dans celte supplique. 79 {le 'I IM.I •l!ii «.i-i? ■ \À 626 ANALECTA LEODIENSIA. mais humblemenl et par une singuleir amour et afFeclion , plus en plorant et péraissant qu'autrement, ou nom de tous les autres subjectz de mondil sei- pneur pour vous démonstreir et avertir de leurs yriff \ dëplents et nécessités, désirans qu'il vous plaist, par bon avis et délibération, déclareir leur présente requeste et humble supplication envers la bone grâce de mondit seigneur , et que ensuyant icelle. vous vuilliés employer lilement et ensi comme ils en ont plaine entière et parfaite confidence , afHn que du bien qui en pora venir ci- après, soit apperpétuité fait mémore dudit pays, en rammenant la grâce de mondit très-redoubté seigneur au fait les grandes oppressions, servitudes, subiections et vollenteis , ensquelles ilz ont esté tenus jusques aujourd'huy , et qu'ilz n'eussent jamaix posu ensi paisiblement et passivement porteir , se n eust esté la grande compassion et pité qu'avoit d'eulx mondit très-redoubté sei- gneur leur prince et qui vollentier . comme ilz espoirent fermement , y eust contrevenu de remède de tout son povoir, s il eust esteit en sa puissance ou qu'il n'eusl doublé de mettre sonditpays en plus grand dangier et péril, et aussi d'autre part la bonne espérance qu'ilz ont tousjours eu en sa grâce pour le temps advenir , et les a jusques à ors aidiet porteir et souslenir plus passive- ment leurs adversités , et sostint encor au présent. Et pour ce dont que par le consentement et punition divine de nostre créa- . teur, le temps est au présent ensi disposé, que nostredit très-redoubté seigneur est seul prince et seigneur vraiement obéy et sens empescheraens d'autruy de tout sondit pays , supplient très-humblement et le plus pitieusement et affec- tuesement que faire puelent, que pour le salut d'honneur , bin, prospérité, paix , union et transquilité de mondit seigneur et de tous lesdits supplians et autres subjects de sondit pays , il vous plaist de lui supplier et monstre.r que par sa miséricorde, il les vuille regardeir en pileit, ayant compassion deulx en les impartant de sa grâce , ensi come fait eust par ci-devant , s il n'y eust . comme dit est, bonnement polsut remédiier, ensi que puix nagaires les at li-mesmes libéralement une fois et autres dit et remostreit , tant en la présence de vous mesdits seigneurs les estas à la dernière journée , comme en devant. Il s'il y avoit aucuns que pour tenir à perpétuité lesdis supplians et sub- jectz de mondit seigneur en servitude . volsissent mettre aucun argument ou impeischement, que Dieu ne consent jamaix advenir, en disant que lesdis Griffy grief». \ki '4* ANALECTA LEODIENSIA. 627 supplians sont obligiés, par vertut des traitiés de paix en certaines sommes an- nuelles, les duck et duchesses de Braibant, qu'il plaist mondit très-redoubté seigneur pour satisfaire à telx argumens ou mis en terme , respondre et alli- gier ce que de sa grâce puet desjà avoir alligiet à ma damoiselle de Borgongne sa cusine , en disant que telx traitiés ont esteis fais par force et constrainte de guerres, aux grans préjudice et servitude de son église et des drois et jurisdic- lion d'icelle et totale destruction de son pays , ensi que nostre très-saint père le pape, empereur et roy saront asseis légirement comprendre, et ausquelx pour l'absolution et délivrement desdiles servitudes, les choeses poront requérir estre remostreiz, afKn ossi que la grande passience qu'ilz ont eu de leurs griflFs . dolleurs et playes , qui encores ne sont point bin sauées , leur soit con- fermées et converties par vostre moyen en joye et consolation , pour éviteir tousjours la fureur de puple contre ceulx qui ensi durrement et inhumaine- ment les ont par ci-devant aidiez , tracteiz et governeiz, comme en pluisseurs pays marchissans est advenu , à quoy jusques à ors ilz ont tousjours à grande diligence remédié et feront tant qu'ilz poront à leurs loyal pooir. I. Et tout premier, désirent lesdis suplians que, pour le salut de mondit sei- gneur, d'eulx-mesmes et autres subjects, ossi délivrement et absolution de servitudes dessusdites, il plaise mondit seigneur, le plus brieflF que faire se po- rat, bonnement envoyer pardevers nostredit saint père, pour eslre releveis et absoulz de telx sermens que par force , comme dit est , il at convenu ladite église et |>ays faire, attendu mesmement se deisjà lesdits traitiés n'eusent esteit fais par constrainte , que leurs contre-partie les ont premierment et pluisseurs fois rompu , en procédant contre iceulx , a ceste cause doncques réputeis de nulle valleur, et nientmoins ce incorus es paines et abandons y déclarées ^ II. Item, et afhn que Dieu nostre créateur n'eslende encors sa verge de pugnilion par-dessus eulx , et que les pœuvres âmes trespassées extantes en purgatoir, qui ont te'stateit et laissiet leurs bins en terre pour sostenir les pœu- vres membres de Dieu , ne soient privées et frustrées de bénéfices de l'office divine et des priiers des pœuvres mendians par les pieux lieux , maisons de Dieu , et hospitaulx desdits pays qui depuix la destruction de Liège, ont esteit et sont pluisseurs placés piteusement contre Dieu , la vollenté des trespasseis , droit et raisons , governées , ensi qu'il est asseis notoire , qu'il plaist à mondit I iU., 'f«' , i,5: ' »111 l»î '»*■ * Apostille : « Monseigneur l'accorde et en esl bien content. » ii' 628 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 629 très-redoubté seigneur, comme bon et vrai prince chreslien et pasteur espi- rituele, auquel apartienl à battillier pour les povres raembresde Dieu, faire telx bins dislribueir et governeir d'ors en avant par bons notables borgoix et gens de bins, ensi que par ci-devant en solloit esire fait et useit , par quoy la distri- bution en parveigne auxdits pœuvres membres de Dieu, et ensuyvant la vollenté des trespasseis, et que Nostre-Seigneur lui soit à son âme plus miséricordieu V m. Item, désirent lesdits supplians qu'il vous plaist à mondit seigneur re- mettre à mémore le serment qu'il fit à l'entrée de sa réception, avec le contenu de la sentence rendue par icelui nostre très-saint père , par laquele la seigneu- rie de sondit pays lui a esté adjugiet sens préjudice des traitiés de paix fais par- ci-devant, fondées en droit, raison et justice ^. IV. Item , et veu le consentement que mondit seigneur donnât de sa grâce espéciale à la dernier journée et congrégation des trois estas de son pays , en disant qu'il se volloit conduire et useir par leurs conseil et délibération , qu'il vous plaist d'i tenir le main et lui priier que, comme prince d'honneur, il ne vuille entreprendre guerres, alliances, mettre sus tailles, faire battre moo- noie, ou autrement tochant le fait de son pays , se ce n'est par délibération et ordinance desdils troix estas , comme d'anchienté il a esté useit ^. V. Item , et pour ce que (par) bon conseil et meure délibération des bonnes • gens, l'on voit les princes, citeis, villes et pays régner en paix et prospérité, désirent lesdits supplians que, pour l'honneur, proffit et utilité de mondit sei- gneur, paix, union et transquilité de tout sondit pays, il vous plaise mondit seigneur supplier qu'il vuille les subjects de sondit pays en fait d'ottice et con- seilliers avoir et tenir pour recommandeit avant nulx autres estrengniers qui ne seroient natifs dédit pays, affin que mondit seigneur mostre tousjours le bon coraige qu'il at à ses subjetz et qu'ilz soient plus enclins en son amour et service, ossi que la renommée ne soit es estraingnez pays , à la grande eskan- dre * et vituper de ceulx des églises et nobles, que pour faulte de sens, il covengne envoyer quérir des gens eslraingnes , aux grands doraaiges et despens , et qui jamaix ne poront savoir la nature dudit pays ne eslre si agréables, dont sovent- foix l'ont voit advenir pluisseurs maulx et inconvéniences , attendut mesrae- ment qu'il est de si grand nécessité d'en useir en cestui pays et plus comme es autres pays voisins et marchissans, ausquelx la semblauble requeste a esteit acordée et consentie ^ VI. Item , combin que ce soit choese asseis notoire, que les guerres qui ont régné èsdits pays, ont procédé la pluspartpour les abus, forces et compositions qu'i faisoient les procureurs contre les subjets de mondit seigneur , nientmoins encore aujourd'huy , obstant les grandes povretés qui sont oudit pays , ilz ne vuillent entendre à quelque raison , ne mettre en leur exercice règle ne ordi- nance , ains travillent journelement lesdits povres subjects plus comme en nulx autres pays, et pour ce suplicnt, comme dit est, qu'il vous plaist mon- dit seigneur suppliier d'y mettre provision, affin que à cesle cause nulx dan- giers ne inconvéniences n'en vengne , dont ils seroient très-dolans et voroient remédier à leur pooir , en ensuyant la paix de Tongre et la modération de Adoulphff ^. Vil. Item, et affin que ladicte cité se puist plustost rédiffiier et pour le bien comon de tout le pays en général , désirent lesdits supplians qu il vous plaist supplier mondit seigneur, que sa court espirituele qui depux ladite prise de de Liège a esté mise à Louvaing , à Trecht et à S'-Trond , soit d'ors en avant remise en ladite cité , comme elle solloit estre par avant -*. VIII. Item, et que delle auclorileit de mondit seigneur bonne et brieff jus- tice, sens dissimulation ou déport, soit fait par les officiers de sondit pays, tant sour les grands , moyens, riches comme poevres *. IX. Item tiercement, veu la diversité des loysqui durant les guerres ont eu course en son pays , qu'il plaist supplier mondit seigneur , que d'ors en avant ung chascun soit traitiés et meneit par droit, par loy , par jugement des esquevins ou hommes , selon que les cas requéront et que par mondit sei- gneur et les estas ordonneit sera , et meismement que les officiers de mondit i. .1, l^'l ,,11 • Apostille : « Fiai, sauve le droit et regart que mondit seigneur y a et doit avoir, de comnoet- tre comme ordinance, et sauveit aussi la pré- sentation de vicarie aux Cornillons , ensi que d'anchiennelé at esteit accouslumeil. » 2 Apostille : » Fiai. » * Apostille : « Mondit seigneur est content , moyennant ossi que lesdits supplians et les es- tas ne les poront faire sens son bon gré et con- sentement. • ^ Eskaudre, scandale. ' Apostille : u Mondit seigneur s'i conduira si • favorablement pour ceulx de ses pays que les • supplians auront cause pour raison d'estre n content. • 2 Apostille : « Mondit seigneur porvéra vol- » lenlier énsuyanl les modérations et réforma- * tions sour ce faites. » ^ * Apostille: » Mondit seigneur en. sera cou- » tent que le siège soit remis en cesle cité. * ^ Apostille : u Mondit seigneur accorde Tar- » ticle , et fera pugnier les délinquans. • i'i (»1 il 'îll I Il k 630 ANALECTA LEODIENSIA. sei^jneur ne travillent personnes indeuemenl et hors loy, et que silz usoient de contraire, comme soventfoix et parci-devant est advenu , qu'il y soit lele- ment porveu que justice puist avoir son lieu à la correxlion et pugnition de lelx officiers, ainsi que mondil seigneur et mesdits seigneurs les estas vieront estre le plus expédient *. X. Item, en ensuyant la délibération faite dernièrement par lesdils estas, lochant ceulx qui au moyen des guerres puelent estre es limittes des pays de France et ailleurs, que mondit seigneur par sa grâce et miséricorde les con- sent et accorde de pooir retourneir audit pays paisiblement , réserveit que tele rendrée ou revenue ne se face par voye de fait ou hostilité de guerres , et à quoy lesdits supplians , quant adont , voroient mettre toutte diligence pour y sobvenir et résisleir. et de contenu dédit article soit fait aucun cry ou publication ^, affin que nulx ne puist prendre ignorance '. XI. Item, et pour mieux entretenir paix entre lesdits supplians et autres subjets de mondit seigneur, que certain cry et commandement soit fait de l'auctoritéde mondit seigneur et à son de trompe , à tele paine qu'il lui plaira, que nulx ne reproche ne de à l'autre quelque injure ou vilonie. tochant le parti qu'il poroit avoir tenut durant les guerres *. XII. Item , et affin que tousjours lesdits supplians ayent plus d'affections envers la grâce de mondit seigneur et en faveur de piteil et miséricorde, qu'il lui plaist d'ors en avant faire leveir les mains des bens des confiscations de Bruystem et autrement , qui par ses officiers ou ceulx ausquelx il en poroit avoir fait aucuns don , sont esteit jusques à ors tenus et ocupeis ; et qu'ilz ne fuissent pour bin de paix entendu d autres conditions, qui ne sont les autres bins des confiscations ; et au semblant de pluisseurs héritaiges qui , au para- vaut ladite prise, solloienty estre aisemences et communes aux inhabitans de ladite citeit et autres bonnes villes dudit pays , qui comme deseur sont par les officiers de mondit seigneur tenus et occupeis , à grand préjudice de sesdits subjetz, et dont la grâce de mondit seigneur nat gaires de proffit ^. ' apostille : >• Mondit seigneur vael ung cas- * cun traitier par droit et juvtice , comme bon )> prince , selon que le ca« le requérat. • ^ On lit en marge : 7V puteis par devers Ini pour communicquier » sour le fait et manière de procédeir oudit ar- I ANALECTA LEODIEjNSIA. 631 XIII. Item , que ceulx qui par constraintc ou assiette des commis aux ven- ditions des héritages confiskeis et dont ilz feroient apparoir , aroient achatteit aucuns cens, rentes , héritaiges , minnes , parchons de fosse, houttes et ustil- les, eawes, pesseries ou autres bins quelconques, qu'il plaise à mondit très- redoublé seigneur d'en faire leveir et oisteir les mains , pour d'ors en avant en laissier joyr ceulx ausquelx lelx bins aroient esteil parlenans ^ XIV. Et se par la daulte de leursdils achas , il estoit Iroveil qu'ilz euyssenl receu les deniers de leurdite assiette , voir compleit ung muy de spelle Tune an portant l'autre à dix aidans, ilz deveront parmy ce estre conlans des héri- tiers, se dont lelx ensi acquis n'avoienl, pour avoir lettres de leur achat, dé- bourseit aucuns deniers, dont ilz deveroient yestre rembourseis quant il en apparoil par l'ordonnance des commis ad ce -. XV. Item , et s'ilz n'estoient remboursez comme aucuns qui aroient esteil des derniers assis et taxeis , que ledit remboursement , main levée préaKible- ment desdis bins , soit fait par Tordinance de mondit seigneur et mesdis sei- gneurs les commis ^. XVI. Item, et s'il estoit trouveit que aucuns se fuissent avanchis de tireir par devers lesdits commis pour leur singuleir proffit , et sens assiette ou or- donnance ilz euyssenl esteil receus à achalteir que au semblant . moyenant qu'il appeerl de leur payement , qu'il en hostenl leurs mains sans riens avoir et ossi sans rins restituer, se dont il n'apparoit que audeseur de leurs achas ils euissent aucune choese receu , ce qu'ilz seroient quant adont tenus rendre aux héritiers, à l'ordonnance des commis ^. XVII. Item , que ceulx qui de vollentei se seroient boulleis et intruis es bins d'autruy, sens les avoir acheté, qu'ilz en hostenl leurs mains et fâchent des levées, la restitution à ceulx ausquelx il en poroit appartenir. Et avvec ce soient mis à certaines amendes civilles , pour les applicquer au boin plaisir de mondil seigneur , soit en la réfection de pont des arches ou autrement aile ordinance desdis commis ^. XVIII. Item , et que au semblant soit fait et useil de ceulx qui aroient mis les mains à maisons d'autruy , qui n aroient esteil brûlées , et que au préjudice » ticle , espérant de y telement porveoir et con- » dure que ung chascun aura cause d'eslre M content. » ' Apostille : « Fiai. » - Apostille : « Fiat. • 3 Apostille : • Fiat. » ^ apostille : a Fiat. • •^ Apostille : «■. Fiat, n .«Il M m ''I: » 1 > > iilil -t «.-.1 i I iu "-1 IKiil i:"\ W 63-2 ANALECTA LEODÏENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 633 des hii-tiers les avoient rompus de fait, en apporteit les boix pour mellre en autres lieux ou les vendre et faire leurs prolfis *. XIX. Item, et s'aucuns avoient , en faisant achas desdis hirtaiges , abusé les commis en prunant ung bonier de terre . preit ou jardin , à mendre pris qu'il ne vaeroit , que telx achatteurs fuissent tenus de rendre à ceulx ausquelx il en appartenroit , l'outre plus des proffis que leveit en aroient audeseur de la spé- cification , déclaration de leurdit acbat et pour leurdit abut en amende civille , à l'ordonnance de mondit seigneur, en la manière dicte *. XX. Item , et s'il y avoit aucuns que pour recouvreir les deniers des som- mes de leurdite assitte eussent esteit constrains vendre leurs propre hirtaiges , et en fait œvres de loy, qu'il plaist à mondit seigneur telx vendeurs accordeir reschosse ^ ung an entier après les ordonnances départ mondit seigneur conclutte *. XXI. Item, s'il y avoit aucuns qui après leursdis achas euyssent obtenu greit des hirtiers , et que pour tel greit avoir , ilz eussent encor exposé aucuns deniers, qu'il plaise mondit seigneur consentir que telx héritiers dedens l'an , comme dit est, puissent, parmy rendant les deniers que receu en aroient, par- venir à reschosse de leurs hirtaiges ^. XXII. Item, et s'aucuns ainsi ayant achatté avoient fait édiFiier , se ceulx ausquelx telx hirtaiges poroient appartenir ou leurs proismes y voloient re- tourner fuissent tenus de rendre lesdites réfections par l'ordinance desdits commis , moyennant que telx édifices ne fuissent faites inutilles , et pour pri- veir le proisme de non y povoir revenir ^. XXIII. Item, que ceulx qui auroient gardez maisons d'autruy de feu ou d'aultre inconvénient , et ilz en euyssent payé aulcuns deniers , que ilz en soient remboursez ^. ' Apottille : o Choeses Iransportées Jemeur- ront en estât tele quelle sont de présent. • "^ Apottille : u Juste calculalion soit faite et le supérexcressence converty par Tordonnance de mondit seigneur et de ses estas au profiRt du bin publicque. • ■* Hetchosse , rescousse. * Apottille: « Mondit seigneur en est content. Ainsi signé : JHorelle. » ^ Apostille ; » Mondit seigneur accorde Fan de reschosse, nantissement fait, assavoir que le possesseur estant au présent demeurra en sa possession jusques à ce qu'il avéra esté par le resGovant remboursé , et dedens Tan. Autre- ment , ledit an eipireit , ledit rescovant sera privé de ladite reschosse. • * Apostille : - Fiat , par ledict des voir-jn- reis. » ^ Apostille : « L'article est raisonnable et l'ac- corde icelui seigneur. • XXIV. Item, et au semblant, s'aulcuns avoient prins places pour les diex couronnes , et y faict édiffier, se les héritiers y vueillent revenir , soient tenus de rembourser à l'acquesteur ses despens et missions des édifices, par l'ordi- nance de mesdis seigneurs , porveu comme dit est, que les édifices ne fuissent inutilles , défalkeit préalablement le proffit qu'ilz pourroient avoir heu , en tant moins des sommes à quoy seroient taxez telz édifices *. XXV. Item , et pour ce que les places estantes de présent en ruyne en la- dicte cité meuvent et sont tenues de pluisseurs personnes , afin d'éviter toutes malères de piocès et différens qui à cesle cause porroient susciter entre les treffonsiers, et d'ors en avant ladite cité soy puist plus légièrement rédifier, semble ausdis supplians (saiilf la correction mondit seigneur) qu'il soit bin nécessaire d y porveoir, et tellement que qui y vora faire rédifier pour le sien préserver, soit premier, moyen ou dernier lausageur ', sache comment il soy devera conduire soit de tenir ledit hérilaige, après son édiffice faict, ung terme d'années sans rien payer , ou à demy treffon une bonne espausce de temps ., selon la quantité ou la valleur de l'édiffice que fait y aroit, ou autrement, ainsy que mondil seigneur viera au fait appartenir '. XXVI . Item , et pour ce que durant les guerres , et jusques à ors les officiers de feu monseigneur le duc se sont avanchy , sur ombre de confiskalions, dons d'icelui seigneur ou autrement, de mettre les mains aux bins, rentes et reve- nues que pluisseurs desdits supplians et autres inhabitans du pays mondil seigneur ont es pays et seigneuries d'icelui feu seigneur, et lesqueles ils retinent encor aujourd'hui sens en volloir osleir les mains, qu'il plaise à mondit Irès-redoubté seigneur telement besongnier envers madamoiselle de Bourgongne sa cusinne, comme duchesse et dame desdits pays, que lesdits supplians et autres subgets de ses pays puissent retourneir à la joyssance de leursdils bins, et que de son auclorité main levée en soit d'ors en avant faite *. I Apostille : * Fiat , moiennant que la rescosse ■ cl remboursement se Tache en dedens Tan tant ■ desdix couronnes , comme du remiudrement • et par l'advis des voir-jureis. * 3 Un autre texte porte lausaiyeur. 3 Apostille : « Pour ce que la matère est » grande et toche pluisseurs personnes tant ec- 0 clésiaslicques comme autres , mondit seigneur ;» vuet qu'il y soit advisé et porvéu par luy et » ses commis. » * Apostille : u Mondit seigneur y fera en la • faveur des supplians tout ce que bonnement • possible lui sera. • «Il (M- 4;i 'H <• y : I •Itlll ill H*' i'Mtlt ' 'Si 1** I I r 634 ANALECTA LEODIENSIA. XXVÏI. Item, et veu la grande poevreleit et nécessité desdits supplians, ayant regart mesraement aux tailles, impositions et aiilres subventions, qu'il leur a covenu jusques à ors, en espécial encor à présent, le course des ga- belles en ladicte citeitet banlieu , etsens comparation, sont au plus haull prins qu'elles n'ont esleit parci-devant , qu'il plaise à la grâce de raondit très-re- doubté seigneur, ayant compassion des poevres, ses subgés deschargier et son poevre pays desdites gabelles , et que au sorplus ceulx qui par ci-devant ont esleit commis à les recevoir et leveir en soient tenus rendre bon et juste compte , et au semblan des assiette et compositsons faites oudit pays , et les- dits supplians espéroient que, le tout veu et la vérité sceue, Ion Irovera qu'ilz ont asseis payé, que les sommes dont ilz puelent avoir tenu compte ne por- tent. Et s'il est trové après lesdits compte rendu , qu'il soit de nécessité mondit seigneur d'avoir aucunes sommes, soit pour les réfections des murailles , pont des arches, acquittement des pensions des églises ou en autres despens, lesdits supplians y voidront condeschendre à leur léal povoir, et par l'ordi- nance de mondit seigneur des trois estas de sondit pays ^. XXVIII. Item, et pour préserver aux grands périlz, qui journelemeut avynnent sour la rivière de Meuse . à cause de la rotture du pont des arches , et affin que marchandiese aient son course en ladite cité, ossi pour le bien comun et publicquement de tout le pays en général , il plaise à mondit sei- gneur, le plus breffque faire se pora, d'y porveoir et remédier, telement que ledit pont soit aucunement pour commenchement rais en esta pour y passeir ségur de piet et de cheval *. XXIX. Item , désirent lesdits supplians , pour éviter plus grands périlz et dangiers, que ceulx qui par grand diligence ont aidiet troveir la manière d'en- frendre la jurisdiction de mondit très-redoubté seigneur, et au semblau ceulx tant spirituelx comme temporelx, qui lesdits poevres supplians et autres subgets de mondit seigneur ont ad ce tenir en grand subjection et pouvreté , qu'ils se vuillenl, sour bin de paix et pour éviteir la challeur de peuple, ab- sentir hors de pays, pourquoy nulle challeur ne se face contre eulx. comme 1 jéposttlk : ■ Mondit seigoftir est content n que mesdits seigneurs des troix estas donnent " et baillent leurs députez pour, en ce qui tou- » che ce présent article , communiquier avvec > lui et son conseil , affin que par une accord moiien soit troré d*yestreapointiet et porréu, en la meilleur manière que faire se pourra, r - Apostille : « Mondit seigneur fera porveoir comme dessus. • ANALECTA LEODIENSIA. 635 en autres pays maixhissans l'on a veu advenir , ou autrement que mondit seigneur y met tele provision que ce soit exemple à tous autres, et que le poevre pays puist d'ors en avant abondeir en paix et prospérités *. XXX. Item, et se en ceste présente requeste , ilz avoient aucune choese oblié qui polsisse y estre à l'honneur de Diu et de leur prince et aussi Diu sauble et profiitauble au bin comon et utilité dédits pays en général , alten- dut que pluisseurs iceulx ont plus grand cognoissance que ung seul mes- mement des gens de si gros et ruddes entendement , comme ilz sont , sup- plient très- humblement qu'il vous plaist d'y démostreir vostre prudence et bonté , en confirmant comme ung des membres des troix estas , vostre vol- lenté , et avvec le leur , en priant et sollicitant de tout vostre pooir la grâce de mondit seigneur, qu'il se vuille ausdits articles et autres que adjosteir y poreis, consentir et accordeir, en les advertissant le plus brieflFque faire se porra de vostre opinion et comment vous y voidreis conduire, affin que, pour prendre trop longe dilation ou volloirdissimuleir, plus grands dangiers n'aven- gnent , auquel ont tousjours porveu et vuelent encor faire de tout leur pooir *. Archives de la province de Liège , grand greffe des échevins , registre n° i^O,ca$e 13. — Foyez aussi le registre 258 ibid. LXXI. TOUCHANT LE RESTAUBLISSEHENT DES MAISTRES DE LA CITÉ DE LIÈGE . FAICTE l'aN MIL CCCC LXXVII, LE 19 AVRIL. Protestation. Sabmedi xix« jour du moix d'apvril l'an XIIIIc LXXVII , à l'eur de ix heu- res de matin ou environ , fut , en la présence de plussieurs de messieurs des • Apostille : « Déclarent ces supplians ledit » article plus amplement et overtemeot pour, > par Tadvis de son conseil et de messeigneurs » de ses estas, y donneir tele provision qu'il ap- » parliendra par raison. •> 2 Apostille : « Sur lesquels articles ensi ac- » cordeis , mondit seigneur n'entent aucunement » préjudiciier à sa haulteur et seignorie ne au » contenu de la sentence donnée à son proffit et » de son église par notre saint père le pape , s mais icelle entretenir selon sa fourme et te- :'^ m '»5 , « • mure. • m »•1 :<•■ 636 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 637 I : trois estais des pays de Liège el de Looz , assemblez et aggrëgez ou vénérable chapitre de Liège , leute de mot à mot la sentence apostolicque , donnée et proniincée à Rome, par nostre-sainl père Paulus, pape second, entre révé- rend père en Dieu, hault et puissant prince raons^ Louys de Bourbon , éves- quede Liège, et ses subjets, laquelle estoit en latin, el pour ceste cause fut la plus parle du contenu en icelle dèclairé en français , par messeigneurs là- prèsens ^ , tellement que l'efiFect des poincis , dont pouvoil sourdre diffèrent , fut assez entendu , et ce fait incontinent el sans dèlay , assavoir : à l'heure de diex heures dudiljour , immédiat lesdils députez se transportarent pardevant mons"^ en son palaix èpiscopale , el là-endroit , ceulx de la cité firent prières et supplications bien humbles à mondil seigneur , que pour les causes el rai- sons par eulx humblement remonstrées, elaffin qu'on peusl de tant mieulx, el d'un commun accord pourveoir aux affaires du pays, le plaisir de mondit seigneur fusl accorder el consentir qu'en sadicle cité peuissenl eslre faicU choisis et esleus maislres et jurez , etc. El tout semblablement fut prié et supplié, pour la parle du vénérable chapitre parles présens à ce, ensemble par messire Guillaume d'Arenbergh, et par autres messieurs les nobles, par les bailly et gens du conseil el autres, tant des bonnes villes, que desdils estais en général. Ouyes lesquelles supplications , mondil seigneur fil plusieurs belles el grandes remonstrances dèclaratoires des causes el raisons, pour lesquelles les inconvéniens el guerres passées estoienl survenues , affin que provision y fuisse mise pour le temps futur, déclarant que tout son désir esloit de vivre en paix avec son peuple se à lui lenoil. Et si protesta par exprès de rien voul- loir accorder , rendre ou consentir au préjudice de ladite sentence apostolic- que, ne au contraire du contenu de ce que lui pouvoil eslre adjugé par icelle. Et moyennant ce et non aullrement, mondit seigneur rendit el accorda aus- dits supplians congié, pouvoir, licence etauclorilé, de faire, choisir el eslir lesdils maislres el jurez, sauve tousjours, comme dit est, ladite sentence laquelle il désiroit et dèclaroit volloir eslre inviolablement observée el gardée, par tous ses subgets prèsens et futurs, ce que lesdils de la cité acceptarenl, rendans grandes grâces el promettans ainsi le faire et observer, et eslre bons ▼raies et loyaulx subjecls. Et mondil seigneur leur promist, s'ainsi le faisoienl, eslre bon et léal seigneur. El commanda mondil seigneur eslre faicle desdites * Voycx ci-dessous p. 639. protestations note pour le temps futur. Présens à tout ce que dit est pour la parle de la vénérable église Jean de Humières . doyen el prèvosl de Fosses , maislre Herman d'Odeur , chancellier archidiacre de Famenne el prèvosl de Sainl-Denys, messire Arnoul de Hamal , seigneur de Werfezées , chantre prèvosl de Sainl-Pol, messire Godenoul d'Odeur, escolaslre el prévost de Saint-Piere de Liège, maislre Jean de Chesne , tous chanoines de Liège ; pour la parte de messieurs les nobles, messire Guilleame d'Arenberch, seig»^ d'Ay- gremonlet de Seraing-le-Chasteau , ad voué de Hesbaing, messire Arnoul de Corswareme , seigneur de Nyel , messire Guilleame , seig^ de Horion , cheva- liers, Joesse de Coelen, seig^ de Duras, messire Quinlin de Thuyn, oussi chevalier. Et pour la parte des autres en général , messire Jacques de Moreal- mez, seigr de Landellins et de Marchenhoven , eschevin de Liège, messire Jean de la Boverie, chevalier, Gérard Toullel, Joris d'Orvaux, avec autre grand nombre de notables gens el bons bourgeoix. Ainsi subsigné : Desquelles remonstrances el protestations mondit seigneur commanda par exprès eslre faicle nolle à moy J. de Platea. MS. de la bibl. de l'université de Liège , n» 188 , p. 175. LXXII. DONATIO PENSIONIS PER LUDOVICUM BORBONiUM FACTA , DIE 30 APRILIS 1477 , IN FAVOREM MATHIAE DE CANES. In nomine Domini Amen. Per hoc praesens publicum instrumentum cunc- tis pateal evidenter, quod anno a nalivitale ejusdem Domini millesimo qua- dringentesirao sepluagesimo septimo, indiclione décima, mensis apriHs die ultima , hora décima ante meridiem aul circiler , ponlificalus sanctissimi in Christo palris el domini nostri domini Sixti , divina providenlia papae quarti , anno sexto , reverendissimus in Christo pater el dominus nosler dominus Ludovicus de Bourbon, Dei et aposlolicae sedis gratia episcopus Leodiensis, in mei nolarii publici et lestium subscriptorum , ad hoc vocatorum spe- il II.' { 1 i! ii .■ i il' 'St - m 'it: M 638 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 639 cialiter et rogatorum , praesentia^ personaliter conslitulus uoii vi , melu dolo aul aliqua sinislra machiiiatione iiiductus aul seductus, sed sua libéra et sponianea voluntalcac ex certa sua scientia et animo praemeditato , atque in recompensam plurium serviliorum, sibi per venerabilein quoodam do- mioum et ma(jistrum Richardum de Tronciilon , utriusque juris dum vi- ▼eret doetorera, canonicum Leodienseiu et ejus Bdelem consiliarium, ileratis yicibus fideliter inipensorum * , dédit pure et simpliciter et donavil ac as- siguavit honesto viro et discrète domino Malhiae de Canes, presbytero Senonensis dioecesis , fralri dum viveret naturali et legitinio antefati quon- dam domini et ma^rislri Richardi , quinquaginla florenos renenses , com- munes mercatoriales , viginti scilicet sluferis Bur^roudiae communibus pro quolibet eorumdem florenorum computatis , per eumdem dominum Mathiam annis singulis, quamdiu vixerit et non ultra, de et ex illis non nullis cen- tura florenis rbenensibus annui et haereditarii redimibilis census seu red- ditus per dictum quondam dominum et majjistrum Richardum, dum adhuc viveret , erga religiosos ac reverendum palrem dominum abbalem et con- ventum monasterii sancti Trudonis dictae Leodiensis dioecesis emplis et sibi acquisitis, et pro nunc sibi reverendissimo in Christo patri et domino nostro domino episcopo Leodiensi competenlibus, et debitis infia primum diem mensis augusti , et primum diem mensis februarii cujusiibet annoruni hujusmodi medietatem habendis, percipiendis et levandis : mandans expresse et volens idem reverendissimus dominus noster episcopus , talismodi quin- quaginta florenos rhenenses, eidem domino Mathiae praesenti et praemissa acceptanti annis singulis et terminis praenarratis , illiusque procuratori seu receptori , per eum ad praetaclos centum florenos rhenenses, ejus nomine percipiendos et levandos constiluto, exsolvi realiter et deliberari , dolo et fraude seclusis. Super quibus praemissis omnibus et singulis antefati re- verendissimus dominus noster dominus Ludovicus episcopus, et dominus ' Richartliis de Tronciilon , dioecesis Senonen- sis presbyler , a consiliis academiae Lovaniensis jam inde ab inilio anni 1450, anno autem 1454 consiliarius sanctioris consilii Philippi Boni, du- cis Burgundiae , juris utriusque licentiatus, erat anno 1463 canonicus Leodiensis, et Ludovici Borbooii vicarius generalis iu spiritualibus et temporalibus. Anno 1471 die 15 octobris laa- ream doctoraleoi in utroque jure Lovanii sus- cepit , cui soleoinitali interluit Ludovicus Bor- bonius. Ricbanlum a Wilhelmo Arenbergio , anno 1474 misère accisum l'uisse, narrât Johan- nés de Lo», supra p. 71, Cfr. Cbapeafille, ton. III , p. 189. Mathias , et quaevis ipsorum pro se ipsis a me notario publico infra scripto fîeripetiveruntinstrumentumunum publicum sive plura publica instrumenta. archives de la province de Liège, registre de l'ancientie cathédrale de Saint- Lambert , n" 111 f^ 51 verso. LXXIII. MISE EN GARDE DE LOIS DE LA BULLE DE PAUL H , DU ^3 DÉCEMBRE 1465 , FAITE LE 24 MAI 1477 ». L'an de la nativité Nostre-Seigneur Jhésu-Crist mil IIII'^ LXXVII , le nuyt du chincquemme qui fut le xxiiii^ jour de may -, fut la sentence de nostre très-saint père le pape , qui estoit translatée de latin ^ en franchoix mise en le warde de nous , les esquevins de Liège , par mons»^ Guilleame d'Arenberch , seigneur d'Aigremont et de Seraing-le-Chestia , voeit de Hesbaing , chevalier, souvrain mayeur de Liège , à la requeste de messire Jehan , seigneur de la Vaul , chevalier, et Henri de Hemmericourt, maistres d'hosteil de notredit très-redoublè seigneur, ayant carge de part la grâce de noslredit très-re- doubtè seigneur de ce faire fère , comme ilz nous exposarent , et de laquele sentence , ensi que translatée estoit et apportée pardevant nous , comme dit est , le tenure s'ensiet cy-endroit : Copie de la sentence apo8tolicqu£ , pronuncic à Rome par le pape Paulus II, sur les différenê lors estons entre monseigneur Loi/s de Bourbon ^ e'vesque de Liège, et ses subjectz, traduicte de latin en franchoix. « Paclus episcopus, servus servorum Dei, a chose de perpètuele mémoire. La solicitude et curre pastorale, divinement à nous sur touttes nation de peuple * Voyez de Gerlache , p. 166. vin» esté reslabli, comme on trouvera en re- 2 On lit au bas de la page : « Nota que ad cely gistrc authentike sour c iiii" et ung foillus. » miesine jour avoir le siège des mayeur et esche- ^ Voyez le texte original, p. 54â. iiri iiri ■ w lit' I 1 m '■\^. < 1; I 640 ANALECTA LEODIENSIA. cristien injoincte, iiousconstiaintà vilierpour le salul des fidèles , affin déyiler leurs p<:.r,lz et osier les escandies. Comme la dure commotion des Irès-priefz differens et divisions entre noz ehiers filz Loys, esleu de Liège d'une part et les maislres , citoyens , eschevins , bourgmaistres , recteurs jurez , et les com- munes de la cité de Liège, des villes de Tongres et de Saintron, pays de L.ege, avec ceulx de Loz-le-Chasteau , Hassell, Beringen, Eyck, StLkem , Brede , Herck, de la conté de Loz , ensamble daultres lieux à eulx prochains avec tous et smguliers leurs consors , en ce différent daultre , euisscnt si sou- vent esme» et puUé le couraige de très-eureuse rccordation, Pius, pape le second , nostre prédécesseur, que , pour pluseurs et divers excès ausdits lieux perpètres, Imlerdicl euist èsditecité, villes et lieux, par ordinaire auetorité I J- Loz sontsubjecis à un touttes et singuliers icelles choses audit esleu et ses successeurs a ladite évesque. égliese devoir estre adjugiés, et adjugons, et que ne aux maistres de la cité , gouverneurs, jurez, conseliers, et commissaires quelconques, ne à loulle la communaulté de la cité de Liège, bourgmaistres, eschevins, gouverneurs, jurez et conseil desdites villes et lieux adversaires , tant communément comme diviséement, comme telz, nul droict et èsdites dominations, impirs et institu- tions ou à eux compéler ou avoir compété, et les exactions et promissions des ll.:i f m m :Ui' tk. 1 II î;;. if j 11 ' !r .1 ■'1=1 - i' (!; '" t«' '" il I 644 ANALECTA LEODIENSIA. prébendes à vacquer à lenlrée dudit esleii à la cité, la cloulurc des portes d'icelle cité, les injures, inhibitions, comminations, et commandemens sur ^'f^t^^l^^iZ ^^"^^ ^^ l'iudijjnation , aussy d'escripre en leste aux officiers de la jurisdicCion de ind,gn.i.oa leinporeic et spirituele ou aux serviteurs ou subjectz dudit esleu, les bannition» ou aulbaniestés des procureurs , advocatz et daultres procédans en la court Pour u court ecci.;.«s- ecclésiastique, la cognition des causes à ladite court ecclésiasticque apparte- nantes, les incarcérations des appariteurs ou exécuteurs dicelle, percussions el coactions de renoncher aux exécutions des lettres et inandemens, et les dé- tentions et carcérations d'icelles , les congréjjations et séquelles du peuple ou pallais contre les ofHciaulx ou Fiscaulx et serviteurs dudit esleu, et contre les procurans révocation de leur condampnation , les compulsions à lesnioingner contre les fiscaulx et officiers, les proclamations de faire doléances d'iceux au peuple, privations des officiers et personnes de ladite court, proclamations et taxations de [)aines , exactions de non payans , relégations et venditions de leurs biens, reboutemens des commissaires dudit esleu; compulsions à dé- Pouri anneau du paUis laisscr Ic jugcment dc l'aïuieau , bannitions des officiers et serviteurs quelcon- ques dudit esleu , compris es actes d'icelle cause ; les albainniestés d'iceulx , el de Tespeuse Alixandre Berart comme d'ordre de droict non gardé; nulles dé- De non abaue le, mei- molitious dc maisous ct d'édificcs ; spoliations des biens quelconques avec vas- "ïe^rbYeHereVur^^''*^"''' mouopolcs , iulerdict de mestiers, congrégations des trois estas ou membres de pays contre Testât de Tesleu ou de l'évesque pour le tamps ou contre sa voulenté, les invasions contre les subjectz dudit esleu ; les captiva- lions el proclamations d'iceulx; les inhibitions au péron ; intrusions des féo- daulx el exclusion des vrays vassaulx ; l'élévation de colompne ^ ; concessions ^%1^nZr:^\>2Z ^^ P»»v>'%es, de ségurelés ou saulfconduis contre les volentés dudit esleu ou •*"^* tle l'évesque estans pour le tamps ; les romptures des prisons et éductions des De, bourgcoi.affor.n». emprisonnés; les réceptions des afiForains en borgois contre l'inhibition de I esleu ou de l'évesque pour le tamps ; impositions el exactions de tailles es subjectz dudil esleu contre la voulenté d'icelluy; les élections des officiers de la cité par dons et prières ; usurpations el occupations de biens apparlenans aux subjectz dudit esleu comme confisqués; l'appropriation des deniers, des paines , amendes el exactions ; les exlorcions , dampnificalions et de loulles aui por- aullres manières , usurpations , nominations et sustentations de massiers el les Contre ceulx toieat niasses ' Ici se trouve en marge : « Nota pour le péroii des Sars. ANALECTA LEODIENSIA. 64o invasions d'iceulx, alligalions aux arbres, immersions es yauwes, intrusions es prisons , détentions , vuluérations , effractions , combustions de maisons , iarcérations de lettres et registres des excomminiez, les combustions el con- fractions des repositoires des choses sacrées , les érections de jugemens el con- sistoires par faintise, les érections des officiers appartenans audit évesque ou contre ceuix qui sedi- I ■ •.• f ' j • • . t 1-%- /-<• soient nouveaulxiiro- esleu, les commmations pour hure admmislrer le corps de ^ostre-Selgneur cure«rs. aux excomminiez et que les excomminiez ne fuissent dénunciés ou évitez, les ligalions ou instalations es lieux publicques de ceulx èsquels ilz n'avoienl jurisdiction aulcune , les conspirations et exhortations contre la jurisdiction ecclésiastique el des officiers d'icelle, colligations entre eulx et avec aultres a rencontre de l'eslat de leur évesque ou esleu , ou à l'enconlre de sa voulenté ; les réquisitions affin que le clergié prophanast l'inlerdict ; les extensions et érections de banières el partir hors avec icelles en armes contre la voulenté Touchant Louier hors de leur seigneur, les convocations des nobles et inhabitans du pais, et com- minations qu'ilz se partissent en armes , avec les compulsions de ceulx qui n'y alloient, affin qu'ilz contribuassent pour les despens, et les inductions au chapitre de Liège, affin de requérir ledit esleu d'aller avec eulx en armes ou La cité ne doiit et «e 1 .-. ■ ]• Il i.-i^ I .11 peult constraind. leur de souslituer aulcun en son heu, ou de luy sousbtraire les fruys de sa table seigneur daiier en ar- par sesdils adversaires el complices dudit procès, tant communément comme divisement , se ce il ne faisoil. » Et au sourplus, lousel singuliers les aullres empêchemenspar lesdils ad- versaires ou leurs consors el massiers en ladite cause ou causes et lesdils nou- veaulx procureurs , tant communément comme divisement, à l'enconlre dudit esleu, église et clergié de Liège et de leur jurisdiction ecclésiastique et sécu- lière , ensamble dudil pur et juxte impir el ecclésiasticque liberté , en l'offense dudit esleu el des siens el en leur injure et desplaisance es choses présédentes, el semblablement puis el contre les inhibitions el réintégrations susdites, ledit procès pendant , et dont mention est faicte es actes des innovations et alemptas, eslreetavoir esté téméraires , illicites, inicques, indeues et injustes, comment les atiemptas el témérairement, illicitement , iniquement, indeuement el injustement et ^""^ ^c arc* mjuste de fait présumé et présumées, el non appartenir ne avoir appartenu, ne avoir esté licite ausdits adversaires, communément ne divisement ce pooir faire. Et que toutes lesdites el singulières choses, ainsi quedéduictes sont ès- dicles actes , de fait perpétrées et commises se doievent révocquer , casser , irriter el adnuller et estre remises au premir estai, et que tout ce que par ci- r n- Ml I t» I, 't. î 646 ANALECTA LEODIENSIA. devant a par eux ou aulcun d'eulx esté, comment que ce soit, extors et in- justement exactionné, sont à remettre, réparer, restituer et réintégrer Et les ''~iur«^;:r'^-'"^^«*^^"«"**^ ^«'^^^"^^ •••••l«"s. annulions, réduisons, réparons, réintégrons et mandons esJre restitué, et au surplus audit esleu par lesdits adversaires et leurs consors, adhérens et complices èsdi les choses , tant communéemenl ^'eZ^Sr„=!^«"'"^^ diviséemenl, par ce que dit est, avoir esïé faicte énorme injure en moult de manières , et ledit esleu et les siens avoir soustenu et soustenir moult de domaiges de despenset d'intérest, et lesdits adversaires et leur complices communément et divisement devoir estre pour ce condampnés et cons- trains. Et les condampnons satisfaire condignement et payer audit esleu des- '^^ïïrtT:,'"''*'^' violences, offences, dommaiges et inlérest par ledit esleu souffertes . en tTrj/r«.,'!"'""*"'«"^"y^^"^ ^^ ^^'«"^ l'extimation et modération par nous dessus a faire, et les y condampnons et constraingnons , et lesdits adversaires leur complices , la cité, communaultez et lieux dessusdits, avoir incouru respectivement excom- Con,ie.n,nat.o„.„,ce„-munication ct intcrdicl avec les aultres sentences, censures et paines ecclé- siasticques pronunchées par les status provinchiaulx et sinodaulx pour ce fais contre les perpétrans telles et semblables choses, lesquelles oussy ilz ont in- couru par les inhibitions de Pière de Thirasonne et par lettres concédées de par nous; et avec ce , devoir estre déclarés et déclarons lesdils burgmaislres. communaultez de Liège, et aullres leurs consors avoir incourru dampnable- "•^Lbre". "tToL'e!! ""^"^ ^" '^ P^'"^ ^^ cincquante mil florins d'or de chambre, contenue en Kneurici„,,».ntea.inosdites Icttrcs , cl icclle dcvoir estre convertie en subside de la foy à ren- contre des Turcs, et iceulx estre pour telz dénunciés par tous crisliens , et les mandons devoir estre publicquemenl évitez et dénonchiés. Et mandons estre '"X;!"::;';:"'::! ^^^^'^^ ^ j"'^"^^ ^ ^*^ q" »• '«« «"'•««t révocqué , obéy et satisfait par effect , les »o«uonde, .«en.p- oppositions , molcstatious , vcxatious , perturbatious . inquiétations. dénéga- tions , récusations à faiie ladite amende et de cesser desdils excès, injures et intromissions desdites jurisdictions et aultres avanldites , avec tous empéche- mens audit esleu et de son église de Liège contre sa personne et des siens, et con- trelesjurisdictionsetempierssusdits et complices par lesdevantdilsadversaires. leurs consors et complices es choses dictes et endroit eulx faiz et commis, corn ment que ce soit , avoir semblablement esté et estre téméraires , illicites, ini- ques, injustes et présumées de fait : imposons . comme imposer se doit, ausdits adversaires, leurs consors et adhérens communément el divisement sur iceulx respectivement, et oussy aux exactions desdiles promissions, coactions , ex- ANALECTA LEODIEINSIA. 647 torsions, proclamations, bannitions, aulbanniestés, invasions, comminations. détentions, condempnations, privations, inhibitions, expulsions, démoli- tions, exactions, monopolles, confédérations, conspirations, intromissions desdites jurisdictions et irapirs et usurpations devauldites, perpétuele silence ; condampnant iceulx devoir estre conslrains auxdespens faiz, comment que ce soit, puis le commenchement dudit procès en ladite cause et à l'occasion d'i- celluy, ausquelx nous les condampnons et constraindons , et la manière de satisfaire ladite amende avec Textimalion des dommaiges , intéresl et injures, ensamble la modération et taxation desdespens , réservons à nous pour le lamps futur. Mais par ledit adjudication faicte audit esleu ou évesque pour le tamps de l'universele seignourie n'enlendons préjudicier au droict de la seignourie de l'abbé de Saintron , en la ville de Sainlron; ne préjudicier au droict des aultres églises ou nobles dudit pays de Liège. » Item , n'entendons préjudicier à la modification de la court spirituelle de Liège, sur la réformation des officiers de ladite court et des archidiacres de la cité et diocèse de Liège , faicte par bonne mémoire Adulph de la Marche, jadis évesque de Liège. Ne semblablement entendons préjudicier à la paix de Tongres, quant aux membres des fiscaulx et l'exercice de leur office. Mais les aultres articles déduis et spécifiés es actes d'une partel d'aullre, pour cer- taines causes légitimes mouvantes à ce nostre couraige, ne décidons quant à présent, différans el à nous réservans la décision et détermination d'iceulx jusques à ung aullre tamps. Et sur ce que, pour la part de la communaulté de Liège et de leurs adhérans, estdéduictès actes de ladite cause, toutes et quantes foiz que pour la part de la cité et de leursdits adhérens serons légiti- mement requis, nous à l'aide de Dieu administrons justice. N'aparliègne donc- ques à quelconcque homme ceste paige de nostre promulgation, pronuntia- tion, constitution, déclaration, adjudication, révocation, cassation, irritation, annullation, réduction, réparation, réintégration, de mandement, de con- dempnalion, compulsion , imposition, coaclion, réservation et intention, in- fraindre ou de hardiesse téméraire aller encontre et se aulcun présume ce at- lempter, sache soy devoir incourir l'indignation du tout-puissant Dieu et de ses begnoitz apostres Pière etPol. Donné à Rome, à saincte Marie Majour , l'an de l'incarnation Noslre-Seigneurmil quatre cens soixante-cincq, les x« kalende de janvier, de nostre pontificat l'an second. —Ainsi signé : Jo. de Tartarinù. » Archives de la province de Liège , grand greffe des échevins , registre n" 250 , case \Z'. Le ]>a|ip condamne les subjccts de monsei- gneur aux despens du procès. La faxation des despcns est réservce au pape. Réservation pour l'abbé deSaintron etdex égli- ses et nobles du pais. Le pape réserve les re- formations de l'éves- que Adulphe et la paix de Tongre. ! :t! 1 n. r.48 ANALECTA LEODIENSIA. LXXIV. TRANSPORT d'uNE MAISON FAIT PAR LE CHANCELIER DE BRABANT AIX FRÈRES HAUWEAL, IN DATE DU !29 DÉCEMBRE 1468. In nomine Domini Amen. Tenore praesentis piiblici inslriimcnti cunctis palealevidenter, quod anno a nativitate Domini millesimo quadringentesimo sexa(Tesimo octave, indictione prima, mensis decembris die vicesima nona , hora primae vel circiter, pontiBcatiis sanclissinii in Clirislo paliis et domini nostri domini Paiili , divina providentia luijus nominis papae secundi, anno ejus quarto, in mei notarii publiai ac testium subscriptorum , ad hoc voca- torum specialiter et vocalorum, praesenlia , personaliter conslilulis honora- libus et circumspeclis viris Petro de Sanbrez, scutifero, tamquam procuratore et factore, ut asseruil, nobilis et venerabilis viri domini Pelri , domini tem- poralis dominii de Goux et de Wedeigraete , ac cancellarii illuslrissimi prin- cipis domini Karoli ducis Bur^^undiae, Brabantiae, etc. . et eo nomine et pro ipso ex una , nec non Malhia et Johanne dictis Hauweal , civibus Leodiensi- bus , fratribus, conjuncta manu subscripta procurantium, ex alia parti- bus; jam dictae partes nominibus quibus supra, ibidem expresse dixerunt et exposuerunt in eflFectu qualiter illustrissimus dominus , dominus Karolus, dux Burgundiae, Lottringiae, Brabantiae, Lymburgiae , etc., certas domos, census et redditus, bona mobilia et immobilia certorum civium et inhabi- tantium civitalis et etiam patriae Leodiensis, sibi conBscata et ad eum per triumphum in conflictu nuper apud viliam de Bruestem habitum rite devo- luta et retenta, et praesertim domum domustadium in civitate praetacta in noYO vico * civitatis Leodiensis sitam , nec non onmia et singula bona mobilia et immobilia, videlicet census, redditus, capones et emolumenta ad quondam Henricum Sordel, civem, dum vixit, Leodiensem, spectantia, praefato nobili domino Petro ^ suo cancellario ex causa contulit et donatione simplici dédit, per eumdem dominum Petrura cancellarium perpétue habenda, lenenda , * /» IVovo Fico, dans la rue de Neuvice. ANALECTA LEODIENSIA. 649 possidenda et perfruenda , ipsum dominum Petrum in illa tanquam in rem suam constituens et inhaeredans ; quodque ob hoc et in vim praemissorum ipsi Mathias et Johannes Hauweal. fratres, conjuncta manu, ut asseruerunt, domum praetactam, ut prafertur, sitam, nec non omnia et singula bona mo- bilia et immobilia, in quibuscumque locis existentia et reperienda, et quibus- cumque nominibus censeantur, ad diclum quondam Henricum Sordel quo- rumque et qualicumque modo spectantia , et ad eum quocumque modo et ex quacumque causa devoluta et, ut praefertur, confiscata, juxta et secundum formam et tenorem sententiae et appunctuamenti , nuper per praefatum il- lustrem dominum ducem in palatio Leodiensi , in publico latorum et pro- nuntiatorum, et in quibuscumque locis situanlur, erga praefatum Petrum, factorem praedicli domini Pétri cancellarii, id expresse confitentem, rede- merunt, emerunt et acquisiverunt pro se et ad opus eorum pro summa tre- centorum florenorum renensium auri , seu eorum vero valore , eidem domino Petro cancellario, seu ejus vero et certo nuntio porlitori praesentium , in seu infra festum beali Remigii confessons proxime futurum realiter exsolvendo- rum et deliberandorum , proviso tamen et salvo , si praesens conlractus inter praenominatas personas factus saepedicto domino Petto cancellario principali modo praetacto non placuerit, quod tune idem dominus Petrus principalis praefatis Mathiae et Johanni fratribus, emploribus seu redemptoribus , infra unum mensem proxime futurum lejjitime scribet et significabit, et tune res isU principalis manebit et stabil in eo stalu , que fuit ante contractum hu- jusmodi, jam factum et initum absque dolo et fraude. Quibus promissis ex- posilis et illis sic salvis permanentibus, saepedicli Mathias et Johannes, fratres, conjunctim et pari manu , et quilibet eorum in solidum et pro toto , sponte ' libère et ex eorum certis, ut asseruerunt, scientiis, recognoverunt et reco- {jnovit eorum quilibet, pro se et pro toto, sese fore obnoxios et obligatos ex causa praetacta saepedicto domino Petro cancellario principali , licet absenti tanquam praesenti, praesente tamen dicto Petro ejus factore et praemissa acceptante, in manu mei notarii publici subscripti légitime stipulantis et reci- pientis vice, loco et nomine omnium et singulorum, quorum interest seu in- tererit in futurum, bona fide, loco juramenti solemnis , necnon sub poenis, perditionis et amissionis corporum et bonorum suorum praesentium et fu- turorum, praelibato domino Petro, cancellario , seu ejus vero et certo nuntio porlitori praesentium, supratactos trecentos florenos renenses auri seu eo- ■«■; ; 3[ À m 630 AISALECTA LEODIEINSIA. rumdem verum valorem, in seu infra praelaclura festum Sancli Remigii proximefulurun,, tradere, nun.erare alque realiler exsolvere, se el bona sua omnia et sin^jula, praeseutia el fulu.a, lam mobilia qua.n immob.l.a, ub.cum- que locorum siluata el reperienda , el quibuscumque nouiinibus censeanlur, pro praemissis, pro se suisque haeredibus et successoribus obli^antes et ypo- thecaiiles El insu[>er proraiserunt dicli Malbias el Johannes emplores, ut supra , contra praemissa nunquam facere vel venire per se aliuinve seu alios, directe vel indirecte, publiée vel occulte , quovis quaesito ingenio vel colore , dolo et fraude in bis seclusis peuitus el seraolis, renunlianles ob hoc ipsi Malbias et Johannes, fralres, emplores pro se suisque haered.bus el succes- soribus, exceptioni dictorum bonorum non habitorum ex causa praelacta non receptorum , non deliberalorum , sed spe futurae deliberalionis non sic celebrali conlractus, aliterque fuisse dictum quam scriptum, el è contra nec- non exceptioni doli, mali fori, fraudis, laesionis, circumvenlionis, actionis m faclum , conditionis indebitae ob causam el sine causa , ob lurpem el mjusUm causam eorura praesenlis publici instrumenti, seu ejus nolae etiam per mo- dum aclorum omnique juris canonici et legum auxilio, omni appellationis remedio, omnibus feriis et ferialis diebus messium el vmdemiarum mtro- ductis et introducendis , etiam in honorem sanctorum el inducendis qum- quennalibus et aliis dilalionibus quibuscumque, petilionibus et oblalionibus libelli, et summarie petilionibus miserabilis beneficii , cessionibus bonorum, privilefiio fori epislolae domini Adriani juris el facli, ignorandis omnibus pri- ^ilegiis, graliis, slalulis et consueludinibus aposlolicis imperialibus el rega- libus et aliis quibuscumque concessis et concedendis tam ab homine quam a jure, necnon omnibus el singulis aliis exceptionibus , juribus, defensio- nibus et caviUalionibus quibuscumque . per quos effeclus praemissorum im- pediri valeal quomodolibet vel difiFerri, aut se in posterum in aliquo juvare, defendere vel tueri poterunt, et specialiler juri dicenli generalem renun- liaUonem non valere, nisi praecesserit specialis, et generaliler omnibus aliis exceptionibus, per quas praemissorum effeclus impediri valeal vel mfringi. De et super quibus praemissis praelibatus Petrus de Sambrez, nomine quo supra , sibi a me nolario publico infra scriplo , unum vel plura publicum seu publica fieri peliit instrumenlum seu instrumenta, si opus fueril. Acta fue- runl haec in choro venerabilis ecclesiae Leodiensis sub anno , indictione , mense, die, hora et ponlificalu praescripUs, praesentibus ibidem honorabi- ANALECTA LEODïENSIA. 651 iZziZoZ T'"" ''""r '^ ^'"^^' ' p^^^^^^^'- '^-^'-- ^--sis , ienrnoTr 1 ' ""'"'' auclorilalibus necnon venerabilis curiae Leol Îaem ttit^ ; ''T! ' '^"" '"'"""'^ ^™"''^"^ ^' ^'"H"'-^ ^um , sicut earrfi H :r . T'^^T^ ""^^"^ Praenominalis'teslibusim'erfui, Zu al eriurfir^ "' '" I-esens publicum instrumenlum iTLnc p b icam fo^ "" ains occupato negoti.s, scrip.um , exinde confeci e n hanc publ.cam formam redeg. , signoque meo quo apostolica auclorilate sub cHp::;:r''" " ^^"^""'^^ '^^ '-^ P-pHa^mea Inu subsir Jeh^fHlv^Ï' t ^"'' de janvier l'an mil IlUe soixante el huit « , Mathieu et Jehan Haveal ^ frères , dénommé ou blanc de cesles, ont pavé comptant à monseigneur de Goux et de Wedergraete , chevalier ;t chaLe li I lo laform?d d" "^- ' T " ^"/''"^'^" '' '' ---' ~- -d't ^î^n" a hvie, et de ce qui reste encores à paier à mondit seig. le chancellier sur a somme contenue oudit blanc , ont lesdits frères baillié'obligation nouve le laquel e avec ce présent instrument leur sera rendue comm'e acquittée en archives générales du Boyaume , trésorerie de Brabant t*ÏE VAN IIITCK, /t(M*C 31 à 38. ' ' Alias 1469. - //auweal. il] f i i l'f 652 ANALECTA LEODIENSIA, LXXV. LETTRE DE LOUIS DE BOURBON, ADRESSÉE LE 30 DÉCEMBRE 1470, AUX RECEVEURS DES GABELLES EN FAVEUR DES DRAPIERS DE TONGRES. ANALECTA LEODIENSIA. 653 avez fait en nostre ville de Sain-Trond , et ailleurs , et selon que voz instructions le portent et contiennent plus à plain , sans y vouloir faire faulte , comment qu'il soit. Très-chiers et bien amez , Nostre-Seigneur soit garde de vous. — Escript en nostre chastel de Huy, le pénultimejour de décembre l'an LXX. — Loi/8. archives du royaume, trésorerie de Brabant , lave van LDTCK, liasse 21 430. De par l'évesque de Liège, duc de Buillon et conte de Looz. Très-chiers et bien amez. De la part de noz bien amez les raanans et liabi- tans de nostre ville de Tongres, nous a esté remonstré que jà-soit ce que la- dite ville soit principalement fondé sur le fait de la draperie et que icelle dra- perie soit l'un des principaulx entretinement de nostredite ville , en telle manière qu'il n'est point possible que icelle se puisse remettre sus , ne estre entretenue, ne aussi supporter les charges qu'elle a à supporter, sans avoir la- dite draperie , néantmoins vous avez voulu et voulez asseoir gabelles en nos- tredite ville de Tongres , aussi bien sur ladite drapperie que sur les autres denrées et marchandises qui si vendent et distribuent, en nous requérant que pour le bien de nostredite ville et de noz subgetz habilans d'icelle , et afin qu'ilz puissent de tant mieulx fournir à mon très-honoré et redoubté seigneur frère et cousin , monseigneur le duc de Bourgongne, les deniers qu'ilz lui doi- vent, et à nous ceulx que semblablement ilz nous doivent chascun an, nous leur vueillons sur ce pourveoir convenablement. Oye laquelle remonstrance, nous avons icelle communiquée à nostre Irès-chier et féal cousin le seig» de Humbercourt, lequel de sa part , ou nom de mondit seigneur frère et cousin en a esté et reste contenta El pour ce , très-chiers et bien amez, nous escrip- vons présentement pardevers vous , et vous requérons et néantmoins mandons que, s'il vous appert que nostredite ville soit fondée sur fait de draperie, ainsi que dit est , en ce cas vous déportez de mettre et asseoir gabelles sur ladite draperie en nostredite ville de Tongres, en chargeant de tant plus les autres denrées et marchandises qui se vendront et distribueront en icelle , ainsi que * Il existe aux archives du royaume une or- tloonance de Humbercourt, adressée le 29 dé- cembre 1469 (1470) aux Commissaires ordonne: sur le faict des gabelles es pais de Liège et de Loz , qui est textuellement conforme à la lettre de Louis de Bourbon. LXXVI. COMPTE DES GABELLES REÇUES EN 1470 DANS LE PAYS DE LIÈGE ET DE LOOZ, PAR LE RECEVEUR DU DUC DE BOURGOGNE *. Compte de Nicolas Mathieu, receveur des gabelles de Liège, à cause de une crénée faite et mise sus en l'an mil 1111^ LXX es pays de Liège et de Looz. tant pour convertir en paiement de certaine grant somme de deniers qui estoit deue à mons' le duc de Bourgogne, pour restes qu'il prent et luy sont deus en et sur lesdits pays de Liège et de Looz, jusquesà la saint Remy mil 1111« LXIX, pour raison des traitiez de paix qu'il a faiz et accordez à ceulx desdits pays, à l'occasion des guerres qu'ils lui ont dernièrement fait , somme ou payement de certaines parties qui estoient deus à Michel Stradier, lieutenantdu capitaine de Riplemonde , et autres déclarées cy-après en ce présent icelluy compte . fait à livres de xl gros monnoye de Flandres la Uvre, par la forme et en la ma- nière qui s'ensieut. l)e la cité et faubours de Liège a esté receu pour la portion de ladite crénée générale, mise sus èsdits pays, à cause des arriérages dus à mondit seigneur le duc, la somme de 900 |iv. L'assiette de la banlieue de Liège (dont nous omettons le détail) monte à 2312 liv. Celle du pont d'Amercourt hors banlieue 878 liv. 13 s. Autre recepte faite à cause de ladicte crénée en Hasebaing à . . . 4697 liv. (i s. 1 Voyez la chronique de Jean de Los, p. 65. 'Kl il 1 tt ît'i iJH'; Vi w^ i!l 6.>4 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 6515 Autre receptp faite en la mairie de Montonaken 4149 Ijv, 15 r. — en la piévAlé de Hevoiijçne 3(il liv. IG s. — an bailliage de Tliuin , rivage de Sanibre et ailleurs entre Santbre et Meuse 3()09 liv. 14 s. Autre recepte faite en la comté de Loz 161i() liv. 6 s. Des gens d'église du pays de Liège et de Loz : Couvent deS'-Trond , 20() liv.— Couvent de Herkenrode, 200 I. — Cou- ventdeBilsen, LK) I.— Couvent de IJeck, 44 I.— Couvent d'Orient, 401. — Prieuré d'IIeynegowen , 10 I.— Couvent de Milen, :>H I. — Cbapitre de Cortessem , 07 I. — Cbapitre de Viset , 00 I.— Cbapitre de Tongres, 2(M) I. — Chapitre de Looz, 100 I. — Cbapitre d'Eyck, 100 I. — Cbapitre de S'-Trond, 43 I. — Couvent de SMiilles, 154 I. — Couvent de S'-Loren, -iOO 1. —Couvent de Lefl'e, 20 I. — Couvent de Val-S'- Lambert, 1351.— Couvent d'Asne, 2(X) I. — Couvent de VVanlborr, 132 I. — Couvent de Beaufay, 35 I. — Couvent de Florines, 221. — Couvent de Malonne, 1301. — Couvent de Lobbes, 130 I. —Couvent de S'-Hemy, terre de Roehefort, 121. — Couvent deVivesgnis, 001.— Couvent de Val-lienolt, 84 I. — (k)u- vent de Hobermont, 30 1. — Couvent de Philippe, terre d'Agimont, 12 1. — Prieuré de Céronsart, 08 I, — Couvent de l'ospital aile Cheyne, 00 1. — Couvent des Kscoliers, à Liège, 131 1. — Prieuré des bons Knfans, 2« 1. — Prieuré de S'-^ieolai en Clen , 20 I. — Chapitre de S'-Lambert, 400 I. — Chapitre de S'-Pierre, 133 I. 50 s. — Cbapitre de S'-Marlin, 2001. — Chapitre de S^^-Croix, 133 1. 50 s.— Cbapitre de S'-l)enis, 2(K) I.— Chapitre de S'-Barlbélemi , 133 I. 36«. — Église collégiale de Dinant, 20 1. — Église collégiale de Thuin, 45 I. — Église collégiale de Florines, 12 1, — Id. de Molhan, 30 1. — Couvent des Augustins de Ilasselt, 20 1. — Béghines de Hasselt, 141. — Couvent des sœurs de Hasselt, 20 I. — Bé- ghines de Tongres, 20 1. — Sœurs eniprès Kyck, 24 I. — Sœurs de Brade, 81. — Commandeurs de Bernissen, 20 1. — Couvent de Croisiers de Tongres, 4 I. — Couvent des Chartreux de Zellem, 30 1. — Couvent du Quart ordre S'-Jean, boi-s S*-Trond, 24 1. — Couvent des Sœurs de Père, 18 I. — xxviij presbitres curés de la cité de Liège, hors ceux d'ille, 30 1. — Bégines hors S'-Trond, 24 1. — Religieux de Zepperen, 8 I. 40 s. — Maîtresse de la maison du tierche ordre de S'-Cendouflle , à S*-Trond, 6 1. — Maistresse du tierche ordre Opstiennart audit S'-Trond, 44 1. — Hospital de S'-Trond, 24 I. — Prieuré de l'hospital de S'-Jacques, à Tongres, 8 1. — Pater et sœurs de la tierche règle de S'-François, à Tongres, 26 I. — Prieuré et réguliers audit Tongres. Il a été reçu pour autel, 12 I. — Hospital de S'-Séverin, à Liège, 8 1. — Chapelle des clercs, 101. — Hospital de S'-Jean, 50 I. — Hospital Moustarde, 20 I. — Hospital des Coquins , 20 1. — Chartreux de Liège , 40 1. — Cornillons , 30 1. — Wil- lemins, 101.— Cordeliers, 6 I. — Hospital de S'-Jullin, 121. — Hospital de S'-Jac^ues, 4 I. — Bèghinnes de S'-Christophe et hospital Tirebourse, 40 I. — Tous les curés et petis bénélices des pays de Liège et de Loz, samble 1200 livres. Total Autre recepte venant des gens d'église résidens en l'Ille-le-Duc , emprès Liège. Croisiers, 20 1. — Ik'ghinnes à la Cbayne, 4 I. — Couvent de Beaure- paire, 133 I. 6 s. — Couvent de S'-Jacques, 200 I. — Collégiale de S'-Pol, 200 1. — Collégiale de S'-Jean évangéliste, 200 l. Tôt AI 6091 liv. 8 s. 757 liv. 0 s. Total de la recepte de ce présent compte : 40,860 liv. 4 sols de 40 gros *. Archives de la province de Liéye. — Archivesdes états, k , no 204 . case 13'. ' Le chapitre des dépenses de ce compte mentionne les frais de voyages et de vacations, payés aux officiers chargés d^établir Passiette de cette crénée. En voici les principaux articles . « A Jehan do Hodicq. escuier, panetier de mondil seigneur, six vingt-huit livres pour les vacations qu'il a faittes et avoir fait démollir et abattre les murs de la ville de Viset, par commission de mons*' de Humbercourt , en quoy faisant il avoit vaqué par l'espace de \i" ii jours , etc. . 128 liv. » A monsieur de Humbercourt la somme de 400 liv . . qui deue luj estoit par le pays de Loz , à cause de semblable somme qu'il prenoit sur ladite comté de Looz, chacun an iOO liv. » A monsieur de Liège , en deniers payés à mons*^ de Humbercourt . la somme de 1000 liv. que mondit seig' de Liège lui a accordés par lui eslre prinse tant pour pension qu'il prend d'icelluy seig' que pour don que luy a fait pour avoir ledit pays pour recummandé. » 1000 liv. Les autres articles de ce compte se rapportent aux deniers rendus et non reçus soit des communes, soit des églises. Le nombre de celles qui restaient en arrière de payer , est assez considérable. 1 036 ANALECTA LEOUIENSIA. Lxxvn. ACTE DU 3 OCTOBRE 1477 , PAR LEQUEL LOUIS DE BOURBON CEDE ET TRANSPORTE LA TERRE DE FRANCHIXONT A GUILLAUME d'aRENBERG ^ ANALECTA LEODIENSIA. 657 ! Louis de Bourbon, évesque de Liège, duc de Buillon et comte de Looz, etc., à tous ceux qui ces présentes veronl, salut. Savoir faisons, comme pour les très-griefves et grans affaires , que nous avons heu et soustenu en plussieurs et diverses manières, ausquelz bonnement remédier, sans grans dommaiges et intérêts de nous, nostre église et pays, pour lesquelz à éviter et pour le plus grand proffit . bien et utilité de nous , nostre église et pays , nostre très-cher et araé féal cousin messire Guillaume de la Marck, chevalier, seig"" d'Aigremont, etc., nous ait subvenu, preste et loyaulement déboursé en promptes deniers comptant , la somme de quattres milles florins de Rhin, assçavoir pour chascun florin deRhin, la valleiirdevingte-chincque solz, mon- noye d'Artois; et pour ce qu'en ce faisant notredit cousin nous at fait très- agréable plaisir et gardé de plus grands dommaiges , et recognoissant avec aussi les bons et agréables services qu'ils nous at fait en temps expiré , nous faict journellement et avons espoire qu'il nous ferat en temps advenir, et auffin aussi que nostredit cousin soit mieux sceure de ladite somme de quat- tre milles florins de Rin, de la valleur comme dictest, nous lui avons cédé et transporté, donons, cédons et transportons par ces présentes, comme en lieu de sceureté et gagière, noslre place, forlresse et chastellerie de Franchi- mont, avec tous rentes, revenues, aventures et tous émolumens à icelle apar- tenans, pour les tenir et mannier, posséder, joyr et user, luy, ses hoirs et successeurs, tout et si longuement que nous ou noz successeurs, esleus ou évesques , avérons ou averont bonnement, réalement rendut et rembourseit à nostredit cousin , ses hoirs ou successeurs, tout à une fois, la desseuredite somme de quattres mille florins, avec encore mille florins de Rin, que avons accordé et accordons à nostredit cousin, mettre à la rédification et réparation I En 1304, Jean île Horne racheta Franchimonl de Jean de la Marck. Noyez ci-dessus p. 119. de nostredite place de Franchimonl , sans ce qu'en temps advenir, et pendant, et jusques à tant que nostredit cousin, ses hoirs ou successeurs, serai ou seront plainement remboiirseis desdites sommes, nous puissiemes à nostredite chastellerie riens prendre ne demander. F^t ne serai nostredit cousin, ses hoirs ou successeurs, tenus de nous ou noz successeurs quelque compte à rendre. Lesquelles choeses ainsi dictes et déclarées, promettons pour nous et noz suc- cesseurs de le tenir bonnement et léalement seure el cstauble , sans mettre nostredit cousin , ses hoirs ou successeurs quelque empeschement au con- traire, ne souffrir eslre faict en manière aulcune, ains le tenir paisible en nostredite gagière de Franchimonl, en la forme dicte el déclairée , relen- nanl toulesfois les services el obéissances à nous deues, el aussi Taide que le pays est tenus de nous faire, à cause des affaires qu'avons soustenu, tant de guerre , plaix à Rome, comme autrement, avec autres attributions passées et accordées par membres et estais de pays, sans mal engien, par condition loutesfois que nostredit cousin , à cause de^dites gaigières , ferai serment de fidélité à nous et nostredite église el membres appartenans, de nous secourir toulesfois que besoing en avérons , ou requis en serai . el qu'il n'entreprendrai ne ferat guerre contre nuls hors dudil pays de Franchimonl , sinon de noslre sceu, licence et consentement, el des membres et estais de nostredit pays de Liège entièrement. Et auflin que ce soit ferme choese elestauble, et pour nostredit cousin , ses hoirs et successeurs eslre mieulx sceure , si avons à ces présentes faict apprendre noslre scel épiscopale, et priiéet requis à vénérables, noz très-chiers et bien aimés doyen el chapitre de noslre église de Liège , que en confermant et corroborant noz présentes lettres, volsissenl appendre leur seel capilulair avec le nostre. Et nous doyen el chapitre délie vénérable église de Liège , cognissanl plai- nement ce que dit est avoir esté faict en préservation de plus grans grieffs , et pour le plus grand proftil, bien, honeur el utilité de nostredite église et pays de Liège , enlhièremenl à la requesle et prière de très-révérend père en Dieu , el nostre très-redoublé seigneur mons*^ de Liège susdit , el aussi pour entretenir ledit messire Guillaume en la bonne affection et vouloir qu'il al monstre et monstre journellement à l'église , el en espoire qu'encor plus fera, en ratiffiant, corroborant, et plainement confermant ce que dicl est, nous avons à ces présentes faict appendre nostre scel capilulaire, avec le scel de noslre très-révérend père en Dieu , et nostre très-redoublé seigneur , mons<^ 83 I 658 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 659 de Liège, en siçne et plaine certiffication de vérité. Faict et donné sur Tan de grâce délie nativité Noslre- Seigneur Jhésu- Christ mille quattre cent sep- tante-sept, du nooix d'octobre le troisième jour. MS. de la Bibl. de l'unicersité de Liège, »"188, p. 189. Lxxvni. LETTRE DE l'aRGHIDUC MAXIMILIEN , EN DATE DU 7 OCTOBRE 1477 , A U*> JEAN DE SCOENHOYE^ GARDE DES CHARTES DE BRABANT , POUR LA MISE EN SEQUESTRE DES 33,000 FLORINS , QUE CEUX DE LIÈGE LUI DEVAIENT ANNUELLEMENT, Très-chier et bien araé. Pour ce que à la journée nagaires tenue entre noz gens et députez, avecques ceulx de beau cosin l'évesqiie de Liège, a esté entre autres choses pourparlé , que les lettres de xxxiij raille livres, qu'ilz noz doivent annuellement de rente, à cause de feu nostre très-chier seigneur et beau-père, cui Dieu pardoinst , et des traictiez faiz avecques lui , seront mises en main séquestre à Couloingne, à Aix , en Alemaigne, ou en nostre ville de Trecht sur Meuse , jusques à ce que par nostre saint père le pape Sixte mo- derne, en qui nous et nostredit cousin devons compromettre, sera cogneu du droit par nous prétendu à cesle cause , et que le temps approche endedens lequel le séquestre desdites lettres se doit faire , nous vous ordonnons , man- dons et commandons , que d'icelles lettres vous faites faire à noz fraiz et despens le plus secrètement que pourrez, et par gens à nous féaulx , ung vi- dimus autenticque , lequel volons par vous estre gardé ou lieu desdites lettres. Et en ce ne faictes faulte , comment que ce soit , car tel est nostre plaisir. Très-chier et bien anié , Nostre-Seigneur soit garde de vous. — Escript en nostre ville de Bruges, le vij«^jour d'octobre l'an LXXVll. — Maximilianug. A nostre amé et féal secrétaire en ordonnances et garde de noz Chartres de Brabant, rnaûtre Jehan de Scoenhove. Copie. — Àrthive» du Royaume , trésorerie de Bmbant , LAIE nn LDTCK , /i'cumSI à 50. LXXIX. SIXTI IV BULLA CONFIKMANS PRIVILEGIA CATllEDRALI LEODIENSI PER EUGENIUM IV , 7 ID. APRILIS 143^, ET PER PlUM II, 13 KAL. FEBR. 1458, CONCESSA , NOVAQUE EIDEM ADJICIENS , DATA 9 JANUARII 1479. SiXTUs, episcopus, servus servorum Dei, ad perpetuam rei raemoriara. Licet ea , quae pro pacis et quietis praesidiis ministrandis ac ecclesiarum praecipue cathedralium insignium decoris augmento per apostolicam sedem concessa sunt, plenam oblineant firmilatem, nos lamen aliqua extendenles iliis et aliis, quae propterea aut ex consueludine processisse compeiimus, interdum apos- tolicis muniminis robur addiximus, ul eo firmius et illibata praesistant , quo magis noslro fucrint praesidio communita : diidum si quidem a fclicis recor- dationis Eugenio quarto et Pio secundo pontificibus et praedecessoribus nostris successive emanarunt lillerae hujusmodi sub tenoribus : « EuGENius , episcopus, servus servorum Dei, dilectis Bliis capitulo Leo- diensi, salutem et apostolicam benediclionem. Laudibus et honore dignissima. quae de veslro necnon Leodiensis, in qua divinis vacatis obsequiis ecclesiae statu, fama celebris effert praeconia, paternis contemplantes effectibus non immerito ducimur, utvestras quibus, praeserti m status ipse féliciter prosperari et cum omni propagatione cultus ejusdem ecclesie decus adaugeri possint, petitionum quantum cum deponimus ad exauditionis gratiam favorabiliter admittainus. Tum itaque sicut exhibita nobis nuper pro parte pelilio contine- bat, vos pro confirmalionejurisdictionis et jurium ecclesiae praedictae nec- non patriae Leodiensis, singulariumque ex vobis personarum sustenlationis , pluiimaadqiiaepraebendarum dictae ecclesiae fruclus, redditus etproventus, plerumqiie non sufticiant, onera sustinere fiequenlius habeatis, et si plures ex vobis ab ipsa ecclesia contingeret abesse , vos et illa in cuitu praedicto , necnon consiliis et auxiiiis, etiam quoad capilulares actus, vobis et eidem patriae, non mediocriter oporlunum, magnum subiretis deliimentnm. Nos ecclesiae poliori, quae notabilium , qui praemissis insistunt obsequiis, sup- positorum numéro fulciatur, et patriae praedictarum , necnon nostris in- fi 660 ANALECTA LEODIENSIA. demnitatibus. super hoc consulere cupientes^ vobis ac omnibus et sing^ulis praesentibus Futurisque dictae ecclesiae canonicis, auctoritate praesentiuni indul^remus, ul ipsi canonici apud ecclesiam praedictam pio tempore rési- dentes, fruclus, reddilus et proventus omnium beneficiorum suorum eccle- siasticorum cum cura et sine cura, quac in quibusvis aliis praeterquam cathe- dralibus ecclesiis sive locis oblineret et inposterum obtinebunt , etiam si canonicatus et praebendae , dig^nitates , personatus vel o^Kcia in colle^riatis ec- clesiis, et ipsae dignilates inibi principales fuerint et ad illos ac hujusmodi personatus vel officia consueverint qui per electionem assumi , eisque cura immineatnostrarum cum ea integritate quotidianis distributionibus, duntaxat excepli libère percipere valeanl, cum qua illos perciperent, si in ecclesiis aliis vel locis hujusmodi personaliter résidèrent et ad residendum intérim in eis- dem minime teneantur, nec ad id a quoquam compelli possint inviti ; quodque intérim fructus, redditus et proventus hujusmodi , quibusvis ))ersonis etiam laicis , cum quibus suam ac dictorum beneficiorum conditionem efficere po- terunt meliorem ad tempora de quibus eis videbitur arrendare, locare seu ad firmam et annuam pensionem concedere possint dioecesanorum locorum et cujusvis alterius licentia super hoc minime requisita : non obstante si alias vobis dictisque canonicis, ut in aliquibus vestris beneficiis résident, seu alias illorum fructus , redditus et proventus imperpetuum, vel ad certum tempus , jam forsan vel nondum elapsis praecipere valeretis, apostolica vel ordinaria fuerit auctoritate conccssum . etiam si dicti canonici in eisdem ecclesiis aliisve locis primam non fecerint personalem residentiam consuetam, ac felicis re> cordationis Bonifacii, papaeoctavi, praedecessoris nostri , per quam conces- siones hujusmodi sine praefinilione temporis fieri perhibentur, et quibusvis aliis tam aposlolicis quam provincialibus et synodalibus, conciliis genera- libus vel specialibus constitutionibus, necnon statutis et consuetudinibus, ipsarum aliarum ecclesiarum contrariis, juramenti confirmatione, apostolica vel quacumque firmitate alia roboratis, etiam si dicti canonici de illis servan- dis et non impetrandis litteris apostolicis contra ea , litterisque praefatis non utendo, etiam ab alio vel aliis impetratis , seu alias quovismodo concessis , per se vel eorum procuralorem praestiterint , vel eos in posterum praestare con- tinent forsan juramentum ; seu si locorum ordinariis a sede apostolica sit concessum vel in antea concedi contigerit, quod canonicos et personas eccle- siarum suarum , civitatis et dioecesis , etiam in dignitatibus vel officiis cou- ANALECTA LEODIENSIA. 661 stitutis, per substractionem provenluum suorum beneficiorum ecclesiaslico- rum vel alias compellere valeaut ad residendum personaliter in eisdem ; aut si ordinariis pracdictis et dileclis filiis ipsarum aliarum ecclesiarum capitulis, vel quibus aliis commiiniter vel divisim a praedicta sit sede indultum vel in |>osterum indulgeri cotilingat, quod canonicis et personis ecclesiarum et lo- corum hujusmodi , etiam in dignitatibus , personatibus vel officiis constitutis , non residenlibus in eisdem , aut qui hujusmodi primam in eis residentiam non fecerint, fructus, reddilus et proventus suorum canonicatuum et prae- bendarum ac dignitatum, personatuum, officiorum, aliorumque beneficiorum ecclesiasticorum minime ministrare tenenlur, et ad id compelli non possint per litleras apostolicas , non facientes plenam el expressam ac de verbo ad verbum de indulto hujusmodi mentionem, et quibuslibet aliis privilegiis, in- dulgentiis et litteris apostolicis generalibus vel specialibus, quorumcumque tenorum existant, per quae praesentibus non expressa vel lotaliler non inserta eflFectus earum impediri valeat quomodolibet vel differri, et de quibus quo- rumcumque totis tenoribus de verbo ad verbum habenda sit in Utteris nostris monitio specialis, proviso quod bénéficia hujusmodi debitis propterea non fraudentur obsequiis , et animarum cura in eis, quibus illa immineat. nullatenus negligalur, sed per bonos el sufficientes vicarios, quibus de ipsorum beneficiorum proventibus necessaria congrue ministrautur, diligenler exercea- tur, et deservialur inibi laudabiliter in divino. Nulli ergo homini liceal liane paginam noslrae concessionisinfringere vel ei ausu lemerario contraire ; siquis autem hoc attentare praesumpserit, indignalionem omnipotentis Dei et beato- rum Pétri et Pauli, apostolorum ejus, se noverit incursurum. Datum Romaeapud sanclum Petrum, anno incarnationi» dominicae millésime quadringenlesimo tricesimo secundo , septimo idus aprilis , ponlificatus nostri anno secundo. » « Plus, episcopus, servus servorum Dei, ad perpetuam rei memoriam. Laudanda sedis aposlolicae reclitudo, etc. ^. » Etcumsicut accepimus inler alia staluta et ordinaliones ecclesiae Leodiensis caveri dicitur expresse, quod nul^us in ipsius ecclesiae canonicaluaccipi possit, nisi de militari génère procreatus aut doctor vel licenliatus existât, ac in ipsa ecclesia sit anliquaetapprobata hactenus a tanto lempore , de cujusnunc me- moria hominum non existit, pacifiée observala consueludo, quod majoris ' lloc locu intégra inseritur Pii II bulla , quae supra p. -i->o legiUir. il t ! f 66â ANALECTA LEODIEINSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 663 V Leodiensis officia , et illius etiam major ac principales aliarum ci?italis et (lioecesis Leodiensis collegiatarum ecclesiarum dignilales fere omnes ac prae- |>ositura ecclesiae Sancti liumoldi Mechliniensis, Cameracensis dioecesis. aliis- qiie canonicis aclu praebendatis ipsius ecclesiae majoris conferri , aut com- mendiiii ne(iueanl ciim eflFecUi ; quodque dilecli Hlii decanus et capitulum dictae ecclesiae majoris pueios aplas \oces ad canlandum divinis officiis ha- bentes , eliam in aliis ecclesiis salariatos et siib nominibus duodenorum ordi- nales in qualibet aliarum ecclesiarum praedictarum, quolies et quandocumque eisdem decanoet capitulo placuerit, ad canlandum divina olKcia in dicla ma- jori ecclesia assumere, ac in quibusvis causis in omnes civitalis el dioecesis praedictarum clericosfuerinlimperliti, jurisdictionem per se vel eorum officia- lera aul alium vel alios ad id depulandum vel depulandos exercere, easdem personas ad judicala parendi el alias quomodolibetper censuras ecclesiaslicas cohercere possunt, necnon quolies contin^rit fieri de aliqua persona electio- nem ad aliquam dijjnilatem, eliam abbalialem vel abbalissalem in civilale el dioecesi praediclis existenlem, cujus confirmatio a venerabili fralre noslro episcopo Leodiensi obtinendasil, decrelum eleclionis hujusmodi primo eldein capitulo praesenlari deberel per eleclam personam hujusmodi aul procura- loris ad visum et effeclum , ut viso et inlelleclo tenore decreli hujusmodi illud eidem capitulo per eum confirmanlem vel infirmanlem, proul sibi videbilur, remittatur: ac quod canonici Leodienses, dum in majori ecclesia hujusmodi résident, leneantur solum et duntaxal pelere ab episcopo praediclo et dilectis filiis archidiaconis vel eorum otticiariis, sub quibus alia canonicorum eorumdem bénéficia consistant cerlo anni tempore, graliam, placel el absenlias, nuncupa- lam ac occasionem graliae hujusmodi aut illius re^rratiaturae jura peralios quam canonicis Leodiensibusresidentibussoivi soluta, non solvere leneantur; et insu- per capitula, canoniei , el supposila colle^iatarum ecclesiarum dictae civitalis in certis anni solemnitatibus, causis specialibus, processionibus el aliis divinis officiis in eadem majori ecclesia et alibi suas praesentias exhibere ac nonnulla alia obsequia et servitia in divinis officiis impendere leneantur, ac major ec- clesia hujusmodi illiusque praepositus decanus, archidiaconi, canonici et sup- posila ab omni jurisdictione, dominio. potestate et superiorilale episcopi Leodiensis pro tempore existenlis suorumque vicariorum ac officialium f)e- nilus exempta el sedi apostolicae immédiate subjecla fuit, ita quod episcopi Leodiensis ac vicarii et officiales praedicti eliam ralioue dicti contraclus vel rei de illis tanquam exemplis et liberis nullalenus se inlromiltere possenl, ac nonnulla alia privilégia immunitalis, graliae conservatoriae , ac indulla per Donnullos alios romanos ponlifices , praedecessores noslros seu pro romanis pontificibus in eorum obedienliam habitis, eliam per praelalos , imperalores ac romanorum el alios reges, duces , comités el barones pro augmenlo divini cullus ipsiusque majoris ecclesiae décore concessa pariter el indulla , ac nonnulla staluta et ordinationes per dileclum filium decanum seu vicedecanura et capi- tulum ecclesiae majoris hujusmodi conjunctim vel divisim édita el ordinata fuerinl. Verumtamen sicul etiam accepimus, saepe conlingil praeposilum , decanum , archidiaconos, capitulum , canonicos el supposilos contra lilteras, privilégia, staluta et ordinationes, consuetudines, exempliones et indulla per nonnullos, qui nomen Domini in vanum recipere non formidant, indebile moleslari; nos praedecessorum praediclorum vestigiis inhaerentes, ac Iran- quiliilati et paci praeposili, decani, archidiaconorum , capiluli, canonicorum elsupposilorum praediclorum, quantum cum Deo possimus, providere cupien- les, aliorumque consuetudinum, slalulorum, ordinationum , privilegigrum , lillerarum, exceplionum et indultorum hujusmodi formas, lenores et nume- rura, ac si de verbo ad verbum inserenlur, praesenlibus pro expressis habenles, raotu proprio, non ad praeposili, decani, archidiaconorum, capiluli , canonico- rum el supposilorum paaediclorum vel quorunivis aliorum nobis super hoc oblatae pelitionis inslanlias, sed de noslra raera liberalitate et apostolicae po- teslatis pleniludine , Eugenii necnon Pii praeinsertas ac alias quascumque lil- teras , privilégia el indulla ac exempliones ecclesiae majoris, ac praeposito, decano , archidiaconis , capitulo , canonicis el suppositis praediclis lam con- junctim quam divisim concessas et concessa , necnon ponlificum , imperato- rum,regum, praelalorum, ducum. comilum, baronum, acomniapraemissa el alia staluta et consuetudines non expressa, quatenus rationi consona sunt, ex nunc in perpeluum auctoritale apostolica et ex cerla eorum scienlia tenore praesenlium confirmamus el approbamus , supplentes omnes et singulos de- fectus tani juris quam facti ac solemnitalis omissarum, si qui forsan interve- nerint in eisdem, ac htleras Eugenii, praedecessoris nostri. hujusmodi cum omnibus el singulis in eis conlenlis clausulis et processibus inde secutis ad singulas personas in dicla ecclesia majori hujusmodi beneficio nunc pro tem- pore obtinenles . motu , scienlia el auctoritale similibus exlendimus , ipsasque personas in eadem ecclesia majori bénéficia, ut praeferlur, nunc et pro tem- 664 ANALECTA LEODIENSIA. pore obtirientes. lilteris ac processibus hujiismodi perinde in omnibus et per omnia , ac si ipsae litteraea principio eis specialifer et expresse concessae pro- cessusqiiedesuperhabili eldecreti fuissent, perpetuo gaudere et uti , absque praejudicioepiscopi etarchidiaconorum piaediclorum in placet, absentiis prae- diclis et causarum regratiationes, posse et debere volumuset decernimus, et quod omnia et singula canonicatus et praebendae ac dignitates, personatus, adminislrationes et officia caeteraque bénéficia ecclesiastica cum cura et sine cura diclae ecclesiae majoris , etiam si in iila dignitas major post pontifi- caleni existât, et ad illam ac alias dignilates, personatus, adminislrationes vel officia hujusmodi consueverinl, qui per electionem assumi eisque cura im- mineat, nulli personae cujuscumque dignilafis, status, gradus vel condi- tionis existai, etiam si episcopali dignilale praefulgeat, commendari possint, ac commode de eis pro tempore fiendae nullius existai roboris vel momenti , quodque alia persona cnjusvis ordinis regularis ad canonicatus et praebendas acdignitales, personatus, adminislrationes vel officia caeteraque bénéficia eccle- siastica cum cura et sine cura dicJae ecclesiae majoris recipi aut admilti non possit, motu, auclorilale, scientia et tenore praedictis , perpetuo slatuimus et ordinamus , ac quod per quascumque lilteras sive mandala apostolica . qui- busvispersonis, cujuscumque dignilatis, status, gradus vel conditionis existant . per sedem praefatam vel ejus legalos sub quibusvis verborum formis et expres- sionibus, ac etiam clausulis praesenlibus spécifiée et expresse derogantibus continentia, praesenlibus nullatenus derogari possit, nec etiam censerelur esse derogatum , nisi derogatio ipsa per Irinas litleras juxla formam et leno- rera praeinsertarum lillerarum Pii , praedecessoris pracfali , cum praesen- tium praedictarum loto de verbo ad verbum inserlione, a sede apostolica obtenla fuerit , ac quidquid per quoscumque quavis etiam aucloritale scien- ter vel ignoranler contra lilleias, slatula , ordinationes, consuetudines, privi- légia , indulla, exemptiones hujusmodi allentatum forsan est hactenus vel in poslerum contigerit attentari , irritum et inane fuisse et esse, motu, auc- lorilale , scientia , poteslate et tenoi e praedictis etiam decernimus et decla- ramus. Et nihilominus dilectis filiis abbati monasterii sancli Jacobi Leodiensis et decano ecclesiae Coloniensis ac officiali Trajectensi , per apostolica scripta , molu , scientia et auclorilale similibus mandamus, quatenus ipsi vel duo aut unus eorum per se vel alium seu alios praemissa omnia et singula, ubi et quolies eis expediens fuerit, solemniter publicanles, ac praeposilo, decano, ANALECTA LEODIENSIA 665 archidiaconis et capilulo canonicorum , necnon aliis personis in majori ec- clesia hujusmodi bénéficia oblinenlibus , pro tempore etiam super exten- sione lillerarum hujusmodi in praemissis omnibus et singulis efficacis defen- sionis pracsidio assislcnles non permiUanl eos contra lenorem praesenlium in loto vel in parte quoquo modo per quoscumque molestari , perlurbari seu etiam impediri directe vel indirecte, quovis quaesilo colore, molesta- tores impedientes supradictos quoslibct vel rebelles per excommunicalio- nem, quam co ipso contra facientes incurrant et a qua nonnisi a romano pontifice praelerquam in morlis arliculo constituli absoivi possint, necnon suspensionem a divinis ac alias senlenlias, censuras et poenas ecclesiasticas, et alia juris remédia appcllalione poslposita compescentes, invocalo ad hoc si opus fuerit auxilio brachii secularis : non obstante piae memoriae Boni- facii papae octavi , etiam praedecessoris nostri, quibus cavelur, ne quis extra suam civitalem et dioecesim , nisi in cerlis exceptis casibus et in illis ultra unam diaetam a fine suae dioecesis ad judicium evocetur, seu ne judices a sede depulali praedicla extra civilatem vel dioecesim, in quibus depulati fue- rint, contra (juoscumque procedere sive alii vel aliis vices suas commillere praesumant , ac de duabus diaelis in concilio generali editis ac aliis consti> tutionibus et ordinationibus apostolicis conlrariis quibuscumque , aut si ali- quis communiter vel divisim ab eadem si sede indultum , quod inlerdici, suspeudi vel excomnmnicari aut extra vel ultra cerla loca ad judicium evocari non possint, per litleras aposlolicas non facientes plenam et expres- sam ac de verbo ad verbum de indulto hujusmodi mentionem , conliadiclo- res per censuram ecclesiaslicam appcllalione poslposita compescentes. Nulli ergo omnino hominum liceat banc paginam noslrae confirmationis , appro- bationis, suppictionis, exlensionis, voluntalis conslitulionem, staluli ordina- tionem , decreli declaralionem et mandati infringere vel ei ausu lemerario contraire; si quis aulem hoc atlenlare praesumpserit, indignationem omni- potentis Dei et beatorum Pétri et Pauli aposlolorum ejus se noverit incur- surum. Datum Romae, apud Sanclum Petrum, anno incarnationis dominicae millesimo quadringenlesimo septuagesimo nono. nona januarii, pontificalus nostri anno nono. £ibl. royaU de Bruxelles , MS. n» 10947. 84 666 ANALECTA LEODIENSIA ANALECTA LEODlENSïA. 667 LXXX. LES NOVELLES ORDONNANCES ET MODÉRATIONS DU 30 JANVIER 1479, TOUCHANT DEIINNEMENS, ADJOURS DE QUINSAINE ET CONTREPANS. Modérations faites par membres et estas du pays, touchant les poins subescrips m Fan mil II 11^ et LXXIX, proclamée au Péron à Liège, et mieses en warde de loy , le péntdtime Jour dejenvier l'an stisdit. Comme après les guerres et divisions, qui ont rengne? en ceste pays de Liège et de Looz , et après les arsins et riiynes des grans manoires et ëdiffices, qui paravant le prieze ^ delle cité esloient en icelle, aient esteit faites pluis- seurs reraonslrances par pluisseurs bonnes gens, tant par devers le grâce de nostre très-redoublé seigneur, monseigneur de Liège, vénérables seigneurs doiien et cap.lle de sa vénérable église de Liège, comme pardevers les autres membres et estas de ses pays, sur pluisseurs journées tenues pour ceste cas et pour pluisseurs autres ; sur quoy pluisseurs notables personnes euissent de part nostredit très-redoubté seigneur et lesdits autres membres et estas de ses pays, esté députez, commis et ordonnés pour sur lesdis poins faire ordonner et aviseir le melleur, selon ce que ilz trouveroienl au cas appartenir, et pour d'ors en avant en pooir et devoir par loy useir en la meilleur manière que faire se poroit, considéré la disposition du temps qui estoit autre que elle n'avoit esteit devant ladicte prise de Liège; et ensi soit que sur ce lesdits députez, ensuyant la carge à eulx donnée par nostredit très-redoublé sei- gneur et lesdits membres et estas de sesdils pays, soy soient trais ensem- bles , communicket, avisé et ordonné les ordonnances chi-après contenues, par delès lesquelles nostredit très-redoublé seigneur et lesdits membres et estas de sesdils pays, à une autre journée, après ce que visentées les oerent , soient plainemeut et enUèrement demourès, en passant et accordant qu'elles * Prieztj prise. 1 est au commandement de nosl.ed.l 1'«* '^^^° l- ordonnances .,„eUe aesdUs memb^et es.a. de ^f^;;:^:^^^ seigneu.- eryéesel publnees au 1 eron a L âge d p ^^^^^^^^^^ ^^^ ^^^^^^,^^ et par son mayeur ^^ ^'«8« ^ "^ «" ^^^ ^^„.^., ,, d,,...^„ de nostredit desadlleclé la-presens en p.esence d ^^^^^.^ ^^^^.^^ très-redoubté seigneur, f^ ™7' f;.,'';;:'^^^^^^^^^ Jhésu- rrUl ni;' Um dr^oi. 1 enver .e p.m.Umme .our. Les,ueK Chnsl, mil nii u.^^*^ , _„ ^:» *»*! *'pns euvenl et sont : poins ordonnés , passés «--; ^ ;~ ^^ lU:;! devera useir des Premier , touchant 1 arl.cle , faisant ""^""° ^^-^^^^ ,es aéminnemens ^ ^^ J^ ^^^^^^^^^^ ^^^'T ^'^ r'TTue irX tire démineir par deux quinzaines es hauUeurs ?n: tns'*::"..- «t .ssans dont >« P-- J-— ^ «^^ «et par le fores.ier de l^^'-^-'l-^rlr::!, si avant ,u'i. soit et à sa propre boche ^ ™; -" ^ ^^^^^„, ,,„,, d„ p^ys , on le doit publier demourant en pa s et U^t de ^^ ^^^ ^, .^ ^^^^ ^^^^^^ ,, en scampne de lad. e ^^^ 8^^^^^„, ,,^^ signification, moyenan. avant que l on y poi oïl iiciuenic n'enten- que l'héritaige fu.st assés suffisant ^^^^^^^^^ \Z deuyst plus dons, s'il n'estoit point suftissant, ams de pe ' ' seullement, avant alleir que aux prosmes et ''^;"''"^''"^, "''J '"«^ „ais aprèsles- et le seconde déminnement se pora ^^^ ^-^f;;/;; r ,,nt pLéder, dits deux déminnemens expne., - P^ ^;^fj ^^^;:, , ,3 Jière sus- î.ru:::;r^;:::elsi^-= quel ladite ^V^^^^^^^^ .„, jedens la cité et franchiese de Uem, et quant est aux hcnta-geso ^^.^^ ^.^.^^^^ ^^^ „„g Liège, les borgoix de Liège ^^*""^Pj^„„i„,,|„es, en signifiant par «ayeur et deux ^J^'^j: J a itl à ce.y ou ceulx sur les- ';SMa::i:nr::;:::fais,s'il.sontdemouransdedens ladite cité et 668 ANALECTA LEODIENSIA. franchiese, et s'ilz sont demorans dehors ladite cité et franchiese. on les pora faire signifier, pour plus };rand fraix eskiweir, par ung mayeur, présens deux lesmoings qu'il y pora appelleir. Après laquelle signification faite , et lesdits deux déminnemens par deux quinzaines expirées, cely qui fera dé- minner devra faire adjourner cely sur quy il déminnera à quinzaine, pour veyr prendre saisine par le sergant délie haulle justice. Item, et louchant les hérilaiges, ausquelz on revint, par adjour de quin- zaine , ensuyant le tenure des lettres sour ce faites, on en pora useir selon le contenu des lettres, comme on at useit anchiennement, mais cely qui ferat faire tel adjour arat le chuyse et option de prendre saisine par devers le chieff, s il ly pleest, pour plus grand fraix eskiweir, ou par devers le haul- teur, là telz hérilaiges sont situés, et que quant saisine en sera rendue par devers ledit chieff, et que on apportera le copie signée des clercques secré- taires dudit chieff par devers les haulteurs, là telz hérilaiges sont gissans , que lesdits haulteurs ne puissent eskondir de faire les exéculions des pelis comans et des grans coinans , pour partie resaisie parvenir à joyssance de ses waiges, ensi que loy requiert. Item, pourtant que les plais sont mult longues par qualtre quinzaines de provances et oltretant d'alligances et contremonstrances, louchant héri- laiges , à la manière que useit en al esté anchiennement , et que parties par- suyanles sont souvent par telz longs termes vexées et travelliés, est avisé, pour abbrévier les matères et avoir plus légèrement expédition de loy et de justice, que les mayeurs, esquevins, courts, jugeurs et justice, par devers lesquelz plais et procès s'esmouveront . poront lesdits termes acourchir et abbrévier plus brieff, selon ce qu'ilz sentiront les matères disposées, et que aucasappartenra,en préfigiantaux parties certains jours compétens et raisona- bles, de povoir faire leurs prouvances et parellement débas , alligances et contre- monstrances, sens y quérir fraude, déception ne mal engien, réserveit causes cryminelles et causes touchantes aie Ihonneur, desquelles n'entendons point les quinzaines et termes de loy anchienemenl observées y estre transmuez. Item, touchant l'article faisant mention des contrepans des maisons, arses et brûlées, est aviseit que se héritier ayant cens ou rentes sour aucuns hé- rilaiges puet revenir à ses uâiges et contrepans, il le puel par loy par- suyre, mais se li lausageur vuet détenir sa place, et le vuille remaisonner, et y met ou fâche faire édiffices qui soient si vallables que pour y estre con- ANALECTA LEODIENSÏA. 669 i Irepans suflfissans assez , son contrepant que paravant avoit fait sour autre hérilaige sera parmy icelle réfection et remidreraent quitté et déligiet. El se faire ne le vuel, dont doil emporteir l'héritier le moitié dudit contrepant, et le lausageur l'autre moitié. El s'il pleest à cely qui sera désaisis, purgier le saisine que prise seroil sour ly, dedens l'année d'icelle faire le pora et en estre devantrain devant lous autres. Item, louchant les hérilaiges et maisons, arses et brûlés, est acordé que celuy que soy vora retraire à son hérilaige et lausaige pour remaisonner , se pora et devera traire pardevers les Ireffonsiers et ceulx dont il tenra ledit lausaige , lesquelx Ireffonsiers y poront et deveronl condeskendre , en faisanl doucheur et raba raisonnable , doiichemenl et gracieusement , et soy en accorder et appointier l'une à l'autre amiablemenl , se faire se puel. El se accorder ne s'en puelenl amiablemenl, revenir deveronl pardevers justice, laquelle justice , oyues les raisons d'une partie et d'autre , ara l'auctorité et puissance de y ordonner, appointier, modérer et lesdiles parties accorder, soit par amiable ou par rigeur de justice, sur tel différent que parties en po- roienl avoir , selon ce que ladite justice viera et senlera la matère disposée et à cas appartenir, lousjours en bonne manière sens fraude. Car on doil entendre que les héritiers et lausaigeurs, ausquelx lesdils hérilaiges appar- lenoient, doient lousjours i)ar pris raisonnables y estre plus prochains et devanlrains de ravoir leurs hérilaiges et lausaiges , qui ne soient les eslrain- irnes, moyennant que de temps et d'heure soy Irayenl avant el en fâchent diligence , sens forpasser les termes que loy el justice y poroienl comprendre , sens par lelz lausaigeurs pooir stanchier les déminnemens , que telz héritiers feroienl faire, s'ensi dont n'esloil que lesdils lausageurs volsissenl remaison- ner , pour avoir grâce ou raba en le manère desseure déclarée. Item , et se le lausageur que seroil désaisis voUoil purgier ladite saisine , dedens l'an- née d'icelle saisine , faire le poroil el en deveroil estre devantrain , devant lous prosmes , parmi rendant ce que audit purgemenl apparlenroil , avec remidremens el réfections que par loy mieses y seroienl. archives de la proiince de Liège , grand greffe des ëchevins . registre 250, case 13*. 670 ANALECTA LEODIENSIA. LXXXI. LITERAE EXECUTORIALES DE DIE VÔ APRILIS 1480. QUIBl'S ARNOLDUS DE BERCKT , ABBAS S. JACOBI, A SEDF, APOSTOLICA DEPUTATUS , ECCLESIAE ET CLERI LEODIENSIS JURA ET PRI- VILEGIA IN INTEGRUM RESTITL'IT JUXTA TENOREl BULLAE SIXTI lY. Universis el singulis reverendis in Christo patribus dorainis, archicpiscopis, episcopis, eorumqiie in spiritualibiis et lemporalibus, \icariis el officialibiis generalibus. necnon abbatibiis, prioribiis, praepositis, decanis, archidiaconis^ caeleiisqiie praelalis el qiiibiisvis aliis in dijjnitalibus constilutis ac canonicis el capilulis quanimlibet ecclesiarum collegialarum ubilibel conslitiitis, omni- biisque el singulis aliis quorum inleresl vel inlereril seu inleresse et quos in- frascripUim tan(rii negolium seu tangere poleril quomodolibel in futurum, quibuscumque uominibus censeantur aul ciijusciimqiie praeeminenliae. ex- cellentiae, di(}nilatis, status, (jradus, ordinis Tel conditionis existant, tais communiter quam divisiin , Arnoidus de Berckt. Dei paticntia abbas monas- terii Sancii Jacobi Leodiensis, ordinis Saneti Benedicti, judex , conservator et executor jurium , jurisdictionuni , privilegiorum , rerumque domini epis- copi pro tempore Leodiensis, necnon venerabilium el circumspeclorum viro- rum dominorum praepositi , decani , arcliidiaconoruni et suppositorum insignis ecclesiaeLeodiensisad infrascripta una cum infrascriptis nostrisin hac parte collegis, modo et forma infrascriptis a sancta sede apostolica ac sanctis- simoin Christo pâtre el domino nostro domino Sixto, divina providentia papa quarto.^ sub titulo nostrae abbatialis dignitatis hujusmodi datus specialiter el deputalus, salutem in Domino sempiternam el praesentibus noslris , imo verius apostolicis firmiter obedire mandatis. Lilteras apostolicas sanctissinii in Christo patris et domini nostri domini Sixti papae praedicti, ejus vera bulla plumbea in cordula canapis more romanae curiae impendenti , bullatas. sanas et inté- gras, non \itiatas, non cancellatas, non abrasas. nonabolitas. nec in aliqua carura parte suspectas, verum omnibus prorsus \ilio el suspicioiie carentes, h i i. ANALECTA LEODIENSIA. 671 nobis pro parte dictorum reverendi patris ac venerabilium el circumspeclo- rum virorura dominorum episcopi , praepositi , decani , archidiaconorum dictae ecclesiae Leodiensis in eisdem apostolicis ac sanclissimi domini nostri domini papae praedicti litteris principaliter nominatorum , coram nolario pu- blico el testibus infrascriptis , rite praesenlalas , nos cum ea qua decuil reve- rentia récépissé noveritis, hujusmodi sub tenore : Sixtus, episcopus, servus servorum Dei , dileclis, etc. , ut in bulla ^ Posl quarum quidem lillerarum aposlolicarum hujusmodi praesentalionem et receplionem nobis et per nos , ut praemittilur , factas, fuit nobis pro parte dictorum reverendi patris domini, domini episcopi, praeposi'i, decani , ar- chidiaconorum et suppositorum dictae ecclesiae Leodiensis expositum gravi cum querela, quodnonnulliarchiepiscopi, episcopi , aliique ecclesiarum prae- lati et clerici ac ecclesiaslicae personae, tam religiosae quam seculares, nec- non rector, doclores, magislri el scholares universilalis oppidi Lovaniensis dictae Leodiensis dioecesis , atque duces . marchiones, comités, barones , no- biles, milites atque laici, communia civitalum , universilates oppidorum , cas- trorum villarum et aliarum locorum , ac aliaesingulares personae civitalum el dioecesis el aliarum partium diversarum occuparunl el occupari fecerunt castra , villas el alia loca, terras, domos, possessiones , jura et jurisdictiones, necnon fructus, census, reddilus, proventus dictorum reverendi patris, do- minorum episcopi, praepositi, decani, archidiaconorum el suppositorum dictae ecclesiae, el nonnullaaiiabona mobilia elimmobilia , spirilualia el lem- poralia ad eos conjunctim aul divisim speclanlia el perlinenlia seu spectantes et perlinenles , et ea delinenl indebile occupala seu sallem ea delinentibus praeslanlauxilium, consilium vel favorem , nonnulli etiam civitalum dioecesis et partium praedictarum , qui nomen Domini in vauum recipere non formi- dant, eisdem reverendo patii dominis episcopo, praeposilo, decano, archi- diaconis et supposilis dictae ecclesiae super praediclis castris , villis el locis aliis , terris, domibus el possessionibus , juribus el jurisdictionibus, fructibus, censibus, reddilibus el provenlibus eorumdem el quibuscumque aliis bonis mobilibus et immobilibus creditisque et actionibus spirilualibus et lempora- libus, aliisque rébus ad eos conjunctim vel divisim speclantibus, multipliées molestias, perlurbationes et injurias inferunl atque jacluras, necnon eteosdem » Vid. supra, p. 659. 671 ANALECTA LEODIENSIA. ac îpsonim episcopi , praeposili , decani et capitiili in ea parle faclores ac ofH- cialos rile ad hoc depiilalos, c|iiofiiiiuis jiiribus , jiirisdiclionibus , rébus , de- bilis, bonis et possessionnibiis ipsis competenlibus uti et gaudere, ipsaquc bona percipere et levare possunt et valent impediverunl , el judices impediunl. Quapropter pro parle anlediclorum reverendi palris domini ac dominorum episcopi , necnon venerabiliiim et circumspectorum virorum dominoruni praeposili , decani , archidiaconorum et capiliili , eorunidenique supposilorum qiiorumcumqiie, fiiiiniis debila ciim inslanlia requisili, qiialenus ipsos lam conjunclim qiiani divisim super praemissis de remedio opportune providere et ad praeinsertarum lillerarum aposlolicarum contentorumque in eisdem execotionem juxta vim, formam , continentiam el lenorem earumdem proce- dere, ipsisque lilteras et processus contra supradictos occupalorum, deten- torum et injuriatorum ac alios quoscumque in praemissis inobedicntes el rebelles seu eosdem quominus , etc. , ut m folio papiri , impedienles insolita et indebila decernere et concedere , necnon el eosdem ad abinde desislenles via juris compellere vellemus et dignaremur. Nos igilur Arnoldus, abbas . conservalor , judex et exécuter praediclus , allendens requisilionem hujusmodi juslam fore et rationi consonam, et quod justa pelenti non est denegandus assensus, ac volens tanquam obediens fi- lius mandalum apostolicum nobis in hac parte directum reverenter ut lene- niur, exequi , lilleras noslras imo verius aposlolicas et processus executoriales , ut praeferlur praepelilis , supradiclis reverendo palri domino , domino epis- copo Leodiensi alque venerabilibus et circumspeclis viris dominis praeposilo, decano, archidiaconis et capilulo Leodiensi eorumderaque supposilis qui- buscumque decernendum duximus et concedendum ac decrevimus praesen- tium lenoreet concedimus modo et forma inferius descriplis. Quaepraemissa omnia et singuia supra et infra scripla, praelaclasque lilleras aposlolicas et hune noslrum processum ac omnia et singuia in eis contenta vobis omnibus et singulis supradiclis ac cuilibet vestrum inlimamus, insinuamus , notificamus, et ad vestram el cujusiibet veslrum notiliani deducimus et deduci volumus per praesentes. Quocirca vos omnes et singulos supradictos lam clericos quam laïcoset quoscumque alios cujuscumque dignilatis, status, gradus, ordinis, conditionis aut praeeminenliae fuerilis, etiam si reclor, doclores, magislri et scholares universitalis oppidi Lovaniensis Leodiensis dioecesis aut eorum ali- quis exslileril , hujusmodi caslrorum, villarum, terrarum ellocorum aliorum, ANALECTA LEODIENSIA. 673 \) junsdiclionum , jurium et bonorum , mobilium et immobilium , reddiluumque et provenluum ac aliorum debilorum quorumcumque et bonorum ad prae- falosdominosepiscopum, praepositum,decanum,archidiaconoselcapitulum eorumquesupposilos speclanlium, occupalorum , delentorum , praesumpto- rum , moleslalorum injurialores et debitores, necnon conlradictores et impe- dmienlum praeslanles quoslibel et rebelles, ipsisque occupatoribus. delenlo- toribus , moleslaloribus , debiloribus et injurialoribus et impedimentum praeslanlibus, consilium , auxilium vel favorem praeslanlibus pariter et prae- benlibus, aposlolica auctorilale praesenlium lenore requirimus et monemus, primo, secundo , lertioet peremplis, vobisque nihilominus et ipsis ac veslrum et eorum cuilibet in virlule sanclae obedientiae et sub poenis infrascriptis dislricle praecipienles mandamus, qualenus infra Iriginla dierum spalium post insMuialionem et notilicalionem praesenlium vobis el eis faclas immé- diate sequentium: quorum Iriginla dierum decem pro primo, decem pro se- cundo el reliques decem dies pro tertio et peremplis termine , ac canonica menihone vobis et ipsis ac veslrum et eorum singulis praefigimus el assigna- mus, hujusmodi altenlala r^vecetis el detenta ac alia praemissa restituatis , ac revecent et restituant , atque de et a praelactis melestiis , injuriis , jacturis per vos eleos illalis et inferendis, desistalis el désistant, alque de ipsis et aliis commissis et cemmillendis, laesis el injuriam ac impedimentum passis cen- dignam satisfaclionem impendalis et impendant realiter et cum effectu. Alio- quin SI infra diclum Iriginla dierum terminum praemissa non adimpleveritis seu adimpleverint, nos singulariter in singulos delinquenleset rebelles, exnunc preut ex tune et ex lune preut ex nunc, dicta canonica moniliene praemissa excemmunicalien.s senlentiam in iis scriptis ferimus et eliam premulgamus Praelerea lam m vos praediclos occupateres delentorum praesumpterum moleslalorum, mjurialorum et impedimentum prestanlium quam omnes alios et singulos clericos et persenas ecclesiaslicas seculares et regulares necnon archiepiscopos , episcopes et ecclesiarum praelates , ducesque, marchiones comités, barenes, nebiles, milites et laicos , communia civilatum ac univer- silates oppidorum, caslrorum, villarum et aliorum lecerum, ac alias sinpu- lares persenas civilatum et dioecesis partiumque diversarum, etiam rectorem doclores , mag.slros el scholares diclae universil^tis oppidi Lovaniensis dicta aposlehca auctorilale , praesenlium tenore ut supra , requirimus et me- nemus, vobisque et eis ac veslrum et eorum cuilibet in solidum districte 85 674 ANALECTA LEODIENSIA. praecipientes mandamus et a praenarratis occupalionibus , delenliouibus praesiimptionibus, molcslationibus , injuriis et impedimentis ac aliis prae- missis, dcinceps penitus et omnino abstineatis, desistetis ac abstineaiit et dé- sistant , necnon et antctactis reverendo patri domino domino episcopo , praeposito, decano , archidiaconis et capitulo Leodiensibus eorumdcmque suppositis, quibuscumque eorum debitissatisfaciatis seu satisfaciant, ac illatis injuriis lani conjunctim quam divisim emendara condi{rnam praesletis et fa- ciatis, inhibentes et expresse interdicentes vobis et eis ac vesirum et ipsorum cuilibet ne quidquam contra praemissa seu aliquod praemissorum attentare seu innovare praesumatis aut pracsumant. Alioquin in vos ac ipsos omnes et singùlos contradictores impedimçntum praestantes , quoslibet et rebelles qui talia commitlere seu altenlare praesumpseritis seu praesumpserint, singulares scilicet personas, ex nunc proutextunc et ex tune prout ex nunc, dicta cano- nica monitione praemissa excommunicationis^ necnon in communitatesetuni- \ersitales omnium et singulorum lalia commiltentium, civilates , oppida, castra , villas, terras et loca , interdicti sententias in iis scriptis ferimus et etiam promul^ramus. Vobis vero dominis archiepiscopis , episcopis supradictis , quibus ob reverentiam vestrarum poutificalium di(;nitatum in hac parte dé- ferre Yolumus, si contra praemissa seu aliquod praemissorura feceritis per vos vel submissas personas publiée vel occulte, directe vel indirecte, quovis quaesilo in[]^enio aut colore, sex dierum canonica monitione praemissa in- gressum ecclesiae interdicimus in iis scriptis. Si vero hujusmodi interdictum per alios sex dies praetactos sex dies immédiate sequentes animo, quod absit , sustinueritis indurato, vos et vestrum quemlibet eadem canonica monitione praemissa in eisdem scriptis a divinis suspendimus offîciis; verum si praefatas interdicti et suspensionis sententias per alios sex dies praefatos duodecim dies immédiate sequentes animis vestris, quod absit, sustinueritis induratis, vos et vestrum quemlibet eadem canonica monitione praemissa in eisdem scriptis a divinis suspendimus officiis. Verum si praefatas interdicti et suspensionis sententias per alios sex dies prafatos duodecim dies immédiate sequentes ani- mis vestris, quod absit, sustinueritis induratis, vos et vesirum quemlibet, ex nunc proulex tune et ex tune prout ex nunc, dicta canonica monitione prae- missa excommunicationis sententia innodamus. Caeterum cum ad executionem dicti nostri imo verius apostolici mandati faciendam , quoad praesens aliis arduis nostris et dicti nostri mooasterii prae- ANALECTA LEODIENSIA. 675 pediti negohis commode personaliter interesse nequimus, universis et sin- b^ulis domm^ abbatibus prioribus, praepositis, decanis, archidiaconis , can- tonbus , scholaslicis , thesaurariis , ecclesiarum tam cathedralium quam collegialarum canonicis, parochialium ecclesiarum rectoribus et locatenenti- busearumdem acpresby.eris, curatis et non curatis, clericis , notariés et tabel|.on.bus publics quibuscumque per provinciam Coloniensem et alias ubi- l.bet conshtutis et eorum cuilibet in solidum super ulteriori executione prae- dict. mandat, apostolici atque nostri ultenus facienda, praesentium tenore plenane comm.ll.mus vices nostras , donec eas ad nos duxerimus revocandas • ipsosque et eorum quemlibet requirimus et per praesentes monemus primo" secundo, lerlio et peremptis, eisque niliilominusel eorum cuil.bet, in virtute sanctae obedientiae et sub excommunicationis poena , quam in ipsos et eorum quemhbet, ex nunc prout ex tune et ex tune prout ex nunc , trina monitione canon.ca praem.ssa ferimus in iis scriptis si ea quae ipsis in hac parte com- m.tlnnus et mandamus neglexerint aut distulerint adimplere , districte prae- c,p.entes mandamus, quatenus infra sex dierum spatium post notificationem seu praesenlationem praesentium csfactam, et postquam pro parte dictorum révérend, patns et domim domini episcopi necnon venerabilium et circums ' pectorum v.rorum dominorum praepositi , decani, archidiaconorum et capitul. Leodiensis, eorumdcmque suppositorum, vigore praesentium super hoc requi- s. I fuennt ac eorum alter fuerit requisitus, àa tamen quod in iisexequendis alter ahum non expectet nec unus per alium se excuset ad vos omnes et sin- Çulossiq>rad.ctosacal.as quascumque personas ecclesiasticas et seculares ubi quando et quoties expediens fuerint, et accedere fuerint requisiti personaliter' accédant et accédât eorum alter et praedictas litteras apostolicas , huncque nos trum .mo venus aposlolicum processum et singula in e.s contenta et des- cnpta levant , msmuent, publicent et fideliter publicari procurent, necnon praefatos reverendum patrem et dominum dominum episcopum necnon prae- posuum decanum , arch.diaconos et capitulum Leod Jse eorurdemque upposaos contra supratactos occupatoresseu detentores, praesumptores mo- esat.res, mjunatores, impedimentum praestantes et contL.^^^^^^^ et rebellesomn.busvnsetjuribus,remediisprotegantetdefendant,lvocato ad hoc s.opus fuent, auxil.o brachi. secularis, ac ab eis occupala seu deten a sup^d.eta restuu. laesisque et injuriam passis sat.sfieri et satLct^nem r- pend. facant reahter et cum effectu , et ^eneraliter omnia et singula nob.s 676 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 677 in hac parle commissa pleuarie exequanlur juxta tradilam seu nobis a sede apostolica praedicla direclam formam , non obstantihus omnibus et sin(}ulis nuaediclus sanclissimus in Christo paler el dominus doniinus Sixlus papa mo- dernus in praeinserlis suis ac aposlolicis literis voluit non obslare , ila lamen quod ipsi subdelegali nostri aul qualiscumque alius nihilin praejudicium prae- diclorum reverendi in Clirislo palris el domini domini episcopi Leodiensis venerabilium el circuinspeclorurn dominorum praeposili , decani , archidia- conorum el capiluli Leodiensis ac eorumdem supposilorum valeanl allenlare , neenon circa praefalos nostros, inio verius aposlolicos processus per nos ha- bilos, el senlenlias per nos lalas, absolvendos vel suspendendos , super quibus ipsis el eoruin cuiiibel poleslalem omnimodam denegamus. El si conlingal nos super praemissis in aliquo procedere, de quo nobis poleslalem omnimo- dam reservamus , non inlendimus proplerea commissionem noslram hujus- modi in aliquo revocare, nisi de revocalione hujusmodi specialem el expres- sam in noslris lilleris hujusmodi fecerimus menlionem ; per processum aulem noslrum hujusmodi noiumus nec inlendimus noslris in aliquo praejudicare coUegis, quominus ipsi vel eorum aller, servalo cum hoc noslro, imo \erius aposlolico processu , in hujusmodi execulionis negolio procedere possinl et valeanl, prout eis seu eorum alleri visum fueril expedire, modo el forma in praeinserlis aposlolicis ac sanclissimi domini noslri papae praedicli lilleris lalius expressalis. Praefalas quoque lilleras aposlolicas el hune noslrum imo verius aposlolicum processum volumus pênes praelibalum reverendum in Christo palrem el dominum dominum episcopum , neenon venerabiles el cir- cumspeclos dominos praeposilum decanum , archidiaconos el capilulum Leo- diense ac eorumdem supposilos vel eorum procuralorem vel procuralores legilimum seu legilimos remanere, el non per vos seu quemquam alium conlra eorum volunlalem quomodolibel delineri ; mandamus lum copiam fieri de praemissis eam pelenlibus el habere debentibus , pelenlium quidem sumpli- bus et expensis. In quorum omnium et singulorum praemissorum robur, fidem el verilalis teslimonium , praesenles lilleras seu praesens publicum instrumenlum , hune noslrum, imo verius aposlolicum processum , in se conlinenles sive continens, per nolarios publicos infrascriplos exinde fieri et in banc publicam formam redigi signarique et subscribi mandavimus, noslrique abbatialis dignilalis si- gilli jussimus et fecimus appensione communiri. Dalum el aclum in abbalia sive monaslerio Sancli Jacobi Leodiensis prae- tacto , sub anno a nativitale Domini millesimo quadriugenlesimo octuagesimo. indiclione terlia décima, mensis aprilis die décima quinla , ponlificatus sanc lissimi in Christo palriseldomini noslri domini Sixli , divina providenlia papae quarli, anno nono, praesenlibus ibidem discretis viris et honesli A et V. Archives de la province de Liège, registre de rancietifu- cathédrale de S'- Lambert, n" 111 , fol. 2i>9 verso. LXXXIF. LITERAE QUIBUS LUDOVICUS BORBOMUS , DIE 20 APRILIS 1480 , CLERI LEODIENSIS PRIVILEGIA CONFIRMAT ET EXTENDIT. Ludovicus de Bourbon , Dei el a|>oslolicae sedis gralia episcopus Leodien- sis, dux Bulloniensis et comes Lossensis, dilectis nobis in Christo abbatibus , decanis, prioribus, vicedecanisque , capitulis et convenlibus monasleriorum et ecclesiarum nostrarum collegialarum , tam secundariarum civitatis quam forensium, lolique clerc patriarum et dioecesis nostrarum Leodiensium sa- lutem in Domino sempiternam. Grala nobis per vos saepius impensa obsequia. el quae in dies soliicitis sludiis impendere non desislitis , aliaque mérita veslra nos inducunt, ut vobis ad graliam reddamur libérales. Volentes itaque vobis praemissorum merilorum veslrorum intuitu graliam facere specialem , omnia el singula pridem in jucundo adventu noslro, per nos tune eleclum el confirmatum Leodiensem , vobis alias sub data anni a nativitale Domini mil- lesimi quadringentesimi quinquagesimi sexti , mensis oclobris diei vicesimae sextae, in civitate noslra Leodiensi, per noslras authenlicas lilleras su\) sigillo noslro ad causas * , quarum tenores ac si de verbo ad verbura praesenlibus inserli forent hic haberi volumus pro expressis liberaliter concessa , de nostri capiluli consensu ralificamus. laudamus. innovainus el robore noslrae or- * EstUnt siipr.i , p. 420. G7R ANALECTA LEODIENSIA. dinariae auctorilatis confirniamus. Necnon ad majorem praemissorum de- clarationem et ex certa noslra scienlia innovalionem, jura, privilejyia , coii- suetudines francisiasque , liberlales et exemptiones vestras eccicsiarumque veslrarum praetactariira ac suppositorum earumdem , necnon reformaliones diidiiiii per piae memoriae reverendum palrem dominum Johannem de Heynsberch , praedecessorem noslriim de et super abusibus tollendis, etc., de et cura consensu et consiiio venerabilis capiluli nostri Leodiensis éditas , atque siij^illis ipsorum domini Johannis et capituli rite sigillatas, ac etiaui per sanctam sedem apostolicam confirmatas, de dicti nosiri capituli expresse» consensu innovaraus , approbamus et ratificaraus , volentes et pollicentes vos et queralibet vestrum in illis raanutenere et conservare necnon ab omnibus et sin^ulis vexationibus, oppressionibus et molestationibus vobis et cuilibel vestrum per quascumque personas tara spirituales quara saeculares de facto et injuste ac contra ecclesiaslicara libertatera francisiasque et exemptiones supralaclas faciendas vel inferendas, possclenus defendere atque attenlari, revocari facere et realiter procurare cura intégra restilutione danraorura inferendorura. Insuper tenebinius vos inimunes et defendemus pro posse nos- tro ab omnibus pensis , talliis , gabellis sive impositiouibns per quascuraqut^ personas tam spirituales quam seculares irapositis seu imponendis, concessis et seu concedendis. Item, volumus et mandamus statuta synodalia Léo- diensia hujusrnodi necnon curiae nostrae unacum modificationibus et refor- mationibus felicis recordationis domini Adulphi , episcopi Leodiensis, prae- decessoris nostri , necnon majoris et secundariarum ecclesiarum nostrarum Leodiensium, super abusibus judicum delegalorum sanclae sedis apostolicae, necnon o^Hciatorum eoruradem, in anno Domini millesinio trecenlesimo tri- cesimo septimo die duodecima raensis decerabris édita , in omnibus et per omnia juxta illarura et illorura lenorem et seriem in singulis suis punctis et articulis, et praeserlim quoad processus, ut praefertur, per judices apos- tolicos faciendos et jura ratione eorumdera quoraodolibet recipienda et exi- genda, inviolabiliter observari ; nionelas ibidem designatas juxta cursum mo- netarum moderni temporis déclarantes, videlicet grossum veterem seu etiara turonenseni extimari deberi ad unum scuterum quondara Henrici régis An- gliae . necnon esterlingum argenti ad tertiam parlera talis grossi turonensis sive veteris. Quodque illa praedicta singula partibus pro defensionibus ju- rium et causarum suarura indigentibus et petentibus ac volentibus in judicio ANALECTA LEODIENSIA. (579 exhibere, seu exhiberi illorura orginalia seu in et sub aulhentica forma non negentur ; quorum statutorum synodaliura ac curiae nostrae Leodiensis , nec non reforraafonura et modificationura praedicti bonae memoriae Adulphi praedecessons nostn, ac aliorum praedictorura , copiara sub authentica forraJ Tob.s conced.raus et annuiraus in arch.vis vestris fideliter conservandam et reponendam Volumusque et auctoritate nostra praedicta praesent.uraque tenore et .s. ra. h ter de expresso consensu capituli nostri supradicti mandamus , -" lettres , escrip, e apparu n„, T' ' "'" '"'""'^'^ '"""'""""'' ' «^^artes , n^ent du temps Te fou de bol ''".""'^r''"^'^""''"'''' f-'" auten.icque: que de Liège en son vi,am 1 r?"": ''"''''"' ""'"'^ P-d'-sseur éves- îl.e de .a purT-eat : S.re Da^ V „T "T '^T^ ""'"'-'^' '- causeset rasons, ordonnance! et nT "" ''" '*''"''"« '''"''«' '«» l'advisetdéIibératio7desdri?. r'°"'" "'^"" "'"""'"'^^ ''-•''' P""- tant de nostre ha te iustt nue H' "> ""'"f "' "'"' "' '''"'"^ P'"^''="- oyes en tout ce nu Tr 1" j "T """ ' '"'"'" P'"''^''' P-mièrement des. mettant iustln' Ti «'-^-'-"ues en tous ses points et arti- lesdit. .Irapp LTe aussvT T' ""^"^ ''""'' ""^'"'^ ''^ ^^^^' P- eulx et leurfnT T^ "" "" '^^"''^ P"' «"" donnée, de laquelle pays disonsirr/ .'' " " '°™"'" P*-"*' '^' ''«^''•«dite «ileit et lesdits draplr et de- de Lr. f "k t ''"f ''"^''^ """'"•*'' '^"^ <»« P-' ppiers et deux de part les hall.ers , lesquels es«ardeurs feront le se- 684 ANALECTA LEODIENSIA. riment, ensuivant le contenu d'icelles lettres, en réservant à nous et à noz successeurs évesques de Liège , Tinterprétation desdites lettres , aidsi que ré- servé est. Faitet prononchiet, en notre plain conseil, le 28« jour d'avril, l'an XllII*' et lll.I" , en la présence de nos très-chers et féalz conselliers maistre Johan Picourt, vicaire, Johan de Marbaix, chanoine de noslre église de Liège, mais- tre Martin Vanderelen , doyen de l'église saint Denis , Tielman Valdoreau , maieur, et Johan le Proidhome , esquevin de nostre citeit , et de parte nostre- ditte citeit messseigneurs Guilleaume de Ornyst , S"" de Berlo , Quentin de l'uyn , seig"" de Gehen , chevaliers , maistres d'icelle pour le temps , Guille Surlet, Bauduyn de Corbion et autres plussieurs; en tesmoing desquelles choses fait nous avons appendre nostre seel, requérant lesdits maistres que sembiablement le facent pour l'approbation de ce que dit est. Archives de la province de Liège, registre du grand greffe des échevins . n» 361 , fol. 19C. LXXXIV. CRY PROCLAMÉ AU PÉRON A LIÈGE, LE QUATTRIEME SEPTEMBRE l'aN 1480, POUR QUE NULLE ASSISTANCE NE SOIT DONNÉE A GUILLAUME d'aRENBERG OU A SES COMPLICES *. L'on fait assçavoir de parle mon très -redoublé et souverain seigneur et prince monseigneur de Liège, les maistres, eschevins, jureis et conseil de sa cité, en ensuyvant le contenu de la sentence pronunchée et publiée à Liège , par les susdits maistres, eschevins et jureis , le 4« jour dudit mois de septem- bre, qu'il ne soit nul ou nuls, de quelque estât, vacation ou condition que ce soit, qui de ce jour en avant face ou donne confort ou assistence, en quel- conque manière que ce soit, à messire Guillaume de la Marche, Tilman d'Heure , et autres ses complices et adhérens , plus ou loing dénommés ens- 'Yoy. sur la reprise des brouilieries entre Guil- nique de Jean de Los, ci-dessiis p. 79; Rouille, laume d'Arenberg et Louis de Bourbon , la chro- lom. II , p. 190, et M. de Gerlache , p. 168. ANALECTA LEODIENSIA. 68o dites lettres de sentence, et ce sur incourir es pênes, toulesfois et si souvent que trouvé seroit, contenues plus ou loing èsdites lettres et autres lettres, crys et publications sur ce faictes. MS. de la bibl. de l'université de Liège , n» 1 88 , p . 262 . LXXXV. CRY PROCLAMÉ AU PÉRON A LIÈGE LE V^ JOUR DE SEPTEMBRE l'aN 1480, CONTRE GUILLAUME d'aRENBERG , CONDAMNÉ AU BANNISSEMENT ET A LA CONFISCATION DE SES BIENS. L'on faicl assçavoir de parle nostre très-redoublé seigneur, monseigneur de Liège, que tous ceulx et celles qui par ci-devant et jusques aujourd'hui, datte de cette, ont eu la manniance, recepte, administration ou possession des biens meubles , rentes, revenus , offices de justice ou autres bénéfices, ap- partenans à messire Guilleame d'Arenberghc , eslans es pays et seigneurie de noslredit très-redoublé seigneur , posé ores que ce soit à tiltre d'advouerie, par commission ou garde de chastellerie , maisons, fortes places ou autres, en quelconque manière, fachon ou condition que ce soit, qu'ils en lèvent et oestent les mains, endedens tiers jours après la publication de ces présentes, en mettant ou faisanl mellre lesdiles places, maisons, chastelleries , offices, bénéfices , biens , rentes et revenus ens mains de nostredit très-redoubté sei- gneur , pour les faire régier , gouverner et recepvoir par ses commis , tels que ci-après ordonné y pourrat, et ce sur et à peine d'incourir en la grieff indi- gnation de nostredit très - redoublé seigneur; et que finalement les desseu- redis et un chascun d'eulx , endedens lesdits tiers jours , et sur les peines dictes , rapportent et meclenl es mains des gens des chambres des comptes de nos- tredit très-redoubté seigneur , touttes lettres , registre, chartres , commissions ou autres exploix , faisans mention desdils offices, bénéfices , biens, rentes et revenues. Item , en oultre auffin de nourir paix et union entre la grâce de nostredit très-redoubté seigneur , les membres et estas de ses pays, et que les lettres et crys par ci-devant faict, tant des lettres d'alliance, ossi des lettres 686 ANALECTA LEODIENSIA. de bannissement derainemcnt fais contre la personne diidit messire Guil- leame et ses complices , comme des crys que ce ensuyvant en ont esté faits , soyent mieulx entretenus , et que nul ne puist prétendre ignorance , l'on fait assçavoir, comme dessus, de parte nostredit très-redoubté seigneur, qu'il ne soit nul ou nulles de quelconques condition que ce soit qui d'ors en avant, et sur incourir es peines contenues èsdites lettres, reçoive lettres ou mes- saigesquelconcques, ne pour quelque afiFaire que ce soit, du prénommé mes- sire Guilleame d'Areuberghe, Tilman d'Heure et autres ses complices bannis, plus au loing dénommeis es lettres dudil bannissement. MS. de la bibl. de l'université de Liège, n° 188, p. 2C3. LXXXVI. LETTRE DU 14 OCTOBRE 1480, PAR LAQUELLE EVRARD DE LA MARCK DÉCLARE Qu'iL TIENT EN FIEF DE l'ÉVÉQUE DE LIÈGE LE CHATEAU DAGllOiNT ^ Je Evrard de la Marcke, seig^ d'Agymout, fay sçavoir à tous et recognoy par ces présentes, pour moi , mes hoirs et successeurs , que je tiens en fief et hommaige de révérend père en Dieu , haut et puissant prince et mon très-re- doubté seigneur mons' Loys de Bourbon, évesque de Liège,, duc de Buillon et comte de Looz , et de sa vénérable église , la fortresse , terre , haulteur et seigneurie d'Agyraont avec toutes ses appartenances et appendices à icelle, si avant qu'elle meut de mondit seigneur et de sadite vénérable église , et luy en aye faict le sériment et debvoir de reliefiF tel qu'il apartient , et il soit ainsi que ledit révérend père en Dieu m'ait ensuivant les traictésetappoinctemens , faits par ci-devant par mon très-cher damoiseau père avec les prédécesseurs éves- ques de mondit seigneur, sommer et requérir, parla vertu des jugemensdeses hommes féodaux par trois ad vis à trois quinzaines, pour parvenir et avoir l'ou- verture de madite place d'Agymont, ausquels advis aie toujours fait respouce » Voyez Manlelius, Hùt. Lo$s. , p. 183, et Foullon , t. II, p. 25, el t. III, p. 28». ANALECTA LEODIENSIA. 687 (jue mon intention estoil el est voloir faire à mondit seigneur el à sadite vénéra- ble église ce que tenus suis par raison , sans en mannière nulle contrevenir aus- dites lettres obligatoires. Je, en accomplissant madile responce , pour lesdites lettres entretenir, promés el aie encouvenl par ma foy , loyauté el sériment pour moi, mesdils hoirs el leurs successeurs, que madile fortresse d'Agy- mont serai de ce jour en avant ouverte audit révérend père en Dieu el mon très-redoublé seigneur el ses successeurs, évesques et esleus de Liège, sadite vénérable église de Liège el pays , pour y avoir entrée el yssue, toutes el quan- tesfois que mondit seigneur le requéral * , el que ne souffray ne permellraie entrer ou recepvoir personne aulcune en icelle madite place, pour faire guerre, nuire ou grever les seigneurs el pays voisins à sondil pays de Liège , ne ^ui soit ennemi publicque de mondil seigneur ne ce de sondil pays, si ce n'esl par le gré el consent dudil révérend père en Dieu el des membres el estais desondit pays. Ains entretiendrai fermement el léalmenl lesdils Iraiclés faicls par mondil très-cher damoiseau père , comme ilz se contiennent, sans rien re- nier ne accepter. En lesmoing et confirmation de ce j'aie à ces présentes faict appendre mon propre seel , armoyé de mes armes , el signé de ma propre main , le xiiii« jour d'octobre, l'an de la nativité Noslre-Seigneur mille qual- Ires cens et quatres-vings. — Ainsi signé : Everart de la Marke ^. MS. de la bibl. de l'université de Liétje , n» 188 , p. 179. » Au mois de juin de Pannëe suivante, Evrard » principalis signala sigillo ac signalura mauu de la Marck ne se conforma point à une de- » propria ipsius domini de Agimonl, reposila mande des étals. Voyez ci-dessous p. 690. - est in archivis venerabilis major.s eccles.ar 2 On lit à la suite de celte pièce : « Lillera » Leodiensis. « 688 ANALECTA LEODIENSTA LXXXVII. INSTKIJMENTUI PUBLICL» , MENSE APRILI ET WAIO 1481 EXARATUM, QUOAD PECUNIAS LtODII COLLETRAS AD OPLS INDULGENTIARUM ORDIISIS HIEROSOLYMITANI '. Anno a nativitale Doiiiini Xllll^ ocliiaoesimo primo, mensis aprilis die dé- cima sexta , praesenlibus in insigni ecclesia Leodiensi discrelis viris Johanne Eiigelberti de Echt, Henrico de Slyers, Arnoido de Bniexken et Theodrico Spirinc, clericis, nolariis publiais, leslibus, aperlus fuit pro prima vice Iruiicus, in dicta ecclesia Leodiensi positus, pro colleclione oblalionum et pe- cuniarum oblatarum ad opus indulgentiarum ordinis Jherosolymitani in ipsa Leodiensi civilale , in quo reperli fuerunt pro tune quadringenti sexaginta octo floreni Rhenenses, et quindecim stuveri communes, quos venerabilis pater dominus Robertus Berlrandi, decretorum doctor et dicti ordinis pro- fessus , tanquam substitulus procurator reverendissimi patris domini et fratris Johannis de Cardona , principalis procuratoris , illorum calculo desuper prius habito , secum delulit et portavit atque eosdem de et ex eodem trunco se récépissé , habuisse et ad opus antetacli ordinis assecutum fuisse recogno- vit sua sponle et confessus fuit , modo et forma in instrumento publico de- super confecto et per me notarium infrascriptum signato et subscriplo latins descriptis. Super quibus , etc. Deinde anno praescriplo , mensis tamen maii die décima sexta , praesen- tibus in eadem ecclesia domino Jaspare de Morialmeiz , canonico Sancli JNIa- terni in ecclesia Leodiensi , Jolianne Engelberli de Echt et llieodrico Spirinc , notariis publicis, testibus, apertus fuit secundario truncus praescriptus , in quo reperli fuerunt, illorum calculo débile praehabilo, quingenli quadraginla no\em floreni Rhenenses communes, decem et sex stuveri Burgondiae com- munes, et decem et octo solidi communis pagamenli Leodiensis, verum vi- ginli stuveris Burgondiae communibus , pro quolibet dictorum florenorum , * De (lecimis in subsidium coolra Turco» nés de Los, supra page 80. Leodii a legalo aposlolico colleclis agit Juliaii- ANALECTA LEODIENSLL 689 ex praetacto trunco reccnk 335. XCI. ROBERTUS DE MARKA CO^STITUTUS CASTELLANUS BULLONIENSIS , DIE 31 AUGUSTI 148i. Ultima augusti , obtenta per uobilem et generosum ac strenuum virum do- minum Wilhelmum de Mercha, alias de Arenberch, civitate Leodiensi, quam potenti manu et vi introïvil hesterna die , sede episcopali vacante , venera- biles domini Jobannes de Humyers, decanus, et capilulum Leodiense eorum et ipsorum dominio utendo , ut asseruerunt, constituerunt generosum domi- num Hobertum de Mercha , dicti domini Wilhelmi fratrem , militem , castel- lanum castri de Bullone, mcdiante juramento, per illius castellanos praestari consueto , quod et ibidem solemniter praestitit, praesentibus in capitulo rétro chorum, hora nona de mane autcirciter, discretis viris et honestis dominis Jo- hanne de Faukenberch et Jaspare de Morialmis , presbyteris ejusdem ecclesiae claustrariis et capellanis testibus. Super quibus, etc. Archives de la province de Liège , registre de l'ancienne ca- thédrale de Si-Lambert , n" 112. XCII. WILHELMUS DE MARKA ELECTUS MAMBURNUS LEODIENSIS, DIE 31 AUGUSTI 1482. Eodem die, ' completorium, praesentibus in praetacto capitulo testibus an- tedictis, antedicti venerabiles domini decanus et capitulum , volentes , ut * Deest vox anie ^ a Dans le MS. cité de la bibliothèque de Liège, expédient advisé estre nécessaire vendre rentes , fol. 244, se trouve une Supplication à Wons, le bèrilables et viagères pour parvenir audit paye- duc tfOttrice pour le reliépement des églises de ment; mais pourtant qu'il esloit vraisemblable Liège, contre le bourgeois d'icelle cité, en suivant non pouvoir trouver achapleurs , si prcmière- teur obligation. Cette pièce , qui est sans dale et ment asseurez n'esloienl de pleiges , cautions et qui présente quelques lacunes , me semble pou- respoodans de gens ayans terres et seigneuries , voir èlre rapportée ici. rentes et revenus suffisantes , scituées et assises « Au rov des Romains noslre sire, et à Mons'. èsdits pays de mons' le duc, pour lors où lesdites l'archiduc son fdz. ' renies acquérir sedebvoient, suppliarent lesdits " Uemonstrent et supplient le plus humble- de la cité et requéroient mess" les doyen et cha- ment que faire puellent (voz humbles chapel- pitre de la grande église , les abbez, prieux et lains et serviteurs) les prélatz , abbez , doyens, couvenis . doyens et chapitres des secundaires chapitres, tant de l'église cathédrale et première, églises susdites, ayant plussieures terres, renies que des collégialles et secondaires de la cité et et revenues signories scituées et assises es pays banliewe de Liège , que comme il soit ainsi que de mondit seigneur le duc , pour le furnis- en l'an de la nativité Nostre-Seigneur mille quat- sèment desdits deniers deuz et promis pour le I res cent soixante-huit, après la réduction d'icelle bien de paix , comme dit est. Offrans pour ce les- cilé et pays et l'appoinctement pour lors faict dits de Liège ausdils supplians obliger et sub- avec feu de noble mémoire mons"^ le duc Charles mettre, tant en nom de ladite cité et communaulté de Bourgongne, de Brabant, etc., que Dieu par- comme en leurs propres et privez noms, et eux iloinst, ladite cité fuist redebvable envers ledit faisans forts pour tous autres inhabitans de la- duc Charles en la somme de vi" milles lyons. dite cité et banliewe , rachater icelles renies et chascun lyon du pris de Ix gros monoye de Flan- pensions, payer et furnir le cours d'icelles aux dres, à payer en deniers comptans, pour les causes termes qu'elles eschéroient , de rendre et resti- contenues et déclarées es lettres sur ce faicles. tuer tous dommaiges , despens et interrest qu'à et pour lequel payement accomplir et fournir, ceste cause lesdils supplians pourroyent porter tailles et crenées furent lors mises et assises sur et souslenir , et de les rendre francz , quittes et les habitans de ladite cilé et banliewe d'icelle. indemnes sur leur honneur et sour paine d'estre (^uoy nonobstant ladite somme ne se peut pour réputez parjures et de eulx jureir la mengaille lors recouvrer ne recueillier. Si fut pour le plus jusques au nombre de ii<^, quant requis en se- 704 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIEiNSIA. 705 kit I (le Flandres, d'Artois, de Bourgongne, palatin, de Haynaiilt , de Hollande, de Zeelande, de Namur et de Zulphene, marquis du S*-Empire, seig»" de Frize, de Salins et de Malines^ à noz sëneschaulx de Brabant , de Lembourgh , Dael- hem et Faulcoumont. à noz maires de Louvain et de Tillemonl. baillv de Wyvelle et de nostre romant pays de Brabant, Lembourch, Daelhem et Fal- quemont, ou à leurs lieutenans et chascun d'eulx en son endroit sur ce requis, salut. De la parte de noz bien aimez les chanoines, officiers et supposlz des secon- daires églises de la cité de Liège, ensemble des abbés, religieux et couvcns des monastères de ladite cité , nous at esté remonslré comment eulx voyans que messire Guillaume d'Arembergh avoit piteusement occis et mis à mort feu ront. Oueis lesquelles prières , offres et promes- les, lesdits supplians, véans pour lurs la dépopu- tion de ladite cité, marchandise faillie, laboureu rs cessée, touttes (jabelles diminuée, avec autres inconvéniens . et que pour lors , {jrand nombre des bons bourgeois estoient hors du pays, meus iceux suplians de pitié et de com- passion , ayans leur .... et courai{]re au bien publicque, accordarent, moyennant ce que dict est,eten acceptant lesoffresetconditionssusdites plus amplement déclarées es lettres obligatoires sur ce l'aides , dont lesdits supplians produisent le double avec ces présentes tous leurs rentes et revenues qu'ils avoyent et possédoyent èsdits pays, jusques à la somme de cinquante milles livres monooie dite, sur ferme espoire d'estre re- levez tant du principal comme des accessoires et despens, desquels ilz doibvent estre creus par leur simple parolle apparaut par lesdites lettres obligatoires; toutes lesquelles promesses , obli- gations et conventions nonobstanles, lesdits de la cité et banlieuAve ont obmis, postposé et né- gligé payer, furnir et accomplir les cours desdites rentes et pensions, non pas d*un terme tant seu- lement mais de plussieurs , à Toccasion de quoi et pour leursdites faultes et négligences , les biens, cens , rentes et revenus desdits supplians estans es pays , terres et seigneuries de vostre Doble grâce sont arrestez , pris , détenuz et dis- •ipei, distribuez et vendus au proffit desdits pen- sionnaires , au très-grand grieff et dommaige desdits supplians, exiimez et monlans Juste cal- culation fnicle oultre la somme de ... . mil florins de Rhin d'or, ou plus, qui redonde pré- sentement à la lésion , irréparable perdition et destruction desdils supplians, qui de présent ne soavent de quoi vivre, veu le grand foulle et perte que souffert ont par les guerres, et plus feroit si au moyen de ladite obligation et par la vertu d'icelle ne leur esloit pourveu de remède propre et convengnable. Et pourtant que lesdits de Liège et de la banlieuwe d'icelle ont obligé et ypotecqué tant leurs corps comme leurs biens, mesmemcnt ceulx qui sont scituez et assis soubs vostre puissance, pour estrc vendus et exploictez seignourieusement par tous juges et justices où ilz pouroyent estre trouvez et qu'il plairat aus- dits supplians d'eslire et choisir , comme par leursdites obligation» appert, que vostre plaisir soit, si que prince de justice, fauteur espécial de réglise, juge et exécuteur en ce cas pris, choisis et esleus par lesdits supplians, accorder, con- sentir et faire expédier voz lettres patentes exé- culoriales de ladite obligation suret allencontre des personnes, ceus et rentes, seigneuries , (ten- sions, marchandises, prouffits, émoluments, que lesdits de Liège , cité et banliewe susdits puel- lent ou pourroyent avoir par tous voz pays , terres et seigneuries, et par espécial en voz villes de Treict sur Moeuse et de Uui . . . • <1"' ***°^ nostre très-chier et très-amé cousin messire Louis de Bourbon , en son vivant évesque de Liège . son père espirituel et seigneur naturel, et que ledit messire Guillaume estoit entré en ladite cité à grand nombre de gens d'armes, noz ennemis et adversaires, el faisoil piller et rober lesdits remonslrans, avec aussi les menachoit de faire plussieurs autres oulhaiges , maulx et dommaiges; ils , considérans les très-grands horribilité et délestablilé desdits énormes faictz , perpétrez par icellui messire Guillaume et autres noz ennemis, el que lesdits remonstrans point ne vouloyenl estre favorisans ou aulcunement consentans ne adhérans à iceulx noz ennemis ne en ladite morte et occision de leur dit père espirituele ne aux autres énormes et détestables faits de nosdits en- nemis, et aussi qu'une grande partie de leurs biens et héritaiges estoyent gissans en noz pays, terres el seigneuries, s'estoienl et sont retraits soubz nous et en nostre obéissance , espérans y estre traitez en loutte doulceur , raison et équité et comme noz subjectz propres, et que néanlmoins ils estoient advertis qu'aulcuns de leurs dits biens el héritaiges avoyent esté de parte nous saizis, prins et mis en nostre main, soubz ombre et à l'occasion des entreprinses faictes sur iceulx nos pays par ledit messire Guillaume et autres ses alliez , qui leur tourne à très-grand desplaisir, intéresl el dommaige , si comme ils dient, en nous requérant pour ce de nosli e grâce et provision convenable. Sçavoir vous faisons que nous, ces choeses considérées, inclinans favorable- ment à la requesle desdits remonslrans, nostredile main el tout autre em- peschement, mis départe nous èsdits biens el héritaiges pour la cause dite, avons levé et hosté, et de grâce espéciale, se mestier est, levons et oeslons par ces présentes; el avec ce aussi, de nostre plus ample grâce , avons prins et mis, prennonset mettons par cesdiles présentes iceulx remonstrans, ensemble tous et quelconques leursdits biens el héritaiges, en nostre protection et sauve- leurs retraictes et hantises principales et plus prochaines , pour les faire détenir, appréhender et vendre par tous juges et justices , cris el publi- cations, et de donner les sceurelez d'entretenir et mander à faire entretenir les achapteurs en leurs achapts, comme faire se doibt en tel cas, auffin que les deniers venansetprocédansdesdile-svendition puissent estre convertis au payement desdil s pen- sionaires préallablement et subsèquutivementau remboursement enthier desdils supplians pour leurs inlérest et dommaige; aussi que le service divin grandement diminuée el en diverses par- ties par faultes desdiles renies délaissié, conti- nuer se puisse et résumer* à l'honneur de Dieu, et consolation des âmes des fondateurs d'icelles. En quoi faisant vous ferez ce qui à l'office de bon prince et seigneur appartient, el lesdits sup- plians prieront Dieu pour vous et tous voz pro- géniteurs. » • II faut sans doute ajouter dans nos églises. 89 706 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 707 I garde espéciale. Si vous mandons et à chascun de vous, sur ce requis, que de nostre grâce et main levée vous faictes, souffriés et iaissiés Icsdits remonstrans plainement et paisiblement jouir et user, sans leur faire ni souffrir eslrefaicl aulcun destourbier ou empeschemeut au contraire ; ains se leurs corps ou aul- cuns de leursdits biens et héritaiges estoient encorsaizis, prins ou arreslez, à la cause dite , vous les mettez ou fait mettre tantocst et sans délaye, à plaine et entière délivrance, en les deffendant et faisant deffendre au surplus de toutte voye de faict, car tel est nostre plaisir et voulons que ainsi le faictes, nonobstant quelconcques droits par nous faicts ou à faire d'iceulx biens, or- donnances, mandemensou deffenses à ce contraires. — Donné en noire ville de Bruxelles, le 24« jour d'octobre Tan de grâce mille quattres cens quattres- vingts et deux. — Ainsi signé par monseigneur le duc : Ja. Htijoel. MS. de la bibliothèque de l'université de Liège, n. \M. f" i43. XCIX. COPIE DE CERTAINE OBLIGATION FAICTE LE 1 1 AVRIL 1483 , PAR LE PAYS DE LIÈGE, DE 30 MILLE LIVRES, EN FAVEUR DE HESSEIGNEURS JEUAN DE CHALON ET PHILIPPE DE CLEVES ^ sur l'obligation de tous noz biens, payer noslredit seigneur Philippe deClèves, ou nom et au proftit de lui et de tous lesdils autres , ausquels il serat trouvé computer et apartenir , chascun en son endroict , en dedens les jours et termes qui s'ensieull, assçavoir dix mille hbvresarlois en dedens le jour de la nativité Nostic-Seigneur que premier attendons , autres dix milles , tels que dits sont, eu dedens le jour de la nativité saint Jean-Baptiste , tanlosl après ensieuvant , et les autres dix milles libvres, par accomplissement ladite somme de trengle mille libvres en dedens le jour du Noël subséquent ensuyvaut, qui serat l'an Xllll*^ llll" et chincque, stiele de Liège. El parmi ce, seront et demeure- ront à ceste occasion abolyes et défaittes toutes promissions ou pétitions qu'aulcuns de la partie desdits seigneurs pourroyent à ceste occasion préten- dre et demander. En lesmoing de quoi nous avons sur cesdites présentes faict appliquer les seels de la vénérable église de Liège, pour le membre d'icelle église , de messire Baus de Guygoven , seigneur de Goursen , et messingneurs Henri de Serain , seig"^ de Bocourl, chevaliers, Conrard, advoué de Liers, pour le membre de la noblesse, et les seels des cité de Liège et ville de Huy , pour le membre de commun, sur l'an de grâce mille qualtre cents quatre- vingts-et-lrois , le onzième jour du mois d'apvril. MS. de la bibl. de l'université de Liège , n° 188 , /■» 257. Nous les membres et estas du pays de Liège , de Bouillon et de Looz , salut. Scavoir faisons à tous ceulx qui ces présentes verront , que pour recognois- sance et rémunération des grands faveurs et plaisirs , que nous ont fait en certains noz grands affaires , haulx , puissans et très-honnorez seigneurs , messeigneurs Jehan de Châlon , prince d'Orainges , et Philippe de Clèves et de la Marcke, capitaine général de Brabant , et autres de leur compaignie, nous avons accordé et conclud à eulx debvoir estre faicte et expédiée une grâce de la somme de trengte mille libvres artois , de quarante gros , raounoye de Flandre la libvre, laquelle somme pour accomplissement et expédition de ce avons promis et promettons par cesdites présentes, par noz foys, honneurs et * Voyez ci-our par lui ou ceux qu'il commettra estre gardé, soubz l'obligation d'icellui seig» et desdits eslats , de rendre icellui chasteau es mains de l'évesque qui serai confermé par noslre sainct père , après ce que les seuretez de furnir ledit Iraiclé seront baillées par lesdits de Liège. Henry de Huy et Thiri Pouillon , sont commis à l'aide et garde soubz ledit nions"" Philippe, en faisant serment à luy , au nom desdits duc et estas, aussi à l'église de Liège , de le bien garder et rendre, comme dessus, et pour Tcelle garder furniront ceulx de Huy les frais de trengtes personnes durante ladite guerre. Item que messire Guillaume de la Marcke se partira dudil pays de Liège , tant qu'il plairai au duc et estas dudil pays de Brabant. » Cesl article est consenti par condition qu'icellui messire Guillaume jouirai du sien , quelque parte qu'il soil. » Item que lesdits du pays de Liège obéiront à toultes provisions qu'il plairai ordonner à noslredil saint père, louchant l'èveschè de Liège, en lui faisant toulle obéissance et autres debvoirs qu'ils sont tenus de faire, c( Cesl article est consenti. » Item que lesdits de Liège payeront d'ores en avant la rente annuelle de xxxiiii mille livres par an laquelle sont tenues de payer, comme aperl par lettres sur ce faicles , mises en déposl es mains du chapitre d'Aix , à la reddi- tion desquelles lettres ceux de Liège consentiront. » Sur cesl article est consenti que lesdiles lettres soyenl mises es mains du duc et desdils estas de Brabant pour y poursuivre leur droicl par justice . selon le contenu desdites lettres et sans les innover ne enfraindre. » Item que de l'amende honorable des arrèraiges de ladite rente, painne de cent mille escus et des dommaiges et inlèrest, exlimez à i200 mil escus qu'ont lesdits estas de Brabant , ilz se submetteront à mondit s"" ou tels seig*" et villes qu il gèrent à faire la paix. Une trêve jusqu'aux fêtes manuscrit d'où nous l'avons extrait. L'acte du de Pâques fut enfin conclue par Tentremise de 11 avril ^ par lequel les Liégeois s'engagent à Philippe de Clèves et du prince d'Orange. Elle payer une somme de trente mille livres à Plii- ne fut pas de longue durée ; les frères de la lippe de Clèves , ne doit-il pas faire supposer Marck recommencèrent bientôt les hostilités. que Vappoinctement a été fait vers le commence- Cest à cette trêve que semble se rapporter ment du même mois? cet appotnclement (\ui ne porte pas de date dans le serai advisè , el ce quil serai par eux ordonné et appoinclé accompliront les- dits de Liège. „ i ivi . t ' u Geste submission est consentie sur l'ung ou deux des villes de Mets, 1 rêves el Coulogne, tels que lesdits estas esliront, el auront lesdis de Brabant élec- tion de choisir premièrement. » Item promèneront lesdis de Liège de non jamais faire ne souflFrir faire guerre du pays de Liège aux duc el pays de Brabant ne à autres pays d'i- cellui duc el ses successeurs , el ce par serment solempnel et soubs l'obUgatioii de tous leurs biens esUns auditpaysde Brabant, et aussi sur painne de 500 mil escus , el de ce bailler leurs seels suthssans des trois estais au proffit desdis duc el estas de Brabant. « Cesl article est consenti. » Item tous ceulx qui ont tenu le parti de feu monseigneur de Liège , eut Dieu pardoinsl, tant avant son trespas que depuis, aussi de mondit seigneur le duc el des pays, et semblablemenl ceux qui ont tenu le parti desdis de Liège, durante cesle guerre, tant gens d'église, nobles, bourgeois, mai- chans el autres, retourneront el viendront de plain droicl au leur el en loul tel estai qu'ils le trouveront; el tout cas advenu avant ledit trespas el depuis dudil seig' de Liège , pour le fait de ladite guerre , sont el demeureront abolis d'une parle el d'autre. El toutes ces choses passées el accordées l'armée pré- sente desdils duc et estais se partirai dudil pays de Liège. Avec ce seront baillées lettres el scellées desdits duc el estais, d'entretenir ledit Iraiclé, comme dessus est déclaré. MS. de la bibl. de l'université de Liège, n' 188, p. 17_. CI. HANDATIJM SYWDICATUS STATUtM PATRIAKUM LEODIEISSIS . BULLOMENSIS , ETC.. DEDIE 18 APRiLis 1483. Vicedecanus el capilulum Leodienses ac nobiles el mililares civilatis el pa- iriae Leodiensis. ducalus Bulloniensis elcomilatus Lossensis, nec non burgi- 710 ANALECTA LEODIE^NSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 711 ^i magislri , consules et jurali civilatis Leodiensis et oppidi Huyensis, Leodiensis dioecesis , universis praesentes iioslras lilteras inspecluris, nolumfacimus quod nos 1res status patriarumpraedictaruQi repiaesenlanles, unanimileret unanimi consensii , certis legilimis ex causis animos nostros ad hoc moventibus , prae- sertim et probono paciset concordiaemaniitrnendae, venerabiles nobilesque ac honestos et discretos sayacesque viros dominos Waltenim de Coerswai em , canonicum Leodiensem , Conrardum de Bubays,advocalumdeLieis, Henricum Morlet, Walterum Paylhe,civesLeodienses,et Johannem Burien, oppidanum Huyensem, licet absentes tanquam praesentes , nostros et cujuslibet slatuuni praedictorum fecimiis, constituimus , creavimus , noniinavimus et solemnilei ordinavimus, ac praesenlium lenore facimus, constituimus, creamus. no- rainamus et solemniter ordinamus syndicos ac procuratores , actores et fac- tores ac negotiorura nostrorum subscriptorum gestores nunlios(|ue spéciales et générales, ita taraen quod specialilas generalitati non derogel nec e contra, adcomparendum, nostriset triumstatuum palriarum praetactarum nommibus ac pro nobis seu cujuslibet nostrum , coram \enerabilibus et circumspectis viris dorainis decano seu vicedecauo et capitulo collegiatae ecclesiae beatae Mariae Virginis gloriosae urbis Aquensiset ibidem in hoc quod quaecumque litleraeet cartae per oratores sive nunlios illustrissimi principis doraini doraini Maximi- liani . Austriae , Brabantiae, etc. , ducis, illiusque patriae Brabantiae statuum nuper juxtatenoremcujusdam compromissiin et sub custodia sive manutenen- tia eorumdem venerabilium dominorum decani et capituli, tanquam deposita- riorum , de anno scilicet septuagesimo septimo et undecima mensis octobris aut circiter depositae, eisdem principi et statibus seu illorum nuntiis, orato- ribus sive procuraloribus ad illos recipiendum missis sive mittendis, ad hoc spéciale mandalum habenlibus in sequenleni tenorem certorum interdictum illusirissimum principem dominum ducem illiusve status patriae Brabantiae , ex una , ac status patriarum Leodiensis , Bulloniensis et Lossensis noviter con- cordatorum reslituantur , tradantui et realiter deliberentur consentientes , necnon et quascumque protesta tiones et requisitiones in et circa earumdem restitutionem , traditionem et deliberationem necessarias et requisitas fa- cientes , caetera omnia et singula in iis et circa ea juxta tenorem praelactorum concordatorum necessaria et requisita facientes et procurantes , quae nos- metipsi oranes et singuli faceremus seu facere et exercere possemus et debe- remus. si illis praesentes et personaliler interessemus, etiam si talia forent nuae mandatum exigant magis spéciale et majora forent praenarrat.s. Pro- initlentespraesentium tenore per fides nostrasperpeluo tenere et habere ratum , rratum atque firmum totum id et quidquam in praemissis et circa ea per dictos noslros procuratores constitutos conjunctim aul divisim dictum, actum , fac- tum restumve fuerit seu alias quomodolibet procuratum , ipsosque nostros procuratores hujusmodi et eorum quemlibet, quos per praesentes relevamus ab omni onere satis dandi relevare sub hypotheca et obligatione omn.um et sinjrulorum nostrorum bonorum praesentium et futurorum. In quorum om- nium et singulorum robur, fidem et testimonium praemissorum nos vu^ede- canusetcapitulum ecclesiae nostrae ad causas, nos vero nob.les et m.l.tares praedicti nobilium et generosorum dominorum , Rasonis de Gudegoven , do- Lm temporalisde Haneff et Thins , etc. , etHenrici de Seramo , domim tem- poralis de Rocourt, et nos burgimagistri, consules et jurât, civitatis Leod.ensis , atque nos burgimagistri ., consules et jurati oppidi Huyens.s , ejusdem opp.di siriUa quibus in hac parte pro nobis et statibus patriarum antetactarum prae- sentibus nostris litteris utimur , duximus appendenda. Sub anno a natmtate Domini xiiiic Ixxx tertio , indictione prima, mensis apnl.s d,e décima octava pontificatus sanctissimi in Christo patris et domini nostr, dommi Sixti, d.vma providentia papae quarti , anno duodecimo. archive» de la province de Liège , registre de l'ancienne cathédrale de saint Lambert , n» 111 , Z"» 340. CIL ,»ST»«..NTU» PKOCUKATIoms CO««ISSA«,«..« m *gV»S «.S90.CM, ETC. , »ATU« 1...^ 23 APRILIS 1483. In nomine Domin. amen. Teaore praesen.is pubhc. .nslrumeot. eu .cl.. pat«at évidente.., quod anno a nalivltale ejusden. Don,.n. n..lles.mo quad .n geniesimo ocluagesi.no terlio, indiclione prima, die ve.o ">«;<="■•"' ^^^7; Ltia men.,is aprilis, n.ane, intra nonau. eldeciman. horasante mer.d.em aul 712 ANALECTA LEODIENSIA circiter, pontifîcatus sanctissimi in Christo patris et domini nostri domini Sixti divina providentia papac quarli anno duodecimo, coram venerabilibiis . egre- giis et circumspectis viris, doniinis decano et capitulo iosignis ecclesiae bcalae JVlariae Aquensis, Lcodiensis dioecesis. inque nostra notariorum piiblicorum ac lestium infrascriptorum ad hoc vocalorum specialiter et rogalorum prae- seniia personaliter coiistiluti, venerabiles ac strenui et sagaces viri domini Wnlterus de Coerswarem , venerabilis et insignis ecclesiae Leodiensis canoni- eus, ex parte ejusdem ecclesiae capituli, Conrardiis de Bubays, advocatus de Leirs, ex parte nobiliiim civitatis et patriae Leodiensiiim, Henriciis Morrelet, unus quatuor Violetlae, et \\ alterus Paylhe. ipsius civitatis manburnus gene- ralis et ex parte civitatis ejusdem, necnon Johannes Bueren, ex parle Huyensis et aliorum dictae patriae Leodiensis oppidoru m, tanquam très status dictarum civitatis et patriae repracsentantium, commissarii cum pieno mandato in bac parte, ut asseruerunt, missi et deputati vivae vocis oraculo dicli Walteri Paylhe, ibidem exposuerunt et asseruerunt, quod jam noviter fuisset certus tractatus pacis et concordiae per etinter illustrissimum principem et dominum dominum Maximilianum. archiducem Austriae, Burgondiae, Brabanliae etc., atque très status patriae Brabanliae ex una, necnon très status patriae Leo- diensis partibus ex alia , de et super novissimis guerris sive dissenlionis ma- teriis inter ipsos lune exorlis proh dolor ! et pendenlibus conceplus, firmatus et conclusus, quodque in hujusmodi pacis traclatu foret inter alia unus arti- culas, concernens nonnuilas litteras nuper per praefali domini archiducis nec- non Irium statuum patriae Leodiensis ad hoc depulatos commissarios pacis, dictos dominos decanum et capituluni , deposilas, sicque ad hujusmodi arti- culo satisfaciendum eaedem praedictae partes sibi mutuo diem dominicam proxime praeteritam de sero in hospitio ad hune locum concurrendi assignas- sent et concurrere statuissent. Quapropter ipsi domini W alterus, Conrardus, Henricus, Walterus et Johannes commissarii, sic ut praefertur, per dictos Ires status patriae Leodiensis missi et deputati, animo etintentione traclalum dictae pacis ac praetactum arliculum in eodem traclatu comprehensum insequendi illique realiter et efiPective parendi et optemperandi, ad hune statutum et assi- gnalum locum venissent et jam tertia dies esset quod praediclorum illustris- simi principis et domini archiducis ac Brabanlinorum commissarios in bac parte mitlendos exspectassent , et tandem inlellexissent ipsos in itinere usque ad oppidum Dyest fuisse et iterum retrocessisse, causam ob quam ignorantes; ANALECTA LEODIENSIA. 713 nnde hujusmodi sic facta expositione, iidem domini Walterus, Conrardus, Henricus, Walterus, et Johannes, commissarii deputati antedicti , proteslati fuerunt atque protestabanlur, quod ipsi tanquam commissarii, sic ut praemit- lilur, per dictos Ires status patriae Leodiensis missi et eorumdem trium statuum nomine illic coram dictis dominis decano et capitulo dictarum lilterarumdepo- silariiscomparuissentet cum pleno mandato comparèrent, animo et intenlione praenarrato dicti tractatus articulo et eidem traclatui secundura omnes sui formam et lenorem salisfaciendi , quodque parali essent illi parère cum omni- bus suis punclisetobtemperare; et quod per ipsos non stetit neque slat, quo- minus dicto traclatui in hac parle satisfactum sit seu satisfiat. De et super ((uibus praemissis omnibus et singulis memorati domini Walterus, Conrar- dus, Henricus, Walterus et Johannes commissarii deputati petiverunt sibi , quo supra nomine, a nobis notariis publicis infrascriptis unum publicum in- strumenlum fieri seu plura publica, si opus fueril, instrumenta. Acta fuerunt haec anno, indiclione, die, mense, hora, pontificalu et loco praediclis, prae- sentibus ibidem honestisetdiscretis viris dominis Jacobo Tzanl, artium magis- tro , parochialis novae curiae Bcghinarum urbis Aquensis pastore , et Johanne Pistoris, praedictae beataeMariae Aquensis capellano ecclesiarum^ presbyteris dictae Leodiensis dioecesis, testibusad praemissa vocatis specialiter et rogalis. Et ego Wilhelmus Sceevarls, presbyter Lcodiensis dioecesis, publicus apos- lolica et imperiali aucloritalibus , necnon venerabilis curiae Leodiensis nola- rius juratus , quia expositioni , assertioni , protestalioni aliisque praemissis , omnibus et singulis, dum sic, ut praemitlilur , fièrent et agerentur, una cum honesto viro Johanne Spirinc, meo in hac parle connotario infrascriplo, ac teslibus praenominalis, interfui . eaque sic fieri scivi et audevi, idcirco prae- sens publicum instrumenlummanualterius, me aliis praepedito negotiis, fide- liler scriptum exinde confeci et in hanc publicam formam redegi , signoque et nomine meis, quibus utor per et posl creationem notariatus apostolici, una cum eodem connotario meo subscripsi etsignavi, in fidem et testimonium omnium et singulorum praemissorum, rogalus pariter et requisilus. Et ego Johannes Spirinc de Aelborch, clericus Leodiensis, publicus sacra im- periali aucloriale el veneiabilium ecclesiae curiaeque Leodiensis notarius jura- tus , quia expositioni, assertioni , protestationi aliisque praemissis omnibus et singulis , dum , sic ut praemillilur, fièrent el agerentur, una cum provido viro domino Wilhelmo Sceevarls, presbylero, meo in hac parle connotario supra- 90 lu I; t 714 ANALECTA LEODIENSIA. scripto. ac lestibus praenominatis. praesens inlerfui,eaquesicfieriscivi el au- divi. Idcirco hoc praesens publicuni instrumcntum^ manu allerius niei Bdelis. mealiisardiiis praepedito negoliis, fideliler scriptum^ exinde confeciet in hanc publicam formam redegi , sijjnoque et nomine meis solitis et consuelis, una cum codera meo connotario, me hic propria mea manu subscribente signavi , rogalus et requisitus, in (idem et lestimonium omnium et sin^julorum prae- missorum. y4rchivesdela province df Liège, registre de l'ancienne cathé- drale de S'-Lambert, n» 1 1 1 , /"'' 303 ver$o. cm. COILATIO PRAEBENDAE JOHANNIS DE FERNEY ROBERTO FILIO EVERARDI DE «ARCUA .^ FACTA DIE 3 JUNM 1483. Feria tertia post sacramenti , die tertia mensis junii , de sero, hora septima aut circiter, praesentibus in capitulo relro chorum domino Jaspare de Morial- meiz , canonico Sancti IMatèrni , Theodrico Spirinc, Martino de Fexhe, virgi- fero ac Michaële Bolgry et pluribus aliis lestibus . venerabiles domini Jo- hannesdcQuercuet WalterusdeCoerswarem,fratres, Liberius Senior, Petrus Hollengnoul et Busco,.... contulerunt illustri domiccllo Roberto . filio domini Everardi de Marcha, clerico , id flexis genibus petenti , canonicalum et prae- bendam Leodienses, vacantes per obitum , etc., dicti domini Johannis de Ferney , et eidem eorum jure utenti inde providerunt , qui illico juravil per- sonaliter. Quo praestito juramento, illico dominus Gilbertus praedictus eum- dem in corporalem et aclualem posuit possessionem , ducens eum in slallis et locum in choro assignavit. Super quibus, etc. Et respondit dominus Jacobus de Coerswarera pro juribus, etc. Archives de la province de liège , registre de l'ancienne cathédrale de S^ - Lambert , n' 112. ANALECTA LEODIENSIA. 715 CIV. ACTADIeGeT lOJULII 1483. QUOAD SUMMAM DUCENTORUM FLORENOHUn RHENENSIUM, QUAM GLILLIELni'S DE MARCKA AB ABBATE STABULENSI AG HIALBIUNDARIENSI UUTUO ACCEPIT. Anno a nativitate Domini miltesimo quadringentesimo octuagesimo tertio , indictione prima, die vero sexta mensis julii, hora decantationis summae mis- sae in ecclesia Leodiensi aut circiter , pontificatus sanctissimi in Christo patris et domini nostri domini Sixti, divina providentia papae quarti, anno duode- cimo, in mei notarii publici ac testium infrascriplorum praesentia persona- liter constitutus honorabilis vir Petrus dictus Rocquart , villicus pro lempore Leodiensis, procurator et eo procuralorio nomine honesti viri Johannis Tomp- sen * , armigeri et castellani castellariae de Franchimont, Leodiensis dioecesis, ad infrascripta facienda, ut dixit, ab eodem sufHcienler constitutus, de cujus quidem procurationis mandalo legitimis constat docu mentis, sponteetexcerta ejus scientia animoque praemeditato minimeque etiam coactus ad hoc, ut asseruit, aut seductus, recognovit et in veritate confessus fuit nobilem et generosum dominum Guilhelmum de Marcha , dominum lemporalem domi- niorum de Agimont et Lumpinay , etc., per se et suos in ea parle factores ha- buisse et récépissé amore amicabilis mului in prompta et numerata pecunia de et a reverendo pâtre venerabiiique et religioso viro et domino domino Jaspare , monasteriorum Stabulensis et Malmundariensis , Leodiensis et Colo- niensis dioecesis, canonice unitorum abbate, ducentos florenos rhenenses com- munes, viginti scilicet stuveris Burgundiae communibus pro illorum quolibet compulatis. Quosquidem ducentos florenos idem Petrus, procuralorio nomine quo supra, pro praefato nobilietgeneroso domino Guilhelmo ititercedenlenon solum et fidejubenti, sed et diclum Johannem Tompson principalem debito- remeorumdemducentorum florenorum rhenensium constituendum, praedic- tum Johannem Tompson. eidem reverendo domino abbati aut ejus successo- * Hic per instrumentumcondiliim die 27 junii hannem Gregorii , canonicum S. Pelri Leodien- ejutdem anni procuratores suos constiluerat Jo- sis , et praediclum Petrum Rocquart. 716 ANALECTA LEODIENSIA. ribus seu saltem ejus vel illortim procnralori reddere et resliluere promisit indilato ad oralionem ipsius domirii abbatis seu ejus successoris aul ejus pro- curaloris ad boc sufficiens mandalum babentis^ monitionem et requisitionem, infra sex menses. postqiiam illustris dominus Jobannes de Mai cba , aul quivis aller confirmationem episcopatus Leodiensis a sanctissimo in Cbrislo pâtre et domino noslro domino papa praefalo aul successore suo oblinuerit, omnibus dolo et fraude sive cavillatione semotis, eumdem Jobannem Tompson, prin- cipalcm suum dominum suosque baeredes et successores ac omnia et sin^rula sua et ipsorum bona baereditaria et alia quaecuraque mobilia praesentia et futiira in meliori forma , cum omnibus clausulis ad boc necessariis et requi- silis, erga praedictum dominum abbatem illiusve baeredes et successores aul causam ab eo seu eis babentes^ obligavit pariter et ypolbecavit, subjiciens eumdem Jobannem jurisdictioni omnium judicum spiritualium et lempora- lium, etc.. eliam substituens quoscumque procuratores omnium curiarum apostolicarum spiritualium et temporalium pro terapore exislenlium . quo- rum nomina et cognomina bic baberi voluit pro expressis. ad confitendum bujusmodi debitum , etc. , renuntians omnibus privilejriis juris canonici et civilis ac municipalibus, etc. , promittens, etc. Acta fuerunt baec in ecclesia Leodiensi, anno, indiclione. die, bora , mense et pontiBcalu quibus supra, praesentibus ibidem discretis viris Jobanne de Ecbt, Jobanne de Cyney et Theodrico Spirinc clericis Leodiensis dioecesis, testibus ad praemissa \ocatis specialiter et rogatis , etc. Oeinde anno supradiclo, mensis julii die décima quinta, bora decanlalionis summae missae in ecclesia Leodiensi , praesentibus discretis \iris et bonestis domino magistro Jobanne de Quercu, decretorum doclore, canonico Leo- diensi et Jobanne de Naerfonteyn armigero, testibus, generosus vir Dyonisius dictus Corbeal, civis Leodiensis, sponte et ex certa sua scientia ac animo prae- meditato, non \i, melu aul alias coactus seu seductus. sed sua spontanea vo- iuntate, nomine et pro illustri domino Guilbelmo de Marcka, milite rétro no- minato non solum fidejubens, sed et se principalem debitorem ducentorum florenorum rbenensium supratactorum constituens, animo etiam novandi de- bitum eorumdem et illud in se suscipieus, recognovit ac alias in omnibus el per omnia promisit pro se ipso, prout et quemadmodum Petrus Rocquart, procuratorio nomine retroscripto, ut etiam rétro scribitur, Jobannem Tompson rétro nominatum , obligavit se ipsum , el singula etiam sua bona ejusve bae- ANALECTA LEODIE^SLA. 717 redes et successores. prout latins et rétro langitur, obligavit pariter et ypotbe- cavit, etc. , ut in forma meliori renuntians , etc. — Spirinc, quoad praemissa notarius. , archives de la province de Liège, registre de l'ancienne cathédrale de S'- Lambert , n" 112. CV. INSTRl'MENTUV PROMISSIONIS ET 0BLIG4TI0N1S PRO CLENODIIS ECCLESUE CATHEDRALIS LEODIENSIS FACTARUM , DE DIE 10 JULII 1483. Tn nomine Domini. Per boc praesens publicum instrumentumcunctispateat evidenter , quod anno a nalivitate ejusdera Domini millesimo quadringente- simo octuagesimo tertio , indiclione prima, mensis julii die duodecima , bora decanlalionis summae missae in ecclesia Leodiensi, aul circiler, pontiHcatus sanctissimi in Cbrislo palris et domini noslri domini Sixti, divina providentia papae quarti,annoduodecimo, in mei nolarii publicietlestiumsubscriptorum ad boc vocalorum specialiter et rogatorum praesentia, personaliter consti- tuli illustres nobilesque et generosi viri domini Everardus de Marcka, de Arbercb, Mirwar, etc., Wilbelmus de Marcka, civilalis et palriarum Leo- diensis, Lossensis et Bulloniensis mamburnus el gubernalor, de Agimonl, Lumpinay , etc., dominiorum domini temporales, milites el fralres, et una- cum ipsis generosi domini Ghiselberlus de Canne , Jobannes le Pollain , mili- tes, Guilbelmus de Anplines, Rigaldus de Tbys, Dyonisius dictus Corbeal de Poesseur, armigeri , Andréas de Webongne , Jacobus de Bolseez , Jobannes del Falloes , Arnoldus Lambert , Jobannes dictus le Roque , cives Leodien- ses, necnon Petrus dominus Roquarl, de Herina, villicus Leodiensis, tam suo quam Jobannis Tompsen , castellani castellaniae de Francbimonl, procura- loriis nominibus, ab eodem ad infrascripta sufficienter constitutus , de cujus procurationis mandalo legitimus conslabat et constat documenlum , etc., sponte et ex cerlis eorum scienliis ac animis praemeditatis et deliberatis, non vi, melu, dolo, aul fraude, ut dixerunt, seducti, recognoveruut et in veritate confessi fuerunt, tam conjunctim quam divisim, accommodasse, ac veri , puri 718 ANALECÏA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSÏA. 719 lii et leçitimi commodali titiilo, récépissé de et a venerabilibus et circumspectis egreqiisque ac nobilibus dominis vice-decano et capitule insi^jnis ecclesiae Leodiensis, ciipientes atque intendentes periculis, malis, iiicommodis, jac- turisatc|iiedamnis, ut ex actibus conslabat gravi mentis cum amariludine, vensimilitereventuris, non quidem mediocribus praeoccurrere, capilulariter confîiejratis capitulantibus et infiascripla acceplantibus , nonnulla clenodia et jocaha aurea et arjjentea et alia diclae eorum ecclesiae paramenta subscripta : Et primo iraaginem unam sancti Georgii cum ejus lancea, vexillo, dracone auiicale , supia quod imago felicis recoidationis principis dudum ducis Karoli Buigondiae ad genua jacuit , quadam galea et duobus cerolecis per omnia de pum auro confectis, pondérantes simul tredecim marcas ami puri. Ilem, pedem ejusdem imaginis, super quo ipsa imago slabat et stal, argen- teum deauralum, ponderantem novem marcas argenti puri. Item, unam imaginem bealae Mariae Virginis gloriosaeargenteam, cum ejuii filio, in cathedia una sedentis, ponderantem decem et sex cum dimidia marcas argenli puri. Ilem, adhuc unam aliam imaginem beatae Mariae Virginis gloriosae yvo- riam, clausam cum notabili labernaculo argenleo deauralo, slantem super quatuor leones argenteos deauralos, in cujus exteriori parte laleris illius sunl imagines beatoium Pétri et Pauli aposlolorum . et in anleriori parle ejusdem labernaculi annuntiatio bealae Mariae Virginis cxistit, ponderantem quatuor- decim marcas argenli. Item, unam aliam imaginem sancti Johannis-Baptislae argenleam , cujus barba deaurala existit, siculi et etiam eadem imago in pluribus aliis suis locis deaurata existit, in cujus capile unum magnum os reliquiarum reclusum est, ponderantem viginli duas marcas et sex uncias argenti. Item , adhuc unam aliam imaginem sancti Pétri argenleam , cujus crines et barba deauralae existunl, habentis etiam clavem unam in ejus manu , ponde- rantem decem et sex marcas argenti. Item , adhuc unam imaginem sancti Pauli apostoli cum gladio in ejus manu argenleam, cujus barba deaurata existit, ponderantem quindecim et dimidiam marcas argenti. Item, adhuc tabulam unam quadrangularem, cum imagine Chrisli crucifixi m ligno crucis pendentis, de auro confeclam, ponderantem quatuor marcas et sex uncias auri puri. Item, adhuc unam aliam imaginem beatae Mariae Virginis gloriosae, haben- lem in ejus superiorilale crucem unam , cum imagine raatris Christi et Johan- nisevangelistae sub cruce, auri puri, et pluribus perlis, quae crux et imagines aureae exislentes , ponderantem quatuor uncias et sex esterlingas minus unam quartam partem auri puri. Item , imago beatae Mariae praetactae , habens in ejus dorso imaginem beatae Mariae cum ejus filio a cruce deposilo; est ponderis duarum marcarum et duarum cum dimidia unciarum argenti. Item, fibulum unum argenteum cum pluribus lapidibus, in cujus medio est imago una alba cum figura hominis et uno animali biwk dicto, ac pluribus saphiris, ponderantem duas marcas et decem esterlingas argenti. Item, adhuc unum alium fibulum argenteum, habentem unum canonicum ad genua ante imaginem beatae Mariae Virginis jacentem, qui per beatum Lambertum praesentatur dictae beatae Mariae, pênes quam stat sanctus Ser- vatius, ponderantem quatuor marcas et duas uncias argenti. Item, adhuc unum alium fibulum argenteum, instar unius cordis confcc- lum, habentem lapidem cum una facie in medio et sub illo lunam unam blavei coloris, cum aliis sex lapidibus diversorum colorum, aliis majoribus, qui plu- res simt , ponderantem duas et dimidiam marcas argenti. Item, adhuc unam magnam et notabilem crucem , ante processionem por- tandam, argenteam deauratam, cum pluribus et diversis lapidibus et imagine crucifixi, habentem martyrium sancti Lamberti inibi sculptam, etiam et vitam ejusdem sancti Lamberti a rétro sculptam , ponderantem quatuordecim mar- cas et duas uncias argeuti. Item, adhuc unam pretiosam et valde notabilem vestem supra casulam, per episcopum celebrantem induendam , quae habet in anteriori ejus parte imaginem unam beatae Mariae Virginis gloriosae, cum ejus filio, et in illius reteriori parte Christum crucifixum. de perlis valde pretiose confectum, unde in pluribus aliquae perlae videbantur deperditae ^ Ad capiendum desuper et mutuo recipiendum summam seu valorem qua- tuor millium ducatorum aureorum, seu eorumdem verum valorem, in usum MI y a dans 1^ registre une noie volante ainsi Ilem, unum paramentum pro uno novo epi»- conçue : « Item , adhuc unam cappam valde no- copo, appellalum superhiimerale, haben» in se tabilem, infinilis figurisde perlis ornalam. in ma- plures lapides pretiosos. » gna mullitudinc per omnia quasi cooperlam. 7^ ANALECTA LEODIENSIA. expedilionis lilterarum apostolicarum , confirmationeai poslulalionis illuslris nobilisque et generosi domini Johannis de Marcka, in el ad episcopatum Leo- diensem poslulali , exponendam el converlendam et non alias; quae quideiii aurea et argcntea et alia cienodia anletacla in et siib pondère praescripto , an- tefali recognoscenles oinnes et singuli lam conjunclim quam divisim, el eoruni quilibet per se et in solidum per eorum Hdes corporales , per ipsos el ipsorum quemlibel, in manusmei notarii subscripli^ stipulantes et recipientes vice, loco et nomine omnium etsingulorum quorum inlerest, inlereril seu interesse po- teril quomodolibet in fulurum, propler hoc corporaliter piaeslifas, lato ju- ramcnto. atque sub excommunicalionis poena, convenerunt et proniiserunl antedictis venerabilibus dominis vicedecano el capilulo Leodiensibus prae- sentibus et acceptantibus , bene , intègre , realiter el legaliter reddere , consi- gnare el resliluere ad locum thesaurariae Leodiensis, ex qua supradicla sunt, sine cuslibus, periculis, damnis el expensis , in eo valore et esseulia in quibus lempore deliberationis fuerant, reponere seu reponi et reduci facere, infra sex menses confirmalioniem poslulalionis episcopalus Leodiensis, dolo el fraude seclusis , proxime el immédiate sequentes, sese et eorum corpora , necnon omnia singulaque eorum bona, mobilia et immobilia sive liaeredilaria, castrave el dominia quaecumque, ubicumque locorum siluala, el ad eos spec- tanlia, et quocumquenuncupentur nomine, proplerea erga eosdem veuerabiies dominos vicedecanum et capilulum Leodienses obliganles pariler el hypothe- cantes. Et insuper pro majori securitate praemissorum , ac ut dictis venerabi- libus dominis vicedecano el capilulo Leodiensi tulius cavealur, de praemissis submiserunt sese antefati recognoscentes el praesenlibus se submillunt, sub- misilque eorum quivis jurisdiclioui, cohercitioni, compulsioni, foru el examini quorumcumque judicum, principum, ducum, comilum, baronum, mililum, terrarum el dominiorum dominorum , eorumve spiritualium sive ecclesiasli- eorum necnon el lemporalium villicorum et scabinorum ac jusliliariorum , consenseruntque et consensil eorum quivis per se, quod ipsi recognoscentes, tam conjunclim quam divisim , eorumve haeredes et successores quicumque , etiam utriusque sexus corporaliter, necnon bona quaecumque eorum mobilia el immobilia sive haereditaria, praesentia el fulura. eliam feodalia, eorumdem dominorum seu ipsorum villicorum et scabinorum ac jusliliariorum polentia et auclorilate capi et arreslari ac in arresto delineri , vinculisque mancipari atque ad realem etactualem reslitutionem praetaclorum cienodiorum via juris ANALECTA LEODIENSIA. 721 aul legis et legidice compelli possint el arclari , etiam et iidem judices spiri- tuales et temporales principesve duces, comités, barones, milites, terrarum et dominiorum domini quicumque, illorumve villici, scabini et jusliliarii , ubi ipsi recognoscentes eorumque bona conjunclim aul divisim , quaecumque reperianlur, inveniantur, apprehendantur , seu a quibus illa raoventur et descendent, vendantur, transferantur, Iransporlenlur et alienentur, indeque legis opère requisitae quas ex nunc prout ex tune , et ex lune prout ex nunc in dictum evenlum ratas habenl et acceptas , ea emenles seu acceptantes per personasquascumque , quas etiam ad id faciendum suos fecerunt et constitue- runl procuratores, more legis fiant ad opus diclorum venerabilium dominorum vicedecani et capituli , el quod pretium exinde proveniens seu quaecumque pecuniarum summae abinde provenientes eisdem venerabilibus dominis vice- decano et capilulo aul abeis causam adhaec habenti seu liabentibus Iradantur, exsolvanlur et realiter deliberentur , ipsique domini illos percipiant, lèvent et assequanlur per se aulalium seu alios, eorum nominibus, donec et quousque anletacla jocalia , cienodia el paramenla in et sub pondère el valore prae- notatis reddila fuerint, restiluta el liberala , reposila et ut praestita reassi- gnata, necnon et de quibuscumque damnis, custibus, expensis et interesse ob hoc per eosdem venerabiles dominos quomodoUbet sustinendis, quorum in ea parte simplicibus verbis credenl et lempore ac loco congruis, absque aliquibus juramenlis aut probationibus desuper faciendis credi volunt, et stari plenarie el inlegraliter fuerit el sit satisfactum. Quae si quidem haeredi- taria eorum bona praenarrata , antefati recognoscentes proplerea , ex nunc prout ex tune , et ex tune prout ex nunc, erga antedictos venerabiles dominos vicedecanum et capilulum obligarunt pariter et hypolhecarunt, nil ipsis juris aut actionis ad illa, in quantum praemissis contrariari poterunt, retinentes; imo ex nunc prout ex tune ea ad manus judicum , de quibus moventur, ad opus ecclesiae et diclorum dominorum faciendo episcopum legis opéras trans- portarunt et transtulerunt. Et insuper adhuc ultra praemissa pro majori se- curitate praemissorum , dictis venerabilibus dominis vicedecano et capilulo Leodiensibus danda el praestanda, voluerunt supradicli recognoscentes et eisdem venerabilibus dominis plenarias potestatem , facultatem et mandatum dederunt spéciale, quod ipsi venerabiles domini in casu quo iidem recognos- centes in praemissis defecluosi fuerint seu négligentes, et eisdem dominis jo- calia, cienodia et paramenla anletacla infra terminum seu terminos prae- 91 722 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 723 lit expresses non reslituerint, ut praenarralur, polerunt et possent de et ex eisdem recognoscentibusdecem personas quascumque eorumad beneplacitum per se aut certes eorum depiitalos aut deputandos procuralores sive commis- sarios nominare et eligere, qui tenebuntur et obligati eruntabsque quacumque contradictione, sub poena perjurii etamissionis honorum eorum, quemcum- que locura seu quaecumque loca , hospiliumve seu hospitia ipsis per eosdem dominos seu iliorum commissarium aut commissarios ex parte eorumdem nominandumetassignandum, seu nominandaet assignanda , ad comestus, sub- mtrare cum totidem equis et inibi comestus servare ac expensas solito more facere. Quilibet scilicet eorum usque ad summam ponatur deceni unius flo- reni post... quolibet in die ascendentem et abinde clam vel secrète publiée aut occulte non recedere , donec antetacta jocalia , cienodia et paramenta , et omnia et singula, unacum singulis expensis, damniset interesse, per eos- dem venerabiles dominos , ob eorumdem jocalium , clenodiorum et paramen- torum non restitutionem realem, sustentis quomodolibet et perpessis sive quomodolibet sustinendis, restituta fuerint realiler et deliberata ; in quibus solo verbo ipsorum dominorum seu eorum commissarii aut commissariorum stabitur et stari (débet), ut praedicti voluerunt, absque aliquibus probationi- busdesuper fiendis, proviso etiam quod , si ipsi sic ex dictis recognoscenlibus eligendis ad comestus négligentes fuerint et remissi , et locum sive hospitium locave seu hospitia praetacta ad comestus non intraverint aut ab illis quomo- dolibet recesserint eorumdem dominorum absque licentia , quod ex tune ipsi sic electi et nominati perjurium incurrent et eorum honores perdent et amil- tent omissione sola ; quodque ipsi iidem recognoscentes in talis modi casu corporaliter et eorum tam propria corpora quam singula bona, mobilia et immobilia sive haereditaria quaecumque, auctorilale et potentia quorumcum- que dominorum judicum, tam spiritualium et ecclesiasticorum quam secula- rium et temporalium , etiam et quibuscumque in locis capi , arrestari et deti- neri possint et valeant , donec et quousque antetacta cienodia, jocalia et paramenta ipsis dominis vicedecano et capitulo, seu potius ecclesiae Leodiensi restituta fuerint et realiter ad locum sacristiae Leodiensis ecclesiae reposita et reassignata , relocata et reliberata eorum custibus et expensis exstiterint , ut praefertur. Quorum si quidem dominorum judicum hujusmodi jurisdic- tioni judiciis, foris et examinibus, ipsi recognoscentes sese submiserunt et praesenlibus submittunt, ita et Uliter quod contra illos et eorum judicia exci- pere, dicere autallegare non valeant quoquo modo. Consenseruntque iidem recognoscentes, quod vidimus praesentium principaliura litterarum et instru- menti seu instrumentorum, in quibuscumque judiciis ecclesiasticis et secula- ribus stetur et stari débet, ac fides adhiberi tanquam principalibus ; quodque ipsi etiam ac eorum haeredes et successores contra ea dicere seu allegare non poterunt plus quam contra principales, renunliantessupradicti recognoscentes conjunctim et divisim omnibus et singulis exceptionibus doli, ma!' et fraudis, laesionis, circumvenlionis rei aliter geslae quam scriptae, ac juris et facti et praesertim epistolae domini Adriani novae constitutionis de fidejussoribus beneficio cedendarum actionum , conditioni indebiti et sine causa ac ex in- justa causa et ob turpem causam , praesertim etiam quibuscumque impetra- tionibus sive proprio motu concessionibus , apostolicis et imperialibus , seu aliorum quorumcumque principum , et generaliter omnibus et singulis aliis quibus praemissorum effeclus impcdiri posset quomodolibet aut differri, maxime etiam et juridicenti generalem renuntiationem non valere nisi prae- cesserit specialis etiam et quibuscumque privilegiis, francisiis et libertalibus quorumcumque civitatum et oppidorum, nundinarum Antvverpiensium, Ber- gensium, Francfordensium et Coloniensium , consentientes expresse quod, illis et iliorum libertatibus et francisiis non obstantibus, iidem recognoscentes cor- poraliter et quaecumque eorum bona in eisdem locis et quibuscumque aliis detineri , capi et arrestari atque finaliter vendi possint et valeant. Super quibus praemissis omnibus et singulis antefati venerabiles domini mei vicedecanus et capitulum Leodienses, ipsis pro se et eorum successoribus singulisque ip- sorum confratribus interesse in hac parte habentibus , a me notario publico infrascripto vivae vocis oraculo venerabilis domini et magistri Johannis de Quercu eorum vicedecani fieri petierunt instrumentum unum publicum sive plura publica instrumenta. Acta fuerunt haec in majori capitulo dictae insi- gnis ecclesiae Leodiensis , versus palatium episcopale, ad sinistrum latuschori ejusdem ecclesiae situato, sub anno indictione, mense, die, hora loco et pontifîcatu praescriptis , praesentibus ibidem discretis viris et honestis domino Nicolao de Graez , presbylero , magistris Theodorico de Brouheze , notario publico, Johanne Paren , artium , magistris Pelro de Halloes et Johanne Isembaert, ac pluribus aliis notabilibus civibus Leodiensibus , teslibus ad praemissa vocatis specialiter et rogatis. archives de la province de Liège, registre de l'ancienne ca- thédrale de S'-Lambert , £ \ii , case 2% ^" 346. 724 ANALECTA LEODIENSIA ANALECTA LEODIENSIA. 72o CVI. COLLATIONES CANONICATUS ET PRAEBENDAE ECCLESIAE LEODIENSIS, FACTAE DIE 15 OCTOBRIS 1483 EVRARDO FILIO ROBERTI DE MARCàA , ET PUILIPPO FILIO LUDOVICI DE IIARCKA. CVII. SIXTI IV CONSTITl'TIO CONTRA ARENBERGIOS GIRCA ANNUX 1484, UT VIDETUR , LATA V Décima quintaoclobris, feria scilicel post Dionysii , horacapitulari de mane consueta , praesentibus in capilulo relro chorum dorainis Rasone de Hollen- gnoul , claustrario, presbytère, Martino de Fexhe , et Jobanne iMantels, clerico , Leodiensis dioecesis, teslibus, venerabiles domini raei vicedecanus, scilicet Johannes de Quercu etcapitulum Leodiense contulerunt canonicatum etprae- bendam ecclesiae Leodiensis, vacantes per mortem seu liberam resignatio- nem venerabilis domini quondam Johannis de Humires, canonici, dum vive- ret , et decani Leodiensis noviter defuncti , generoso viro domino Evrardo de Marcka , filio generosi viri domini Roberti de Marcka, clerico Leodiensis dioe- cesis , tanquam ad illos obtinendos habili et idoneo. Eisdem die , hora , loco et praesentibus testibiis , anledicti venerabiles do- mini meivicedecanusetcapituUim contulerunt, sede episcopali vacante, eorum ipsis in ea parte competenti jure utendo, canonicatum et praebendam diclae eorum ecclesiae Leodiensis, vacantes ad praesens per mortem seu liberam resi- gnationem venerabilis domini et magistri quondam Anthonii AsterueM , eorum dum viveret, confratrisillorum ullimo possessoris, extra romanam curiam et in partibus defuncti, generoso domino Philippo de Marcka, filio domicelli Ludovici de Marcka , domini de Agimont, etc. , tanquam ad illos obtinendum habili et idoneo *. Archives de la province de Liège, registre de la cathé- drale, no 112. A\i»s Jslournel. S. Pauli canoniciim, proiit constat et inslru- » Die 11 junii 1484, Philippus de Marcka , mento quod legiturin citalo registre calhedralia canonicalus et praebendae possessionetn coepit ecclesiae L«odieDsis , n» lli Archivii proviii- per procuratorem Henricum de Monte , ecclesiae cialis. Ad futuram ret memoriam. Ad reprimendas insolentias transgressorum et transgressiones insolentium refraenendas si nervusecclcvsiasticaedisciplinae tepescat, eorum ad peccandum voluntas fit proclivior , et impunitatis exemplum periculosius in alios deriva- lur. Propter quod ad praesidenlis officium pertinet, sic debitam executionem adhibere justitiae, quod commissa causa puniat et committendorum imposte- rum audaciam interdicat. Sane ad nostrum relatione veridica non sine magna mentis amaritudine pervenit auditum , quod Everardus et Robertus ac Johannes de Marcha , alias de Areraberch , et Johannottus, bastardus de Scadous , ac nonnulli alii iniquitatis filii et perditionis alumni , a quorum oculis Dei timor abcessit , in civitate , patria et dioecesi Leodiensibus ac etiam extra illas cons- tituti , non atlendentes quod subditis in principem ac laïcis in clericos et per- sonas et res ecclesiasticas nulla est attributa potestas, praetextu guerrarum , quibus proh dolor ! civitas , patria et dioecesis praediclae illarumque incolae jamdiu multipliciter ai¥Iictae fuere, continue affligunlur; ac alias non con- tenti nefanda, detestabili. horredaequecrudelitalis nece bonae memoriae Lu- dovici episcopi Leodiensis, quem quondam iniquitatis filius Wilhelraus de Aremberch*, dictorum Johannis de Marcha genitor et Everardi frater, ac Ro- berti patruus, et Johannotti socer ejusque complices adhaerentes. satellites et sequaces , sacrilega manu apud civitatem ipsam nequiter interimere non for- midarunt, et sparso sanguine tanti praesulis sacrati ab eodem tempore citra in clericos et ecclesiasticas personas saeculares et regulares, etiam in di- gnilatibus constitutas civitatis , patriae et dioecesis praedictarum , eorum sa- crilegas et violentas manus injiccre, easque capere , detinere, carceribus mao-^ ' Codex ex qiio hoc descriptum est documen- locis deduci posset eam datam fuisse , postquam tum ., non est omnino integer. Wilhelmus Ârenbergius morlis suppliciam su- ^ Ex hoc aliisque pontificiae constitulionis bierat io civitate Trajectensi. 726 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 727 cipare, tormenlis subjicere , verberibus caedere, vulnerare, morli tradere et crudelibus affliclionibus ad redempliones indebitas personaliter cohercere , eisque tallias, subsidia el alia onera indebita imponere, ecclesias quoque, raonasteria , hospitalia et alia pia loca secularia et regularia dictarum civilalis et dioecesis capere, frangere, violare, profanare, occupare, occupata deti- nere, diruere et incendio concremare, ecclesias quoque raonasteria et loca ipsa libris, calicibus, vasissacris, crucibus, sanclomm reliquiis, jocalibus, paramentis et ornamentis aliis divino cultui et usui depulatis spoliare , ac hujus raodi libros, calices, vasa sacra, cruces, sanctorum reliquias, jocalia, paramentaetornamenta usu sacrilego, necnon fructus , redditus , proventus, reset bona alia personarum ecclesiasticarum , ecclesiarum quoque et monaste- norum , hospitalium et aliorum locorum piorum hujusraodi tara in ipsis ec- clesiis quam etiam extra illas existenlia , fructus etiam , redditus et proventus et bona peculiaria mensae episcopalis Leodiensis violenter rapere , depraedari ac in praedam abducere seu asporlare , vendere, impignorare, alienare, ma- nibus pollutis contractare ; insuper et civilatem ac palriam Leodienses eorum- que oppida , castra , arces , villas et loca bosliliter invadere ac illa , erecta in principem suura cervice rebelli . per tyrannidem occupare, civitatemque , pa- triara , dorainia, castra , oppida, arces, villas, loca patriae et dioecesis prae- dictae eorumque incolas subdilos et res et bonacapereet in praedam abducere , partira populari et partira suae lyrannidi subjicere; ac etiara venerabili fratri nostro Johanni episcopo Leodiensi fidèles subditos farailiares et devotos quam pluriraos in eadera patria seu extra eara capere et coraprehensos sirailiter de- tinere, carceribus mancipare, quaestiouibus subjicere, verberibus caedere, vulnerare, morti tradere, illisque tallias et alia onera indebita etiara irapo^ nere, stupra , adulteria et alia crudelia ac enorraia dictu quoque horrenda el sacrilegia in ecclesias, in ecclesiasticas personas religiosas et seculares, raonas- teria, sacra et pia loca ac sacraraenta ecclesiastica, subditos quoque et horaines ac incolas utriusque sexus dictarum civitatis , patriae et dioecesis ac domi- niorum ecdesiae Leodiensis et dicti Johannis episcopi committere , exercere et perpetrare; ac in eisdera civitate , palria et dominiis jurisdictionem et supe- rioritatem ad praefatura Johannera et pro terapore existentem episcopum Leodiensera spectantia et pertinentia , tyrannice sibi usurpare; ipsi Johanni episcopo ac suis officialibus et officiariis ac judicibus , tara ecclesiaslicis quam secularibus in spirilualibus et temporalibus, propria sua temerilate nullius ad hoc potestatem habentis legitirai superioris auctoritate suffuiti , inhibere eo- ruraque summas et processus retractare et annullare ac alias raultipliciter jurisdictionera tara spiritualera et ecclesiasticara quara teraporalera dicti epis- copi ejusque liberura exercitiura necnon euradera Johannera episcopum in assecutione et perceptione fructuum , reddituum et proventuum raensae suae episcopalis ac alioruraeraoluraentorura, rerura et bonorum ipsi corapetentium ctdebitorurairapedire, laedere, perlurbare et raolestare, edicla et proclamata facere , proponere et proraulgare , décréta , sententias et mandata facere et eraittere ac judicare, monetara cudere et publiée expendere et expendi facere praeter et contra consensura et voluntatera dicti Johannis episcopi , collegia quoque et congregationes iliicita ac conjurationes et conspirationes in vitara etstaturaejusdera Johannis episcopi facere, coraraovereetconcitare , et insuper raaia raaiisaccuraulando, nunc proxirae effluxisdiebus , procurantibus et coo- perantibus perditionis et factionis filio nefandissirao Gilekinetto , cive Leo- diensi, proditore , etnonnullis ahis tara civitatis quara illiadjacentiura locorura incolis ejus sequacibus , civitatera Leodiensera praefatara violenter denuo occu- pare ac dilectura filiura nobilera virura Jacobura comitera de Hoerne, episcopi fratrera gerraanura, aliosque raultos ex proceribus ac nobilibus et subditis ipsius Johannis episcopi , quos pro dictae civitatis custodia dictus Johannes episco- pus ad earadera raiserat,ac alios nonnullos tara ecclesiasticos quara seculares eidera Johanni episcopo fidèles subditos farailiares et devotos capere, captivare, detinere et carceribus raancipare, ac diversis poenis, injuriis, raolestiis, exac- tionibus etoppressionibus afficere , raultos etiara ex eisdera crudeliter et irapie trucidare et occidere. Nonnulli etiara seculares judices ac teraporalera juris- dictionera habentes clericos et ecclesiasticas personas , eoruraque ac mensae episcopalis Leodiensis fructus, redditus, proventus, res et bona saeculari po- testate sua arrestare , distrahere , personis saecularibus et ecclesiasticis eis gratis assignare, eosque clericos et ecclesiasticas personas ad standum juri corara eis judicatoqueabeis parendura realiter et personaliter cohercere prae- surapserunt. Hactenus et eorura aliqui adhuc continuare ac nonnulla prae- dictis similia in dies comraittere non verentur. Propter quod clerici et per- sonae ecclesiarura , raonasteriorura , hospitaliura etaliorura piorum locorum ea coacti deseruerunt, unde ecclesiae, raonasteria et alia pia loca hujusraodi obsequiis divinis et Christi fidèles sacraraentis ecclesiasticis ac pauperes et înfirrai piae hospitalitatis subventione fraudati fuerunt et fraudantur; pariter 728 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 729 ^ li ac civitalis, dioecesiset palriae Leodiensis incolae, liomines et vasalli maximam sustinuerunt el sustinent jacturam ; qiiodque nonnuiii , qui gloriantiir cum malefecerint , hujusniodi criminum palratores, necnon clericos et pcrsonas ecclesiasticas , ut praefertur, captas, ac iosuper bona et res hujusmodi per eos in praedam abducta seu asporlata scienter in civilalibus , oppidis , castris , villis, fortalitiis, terris et aliis locis receplaveruni et receplant; aliqui vero praemissa omnia seu nonnulla ex eis fieri seu commitli fecerunt ac etiam mandaverunt, seu eorum nomine aul raandato facla seu conamissa rata ha- bueruntethabent, alii etiam eisdem praedictorum criminum patratoribus in committendis ac prosequendis eisdem ac aliis similibus excessibus per se vel alium seu alios praestiterunt el praestant auxilium , consilium et favorem; et quoddolenter eliam referimus , nonnulli ecclesiarum praelati ecclesiasticaeque personae trépidantes et plus timentes temporalem quam aetcrnam oiFendere majestatem , talibusnon tam temere quam periculosc acquiesciveruntet assisti- verunt; eaque omnia quae in gravem etiam divinacmajeslalisoffensam, anima- rumpcriculum, ecclesiasticae libertatis contemptumet plurimorum scandalum cedere dinoscunlur, in civilale, patria et dioecesi Leodiensi praedictis sic sunt notoria , sic ea fama divulgat , sicque noloria experientia manifestât , quod tergiversatione aliqua nequeant occultari. Nos igitur ad quos spec- tat similia cohercere, et ne grege dominico per quempiam injuria irrogetur providere , ac talibus et lantis iniquitatibus debitis remediis obviare cupien- tes , praemissis omnibus débita meditatione pensatis , adversus temeritatem ipsam occurrere ac huic morbo , ne per moras temporum factus chroni- eus fomenta respuat medicinae , oporlunam et congruam adhibere medelam, motu proprio non ad dicti Jobannis episcopi vel alterius pro eo nobis super hoc oblatae petitionis instantiam , sed de nostra mera deliberatione et ex nos- tra scientia et auctoritate apostolica Everardum, Hobertum, Johannem de Marcha , Johannottum , Gilekinettum ac alios omnes et singulos praefati Jo- bannis episcopi et suae episcopalis jurisdictionis ac superioritatis usurpatores, perturbatores , molestatores , monetarios , conjuratores, conspiratores, conci- tatores ac Jacobi comitis et aliarum personarum ecclesiasticarum et secula- rium utriusque sexus praedictorum captores, detentores, carceratores , tor- tores , verberatores , vulneratores , injuriatores , exaclores . oppressores , oneris impositores, interfectores , occisores, trucidatores , stupratores ecclesiarum, monasteriorum , hospilalium et piorum ac aliorum locorum civitatis, dioece- sis et dominioruYn praedictorum ecclesiae Leodiensis , ac rerum , bonorum et fructuum eorumdem efiFraclores, violatores, profanalores , detentores, in- cendiarios, spoliatores , raplores, depraedatores , iuvasores, depopulatores , arrestatores , distractores, alieuatores, sacrilegos, mandatores, auxiliatores, consultores, fautores , complices , sequaces, adhaerenteset receptatores eorum ac alios quoscumque , tam qui nunc sunt quam quos in futurum , quod absit, esse continget in praemissis quomodocumque culpabiles et delinquentes , tam ecclesiasticos quam seculares et ordinum quoruracumque regulares , quam etiam laïcos ubilibet consistentes , cujuscumque status, gradus \el conditionis existant et quacumque ecclesiastica etiam archiepiscopali , episcopali et mun- dana , etiam ducali , marchionali et coniitali seu quavis alia dignitate et auc- toritate praefulgeant, tam praemissorum occasione ac canone , vel per provin- ciales et synodales constitutiones seu alias excommunicatos, quorum nomina et cognomina ac si specialiter exprimerenlur hic pro expressis haberi et in praesentium publicatione exprimi posse volumus auctoritate apostolica prae- sentium tenore requirimus el monemus, ac mandanus eisdem , quatenus om- nibus excusationibus cessanlibus , semotisque oppositionibus et appellationi- bus quibuscumque per praedictos aut aliquem eorum seu alios quoscumque in contrarium praemissorum et infrascriptorum forsan antepositis, vel in futurum interponendis, qualescumque sint aut fuerint, duas ex nunc prout ex tune et e converso, nullas et frivolas ac illis nullalenus per quoscumque difiFerendura fore , tenoie praesentium decernimus et declaramus , quatenus infra novem dies post habitam per eos praesentium notitiam immédiate se- quentium , quorum très primos pro primo et très secundos pro secundo et alios très ultimos dies pro tertio, ullimoetperemplis lermino, eis et cuilibet eorum canonicamonitione praemissa adhocassignamus, Everardus, Robertus, Johannes de Marcha , Johannottus , Gilekinellus ac alii omnes et singuli usur- palores, perturbatores molestatores , monetarii, conjuratores, conspirato- res, concitatores , captores, detentores, carceratores , tortores, verberatores, vulneratores, injuriatores, exaclores, oppressores, onerum impositores, interfectores, occisores, trucidatores, stupratores, efiFraclores, violatores, profanalores , detentores , incendiarii , spoliatores , raplores , depraedatores , ^ invasores, depopulatores, arrestatores , distractores, alienatores et sacrilegi supradicti praefalum Jacobum comitem et captos quoslibet alios supradictos relaxent, ipsosque pristinae eorum libertati restituant, et quo illi \oluerint, tute m 730 AiXALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 731 libère et secure sine ullo impedimenlo ire el stare, pari modo quo poterant anle captivilatem praediclain , permitlant; spoliata qiioque rapta et deprae- data, abducta et asportata qiiaecumque restituant realiter el cum efiPectu, ac deipsis et aliishujusmodi per eos commissis et perpetralis, lam dicto Johanni episcopo quam ecclesiis monasteriis et aliis locis clericis quoque et ecclesias- ticis ac aliis quibuscunaque quibus restitiitio facienda el satisfactio impen- denda existit, realemetdebilam satisfactionem et restitutionem faciant et ira- pendant, aut cuni eisdem alias desuper concordent et componant, arrestaque per eos posita supradicla tollant et amoveant, nec non ab hujusmodi arresta- tionibus, detentionibus disiractionibiis assignationibus, compulsionibus et aliis ac similibus per eos commissis el perpetralis excessibus el facinoribus supradiclisomninoabstineant;mandatore8vero,auxiliatores,con8iiltores,fau- tores, complices, seqiiaces,adhaerentesetreceptorespraefati a mandatis, auxi- liis, consiliis,favoribiis, sequelis,adhaesionibiisetreceplalionibus hujusmodi penitus cessent alque désistant , dictumque Johannem episcopum et quosvis alios spoliatos supradictos in et ad pristinam et debilam suam possessionem realiter et cum effectu reducant, reponant et restituant, et lam ipsi quam alii quicumque tam praesentes quam fuluri similia de caelero conmjittere seu attenlare non praesumanl. El si Everardus , Roberlus, Johannes de Marcha, Johannottus, Gilekinetlus, acalii omnes et singuli moniti praefati monitioni , requisitioni et mandato nostris hujusmodi infra dictos novem dies non parue- runt, nos in eosdera Everardum Robertum Johannem de Marcha, Johan- uotlum , Gilekinetlum ac alios omnes etsingulos usurpatores, perlurbatores molestalores , monetarios , conjuratores , conspiralores , concilatores . captores , detentores, carceratores, torlores, verberalores, vulneratores, injuriatores , exaclores oppressores , onerum impositores , inlerfectores , occisores , trucida- lores, stupralores, effractores, violalores, profanalores , detentores, incen- diarios , spolialores , raptores , depraedalores , invasores , depopulatores , arrestatores, distraclores, alienatores, sacrilegos, mandalores, auxiliatores, con- sultores, faulores, complices, sequaces, adhaerenles el recepUlores et alios moniloset quemhbet eorum qui sic non paruerint, aut ut non parealur, seu quod pareri dififeratur consuluerint , suaserint, fecerint, dixerint \el procura- verint seu alias , qualilercumque in hoc culpabiles fuerint , directe vel indi- recte, tacite vel expresse ex nunc prout ex tune et e contra majoris excommu- nicalionis sententiam promulgamus ac eos et quemlibet eorum incurrere Tolumus. eo ipso a qua praeter quam in morlis articulo constituti ab alio quam romano ponlifice, eliam praetextu cujusvis facultatis cuiquam pro tempore desuper concessae , nequeanl absolulionis beneficium oblinere, ita ut si quem- piam eorum tanquam in tali articulo conslilutum absohi continuât, qui posl- modum convaluerit in eamdem excommunicationis sententiam reincidat eo ipso, nisi postconvalescenliam monitioni requisitioni et mandato nostris prae- dictis paruerit cum effectu. Et si Everardus el alii monili et excommunicati praedicti dictam excommunicationis sententiam per alios quatuor dies dictos novem dies immédiate sequentes animo . quod absil, sustinuerint indomito, ex nunc proul ex tune et e converso civitalem praediclam Leodiensem et quaecumque oppida , terras , castra , villas et loca dioecesis et patriae ac do- miniorum praediclorum , quorum universilales eisdem Everardo ac aliis mo- nitis et excommunicalis supradiclis parent vel adhaerent aut in futurum pa- rère vel adhaerere continuât in praemissis, necnon alia quaecumque, civitates, terras, castra, villas, oppida el loca tamindiclis dioecesi et palria ac dominiis quam extra illa consislenlia ad quae aliquem eorumdem monitorum et ex- communicatorum declinari, in quibusve ca])tivos et res ac bona hujusmodi detineri conligerit, quamdiu in illis permanserint ibive fuerint, et Iriduo post recessum ejusdem seu eorumdem, et quae in eisdem sunl, ecclesias, monasteria relig;iosaacpia loca quaecumque, praefata auctoritate ecclesiastico subjicimus inlerdicto, ila ut illo durante, in illis eliam praetextu cujusvis etiam apostolici induiti, personis, ordinibus vel locis concessi, praeterquam in casibus a jure permissis et in illis aliter quam clausis januis, excommuni- calis et inlerdiclis exclusis, et submissa voce nequeanl missae et alia divina officia celebrari. Si veromonili, excommunicati et interdicli praefati per alios duos dies dictos quatuor dies immédiate sequentes ad cor reverti et dictum Jacobum comilem ac alios captos quoslibet el delenlos . spoliata quoque rapta, depraedala , abducta et asportata quaecumque supradicla realiler et cum ef- fectu relaxare et restiluere ac de ipsis et aliis hujusmodi per eos commissis realem ac debilam satisfactionem et restitutionem, ut praemitlitur, facere el impendere. aut alias, ut praeferlur, desuperconcordareet componere. arres- taque per eos posita supradicla lollereelamovere, necnon ab hujusmodi arres- tationibus, detentionibus, dislraclionibus. assignationibus , compulsionibus, mandatis. auxiliis, consiliis, favoribus. sequelis,adhaesionibus, receptationibus et aliis ac similibus per eos commissis et perpetralis excessibus et facinoribus ^^ •"- «C. ■llllltf^ i « 732 ANALECTA LEODIENSIA ANALECTA LEODIENSIA. 733 I supradiclispenilusetomnino cessare atqiie desislere et abstinere, praefalum- que Johannem episcopuin et alios quosvis spoliatos peaediclos in et ad pris- linam el debilain suani possessionem realiter et cum effeclu reducere, repo- nere et restiluere, ac noslris monilioni, requisitioni et mandalo praedictis obtemperare distulerint, et in sua voluerint cordis duritia el perver«a obsli- natione permanere, eosdein Everardum , Robertum, Johannem de Marcha, Johanotlum , Gilekineltum et alios omnes sinjjulos dieti Johannis episcopi et siiae episcopahs jurisdictionis ac superiorilatis usurpalores , perlurbatores, molestatores, monelarios, conjuratores,conspiralores, concilalores ac Jacobi comitis et aliariim personarum ecclesiasticum et secularium ulriusque prae- dictorum captores , detentores, carceralores , torlores, verberatores, vulne- ratores, injiirialores, exactores, oppressores, onerum impositores, inter- feclores , occisores , trucidatores , stupratores ecclesiarum , monasteriorum , hospitaliumel piorum ac alioruni locorum ci\itatis^ dioecesis et dominioruni praedicloruni ecclesiae Leodiensis ac rerum bonorum et frucluiim eornmdem eflFractores, violatores, profanatores , detentores, incendiarios , spoliatores, raplores, depraedatores , invasores , depopulalores , arreslatores , distractores , alienatores, sacrilegos, raandatores, auxilialores, consullores, fautores, com- plices, sequaces, adhaerenles et receplatoreseorumac alios quoscumque, tam quinuncsuntquam qiios in futurum, quodabsil, esse continuât inpraemissis quomodocumqueculpabiles et delinquentes , tam ecclesiaslicos quamseculares etordinumquonuncumque regulares, quam etiam laicos ubilibet consistentes ciijuscumque status , gradus velconditionisexistantetquacumque ecclesiaslica etiam archiepiscopali , episcopali et mundana , etiam ducali, marchionali et comilali seu quavis alia dignitate et auctorilale praefulgeant anathematis et aeternae maledictionis ac perpeluae damnationis, cum Dathan et Abiron quos terra vivosabsorbuit, mucroneligamus, aceosdemin eorum iniquo pro- posito persévérantes , si ecclesiasticae personae lam seculares quam regulares fuerint, ecclesiis , monasteriis, prioratibus, dignitatibus , personatibus , ad- ministrationibus et officiis , etiam curalis et electivis , nec non aliis cum cura et sine cura secularibus et quorumcumque ordinum regularibus beneficiis eccle- siasticis per eos in titulum vel commendam , et easdem ac alias laïcales personas omnibus et singulis privilegiis, concessionibus, gratiis et indultis, juribusque et bonis omnibus quae in feudum vel emphiteosim aut alio quovis titulo a Romana seu Leodieusi vel aliis ecclesiis , monasteriis et locis ecclesiasticis quibuscum- que , obtinent , tenenlet recognoscant , seu obtinebunt , tenebunt et recognos- cent, ita ut illi ad quos pertinent hujusmodi feudorumet aliorurajurium et bo- norum proprielates eldirecladominiapossinldeillis ulpole ad eos reversis pro eorum libéra voluntate disponere, necnon jure patronalus , si quoad et super quaevis ecclesiastica bénéficia habent et in posterum forsan habebunt , ac aliis eorum bonis omnibus, ita ul ex illis nil transmitlant ad posteros eorumdem , eisdem motu , scientia et auctoritate privamus , destiluimus et ab illis amove- musacad illaet quaevis alia ecclesias, monasteria, bénéficia , dignitates, hono- res , administrationes , et officia tam ecclesiastica quam secularia , juraque et bona hujusmodi inposlerum oblinendum inhabilitamus, et tam eosdem quam universilates praedictas, sic excommunicatos, aggravatos, reaggravatos , in- terdictos , anathematizatos , maledictos el damnatos , ac ligatos et irretitos , privatosque etdeslitutos, amolos el inhabiles esse , ecclesias quoque, monaste- ria, prioralus, dignilales, personalus, administrationes, officia et alia bénéficia eorum eo ipso vacare et ecclesiasticis idoneis eliam quaecumque , quoscumque et qualiacumque bénéficia ecclesiaslica quovis modo oblinentibus conferri et de illis etiam provideri, necnon feuda^ privilégia emphileolica caeteraque bona eljura praedicla aliis laicalibusseu ecclesiasticis personis juxla eorum et eorum- dem statu m mérita el exigentiam perpeluo vel ad tempus concedi seu alias de illis disponi et ordinari posse ac debere lam per sedem aposlolicam quam alios ad quos spécial, volumus alque decernimus el declaramus. Et ul alii eorum exemplo perlerriti similia in posterum non allenlent, ex lune infâmes existant et ad testimonium non admitlanlur , lestamenla et codicillos condere et aliis ex testamento vel ab inteslato succedere et quoscumque legilimos actus facere non possint. Et si jurisdiclionem obtinent, illa privati existant nec va- leant eorum sententiae , neque alia quae illius praetextu jurisdictionis fièrent ab eisdem. Nullus pro eis, nec ipsi pro aliis procurare possint , et si qui eorum notarii existant , instrumenta per eos confecla non valeanl , sed cum auctore damnalodamnenlur , debilores eorum ab iis quae eis debent liberali sint. Nul- lus eis, sed bene ipsi aliis super quocumque negolio de jure respondere ten- eantur ; fiUi quoque et nepotes ac alii descendenles eorum, usque ad quartam generalionem, ecclesiis , monasteriis, prioralibus, dignitatibus, personatibus , administrationibus etofficiis caelerisque beneficiis tam ecclesiasticis quam sae- cularibus, quae nunc obtinent vel eos in futurum jureoblinere contigerit, sine spe restitulionis eo ipso sint privati, et ipsis ac aliis natis nunc et qui postmo- il ( I 734 ANALECTA LEODIENSIA. dum nascenlur iisqiie in generalionem praedictam ad illa, quibiis sic privati forent, et alia ccclesiastica bénéficia et quosciimque ordines, di{rnitates et ho- nores ecclesiasticos et mundanos sit aditus et ascensiis omnino praeclusus. Et nihilominus * ac aliis quibuscumque eliam metropolitanarum et cathedralium , collejriatarum et aliarum quariimciimque ecclesiarum prae- lalis etcapitiilis canonicis et recloribiis monaslerionim el prioraliium, abbali- bus, prioribus, conventibus, monachis et relijjiosis, necnon domorum etconven- tuum etiam mendicanliiim ordiniim guardianis. prioribus, fralribus el verbi Dei praedicatoribus ac aliis saecularibus et regiilaribusecclesiaslicis personis, qui desuper fuerant requisiti , per apostolica scripta ac sub similibus poenis et pari modo, ut praefertur, incurrendis , motuque scientia et auctorilate praedictis nnandamus quatenus ipsi vel plures aut unus eorum per se vel alium seu alios aliquibus diebus dominicis aut aliis festivis in eorum ecclcsiis, monasteriis, capellisetlocis, dum ibi major populi multiludo convenerit ad divina. pulsatis campanis et accensis candelis ac demum exlinclis et in terram projectis et con- culcatis cum crucis vexillo et Irina lapidum projeclione, Everardum , Rober- tum , Johannem de Marcha . Joliannotum, Gilikinettum ac alios omnes el singulos usurpatores, perlurbalores, molestatores, monetarios , conjuralo- res, conspiratores, concitatores, caplores. detentores, carceratores, tortores , verberatores , vulneratores, injuriatores, exactores, oppressores, onerum im- positores, interfectores , occisores, trucidalores, stupralores, effractores, violatores, profanatores, detentores, incendiarios, spoliatores, raptores, de- praedatores, invasores, depopulatores. arrestatores, distraclores, alienatores, sacrilegos, mandatores, auxiliatores , consultores, fautores, complices, sequa- ce8, adhaerentes et receptatores ac alios ({uoscumque monitos, excommuni- catos. açgravatos, reaggravatos , inlerdictos, analhematizalos, maledictos, damnatos, privalos, destitutos, amotos ac inhabiles supradictos et quemlibet eorum qui infra decem dictos duos ultimos dies immédiate sequentes corura praedictos * seu altero eorumdem si diclis nostris monitioni , requisitioni et mandato plene et intègre in omnibus et per omnia cum effectu , prout unumquemque eorum respective concernunt, paruisse et obedivisse légitime non docuerint , excoro- ANALECTA LEODIENSIA. 73o ' Verba quaedain desunt. 2 Alia hic quoque tlesideraiilur. municatos, aggravalos, reaggravatos, inlerdictos, anathemalizalos, maledictos, damnatos, privalos, destitutos , amotos et inhabiles ac aliis censuris et poenis praedictis ligalos et irrelilos publiée denuntient, et ut laies pubticent facianl- que el mandent ab aliis publiée nunliari et ab omnibus arctius evitari, ita ut omoes alii Christi fidèles eos évitent et eisdem cuncta alimenta denegent mi- nislrare, donec compuncli corde spiritum assumentes consilii sanioris moni- tioni, requisitioni el mandato hujusmodi nostris plenarie et intègre realiter el cum effectu in omnibus el per omnia paruerint, aut desuper cum iis quorum intereslconcordaverint, necnon ab excommunicationis et aliis poenis et cen- suris praedictis absolutionis el inlerdicli hujusmodi relaxalionis beneficium a iiobis vel successoribus nostris romanis ponlificibus quibus lanlummodo , ne sub spe veniae consequendae occasio forte delinquendi aliquibus praebeatur, absolulionem el relaxalionem hujusmodi reservamus , meruerint oblinere. El insuper carissimos in ChrislofiliosnostrosFredericum imperalorem el Maximi- lianum regem llomanorum, semper Augustes, elquoscumquearchiepiscopos, episcopos, praelalos, principes, duces, marchiones, comités, barones, nobiles, milites el alios temporales dominos lam Gallicanae quam Germanicae nationis ac aliarum circa adjaccnlium parlium eorumque officiales, elgenlium armo- rum capilaneos pro reverenlia, quam adsedem aposlolicam gerere quolidiana experienlia comprobanlur , horlamur et requirimus, eisdemque archiepis- copis, episcopis elpraelalis sub inlerdicli ingressus ecclesiae et a suarum ec- clesiarum regimine et adminislralione suspeusionis, principalibus vero duci- bus, mardiionibus , comilibus, baronibus , nobihbus , mililibus, dominis, otticialibus et capilaneis sub similibus censuris el poenis , quos si non parue- rint eo ipso incurranl , dislricle praecipientes praefata auctorilate injungimus , ul eidem Johanni episcopo in recuperanda possessione civitalis Leodiensis et locorum aliorum ad eum et mensam suam episcopalem et ecclesiam Leodien- sem perlinentium occupatorum , et consequenda liberalione dicli comilis el aliorum captorum , delenlorum el arreslalorum eorumque ad pristinam li- berlatem, reposilionem el ablalorum omnium sibi etmensae ac aliis personis et ecclesiis praedictis bonorum et fructuum inlegrali restitutione cum damno- rum el intéresse, quae ipse el suae Leodiensis el aliae ecclesiae, monasteria , hospitalia el pia loca aliaeque personae praediclae ecclesiasticae el seculares praemissorum occasione pertulerunl, plenaria refectione pro posse eorum assistant, el oporlunos favores ac quae ipse Johannes episcopus pelierit auxilia 736 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA 737 praeslare non onriittant. Et quia ad dictum Everardiim et alios siipradictos in eorum propriis personis tutus non patet accessus, difficileque foret prae- .sentes litteras ad singula loca in quibus expediens foret déferre, volumus quod earumdem pracsentium litterarum vel illarum transsunipti aulhentici seu copiae collationatae et manu alicujus publici notarii subscripti publicatio in duobus aut tribus locis praedictae civitali Leodiensi vicinis, de quibus sit verisimilis conjectura, quod litterarum earumdem nostrarum lenor possit ad eorumdem monitorum notitiam pervenire, perinde eosdem sic monilos arctet ac si litterae apostolicae praesentes eis personaliter praesentatae et insinuatae, aciectaedeverboad verbum exstitissent. quodque earumdem litterarum (rans- sumplo sigillo alicujus praelati ecclesiaslici munito et manu notarii publici subscripto eadem prorsus detur et adhibealur fides, iliique stetur in judicio et extra , quae daretur et prout staretur ipsis praesentibus litteris orig^inalibus, si exhibitae essent vel ostensae. Non obstantibus constitutionibuset ordinatio- nibus apostolicis caeterisque contrariis quibuscumque seu si eisdem monitis vel quibusvis aliis communiter \e\ divisim a sede apostolica indultum existât, quod inlerdici, suspendi vel excommunicari , aut suis beneHciis . feudis, privi- leçiis sive bonis privari vel destitui , seu ab aliis amoveri non possint per lit- teras aposlolicas non facienles plenam et expressam , ac de verbo ad verbum de indulto hujusmodi mentionem et quibusiibet aliis privilegtis, indulgentiis et litteris apostolicis generalibus vel specialibus quorumcumque tenorum existant , per quae praesentibus non expressa, vel totaliter non inserta effectus eorum impediri valeatquoniodolibet vel differri et de quibus quorumque lotis tenoribus Iiabenda sit in nostris litteris mentio specialis , quae quoad boc eis noiumus aliquatenus suffragari. Nulli ergo, etc Si quis autem , etc.... Datum ^ ^16/. royale de Belgique , MS. nMOUlO. ' Desideranlur illa in nis. CVIII. IN8TRUCT10 ANNO 4484 (UT VIDETUr) AB AHCHIDUCE MAXIMILIANO PROBATA , AD OBTI- NENDUM A SEDE APOSTOLICA SUPPRESSIGNEM CATHEDRALIS ECCLESIAE LEODIENSIS ET ERECTIONEM NOVORUM EPISCOPATUUM LOVANII ET NAMURCI SEU TRAJECTI AD MOSAW ^ Primo, quod ad ipsum sanctissimum Dominum noslrum sanctaraque ejus sedem apostolicara pertinet dividere et unire episcopatus, ad quod Sanctitas ï In fronle hujus documenli. quod a viro cl. Leglay accepimu» , legitur haec annotatio ab uno Godefredorum scripta : « Instruclion » originale , signée Maximilianus , conlenanl » (un projet) le» raisons et motifs avec les moyens « et expediens du démembrement et division » de l'évesché de Liège, afin d'en faire et com- » poser deux éveschez , l'un à Louvain et l'autre » à, etc. » De hac episcopatus Leodiensis Iranslalione mentio est apud Johannem de Los , supra p. 91 , et in codice Hermanni de Wachlendonck : « Jo- annes Chapeaville (inquit) in Joanne de Horne dicil, quod in charlis publici» civilatis Leo- diensis habeatur quod per quosdam Romae ac- tum fuerit, ut in detestationem caedis commis- se in personam Borbonii , sedes Leodiensis et clerus alio transferrentur ; el quibus mediis ne- jjolium impcditum fuerit. Sedilla sublicet , quae ad longum debuisset enarrare. Videtur impedi- lum fuisse per oratores el legatos Roniam missos per stalu» ecclesiae, patriarumque Leodiensis, Lossensis el Rulloniensis, uli copia sequens in «criptis Dni Langii reperla fidem faciet : — ' M Beatissime et clemenlissime pater. Po»t pe- • dum oscula beatorum. Proficiscuntur in prae- » senliarum ad pedes V. B. nostra parle et no- ■ mine R"*"' in Chrislo pater et D. D. Huberlus » episcopus Dariensis , sacrae theologiae pro- » fessor ac ecclesiae Leodiensis suiTraganeus , « nobilesque sagaces ac prudentes viri Wallhe- f rus de Corswarem et Urbanus de Villari , ar- 1) migeri ; quibus nonnulla restaurationem , )> praeservationem et statum ecclesiae , civitatis, i> patriarumque Leodiensis , Lossensis et Bul- » lonensis concernentia veslrae Sanclitali humil- » limeexponenda pariter et supplicanda commi, » simus. Quas ob res eisdem vestris Sanclitali n el Beatitudini quam devotissime supplicamus , » quatenusobreverentiam Dei et ecclesiae Leo- » diensis, devotissimae et peculiaris filiae ves- n trae Beatitudinis et sanctae sedis apostolicae , 0 praedictos nostros missos (imo polius nos) pro n consueta suae Beatitudinis cleraentia bénigne » audireel exaudire dignetur. Quae , ul indubie o credimus , ad honorem Dei , landesque innu- >> meras diotae veslrae Beatitudinis cessura n sunt, et effectus praedictos productura . nos- 0 cal Altissimus, qui veslram sanctilatem pro >' ecclesiae universalis honore et statu conser- » vare dignetur ad tempora longiora. Scriptum » Leodii, die 24 mensis novembris anno 1 485>. — » E. V. E. el S. — Devotissimi oratores eccle- » siae , civitatis el status repraesentantes pa- » Iriarum. » 93 738 ANALECTA LEODIENSIA. sua potest el débet moveri , quolies commodilas seu ulililas rei id exposlulat. Item , quod ecclesia Leodiensis habet raagaam etamplamdioecesim , conli- nentera in lon^nludine quiiiquadinta leucas, el in latiliidine Irijrinla vel cir- citer, rationc cujus inulta onera iricumbiint episcopo seu piaelato ipsius ecclesiae, quae non possunt per euin soluni expediri. Ideo duos cogitur ha- bere suffraganeos, illosque babet de praesenti. Item etco maxime, quia dicta dioecesis se extendit ad diversa dominia lemporaha diveisosquc ducalus el coraitatus, quorum aliqui habenl lini^uam galbcam et aiii theulonicam. Cum hoc , tam ipsa civitas Leodiensis quam mulla magna oppida castraque et arces al.aque fortalitia subjiciunlur ipsi ecclesiae et episcopo ejus tempora- bter, lia quod m eis baereat omne dominium temporale, pmut et quemad- modum principes et domini temporales habent et habere possunt in suis dorainiis et dilionibus lemporalibus. Item , quod fructus et proventus ecclesiae , pertinentes ad mensam episco- palem ascendunl m summam triginta millium florenorum annui redditus vel circiter , qui fructus et proventus sufficerent et sufficere possent pro dote et fundatione duarum magnarum el amplissimarum ecclesiarum cathedralium Item, quod ista duo , videlicet ainpliludo dioecesis et magnitudo reddiluum et proventuum ejus secundum juris dispositionem sunt causae sufficientes ut dividatur ipsa dioecesis in duas, et quod cuilibet episcopo assignetur dil midia pars ipsms dominii et dioecesis, tam in spiritualibus quam in lem- poralibus. Item , et licet duae praedictae causae videanlur sufficeread hoc, quod ipsa dioecesis et dominium dividanlur in duas , subest lamen alia causa quae maris stringit , debelque et potest movere ipsum sanctissimum dominum noslrum videhcel pelulantia el insolentia populi existentis sub dominio temporali ipl sius ecclesiae. Ipse enim populus adeo est el ab aevo fuit petulans et insolens ut facile insurrexeril contra proprios episcopos el dominos, et fréquenter sumpserit arma, ut eos depellerel. Item et non solum insurrexit ipse populus contra proprium episcopum sed euam contra sibi vicinos principes maxime contra duces Brabantiae et cornues Namurcenses, quibus el palriis eorum inlulerunl multiplicia damna propler quae orla fuerunl bella successive xvii, excepto praesenti , et mulla aha exorbilanUa contigerunl. ANALECTA LEODIENSIA. 739 Item, quodhaec pelulantia, insolentia seu prompliludo arma sumendi et cornua contra superiores el vicinos erigendi ., populo Leodiensi innata esse cre- ditur, eo polissimum quod, cum ipse populus est mullus et magnus, simul adunalus el unilus, ideo cilo superbit el confidil in viribus el feritalibus propriis, el in fortaliliis episcopi , quibus ut plurimura majores nalu ejusdem populi praesunl, quo sic ut quaecumque cupianl seu cogitent, conentur adimplere. Item, pro evidenlia el demonstralione praemissorum, primo proponelur quod in anno Domini millesimo qundrinijentesimo octavo , incolae dominiorum temporalium ipsius episcopalus se commoverunl et erexerunl contra el ad- versus quondam dominum Johannem de Bavaria , lune episcopum Leodien- sem , ut eum vi el armis dejicerenl de episcopalu suo. Secundo, ulid adimplerent, congregaverunt magnum elcopiosum exerci- lum , quo medianle fuerunl ausi confligere lam cum diclo domino Johanne de Bavaria , eorum episcopo et domino, quam cum quondam bonae memo- riae domino Johanne de Burgundia , el domino Guillelmo , comité Hannoniae, dicti domini episcopi auxilialoribus , in quo conflictu dicli Leodienses vicli , fracti elproslrali usqueadxx™, pelierunl pacem, quamoblinuerunt, median- tibus certis condilionibus in litleris diclae pacis contenlis , sed posl aliquos annos infregerunl diclam pacem, nihil aut parum de promissis per eos ob- servando. Tertio, quod non solum infregerunl diclam pacem sed iterum insurrexe- runt conlra el adversus quondam bonae memoriae dominum Philippum, ducem Burgundiae el Brabantiae, filium, haeredem el successorem dicli domini Jo- hannis Burgundiae ducis , a quo simililer oblinuerunl nova foedera pacis, sed eis non observatis, idem erexerunl cervices suas conlra el adversus reveren- diim in Christo patrem illustremque principem dominum Ludovicum de Borbo- iiio, novissimum eorum episcopum el dominum , quem non solum aliquandiu captivum tenuerunl, sed el loto conatu voluerunt de propria sede depellere. Quarto , quod ipsum de sede expulissent , nisi advenlassel illuslrissimus princeps primo Philippuset deindedominus Carolus, dux Burgundiae et Bra- bantiae, unacumrege Franciae moderno, qui ad requisilionem sedis aposlo- licae, congregala magna manu copiosoque exercilu , conflixil bis cum diclis Leodiensibus, quos in ulroque praelio fregit et devicil, el dictum dominum Ludovicum episcopum in jus et possessionem dicli sui episcopalus manule- 740 ANALECTA LEODlEiNSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 741 nuit alque défendit ; propler quod Leodienses ineffabilia terris ducuui prae- dictorum intulerunt damna. Quinto, quod licet ipse dominusdux Carolus in vindictam et ullionem prio- runa foederuiri loties et tantis vicibus per dictos Leodienses infractorum po- tuisset et jure merito totam patriara Leodiensem delere, raisericordia tamen nQotus et ad humillimas preccs ipsorum Leodicnsiuni , concessit eis novam pacem sub certis conditionibus, pactis et pronaissionibus in litteris dictae pacis contentis et declaratis. Sexto, quod licet ipsae promissiones , vivenle diclo domino duce Carolo, fuerunt observalae, ipso tamen vila functo, dicli Leodienses non solum resilie- runt ab ipsis promissionibus , quin imo multas molestias intulerunt patriis et subditis ipsius domini ducis, prout faciunt et inferunt de praesenti. Seplimo , quod plus est . licet ipse quondam dominus Ludovicus de Bor- bonio, episcopus Leodiensis, lototempore sui rejjiminis Iraclaverit diclos Leo- dienses subditos suos in omni justitia et mansueludine, sicut decet bonum praelatum et dominum , ipsi tamen erexerunt cervices suas contra eum , et ut ei magis ac magis nocerent , inierunt foedera cum quodam Guillelmo de Arenberch, ejusinimico, exule et interfectore quorumdam sacerdotum et mi- nistrorum Dei. Octavo, nec sunt veriti assumere sibi arma et cum dicto Guillelmo de Arenberch invadere dictum dominum Ludovicum episcopum eorum et prin- cipem, quem impie et crudeliler trucidaverunt, propter quod se privarunt et reddidcrunt indignos sede episcopali , et insuper inciderunt in alias graves et multipliées poenas a jure introductas. Mono, ducatus Brabantiae insignitas, qui inter caeteros imperii principatus pollens clarusque habetur, multum débet movere sanctissimum dominum nostrum ad decorandum tantum ducatum una episcopali sede, cura raulli, nedum inferiores ducatus, verum etiam comilatus. marchionatus et pleraeque longe minores provinciae , bac praerogaliva radient. Item , ex praedictis patet dictos Leodienses esse et ab aevo fuisse homines insolentes et seditiosos, qui saepius rebellarunt contra proprium dominum et ecclesiam, cui subjiciuntur, quodque seditio, rebellio et insolentia eorum pro- \enit habetque fundamentum ex Bducia quam sibi assumunt, tam et nume- rositate populi sui quam fortalitiorum quorum regimen sibi semper usurpa* verunt , prout et usurpant. hem, et ad tollendum fundamentum ipsius insolentiae, ut cessent opéra sua seu scelera, quae hactenus inde provenerunt. nihil melius aut consultius vi- deturquam dividere ipsum episcopalum in duos, etassignare cuilibet ipsorum duorum episcoporum medietalem dominii et patrimonii ipsius ecclesiae ; per hoc enim diminuentur vires et superbia ipsius populi, et insuper providebitur securitati episcoporum et ecclesiarum. Item, et quia, ut dictum est, civitas Leodiensis per trucidationem proprii episcopi reddiditse indignam sede episcopali, supplicatur serenissimus Domi- nus noster quod placeat Sanclitati suae erigere in dicta dioecesi duas ecclesias cathédrales, unam videlicet in oppido Lovaniensi, eo quod sit insigne et am- plum oppidum', habens universitatem scholarum multasque ecclesias tam secu- lares quam regulares et alia multa insignia , ubi nuper episcopus defunctus suum consistorium transtulit, ibique in honore et reverentia et quiète viguit aliquandiu, et aliam in oppido Namurcensi vel Trajeclensi, quae similiter sunt oppida insignia et habentia multas ecclesias tam collegiatas quam parochiales. Item, et quod ad divisionem ipsius dioecesis patrimoniique ejus placeat Sanctitati suae committere aliquos providos, graves et expertos viros qui aequaliler dividant dictum patrimonium et assignent cuilibet ipsorum epis- coporum id quod eis magis conveniet. His rationibus possunt et alia addi ad suadendum banc divisionem , videmus enim quod est necessarium episcopo Leodiensi habere, ut praefertur , duos suflFraganeos qui vix cum ipso possunt sufficere muneribus et oneribus ipsius episcopatus. Quare melius salubriusque videtur tantam dioecesim committere duobus qui partis sibi commissae curam habere possint, quam uni soli qui non facile tantae rei sufficiat. Haec faciendo augeturcultus, eruntenim duae insignes ecclesiae cathédrales loco unius, et in earum qualibet sufficientissimusnumerus canonicorum, puta triginta unus , dividendo Ixii canonicatus qui sunt in ecclesia Leodiensi aequa- liter. Nec obstat praedictis, si quispiam eorum qui postulai] sunt ad dictam ec- clesiam Leodiensem vellel conlradicere divisioni ipsius dioecesis, nam cura poslulatus nullura jus habeat nec in re nec ad rera , potest sedes apostolica . raaxiraecum causa subest, procedere ad ipsam divisionem, quocumque pos- tulato reluctanle seu contradicente. Item, et nirais débet attendicontradiclio filii praefatiGuillelmi de Arenberch, qui se postulatum ad dictam ecclesiam praetendit , quum illius postulatio, 742 ANALECTA LEODIENSIA. si qua fuit, fuit notorie violenta , et sic ex hoc capite nulla. Praeterea ipse non solum fmclu liujus postulationis , sed etiam quovis alio minimo beneficio in Leodiensi exislenle inhabilis atque incapax ea ratione dinoscitur esse , quia dominus de Arenberch, paterejus, novissimum episcopum jugulavit. QuoddictusGuillelmusel Leodienses, post prjtefati domini episcopicaedcm, eliam ducales invaseruut agros iiostiliter atque occuparunl castra et arces de Phalays ducatus Brabantiae , et de Durbu ducatus Luxemburjriae , molieban- turque pejora, nisi eis a serenissimo domino duce occursum fuisset, (jui non solum agros suos strenuissime tutatus est et praefatas recepit arces, sed eliam oppidaSanctiTrudonis, Tongris, Hasselt et omniaoppida incomitatu Lossensi existentia uuiversumque ipsum comitatum manu militari in siiam ditionem brevi spatio redegit. Item, et quod nisi fuisset spes, quam ducalis celsitudo liabel in divisione episcopatus obtinenda, praefalum couiitalum omuemque Leodiensem agrum ferro atque igné funditus evertisset , quod adhuc non lam libenter quam ne- cessario sibi faciendum erit pro suarum jiatriarum tutela et securiiate, nisi ipsa divisio fiât, cum nullum aliud sibi relictum sit securitatis remedium , attentis insolentia et recidivatione Leodiensium, qui loties violalo jurejurando atque pace et religione contempla, Brabantiam , Limburgiam. Lucembur- giam, Namurcum et Hannoniam Iiostiliter aggressi sunt. Quareul provideatur indemnilati principum subditorumque suorum, aut episcopatus ipse est divi- dendus aut tota patria Leodicnsis funditus necessario deienda. Item quod haec divisio non solum proderit populo Leodiensi, verum etiam et clero ibi existenti propler fréquentes ipsius populi insolentias et in serenis- simam Burgundiae domum injurias quinqueaut sex \icibus a qumdecim annis vel circiler suorum bonorum jacluram praedamque passi sunt, quac incom- moda eis obvenire cessabunt , potenlatu et insolentia ipsorum Leodiensium modo quo supra divisis. Et ad istum fmem possunt allegari plures divisiones, quae nedum ex taoi vehementibus sed etiam multo levioribus aut fore nuliis aut saltem volunta- riis etiam aevo nostro per apostolicam sedem factae sunl , ut est videre in episcopatu Enepiensi per ipsum ponlificem in honorem suae originis, et in episcopatu Caslelensi ad preces domini marchionisMonlisferrati permoderuum ponlificem ereclis , et in ecclesia Tolelauensi in quinque diversas ecclesias per Johannem xxii et in constilulione ejusdem quae incipit : Salvator, et in ANALECTA LEODIENSIA. 743 Pictavensi ecclesia facla melropolitica , instante Carolo quarto a Maguntinensi provincia est divisa. Ultra i^raemissa significabitur pontifici summo, quatenus ista rebellione Leodiensi per divisionem hujusmodi domata, speratur pax universalis in iis lerris per matrimonium inler delphinum et nostram filiam contrahendum secutura, de qua merito dominus noster sanctissimus gaudebit. Item , exorabitur pontifex ut sicut dominia domini ducis jara sunt libéra a commendis , quod aliquandiu scripsit in eisdem , quod sua sanctitas dignetur illa sic pura et libéra praeservare ab eisdem, nec credal quibuscumque orato- ribus suis quascumque etiam credentias habentibus, si pro commendis novis aliquid persuadcant suae sanclilati , quum immobilis et constantissima prin- cipis mens est nullatenus commendas admiltere aut in pensiones ex suis mo- nasteriis et beneficiis solvendas consenlire quovis modo *. « Faciatis melius negocijs nostris Johannijs de Ennetn... in factu abbatie » sancti Trudonis et in factu reservationis sue, sicut cardinalis noster Tor- » nacensis vos ad longius informabit et cum adjutorio suo isla et omnia alia » expedielis, quia paternitalem suam intelligimus esse semper, sicut hue » usque fuit , principalis noster amicus , faulor et solicitator versus sanctissi- » muni dominum nostrum patrem. Item de factu audientiarij nostro pro factu » prepositure Daventryensis , quem etsiam vobis recommendamus. — Maxi"\ » — Me praesens, Cromme. Original aux archives de l'ancienne chambre des comptes de Flandre , à Lille. CIX. EVERARDUS DE MARCKA , UT MAMBURNUS COMITATUS LOSSENSIS , DIE 2 FEBRUARM 1484 ANGELINO DE HAnAlIA GONFERT CANONICATUIH IN ECGLESIA LOSSENSI. Nos Everardus de ISlarckain Arenberch, Novo-Castro, Mirwart, etc. domi- nus , Hasbaniae et Sancti Huperti in Ardenna praefectus haereditarius , etc. , ' ^uae «equunlur et UDcinis inclusa sunl, propria manu scripsit Maximilianus. 744 ANALECTA LEODIENSIA. vacante episcopali sede ecclesiae Lcodiensis^ ejusdcm ac ducalus de Bullione iiecnoii comitalus Losscnsis mainburniis sive çiibernalor , dileclo nobis in Chrislo Ancelino de Hamalia^ naturali filio generosi domini quondam Arnoldi de Hanialia, canonici dum viveret et canloris Leodicnsis^ clerico Leodiensis dioecesis, salutem et dilectionem. Vitae et morum honestas aliaque laudabilia probilatis et virtutum mérita, quibus apud nos fidedignomm commendaris testimonio, nos indiicunt ut tibi ad g^ratiam reddamurliberales, teque favoribus proseqiianrïiirgratiosis. norumigitur etaliorum vesirorum meritonim intuitu, canonicatum etpraebendam colleyiatae et parochialis ecclesiae SancliOdulphi oppidi Lossensis dioecesis Leodiensis, vacantes ad praesens per mortem seu liberam resignationemdile?cli nobis inChristodominiquondamArnoldideSley- vordia presbyteri , iiltimi illorum , dum viveret , possessoris , extra romanam curiam et in partibus defuncti, quorum collalio, provisio et praesentatio seu alia quaevis dispositio , vacationis temporibus , ad comitem pro tempore Los- sensem, ratione jurispatronatus ejusdem comitalus, nuncque ad nos, qui dicti comitatus Lossensis ratione mamburnatus sive ^ubernii nostri et alias pro tempore possessores sumus, spectare dinoscuntur, pleno jure et pertinere tibi contulimus et praesentium ïcnore conferimus, cum juribus et pcrtinenliis suis universis, providemusque et in Dei nomine de eisdem promillimus per praesentes , investientes te de eisdem canonicalu et praebenda praesentium nostrarum lilierarum traditione. Quocirca vos venerabiles et circumspeclos viros dominos decanum et capitulum dictae collegialae et parochialis ecclesiae beati Odulphi oppidi Lossensis, ad quos ejusdem ecclesiae canonicorura receptio, admissio, institutio et quaevis alia dispositio ratione ejusdem ecclesiae etiam spectat et pertinet, ro(;amus pariter et in Domino hortanun-, quatenus anle- dictum Ancelinum de Hamalia clericum, tanquam ad eosdem canonicatum et praebendam obtinendum habilem et idoneum vel suum precuratorem lepili- mum pro eo et ejus nomine, in et ad praelactos canonicatum el praebendam antetactae ecclesiae, sibi per nos, ut praefertur, collatos, recipiatisetadmitlatis, nec non in eorumdem canonicatuset praebendaejuriumque el pertinentiarum ejusdem corporalem , realem et actualem possessionem , ul moris est, ponatis et inducatis, stallum sibi in choro et locum in capitulo ejusdem ecclesiae cum plenitudine juris canonici assig;nando, atque eidem Ancelino clerico vel suo procuratori iegitimo pro eo et ejus nomine de fructibus, redditibus, proven- tibus, juribus et obventionibus universis eorumdeiu canonicatus et prae- ANALECTA LEODIENSIA. 745 bendae. quantum in vobis est, respondealis et ab aliis, prout ad vos spectat et pertinet nostri ex parle responderi mandetis el faciatis, temporibus et locis ad hoc aplis. In cujus rei testimonium , praesentes nostras litteras propria nostra manu si(jnalas el subscriptas exinde fieri el proprii nostri sigilli jus- simusel fecimus appensione communiri. Dalum et actum in civitate Leodiensi, anno a nativilate Domini millesimo quadrin^^entesimo octuagesimo quarto, indiclione secunda , mensis februarii die secunda , ponli6catus sanctissimi in Christo palris el domini nostri domini Sixli , divina providenlia papae quarti anno tertio decimo, praesentibus ibidem, etc. archives de la province de Liège , ret/istre de Vancienne ca- thédrale de S'-Lamhert, n' 3 , f' 350. ex. PAIX ET ACCORD CONCLUS A TOISGRES , ENTRE JEAN DE UORNES , ÉLU DE LIEGE, ET GUILLAUHE DE LA MARCK, LE 22 MAI 1484 ^ Johan de Bornes, par la grâce de Dieu esleu confirmé de Liège, duc de Bouillon, conte de Looz , à tous ceux qui ces présentes lettres oront et veront salut en Nostre-Signeur auteur de paix, d'union et concorde. Comme despuis le trespas de feu nostre prédicesseur messire Louys de Bourbon, en son vi- vant évesque de Liège , par le moyen et occasion des désordes , discors et divisions, qui régnoient en nostre pais de Liège, duché de Bouillon et conté de Looz, la guerre, nourrisse mère de tout mescheiffet de toutes misères et généralement de tous maulx, fut suscitée, et y eut course et règne longue espace de temps entre nous parens el amis et adhérens d'une part , et nostre • Voyez Jean de Los, p. 91 , cl Rouille, l. II, p. 209. — Nous publions le texte de celte paix d'après la copie de Waclitendonck et le MS. de la bibliothèque de Tuniversilé de Liège. Van den Berch dit avoir copié la pièce tout au long danS' les registres des Chartres ( Libri cartarum) de mons' de Liège. Cette copie diffère cependant beaucoup de celle qui se trouve dans le MS. de Wachtendonck. Nous aurons soin d'indiquer les diirérences tlans les notes, et de compléter le texte d'après les sources que nous venons de citer. 94 - 746 AlVALECTA LEODIENSIA. très-chier et aymé cousin messire Guillaume de la Marche , chevalier, seigneur d'AigremonI, comme mambour de nostre église et pais de Liège, ses parcas, amis et adhérens d autre part; et nous meu de pilié et com|>assions (|u'a?ons eu sur les angoisseuses calamités et morleles oppressions , que par la rigeur de ladite guerre , nostre pauvre peuple supporloit , souslenoit et enduroit , ayons avec noslredit cousin, par les commis et députés d'une part et d'autre , tenus plusieurs et divtrrses journées, afin de trouver et pratticquer ensemble paix et amour, et mettre fin à ladite guerre , par laquelle nosdils pais estoient en voye de cheoir en misérable ruine et destruction irréparable ; et finalement après plusieurs communications et parlemens tenus par lesdits commis et députés, ensemble ayons convocqués et assemblés les trois estatz de nosdits pais en nostre ville de Tongres , et illec venus et assemblés, en bon et compé- tent nombre, le faict remonstré bien et au long, les naissances et principes originaux de ladite guerre, les innumérables misères qui en sourdoicnt, et pour y remédier les conseils et advis conceus et dressés par lesdits commis et députés, affin de parvenir au moyen et traicté de paix heureuse et félice, requérans nosdits estats avoir sur le tout leurs advises, conseilles, conforts et adresses, par lesquelles nous désirions et voulions nos afiPaires estrc addres- sées , conduyctes et réglées. Sçavoir faisons que, ouye et entendue la responce de nos estatz , accordans uniformément et en tout à la besongne desdits commis et députés pour le bien universele de nosdits pais et subjccts , ausquels nous avons singulier regard et pour i*elever et résoudre nostredit pauvre peuple des afflictions, oppressions, misères et dommaiges èsquels il est escheut et environné de toutes parties, aussi pour éviter effusion de sang humain, par les conseils, advis et meure délibération de nous très-cheirs et Irès-aymés frères le conte de Horne et signeur de iMonteigny, nos parens, amis et adhérens et des trois estats de nosdits pais, avons passé, accepté, conclu et accordé, et par ces présentes, passons, acceptons, concluons et accordons le traicté de paix union et concorde faicte et conclus entre nosdits parens, amis et adhérens d'autre , selon les points et articles , et par la forme et manière que cy-après est exprimé et déclaré. 1. Et premirement, pour parvenir au traicté de paix, mondit signeur de Liège s'employerat et mettra en tout devoir à réduyre, par voye d'admonition et autre , les chanoines de son église de Sa i net- Lambert ad ce qu'ils se res- ANALECTA LEODIENSIA. 74: joindent ensemble par amour fralernele et représentent un chapitre en l'é- glise de Liège, comme de raison ils le doivent faire. II. Item *, que maître Johan de Chaisne ^, docteur ens décretz, chanoine de ladite église Sainct-Lambert , messire Jehan le Poulain ^ , chevalier , et Cor- beau de Pousseur, escuier, ambassadeurs détenus prisoniers au chasteau de Huy , seront délivrés et mis hors de prison , et leurs serat faict restitution et remboursement des deniers payés par eux , et déboursés avec leurs despens et pertes qu'ils ont soustenus à l'occasion de leur prinse, desquels sommère- ment en serat mis la somme desdits deniers payés et déboursés avec lesdits despens et pertes, à prendre hors la somme grande qui se ceuiilerat et rece- vrat des gabelles et impositions qui seront mise sus , pour avoir et recevoir la somme qu'ils bailleront par déclaration au jours et termines qui seront advisés par les députés et ceux que l'on ordonnerat à faire l'assiete desdites gabelles. III. Item , mondit signeur de Liège ferat restituer à messire Guilhaume de la Marche la place de Seraing avec ses dépendances, de laquelle il se dit avoir esté exspoliè estant en [)ossession ; et serat content icelluy messire Guillaume d'estre et respondre à droict contre tous ceux qui voudront clamer action pardevant tels juges qu'il appartiendrai. IV. Item , ledit messire Guilhaume pour aulcuneraent le récompenser des despens et missions qu'il at supporté pour la garde de la cité et du pais à l'entour, aurat pour luy trente mille livres de quarante gros, monnoie de Flandres, chacune livre, dont il serat assuré comme il s'ensuyt : c'est assavoir que la place et terre de Franchimont, ainsi qu'elle se comprend et extend, laquelle il tient desjà par engaigure , serat rachaplée prestement en deniers comptans. Et ce fait lui serat derecheff rendue icelle terre avec celle de Bouil- lon, pour en jouir en tous proffis, émolumens jusques qu'il serat remboursé de ladite somme de xxxvi mille livres, pourveu que ledit messire Guilhaume baillerat ses lettres, soub son scel et caution suffissante, de rendre à mondit seigneur de Liège lesdits places et terres, incontinent après ledit rembourse- ment. Et messire Frédéric de Hornes, chevalier, S»^ de Montegny , aussi pour récompense des despens, mises et charges qu'il at supporté et suslenu, pour causes des gens de guerre qu'il lui at convenu mettre sus et entretenir à ses très-grands despens , tant en l'année passée comme depuis , pour tousjours • Ici commence la copie du manuscrit de l'u- DÎversilé de Liège. 2 Alias, de Cheneux. 3 Alias , le PoUain. 748 ANALECTA LEODIENSIA. prëserver ladite cilé et pais de Liéjje de ruine et destruction, comme aulcuns l'avoient délibéré et conclu de faire, aurat xxiiii mille livres dudit pris, qui sont ensemble iesdites trois sommes, soixante mil livres, dont ledit messire (Guillaume, oultre et pardesseur la seureté desseurdite, et ledit messire Fédé- rick, ensemble auront lettres de mons' de Liège, de mess" de chapitre de ladite é{;lise de S^-Lambert , les seels des villes de Liège , de Iluy , de Tongres, de S'-Trond, de Hasselt, d'Eyck, Slockem et autres bonnes villes dudit pais; pour lesquelles lettres et seels seront obligés les susdits de payer ladite somme de Ix mille livres endedens les jours et termes qui seront advisez et dont Ies- dites obligations feront mention en la meilleure forme que faire se pouidrat. V. Item, ledit Jehan de La Marck, fil dudit messire Guillaume, sera por- véius en bénéfices jusques à mil livres par an, quant le cas y eskéra , ou de plus grande somme, se le bénéfice ou bénéfices dont il serat pourveu , le donnent ou valent ^ * Au lieu de cet article on lit dans le manus- crit de Wachtcndonck , ce qui suit : « Item, messire Frederick de Homes, cheva- lier, signeur de Montigny, aussi pour le récom- penser des despeiis mis et charges qu'il al sup- portés et soustenus pour puursuyvre la confirma- tion de Téleclion de mondit signeur de Liège , tant à Rome qu'aultre part, et pour défendre par tous moyens , que luy ont esté possible , la rémission et translation de l'église de Liège, à quoy plusieurs conlendoient et s'efforooient le faire , serat récompensé et remboursé par mondit signeur de Liège , de la somme de vingt-qnattre mille livres, dudit pris, dont mondit signeur de Liège et messigneurs du chapitre de ladite église de sainct-Lambert, avec les cité de Liège et villes de Huy , de Tongres, de Sainctron , de Ilassell , d'Eycke, de Stockhem et aultres bonnes villes dudit pays, luy donneront leurs seels, et pour icieux seront obligés de luy payer ladite somme de vingl-quatlre mille livres dedens les jours et termes qui seront advisés , et dont Iesdites obli- gations feront mention , en la railleur forme que faire se pourat. Item , Johan de la Marche, fils dudit messire Guilhaumc , serat pourveu en bénéfices jusques à mille livres par an , quand le cas y eschèrat , ou de plus grande somme, si le bénéfice ou bé- néfices, dont il serat pourveu le donnent ou valent. Et aurai siex mille livres dudit pris, en récompense de» despens qu'il at faict; lesquels siex mille livres seront payés prestement avec les cincq mille livres ou autre tele somme que con- tienent les lettres de la gagière, que ledit messire Guilhaume avait par avant sur Franchimont. Pour laquelle somme de onze mille livres, ledit messire Guilhaume tiendrai Stockhem , tant qu'il en sera payé. Item, tant ce qu'ai esté levé par ledit messire .Guilhaume, ses officiers ou commis, des de- niers appartenans à la table épiscopale , quels qu'elles soyent, en domaine ou autrement, et pareillement pour ceux de l'église demeureront receu , pourveu qu'il eu appert deulemenl sans fraude. Et tous cas , excès , délicls criminaux et autres perpétrés en son temps et gouvernemenl de ladite mambournie , pardonnes et remis par luy comme mambour , demeureront pardonnes . moyennaot qu'il en appert de la rémission et par- don. • ANALECTA LEODIENSIA. 749 VI. Item , que les chincques eschevins de Liège et tous offices à vie, donnés par ledit messire Guillaume coiTïme mambour ou par son lieutenant, demeu- reront donnés, réservez ceulx qu'il at donné à Huy, desquelz en la faveur et pour Tamour de mondit S'" de Monligny , il s'en est déporté de son greit, sans préjudice de droict de la mambournie da Liège, mais s'il plaist à mondit S»" de Liège bailler ausdits chincques eschevins de Liège et autres, nouvelles commissions, sans faire aulcune mention du don fait par mess^ Guillaume, faire le pouidrat , par la forme que les gens du conseil des duc d'Austrice et de Julliers ont advisè. C'est assavoir qu'en faveur d'eulx et à leur requesle , mondit S"" de Liège pourvoirat ausdits offices par les personnes y commises par ledit messire Guilheame. VII. Item , mondit S'' de Liège pourat pourveoir des offices, estans à rap- j)el, à tel personnes qu'il lui plairat, pourveu que les derniers qu'auront estez baillez audit mess*'' Guillaume en prest pour iceulx offices seront rendus à ceulx qui les auront déboursez et prestez , lesquels deniers montent à la somme de sept ou huit mil livres et non au-dessus, et demeureront en leurs offices tant et Jusques à ce que plain remboursement leur serat faict de leurs- dits prestes. VIII. Item . touchant les xii'^ livres ^ procédantes de feu Henry Grégoire que l'on dist estre prestées sur ladite terre de Franchimont, le rembourse- ment s'en ferai par l'ad vis de mons' de Liège , de son conseil et des estas dudit pais. IX. Item , tous cas commis par faict de guerre, roberies, pilleries, courses et autres exploicls de guerre, fait de l'une partie contre l'autre tant par gens d'église qu'autrement, seront pardonnez et abolis, réservées les propriétez et Ireffons des héritaiges ausquelles chascun retournerat tant d'ung costé comme d'autre , et à tous ses autres biens quels qu'ils soient , en Testât tel qu'il les trouverai, sans ce que jamais pour Iesdites pilleries, roberies ou autres entre- prises, faictes jusques au jour de la présente paix , en quelque manière que ce soit, Ton en puist faire poursieute ou question aulcune pardevant juge ecclèsiasticque ou autre quel qu'il soil^. X. Item , et sans préjudice dudit article, pour le bien de ladite paix et pour ' Douze cent mille livres^ dans le MS. de Wach- ^ Cet article et le suivant sont placés plus bas lendouck. dans la copie de Wachlendonck. 750 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 751 certaines considérations, monditS' de Liège, en tant qu'en lui est, consen- lirat que messire Evrard de la Marck porrat rachapter la place et terre de Sedan •, acquise f)ar feu Adam de Clermont endedans demi-an prochain, ou tellement asseurer ceulx à cui il appartiendrat, que par raison il debveront estre contens. XI. Item, incontinent ladite paix conclue, mondit S' de Liège et ledit messire Guillaume se feront quicles de toutles leurs gens de guerre et les fe- ront wuider hors dudil pays de Liège, à la moindre folle ^ du peuple que faire se pourrai. XIL Item , tout ce que par ladite guerre a esté appali ', tant d'ung costé comme d'autre, et dont pour aulcunes sommes prisonniers ou ostagiers sont desjà détenus, se payerat et acquitera envers ceulx à cui ont lesdits prison- niers et hoslagiers, sans que nul se puist aidier de cesle dite paix au con- traire. XIH. Item, messire Robert de La Marck, chevalier, S' de Sedain , pour récompense de la garde , et pour la réparation faicle par lui à la place de Bouillon, aurai la somme de huict mille livres dudil pris, qu il dicl lui avoir esté aflPermé par * ses gens et officiers, esté payé à certain jour qui serai advisé. El au regard de la demande qu'il faicl de ses inlérests, despens el dommaiges, sustenus à l'occasion de la guerre, el emprisonnement de son corps, il s'en est rapporté à l'appoinctement de bonnes gens qui cognoisseront son cas , et à ce que mondit S»^ de Liège, sondit conseil el les esUls y vouidront avoir regard pour lui contenter, ainsi que de raison et par le contentement qu'il en aurai, rendrai ladite place à mondit S^ de Liège , qui le ferai ac(|uiler de son seriment envers ledit chapitre de S*-Lambert. XIV. Item , el au regard de messire Robert de la Marcke le joesne , pour le réparations , dommaiges el despens qu'il aurai souslenus à la garde de Stochem , en serai faicl selon ce qu'il en apperral deuemenl par l'ordonnance et délibération de mondit S"* de Liège, sondit conseil el desdits estais. XV. Item, que d'ors en avant ceulx qu'auront les places, chasteaux ou Yilles, el les tiendront par gaigière, ne feront aulcunes réparations sur les- diles places , sans en avoir exprès mandement de mondit S"^ de Liège, lesquelles ' Seuvt , dans le MS. cité. - Folle ou foulle , oppression , surcharge. ' Appaiiet , dans le MS. de Wachlendonck. ^ Pour, ibidem. places lui seront rendues , en les acquittant des deniers desdites gaigières el de celles sommes que concluront les lettres sur icelles faictes sans faire aulcuii remboursement d'aulcunes réparations faictes depuis cesledite paix , selles n'esloyent faictes par son sceu el commandement exprès , dont il apparral par lettres el autre suffissammenl. XVI. I tem, à l'entrée que mondit S"" en sa cité de Liège ferai, ferai le seriment accoustumé comme ses prédécesseurs esleus et confirmez de Liège , et se ferai accompaigner par ledit messire Guillaume , pour le servir à ladite entrée el lui faire tel service comme vassal et subjecl est tenu de faire ; el * mondit S"" de Liège le traicteral comme son parent, vassal el subjecl. XVII. Item, les choeses ainsi faictes, les villes, fortresses et places seront mises es mains el obéissance de mondit S"" de Liège, réservé celles qui sont baillées en gaigière , lesquelles demeureront es mains de ceulx qui les tien- nent , jusques à ce qu'elles seront acquilèes desdites gaigières ^. XVIII. Ilem , mondit S»" de Liège contentera mons*" le comte de Bornes, avec ceulx qui se sont entremis à faire cesle paix, el avec ceulx seront comprins les gens du conseil desdilsdeux ducs, messire Everard de la Marck et autres de la partie dudil messire Guillaume, et le loul serai mis en une somme pour l'asseoir avec la grande. XIX. Item, ïilman d'Heur serai restitué en son eschevinaige de Liège, que al occupé jusques à ors Gilles de Huy , qui en serai déporté ^. XX. Item , tout ce qu'ai esté levé par ledit messire Guillaume, ses officiers ou commis des deniers aparlenans à la table episcopale, quels qu'ils soyenl, en domaine ou autre , et pareillement de ceulx de l'église , qui peut monter environ 300 livres, demeureront receus, pourveu qu'il eu appert deuemenl el sans fraude *. XXI. Ilem , les questions et différents, procédans pour prisonniers ou bu- tin d'un coslè ou d'autre qui ne sont encor décidez ou seront au jour de cesle- dite paix , se poronl vuider et décider, après ladite paix conclue , pardevanl les juges qui seront ordonnez par mondit S"" de Liège el ledit messire Guil- » Et iemblablement , dans le MS. cité. ^ Dépote , dans le MS. cité. 2 Après cet arlicle , on lit dans le MS. cilé : * Cet arlicle el le suivant sont placés plus ■ Ilem, mondit signeur de Liège accorderai que loin dans le MS. cilé. Après cet article XX, suit les deniers promis par les députez des estais du- Tarlicle I. dit pays seront payés. » T:yl ANALECTA LEODÏENSIA. ïaume , au profFit de cellui ou ceulx qu'il appartiendrai, sans ce que nul des parties se puissent aider du contenu en ladite paix ^ XXII. Item, mondit S"^ de Liège, cçulx qui seelleront la paix et pareille- ment les Irois eslats dudit paix de Liège , prometteroul d'aider à deffendre et garder de force ledil messire Guillaume , ses frères etadhèrens avec leurs ser- viteurs, audit pays de Liège, pour tous cas advenus et passés. XXIII. Item , sur ce (|ue ledit messire Guillaume al fait remonslrer à mon- dit S' de Liège, que pour la garde de la place de Bouillon la revenue et rentes d'icelles ne sont suffisantes pour furnir tous despens et missions, requérant pour ce avoir de mondit S^ de Liège aulcune provision « , pour supporter les- dils fraix, despens et missions, icellui messire Guillaume serai content d'en attendre telle ordonnance ou appoinclement que lui et mondit S»^ de Monligny en appoincteront ensemble. XXIV. Item , et s'il advenoit que Ion voulsisl invader et porter dommaige ou courir sus par voie de faict audit messire Guilleame, ses parens, adhèrens et lenans son parti jusques au jour de cesle paix , mondit S' de Liège et les estais de sondil pays seront tenus de les aider et deflFendre dedans et dehors ledil pays, pourveu que la cause de l'invasion procéderai pour la guerre dont cesle paix procède, et qu'il leur en soit apparu , ensuivant le contenu du 22« article ci-dessus. XXV. Item, et se mondit S^ de Liège al fait quelque alliance avec quel- concque prince que ce soit ^ , i! scj at tenu de y renoncier , et ne se pourat allier d'ors en avant à quelconcque prince ou pays que ce soit, sans le con- sentement desdits estais. XXVI. Item, le jugement rendu contre ledit messire Guilleame, ses ser- viteurs et adhèrans, sans y estre ouy en leurs deffenses, jaçois ce que les trois estais du pays eussent passé et accordé conjunclemenl qu'il le fust *, serai tenu et réputé à tousjours de non-valleur \ El demeureront les eschevins » Apre» celarticle il s'en trouve encore un aiilre mewire Guilhaume comme des autres oflBcierê dans le MS. cité : • Item, et quant est de mettre dudit pais. • hors dudit pays les {jens de guerre , et eo estre - Pension , dans le MS. cité, quicte, conviendrai , pour le payement d'icieux , 3 Le MS. cité porte : aree quelque prince, #t- trouver façon d'avoir argent comptant par gneur , cité ou bonne ville que ce soit. preste, lequel ce pourat trouver sur les ga- < Ç>*'H* le fussent estes ,ihiàem. belles ou aultremenl, à la moindre charge du pays * De nulle vaillance , ibidem, que laire pourat , par l'aide et conlort , tant de ANALECTA LEODIENSIA. 753 qui prononchèrenl ledit jugement pour ladite raison hors et suspendus de leurs sièges, ausquels ne pouront jamais rentrer, sans avoir le consentement de mondit S»" de Liège , dudit messire Guilleame ou de son ayant-cause, con- junclemenl. XXVII. Item , el louchant le bannissement qu'at esté faict contre la per- sonne de Rocha et se» complices , nonobstant quelque choese qui en ayet esté faicle, seront abolis à lousjours et à jamais ^ XXVIII. Item, par cesle paix ^ les discords survenus entre monseig»" le comte de Hornes et messire Ghys de Kanne, seront soppis et abolis du tout, sans porter préjudice aux deniers promis audit Ghys par les subjects de mondit S»" le comte , lesquels le payeront , nonobslanle cestedile paix. XXIX. Ilem, et en cas que mondit seig'' de Liège et ledit messire Guilleame seront d'accord, icellui messire Guilleame, ses frères et autres leurs adhè- rans, ayans puissance en cesle matière, prometleront d'aider et tenir la main ad ce que mondit S"" treuve les deniers nécessaires sur sondil pays , soit par moyen de taille, de gabelle, ou autre imposition, et ainsi que serai advisé par eulx , au plus grand proffit el la moindre foulle dudit pays ^. XXX. Item, et afin que lesdit articles de paix el appointements soyent fermement, constamment et inviolablement tenus, mondit signeur de Liépe pour sa part , et ledit messire Guillaume pour la sienne, s'obligeront solem- nellemenl, et prometleront par leur foid, créance et sériment, et sur leurs honneurs, mesmement mondit signeur de Liège prometleral en parolle de prince , sur peine mise el habandonne de cent mille florins de Rhin de pris telle que dessus , de tenir , garder et entretenir, accomplir les poincts et ar- ticles de ladite paix , en la manière qu'il est cy-dessus contenu. XXXI. Item, el laquelle paine mise et abandone de cent mille florins, tels que dit sont , en cas qu'elle seroit commise , ou encourrue par l'un d'i- cieux signeurs , que Dieu ne veuille permettre ne souffrir , serai appliquée el convertie au droict , proufit el utilité de Irès-révérend père en Dieu mon- * Pierre Rocha , bailli du Condroz et l'un des 2 j){fg pg^j. . jap^ |g ]i||g çjj^^ principaux partisans de la famille de la Marck , 3 Après c«t article suivent , dans la copie de est nommé ailleurs Roxha , Hochut, Rockar Roec- Wachtendonck , l'article 3 ci-dessus , par lequel quaer, Roechaer et Rouchart. Jean de Los en le château de Seraing avec ses dépendances est parle dans sa chronique, p. 77 et 93. Voyez restituée Guillaume «l'Arenberg, ainsi que les aussi Polain , Recils hist. sur l'ancien pays de articles 9 et 10. La suite du texte du Iraité est liège, pag. 195. entièrement extrait du MS. de Wachtendonck. 95 754 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 755 signeur Tarchevesque de Couloiijjno, et très-haut et puissant si^jneur le duc de Juliers^ ensemble pour la moitié part de ladite peyne, montant cinc- quante mille florins d'or de ladite pris ; et l'autre moitié de la semblable somme serat convertie au prouBt de celle desdiles parties laquelle entretien- drat ladite paix. XXXII. Item, et pour l'exécution desdites peynes et mise, laquelle ne se pourat faire sans la porsuylte et plaincte de celle desdites parties, qui entre- tiendrat ladite paix, à l'encontre de celluy qui la romperal et infraindrat, icieux signeursse submettront, c'est à sçavoir, mondit seigneur de Liège, à la jurisdiction , correction et contraincte de mondit signeur de Coulongne ; et ledit messire Guillaume à la jurisdiction , correction et contraincte de mondit segneur de Juliers : lesquels par vertu de ladite submission pouront procéder à rencontre de celluy desdits signeurs qui contreviendrat à ladite paix, en saisissant et appréhendant réellement et de faict les biens meubles et immeu- bles dudit infracteur, jusques à l'accomplissement de ladite peyne et mise ; à laquelle exécution faire , les trois estatz dudit pays de Liège seront tenus don- ner ayde , confort et touîe assistance possible. Toutes lesquelles choeses , ainsi et par la manière que cy-dessus est exprimé et déclaré , nous Jehan de Hornes , eslu confirmé, dessus nommé, avons pro- mis de garder, fournir et accomplir, de poinct en poinct, inviolablement, sans jamais faire, dire ou aller encontre, directement ou indirectement. Et par ces présentes le promettons et avons en couvent, sur les peynes et aban- dons, tels que ledit Iraicté de paix et appoinctement le contiennent . en nous submettant à la jurisdiction , correction et contrainte de très-révérend père en Dieu l'archevesque de Coulongne, notre père et métropolitain. Et quant à ce, renunçons à tous privilèges, franchises, libertés, exemptions, status, ordonnances et exceptions quelconcques de droict canon et civil , que nous pourroient ayder et patrociner , en venant , faisant , disant ou allant à l'en- contre et au préjudice de ceste notre obligation , promesse et submission ; et au droict disant générale renunciation ne valoir si la spéciale ne [)recede. En tesmonaige desquelles choeses nous avons faict mettre et appendre notre scel armoyé de nos armes à ces présentes lettres. Et je Guillaume de la Marche, chevalier, signeur d'Aigremont, pour le temps mambour des églises et pays de Liège , duché de Bouillon et conté de Looz, ayant pour les regards et considérations, teles que cy-dessus sont expri- mées, lesdits traiclé de paix, union et concorde pour agréables, ay promis par l'appension de mon scel armoyé de mes armes à ces présentes, promette en parolle de noble homme, sur les peynes introduictes et conclues cy-dessus audit traicté de paix, de tenir, garder et accomplir tous les poincts et arti- cles y contenus, sans jamais par moy faire ne aller au contraire , en appert ne en couvert, directement ne indirectement; et me submet quant à ce à la ju- risdicJion et correction ou contraincte desdits signeurs de Coulongne et de Ju- liers, en leur donnant authorité, puissance et faculté, de procéder et faire procéder à l'encontre de moy, par toutes les voyes de justice, pour l'accom- plissement et furnissement des peynes et mises, tels qu'ils sont èsdits traiclés de paix , en cas que de ma part aucune choese dudit traicté seroit infraincte ou rompue au préjudice d'icelle. Et quant à ce, ay renuncé et renunce à tous privilèges, franchises, libertés, exemptions et exceptions quelconcques, tant de droict canon que civil, dont je me pouroye garantir et ayder, pour dire , faire ou aller à l'encontre de ceste mienne obligation , promesse el sub- mission. Et nous les trois estatz et membres des pays de Liège et de Looz , cognois- sant le grand bien, commodité et proufit, qu'il peut avenir et aviendrat de l'entretènement, accomplissement dudit traiclé de paix, à la conclusion et clause de laquelle nous avons estes huchiès * et appelles , et de notre sceu et consentement at esté passée, agréé, conclue et accordée par la manière cy- dessus exprimée et couchée; promettant de notre part de tenir fermement et accomplir tous les poincls et articles, en la forme et manière que cy-dessus sont déclarées, sur les peynes, mises et habandons qu'y sont apposés. Avons en ratifiant notredit consentement et tesmonaige de tout ce que cy-dessus est dit et escript , à sçavoir est , nous doyen et chapitre de l'église de Liège , pour le membre de l'église de Liège : nous Guillaume de Horion , signeur d'Oley, de Gransaxhe, etc., Raes de Gudegoven , signeur de Gorsen, de Ha- neflF, etc., Guillaume de Doubelstein, signeur de Haren, chevaliers, et Guil- leaume d'Emptine, signeur de Hermalle, escuier, pour nous et pour les autres du membre de la noblesse, chacun son propre scel armoyé de ses armes; et nous les maîtres, jurés, conseil et université de la cité de Liège et des villes de Huy, de Dinant, de Tongres , de Sainctron , de Fosse et de * Huchicr (en bas latin huceiare) , appeler, ciler , assigner. / 756 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSÏA. 757 Thuin, de Covin, de Looz, de Hasselt, de Herck, d'Eyck, de Breede. de Blyse • , de Beringhen , de Stockhem , pour le membre du comun , les sceU desdites cité et bonnes villes mis et faict mettre à ces présentes. Et nous, Engelbert de Nassawe, signeur de Vianen , de Breda , etc. , Vin- cent, conte de Meurs, de Zaervverden , et Philippe, conte de Wernenburg, de Nuwenaer, signeur de Fassemberg, etc., requis de noz cousins révérend père en Dieu , Jehan de Hornes , esleu confermé de Liège , messire Guillaume de la Marche, leurs parens et amis, et les nostres, pour les mesmes considé- rations , meus et enclins au grand bien sourdant de la paix , avons pour l'en- tretènement et accomplissement d'icelle en tous ses poincts et articles, et soubs les obligations des peynes , mises et habandons y couchés et apposés , faict mettre et appendre à ces présentes noz seels armoyés de nos armes , en approbation et tesmonaige de la vérité. Et nous Jacques, conte de Hornes, et Frédéric de Hornes, chevalier, signeur de Montigny, désirans ledit traicté de paix sortyr son plain effect, pour le comodieux et proufitables fruycts qui s'ensuyvrat à la ressource et relièvemenl du pauvre peuple, avons à la requeste de révérend père en Dieu, haut et puissant prince et notre très-chère frère, pour entretenir et garder ladite paix en tous ses points et articles, sur les peynes, mises et habandons, tels qu'en ladite paix sont déclarés et couchés , en tesmonaige et approbation de vérité , chacun de nous faict appendre à ces présentes nos seaux armoyés de nos armes. Et nous, Everardde la Marche, attain et touché de la poincte de compas- sion et pitié qu avons eu sur la douloureuse oppression et lamentable affliction du peuple de Liège, désirant sa ressouce et reliévement , et complaire à nostre très-chère frère, messire Guillaume de la Marche, qui touché de mesme poincture, nous at prié et requis pour laccomplissement de ladite paix et tous ses poincts et articles, et sous l'obligation des peynes, mises et haban- dons, dont ladite paix fait mention , avons ^, pour tesmonaige et approbation de vérité, chacun de nos seels armoyés de nos armes. Ce fut faict, passé et conclu et accordé en laditte bonne ville de Tongre , où lesdits princes et leursdits amis et adhérens , avec les trois estatz dudit pays de Liège , duché de Bouillon et conté de Looz furent assemblés le vingt-deu- sième jour du mois de may, Tan rail quatlre cent quattre- vingt et quat- tre K MS. de la bibl. île l'univ. de Liège , n" 188 , fol. 279 , et MS. de TFachtendonck , de la bibl. royale de Bruxelles. CXI. LETTRES DE l'aRCHIDUC MAXIMILIEN ET DE PHILIPPE SON FILS, DU 15 SEPTEMBRE 1484, POUR CONTRAINDRE LES ÉTATS DE LIÈGE A PAYER A PHILIPPE DE CLÈVES LA SOMME DE TRENTE MILLE LIVRES ^. Maximilian et Philippe, par la grâce de Dieu , archiducs d'Autriche , duc de Bourgongne, deLothier, de Brabant, de Lembourg, de Luxembourg et de Gueldres, comtes de Flandres, d'Artois, de Bourgongne, Palatins, de Heynault, de Hollande, de Zeelande, de Namur et de Zutphene, marquis du S*-Empire, sei- gneurs de Frise, de Sahns et de Malines. A nos maîtres de Louvain, bailli de Ro- mant pays de Brabant, escoutettes de Trichl et de Diest, marquis de Thillmont et de Hallen , ou à leurs lieutenants , au premier de noz messagiers ou autre de noz officiers, cui ce regarde, sur ce requis, salut. De la parte de nostre très- cher et féal cousin messire Philippe de Clèves nous at esté remonstré comment en deffaultdecequeceux des estats des pays de Liège , Buillon et Loz ont diffé- reit de lui furnir et payer ce qu'il lui doibvent de termes escheus par leurs lettres obligatoires, montant à la somme de trengte mille livres de 40 gros, mon- noye de Flandres le livre , pour les causes contenues èsdites lettres faictes et et passées soub les seaulx desdits estats, nostredit cousin at puis nagaires obtenu noz lettres patentes en forme d'arrest, contenantes appobation^ pour en vertu d'icelles recouvrer son dit deu sur les biens desdits des estats de Liège, estans I Bilsen. - Fmict appendre à ces présente». ' Par rapport à la date du traité, on lit dans le registre de la cathédrale de Liège, n*> lia, aux archives de la province : « Feria sexta post dominicain Cantate , vicesima prima maii , con- cepta luit , conclura et expedita ac sigillata ac proclamala pax in oppido Tungrensi.... Die sab- bali sequenli , xx secunda maii , fuit eadem pax in civitate Leodiensi ad Peronem Leodiensem lecta et publicala. » C'est par erreur que quel- ques historiens rapportent la date au 22 juin. 2 Voyez ci-dessus p. 706. 3 Approbation ou appointement ? 758 ANALECTA LEODIENSIA en nostre pays de Brabani , lesquelles il at fait mettre à exécution selon leur forme et tenure; et leiJemenl qu'il, en vertu d'icelles, atfaict saisir et mettre en arrest plusieurs et divers biens appartenans à aucuns desdits des états de Liège, pour y recouvrer sondil deu desdits termes escheus par ladite obligation , où combien que de la parte desdils des estats de Liège ne de leurs gens et tennans ni aiet heu opposition baillée, toutefois sans autre plus ample provision , icel- lui nostre cousin ne pourroit recouvrer sondit deu, si comme il dict, nousde ce suppliant très-humblement. Pour ce est-il que nous, ces choses considérées, et mesme qu'en faisant ledit arrest, personne ne s'est opposée, comme dict est, voulans nosiredit cousin eslre payé de son deu, vous mandons et commettons par ces présentes , qu'à la requeste d'icellui noslre cousin , vous contraigniez réalement et de faict et comme il est accoustumé de faire pour nos propres deb- tes et deniers ceulx qui tiennent lesdits biens apartenans auxdits des estats de Liège, obligées au payementde ladite somme de 30 mille livres, à payer à nos- iredit cousin tout ce qu'ils doibventet debveront à cause d'iceulx biens jusque» à plaine et entière satisfaction de ladite somme de 30 mille livres , à la charge toutesfois de rendre par nostredit cousin compte auxdits des états ou à ceulx qu'ils y commettront de ce qu'il auroit reçu en cesle partie. Car ainsi nous plaist-il et de ce faire vous donnons pouvoir, mandons et commandons à tous autres noz justiciers, officiers et subjectz de nosdits pays et duché de Brabant et à ceulx des vassaulx seigneurs , qu à vous en ce faisant ils obéissent et enten- dent diligemment, vous prestant et donnant confort, aide et assistence, si mestier en avez et requis en sont. Donné en nostre ville de Bruxelles , le quin- zième jour de septembre, I an de grâce mille quatre cens IIII" et quattre. MS. delà bibl. de l'université de Liège, n- 188, f 258. ANALECTA LEODIENSIA. 759 cxn. PROCURATORIIIM DE DIE 13 OCTOBRIS 1484, AD REGALIA DOMINI LEODIENSIS OBTINENDA APUD FRANCOFORDIUM- VIDELICET DOniNI JOUANNIS DE HORNE. Gloriosissimo et invictissimo principi et domino domino Frederico, divina favente clementia , Romanorum imperatori semper Augusto, Ungariae , Dal- maliae, Croatiae, etc., régi, ac Austriae , Styriae, Carinthiae et Carniolae duci, comilique Tyrolis, etc. , subjectionem et reverentiam débitas imperii- que regnorum et dominiorum vestrorum felicis prosperitatis augmentum ; Johannes de Horne . Dei et apostolicae sedis gratia electus confirmatus Leo- diensis, etc., providisque etdiscretis viris dominis scabinis sive judicibus im- perialis civitatis Franckfordiensis ac quibuscumque aliis, quorum interest seu interesse poterit quomodolibet in futurum , salutem in Domino sempiternam cum infrascriptorum verilalis agnilione. Notum facimus per praesentes quod nos ex cerïa nostra scienlia fecimus , constituimus , ordinavimus et solemni- ter deputavimus ac tenore praesentium facimus, constituimus, creamus, ordinamus et solemniter deputamus omnibus melioribus via , modo , jure , causa et forma, quibus melius et efficacius potuimus et debuimus ac possumus et debemus, discretos viros dominos et magistrum Johannem de Platea, scho- lasticum ecclesiae nostrae collegiatae Sancti Johannis ewangelistae , et Arnol- dum de Fleron, Sancti Materni in venerabili ecclesia nostra Leodiensi canoni- cos, praesentes consiliarios nostros, conjunctim seu divisim, et eorura quemlibet per se et in solidum procuratores , adores et factores ac negotiorum nostro- rura gestores nuntiosque spéciales et générales, ita tamen quod specialilas generalitati non deroget, nec e contra, quodque polior non existât conditio primitus occupantis neque deterior subsequentis , sed quod unus eorum in- ceperit, id alter eorumdem prosequi valeal, mediare pariter et finire, ad vice et nomine nostris coram vestra imperiali majestate , si ea pro lempore in partibus Rheni personaliter resederit seu commode adiri potuerit, alioquin coram vobis scabinis sive judicibus imperialis civitatis Francofordiensis et seu 760 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 761 j. i M ' ! quibusciimquc aliis, coram quibiis pro infrascriplis faciendis et expediendis de jure vel de consueludine comparere oporluerit, rationabilescpie causas noslrae absent iae et non personalis comparitionis proponentes et allej^anles regalia sive imperialem inveslituram de feudis etdominii, ecclesiae noslrae Leodiensis a sacro romano imperio dependenlibus ab eadem veslra imperiali majestate, si illius praesentia uiodo praemisso commode haberi poteril, alio([uin a vobis scabinis et seu quibuscumque aliis praemissis , qui bujus- raodi reçaiia sive inveslituram de jure aul regni consueludine lel privilegio dare aul concedere habueril el polueril, pelenles, levanles et recipienles, ac fidelilalis sive boma(];ii juramenlum in lalibus de jure requisilum inler alias praeslari solilum et consuelum in animam nostram praeslanles, lilleras quas- cumque et qualescumque impériales vel alias desuper nobis et ecclesiae nos- lrae necessarias et ({uomodolibet oporlunas impetrandas el oblinendas , ac quaecumque alia, etiam si mandatum exilant magis spéciale quam est expres- sum; el sing^ulacirca praemissaet eorumquodlibclnecessaria etquomodolibet oporluna, et quae per praedecessores noslros in lalibus el circa ea fieri sunt solila et consuela, et quae nos ipsi faceremus, si praesenles commode adesse possemus el adessemus faciendum , exercendum, dicendum., gerendum, el fieri, dici, exerceri, et fieri procurandum. Dantes el concedentes eodem le- nore praesenlium ipsis el eorum cuilibet pro se et in solidum , plénum et spéciale mandatum, omnia et singula praedicla, modo el forma quibus prae- scribitur, et prout de jure et consueludine fuerit faciendum , expediendum dicendum, gerendura , ac fieri , dici, exerceri el geri procurandum, ralum gratumel firmum quidquid per cerlos noslros procuralores el eorum quemli- bel in praemissis et circa ea, aclum , dictum , faclum , geslum , procuralumve fuerit perpetuo habiturum, obligantes nos ac omnia et singula bona noslra mobilia et immobilia, praesentia et futura, in manus notarii publici infrascripti vice el uomine omnium quorum interesl vel intéresse poteril , lanquam per- sonae aulhenlicae solemniler stipulantes el recipienles pro singulis quae per dictos noslros procuralores el eorum quemlibet in solidum circa praemissa fuerint, ralificanda et fideliter adimplenda. lo quorum omnium el sinpulo- rum fidem et leslimonium praemissum, praesenles noslras lilleras per nota- rium publicum infrascriplum subscribi el signari mandavimus, sipillique nostri jussimus et fecimus appensione communiri. Datum et actun in oppido Doslro Trajectensi, sub anno a nalivilate Domini millcsimo quadriopeDlesimo ocluagesimo quarto, indiclione secunda^ secundum stylum et usum scribendi in civitale et dioecesi nostris Leodiensibus, die vero mercurii , décima tertia mensis oclobris, majestale vestra imperiali régnante, praesentibus ibidem honorabilibus viris dominis Nicholao Rohault, Sancli Pétri Leodiensis, Jo- hanneSander, Sancli Odulpbi Lossensis ecclesiarum nostrarum canonicis, Petro Brails, sculteto dicti nostri oppidi Trajectensis, et Arnoido de Vooct, nolario publico , pluribusque aliis testibus fidedignis , ad praemissa vocalis specialiler et rogalis. Et ego, Anthonius, filius Pelri de Yplaer, de Ghynnecken, diocesis sacra imperiali auclorilale publicus et venerabiliscuriae Leodiensis notarius juralus, quia supra nominatorum procuralioni , constitulioni , mandati praescripli dationi el concessioni ac bonorum suprascriptorum obligalioni caelerisque praemissis omnibus el singulis, dum sic, ut praemittitur, per reverendum in Cbrislo patrem el dominum dominum Jobannem electum confirraatum Léo- diensem fièrent et agerenlur , unacum praenominatis testibus , praesens in- lerfui eaque sic fieri vidi, scivi et audivi. Idcirco lias praesenles lilleras manu alterius, me aliis praepedilo negoliis, fideliter scriptas, de mandalo dicti reverendi palris,exindeconfeci el in hanc publicam formam redegi, signoque et nomine meis solitis et consuelis hic propria mea manu subscribendo si- gnavi ac una cum appensione sigilli ejusdem reverendi patris domini Johan- nis electi confirmati Leodiensis corroboravi , rogatus pariter et requisitus in fidem et leslimonium omnium et singulorum praemissorum. MS. de la bibl. de l'université de Liège, n» 188 . f" 254. 96 762 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 763 CXIII. COMPARITIO REVERENDISSIXI IN CURISTO PATRIS ET DOXINI NOSTRI DOVINI JOHANNIS DE HOERNE ^ FLECTI COISFIRXATI LEODIENSIS PER ILLIUS PROCURATORES (dIE 2È OCTOBRIS 1484). In Domine Domini. Amen. Tenore praesenlis publici instrumenli cunctis sit manifestiim , quod anno a nativilale Domini LXXX»"» quarto , indiclione se- cunda^ mensis octobris die vicesima secunda, feria scilicet sexta post festiim undecim millium virjjinum , ultimo praeleritiim , seu in crastino ejusdem fesli, hora decantationis summae missae in insi(jni ecclesia Leodiensi, aul cir- citer. ponliBcatiis sanctissimi in Chrislo patris et domini nostri domini Inno- centii divina providentia papae octavi anno primo, coram venerabilibus et circiimspectis egregiisqiie ac nobiiibus et generosis viris dominis decano et capitulo Leodiensi, in eonim solito capitulari loco, rétro summum altare ejus- dem ecclesiae situato, capitulariter congregatis et capitulantibus , capitulo etiam ad et propter hoc specialiter indicto, in raeique notarii publici et tes- tium infrascriptorura , ad hoc vocatorura specialiter et rogalorum , praesentia personaliter conslitutis venerabili et circuraspeclo egregioque viro domino et magistro Tilmanno SIecht, collegiatac ecclesiae sanctorum apostolorum Co- loniensis praeposito , utriusque juris doctore, reverendi in Christo patris et domini domini Johannis de Hoerne, Dei et apostolicae sedis gratia elecli con- firmati Leodiensis , procuratore , et eo nomine , de et ub eodem ad subscripta et alia facienda rite et légitime conslituto, prout et de hujusmodi suae consti- tutionis sive procurationis mandato edocuit et fidem fecit sufficientem , littera una pergamenea procurationis patente manu et minuto signo honorabilis viri domini Johannis Sanderi , publici sacra imperiali aucloritate et venerabilis curiae Leodiensis notarii jurati et ipsius reverendi patris domini elecli secre- tarii , his dictionibus : Sanderi quoad praemissa notarius subscripta etsignata ; necnon ipsius reverendi patris domini domini electi confirmati Leodiensis si- gillo ad causas rotundo de rubea cera in duplici cauda pergameni illi trans- fixa impendenti sigillata et munila per eum ob hoc illic exhibito in médium et producta ; necnon una cum eodem nobiiibus et generosis dominis Olivero de Marcka , Wilhelmo Doubelstein , Johanne Maschereel , militibus , Renero Bormans , Sancti Pétri decano , magistro Petro de Cortenbach , Sancti Pauli Leodiensis ecclesiarum collegiatarum canonico ac sigillifero Leodiensi , ac plu- ribus aliis antedicti reverendi patris domini electi ambaciatoribus illic prop- terea missis, antefatus venerabilis et circumspeclus dominus et magister Tilmannus SIecht, habens et suis in manibus lenens certas apostolicas ac fe- licis recordationis sanctissimi domini nostri domini Sixti , divina providentia papae quarti, litteras pergameneas ejus, dura viverel, bulla plumbea in cordulis canapis more romanae curiae impendenti, buliatas, sanas et intégras, non vi- tiatas, non cancellatas non abrasas nec in aliqua earum parte suspectas, sed omnibus prorsus vilio etsuspicione carentes, illas coram antedictis venerabi- libus dominis meis decano et capitulo exliibuit in médium et produxit,quarum tenoressubscribuntur : dixilque ullerius elsubjunxit antedictoreverendissimo palri et domino domino Johanni de Hoerne de hujusmodi insigni ecclesia et episcopatu Leodiensi, certis modo et forma in eisdem litteris apostolicis con- tentis pridem vacantibus ejusque sanctam sedem aposlolicam per praelibatum recolendae memoriae sanctissimum dominum nostrum dominum Sixtum pa- pam quartum canonice fuisse et esse provisum , pelens eapropler quatenus praefati venerabiles et circumspecti domini decanus et capitulum ipsius insi- gnis ecclesiae Leodiensis hujusmodi procurationem sive mandatum et litteras easdem apostolicas per eum exliibitas coram ipsis legi facerentetaudirentur, et post hoc suum ullerius continuaret sermonem. Ad cujus siquidem ipsius do- mini et magistri Tilmanni SIecht instantem petitionem, ego notarius subscriptus hujusmodi tam procurationis mandatum quam litteras apostolicas exhibitas in manibus meis recepi, ac de mandalo speciali dictorum meorum venerabilium dominorum, publiée alla el inlelligibili voce coram eisdem legi et publicavi, quarum quidem apostolicarum litterarum tenores sequantur et sunt taies : « Sixtus episcopus, servus servorum Dei, etc. » , ut in bulla. Quibus quidem mandato procurationis et apostolicis lilleris exhibitis sic per me lectis et publi- calis ac per dictos venerabiles dominos meos auditis sane et intelleclis, iidem venerabiles domini volentes, ut asseruerunt, sese super praemissis deliberare, commonuerunt antediclos venerabilem dominum et magistrum Tilmannum , quo supra nomine procuralorem , aliosque nobiles et generosos viros secum ibidem existentes praetactum eorum capitularem locum exire. Quibus egressis I \\i 764 ANALECTA LEODIENSIA. et postaliquantulumtemporis intervallum, in et ad illum revocatisac eumdem locum reingressis , anlefati venerabiles domini raei decanus et capitulum su- pradictis venerabilibus nobilibusque et generosis dominis Tilmanno SIecht procuratori et aiiisambaciatoribus praedictis ibidem secum existentibus, vivae vocis oraculo venerabilis domini Peiride [lolien{]^noul canonici et cantoris Leo- diensiseorum confratris, responderunl super praemissis per haec aut simifia in effectu verba: «Venerabiles domini, procurator nobilcsque et generosi viri domini ambacialores , domini mei audiverunt litteras reverendi patris et do- mmi nostri domini elecli confirmali Lcodiensis sibi a sanctissimo recolendae memoriae domino Sixto papa praedicto et sancta apostolica sede concessas , ac sane inteliexcrunl , et quia ^ in illis narratur nos ipsi reverendo patri do- mino Jobanni de Hoerne, obidienliam praestare debere, salva nobis protes- tatione de non consentiendo , in hoc quod ei obedire teneremur, ipseque in nos senlentias aiiquas ferre poterit, quum tantummodo sanctissimo in Christo patri et domino noslro domino papae ejusque sanctae apostolicae sedi subesse dinoscimur, iidem domini mei , tanquam obedienles filii sanctissimi in Christo patris et domini domini papae ejusque sanctae apostolicae sedis mandatis pa- rère \oIenles semper et obedire, eumdem reverendum in Christo patrem et ' In regislro e quo hoc documentum descrip- tum est. ibliolum addilur, in quo hacc legun- lur : • Et quia ex illarum lenore videlur sanc- tissimuni bonae memoriae dominum Sixlum papam praediclum nobis mandare inter alia, qua- tenus diclo domino Johanni eleclo obedientiam et reverenliam exhiberemus ac nionita et man- data ejusdem suscipereaius dévote et adimplere curaremus , Domini mei et ego protestamur qiiod per receptionem earumdem litterarum et suae reverendissimac paternitatis non volumus aut iolendimus eidem reverendissimo domino noslro aliquam recognoscere obedientiam . aut nos ad illum sibi subjici , nosque in aliquo suis moiiitis parère teneri aut obedire , quoniam omnino sanctae sedi apostolicae et reverendissimo do- mino noslro papae subsumus et ab episcopi nos- tri seu electi omnimoda jurisdictioue exempti peniluseî privilegiali , libertatibus, privilegiis , et exemptionibus apostolicis nobis e( ecclesiae nostrae bactenus concessis atlentis et causauti- bus. (^)ua protestatione eisdem venerabilibus dominis meis salva et mediante , antedicti vene- rabiles domini mei de tanli nobilis viri nobis praefecti promotionc multifarie gaudentes , ac speranles quod, dirigente Domino actus suos, ecclesia nostra sub ejus felici regimine , divina sibi assistente gralia, utiliter regetur et prospère dirigelur , apostolicis litteris pariter et mandatis tanquam obedientiae Fdii parère semper et obe- dire volentes , anledictum reverendissimum do- minum nostrum et illustrissimum principem in personam vestram et vos illius procuratorio no- mine in ecclesiae nostrae Leodiensis eleclum confirmatum et futurum episcopum recipiunt et admittunt, Juribus , juramento , statutis et consuetudinibus ecclesiae nostrae, pro quibus Robertus de iUomalia , ecclesiae subcomputator, respondil, salvis. Quibus sic faclis, illico, etc. • ANALECTA LEODIENSIA. 760 dominum noslrum dominum Johannem de Hoerne , in personam vestram et vos iUius procuratorio nomine in et ad episcopatum ecclesiae nostrae Leo- diensis tanquam illius electum contirmatum admittentes duximus et admisi- mus, ac per praesentes in Dei nomine., juribus, juramentis, statutis et con- suetudinibus ejusdem nostrae ecclesiae salvis. «idmiltimus. » El mox ex tune antefatus dominus et magister Tilmannus SIecht, procuratoris nomine quo supra, juramentum per episcopos Leodienses seu illius electos conBrmatos praestari solitum , manu tactis per eum ob hoc sacrosanctis Dei et imagine crucifixi , ut moris est , pracstitit modo et forma in primo libro carlarum ipsius ecclesiae Leodiensis de magna sive rotunda lillera descriplum, et ulte- rius ultra illud in sequentem formam juramenti per bonae memoriae domi- num quondam Ludovicumde Bourbon, episcopum, dum viveret, Leodiensem , ut asserebatur, in ejusinlroïlu praestiti et per dominos decanum et capitulum ejusdem ecclesiae Leodiensis tune ordinali , juravit etiam quod impedimenta facta contra judicium pacis Leodiensis et pacis régis Philippi Franciae tollet et amovebit , similiter et contra jurisdictionem ecclesiasticam , non solum in Brabantia et in patria Namurcensi, imo et in aliis domaniis infra dioecesim, et etiam in patria, per barones, milites et militares, ac bonas villas, et quod faciet in curia Leodiensi statuta tam synodalia cum suis modihcationibus quam etiam curiae Leodiensis per suos praedecessores facta observari , et transgies- sores puniri. Quodque se promoveri faciet in sacerdotem infra unum annum proximum , nec in contrarium utetur quavis dispensatione obtenta vel obti- nenda: et quod non faciet nec acceplabitguerram contra aliquem principem aut dominum , seu etiam coiligantiam aut confoederationem sine consilio et con- sensu trium staluum patriae suae Leodiensis; et si in posterum peti contingat décima per romanorum regem seu imperatorem a clero , ecclesia seu ecclesiis ac toti clero dioecesis Leodiensis eisdem assistet etadhaerebit rationabiliter re- sislendo et clerum injure et consuetudine defendendo; quodque castra ipsius ecclesiae ruiinosa in suis defectibus ruiinosis faciet débite reparari ; et quod in feudis ecclesiae Leodiensis relevandis prosequeretur vasallos, (qui) illa rele- vabant. Sed super reliquis aliquibus punctis per venerabiles dominos capituli Leodiensis ad jurandum ordinatos, videlicet quod ipse reverendus pater do- minus dominus Johannes de Hoerne, electus conBrmatus Leodiensis praedictus deinceps ponet et deputabit suos sigilliferum ofHcialem , et cancellarium in 766 ANALECTA LEODIENSIA. I: l ecclesia sua Leodiensi , el quod officia curiae Leodiensis non vendel aul im- pensionabil , el quod idiolas et minus sufficienles in officiis existenles desti- tuet. ac lilleralos el honeslos viros ad ipsa officia depulabil , et quod amodo diaelas lenendas tenebit et servabil suis expensis , et expensas ministrabit praesertim iis quos per capitulum mitti continget; quodque non sustinebit quod ecclesia et patria onerentur seu gravenlur pensione aliqua. seu tribu- laria fièrent , atque capitulo assistet et adhaerebit , si ipsum desuper appellare contigerit, se retulit dictus procuralor, quo supra nomine, ad reverendura dorainum electum confirmatuni Leodiensem et illius per eum tempore opor- tuno praestandum juramentum , id juraie aliter recusans. Quo sic per dictuni procuratorem praeslito juramento, supradictus donainus Petrus de Hollen- gnoul , canonicus et cantor Leodiensis, illico ad antefatum dominum et ma- gistrum Tilmannum SIecht, quo supra nomine procuratorem, in et ad cho- rum ejusdem ecclesiae adduxit, et in episcopali sede ad dexterura latus ejusdem chori solito more installa\it, ac deinde in et ad capitulum ejusdem ecclesiae rétro summum allare illius siluatum reduxit, dictoque reverendo patri domino domino Jobanni de Hoerne , electo confirmato Leodiensi , in ejus personam et sibi, procuratorio nomine quo supra, episcopalem sive supe- riorem locum assignavit. Super quibus omnibus et singulis praemissis, dictus dominus et magister Tilmannus , nomine quo supra , sibi a me notario publico infrascripto fieri petivit instrumentum unum publicum sive plura publica instrumenta. Acta fuerunt haec praemissa in locis praetactis, sub anno , indictione, mense, die, hora et pontificatu praescriptis, praesentibus ibidem honorabilibus yiris do- minis Gerardo de Haucbie, Rasone de Hollengnoul , presbyteris, ejusdem ecclesiae claustrariis , Petro de Bodeur, Martino de Fexhe et David de Fonte- mailhe, ejusdem ecclesiae virgiferis, testibus ad praemissa \ocatis specialiter et rogatis. jirchives de la province de Liéye , registre de l'ancienne ca- thédrale de Saint-Lambert , n" 1 13. ANALECTA LEODIENSIA. 767 CXIV. INTRONISATIO ILLUSTRISSIMI REVERENDISSIMIQUE PATRIS DOMINI DGVIM JOHAIVNIS DE HOERNE. ELECTI CONFIRMATI LEODIENSIS, DIE 7 NOVEMBRIS 1484 *. Deinde, anno, indictione et pontificatu praescriptis, mensislamen novembris die septima, hora quarta posl vesperas aut circiter, dictus reverendus in Christo pater et dominus dominus Johannes de Hoerne, Deiet apostolicae sedis gratia electus confirmatus Leodiensis, per suos populum , ministeriales , sub- ditos, ac cives Leodienses, in arma, cum magna coraitiva, carthisiis cereis ardenlibus, et eorum vexillis ex earum cameris exlensis, ac diu desideratus et exspectatus, unacum illustribus nobilibus, generosis comitibus dominis Vincentio de Morsa , suo avenculo , Jacobo de Hoerne , suo fratre , Frederico domino de Montengis de Hoerne, etiam ejus fratre, Olivero de Marcka, Eve- rardo et Wilhelrao de Marcka, fralribus, Wilhelmo Doubelstein, Johanne Maschereel , pluribusque aliis in maximo numéro militibus nobilibus et ar- migeris, intergenerosos viros dominum Johannem le Polleyn, militem, ab ejus dextro, etWalterura de Coerswarem, armigerum, magistroscivium pro tempore civitatis Leodiensis , ab ejus sinistro lateribus equitantes , suam civitalem Leo- diensem intravit , jocundumque suum introïtum notabilissime fecil et usque ad gradus ecclesiae Leodiensis equitans venil , ibidemque a suo equo valde notabili, quem dominus Petrus de Hollengnoul , cantor Leodiensis, tanquam sibi ratione suae cantariae competentem ad se recepit el liabuit, labardo uno de rubeo veluto indutus, descendit et statim gradus àoxnus àicidie délie destroit, quo scabini Leodienses pro Iribunali sedere soient, ad insignem Leodiensem ecclesiam, prout ex recognitionis instrumento eorumdem scabinorum desuper confectoel in arcbivis ejusdem ecclesiae deposito spectandum etperlinendura, ascendit, atque tabardum praelactum, quem dominus Gerardus de Haucbie, supremus claustrarius ejusdem ecclesiae Leodiensis tanquam sibi ratione sui officii praetacti debitura habuit, ibidem exuil , et alium longum notabilem * Vide supra, p. 762. 768 ANALECTA LEODIENSIÂ. ANALECTA LEODIENSIA. 769 ni tabardum cum supeipellicio nolabili induit, sicque gradus ejusdeui domus des- cendens per veneiabiles dominos decanum et capiluluni praediclos processio- naliter ibidem expeclanles recepliis, ac in et ad ecclesiam Leodiensem et illius chorum usque ad et ante illius summum altare notabililer mlroduclus fuil , ubi flexis jrenibus. inter veneiabiles nobilesque et generosos vuos dommos, Walterum de Coersuarem, decanum , et Gilberlura de Seranio, praepositum Huvensem, canonicos Leodienses. suas dévote per modicum tempor.s spalium effudil oiationes , post quas surgens dictum summum allare accessit, et ibi- dem manu lactis per eum sacrosanctis Dei et imagine crucifixi , juramentum in primo libro carlarum ipsius ecclesiae scriptum praelactum, illud propr.o suo ore legens. solemniler praeslilit sub bac verborum forma : « Ego Joban- ,, nés de Hoerne, eleclus confirmatus, juro quod canonice sum adeplus episco- „ patum , quod clerum , terram et patriara ac jura Sanctae Mar.ae sanctique „ Lamberti defendam pro viribus contra omnes hommes; quod hdehs ero „ ecclesiae et patriae; quod nihil alienabo de bonis episcopatus, nec infeu- „ dabo de novo , sine consensu capiluli :, quod alienala pro viribus repetara et „ hoc amore, odio . prece vel pretio non dimiUam ; quod privilégia , staluta ,> ecclesiae beati Lamberti et consueludines bonas conservabo pro viribus ; quod „ scabinatus , maiorias civilatis Leodiensis , op,>idorum Hoyensis et Dyonan- „ tensis non vendam alicui , cum vacaverint. Item, juro quod praeter con- „ sensum et volunlatem piaepositi , decaoi et archiadiaconi et capituli Leo- „ diensis , castra , oppida , villas firmatas seu raunitiones vel jurisdictiones non « alienabo nec obligabo pro aliqua summa pecuniae vel alia i e. Item , et quod „ pacera, quae dicitur de Fexhe, inler dominum Adulphura de Marcka, « Leodiensem episcopum , capilulum , cives Leodienses et alios de patria » factam observabo. » Quo sic per ipsum reverendissimum patrem dominum dominum electum solemniter praestito juramento, et cum reliqua puncta per dictos veneiabiles dominos decanum et capilulum ad jurandum nuper ordi- nata atque per bonae memoriae dominum Ludovicum de Bourbon, episcopum dum viveret Leodiensem , in suo primo introïtu ibidem jurata , eliam supe- rius descripta eidem reverendo patri ad jurandum praeponerentur legique per dictum venerabilem dominum decanum inciperenlur, idem reverendus domi- nus electus illa pro sibi lectis habens ac exposilis. in theutonico idiomate dixit se illa per omnia vidisse, scire et audivisse, sese ea per omnia jurare, que- modmodum dictus quondam reverendus dominus Ludovicus, ejus praede- cesser, juraverat, praenarratis sacrosanctis per eum tactis et osculatis. Et illico dictus dorainus Petrus cantor eumdem reverendum dominum Johannem episcopum ad locum suum in choro sive sede episcopali superiori ad dexte- rum lalus stantem duxitet installavit. Quo sic facto, idem reverendus domi- nus episcopus ab hujusmodi loco recedens, turrirn majorera, ad dexterum latus chori ejusdem ecclesiae stantem, accessit, et ibidem praestita prius per eum cautione pro tabardo quo indutus fuerat et juribus feodalium malricu- lariorum et aliorum in ea parte intéresse habentium , cordam unam de turri praetacta pendenti ad majorera carapanam alligatam , in signura verae pos- sessionis episcopatus et dorainii Leodiensis, sonanlibus unacura pluribus aliis personis, ipsum in ea parte propter illius gravitatera seu ponderositatem ju- vantibus, traxit*. Sed illius sonura propter magnos illius populi ruraores audire non valui. Et sic ab ipsa ecclesia palatiura episcopale unacura dictis venerabilibus dominis accessit. Acta fuerunt haec omnia praemissa immédiate praescripta Leodii , in locis praetactis, sub anno, indictione, mense, die, hora et pontificatu supra- scriptis, praesenlibus ibidem antefatis dominis Gerardo de Hauchie, Rasone de Hollengnoul, ejusdem ecclesiae claustrariis , Petro Bodeur, Martino de Fexhe, David de Fontemailhe, ejusdem ecclesiae virgiferis, ac pluribus aliis testibus, ad praemissa vocalis specialiter et rogatis. — Joh. Spirimi, quoad praemissa notarius. Archives de la province de Liège , registre de l'ancienne cathédrale de S^-Lamberl, n» 112. 1 Hue «pédant quae in eodem codice eccle- siae calh. Leodiensis legunlur. — « llem, dictus reverendissimus dominus Johannes de Hoerne, eleclus confirmatus Leodiensis, adepta prias per eum anletacti episcopatus possessione , ut proxime suprascribilur , misit io et ad ecclesiam Leodiensem pallium unum sive vestem notabilis- simam deauratam circumsutam nigro panno de velulopretioso, supra sepulcrum reverendissimi quondam in Cbristo patris et domini domini feli- cis recordationis domini domini Ludovici de Bour- bon, episcopi dum viveret Leodiensis, ejus prae- decessoris, ponendum, prout ad id, siculi dice- balur, obligatus e&stitit et sunt singuli de novo electi aut episcopi facere eorum praedecessori- bus, quemadmodum vestis ipsa posita fuit supra quamdam quadripedem mensam illic supra ejus sepulcro , ante summum altare ecclesiae Leo- diensis et ad illius dexterum latus stanti , posi- tam. n 97 I II i I 770 ANALECTA LEODIENSIA. cxv. QUIBIS lEDIIS DOMINUS WILHELMUS A MARCKA , DOIINUS d'aIGREIOKT , CIRCUWVENTUS , CAPTUS ET MORTI TRADITUS FUIT (18 JUNII 1485 >. Quamvis jam anlea pax fuisset facla inler dominum de Home, episcopura Leodieiisem et fratres ipsius, \idelicet dominos Jacobum, secundumeomitem de Home, dominum de Aliéna, Fredericiim de Home, dominum de Monti- gny in Osirevant, nec non parentes et amicos ex una ; et dominum Wilhel- mum de Marca , fratres ipsius , nec non parentes et amicos ipsius, ex altéra K Et ut magis firma et rata haberetur, eadem per très status patriae confirmala et omnium et singulorum sigillis roborata fuerat, prout uberius patet ex ipso tractatu pacis 2. Quam postmodum praedictus dominus episcopus in suc jucundo introïtu ( 1484 inter caetera ; , eamdem pacem cura juramento super sacrosancta evangelia praestito promiserat se servaturum. Qua pacefacta. non fuerunt postmodum visa lanta signa amicitiae spatio unius anni , quam episcopus et fratres sui siraulabant se habere erga dominum Wilhelmum et suos fratres, ilaquod populus Leodiensis exultaretet laetaretur , sperans quod in posterum ea de causa rixae et bella cessarent, et exularent ab eis. Quid mirum? lanto ficlilio amore prosequebanlur praedictum dominum Wilhel- mum nocte dieque, ut simul in uno lecto decumberent, biberent, comede- renl, luderent, et ostenderent maxima amicitiae , electissima xenia sibi mutuo iransmitterent , quae longum esset omnia recensere : ita ut propter praedicla dominus Wilhelmus nullo modo dedisset fidem informationibus conlrariis, nec putasset cas fore tara versipelles , uti postea ipso facto declararuut. PuU- bat siquidem eos fore ejusdem conditionis uti ipseerat, qui potius elegisset mortem suam propriam , quam talia perpelrare , ne dicam cogiUre. Unde * Partibus. 2 Paix el accord faits à Tongret , U 22 mai 1 484 . Supra p. 74» . ANALECTA LEODIENSIA. 771 ut ipsum magis illaquearent , si quando episcopus (solus vel cum fralribus) proficisceretur aliquo, ut puta versus S. Trudonem, Curinghen , Hasselt vel alio, subito vocabatur dominus Wilhelmus pro comité et socio, ita ut per illam nimiam familiaritatem etamicitiam omnino tîdebat ipsis , nulloque modo praecavebat insidias eorum. Tandem cum esset praedictus dominus episco- pus una cum fratre suo domino Jacobo comité de Horne in S. Trudone, mandavit domino Wilhelmo veniret ad eos , ut simul cum aliquibus amicis , qui apud se vénérant gratia solatii . hilares essent. Qui nihil mali suspicans venit eo cum septem aut octo equitibus , ubi per très aut quatuor dies in maxima hilaritate fuerunt , ita quod dominus comes de Horne et dominus Wilhelmus in eodem decumberent lecto , jucundissimumque convivium ha- buit episcopus in monasterio S. Trudonis, praesente etiam domino abbate ejus loci cum aliis domicellis et domicellabus. Post plurima igitur laetitiae signa exhibita tympanizando, fistulando, choreas ducendo, praedicti duo germani episcopi facto prandio sesimulabant velle Lovanium adequitare , etc. Egressi itaque oppidum S. Trudonis , iter versus Hamaliam jocando , lu- dendo , etc. , dirigunt. Tandem cum ibi per aliquot dies fuissent , applicuit et eo dominus de Monligny, frater episcopi , cum majori comitativa quam ordinaria. De cujus adventu dominus Wilhelmus cerlior factus, idem notificavit dominis epis- copo et comiti de Horne , qui simul procedendo ei obviam , post consuetas salutationes et amplexus, idem de Montigny amicabiliter (utprae se ferebat) salutans dominum Wilhelmum. Inquit dominus Wilhelmus : « Resest magni » raomenli , domine Montigny , nepos charissime , quod hue tam festinanter )) appuleris? » Cui aller : « Verum quidem; el gaudeo te hic esse, nam opto » tecum esse hilarem et jucundum. » — « Et ego tecum vice versa , » inquit dominus Wilhelmus. Vix credendum in quanta laetitia simul fuerint , comedendo, bibendo , tri- pudiando, pila ludendo et in aliis diversimodis jocis. Ita ut eodem die domi- nus de Montigny iret coenatum apud dominum Wilhelmum in aedibus suis propriis , et summo mane veniens ad eosdem , simulans se ulterius pro- (icisci velle. excitavit dominum Wilhelmum, cupiens ante discessum suum cum eo sumere jentaculum : qui surgens et cum caeteris audita missa, simul sumpserunt jentaculum, hilariter bibendo uni ad allerum. Tandem dominus de Montigny ail domino Wilhelmo : « Habeo pallium coccineum, novo more 772 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 773 » factum, quem precor bono animo a me accipias ^. » Cui dominus Wil- helmiis : a Ex animo accipio, inquit, et si quid alias a me pelieris, tuura » erit. » — « Intelligo, inquit Montiçny, te habere lam velocem equum; » vellem videre an nostros praecurreret. » Cui dominus episcopus : « Pulo » me habere similem^ qui velocitate ipsum excédât; et certabo tecum , do- a mine Wilhelme , pro una sella (cupiens educere ipsum extra oppidum in n campis); qui velocitate tuum superabit. » Igitur sumpto prandio, ibant cum equis ad campes , ubi videlicet certarent de cursu equorum , dominus episcopus et dominus Wilhelmus. Intérim dominus de Monti{][ny instruxerat suos, ut inter se certarent baiistis. jaculando versus unum caputium ^ in lo- cum termini ab ipsis positum, et quod lente tenderent et emitterentsuas sa- gittas. Intérim dominus episcopus colloquendo cum domino Wilbelmo , tam longe eum abduxit ab oppido , quod essent inter Brusthem et praedictum op- pidum , et ibi ab omnibus supradictis circumseptus capitur 18 junii 1485 '. Cui tune dominus de Monligny ait : « Tandem, domine Wilhelme, lecaptivum » habeo , quem a longo tempore desideraveram , et pluries in vanum labora- )) veram. » Cui dominus Wilhelmus : c Montigny , si te pro proditore habuis- )) sem , facile fugissem tuas insidias. Sed heu ! a longo tempore debueram » illud providisse , quando fratertuus episcopus dixerat mihi, se maximo odio » prosequi dominum protonotarium Croy ', eo quod proponi fecerat Romae, » quod non esset dignus ad administrandam ecclesiam Leodiensem, eo quod » ipse et omnes sui essent proditores. Putabam tune ipsum maie loculum » fuisse , sed heu ! te melius et tuos cognoverat quam egomet ipse. » Et tune ipsum ligatum et vili equo impositum (quem etiam aliquo tempore pedes ire fecerunt), et per obliquas vias, per saltus etarbusta, circum pagos euntes, ne forte rustici vel alii ipsum succurrerent. Tandem cum Tungris venissent, timentes ne introïtus et exitus ipsis denegaretur, detecto facto, barbam do- mini Wilhelmi absconserunt, et capite cum magno cucullo ( y u\qo chaperon) Allemaniae teclo, ita per Tungrim et alias vias processerunl, quousque ve- nientes Trajecti , ipsum ablato cucullo detexerunt , sciebant enim quod odio esset Trajectensibus. Yenerunt ibidem de sero , duxeruntque eumdem in pa- 1 Ad calcem paginae in cod. MS. nolatur hii- - In margine notatur : « Alias 17 janii. — jus pallii meDtionem fleri in appellalioue per do- » Maxime per commissarios domini Haximiliani, minos de iYIarca eorumque adhaerentes facta. » archiducis Austriae. « Vid. iui'ra N. CXVII. ^ Vid. supra apud Johanoein de Los, p. 91. latio episcopi , in ipsa caméra in qua alias episcopus dormiebat. ibique com- pedibus ligatum famuli domini de Montigny custodierunt eum ; et circa médium noclis, congregatis scabinis, Trajectenses eum morti condemna- verunt. Cumque in itinere consanguinitatis vocabulo nepotes compellaret , ne quoquo modo Trajeclum adveheretur, sciebat enim se illius oppidi hostem proscriptum, vix responsis a consolatione illum dignati sunt. Vespere ergo (ut praedictum est), adequitantibus lanceariis, consilio (ut fertur) Maximi- liani, avidae genti exhibitus est , postridieque jussu antistitis educlus, quum illum e fenestella respicientem intendere suae neci advertisset, perfîdiae et inhuraanitatis insimulabat. Deinde mortem magni consliluram praedicens quum barbam in ore involvisset , et verbis carnifici animum addidisset , cer- vicem tetendit, gladioque supposuit, cum sonitu campanae, cunctis coram hominibus *. Qua statim amputata, in coenobio Dominiealium , quum ejus confessionem Prior recepisset , sepulturae ad aram summam tradilus est tertio dccimo calendas julias, ipso die SS. Gervasii et Prothasii martyrum ^. ' Hujus supplicii meminil Molinet : J'ay veu la fière barbe Qui tant te rebarba , Uous comme saiacle Barbe Quand on le desbarba, Sant couvrechiefqui bue A Trecbt fut dcbarbé De ta barbe barbue. Car il vent â jubé. Cfr. Chronique métrique de Chattellain et Moli- net , arec det notices sur ces ailleurs et des remar- ques sur le texte corrigé , par le baron de Reiffen- berg; p. 100. ^ ■ Notandum , inquit de Wachtendonck , er- rorem per historicos faclum in numéro dierum mensis junii anni 1485, in quibus captus el de- capitalus fuit Wilhelmus a Marcka. Placentius dicit eum fuisse necalum 13 kal. julias, id est 19 junii ; aliud vero chronicon Jacobi Chabot referl apprehensum fuisse 18 junii et altéra die 19, scilicet die sabbati , fuisse decapilatum ', al- téra die , quae erat dies dominica , fuisse ea de causa magnum disturbium Leodii ; in quibus errât, quia si altéra die (utidebuit esse , quia die praecedenti juxta texlum erat dies sabbati) in quo dominus Wilhelmus decapitatus fuit , erat dies dominica , ergo debuit esse decapitatus 18 junii et non 19, quia iitera dominicalis illius anni 1483 erat B, et 19 junii erat et est sem- per B. Quod adhuc probatur per aliud chroni- con Henrici Masson, quod dicit ipsum fuisse captum 18 junii (et maie), et altéra die mane in festo SS. Marci et Marcellini decapitalum , quod festum semper incidit in 18 diem junii, el sic debuit esse captus 17 junii. Quod ullerius pro- batur per certam appellationem factam per fra- tres praedicti domini et eorum complices ratione certi homicidii perpetrali in personam Gerardi Vanden Laer, ubi inter alia narratur praefatum dominum Wilhelmum captum fuisse feria sexta ante festum nativitatis Joannis Baptistae (quae incidebat illo anno in 17 diem junii ) , et die im- médiate seqnenli fuisse detruncatum. Et sic ve- risimiliter juxta rationes praedictas fuisse cap- tum 17 et detruncatum die iSjunii 148o. » Supra p. 9â supplicii dies etiam die 19 junii notatur apud Joannem de Los. 774 ANALECTA LEODIENSIA. Eodem tempore , quo vinclura ducebanl dominum Wilhelmum , \enit eis obviam in Ryckel Gisberlus de Ryckel (alias Einsbrouck), scultelus oppidi Lossensis , quem eliam captivum diixerunl , eo quod essel in omnibus prae- dicli domini VVilhelmi faulor et assecla , et maxime causa de caede unius civis Trajeclensis; qui el eodem die decollatus est, et in quatuor partes divisus. mbl. royale de Brux., MS.de ff'achUndonck. CXVÏ. EYERARDI DE «ARCKA PROTESTATIO ET APPELLATIO l'ACTA DIE 9 JULII 1485 , OCCASIONE HORTIS FRATRIS Sl'l WILHELMI. In nomine Domini, amen. Per hoc praesens publicum instrumentum cunctis pateat evidenter quod anno a nalivilale ejusdem Domini , millesimo quadringenlesimo ocluagesimo quinto , indiclione lerlia, mensis Julii die nona , hora summae missae in ecclesia Leodiensi , aut circiler , pontificatus sanctissimi in Chrislo patris, et domini nostri domini Innocentii , divina Pro- Tidenliu papae octavi , anno primo, in mei notarii publici et testium infra- scriptorura ad hoc vocatorum speciaUler et rogatorum praesentia personaliter constitutus iiUistris et strenuus vir dominus Everardus de Marcka, miles , do- minus temporalis castri et dominii de Arberch , etc., dixit \iva voce et expo- suit adejus novissimepervenissenolitiam iilustrissimumel praepolentissimum principem el dominum dominum Maximilianum , Auslriae, Burgondiae, Brabantiae , etc. , ducem , nonnullas venerabilibus dominis decano et capitule burgimagistrisque juratis et consulibus civitatis Leodiensis misisse litteras et scripta. eum et ejus honorem concernentes, seu concernenlia , et ea [)ropter roelioribus via, jure, modo, causa el forma, quibus scivit, potuil el debuil, ac sic polest et débet , ut dixit , se de el super omnibus et singulis sibi per reverendissimum in Chrislo patrem et dominum dominum Johannem de Hoerne , eleclum cenfirmalum Leodiensem imposilis seu quomodolibet im- ponendis occasione seu ex causa mortis illuslris domini quondam Wiihelmi ANALECTA LEODIENSIA. 775 de Marcka , sui dum viverel fratris , oblulit et expresse protestatus fuit se contra et adversus antedictum reverendissimum in Chrislo patrem ac domi- num dominum eleclum conBrmalum Leodiensem ac illius fralres et quoscum- que alios eum desuper impelere volenles , juri slare velle coram sanclissimo in Chrislo paire et domino domino noslro papa praediclo ejusque sancla sede aposlolica, necnon reverendissimorum palrum dominorum sacrosanctae ro- manae ecclesiae cardinalium collegio , reverendissimoque in Christo paire Coloniensi archiepiscopo el quibuscumque aliisepiscopis, necnon serenissimo principe domino domino Frederico Romanorum imperalore semper auguslo . dictove iliuslrissimo et praepolenlissimo principe Auslriae, Burgondiae, Brabantiae duce , atque Juliacensi duce ac quibuscumque ahis principibus , ducibus, comilibus, marchionibus , aul insuper coram tribus statibus civi- tatis et patriarum Leodiensium , Bullonensium et Lossensium , submittens se eisdem conjunctim el divisim et eorum cuilibet eorumve dictis , arbitrio el ordinalionibus , atque ullerius eapropler renuntians omnibus et singuHs viis facli et violenliarum, acfrancigiis, privilegiis, hberlalibuselindulliscivitalum, oppidorum , villarum et aliorum quorumcumque locorum el dominiorum, necnon omnibus et singulis aliis exceplionibus doli, mali , fraudis, laesionis, circumvenlionis , rei aliter gestae quam scriptae jurique dicenli generalem renunlialionem non valere nisi praecesserit specialis, aliisque singulis quibus praemissorum effeclus impediri possel seu valeret. Super quibus pracmissis omnibus et singulis antefalus nobilis el generosus dominus Everardus sibi a me nolario publico infrascripto fieri pelivit instrumentum unum publicum sive plura publica instrumenta. Acta fuerunl haec in capitulari loco insignis ecclesiae Leodiensis , rétro illius summum allare silualo , sub anno , indic- lione, mense, die, hora et ponliBcatu praescriplis , praesenlibus ibidem ^ Archivez de la province de Liège , registre de Vancienrie ca- thédrale de St- Lambert ,n" 1 1 1 , /b/. 4 1 7. 1 La pièce n*est point aclievée, et il est à re- mencement et à la fin les mots von faclis. marquer que le notaire a écrit en marge au corn- 776 ANALECTA LEODIEXSIA. CXVII. APPtLLATIO PER DOMINOS A MARCKA E0RU.1QUE ADHAERENTES FACTA ANNO 1485, AD SUMMUM PONTIFICEM INNOGENTIUM VIII ET AD METROPOLITANUM COLONIENSEM , CONTRA LEODIENSEM EPISCOPUM *. Corain te nolarîo publico el leslibus hic adstantibus, nosEverardus a Marca, Robertus de Marca senior, RoberUis de Marca junior, Guido de kanne, mi- lites, INicolaus de Marca , Joannes de Marca, Johannes dictus Jenol le bastard, Godefridiis de Ayedrenich, Gerardus Overlender, Andréas de Bell, quidam diclus Slosberch, nec non Petrus Rouckairl, Rosseer deWandres, Collardus le Heure, olim gubernalor ministerii hullariorum civilalis Leodiensis, Egidius diclus Gilkinel, Egidius de Bearewais, Henricus de Kock, Joannes del Hee, Godefridus de Cvnev et Theodoricus dictus Thirion de Tylo, tam conjunc- tim quam divisim , pro nobis nostrisque complicibus et fautoribus ac nobis adhaerentibus . in ea parte adhaesuris , animo et inlentione provocandi , ap- pellandi, apostolosque petendi, ac alia quae sequunlur faciendi, omnibus melioribus via, modo, jure causa et forma, quibus melius possumus et debemus, in bis scriptis dicimus et proponimus. Quod licet conslari valeat dominos Petrum Duys, et Johannem Haller presbyleros et quemdam Gerar- dum Van den Laer praetensum clericum , in oppido Trajectensi Leodiensis dioecesis pro tune moram suam habentes, et infra inclytam insignemque civi- tatem Leodiensem praelaclam pro suisnegotiisperagendisexislentes, per non- nullas parliculares personas invasos, laesos et vulneratos fuisse, et antedictum Gerardum praetensum clericum ex laesionibus sibi illalis vitam humanam finisse, uti praetendilur : quod tamen fateri non intendimus per nos aut aliquem noslrum fuisse aut esse commissum ; nec non dominum Joliannem • NolaldeWachlendonckinhocdocumentoplura eodem anno 1485 aul sallem initio anni »equen- occurrere nolalu digna, quae per historicos Léo- lis, quod facile eruitur ex iis quae appelUntes dienses omissa sunt. lp»a auiera appellalio fada in oiedium proferunl. fuit paulo posl mortem Guillielaii Arenbergii , ANALECTA LEODIENSIA. 777 de Horne, venerabilis et insignis ecclesiae Leodiensis episcopum, de et a ci- vitale Leodiensi praetacta ac nonnullis aliis locis patriarum ipsius ecclesiae Leodiensis et comitatus Lossensis absentem el seclusum , ac dominio ac supe- riorilate inibi sibi competentibus quoad regimen el exercilium impeditum fore; nosque Everardum , Roberlum et Robertum de Marca, Guidonem de Kanne , milites , el alios praenominalos seu noslros aliquos génies armorum in eisdem civilate et patria Leodiensibus ac comitatu Lossensi, pênes nos pro nostra ac diclorum civilalis el patriarum defensione tenere et habere ; ob hoc tamen per antedictum dominum Johannem de Horne episcopum Leodiensem seu ejus in ea parte commissarium aut officialem deputatum excommunicari , anathemalizari seu de el a sanclae malris ecclesiae gremio excludi , tam de jure quam eliam slatuloruni provincialium Coloniensiumac synodalium Leo- diensium auclorilate, non debuimus neque potuimus prout nec possumus neque debemus : nec eliam in dicta inclyta civilate ac tara insigni loco, ubi tantus clerus, cultusque divinus solemnissimus viguil ac vigere solel , exis- tentibus eliam specialissimis et antiquissimis praerogativis et libertalibus inibi inconcusse observalis , propler factura particulare et per parliculares perso- nas commissum , ecclesiaslicum inlerdictum seu cessus a divinis poni , decla- rarique seu servari debuil neque poluil, causis eliam et rationibus infrascrip- tis, alque lucidius suis loco el lempore in processu causae appellationis infratactae declarandis atlenlis. Cura fuerit el sil verum publicum alque noto- rium praeter el absque eo, quod nos Everardus, Robertus et Robertus de Marca, Guido de Kanne milites, et alii praenominali tam conjunclim quara divisim , praetensos excessus , crimina et delicta antetactos nobis imposilos commiserimus aut de praesenli coraraisimus, uti praetendilur, seu ad hoc consilium , auxilium , vel favorem praestilerimus aut aller noslrorura praes- titit. Quin imo fuit el est verum, publicum alque notorium, praeter eliam el absque eo, quod praefatus dominus Joannes de Horne, modernus Leodiensis episcopus, lam anle quara post ejus promolionem el provisionem, cilra in- juriam de quo protestamur, se in regimine el adminislralione antediclae pontiBcalis dignilatis. potissime adversus suara ecclesiara et sponsara , nec non subditos civilalis et palriae ejusdera suae ecclesiae , quemadmodum bono et pic pastore alque ponlifici de jure, rationeque, el equilate, sanclorum- que palrum et ponlificum sancliones facere el exhibere inlerest et decuit, ac ipse ex juramento per eum in rcceplione et admissione ad hujusmodi pon- 98 778 AiNALECTA LEODIENSIA. tiBcalem dîg^nitatcm soleraniler prnestito adstrin^rebatur , gesseril et rexeril. Imo quod deterius est, fania publica et rei evidentia quamplurimum attes- tantibus, ipse dominus Johannes episcopus sanctorum patrum ac piorum pontificiitn vestigia postponens et vilipendens, qiiadam iiatiirali inclinatione ad crudelitatem vindictamque et oppressionem in suos proprios subditos ci- YJtatis et patriae Leodiensis comilatusque Lossensis, jam pluribus annis per diversas ferocissimas guerras proch dolor ! multipiiciter oppressos et fere ex loto desoiatos coiitinuandas, multifarie accensus^ nullaque pielate motus, in eosdein continue saevire scelestissimus ac crudelissimus suis persecutioni- bus, per quas se penitus inhabileni et incompetentem atque suspectum subdi- torum suorum hujusmodi judicem et rectorem reddit, ipsos suos et ecclesiae subditos affligere non cessât. Nec saniorum atque seniorum suorum parentum et amicorum maturo consilio , sed proprio suae voluntati , ac si io minoribus adhuc constitutus esset , utens , in eisdem severitate et crudelitate continue insistit, in maximum ipsius suae ecclesiae et subditorum ejusdem praejudi- cium, detrimentum etgravamen. Nam pridem ante apostolicam provisionem sibi domino Johanni de dicta pontiBcali dignitate factam, idem dominus Johan- nes tune canonicus Leodiensis eidem ecclesiae et illius subditus ad Hdelitatem merito adstrictus, cum Brabantigenis et aliis anledictae Leodiensis ecclesiae civitatisque et patriae Leodiensis et comitatus Lossensis hostibus io totalem lem ruinam etdesolationem eorumdem ecclesiae civitatisque et provinciae Leo- diensis ac comitatus Lossensis pro tune anhelantibus et tendentibus, se partem faciens, multipliées crudelitatis et ferocitalis invasiones, rapinas, de- praedationes , occisioues, incendia, agrorumque depopulationes , nec non oppidorum et \illarum ruinas, devastationes , depopulationes, concrematio- nés et exterminia nefanda, in eorumdem ecclesiae civitatisque et patriae Leodiensis ac comitatus Lossensis illorumque vassallos , cives , incolas et inha- bitatores tam ecclesiasticos quam seculares, eorum demeritis minime exi- gentibus, lemere etabsque causa multifarie commiserat^ et ad illas commit- tendas auxilium, consilium, favorem et assistentiam possibilem adhibuerat. Super quibus tandem gravibus damnis et dispendiis eorumdem ecclesiae, civitatisque et patriae Leodiensis ac comitatus Lossensis eorumdemque va- sallorum, civium, incolarum, et inhabitatorum pax per et inter iltustrissimum dominum Maximilianum, Austriae, Brabaotiae, etc. archiducem, ac très sta- tus provinciae Brabantiae eorumque complices, de quorum numéro ipse ANALECTA LEODIENSIA. 779 dominus Johannes de Hornc tune unus exslilit ex una, nec non eosdem eccle- siam civitatem et provinciam Leodienses ac comitatum Lossensem illorumque vassallos, cives, incolas et complices ex alia partibus, facla et inita atque gra- vibus pecuniarum poenis vallata et firmala exstitit. Sic et paulo post hujus- modi pacis tractatum, atque provisionem apostolicam sibi domino Johanni de Hornede eadem pontificalidignitatefactam, idem dominus Johannes de Horne episcopus in divinae majestatis oflFensam citrainjuriam , praetactas graves poe- narum in hujusmodi pacis traclatu apposilas poenas non formidans , in eorumdem ecclesiae, civilatis et patriae Leodiensis comitalusque Lossensis vassallos , cives, incolas et inhabitatores sese eumdem dominum Johannem in pontiBcem eorum dominum quam cito literas apostolicas super provisione apos- tolica sibi facta oportunas et necessarias afiFerrel et ostenderet, mediante solito et consueto juramento per pontifices Leodienses praeslari solito , sponte reci- pere et eumdem in omnibus licitis et honeslis obedire velle offerenles, infrae- nala ferocitate iterum exasperans, quadam iniquissimae temeritatis audacia, una cum domino de Montigny suo fratre, quem generalem in suum ad hoc capitaneum depulavit , et comité de Horne etiam suo fratre , multisque aliis ac diversis gentibus armorum secum adductis, praelactos ecclesiam, civitatem et patriam Leodiensem comilatumque Lossensem et illorum vassallos, cives, incolas et inhabitatores hostiliter invasit, crudelesque depraedaliones , incen- dia, rapinas, occisiones, aliaque quamplurima tyrannica crimina commit- tere, ac totam fere patriam iterum devastare, terrasque arabiles et agros ad depopulationem et sterilitatem reducere, ac plurimos ipsarum civitatis et provinciae subdilos per captivitates et incarcerationes durissimas et arctissi- mas, ad graves et magnas pecuniarum summas componere et arclare, ac ab eisdem subditis patriae quamplurimas pecuniarum summas et impositiones extorquere , et praesertim a» lASi venerabiles ac spectabiles viros dominum et magistrum Joannem de Quercu (de Hervia), decretorum doctorem, cano- nicum Leodiensem, presbyterum , dominum Joannem Le Pollain, militem, et Corbellum de Pousseur, clericura , magistros civium civitatis Leodiensis, earumdemque ecclesiae et civitatis Leodiensis pro lune ambacialores de et a cerla diaela in oppido de Valenchyns cum illustrissimo domino domino Maxi- miliano , Auslriae, Brabantiae, etc., archiduce, servata redeuntes et in salvo conduclu seu salva gardia ipsius domini archiducis existentes , hiraldumque ejusdem domini archiducis secum habentes, violenter et hostiUter captivare 780 ANALECTA LEODIENSIA. et ia Castro de Huyo ad ecclesiam Leodiensem spectante, et eotunc in manibus et obedientia illustrissimi domini archiducis praescripti cxistenle, captivos ducere ac dirae et strictae captivitatis vinculis raancipatos. inibi plurium men- sium septimanarumque et dierura spatio delinere, ac ad crudeles tyranni- casque quaestiones dicton raagistros temere et de facto ponere et subjicere , ipsumque magistrum Johannem canonicum et presbylerum , ipsius domini Johannis episcopi confratrem innoceotem , indigne nocturno lempore inter duos tortores, saccum ad ipsum submcrgendum, ut dicebant , ostcndentes, extra dictum castrum singulis lacrymantibus , in vilipendium ecclesiae Leo- diensis totiusque ordiuis clericalis, educere, nulla pielate , compassione aut censurarum melu ductus seu motus, eosdem très ambaciatores presbyterum et clericos : cum praetactum castrum de Huyo ad manus ipsius domini Johannis episcopi reposilum esset, verumque dominium ejusdem idem do- minus episcopus haberet, et possessionem , ac in eo personaliter rcsideret, ipso domino episcopo \idente et cognoscente, non sine gravi Dei offensa, atque ordinis clericalis jactura et contumclia , spretis canonibus, sic capti- ves detinere seu detinendos permillere et facere, magnasque pecuniarum summas ab eisdem extorquere, ac plurima alla nefandissima crimina et maleticia tam in ecclesiasticos quam seculares personas earumdem civi- tatis et patriarum committere, devastare et ad desolationem reducere : seu saltem ad hoc consilium , auxilium , favorem , vel consensum et man- datum praestare non abhorruit ^ Et quamquam ex tune gravibus damnis et expensis subditorum praetactarum ecclesiae, civitalis et patriae Leodiensis , comitatusque Lossensis, per médium reverendissimi in Christo patris et do- ' Hoc loco notât a Wachtendonck quae se- quuntur : <• Iste praedictus dooiinus Johannes de Quercu, erat inter primo» in capitulo. Leotiiensi vir opulenliis et magnae aactoritatis , factus Perusii decretorum doctor. Is tempore domini Ludovic! de Bourbon episcopi Leodiensis fuerat legatus missus ad Paulum secundum pontifî- cem maximum occasione interdicti et XI" duca- torum eo nomine petitorum. Scribit se in Hoyo (cum magislro civium et milite captum fuisse anno 1483 nuUa culpa praecedente, tempore guerrarum , incarceratumque in turri Damiet- tae, et quod pro liberatiooe sua extorserint ipsi 1 400 florenos rhenenses , uti patet in roar- ginibus chronici Leodiensis propria sua manu scripti , quem babeo. Is fundavit unum altare in Hervia , quod adbuc eju» consanguinei jure patronal us conferunt , et modo 1608 hujus altaris est rector dominus Jaspar de Quercu quem ex sacro fonle baplismatis suscepi. Pu- blicaverat is, pro tune canceilarius in ecclesia Leodiensi, electionem faclam domicelli Joannis de Marca, uti ex praecedentibus constat, et ex hoc praesumendum odium domini de Home in eum. » ANALECTA LEODIENSI A. 781 mini domini archiepiscopi Coloniensis dictae ecclesiae Leodiensis metropo- litani , illustriumquc principis et dominorum ducis Montensis et Juhacensis , comitumque de Nossouwe et Moirse ac plurium aliorum dominorum per et inter antedictos dominum Joannem de Horne , tune electum confirmatum Leodieusem suosque fratres , videlicet comitem de Horne , et dominum de Montigny, ac alios eorum complices ex una , necnon venerabiles dominos decanum et capitulum praetactae venerabilis et insignis ecclesiae Leodiensis, nos quoque Everardum , Robertum , et Robertum ac quondatii Wilhelmum et Adulphum de Marca, nostrosque complices et amicos necnon très status civilatis et patriae Leodiensis comitatusque Lossensis ex alia partibus, pax iterato fuerit in oppido de Tongris inita, firmata et conclusa, necnon per eosdem dominum Joannem de Horne , et suos fratres solemniter jurata , si- gillisque eorum etcaeterorum aliorum principumet dominorum preatactorum sigillata, ac magnis pecuniarum poenis vallata , in qua inter alia iidem do- minus Joan nés de Horne, eleclus, et sui fratres, praefatum quondam domi- num Wilhelmum de Marca et suos fratres alque adhaerentes, una cum eorum servitoribus in patria ecclesiae Leodiensis , de et pro quibuscumque causis seu factis in antea habitis et cotnmissis, de et a violentia contra quoscumque eosdem invadere , seu damna in corpore et bonis eisdem via facli violenter inferrç, volenler defendere et eisdem assissentia m omnimodam praestare, et se ad hoc una cum tribus statibus civitatis et patriarum praetactarum obli- garunt. Promisitque similiter et se obligavit idem dominus Joannes de Horne tune electus nuncque episcopus Leodiensis, etc., quascumque alligationes et confoederationes, cum quocumque principe aut domino, civitate, pro- vincia aut oppido per eum in antea factas, revocare et eisdem renuntiare , et se deinceps cum quocumque principe , aut provincia quacumque , sine con- sensu trium statuum civitatis et patriae Leodiensis et Lossensis praetac- tarum non obligare seu confoederare deberet quoquomodo : praeraissisque mediantibus et salvis , antefatus dominus Joannes de Horne , tune electus nuncque episcopus Leodiensis, cum solito per eum solemniter praestito jura- mento , in quo inter alia juravit inviolabiliter observare pacem quae dicitur de Fexhe , qua cavetur , quod ipse dominus eleclus episcopus Leodiensis omnes et singulos ipsius civitatis et patriarum praetactarum vassallos, cives, incolas , subditos et inhabitatores quoscumque juridice aut legidice per suos judices compétentes, sub quibus degunt et subesse dignoscuntur , tractare, 782 ANALECTA LEODIEÎNSIA. ac fraocisias et privilégia atque liberlales civitalis el patriarum hujusinodi servare iliaesas deberet , ad realem el actualem possessionem ipsiiis ponliti- calis di(rnitatis admissus , receplus el iiilronizaliis fueril : el post haec et a subdilis civitatis et patriarum praetaclarum ex gratia speciali magnam sub- ventionem bene ad quinqua^rinta iniilia floreiioruni rhenensium ascendentem ( sub spe quod vassallos el subdictos suos sic gratiose el bénigne regere et Iractare deberet) habueril el receperil : sicque eliam antefatus quondam do- niinus Wilhelmus de Marca^ miles vassallusque ipsius ecclesiae Leodiensis et ejusdem dominiepiscopi non mediocris, ac clericus et civis antetaclae inclytae civitatis Leodiensis, ciim unica et virgine conjugatus, et ut talis privilegiatus, in praemissis omnibus plenarie conHsus. praefatum dominum Joannem de Horne, episcopum, elejus fratres de HorneetMontigny,cum omni revereulia, honore et benevolentia, atque familiarilate, cum eisdem comedendo, bibendo, ludendo et quandoque dormiendo , pecuniamque suam eisdem mutui ami- cabilis titulo concedendo , fraternalique amore conversando , usque ad diem amaram infractalam prosecutus fuit, adeo etiam el in tantum , quod ipsi dominus .loannes episcopus el sui fratres nullam penitus causam odii vel ran- çons adversus euujdem dominum Wilhelmum assumere poteranl. Nihilo- niinus tamen antedicti domini Joannes episcopus et sui fratres de Horne el Montigny , alias diabolica suggeslione ducli , quadam feria sexla anle festum nalivitatis beati Joannis Baptislae jam novissime praeterili ^, qua insimul cum ipso domino Wilheimo infra domum habitationis suae propriam, in oppido S. Trudonis, eo tune de mane jentacuium fecerant, el plures mutuas ami- cabiles (licet dolosas el conficlas) conversa tiones et festi\aciones habuerant, et qua etiam die ipse dominus de Montigny eodem domino W ilheimo (quem nepolem suum nunliavil) mantellum unum de rubro scarlato ficle et dolose amiciliae tilulo propinaverat, in morlem el sanguinem ejusdem domini Wil- helmi mililis famosissimi conspirantes et sitienles, eumdem dominum Wilhel- mum suis Bctis el dolosis blanditiis exhorlarunl , qualenus ad conducendum elassociandum ipsum dominum episcopum, se versus Brabantiam accessurum dolose asserentem, extra praetaclum oppidum S. Trudonis usque ad campum. ad videndum cursum cerlorem equorum , venire vellel. El cum exlunc idem dominus \\ ilhelmus precibus seu exhortationibus anletactis obtemperando , / I Vide supra , p. 772 not. 2. ANALECTA LEODTENSIA. 783 cum eisdem domino Joanne epîscopo et suis fratribus causa honoris el ami- ciliae impendentis veniret, ipsi domini Joannes episcopus el sui fralres, una cum pluribus balistariis in quodam loco absconso in ipso campo latitanti- bus et ad hoc subornalis, balistas lensas et sagittas suppositas et aliorum armorum gênera secum habentibus, eumdem dominum Wilhelmum , ipsius domini episcopi et ecclesiae Leodiensis, ulpraemillilur, vassallura nobilem, cle- ricumque accivemLeodiensem, communiler moram faciendis, cum una et vir- gine conjugatum , ac in habitu et tonsura clericalibus pro tune constitutum, tanquamagnum ad occisionem ductum, el dolo seu fere osculo traditum, ausu delestabili atque sacrilego hostiliter crudeliterque ac tyrannide et traditorie cilra injuriam de quo protestamur, invaserant, circumvallaruntin morlem ejus clamando , et ad hoc omnimodam disposilionem faciendis, iisque mediantibus manus suas temere violentas in eumdem injecerunt, alque eumdem invilum el quantum potuit renilentem per vim ac violenter captivarunt, atque capti- vum non quidem juridice aul legidice impelilum seu convictum , de el a dominio praetacti oppidi S. Trudonis per patriam Leodiensem et comitatum Lossensem , in et ad oppidum Trajectense , ubi lex patriae Leodiensis ne- quaquam cursum habel , duxerunt invilum , el inibi die immédiate sequenti de mane die praemeditatis crudelilerdetruncarunt, necarunlque eldeca- pilarunt, seu id fieri fecerunt, mandarunt el procurarunt, aul id facientibus consilium praestileruut, auxilium et favorem, suspensionis a divinis et excom- municationis , ac alias poenas et censusas de jure et stalutaria dispositionc inflictas ipso facto damnabiliter incurrentes; nec non perjurii iniquaeque tra- dtlionis atque perfidiaeet clericidii crimina commillendo, et praemissis tradi- toriis , perfidissimisque ac detestabilibus criminibus et deliclis in personam antefali quondam domini Wilhelmi de Marca commissis; praefatus dominus de Montigny, ipsius domini Joannis episcopi frater, et capitaneus per ip- sum dominum episcopum deputatus, non satiatus, sed per amplius in sangui- nem filiorum ejusdem domini quondam Wilhelmi de Marca sitiens , ac ad majorera crudelilatera et Iradilionem commiltendam accensus , diabolicaque suggeslione duclus , nonnullos viros armorum , videlicet Joannem diclum Grand Johan. le capitaine borgne, Pierre de Mealx Poulet, et L'Angelo de Re?is, eorumque complices pro lune in servicio nobilis viri el domicelli Joannis de Marca, filii legilimi et primogeniti quondam domini Wilhelmi de Marca, ut praefertur, crudeliter tradili et inlerempti, seu ejus amicorum exislentes et 784 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 78o proprielalem eorumdem lenenles . ad hcc ut ipsi viri el servilores ejiisdem domicelli .loannis seu amicorum ejiisdem ., antedictum domicellum Joanoem eorum dominiim seu magistruni traditorie caperent, atque captivum una cuni Castro de Franchimont sibi domicello Joanni pio certa ma^jna pecuniaesumma impignorato et obli^rato * , ac in manibus ejusdem domicelli Joannis légitime ioco piguoris deposilo, in et ad ipsorum dominorum Joannis episcopi, de INlon- tigny sui fratris^ seu allerius eorumdem , vel saltem certorum balistariorum el armatorum eorundem dominorum episcopi et de Montigny, ad hoc in certo propinquo Ioco illic transmissorum^ ad opus eorumdem dominorum episcopi et manus Iradentes et deliberarent, cum et mediante certa raajjna pecuniarum summa in parte praefalis Johan . le (irant Johan et Petro, dicto Piere de Mealx, servitoribus ipsius domicelli Joannis. pro arris ad finem prae- lactum soluta, et pro residuo eisdem promissa , jam noviter alque recenter conduxit et subornavit seu conducere etsubornare, seu conduci etsubornari facere non adhorruit, literas suas obligatorias patentes sigillo suo sigillatas, eisdem virisdesuper Iradendo et deliberando, prout nonnulli ex eisdem viris sic conductis seu eorum complicibus ad quaeslionem posili , idipsum factum expresse recojrnoverunt, ul attestatifuerunl, ac in hoc constanter decesserunt. Quodque per diclos dominos episcopum seu Monlijjny ac eorum balistarios ad praemissa niissos non stetit , quominus haec facta et perpetrata fuerunt, falsae traditionis crimen denuo committentes et graviter delinquentes. Et quamvis praenarratis flagitiosis perfidissimisque ac detestabilibus ipsius do- mini episcopi et suorum fratrum traditionibus criminibusque et delictis in personam quondam antedicli domini Wilhelmi de Marca famosissimi militis ut praefertur commissis, ad civitatem Leodiensf m ubi nos antedicti Robertus de Marca, ejusdem quondam domini AVilheimi frater, aclNicolaus. ejusdem Roberti filius, et piures alii nostri consanguinei , fautores, amici et servitores pro tune fuimus , et extiterunt delata et perventa ex tanta iniquisissima per- fidie in tantum famosissimum virura commisse, in eadem ci\itate et non im- merito eo tune illico gravissimus excitatus existens insultus et populi commo- tio : adeo et in tantum quod culpa ipsius domini episcopi de maxima sedilione propterea in populo tam intraneo quam extraneo commiltendo videbatur in hujusmodi insultus et populi commotionis primis motibus valde ferventibus. ' Vide supra C06. Et postea de ac nostri ftoberti de Marca, Guidonis de Kanne, militum , Nicolai de Marca et Pétri Rocquart ac aliorum nostrorum amicorum et servitorum adjutorio seu assistentia gratiose extinctis , ipsius domini Joannis episcopi et suorum fratrum culpa per aliquas particularespersonas, ex arrupta furia prae- nominati domini , Petrus Duys et Joannes presbyter et quondam Gerardus Vanden Lare, utpraetenditur, clericus deoppido Trajectensi, ubi praetactum neFandum scelus in personam antedicti domini Wilhelmi de Marca eo tune recenter perpetratum extitit, oriundi seu inibi moram facientes; pro tune in eadem civitate pro suis peragendis negotiis existentes, ex eo quod de Trajecto essedicebantur, in vasi, laesi et vulnerati exstiterunt. uli praetenditur, adeo etiam quod ipse quondam Gerardus ex laesione sibi illata vitam finierit humanam. DumqueGodenolus deEldris, canonicus et scolasticus Leodiensiscancellarius, Renerus Bormans, Sancti Pétri, Egidius de Lapide, S. Crucis decani, et Petrus Coelensoen, S. Dionysii ecclesiarum canonicus, et in eorum domibus recepti captivi seu se et bona sua de vi abscondere aut fugitivos reddere compuisi fue- runt : praefatusque dominus Joannes de Horne, episcopus Leodiensis, de et a civitate Leodiensi praeterita ac nonnullis aliis locis patriarum ipsius ecclesiae Leodiensis absens seu seclusus ac dominio et superioritale inibi sibi com- petentibus quoad regimen et exercitium illarum impeditus fuerit el existai; nosque nonnullos servitores et socios armorum , pro noslra et dictarum civi- tatis et patriarum defensione , in eisdem civitate et palria pênes nos ha- buerimus et tenuerimus et ad hoc collectam aliquam receperimus. Tamen propter praetensa praenarrata crimina, ad falsam suggestionem cujusdam Ar- noldi Alberti praetensi procuraloris fiscalis ipsius domini Joannis, episcopi, nobis imposita , in quibus nullam penilus habuimus aut habemus culpam , neque consilium . auxilium , favorem seu assislentiam ad hoc , sed potius pro defensione et praeservatione praefatorum dominorum et servitorum ipsius domini Joannis episcopi, et ne laederentur seu afficerentur, assislentiam nobis possibilem adhibuimus, per antefatura dominum Joannem episcopum, judi- cem in ea parte suspectum el parlialem , excommunicari , anathemalizari , aggravari et reaggravari nequaquam debuimus neque debemus , prout nec ecclesiasticum interdictum et cessus a divinis per eumdem dominum episco- pum seu ejus officialem in dicta civitate Leodiensi aut aliis locis, ubi nos do- minos Everardum, Roberlum de Marca, Guidonem de Kanne, milites, el alios eorum complices, declinare seu slare, comedere, potare aut pernoctare con- 99 786 ANALECTA LEODIEiNSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 787 ligerit, poni aiit declarari debuit neque debel ; preserlim viso et allenlo quod nos et alii ad hoc interesse habenles ad videnduin taies declarationes ac cen- surarum fiilminaliones fieri seu informationem débitant aut summariam de- super recipi ad allegandum causam rationabilem , quare fieri ea non debeant, uti deberemus légitime vocali non Fuimus neque fuerunt. Praefatusque domi- nus Joannes de Horne episcopus uli praenarralur in culpa omnium praemis- sorum nobis lemere impositorum et aliorum praenarratorum exlitit et est. Unde damnum, quod sua culpa sentit, sibi, non alleri, imputari débet. Ipseque eliam dorainus Joannes episcopus per praenarrala flagitiosa perfidissiraaque et delestabilia crimina , per eum et suos fralres atque servilores tam conjunc- tim quam divisim coraraissa , et quae in dies ac incessabiliter in subditos suos committunlur et perpelrantur , se penitus inhabilem et inidoneum (citra in- juriam) reddidit et reddit : et ob hoc tanquam partialis, suspectus et incom- petens judex et execulor in ea parle exlilit. jNihilominus tamen diebus decera nondum effluxis, prout quadam vaga relatione ad nostrum (seu aliquoruui nostrorura)pervenit audilum^ antediclusdominus Joannes de Horne episcopus (citra injuriam) praenarratorum crudelium nefandorumque maleficiorum et cri- minum principalisperpelrator, inhabilis, suspectus et incompetepsin ea parle judex el execulor, ad praefali Arnoldi Alberli praetensi sui procuraloris fiscalis sinistram injustamque insinuationem seu petitionem , afflictionibus praetactis graviores superaddens afflictiones per certas suas patentes laies quales lilleras., innosRossealde VVandres, CollardumleHuere, Egidium^dictumGilkinet, Egi- diumdel'Abbaie, HenricumdeKock, Joannemdel Heye, GodefridumdeCbiney et Theodoricum , dictum Thirion deThylo, tanquam praenominati Gerardi de Lare , clerici , uti praetenditur , occisores, et dominorum Pétri Duys et et Joannis Haller, presbylerorum, percussores el oflFeusores, in praemissis ta- men minime culpabiles ac penitus insonles, senlentiam excommunicalionit et anathematis per dictum canonem , Si quis suadente, etc., ac statuta pro- \incialia Coloniensia et synodalia Leodiensia , desuper uti praetenditur édita latam firmiter observari , innovari et aggravari , singulis dominicis diebus el feslivis , candelis accensis exlinctis et ad terram projeclis , campanisque pul- salis, nos noslrasque familias extra ecclesiam teneri et a divinis vilari fecil, praecepitque el mandavil , nobis ad videndura el audiendum super praetactis criminibus et excessibus seu illorum notorietale debilam aut summariam in- formatioDem fieri et recipi , vel ad allegandum causam , qua liaec fieri noo debuerint neque debeant , in jus coram eo aut aliquo competenti judice non vocatis, nec auditis neque conviclis, quod tamen de jure omnino faciendum exlitit. Et nihilominus nos nec non ecclesiasticas personas et cives civitatis Leodiensis, quoad ecclesiaslicum inlerdictum propler praetensa praetacta crimina observandum seu declarandum, coram officiali suo in oppido S. Tru- donis residenti , cui vices suas in hujusmodi negotio commisit et committit, in et ad in idem oppidum , ad quem locum obstantibus ferocibus guerris per ipsum dominum episcopum et suos fratres et eorum complices in patria Leodiensi el comitalu Lossensi ac dicto oppido S. Trudonis , ubi dictus de Montigny de praesenli ad incendia el incendiorum exactiones per totam patriam commiltenda existit et residet, et dielim pendentibus et existenti- bus, ac etiam vehemenlemperfidiositatem per eosdem dominum episcopum et suos fratres, ut supra narralur (citra injuriam , de quo protestamur) commis- sam , nobis ncquaquam tutus palet accessus , ad cerlos diem et horam etiam incompétentes cilari fecil et mandavit, contra Arnoldum praetensum procu- ralorem fiscalem , ad videndum et audiendum per eumdem suum commissa- rium judicem , nobis ex causis praenarralis suspeclum el penitus incompe- lentem . de et super praemissis summariam informationem sua auctoritale per testes el alia recipi; sicque desuper summarie el de piano informari, ac informatione propria recepta , per eumdem dominum episcopum . seu ejus commissarium anletactum pronunliari, decerni, et declarari in praetîicta inclyla et insigni civitate Leodiensi , ubi , uti praetenditur , praetacta delicta dicuntur seu praetenduntur forecommissa , ecclesiaslicum inlerdictum etces- sum a divinis officiis, juxta statutorum synodalium Leodiensium lenores, observandos fore et observari debere. El consequenter nos Everardum , Ro- berlum el Roberlum de Marca , Guidonem de Kanne, milites, et singulos alios praenominalos, qui propler gravissimam perfidiam in antediclum quon- dam dominum Wilhelmum de Marca , mililem, clericumque et vassallum ac civem ecclesiae el civilalis Leodiensis, ut praenarralum est, commissam , et tolalem diffidcntiara , quam el non immerito , nedum nos , sed lolus commu- nis populus civilalis et palriae Leodiensis, adversus ipsum dominum episco- pum gerimus et habemus, atque gerit el habel , compuisi fuimus et sumus pro nostra defensione el lutela génies armorum pênes nos habere et tenere, ac eivitalem et patriam Leodiensem comitatumque Lossensem illorumque subditos pro viribus noslris contra ipsius domini episcopi et suorum fratrum 788 ANALECTA LEODIENSIA. continuas invasiones, depraedationes, rapinas et laliiamm gravissimarum impositiones , incendiique perpetraliones, exactiones et exlorsiones , et ad tolalem deplorationem , depopulationem patriarum et terrarum ( proh do- lor!) tendentes defendere, ad suam nefandam peifidiosilalera amplius in nos et fautores nostros commiinesque subditos ejusdem patriarum praetacta- rum et civitatis continuando et perficiendo, sub poena excommunicationis latae senlentiae, sua praetensa aucloritate per litteras suas antelaclas moneri et requiri fecit quatenus infra viginti quatuor horai um spatium post hujus- modi monitioncin immédiate sequens , civitatem et patriam Leodiensem exi- remus, ac eum inibi, juxta suae voluntalis libitum, disponere permitteremus praemissis omnibus non obstantibus. Alioquin hujusmodi viginti quatuor horarum spatio elapso, nos excommunicationis sententiae subjacere et ex- communicatos esse, ac palam et publiée in ecclesiis denuntiari decrevit, praecepitque et mandavil. Et nihilominus civitatem Leodiensem praelactam etalja loca quaecumque patriaeetdioecesisLeodiensis, quametnosnostrosque complices et fautores et adhaerentes, auxiliumque consiliumetfavorem nobis praestanJes et exhibentes, ac qui praestiterunt , praestabunt aut praestare conabuntur in futurum, occupamus de praesenti, seu in quibus sumus, ac ad quae et in quibus nos conjunctim vel separatim venire, bibere , comedere, negotiari, pernoctare, seu alias declinare contigerit, ecclesiastico inter- dicto, atque in singulis ecclesiis civitatis Leodiensis et locorum praetactorum post lapsum viginti qualuor horarum spatii praetacti hujusmodi ecclesiasticum interdiclum et cessum a divinis firmiter servari praecepit et mandavit nobis et ains tam ecclesiasticis quam saecularibus personis ad ea interesse habenti- bus, ad praemissa fieri et declarari videndis vel causara, vel causas rationabi- |es, SI quas contra praemissa quare ea fieri non deberent , haberemu», seu alii interesse habentes haberent, allegandis et proponendis, minime vocatis in judicio neque auditis, licet perperam injusteque et de facto; nec non taliter qualiter contra omnem juris ordinem. Et quia per taies quales ipsius domini episcopi fulminatas statutorum litteras et inibi contenta, poenarumque et censurarum ,declarationes et executiones; illarumque praetensam suspensio- nem et continuationes , ut asseritur, factas, caeteraque praemissa gravamina omnia et singula contra juris ordinem impetratas et obtentas et factas atque continuatas, ac omni juris, legis et rationis fundamento carentes, prout in deductione causae appellationis, dante Deo, lucidius deducetur. Sentiraus nos ANALECTA LEODIENSIA. 789 nostrosque complices et fautores ac nobis adhaerentes et adhaesuros indebite et injuste fore et esse gravatos, et oppressos. Timeamusque verisimiliter per illos et illorum occasione peramplius in futurum gravari et opprimi posse ; id- circo praemissis et aliis causis in futurum clarius declarandis et deducendis attentis, ab hujusmodi praetensarum litterarum statutorum fulminatione impetrationeque et concessione, poenarumque et censurarum inibi taclarum declaratione , monitioneque et singulis aliis inibi contentis , illarumque exe- culione praetensa, contra nos factis decretisque, petitis , concessis et factis ac comminatis ;et in quantum quovismodo contra nos factaeetconcessaesunt, seu factae videntur, tanquam iniquis et injustis, illarum nullitale salva ac ab omnibus et singulis gravaminibus, damnis, molestiis, perturbationibus, prae- judiciis et detrimentis, per et propter illas seu illarum occasione nobis tam conjunctim quam divisim comminatis ac inferendis, quodabsit, quodiibet in futurum; in bis scriptis provocamus atque propterea melioribus via modo, jure, causa at forma quibus possumus et debemus pro nobis nostris- quecomplicibus et fautoribus nobisque adhaerentibus et adhaesuris, contra et adversus praelibatos dominum Joannem, episcopum Leodiensem , judicem suspectum et incompetentem , necnon Arnoldum Alberti, ejus procuratorem fiscalem praetensum , impetrandis, ac alios quoscumque factum hujusmodi concernendis seu eis in ea parte adhaerere volentes et adhaesuros; ad sanc- tissimum in Christo patrem et dominum nostrum dominum Innocentium, pa- para octavum , et ejus sanctam sedem apostolicam seu illius legatum aut nuntium , vel commissarium apostolicum ad hoc poleslatem specialem vel generalem habentem et infra suae legationis hmites existentem seu saltem re- verendissimum in Chrislro patrem et dominum Hermannum, Dei et aposto- licaesedis gratia, archiepiscopum Coloniensem et ejus sedem metropolitanam , in bis scriplis provocamus et appellamus , apostolicosque nobis dari et de illis responderi petimus, iterum petimus et repetimus, instanter, instantius et instantissime, si quis adsit qui nobis illos dare et de eis respondere possit aut velit. Submiltentes nos tam conjunctim quam divisim nostrosque complices et fautores ac nobis adhaerentes et adhaesuros , ac causam nostram supratac- tam protectioni , tuitioni et defensioni antedicti sanctissimi domini nostri do- mini papae ejusque sanctae sedis apostolicae , seu illius legati , aut nuntii vel comraissarii ad hoc polestatem specialem vel generalem habentis , seu saltem antedictum reverendissimum dominum dominum archiepiscopum Colonien- 790 ANALECTA LEODIENSÏA. sera et ejus sedis raelropolitanum. Protestantes lam conjunctira quam divisim de liac nostra appellatione et provocatione iiilimanda et insiriuanda^ notiti- canda et prosequenda , addendaque, minuenda , corrigenda, mutanda et in meliiis, si opus fuerit, ac toties quoties nobis seu alteri nostrum videbitur expedire reformanda. Quodque de praemissis omnibus et singulis , quae ci- tra injuriam ipsiiis donnini episcopi aut cujuscumque alterius pro justiBca- lione nostrae appellationis dicimus et proponimus, nobis valeant ea quae probabimus citra tanien omnis alicujus superfluae probationis ac alias, ut est juris, moris alque styli , super quibus petimus a te notario publico nobis seu alteri nostrum fieri instmmentum unum publicum aut piura. MS. de tf^achtendonck , de la biblioth. royale de Bruxelles , comparé avec une copie de l'époque. cxvm. IX CAU8IS , QUAE INFERIUS NOTANTUR , CONSTAT SATIS LUCVLENTER OBERRAKE LEODIENSES PLURIMOS,QUI EXCABCATI NON PERTIMESCUNT PROPRIUM EORUX CALVMNIARI ET ACCUSARE DOniNUM , EX QUO DIEBUS ISTI8 NOVISSIMIS PERMISIT CUl LEGE ET JtSTITIA DOIINUM WILHELMUn DE MARCKA EAM RECIPERE MERCEDEl QUAM PECCATA IPSIUS MERVERUNT SAE- PISSIUB ^. Prima causa. Si spatio long^iori potuisset supervivere dominus Wilhclmus brevissime et infallibiliter praestolabatur reverendissimus dominus Leodiensis sui ipsius ab administratione destitutionem scandalosissimam et fortasse totius episcopatus privationem abhominandam. Quomodo autem hoc fieri potuisset taliter ostenditur : nam efiBcienle domino W ilheimo, fuit hucusque faliaciter retardata solutio illius pecuniae , ad quara juxta tractatum et promissa Leo- dienses se obnoxios alias coustiluerant. Neceliam sensit dominus Leodiensis ' Tali» esl in MS. codice inscriplio hujus do- a Marcka, continet. Re« ip»a déclarât documeo- cumenti, quod Episcopi Leodiensis juslificatio- lum eodem anno 1485 fuisse exaralum. Dem seu apologiam, quoad supplicium Wilhelmi ANALECTA LEODIENSÏA. 791 quod ipsi Leodienses de proximo cum a débite redimere quovismodo inten- derent , cum eorum voluntates erant suasu praefati domini Wilhelmi omnino depravatae. Optime enim cognovit dominus Wilhelmus quod ob defectum solutionis antediclae mercatores Lumbardi censuras fulminatas, infatigabili mora, contra dominumet singulos ejus fidejustores nequaquam exequi desti- tissent, unde mox ipso jure oportuisset dominum ab exercitio pontificalis dignilatiset omni administratione peniluscessare. Etinpraefatocasu dominus Wilhelmus jam caute disposuerat suflFragio aliquorum in capitulo, in civitate suum efficere filium administratorem patriae et dioecesis. Pensato quippe eveutu supradicto , deberent merito Leodienses usque ad ruborem confundi qui suum calumniantur et mordent principem , propter eam justitiam quam recle jussit fieri contra delinquentem , cum scriptum sïiProverbwrum œvii' : « Non est bonum perculere principem , scthcet h'ngua, qui recte judicat , etc. » Mirabilis horum conditio hominum in Leodio. Non enim commémorant epis- copi eorum, sacerdotis cujusdam et innocenlum plurimorum trucida lionero, sed bene auclorera necis, qui occubuit per legem, luctuose deplangunt, in hoc satis demonsUantes quo cultu et quali affectione illos semper prosequan- tur qui propriis eorum dominis soient infesti esse et obsistere. Rem profecto non novam . imo veterem notam et usitalam , quoniam ultra memoriam homi- num nemo unquam episcopus cum pace et gaudio diem clausit novissimum m Leodio. Quid vero mali nunc egit dominus reverendissimus Leodiensis per justitiam quae facta est , nisi quod suae utilitati et patriae cum jactura do- mini Wilhelmi consuluit, prout juris equitas suadet atquepermittit in hujus- modi casu. Ad hune nempe finem suffragatur optime illud Innocentii papae ad honorem de auctoritate et usu pallii , ubi sic scribit cuidam legalo cardi- uali videlicet : i- Si oporleat ut vel nos vel lu ex hoc negotio confundamur, eli- gemus potius te confundi , quam laedamus sedis apostolicae dignitatem. » De multis namque millibus hominum vix esl unus episcopus qui non maluisset per justitiam virum dictis confundi quam suo episcopatu tam ignominiose et confusibiliter privari. O quam contumeliosa et insatiabilis fuisset laesio reve- rendissimo domino Leodiensi ejusque lineae consanguinitatis , fidejussoribus et amicis suis , si , velul statuerat dominus Wilhelmus, ipsum expellendo tam enormiter sauciasset, unde incunctanter novum bellum, strages et innume- rabilium advenisset excidium. Lèvent idcirco oculos in directum Leodienses ut videant qualiter prostrati fuerunt et abducti , laetenlurque de ea justitia , 792 ANALECTA LEODIENSIA. per quam redempUis est eorunri episcopus ab intolerabili confusione, quam alias verisimililer nuiiquam evassissel nisi per allerius laesionem. Secunda causa. Nisi in lempore raigiasset ab hoc saeculo dominus Wil- helmus , niinquam solus el insolidiis reverendissimus dominus Leodiensis suum potuisset regere episcopalum , quemadmodura faciunt aiii episcopi per universum , sed habuisset semper compelitorem et correctoiem dominum Wilhelmum, necnon el omnes de beuda illius. Oslendilur haec proposilio : nanj per tractaUim Tongrensem omni iniquitate et multiplici dolo suffultum ac divinae legi contrarium , quem peiplexus alque in extrema fere necessi- tudine constriclus iniit , dominus reverendissimus Leodiensis taliter se- ductus erat quod dominia majoris importanliae et uberiora palriae ofKcia remanserunl in manibus domini Wilbelmi etsuorum. ila ut vix licuit aliquid facere domino, nisi quod fuit illi et suis placitum. Primo posthaec vidit talem negotiorum babitudinem dominus reverendissimus Leodiensis quod suum majus concilium integraret ex illis etiam qui consulendi nullam vel ad minus insufBcientem habuerunt aptiludinem, nisi duntaxat quod in singulis agendis vices gesserunt fidelissimos domini Wilhelmi cum intuilu eos domi- nus elegit invilus consiliarios. Et ultra banc largam dominandi aiictorilatem, quid non fuit satiatus dominus Wilhelmus? semper telendit indusiriose ad ampliorem , ulpote docet sati experienlia. Num praeler Stockhem . France- mont, Sarraneum , Boelyon et Longe-Caslrum satagebal consequi Greven- broeck, necnon quaedam alia magna loca, etc. In sancto Trudone pedem taliter fixit et per liberaturas , vestes ac suasus versipellis ibidem sibi invisce- ravit homines , quod in aliquo casu periculoso fuisset dicto oppido usus. non solum contra dominum Leodiensem , sed etiam ducem et vicinas patrias. Ipse Rocha, actor domini Wilhelmi ,astutissimusinventor,jam Montfort, castrum valde forte, accumulavit, quod etiam fortificat in dies. Dominus Robertus fuit plurimum intentus ad emeudum Kiekenpoes cum inlentione fortiHcandi iliud. Item subtili providentia acquisivit per matrimonium Filii sui dominus Wilhelmus dominium et fortalitium de Keyken nec fuit alia intentio iiujus latae acquisitionis , nisi quod dominum reverendissimum Leodiensem et ejus successores in futurum Arenbergenses per hujusmodi dominia arctius cons- trinxissent. Item quoad officia est idem quasi sermo. Nam praeter villicatus Leodiensem , Huyensem , Montenakensem, et baliiviatus Hasbaniae, Condroes ac alia pulchra officia per quae dominabatur votive Arenberch , disposuit ad- ANALECTA LEODIENSIA. 793 hue circa instans feslum Jacobi legem pro libito suo habere in Leodio, vide- licet burgimagistrura Rocha cujus nulu et con- silio cuncta fuerunt hucusque gesta, necnon etiam el similes ministeriorum gubernatores, quorum ope et corrupta volunlale omnia fuissent acla juxla vota domini Wilhelmi. Item , ne tandem fuisset aliqua reservata domino juris- dictio , tantuni egit dominus W^ilhelmus sub specie cujusdam simulalae aequi- latis, quodfueruni constilutinonnullicommissarii, omnes deligaejus, quisin- gula negotia ex bello descendenlia judicarent, dans inlelligere populo levi in Leodio quod taie judicium esset ad loliendum mullas lites in patria. Placuit haec seditiosa inventiomulliludini, quae non modicum formidabat, quod per jusliliam ordinariam plures fuissent cohercili ad rcslilutionem injuste ablato- rum. Hi profeclo commissarii omnis jusliliae immemores non solum contra bonos et pro suis judicabant, verum etiam omnes causas ad officialem et sca- binos hinc inde pertinentes cognoscere voluerunt. Horum rêvera adeo in im- mensum excrevit aucloritas praesumpla, quod evolutis aliquot diebus, tota pêne fuisset extincta domini jurisdiclio temporalis et spiritualis. Praeterea nt nunquam deficeret in attenlatis suis el regimine dominus Wilhelmus, sedilio- sum et conspiratorium percussit foedus Leodii cum bis qui vulgo decem ho- mines nuncupantur, et sunt isti pars insigniorum civitatis ac bannalis leucae, quibus solum pertinuil juxla usus veteres el primaevam inslilutionem domino et legi per arma in arduisassislere. Sed nuncproh dolor! aliter persuasi obliga- verunl forte se, ut inlerteneanl dominum Wilhelmum et singulos de sanguine ejus, quodque etiam illi qui tempore malo et rebellionis extra Leodium fue- runt el de adhaerenlia domini Leodiensis arma et officia gerere nunquam permitlerenlur in civitate , quasi bene agenlibus poena deberetur Leodii alque peccalores laudandi forent in desidcriis eorum et iniqui benedicendi. Quantum, inquam , mililet istud conlra dominum Leodiensem el quorsum perrexil hujusmodi conspiratio, crimen laesae raajestalis aperle sonans non possel levi sermone exprimi. Quis igitur miretur et slupeal, si dominus reve- rendissimus Leodiensis non volueril hune hominem et tantarum iniquitalum auctorera habere concurrentem , attenta sedis aposlolicae senlentia quae epis- copo Leodiensi soli el non alleri mixtum et merum imperium adjudicat, ac per cujus effîcaciam continentia praefati Iractatus Tongrensis penitus mortifi- canda venit. Quomodo tamen in malis praemissis fides restringilur el juramen- lum non sil semper observandum , quod minus caute faclum vergit in pejo- 100 794 ANALECTA LEODIEiNSlA. ANALECTA LEODIENSIA. 795 rem exilum habelur 22, q. 4' per lotum; ul utinatn Leodienses non lam fie(|uenler suorurii episcoporiiinjuramerilacommemorenl, sed magis propria, (pium ab armis iiiultis eoiumdeiu Iransgressoies salva honeslale probabililei* argui posseul, maxime quaiido intuitu diligenli coiisiderabitur C. de forma fide- tilalis 22 «j. v., in quo capilulo sic dicilur: uQiii domino Hdelilalem jurât isla sex sempcr débet in memoria habere , videlicel incolume , tutiim , honestum , utile, facile, possibile. Incolume, ne sil in damnum domino de corpore ejus; tutum, nesit ei in damnum de secreto sue vel demunitionibus suis, per quas tutus esse potcst^ honestum, ne sit ei in damnum de justitia sua vel de aliis causisejus, quae ad lionestatem ejus perlinere videnlur; utile, ne sit ei in dannium dt; suis possessionibus ; facile, vel possibile ne illud bonum , quod dominus suus leviter facere poterat, faciat ei difficile , ne vi illud quod possi- bile eratreddateiimpossibile. » Haec ibidem. Perhancutiqueobligationem qua lenelur subdiUis domino suo manifeste salis apparet, quod nunquam lam mi- serabililer obiisset eorumepiscopus , si unam ex sex clausulisaliquando obser- vassent. Sermo, inquam, eorum fuit et semper est, quod vivere et mori volunt cum episcopo, raro tamen correspondent ullima primis. Quomodo enim possent singuli in Leodio a morte li\jpa sacrilej^a omnino se immunes reddere, cum ipsos necatores contra juranienta , libertates, francisias, post factum lriunq)liabiliter adorando coluerunt, et quod pejus est, adhuc ne taies punianlur tolis viribus defendere eos molinutur. Foeda haud dubium atque omni vitup^rio hominum istorum conditio ! INam alienigenae per uni- versum , et minus obli^jali , mortem episcopi et maclatores illius detestantur , malum pêne eisdem continuo imprecantes. Et hi qui subditi sunt ac in terra ecclesiae nati nullatenus de tam horrendo facinore contristantur. Imo spretis episcopo et suis adhaerentibus , semper se jungere cupiunt maleBcis, in hoc morem per omnia servantes judaeorum , qui maluerunt ut privilegium super dimissionem alicujus malefactoris serviret Barrabae latroni et seditiosissimo hominum quam innocenli Christo , in quo nulla erat macula et qui eos redi- mere venerat. Quam tamen grave peccatum existât episcopos detinere aut aliquem eorum jugulare patet per constitutionem ecclesiae, unde !23 q. 4 c. In hoc enim capitulo memorabile illud habetur quod Sylvester Dei vicarius in terris usque ad extremum judicii diem eum anathematizavit et excommu- nicavit, qui aliquem episcopum per detentionem unquam deciperet, sicut et ipse fuit deceptus. Praeterea 26 q. 2 c. Ita nos sillaciorum. In lioc capitulo Gelasius papa civitatem illam privandam decrevit episcopo et episcopaïibus praesidiis, quia cruenta caede episcopus extitit in ea morti Iradilus. item extrade pe. c. Siquis suadenle, inCle. Sedes apostolica multis involvit male- diclionibus et opprobriis eos qui non perlimescunt detinere vel occidere pon- tifices. Quid ve çeneraliler senliendum sit de his omnibus qui iufideliter cum principe suo agunt, clareexprimit c. si 22 q. ullima , sic inquiens : Si quis laïcus juramenlum violando profanavit, quod régi et domino suo jurât, et postea f)erverse et dolose ejus regnum traclaverit et in morte ipsius aliquo machina- menlo insidialur. quia sacrilegium peragit in chrislum Dei manum millens, anathema sil , nisi per dignam poenitenliae satisfactionem emendaverit, sicut constitutum a sancla synodo, id est, sanctum relinquat, arma deponat et in monasterium eat et poeniteat omnibus diebus vilae suae haec agens. His nempe juribus seu aliis plerisque rationibus profunda mente et sufficienter perscrulalis, incilanlur ubique recti Christiani praeterquam in patria Leo- diensi ad obsecrandum vindictam de hujusmodi peccatoribus, qualiter ergo, ut dictum est, ipsi Leodienses non verentur episcoporum suorum juramenla loties recensere , quae exlorta et in mollis valde illicita non deberent merito vinculum esse iniquilatis, et sua jvramenta episcopo praestila ad obediendum humiliter velut sunt obnoxii, nullatenus ponderare volunt; ob cujus lamen defeclum ira Dei contra Leodienses invalescit , el ad probandum hanc propo- nere valet insignis et imaginaria visio Zakariae quinto suo capitulo, ubi spi- rilus minalur captivâtes ac peccatoribus de Jherusalem el Juda egredientem super faciemlerrae raaiedictionem ; propter haec dico peccata, furtum scilicet etperjurium. Adpropositum : Siconlreclatio rei alienaeinvito patrono furlum diciUir etperjurium existai in aliqua sex conditionum praedictarum, deficere juxla praelibatum capitulum. Quis sanae mentis non concedel ultra memo- riam viventium per superhabundantiam in Leodio furlum et perjurium vi- guisse, quare etiam justo Dei judicio gladius, tempeslas, divisiones. scis- mala, slrages, incendium et aliae tribulaliones non recesserunt ab eo, nec (timendum est) in sempiternum recèdent, nisi dunlaxatilligubernareet domi- naricessabunt, quos a sella judicis exlerminandosdoctrinalitermemoralEccle- siasticus capilulo 38. In quo capilulo praeclare dicilur, quod licel civitas non aediticelur sine ministerialibus, altamen illi tanquam simplices vel caeci el claudi non debenl eivilatem regere, quum lalium praesidentia el regimine so- ient insignes el populosae civilales exterminium habere, de quo optimum ha- \oterunt redire et reverti ad propria, et omnibus suis bonis mobilibus ^. Item, in exoneralionem civilatis, quod omnia acla conclusa et décréta per très status patriae Leodiensis, tempore istius disturbii habebunlur rata et firma. Item, pro majori securitale pelunt ab archiduce, casu quo una pars conlrahentium non vellet servare praediclos articulos, ex nunc prout ex tune, <]uod adjungat se parti obedienti , ad cogeudum alteram ad praedicta ser- vanda; supplicantes quod adjungat sibi archiepiscopum Coloniensem et ducem Juliacensem , ad praedicta exequenda. Item , pro majori robore po- nalur poena C millium coronatorum solarium aureorum parti delinquenti , cujus summae duae partes cèdent arbitris seu executoribus praediclis , tertia parti lesae ; dantes eidem archiduci potestatem interpretandi praedictos ar- ticulos, casu quo orirelur aliqua difficullas ea de causa. Quos articulos prae- diclus dominus archidux confirmât, acceplatque contenta suae commissionis et executionis. Submiltit se praediclis et eisdem consentit dominus Joannes de Horne , episcopus Leodiensis una cum consanguineis suis. Et ad eadem quae supra, magistri, scabini, jurati, consilium et universitas civitatis Leodiensis consenliunt quae roborentur sigillis dominorum archiducis, episcopi Leo- diensis et sigillo magno civitatis Leodiensis. Datum Trajecti 1485, 17 sep- tembris. * Desuiit quaetlam j forte libère uti. ANALECTA LEODIENSIA. 805 Sequttur summarium actus notariorum. Anno 1485, 18 seplembris, in praesentia illustrissimi principis Maximiliani, archiducis Austriae, etc., episcoporum , abbatum , nobilium, dominorum deputatorum per status patriarum Leodiensis et Lossensis , coram nobis notariis infrascriptis comparuerunt, reverendissimus dominus Joannes de Horne, episcopus Leodiensis, ex una, reverendi, venerabiles, honorandi (et nobiles) domini , Gerardus abbas S. Jacobi Leodiensis, magistri Theodoricus de Zanctes, et Joannes Billeton, licentiati juris etcanonici Leodienses, dominus Robertus de Mouges , canonicus S. Pétri , Joannes de Plalea , canonicus et de- canus S. Joannis, et Henricus, decanus in Bastoingne , canonicus S. Pauli : dominus Joannes de la Bouverie et Joannes le Poullain, dominus de Waroulx, milites, Jacobus de Cressignees, in praesenti magister civium, Corbellus de Pousseur, scabinus , Andréas Bourlet et Joannes Jacob, dictus le Clerc, consi- liarii civitatis ex altéra partibus , ad hoc speciahter deputatis , constitutis et nuntiatis(ad componendum in oppido Trajectensi ad effectum supradiclorum) per magistros, juratos, et totum consilium civitatis, sigilloque civitatis mu- nilis de data 1485, 16 septembris : cujus copia ad longum in praesenti actu notariatus inseritur. Qui praedicti supranominati, videlicet dominus episco- pus Leodiensis ex una , et ex parte civitatis omnes et singuli supranuntiati , lectis ad longum in eorum praesentia supradictis articulis, ratificaverunt , ac- ceptaverunt et approbaverunt eosdem , juxta formam et poenas supradictas, absque aliqua reservatione , sub fide et juramento omnium et singulorum praedictorum , nobis notariis infrascriptis praestilo. Et quia in constitutione Leodiensium inter caetera habebatur talis clausula (juxta commissionem seu negotium per nos nobis datum) declaraverunt iidem constituti nihil habere vel habuisse in mandatis , quam praedicta concludere modo et forma prae- diclis, spondentes quod isle tractalus sigillaretur sigillo civitatis, dummodo arliculus in quo fit mentio domini Ghisberti de Kanne , Bouchart et Rousseau observaretur juxta contenta ipsius. Acta fuerunt haec in monasterio S. An- thonii Trajecti ad Mosam , ubi tune temporis illustrissimus dominus archidux Austriae hospitabatur, in inferiori aula magna , circa 11 horas ante meridiem, anno, die ut supra, praesentibus ibidem reverendis, illustribus et nobilibus viris, Henrico de Berghes, episcopo Cameracensi, Lieberto, episcopo Bericensi, 806 ANALECTA LEODIEIVSIA. ANALECTA LEODIENSIA 807 Joannede Lannoy, abbale S. Berlini, Anthonio, abbale S. Trudonis, Joanne, domino de Lingne , Joanne de Berjjhes , domino de Maingoval , Carolo de Chalon, comité de Joinj^ny, Jacobo Caliol, domino de Chanleraine , Oliverio , domino de la Marche, Michaelo Croy , domino de Sempy , Jacobo, domino de Jasse, Philippo Lebbecte (aut Lewecle), Huçone de Mellin, et pliiribus aliis nobilibus, mililibus , sculiferis, et plebeis ad hoc speciaHler vocatis. Pnce condusa, sed fion stabilita neque firmata, habentur in iùdem cartis sequenlta gallice , qtiac summarie hic deducuntur, Certa média et condiliones (|iiae offerimus, nos Henricus de Berghes, epis- copus Cameracensis , Joannes de Lannoy , abbas S. Berlini , et Ohverius do- minus de la Marche, cubicularius et magnus oeconomus, omnes consiliarii archiducis Aiistriao, et praesentamiis, inquam, magistro Joanni Myrile sacrae tlieologiae doctori , canonico Leodiensi , magistro Joanne de Plalea , decano S. Joannis, magistro Jacobo de Cressignees in praesenli magistro civium, Corbello de Polisseur et Nicolao (Collinet) de Wangy , secrelario civilatis Leodiensis ad hoc conslitutis ex parle civilatis, ut pax quae hic Trajecli pu- bhcata fuit anno 148Î3, 17 septembris, sortiatur ubiquc suuni effeclum. In primis dabunlur ad hoc dcpulatis in praesenli oppido residuum pecuniarum quae debentur domino Ghisberto de Kanne, RoucLart et Rousseau, juxta contenta declaralionis dalae, et de quibus docebunl ea ipsis deberi , omnia juxta contenta pacis praedictae. lia tamen quod pecunia salisfacla et debilo soluto , praedicti de Kanne et Rouckart , reddent omnes lilleras obligalorias praedicli debiti. Ultra quae, quod civilas dabit desuper lilleras sigillalas per quas fatebuntur praediclam f)ecuniam debilumque solutum et articulum, de quo in pace de praedictis fit mentio , esse adimpietum et eos in omnibus esse satisfaclos. lia tamen quod in inslanti dabilur pax praescripta, in tribus membranis descripla , unaquaeque sigillala civilatis sigillo, ut iisdem super- addatur sigillum domini Leodiensis, et illis per episcopum sigillalis, red- datur civilati una praedictarum litterarum , reservando sibi duas alias, lia praedictis adimpletis, nos legali supradicli offereraus dare lilleras remissionum omnium delictorum tam in generali quam in speciaii perpelratorum , et hoc die tali per Leodienses praefigenda. Offerunt iusuper iidem , quod pètent a domino archiepiscopo Coloniensi et duce Juliacensi , ut velint munire litteras pracdictas pacis, sigillis suis, ita quod dabunt litteras securilatis petitas per dominum Ghisbertum de Kanne et Rouckart, quo possint habere locum li- bère et secure degendi, tali forma qualiter per ipsos dabilur per ipsos minuta : salvo quod ralionis erit, ad id solum ad quod tenemur. Et casu quo non vel- lent fidere nobis, neque deliberare praediclas 1res pacis litteras sigillatas ad manus nostras, sumus contenli ut easdem deponant ad manus capiluli Aquensis , de qua depositione per dominos capiluli praedicli cerliores facti , et per aliquem per nos ad hoc deputatum eu m originali pace Trajecli facta collatione, promissioneque fada per praediclum capitulum praedictas lit- teras, et Iraclatus nobis restiluere , in inslanti quando ipsis per nos docebitur de quitantia solularum pecuniarum et receptarum per praediclos de Kanne et Rousseau. Prolestanles nos suprascripli ambaciatores , attentis praedictis oblationibus , quod non slabit per nos quominus pax praedicta non sortiatur suum eflFeclum : danles praedictis legatis Leodiensibus terminum deliberandi unius diei inlegri , videlicet sabbato 17 hujus mensis, et illa adimplendi die lunae proximo, quo ipso die et nos legali offerimus adimplere omnia et sin- gula in pace et propositione nostra facta cura proteslatione , etc. SequciUia erant et sunt latina, quae de verbo ad verbuin hic inseruntur. Audila proteslatione per ambaciatores illustrissimi ac praepotentissimi prin- cipis domini archiducis Austriae, etc., proteslati sunt pariformiter amba- ciatores venerabilis ecclesiae et civilatis Leodiensis quorum nomina scribuntur inferius , etc. Quod per nos non stetit quominus traclalus pacis de quo supra, nedum lamen sigillatus per Leodienses, suum non fuerit consecutus effeclum. Nam prout lucidissime constat, traclalus ipse pacis conditionem habet specialem limitatam et expressam , qua cavetur quod primo et ante omnia tenebunlur ambaciatores principis illustrissimi praefati, remboursare ac conlenlos realilerel cum effectu reddcre dominum Guydonem de Kanne. militera, Petrura Rouckart et Henricura, diclura Rousseau, super pecuniis per eos mutualis domino Leodiensi episcopo, juxta formam et tenorem litterarum super mutuis praefatae expeditarum. Quodque ad compleraentura pacis ip- sius minime lenerentur Leodienses ipsi , nisi primo et ante omnia praeces- 808 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 809 sisset aut praecederel realis ipsorum denarioriim reslilutio plenissima. Qua restitutione facta, paratos se dicebant et firmabant ambacialores praefati ec- clesiae et civitatis Leodiensis ad complementum tractatus ipsius pacis. quan- tum in ipsis erat et ad eos spectabat juxta eis datam facultatem. Super quibus protestât! sunt et protestantur. — Nomina ambaciatorum ecclesiae et civitatis Leodiensis : Magister Joannes Mierle, sacrae paginae professor, canonicus Leodiensis. Magister Joannes de Platea, decanus ecclesiae S. Joannis evaugelistae Leodiensis. Jacobus de Cressignee , burgimagister Leodiensis. Corbeau de Poucheur , scabinus Leodiensis. MS. die tf^achtendonck f de la bibl. royale de Bruxelles. CXX. COPIE DE LA GAGIÈRE DE HUY VERS MONS'* l'aRCHIDIC d'aVSTRICE POIR XII IILLE LIVRES. ( 9 OCTOBRE 1485. ) Maximilien et Philippe, par la grâce de Dieu archiducs d'Austriche, ducs de Bourgongne, de Lothier, de Braibant, de Linabourg, de Luxembourg et deGueldres , comtes de Flandres, d'Artois , de Bourgongne , palatins, de Hay- Dault, d Hollande, de Zeelande, de Namur et de Zutphen, marquis du Saint-Empire, seigneurs de Frise, de Salins et de Malines, à noz aînés et féaulx les commis sur le faict de noz domaines et finances, salut et dilection. Noz voilons et vous mandons que par nostre amé et feauble consillier et ar- gentier, Hugues de Mont, et des deniers de sa recepte, vous faictes baillier et délivrer à révérend père en Dieu , nostre très-chier et amé cousin , l'éves- que de Liège, duc de Bouillon et comte de Looz, ou à son comand pour lui , la somme de douze milles livres du pris de quarante gros de nostre monnoie de Flandres la livre , en preist , qu'à sa très-instante prière et re- queste lui en faisons présentement , pour convertir et emploier en aulcuns ses urgens et nécessaires affaires, et par lappourtant avec ses présentes lettres de recept de noslredit cousin , Tévesque de Liège , de ladite somme de xii mille livres, par laquelle sa lellre il obligera, luy, ensemble ses pays, terres, seigneuries et subgetz de noz rendre et restituer ladite somme endedens siex mois prochains veiians. Et avec ce, promettrat de, pour nostre plus grande seurté, mettre dez maintenant en noz mains les ville et chastel de Huy , ap- partenant à luy et à son église de Liège, sans jamais les reprendre ne que- reller, jusques à ce qu'il nous aura duement et à une fois remboursé d'icelle somme, et promeltera aussi de, à ce faire consentir le chapitre de sadite église , et de , sur ce , noz baillier leurs lettres-patentes en bonne fourme. TNous voulons ladite somme dedouzes milles livres de presl, en monnoie quedesseur , eslre passée et allouée es comptes et rabatue de la recepte dudil Hugues de Mont, nostre argentier, par noz amès et féaulx, les gens de noz comptes à Lille, ausquelz mandons qu'ausy le fâchent sans diffigultè, car ainsy nous plaist-il , nonobstant quelconques ordonnances, deslrinctions, mandemens ou deffences à ce contraires. Donné en nostre ville d'Anvers , le septième jour d'octobre, l'an de grâce mil qualtres cent quattres-vingts et sincque. Ainsi signé par monseigneur l'archiduc : Vos. Messire Baldewin de Lannoy, seig"^ de Molenbaix , messire Piere Lanchaul , maislre d'hoslel , et autres pré- sens. Bescr. Et sur le doz a escript : Les commis sur le faict des demaines et finances de monseigneur l'archiduc d'Austriche, duc de Bourgongne. Hugues de Mont, conseillier et argentier de noslredit seigneur, dénommé à blanc de cestes, accomplisses le contenu audit blancq, tout ainsy et par le fourme et manière que icelluy seigneur le veult et mande estre fait par icelle. Escript sur les signes manuels de deux noz , cy-mis le ix^ jour d'octobre l'an mille quattres cent quattres-vingts et chincques. — Ainsi signé : De Nassou et Lanchalë. MS. de la bibl. de l'université de Liège, n» 188 , p. 185. 102 810 AINALECTA LEODIENSIA. CXXI. COPIE DES LETTRES Dfc PRESTE DE XII ÏILLE LIVRES TOUCHANT HLY (9 OCTOBRE 1486). Jehan de Homes , par la grâce de Dieu , évesque de Liëge , duc de Buillon et conte de Looz , confessons avoir receu de Hues de Mont , conseillier et ar- gentier de mon très-honnoré et doubté seigneur, monsingneur l'archiduc d'Austrice, duc de Bourgogne, etc., la somme de douzes railles livres du pris de quarante gros , monnoye de Flandre la livre , que par le commandement et ordre de mondit seigneur et en vertu de ses lettres-patentes, données en cesle sa ville d'Anvers le chincquième jour de ce présent moix d'octobre, il noz a bailliée et délivrée pour prest , que à nostie très-instante prier et requeste icellui seigneur noz en fait présentement, pour convertir en aucuns noz urgens et nécessaires affaires touchant le bien de noz, noz pays, terres, sei- gneuries et subgés. De laquelle somme de douzes mille livres du pris, et pour la cause que desseur, noz noz tenons pour content et bien payé, et promettons par ces présentes en bonne foy et sur nostre honneur, et en parolle de prince, de bien et léalement payer et rendre et restituer à mondit seigneur, ou à por- teur de cestes pour luy , ladite somme de douzes mille livres du pris et mon- noie que dessus endedans siex moix prochains venans, et noz obligeant ad ce tous et quelconcques noz biens, pays, terres, seigneuries et subgés. Et pour la plus grande seurlé de mondit seigneur avons promis et promettons , comme desseur, mettre dès-maintenant en ses mains, ou de ses commis et députez à ce noz ville et chastePde Huy , avec touttes et quelconcques leurs apparte- nances et appendices que noz appartiennent et à nostre église de Liège, sans jamais les reprendre ne quereller en quelconque manière que ce soit, jusques à ce que l'aurons, ou ses hoirs et successeurs, entièrement et à une fois remboursé d'icelle somme. Promettons en oultre, comme dessus, de endedens trois moix, de à ce faire consentir le chapitre de nostredite église et de sur baillier à mondit seigneur leurs lettres-patentes de ratifhcation expédiées en la meil- leure forme pour ladite seurté que possible serat. Eu tesmoing de ce, nous ANALECTA LEODIENSIA. 811 avons signé ces présentes de nostre saing manuele et icelles fait seller de nostre scel . audit lieu d'Anvers, le neuflfième jour dudit moix d'octobre, l'an de grâce mille quattre cent quattre-vingt et chincque. — Ainsi signé : Jehan. Et sur le ploy de ladicte quictance est escript ce qui s'ensuit : Du comman- dement de mondit très-redoublé seigneur, présens mons*" de Selstain, le maieur de Louvain, le scelleur de Liège et maistre Guilleame Daiflin. Jo. Pauli. — Collationnez aux lettres originales par moy. — Lefùvre. MS. de la bibl. de l'université de Liège, n" 188, p. 180. CXXII. ABOLITION DE TOUS CRIMES ET EXCÈS PERPÉTRÉS PAR CY-DEVANT PAR LES LIÉGEOIX ET LEURS ADHÉRANS ( AVRIL 1486). Maximilien. par la grâce et clémence de Dieu , roy des Romains , tousjours augmentant , et Philippe , par la mesme grâce , archiduc d'Austrice , duc de Bourgoingne, de Lothier, de Brabant , de Lembourg , de Luxembourg et de Gueldres , comte de Flandres, de Tyrolle, d'Artois, de Bourgoingne, palatin, de Haynault, d'Hollande, de Zeelande, de Namur et de Zuitphen , marquis du S*-Empire , seig»" de Frize , de Salins et de Malines; savoir fai- sons, à tous présens et advenir, que comme par le traicté de paix naguères par nous faict en ceste nostre cité sur les difiFérens estans entre révérend père en Dieu , nostre amé et féal évesque de Liège , duc de Buillon et comte de Loz, d'une part, et ceulx de nostre cité et banlieu de Liège, leurs adhérens et complices, d'autre, at esté traicté et accordé que lesdits de la cité et ban- lieu de Liège, leurs dits adhérens et complices, auront abolition générale de tous crimes et excès par eux commis à cause de la guerre, de tout le temps passé jusques à ce jourd'hui , sauve qu'ils ne pouront par ce déroguer au droit des parties et que de ce leur en ferons dépescher noz lettres-patentes en tels cas pertinentes. Nous, voulans user de bonne foie envers lesdits de la cité et banlieu de Liège leurs adhérens et complices, avons à leurs très-instantes n 812 ANALECTA LEODIE\SIA. ANALECTA LEODÎENSÏA. 813 prières et requesle, el en ensieiivanl ledit traiclé, abolli et eflPacé. abolissons et efFaçons de nostre certaine science et grâce espéciale par ces présentes tous et quelconcqiies les crimes, excès, délictz et mésus par eulx commis, à cause de la guerre allencontre de nous et leurdit évesque , noz subjectz et les siens, de tout le tamps passé jusques à ce jourd'bui , dacte de cestes, sauve ce que àcaused'iceulx l'on leur peut, ores et au temps advenir, quereler ou demander aulcune chose en manière quciconcque, sauve qu'ils ne pourront par ce dé- roguer au droit des parties, et que moyennant ce ilz seront tenus de furnir, entretenir el accomplir le traiclé de paix de poinct en poincl , selon sa forme et tenure. Si donnons en mandement à noz très-chier et féaulx, le seig"" de Chamvaus et de Sore-sur-Sambre * , nostre chancellier, et les autres gens de nostre conseil en Brabanl, lieutenant et gens de noslre conseil en Gueidre, gouverneurs et gens de nostre conseil à Luxembourg el Namur, séneschal de Limbourgh , drossart de Valkenbourg et de Dalhem , et à tous autres noz officiers et justiciers, leurs lieutenans et chascun d'eulx endroit soi el si comme à lui appartiendrai que de nos présente grâce et abolition , ainsi et par la manière que dict est , et de tout le contenu en ces dites présentes ils faschent suffrent et laissent lesdits de la cité et banlieue de Liège, leurs adhérens et complices, plainement, paisiblement, perpétuellement jouir et user, sans leur faire, mettre ne donner , ne souffrir estre faict, mis ou donné, ors ne pour le temps advenir, aulcun destourbier ou empeschemenl en corps ne en bien, en aulcune mannière au contraire^ car ainsi nous plaist-il. El auffîn que che soit chose ferme el estable à tousjours, nous avons fait mettre nostre seele à ces présentes, sauve en aultre choese nostre droit et Taltrui en toulles. Donné en nostre cité de Couloingne, au mois d'apvril Tan de grâce, mil quatlre cent quattre-vingl-syx , el de nostre règne le premier. — Ainsi signé : Moœimûien. El de parle le roy. — De Gordebault. MS. de la bibl. de runivenité de Liège , n' 188 , p. 259. CXXIII. EXTR\ITS DE DIVERSES ORDONNANCES ET PROCLAMATIONS FAITES A LIÈGE DEPUIS LE MOIS DE MAI 1486 jusqu'au MOIS d'aout 1488. Cry proclameit à Pérou, àLïége,par Wautelet de Collongne, nostre sieryant, qui le témoigna l'an XII I*^ II 11^^ et F/, le ix^ jour de may. L'on fait assavoir de part Irès-hault, très-puissant prince et nostre très-re- doubté seigneur monseigneur de Liège , et les maistres jureis et conseil de sa cité , que ne soit nulx ne nulles, de quelconques estât que ce soit, que de ce jour en avant soy reprochent l'ung l'autre, à cause ne pour toutes coeses advenues ne passées , en ensuyvanl le conlracq de la paix. Sy hault que sur paine d'estre puingnies etcorrigiés à la détermination de mondit seigneur, maistres et con- seil de sa cité. El que nulz, de quelconques estai qui soit, de ce jour en avant ne port armes ne basions , s'ils ne sont privilégiés , sur incorrier en telle paine que par ci-devant en a esté usé ! Item encore que nulles personnes, de quel- conques esta qui soit, ne s'avance d'alleir après x heures par la cité, s'il n'est du nombre de gaet, sur incorrier en la paine de trois florins, se doncques n'avoient lumyre, etc. Item s'il y a aucuns, de quelconques estât que ce soit, qui pour double de son corps soient transportez hors de la cité, pouront fran- chement et ligement sur le leur retourner, faisant paisiblement leur marchan- dise et labure, et s'il y a aucuns qui leur vuille quelque coese demander . faire le pourront par loy el par justice . car mondit seigneur veull que ung chascun de ses subjets soient Iraicliés par loy el par justice et non aultrement. Archive» de la province de Liège, registre du grantl greffe des èch€vins,n" 2G3. ' MeMÏre Jean Caroudelet. Cry proclameit à Pérou, à Liège, par Wautelet de Collongne le xvj^ jour de rnay o° LXXXVI. 0ns fait assavoir de part très-haull , très-puissant prince el nostre très-re- doblé seigneur monseigneur de Liège el les maistres, jureis et conseil de sa 814 ANALECTA LEODIENSÎA. ANALECTA LEODIENSIA. 815 W citéqui ne soil nulz ne nuelles , de quelconcqnes estai ou condition qu'ils soient , que de ce jour en avant soy avanche de alleir es lieux et places de Stoxiiem , Eagremont , Longue, Montfort, Franchymont ou autres lieux où sont les enne- mys de mondit seigneur et desdits maistres , sur paine d'en eslre peuignies et corrigiés à la détermination de mondit seigneur et desdils maistres. Et que pareilhemenl tous hostes tenans hosteil en ladite cité ne herbegent de jour ou de nuyt persones aucunes qu'ilx ne les viengnent nunchier à maieur de mon- dit seigneur et auxdits maistres, sur paine de x florins et que tous estrangniers vendent hors de ladite cité dedens soleil luysanl , se doncques n'ont gré de mondit seigneur el desdits maistres. Archives de la province de Liège, registre du grand greffe des échevins, n" 3Gô. Cry proclameyt à Liège par Collongne, nostre sergant sermenteit, qui le tes- moingna Van XIIIP IlII" et VI le xxif jour de may. Ons fait assavoir de part monseigneui le maieur et leseschevins de Liège, s'il est personne quelconcque , de quelconcque estât ou condition qu'il soit ou soient, que le dimence après le Saint-Remy dierain passeil, à heure de vespre, fuisse ou fuissent à lieu de Serain sur le rivaige, et à Jemeppe, el là-meismes à main armée, de fait pourveu el d'obsat , à piet et à chevaul , armez et abas- toonez, de gleyves , espeez , marlealz, culeaulx el de plussieurs autres bas- tons, coru sus Jehan Lambert, Gielet Rivaige, son frère, Hellin, etaultres leurs proismes el amis , el illec slichiel , lanchiet, quassiet et navreit les susdis, tel- lement que ledit Jehan Lambert en est parvenu à mort, el lesdis Gielet, Hellin et autres leursdis proismes el amis , comme dit est , quassiés el navreis en plusieurs lieux de leurs corps: et que plus est les faictueles, pour plus lieslemenl parvenir à leurdil obsat et entreprinse cryoienl plusieurs fois : « Tuwons-les tous ces traîtres , car ce est se fait et adveu de la cité. » El quand les bonnes gens voloient passeir la baiche dudil Serain, lesdits faictuelz les defFendoient de ce faire , dissanl t Que volés-vous faire? Vous volez vous honnier • c est le faicl de ladite cité, » avec plusieurs autres malvaiz lengaiges. Qui ce a fait ou fait faire conselhel ou inhorteit ou y donné aide, faveur el assistence en fait ou en parolles , en secreit ne en appert , ou assistant ou con- fortant lesdils faictuelzs, en quelconcque manière que ce soil, le vengne ou vengnenl cognoislre el ung chascun par ly dedens tyers jours à la hault justice de Liège, ou après les tyers jours passeil , ons en ferai enqueste, et qui coupauble en serai trouveil , il serai peuigniel et corregiet selon le loy du pays. Archives de la province de Liège , registre du grand greffe des échevins, C, n<» 263 , case ^5'^. Cry proclame it à Pérou, à Liège, le xxiif jour de julle a" LXXXVI. Ons fait assavoir de part mon très-redoublé seigneur monseigneur de Liège , maistres , jureis et conseil de sa cité qu'il ne soil nulx ne nueles per- sonnes de quelconcque estai que soient, qui fâche eatqe^, en fais, en dis ou en parolles , en favorisans nous morteulx ennemis , on les porat assommeir comme ennemis de mondit seigneur de nostre cité el pais, sans meffaire; et ossy que toulles personnes dudil pais, tant délie banlieu comme dehors *...., pour aidier , déboultenl les ennemis, et ce sy haullquesour yeslre ennemis de mondit seigneur, délie cité et de pays. Ibidem. Cry proclameit à Pérou, à Liège, à son de trompe, le Ht" jour du mois d'aoust a- LXXXVI. L'on faite assavoir de parle nostre Irès-redoulé seig»' el prince mons'' de Liège, les maistres, jureis et conseil de sa cité, que toulles femmes, mesquin- nes ^ , serviteurs et familles de ceulx qui sont hors de pays el qui se Ireuvent sur les fortresses, places el maisons, courant et piellant* sur ces pays, wye- ' Outrage? \ie\i\.-èVrehn\.W\\Tceatye, aatye, •' Mesquinnes, servante. On dit encore en qui, en langue romane, veut dire querelle, at- rouchi, une méquenne dans le même sens. Fla- toque. mand mesken, italien meschina. - £space laissé en blanc dans le MS. ^ Pillant. 816 ANALECTA LEODIENSIA. dent incontinent de solel luysant. Et que iinjj chascun soit tenu ad ce. et se meclent sus tellement qu'ilz ne laissent ne suftVenl alleir, fréquenteir , passeir ne converseir les ennemis de iiostredil Irès-redoubté seigneur et prince ne de ces pays ens ne parmy le pays, courant, pilhant. foullant ne aultrement en manière aulcune et (|ue touttes personnes les prendentet apougnent^ se faire se pueit; et se prendre ne les puelent, qu'il les assomment^ fèrent jus et tu- Avent. Et ce fait, ce siéra l'adveue de nostredit très-redoubté seigneur et prince et de ladite cilé;»et (|u<* loultes personnes soient tenus de férier à la clocke et resuyr lesdits ennemis le plus aspremenl que faire se porat. Et s'il y al aucuns qui présume allencontre de ce qui dit est, ou qui favorise lesdits ennemis en secré ou en appert, que teil.v faclueles soient pugnies et corregiés comme en- nemis de nostredit très-redoubté seig"" et prince et de ladite cité, en ensuy vaut les crys et publications pour ce faix cy-devant. Et fut mis en warde. Archives de la province de Liège , registre du grand greffe dei échevins , C, w 203 , case 15«. Procès-verbal dit chapitre pour la levée de V Interdit , le 18 aoiU 1486. Feria sexta post feslum assumptionis bealae Mariae virginis gloriosae , die décima octava mensis augusti ^ anni LXXXVI praescripti, praesentibus in in- signi ecclesia Leodiensi et illius medio discretis viris et honestis generosisque dominis Rasone de Warouz, Deodato de Linteris, domino de Heercaslri, Sv- mone de Herbeys , Gerardo de Hauchie , Rasone de Hollengnoul , Petro de Bodeur , martino de Fexhe et David de Fontengneal . virgiferis ecclesiae Leo- diensis, atque quampluribus aliis testibus fidedignis, hora décima ante me- ridiemautcirciter, reverendissimusin Cliristopateret dominusnoslerdominus Johannes de Hoern, episcopus Leodiensis, certis legitimis ex causis animum suum ad hoc moventibus, ad instantiam , petitionem et requestam venera- bilium et circumspectorum egregiorumque virorum dominorum decanorum et capitulorum majoris et secundariarum Leodiensium et totius générale cleri , ï Une noie volante, placée dans le registre, tatiouis Mariae xviii Julii anno Xllllc LXXX contient le commencement de l'acte de Jean de lexto. Hornes et porte pour date : Feria sexta post visi- ANALECTA LEODIENSIA 817 burgimagislrorumque consulum et juratorum, nec non villici et scabinorum et totius universitalis populi civitatis Leodiensis . id flexis genibus coram eo comparentium, cessum a divinis et ecclesiaslicum interdiclum, tam metropo- lilica (juam sua ordinaria aucloribus etiam et apostolica auctoritale in suis civitate Leodiensi et illius circumjacentibus locis quomodolibet positum , ju- vanle eis prius saluUri poeuitenlia et praevia sibi satisfaclione condigna tollit misericordîler et relaxavil ipsosque a quibuscumque excommunicationis sen- tenliis ac aliis poenis et censuris ecclesiasticis quibus forsan praemissorum occasione innodati existunt, absolvit et ab excessibus per eos in et de hoc quomodolibet commissis quitavit penilus et libéra vit, recognoscens se eosdem ab inde sufficienter correxisse . super quibus , elc. — Joh. Spirinc. Archives de la province de Liège, registre de l'ancienne ca- thédrale de S'-Lambert, n ' 112. Cri/ proclameit au Pérou à son de trompe le œœvi^ jour du mois d'aoust par Collongfie. On vous fait assavoir de par mon très-redoblé seigneur mons»" de Liège et les maistres et conseil de ceste cité , que tous ceulx et celles de quelconque estât ou condition qu'ilx soyent, qui ont aucuns bins, joweaulx, oir ou argent, ou autres quelzconques bins appartenans aux anemis de mondit s^ et de ladite cité, incontinent sur paine de confiscation de corps et de bins, viennent et les apportent et mettent es mains des maistres de ladite cité sur paine, quant aux deffaillans, d'estre corrigiés aile ordonnance de mondit très-redoubté seig' et (lesdits maistres, jureis et conseil. Ibidem. Cry proclameit au Pérou à son de trompe le if jour du mois de septembre par Collougne. Défense à tous, tant ceulx qui tinent cheruwaiges , comme aussi gens ren- iés, marchans et autres, leurs serviteurs et facteurs, que de ce jour en avant 103 I i 818 AISALECTA LEODIENSIA. on vende ne maine ou fâche vendre et menner hors du pays de Liège et de Loz quelconques grens creyus en iceulx. Archive, de la province de Liège , registre du grand greffe de, eckevins , C, n" 263 , cate 13' ANALECTA LEODIENSIA. 819 Note du greffier des échevinH inscrite dans le registre en date du 17 septembre 1486. Le jour saint Lambert, Tan Xllll" UH" et six, en la vénérable église de Liépe, la grâce de très-victorien, Irès-hault, Irès-pu.ssant pr.nce et nostre très redoblé seigneur monseigneur Johan de Hocrnes, évesque de Liège, duc de Buillon et conte de Loz, etc . , célébrât en icelle sa première messe, et le con e de Hornes, père de mondit seigneur chantât léwangile ' , et le eonte de Sol- mes. son cusin, lépistle, et adu.inistroienl à l'aulté deux prélaU, assavoir abbe de Saint-Trond et le suffragant de mondit seigneur de Liège et esto.ent pre- sens le conte de Hornes, frère de mond.t seigneur, le conte de Muers, e plu- sieurs autres à grand nombre. Dieu doinst à tous ceulx qui ameront nostred.t prince de boin cuer. bonne vie et longe et accomplissement de tous boins desiers! rt(^„. Cry proclameit en le fore à Liège, le xa>vi''jour de septembre «» ////" et VI, touckatU les monnaies et mis en warde de loi '. Monnaie doer. Item, premier, le croix saint Andn* j xxxiiii aidan» '. L'escu Cuilhelmus Le florin de Rhin j uiiii aidans. Leseu Johannes rfi udtiii. Le salut et ducal Jennevois • Il aTail ori. rhabil Je saiol f raojoi. , Jao. k o««- « principal d. li«,. , depui, l' xxvii solz. Les deniers de Collongne à trois couronnes ; Les viez blaffars Johannès « .... , ,, ^ Les doubles deniers d'Outreicht ' Les blaffars Johannès de Braibant xl solz. Les blaffars Philippus • Mxiii solz. Le Healme de Hinsberch Le denier Valenciennes \ xxx solz. Les hayes Guilhelinus Les haies Johannès Les haies ducissa I ."1 Les grands deniers de Clèves Johannès ' \x\ii soiz. Armoyeis de Clèves et la Marek Les deniers Englebertus ' à rins. Les stoeters de messire Guillaume à Pcron ii aidans. Et les autres ' iiii boddreaz. J^es demy aidans de Jehan de la Marck et ceux à tout ung lyon et ung petit schuchet, à tout un aigle, à rins. Les deniers de mes- sire Guillaume armeis que l'on solloit aloweir à rins pt)ur xxx solz. à rins. archives de la province de Liège, registre du grand greffe des échevins , C, n" 263 , case 1 3«. Cru proclameit à Pérou, à Liège ^ à son de trompe, le premier jour d'octobre l'an XIXIIP LXX VI. 0ns fait assçavoir de part très-haiilt , très-puissant prince , et nostre très- redoblë seigneur , mons"" de Liège , et les maistres , jurés et conseil de sa cité , qu'il ne soit personne aucune , de quelque estât ou condition qu'il soit ou ' Tarées , targes ^ écu9. ANALECTA LEODIENSIA. 8^1 soient, que de ce jours en avant , fâche ne fâchent ou Pattemptentsur les in- habitans du pays de Franchimout, en corps ne en bins (ont fait et feront serment à mondit seigneur dedens owyt jour prouchain) , par voie de fait ou ^ autrement , se ce n'est par droit , par loy ou par status , et mondit seigneur les prent en sa sauvegarde et protection, comme ses boins et vraies subgetz, ayans obtenu! sa bonne grâce. Sur paine de incorir en l'indignation de mon- dit seigneur et de sadite cité. Et fut mis en warde. Archives de la province de Liège, registre du grand greffe des échevins , C^n» 263 , case 1 3«. Cry proclameit le œiiij^jour d'octobre , par Collongne , nostre sergent, qui le témoingna. Ons fait assavoir de pari nostre très-redoublé seigneur et prince , mons"" de Liège, et les maistres, jureit et conseille de sa cité, que tous bannis et albens satisfacent leurs partiers dedens lundi prochain, ou après ledit jour passé, ons en userat selon loy et status, en la manier accoustumée. Au sou- plus , que les Hesbengnons ou aultres ammennans grens en cest cité , nient desoubz 1 muy despelte à une fois, ou un demy muy de fin froment, envers ceulx èsquels il en sont tenus , seront francque chascun sapmaine le semedi , sens que à moiien de auchun bannissement oualbennesté l'on les puist pren- dre ne appréhender ou corps ne en biens. Ibidem. Cry proclameit à son de trompe, le œiij^ jour de novembre. Ons fait assçavoir de par nostre très-redoubté seigneur et prince , monsei- gneur de Liège, les maistres, jurés et conseil de sa cité, qu'il ne soit per- sonne aucune, de quelconcque estât ou condition que ce soit, qui voise de jour ne de nuyt desguysé , cief émuselet , parmi la cité , sour paine capitale , et s'aucuns le font , que chascun puist estre forestier pour les appréhender sens aucune chose forfaire. 822 ANALECTA LEODIENSIA. Item , ons fait assçavoir comme dessus , que se quelcque alarme se faisoil sur la cité, de jour ou de nuyt, se l'on Irouvoit personne aucune faisant semblant d'assister les ènemis, que l'on les puist férir jus , sens riens forfaire , et ce sera le fait et adveu de nostredit Irès-redoubté seigneur et de sadile cite. Item , que tous bannis et albens soient frans jusques à rapeal de nostredit très-redoublé seigneur et desdiU maislres et conseil. Et fut mis en uarde. Jrchivet de la province de Liège, registre du grand greffe des échevint , C, n» 263 , co»e 1 5«. Cry proclameit à Peron, l'an XII II' IIH'^ et et VU, le dernier jour de jenvier. L'on fait assavoir de part noslre très-redoublé seigneur et prince , mons-^ de Liège, et les maistres, jureis et conseil de sa cité, que celi ou ceulx, de quecique estât ou condition qu'il soit ou soient, qui a ou ont factet, détret et escript les céduUes , qui le jour délie conversion St-Poulderain passé furent meses en la trailhe au gro pilleir, en l'englise de Liège, et aussi devant la porte du palais nostredit très-redoubté seigneur, et semblamment celles qui , a ce matin , ont esté aplacquiés sur les huisseries de la porte dudit palaix et sur la porte messire Jacque de Corswaremme , ou qui en scèvent à parleir, le vien- gnent congnoistre et anunchier à nostredit très-redoubté seigneur et ausdits maistres, endedens l'espase de xxiiij heures, si hault que sur musdre. Car, après les xxiiij heures expirées , l'on en fera enqueste , et celi ou ceulx qui en sera ou seront trouvés cargiés ou coulpables , seront pugnies et corregiés comme musdreurs , aile exemple de tous autres. Ibidem. Cry proclameit le derainjour de marce II 11'^ et VII ^ Ons fait assavoir de par noslre Irès-redoubté seigneur, monseigneur de Liège > Cet édil sur les monnaies ne se Irouve point dans le volume cité plus haut , p. 818, note i. ANALECTA LEODIENSIA. 823 elles maistres , jureis et conseil de sa cité , que tous demy-aidans , à la barbe , de messire Guillemme , se bailleront chescun pour ix sols. Item , touslesdemy- aydans du filz dudit messire Guillemme , demi-aidans aile aigle , et tous au- tres contrefais, pour viij s. Item , tous quars de patars à iiij s. , réservé ceulx de Bourgongne, de Bourbon, et les anchiens quars de patars, dont ici n'est fait point de mention, mais demeurent comme devant; et tous les bruleis aussi qu'ilx sont cryés les troix pour xij deniers. Et, à reffusant, le paine de iij florins d'or , à applichier tierce-part à mondit seigneur , le tierce-part à la cité, et autre tierce-part à rapourleurs. Etqu'il nesoit persouequi tailhe , cope ou fâche tailler et coper az fortiffications de Bêche et Jhérusalem , sur paine de perdre le pongne. Et fut mis en warde. Archives de la province de Liège , registre du grand greffe des échevins, C, n' 265, case 13'. Cry proclameit le a^v^jour de may l'an IIII^^ et VII. Ons fait assavoir de par noslre très-redoubté seigneur et prince , mons» de Liège, et les maistres, jurés et conseil de sa cité, que tous marchans et marchandes de ladite cité , franchise et banlieue , en furnissanl la paix novel- lement faite , apporteront journellement pardevant la haulle justice de Liège, sur le Destroil, loultes leurs mesures, poix, olnes, et louttes autres tiers de mesures , pour les visenter et faire sceller par loy , comme au cas apartiendra, sur telle paine que ladite paix contient, et que loy sauve et warde. Ibidem. Cry proclameit à Pérou, à Liège, Van XIIII<^ IIII^^ et VII, le xe jour de Julie. Ons faitassavoirdepart noslre très-redoublé seigneur elprince , monseigneur de Liège , maislres , jureis et conseil de sa cileit, que toutes personnes sommeis M: 824 ANALECTA LEODIENSÏA. ANALECTA LEODIENSÏA. 825 pour amenneir chairs, cherios, chevaulx , avuec tous aultres insirumensde guerre, soient preste , en ceste citeit , à demain à giest, sens y fairefaulle , sur paine deincorir, en la grieff indignation de mondit seigneur et de sadite citeit. Item , qu'il ne soit personne aucune qui présume de pillier , robeir , prendre prisonier, ne faire quelcque hastililé de guerre sur les inhabi- tans du pays de Franchymont , en corps ne en biens , sy hault que sur in- corir en la painne susdite. Item , que tous bannis et albens qui venront en service de mondit seigneur et de sadite citeit, seront francs le temps pendant de ceste présente année. Jrchivés de la province de Liège , registre du grand greffe des eehevins , n» 203 , C, case 13*. Cry proclameit à Péron, à Liège, l'an IIII^^ et VII, le xinyjour du moia de Julie. L'on vous fait assavoir de part mon très-reboubté seigneur, mons»^ de Liège, que tous ceaux qui sont ordonneis et esleus de la citeit et banlieu , et de tout le pays , pour servir de piet mondit seigneur , en sa présente armée , se lient soubz monss^ le conte de Home . le grant maire de Liège, et le ca- pitaine Thiry Poillon, et soubs l'estandart de mondit seigneur, sains en partir ne habandonneir iceluy estandart sains congiet et licence d'iceulx capi- taines ou de l'un d'euk , sour paine d'estre pungnyes , comme à cas ap- partiendra. "^ Ibidem. Cry proclameit le xxv^jour dejullet l'an IIII'-^ et VIL Ons fait assavoir de part nostre très-redoublé seigneur et prince , mons*" de Liège , les maistres et jurés et sa conseil de sa cité , que tous cèaulx qui seront commandé à faire le ghait ou surgayt en ladite cité , le fâchent en propre personne, sens y envoyer leurs serviteurs ou autres, sur paine et amende de \ aidans, toutes et quantes fois que ce feroienl. Item , ons fait à savoir que tous les desniers ' de ladite cité soyent tenus chascun jour, à vespres, de, en la maison de ladite cité, apporteir es mains d'ung des quatre conseillers d'icel , par noms et sornoms. tous ceaulx que par eulx aront esté commandé à faire le ghait , deffallans de faire ledit ghait , ou autres y commandeis. Lesdits premiers payeront d'amende x aidans , et les autres v aidans, sans rémyssion. Item, que tous ceaulx que estoient en l'armée avec mondit seigneur, de la- dite cité et pays , que sont revenus , y retournent incontinent dedens soleil luysant , sur payne de la hart. Et que tous persons que sont assis et taxez , tant sor la parroiche que aultre part, ayent payé chascun sa quoete, sur paine d'estre appréhendé en corps et en bins. Et fut mis en warde. Archives de la province de Liège , registre du grand greffe des èchevins , n" 203 , C , case 13«. Cry proclameit à Péron, à Liège, l'an III I^^ et VII, le derainjour de jenvier ^, par Collongne, etc. Ons fait assçavoir de part nostre très-redoublé seigneur et prince , mons"" de Liège, les maistres. jurés et conseil de sa cité, que ce que ceulx des bons maislresdesheulheurs^ el mâchons, ont commenchiet faire et feront ci-après tochant la démolution de la maison des Charlroux , près de Liège, at esté et est l'adveu et le fait de nostredit très-redoubté seigneur et de ladite cité, et que ne soit personne aucune qui , pour ceste cause, parolle ou murmurre sureaux, sur painne de incorir en l'indignation d'icelui seigneur et de sadite cité. Et fut mis en warde. /bidem. ' Dizeiiiers. el qu'il y a erreur dans le registre. 3 J'ai lieu de croire qu'il faut lire décembre, ^ Houillour«. 104 û 826 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 827 Note du greffier du nouvel échevinage , lors de la rentrée des La Marck à Liège. Du leraps des commis et députeis à l'adminislralion de justice, par mons' Éverar de la Marcke , prolecteur , governeur et défensseur des églises , cité et pays de Liège, ensuyvant les apointemens et sequeilles des membres et estas du pays. Cry proclameit à Péran, à Liège y l'an XIII I*^ III I^^ et VIII, le xif jour de Julie. 0ns fait assavoir de part monseigneur Éverar de la Marcke , protecteur, governeur , et défendeur des églises , citeit et pays de Liège , que ensuyant les appointemens et sequeilles des membres et estas du pays , justice est or- donnée , en ceste cité , pour ung chascun administreir justice et raison , et soy tenront les premier plais ce merquedi prochain , qui serat le xvj« jour de cedit moix mille lll^ IIII''^ et VIH. El partant, ung chascun qui y arat à besongnier , soy porat adréchier pardevant les commis et députés ad ce or- donneis, qui tenront les plais sourie Destroit, à Liège, audit jour. archives de la province de Liège, registre du grand greffe deséchevins, n» 263, C, case 13«. Cry proclameit à Péruans- Item , les demv aidans de Borbon et Maria x»J »• Item, les blans de Franche, les stoeter Henrieus et Kduar, le tarche de Burtaingne et les doubles Philippus ▼ aidans. Item , les demy aile avenant * " Item, les aidans de Tornais et les blans de France as coronnes.. . . i aidans i quart. Item , les doubles deniers d'Outreicht "j aidans. Item, les demy aile avenant ■ " Item, les awez' au 0 et piètres > ««^ant i quart. Item, les Johannes braspenninck et les vies heanies as coppeltes, el les doubles bousghe iij aidans. Item , les demy aile avenant • » Item, les Guiliielmus aile baye et deniers de Collongne aile ruwe *. . ij aidans i quart moins. Item, les blaffars de Namur ij aidans. Item, les deniers messire Guillemme à Pérou iij aidans i quart. Item, les deniers messire Guillemme aile croissette iij aidans. Item, les deniers le filx messire Guillemme ij aidans. * Jwex,oiti. * Ruwe,TWt. Item, les simples deniers messire Guillemme ij aidans. llem, les noes' deniei*s messire Kverar iij aidans. Item, tous les deniers de Tanaz ^ qui solloient valloir ung aidant . . xxiiij solz. Item, les gros de Trive iiij aidans. Item , les deniers de Horne doubles iiij aidans. Item, les demv aile avenant » » Item, tous bruleis les iij pour xij deniers. archives de la province de Liège, registre du gratul greffe des échevins , n» 263 , C , case 13«. CXXIV. ASSIGNATION FAITE LE 12 MARS 1487, ACX ÉGLISES DE LIÈGE, PAR CEUX DE LA CITÉ TOUCHANT LES PENSIONNAIRES DE BRABANT. A tous ceux qui ces présentes leltres veront et oront, les inaistres, jureis et conseil de la cité de Lié{;e, salut en Nostre-Seigneur. Comme pour faire cesser les rigoreuses exécutions el arrestes, vendilions et dissipations , qui se font es marches de Brabant, sur les biens apartenans aux vénérables églises, tant cathédrale que secundaiies, abbez, prélalz et autres de ceste cité et banlievve, lesquelz, par ci-devant, à nostre prière et requeste, et pour préserver ladite cité et subjects d'icelle de plus grands dommaiges , ont estez et sont encor obligiez envers les pensionnaires de Brabant, el lesquelles églises sommes, comme il appert par noz patentes , tenus relever indempnes ensemble, et pour trouver moyen et manière que les bourgeoix . marchans , el autres surcéans d'icelle cité, puissent hanter, converser et communicquer par les pays de Brabant et autre part, où besoing leur serai, avons, par meure advis el dé- hbération de conseil, assigné ausdites églises, pour le remède de ce que dict est, prendre, lever el percevoir les deniers procédans de la gabelle des bres- sines , bières, keules el cervoises de cesle cité el banlieuwe , qui montent pour Tannée présente , à la somme de Iroix mille neuflF cent florins de Rhin , de vingt aidans le florin, de deux moix en deux moix . ainsi qu'ils eschéiront, • IVœs, nouveaux. * Dans le recueil des édils sur les monnaies, il est écnl deniers de l'aval. 830 ANALECTA LEODIENSÏA. dont la première termine de ladite assignation commencera le sixième jour du moy de may prochain venant, et ainsi continuant de deux moix en deux moix, jusques à ce qu'avons desligé icelles églises, en suivant la forme et lenure de nostredite obligation qu'ils ont par devers eulx, sçavoir faisons, qu'en conti- nuation et corroboration de nostredite assenne promise, nous avons promis et promettons , par ces présentes lettres, le plus solempnelleraent que faire pou- vons, non révocquer ladite assignation, icelle empescher ou retarder en ma- nière'aulcune, mais la ferons sortir effect à la fin susdite, et constraindrons ceulx ausquelx donné nous avons ou donner pourrons charge de lever lesdits deniers, que ladite assenne sorlist son totale et enthier effect, sans faveur ou dissimulation aulcune. Car nostre conclusion est telle. Et ainsi promettons faire tenir, comme dit est. Tesmoin ces présentes, ausquelles avons appendu ou faitappendre le scelde ladite cité, sur l'an de grâce mil qualtrescent ', du moix de mars le xij« jour , stile de Liège. — Ainsi signé par le commandement desmaistres et conseil. — N. de Blangy. MS. de la bibliuth. de l'université de Liège , n" 188, fol. 246. cxxv. LETTRE DES TREFFS , PAR ET ENTRE LES SEIGNEURS DE LA MARCR ET LA CITÉ DE LIÈGE. D UNE PARTE, ET MONDIT DE LIÈGE ET LA VILLE DE TREICT , D AUTRE (29 MAI 1488). De la grâce de Dieu , nous Friderich , marchis de Brandenbourch , de Stettin, Pomern et duc-chastellain de INurenberg et prince de Rugen, et nous Wilelme , duc de Julliers et du Mont , comte de Ravensbergh et seigneur de Hynsberch et de Leewenbergli , faisons savoir, par ces lettres, que nous avons traictiet et fermet unes catholiques treuges , entre le révérend maistre, espécial ami messire Jean, évesque de Liège, et la ville de Trecht, d'une part, et les nobles, vénérables, honorables et saiges, noz chiers cousins, et espéciaulx Éverart de la Marck, seigneur d'Arenberch, doyen et chapitre délie vénérable église de Liège, burgemaistres et conseil de la cité dudit Liège, ' Lisez : mil quatre cent quatre-vingt-sept. ANALECTA LEODIENSÏA. 831 d'autre parte, et tous les leurs, d'une parte et d autre, qui commencheront aujourd'hui le jeudi après ledimenche Exaudij à soleil couchans, et fineront le jour S*-Jehan Baptiste , le soleil levant , et que l'une part et l'autre , durant lesdites termes , entretenront l'une et l'autre bonnement et léalement. Et s'ensv estoit que iTiessire Robert de la Marck, seigneur de Seden ne voulust ces treuges accepter ou entretenir , quant de la parte dudit messire Everard en serat requis, se ne debveront nientmoins messire Everart, chapitre et cité de Liège, ledit messire Robert ne les siens laissier ou permettre hors des cité de Liège et autres places qu'ils ont en leurs puissances , durant lesdites treu- ges, faire aulcuns dommaiges audit évesque, à ladite ville de Trecht, ne aux leurs, le tout entendu sens fraude ne malengien. En tesmoingnace de ce, avons à ces présentes faict appendre noz scels , et pour plus grande seureté et entretènement de cesdites treuges , se ont ambedeux parties leurs scels appendu à cesdites présentes, lez et avec les uoslres, que furent données le judî après le diraenched'£:rat/c/i; ^ , après la nativité Jhésu-Christ , quattuors cent Ikuictante-huicte ans. MS. de la bibl . de l'université de Liège , n» 1 88 , p. 1 85. CXXVI. TRANSLAT d'aLLEMAND EN FRANÇOIS, CONTENANT LA PAIX FAICTE AVEC l'eMPEREUR , LES SEIGNEURS DE LA MARCR ET LA CITÉ DE LIÈGE (^9 MAI 1488). Nous Everard de la Marck , seigneur d'Aremberch , hault vouiet de Hes- bain, protecteur et défenseur des églises , cité et pays de Liège , les doyen et chapitre, maistres, jureis et conseil de ladite cité de Liège , à tous ceux qui ces présentes salut. Comme resplendissans princes et seigneurs mons'" Fré- dérich, marchis de Brandeburch , de Stettin , Pomeren , etc. , duc , castellen hèritable de INurenberg et prince de Rugen , capitaine impérial, et monsei- gneur Guillaume, duc de Julliers et du Mont, comte de Ravensberg et seigneur I Le dimanche d'£.rati(/t est le sixième dimanche c'est donc au 29 mai que se rapporte la date de .iprès Pâques , qui tombait , en 1488, au 6 avril j cette lettre. iiij ..* . 1. I' f 83â ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. de Heynsberg et de Lewenberg, noz très-honorez seigneurs, louchant les différens et allrications d'entre très-resplendissant prince et seigneur mon- sieur Maximilian roy des Romains, nostre très-redoublé seigneur, d'une parle , et nous d'autre , ayent faict ung certain Iraiclé et appoinclemenl leil qu'il s'ensicul de mot à mot : De la grâce de Dieu , nous Frédérich , marchis de Brandenburch , de Stel- tin , Pomeren , etc, duc, chaslellain de ^ure^berg et prince de liugen, ca- pitaine impérial, et nous Guillaume, duc de Julliers et du Mont, comte de Ravensbergh, seigneur de Heynsberg, de Leeuenberg, cognissons et faisons sçavoir par ces lettres à ung chascun et à tous. Comme certains différens et altrication ayent esté entre très-resplendissant prince et seigneur , mon- sieur Maximilian, roy des Romains, archiduc d Osleric , de Hourgoingne, etc., nostre très-honoré seig"^ d'une parte , et les nobles, vénérables , honorables et saiges, noz chers cousins et espéciaulx , Éverar de la Marck , seigneur d'A- renberg, doyen et chapitre de Liège, burghemaistres et couseil dudit Liège, d'autre parte, lesquels n'avons poinct voulentiers veius, se avons comme obéissans princes de la Sainte-Empire , travailhiel et diligente envers nostre très-redoubté seigneur l'empereur de Rome et ledit de Arenberch, tellement que la majesté impériale de la parte de nostre très-honoré seigneur le roy des Romains, fils de sadite majesté impériale, nous at donné plain pouvoir et consentement, et lesdits de Arenberch, doyen, chapitre de Liège, bur- gemaistres et conseil dudit lieu fidèlement promis , que de tenir ce que par ceste nostre amiable senteuce et pronunciation dict et ordonneit serat. Sur ce dissons-nous que cely d'Arenberch renderal incontinent Mazeyck à la di- gnité réaie, et s'en départira et les prisonniers y prins, qui n'ont point servy nostre amy l'évesque de Liège sieutement au dommaige dudit d'Arenbergh, seroient ligement mis au délivre, et pendant le temps des différens extans d'entre nostre amy l'évesque de Liège et ceulx d'Arenberch, cité et pays, ne serat fait ausdits d'Arenberch , cité et pays, hors dudit Mazeyck aulcuns dommaiges. Et quant est touchant les prisonniers de Lembourch, ledit d'A- renberch et les siens feront diligences à eulx possibles, que iceulx prisonniers soyent aussi mis au délivre, et le vrantschat entretenu selon le contenu des lettres sur ce faictes, et seront sur ce de tous costées appoinctiés et appa- sieis, et noz très-redoubtez seigneurs Tempérer de Rome et le roy des Ro- mains seront ausdits d'Arenberch , cité et pays , boins et gracieux seigneurs, 833 et lesdits d'Arenberch, cité et pays, seroint à leurs majesteis sujés et obéis- sans, et ne debvra faire ne souffrir faire l'une partie contre l'autre par elle ne les siens, et par espécial ceulx d'Arenberch, cité et pays de Liège, eulx ne les leurs, hors des places qu'ils tinent aulcuns dommaiges. Et pareillement ne seront lesdits de Arenberch, chapitre et cité de Liège, ne les leurs, de la parle ne de coslè de la majesté impériale et dignité réale ne des leurs, tra- vailhiés ou adomraagiés. Et s'ensi estoit que messire Robert de la Marck , seigneur de Seden, ne volsist cesti traicliet et appoinclemenl accepter et en- tretenir, quant de le parte dudit messire Everart en serai requis, se ne deb- veront lesdits d'Arenberch, cité et pays, permettre ne consentir que ledit messire Robert fâche, hors des cité et pays et places qu'ils ont en leur puis- sance, faire aulcuns dommaiges à mon très-redoublé seigneur l'empereur de Rome et roy des Romains ne aux leurs, le tout sans fraude ou malengien. En tesmoing de ce si avons-nous de ceste nostre pronunciation fait faire deux lettres pareilhes et chascun de nous y fait appendre noz seels. Donné le jeudi après le dimenche Eœaudi^ ^ après la nativiteit Jhèsu-Christ, mille qualtre cents huictanle-huict. Sçavoii- faisons que nous avons promis et promettons , par cesdites pré- sentes , de nient procéder contre la tenure de ladite pronunciation , mais que icelle entrelenrons et ferons entretenir par nous et les noslres bonnement et léalement, le tout entendu en bonne foy et sans malengien ; et auflin que ce soit ferme choese et eslable avons, en lesmoingnage de vérité, à cesdicles pré- sentes faict appendre les seels de nous d'Arenberch et desdicts chapitre et cité, ledit judy après le dimenche Eœaudt après la nativité Noslre-Seigneur, mille qualtre cents huictante-huictes. MS. de la bibl. de l'université de Liège , n" 188 , p. 185. * Voyez la noie, p. 831. 105 !i|! '' H- 834 AINALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 835 CXXVII. DAYIDIS DE BURGUNDIA, EPISCOPI TRAJECTENSIS , PROCESSUS SEU «ONITORIUl VIGORE LITTERARUM APOSTOLICARUM, DE DATA 4«» ID. JULII 1488, PRO JOHANNE DE MORNE, EPISCOPO LEODIENSI , ADVERSUS AREXBERGIOS. David de Burgundia, Dei el aposlolicae sedis gralia episcopus Trajeclensis, judex et exécuter unicus ad infrascripla a sede apostolica specialiter depu- tatus, universis et singulispresbyteris, capellanis, clericis, nolariis, et tabel- lionibus piiblicis diclae sedi apostolicae subjectis, ad quos praesens nostrum ymmo verius apostoiicum pervenerit maDdatum , salutein in Domiuo sempi- ternam , ac nostris hiijusmodi yramo verius apostolicis firmiler obedire raan- datis. Lilteras sanclissimi inChristo palriset domini nostri domini Innocentii, divina provideotia papae oclavi , ejus vera bulla plumbea cum eordula cana- prae more romanae curiae impendenli bullatas , sanas et intégras , non vi- tiatas, non canceliatas neque in aliqua sui parte suspectas, sed omnibus prorsus vilio et suspicione carentes , nobis per venerabilem dominum et ma- gistrum Petrum de Cortenbach , praepositum ecclesiae beatae Mariae oppidi Tongrensis, Leodiensis dioecesis ac canonicum et sigilliferum Leodiensera , reverendissimi in Chrislo patris et domini Jobannis de Hoerne , episcopi Leo- diensis, ducis Bulloniensis et comitis Lossensis principalis, in ipsis litteris apostolicis principaliter nominali, procuratorem , prout de ipsius procura- lionis mandato nobis légitime constabat , prout constat documentis coram nolario publico et testibus infrascriptis praesentatas , nos cum ea qua decuit reverentia noveritis récépissé hujusmodi sub tenore : € Innocentius episcopus, servus servorum Dei, venerabili fratri David, epis- copoTrajectensi, salutemet apostolicambenedictionem. Humilibus supplicum \otis libenter annuimus eaque favoribus prosequimur oportunis. Exhibita si- quidem nobis nuper pro parte venerabilis fratris nostri Johannis , episcopi Leodiensis petitio continebat, quod licetquondam Wilhelmus de Arenberch, alias de Marcba , laycus Leodiensis dioecesis , qui , interempto nequiter per eum bonae memoriae Ludovico , episcopo Leodiensi , civitatem et patriam Leodienses, ducatum Bullonensem et comitatum Lossensem, ac fere reliqua omnia dominia ecclesiae Leodiensis occupaverat, et revoluto jara anno, et ultra tempore promotionis ipsius Johannis ad dictam ecclesiam, per obitum dicti Ludovici vacantem , illos detinuerat et detinebat, detentionem eamdem per raultos menses post proraolionem hujusmodi continuaveril , usque quo non sine gravi onere impensarum , grandi armatorum exercitu pro ipsius Wil- helmi expulsione et ecclesiae Leodiensis ab ejus tyrannide liberatione per ipsum Johannem episcopum , parato; ac tandem per ipsum Wilhelmum ex- tortis ab ipso Johanne episcopo promissionibus mullorum millium flore- norum et pro illis retentis dicto ducatu et magna parte dicti comitatus ac marchia seu patria Franchimontensi , civitatem et reliqua dominia dictae ec- clesiae dimisit Paulo, ante ipsius Johannis episcopi primam receptionem. Et eodem Wilhelmo vita functo, ejus complices, Arenbergenses nuncupati, civi- tatem ipsam rebellem fecerint ac fere per annum occupaverint, fueritque in- térim patria ipsa hostilibus incursibus et agrorum depopulationibus vast^ta , ac ejusdem et dicti comitatus nonnulla oppida etiam per eosdem occupata , nec potueril adhuc ipse Johannes episcopus ad totalem dominiorum dictae ecclesiae possessionem pervenire, et praemissorum occasione fructus mensae episcopalis Leodiensis adeo extenuati fuerint ut ex eis onera eidem Johanni episcopo incumbentia perferri et annua pensio raille quingentorum flore- norum auri super illis tempore ejus promotionis praedictae, dilecto filio ma- gistro Jacobo de Croy , canonico Leodiensi , notario nostro , per sedem apos- tolicam reservata, integraliler solvi non possint, Nihilominus illam intègre exigere nititur ab eodem et praetendens eumdem Johannem episcopum ia illius solutione de facto et non de jure cessare per assertum subexecutorem , hlterarum reservationis praediclae eumdem Johannem episcopum , interdicti ingressus ecclesiae et suspensionis a regimine et administratione ecclesiae Leo- diensis, [)oenas incurrisse declarari ac eumdem censuris involutum et ligatura publiée nuntiari et contra eum usque ad brachii secularis invocationem pro- cedi. Etiam postquam ab codera subexecutore iteratis vicibus ad sedem ap- pellatum eamdem et ad ejusdem etiam sedis examen causa hujusmodi , cum partibus per eumdem subexecutorem remissa fuerat, obtinuit. Unde post- modum ipsius civitatis iterata rebellio et fratris ipsius Johannis episcopi et suorum ca[)tura . cum nonnuilorum caede , tara ecclesiasticorum quam secu- 836 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIEiNSIA. 837 ii larium aliaque mala plurima pervenerunt, et eliam ne majora evenianl formi- dalur. Quare pro parle dicli Johaniiis episcopi nobis humililer fuit suppli- calum , et eum a censuris hujusmodi ad cautelam absolvi et ad solutioneni dictae pensionis non teneri , deceini, aut sallem illani per quam enormiter |Travatur moderari , mandare , aliasque sibi super his oporlune providere de beni(jnitate apostolica dignaremur. iNos igilur hujusmodi supplicalionibus inclinât! , eumdem Johannem episcopum a quibusvis excommunicationis , suspensionis et interdicti aliisque ecclesiasticis censuris el poenis a jure vel ab homine quavis alia quam praemissorum occasione vel causa lalis et mflictis, quibus forsan quomodolibet liyatus exstitil quoad hoc duntaxat ul praesen- tium consequitur efFeclum absolventes et absolutum fore censentes fraterni- tati tuae commiltimus et mandamus , qualenus \ocatis diclo Jacobo el aliis qui fuerinl evocandi eumdem Johannem episcopum , si id humililer pelierit, praeslila per eum prius caulione idonea, super eo inlerdiclus, suspensus el excommunicatus habelur, quod si hujusmodi interdicti , suspensionis et ex- communicationis sentenlias reppereris in eum fore juste lalas ejus et eccle- siae mandatis parebit ac eliam de solvendo realiter et eum effeclu eidem Jacobo infra compelenlem terminum per le praefigendum omrte id in quo idem Johannes episcopus ipsi Jacobo lam ralione pensionum praeteritarum quam expensarum litis hujusmodi de jure teneri el obligari comperlus fueril ab interdicti , suspensionis et excommunicationis senlenliis hujus modi auc- loritale noslra hac vice duntaxat ad caulelam eum reincidentia absolvas; el inlerdictura si quod in ecclesia , civilate aut dioecesi forsan propterea posilum sit eum simili reincidentia relaxes ac le de praemissis diligenler informes. Et si perinformationem hujusmodi ita esse, ulpraemiltitur, reppereris, pensionem praedictam rationabiliter reducaselmodereris, prout rehgioni el conscientiae tuae videbilur, illiusque solutionis in lempusseu tempora , de quo seu quibus el prout libi visum fueril suspendas, processusque desuper décernas eum censu- rarum fulminatione quibus ipse Johannes episcopus ad eorum observanliam quae praesenlium vigore statueris compellatur, el ipse Jacobus de pensionis hujusmodi per te reducendae el moderandae solulione sit securus. Super quibus omnibus et singulis conscienliam tuam oneramus et insuper eorum- dem Johannis episcopi et Jacobi accedente consensu exorlis dictae pensionis occasione et aliis quibusiibet eorum et adhaerenlium eorumdem conlrover- siis, prout eorum et illius palriae quieli expedire pulabis, finem imponas ac desuper inter eosdem dissidentes eorumque adhaerentes pacem firmam seu treugas et sufferentias sub spe pacis indices, observarique eliam eum cen- surarum aggravatione facias. Alioquin quae inveneris et per quem stelerit quominus quae tibi visa fuerint efficere nequiveris, quidve tibi faciendum videatur nobis referas, plenam et liberam tibi in praemissis el circa omnia quae quietem civitalis el dioecesis , ac partium el adhaerenlium praediclorura quomodolibet concernunl, statuendi, faciendi et ordinandi quae expedire pulabis, eaque omnia el singula per censurarum et poenarum apposilionem firmandi ac conlradictores quoslibet et rebelles , per censuras ecclesiasticas el alia juris remédia, compescendi facullalem, licenliam pariter etpotestatem harum série concedentes , non obstantibus praemissis ac conslitutionibus et ordinalionibus aposlolicis, caelerisque contrariis quibuscumque. Datum Ro- mae apud Sanclum Petrum , anno incarnationis dominicae millesimo qua- dringentesimo octogesimo oclavo, quarto idus julii, ponlificatus nostri anno quarto. » ^ PosI quarum quidem lilterarum apostolicarum, praesentalionem et recep- tionem nobis et per nos, ut praemiltitur , factis, fuimus per praefalum ma- gistrum Petrum de Corlenbach , procuratorem . nomine quo supra procura- torio, personaliter coram nobis constitutum, débita eum instanlia requisiti, qualenus sibi citationem legitimam una eum inhibitione contra et adversus , venerabilem el nobilem virum Jacobum de Croy , protonotarium dictae sedis apostolicae, canonicum Leodiensem , ex adverso principalem , in ipsis litteris aposlolicis ex adverso principaliter nominatum, omnesque alios et singulos , sua communiter vel divisim interesse putantes, et in execulione praesenlium lilterarum nominandos . juxta et secundum praeinsertarum lilterarum apos- tolicarum vim, formam et lenorem in forma débita et consueta decernere et concedere dignaremur. Nos igitur David, episcopus , judex et execulor praefalus , attendentes le- quisitionem hujusmodi fore justam et consonam rationi , volenlesque in causa hujusmodi rite el légitime procedere ac parlibus ipsis, dante Domino, jus- titiam ministrare , ut lenemur auctoritate apostolica nobis commissa el qua fungimur in hac parte, vos omnes et singulos supradictos, quibus praesen- tes nostrae litterae diriguntur, lenore praesenlium, requirimus el monemus primo, secundo, tertio et peremptis communiter vel divisim vobisque nihi- iominus, et veslrum cuilibet in virtute sanctae obedienliae , et sub excom- 838 ANALECTA LEODIENSIA. municalionis poena , quem in vos et qiiemlibet veslrum , si ea quae vobis in hac parte committimus et mandamus neglexeritis , seii dislulerilis , conluma- citerdistulere, canonica monitione praemissa fecimus in his scriptis dislricte praecipientes , mandantes qiiatenus infra sex dierum spatium posl praesen- tationem , seu notificationem praesentium vobis , seu alteri vestrura factis , et postquam pro parte dicti reverendi patris domini Johannis , episcopi Leo- diensis principalis. \igore praesentium fuerilis requisili , seu aller vestrum fuerit requisitus, immédiate sequenles quorum sex dierum duos pro primo, duos pro secundo , et reliquos duos dies vobis universis et singulis supra- dictis, et vestrum quilibet pro tertio et peremptis termino, ac monitione ca- nonica assignamus , ita tamen quod in his exequendis unus vestrum alium non exspectet, nec unus pro alio se excuset, praefatum venerabilem et nobi- lem dominum Jacpbum de Croy, ex adverso principalem in dictis lilteris apostolicis, superius insertis, ex adverso principaliler nominatim , omnesque alios et singulos sua communiter vel divisim interesse putantes , et in execu- tione praesentium litlerarum nominandos in eorum propriis personis , m ipsorum praesentias, commode habere poteritis, alioquininhospiliis habita- ttonum suarum , si ad ea vobis pateat accessus et m parochiali seu parochia- libus. sub qua vel quibus degunt et morantur. Sin autem in cathedrali Leodiensi, ac parochiali seu parochialibus antediclis, aliisve locis et ecclesiis publicis quibiiscumque de quibus ac ubi , quando et quoties expediens fueril, infra missarum et aliarum horarum divinarum solemnia , dum ibidem po- puli multitudo ad divina audienda convenerit, seu alios congregata fuerit, ex parte nostra , imo verius apostolica . publiée alla et intelligibili voce, pe- remptis cilare curelis. Ita tamen quod verisimile sit citationem noslram hu- jusmodi ad ipsorum cilandorum notiliam pervenire, quos nos etiam tenore praesentium sic citamus , quatenus vicesima die post citationem vestram , hujusmodi ipsi domino Jacobo de Croy, seu aliis per vos, seu allerum ves- trum factis immédiate sequenles, si dies ipsa vicesima juridica fueril, et nos adjura reddenda pro tribunali sedere conligerit, alioquin prima die juridica ex tune immédiate sequenti , qua nos in Castro nostro de Uuersteden prope Wyck, ad jura reddenda et causas audiendas pro tribunali sedere conligerit, corapareant in judicio légitime coram nobis, per se vel procuratorem , seu procuratores suos idoneos, ad causam seu causas hujusmodi sufticienler ins- tructas, cum omnibus et singulis aclis, aclitalis, lilteris, scripturis, privilegiis. ANALECTA LEODIENSIA. 839 instrumentis, juribus et munimentis. causam seu causas hujusmodi tangen- tibus, seu quomodolibet concernenlibus praefalo reverendo in Chrislo patri fralri noslro. domino Johanni, episcopo Leodiensi , duci Bullonensi et comiti Lossensi , principali vel faclori, seu procuratori suo legitimo pro eo de et su- per omnibus et singulis in praeinserlis lilteris apostolicis, de justitia respon- suri ac in causa et causis hujusmodi ad omnes et singulos aclus et terminos juridicos gradalim et successive usque ad sententiam dilHnilivam inclusive , debitis et consuetis terminis et dilationibus praecedentibus , utmorisest, processuriel procedi aliasque dicluri , facturi, allegaturi, audituri , oslensuri, jurisperiluri et recepturi, quod justitia suadebit et ordo diclaverit rationis. Et insuper atlendentes quod causa et causis hujusmodi sic coram nobis in- decisis pendenlibus , nihil sit per quempiam allentandum vel innovandum , idcirco vobis omnibus et singulis supradiclis, quibus praesentes nostrae lit- terae diriguntur , dicta auclorilate apostolica committimus et mandamus qua- tenus posl legilimam diclae citationis executionem universis et singulis olficialibus, judicibus, commissariis , delegatis, subdelegatis , executoribus , subexeculoribus, ordinariis, extraordinariis, ubilibel conslitutis quacumque auclorilate fungenlibus , et praesertim praefalo domino Jacobo de Croy , ex adverso principali omnibusque aliis et singulis , quorum interest, inlererit aut interesse poleril quomodolibet in futuris de quibus, pro parle anledicti re- verendi in Chrislo patris fralris noslri , et domini Johannis , episcopi Leo- diensis, principalis, fuerilis requisili seu aller veslrum fuerit requisitus, inhibeatis, quibus nos etiam tenore praesentium sic inhibemus ne ipsi seu eorum aller in causa et causis hujusmodi coram nobis indecisis pendenlibus , in lile pendenlibus hujusmodi, ac nostrae imo verius aposlolicae sedis juris- dictionis vilipendium et conlemptum, dictique reverendi patris fratris noslri domini Johannis episcopi, et jurium suorum praejudicium quidquam per se vel alium seu alios publiée vel occulte , directe vel indirecte , quovis quaesilo colore al tenta re vel innovare praesumant seu praesumaL Quod si secus fac- tura fuerit , id totum revocare et in stalum pristinum reducere curabimus justitia medianle, certiticantes nihilominus eosdem citatos et in eventum inhibitos et eorum quemlibet , sive in dicto termino citationis hujusmodi comparuerint sive non. Nos nihilominus ad praemissa omnia et singula juxta yim, formam et tenorem dictarum litlerarum aposlolicaru m in mafori Tra- jecleasi , necnon Sancti Johannis Baplistae parochiahs et collegiatae io Wyck, 840 ANALECTA LEODIENSIA. ecclesiarum valvis procedemus el procedi faciemiis, justifia mediante diclo- rum citatoriim cl inhibilorum conliimacia, in aliquo non obslanlibus decer- nendis ex nunc execulionibus quorumcumque mandalorum noslronini necessariorurn in dictis valvis faclis et faciendis validis esse, i[>sosqiie inbibilos el citatos el eonim queniiibel perinde arctari debere, quasi in ipsoruni prae- senlia forent , diem vero sive dies cilalionis el inhibitionis ac formam execu- lionis vestrarum hujusmodi, et quid alias in praemissis fecerilis nobis litleris vestris praesentibus Iransmiltalis. aul alias sub conipelenli leslimonio liquide rescribalis vos praesenlium execulores , absolulionem vero omnium el sin- ijulorum qui praefalam noslram excommuuicalionis senlenliam incurre- rinl sive incurrerit, quoquomodo nobis vel superiori noslro lantummodo leservamus. In quorum omnium el singulorum fidem leslimonium praemis- sorum praesenles litteras sive praesens publicum inslrumentuni hujusmodi nostras cilationem et inhibilionem in se continentes sive coutinens, exinde fieri et per nolarium publicum infrascriplum subscribi et publicari mandavimus nostrique sigilli jussimus el fecimus appensione communiri. Dalum et aclum in Castro noslro Duersleden, prope Wyck, anledicto sub anno a nalivilale Domini Xllll«= LXXXoclavo, indictione sexta, die vero luuae vicesima quinta, mensis Augusli, hora vesperorum, vel quasi, ponlificalus praefati sanclissimi in Christo palris el domini nostri domini Innocentii , divina Providenlia papae octavi. anno quarto; praesentibus ibidem venerabili et spectabilibus viris domino et magislro Johanne de Witle , iegum licentialo , canonico ecclesiae noslraeSancliFelriTrajeclensis,acvicarioinspirilualibus generali, et Johanne Wycheri , reddiluario , noslris lestibus ad praemissa vocalis specialiter el rogatis. Et ego Ghysberlus de Merlo, filius Slephani, clericus Trajectensis dioe- cesis-, publicus sacra imperiali auctoritale ac ordinaria admissione notarius, necnon venerabilis curiae archidiaconalis causarum juratus et hujusmodi causae coram reverendo in Christo paire et domioo David de Burgundia , episcopo Trajeclensi , judice el executore apostolico unico praefato scriba , quia diclarum lilterarum aposlolicarum praesenlalioni et receplioni ac dictis cilalioni unacum inhibilione, petilioni el decreto, omnibusque aliis el singulis praemissis, dum sicut praemittilur agerentur et Berent, unacum praenominatis lestibus praesens interfui eaque sic fieri vidi el audivi , idcirco hoc praesens publicum instrumeotum , maou alterius fideliter scriplum , de ANALECTA LEODIENSIA. 841 mandato antedicti reverendi palris et domini domini episcopi Trajectensis, judicis et exécutons , exinde confeci, subscripsi, publicavi et in hanc publi- cam formam redegi, signoque el nomine meis solilis et consuetis , Unacum appensione sigilli praefati reverendi in Christo palris et domini domini epis- copi Trajectensis, judicis et exécutons, signavi rogatus et requisitus, in fi- dem et leslimonium omnium et singulorum praemissorum. MS. de la bibl. royale de Bruxelles , n" 10921 . cxxvin. DIAETA LEODII FACTA IN CAPITULO S. LAIVBERTI , DIE 11 MARTII 1489, AD INSTANTIAM JAGOBI CROY ^ Decanus et capitulum Leodienses, nec non Joannes Le Polleyn, dominus temporalisa Waroux, miles, GerardusVirron, unus burgimagistrorum oppidi Huyensis , Joannes Hoyon , ballivus Hasbaniae , Joannes de HoUonia dominus temporalis de Hollonia ad lapides, Wilhelmus Zurlet, dominus lemporalis de Xhokier, Wallherus de Corswarem , olim burgimagister Leodiensis , con- rardus de Bubax , advocatus de Lyers , Joannes Urbani de Villari , Heylman. nus Burry, Wericus Frontgeal, Arnoldus Lamberti , nobiles, tam noslrorum quam reliquorum omnium et singulorum militum et armigerorum civitalis et patriae Leodiensis ac comitatus Lossensis nominibus, stalum militum, nobi- lium et armigerorum in hac parle repraesentantes : atque Arnoldus le Bierlier, unus burgimagistrorum civitalis Leodiensis, Joannes de Bearwaerl, nobilis et generosi viri domini Joannis de la Bouverye, militis, et alterius ejusdem civi- 'tatis burgimagistrorum locumtenens, rite deputatus ; Joannes Urbani, Joannes des troix I)ys, Henricus de Cock, Joannes Martini, proconsules; Lambertus le Clauleur, Joannes le Fendeur, Joannes Fexhet, Joannes Lambillon, Henricus le Patenier, Lambertus le Pottier, Egidius Le Poltier, Martinus le Bolengier, Gervasius Bannehea , quidam diclus Badon de Wotlem , Egidius Grain d'orge, Joannes Doreil, Renerus , diclus Rennekin Denixhe, Bartholoraeus de Sainct George, Leouardus Walgart, Arnoldus de Vivgnis, quidam diclus * Vid. siipra, p. 757, 106 842 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 843 Tollet d'Averoit, Egidius de Coiilonjjne , Liberlus Libon , Joannes Borleit de de Bierleur, Joannes del jNage, quidam diclus Estienne Dannea^ E^idius le Mailhe^ Wilhermiis Lonhea, E^rjdius del Clockin , Jacobus de Papejjay , Ho- bertus del Sloile, Michaël le Banselier, Joannes, filiiis Lamberti le Clauleiir ^ Wilhelmus le PoUea, Antbonius Bourlar, Evrardus de Laigle, Renerus de Sauvaige homme, Eustatius de Crexhanl, Joannes Tristan, E(]^idius d'Heure, Titus le Tindeur, quidam diclus Morea le Clauteur, Frackot de Montingney, Joannes Loys , Libertus de Tliourines, Joannes L'entailheur. Joannes Leo- nardi , Huberlus le Xhahier, Joannes Soure, Henricus , dictus Henrosset le Xhohier, Lambert de Stier; quidam dictus Hellin de Floyne, Laurentius del Cioffe, Joannes Reneri, E^ridius d'Othée, Jacobus le Mairinier, Eustatius le Mairinier, Joannes le Bastar, Joannes Dannea, Joannes Rondea, Joannes Gielet, Michaël de Namur, Hermannus le Charpentier, Collardus leiMoisne, Collardus Gilolton , Martinus le Machon , Joannes Borgeux, Joannes del Salvenier, Hermannus le Scaileteur, quidam dictus Li Bosset d'Ans, Egidius Brocquet, Servatius le Corbesier, quidam diclus Costan le Corbesier, Joannes Thiry, quidam dictus Herlet le Viel , Gerardus de Bressin, Dionysius le Texheur, Joannes de Rosy, Egidius Georgy , Collardus le Bailhier, Joannes Burnea, Michaël le Barbier , Arnoldus Cleyne, Joannes de Tiege, Joannes le Marchant, Arnoldus de Mommale , Jacobus, diclus Jacquemiu de Hodeige, le joene, Joannes le Bron de Jemmeppe, Egidius Poron le joene, Henricus del Roge, Joannes le Peaslier, Constantinus, dictus Costan Malerbe, Joannes Christi- nelle, Wilhelmus le Sellier, jurati et consules ejusdem civitatis Leodiensis , très status civitatis et patriae repraesentautes , in capitulari loco solito ec- clesiae Leodiensis, rétro summum allare ejusdem ecclesiae situato capitula- riter congregali et capitulantes, capitulo etiam ad et propter hoc specialiter indiclo, omnibus melioribusvia, jure, modo, causa et forma quibus melius et • efficacius scivimus et potuimus ac scimus et possumus, protesUimur ut in sequentibus. A voluntate et beneplacito aut ordinatione vel ordinandis Sanc- tissimi in Christo patris et domini nostri domini Papae sanctaeque sedis apos- tolicae, citra materiam de qua infra , sacris quoque canonibus, decretis aut , sanctionibus in aliquo discedere aut ipsis obviare non intendimus , quin po- tius illis et illorum cuilibet simpliciter, firmiter et absolute inhaerere volu- mus. Et banc protestationem insequendo , guerris novis futurisque periculis ahis^ quae ex ordinatione adminislratorum incoguiti extra personam reve- rendissimi principis Jacobi de Croy, sedis apostolicae prothonotarii , canonici Leodiensis, verisimililer possint exoriri , pro intellectus nostri capacitate, in- tendentes occurrere, atque urgentia mala finiri , ecclesiam quoque veneran- dissimam Leodiensem pensione oneralam liberari summo affectu exoptantes, necnon sanctissinmm dominum nostrum sanctamque sedem apostolicam ad tcrminationem afflictionum et angustiarum , ab ecclesia , civitate et patriis longo lempore . quod dolenter referimus, passalarum, quarum finis apparet in nullo inclinari , summe desiderantes , nec immerito attendentes concur- rentiam voluntatum rationibus verisimiiibus fulturam , regalis scilicet celsi- tudinis . procerum , cleri maxime cathedralis ecclesiae atque populi , in casibus similibus infrascriptis non parum apud sedem apostolicam valere atque va- luisse ante temporis, inhaerendo respective litteris divisim per nos capitulum praedictum et status alios pridem sanctissimo domino nostro sanctaeque sedis apostolicae directis , praesertim clausulae continenti, quod si forte vestrae beatitudinis circumspeclissimae providenlia decreverit per ordinationem ad- minislratorum pro conditione temporum id expediie, judicans providere usque in finem ejusdem per quam nominatim praediclus reverendus dominus Jaco- bus prothonolarius, sine cujusquam injuria vel jactura per nos capitulum Leodiense praedictum specialissime ultra quemlibet ignotumalium ad effeclus praedictos vit in dicta clausula taclos ac in evenlum, de quo in eadem sanctis- simo domino nostro commendatur. praedictae protestationiinsistendo.dictum reverendum patrem dominum Jacobum prothonotarium, canonicum Leo- diensem, si in quantum prout in evenlum quo sanctissimo domino nostro papae sanctaeque sedi apostolicae reverendum dominum prothonotarium in administralorem ecclesiae. civitatis et patriarum Leodiensis et Lossensis de- putare aut ordinare placuerit afFectualilerque ordinaverit, et non aliis neque alio modo tenorem praefatae litlerae insequendo, saepedictum dominum pro- thonotarium canonicum Leodiensem voluntatumconcurrenlia. aliisqueex eau- sis praedictis opinione nostra rationabilibus moti. tanquam habilem et idoneum, veluti tamen humana fragilitas nosce sunl (?) . praedictis sub conditionibus continentiam dictae clausulae insequendo pro adminislratore in praedictum evenlum nominamus ; ita tamen quod medio tempore donec extiterilconditio, de qua supra, et ante conditionis ejusdem evenlum , in nullo administrationi episcopatus se ingérât, juxta et secundum prohibilionem faclam electo non confirmato, in c. avaritiae , de elec. L. Sexto, ne forte secus facientes ani- 1! Î »»* ;;»i ^m : m 844 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 84o mus sanctissimi domini noslri ad conirarium ejus quod intenditur aliqua- tenus inducatur^ cujus occasione possenl ecclesia , civitates et palriae prae- dictae in futurum praegravari. Dixitetiam et habetur in C. qualiter de electo, et estdocirina aposloli ad Hebraeos, quinto, ut nemo sibi assumât honorem, sed qui vocatur a Deo tanquam Aaron. Et sequilur sic : Et Christus non setnet ipsum clnrificavit ut pantifex fieres , sed qui locutus est ad eum, /iliiis meus es tu; hodie genui te. Quemadmodum et in alio loco dicil : Tu es sacerdos in aeternum secundum ordifiem Melchisedech. Cum igitur omnium instructio sit Chrisli actio, qui non a semelipso sumpsit sacerdotium , convenit ut in even- lum praediclum nominatusordinationem sanctissimi domini nostri sanctaeque sedis apostolicae praestolelur , ila ut nulialenus administrationi episcopatus se ingérât ante conditionis praediclae eventum. In quorum robur, fidem et lestimonium praeraissorum , nos decanus et capilulum etalii praedicti^ prae- sentes nostras patentes lilteras, per fidèles nostros Joannem Spirinc. Nico- laum Verguz et Joannem Mombors, publicos sacra imperiali auctoritate et venerabilis curiae Leodiensis notarios juralos infrascriptos , exinde fieri et signari mandavimus, nostiorumque decani et capituli ad causas, Walleri de Corsvvarcm olim burgimagistri Leodiensis, Conrardi de Bubays, Joannis de Holoniae. nobilium praedictorum pro statu nobilium , atque ci vi ta tis Leo- diensis, ad causas sigiilorum jussimus et fecimus appensione communiri. Datumetactum in capitulo sive capitulari loco antetacto, relro chorum insi- gnis ecclesiae Leodiensis situato, sub anno nativitatis Domini millesimo qua- drigentesimo octuagesimo nono, indictione septima, mensis martii die unde- cima, hora summae (missae) in ecclesia Leodiensi aut circiter, pontificalus sanctissimi in Christo patris et domini nostri domini Innocentii, divina pro- Yidentia papae oclavi, anno quinto, praesenlibus ibidem discretis viris et honestis dominis CrispinoRoeffs, collegii parvae mensae in ecclesia Leodiensi canonico, et HasonedeHollengnouI, in eadem ecclesia Leodiensi capellano, et ejusdem ecclesiae clauslrariis presbyteris, necnon Joanne Groetboy, clerico Dotario publico et cive Leodiensi , et quampluribus aliis fîde dignis testibus , ad praemissa vocatis specialiter et vocatis ^. MS. de Wachtendonck de la bibl. royale de Bruxelles. ' In registre ecclesiae catlieJralis Leodiensis • Décima sexla Martii hora non.i ante mer^r leguntur sequentia quae ad idem negotium diem, praesentibus in caméra curiae veoerabilis speclant : capituli I^eodiencis domioo Malhia Coperdraet CXXIX. TRAITE DE PAIX ENTRE JEAN DE DORNE ET LA MAISON D ARENBERG SIGNÉ LE 10 AVRIL 1490 V Soit sceu en publicque à tous ceulx qui ces présentes lettres d'appaisement verront et oront lire, que comme ainsi soit qu'à l'occasion de la mort de feu noble messire Guillaume de la Marck , guerre, inimitié, dissention se soient élevées et démenées entre le révérend père en Dieu et seigneur messire Johan de Homes, évesque de Liège, duc de Buillon et comte de Looz, etc. La ville de Treict et aussi aultres villes du pays de Liège, de son obéissance d'une part; et les nobles messires Everart de la Marck, avec ses fils, seigneur d'A- presbytero provisore luminaris insignis ecclesiae Leodiensis, Jolianne Cloestene, procuralore fîs- calis curiae venerabilis domini Arcbidiaconi Hasbaniae in ecclesia Leodiensi et Wilhelmo Vander Culen clerico, teslibus, venerabilis do- minus Godenolus de Eldris, canonicus scliolasli- cus Leodiensis, dixit et exposuil qualiter nupcr post ingressum domini Ëverardi de Marcka in civitatem Leodiensem et post festuni Paschae ultime praeterilum dominus prolbonotarius de Ooy cum nonnullis litteris et mandatis petivit juxta tenorem illarum per dominos de capitulo procedi , unde iidem domini illis non parentes exspeclare decreverunt secundam jussionem , oui îpse dominus scholasticus inhaereret. Et quia de post pluries pro parte ipsorum domi- norum et per eos scriptum exstitil ad sauclissi- mum dominum nostrum papam et cardinalium collegium necnon ad regemFranciaediversimode, in favorem ipsius domini prothonotarii , pro- teslatur illa scripta nunquam de mente sua pro- cessisse et si ipse ausus fuisset contradixisset et se illis opposuisset, quod dimisit ob melum sui corporis. Praeterea quia pro tune satis noviter facla est et exislit quaedam nominatio adminis- tratoris de persona ejusdem prothonotarii , pro- testatur eliam eamdem nunquam fuisse de mente sua nec esse quovismodo quidquam facere in praejudicium reverendissimi patris et domini nostri domini Lecdiensis episcopi aut quemquam nominare, sed se semper retulisse et adhuc re- ferre et refert adhuc ad declarationem sanctis- simi domini nostri papae, prout et eliam nun- quam ratifîcavit aut ratificare intendit, neque etiam constiluit aliquos procuratores ad denun- tiandum aliqua in romana curia contra dictum reverendissimum dominum nostrum dominum Leodiensem et alias, ut inmeliori forma. Super quibus, etc. El ita extendalur modo expedilo. — Joh. Spirtnc. » ' <• Copia pacis (dit Wachtendonck) de verbo ad verbum ex germanico idiomale in gallicum translata per dominum Johannem de IMatea , decanum S. Johannis evangelistae, ex chartis et schedis ejusdem domini. » *'-\n im e ■j\'\\ 846 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 847 rembeig, messire Roberl de Marck , sieur de Sedain, el aussi le fils dudit feu messiie Guillaume, el autres seijrneurs d'Aremberjr ayant empris celle guerre, el avec eulx la cité de Liège, d'aullre part, plusieurs grans effusions de sang el aussi dégasls tant à l'église qu'à pays de Liège soient advenus; alfin de ré- duyre tout à paix, accord el union, les Irès-illusfres, Irès-grans el Irès-puis- sans roys des Romains el de France, aussi les Irès-révérend et les très-nobles princes el seigneurs, messire Herman , archevesque deColoigne, prince élec- teur, duc de Veslfale et de Lnglierex . messire Guillaume, duc de Juliers et d(îs Mons, comte de Ravensberch, s^ de Heynsberg el de Leeuvenberghe , ont envoyé à la requête des différentes parties, leurs députés, ambassadeurs, con- seilliers et amis cy-après escripls , à savoir nomméement de la part de nosdils Irès-redoutés sires, les deux roys, le noble seigneur, messire Engelberl, comte de Nassouwe et de Viâne , seigneur de Bréda, premier chambelain: messire François de Busieden , docteur, Dom prévosl de Liège, conseilliers el ambassadeurs de noire Irès-redouté seigneur Maximilian , par la grâce de Dieu, roi des Romains; messire Robert Lotlen, Anthoine de Gimel, el Ber- nard de la Roca, conseilliers el ambassadeurs dudit roi de France, messire Charles de Vergier , docteur, conseillier de notre Irès-redouté seigneur le roy des Romains; el de la part dudit archevesque de Coloingne le révérend sei- gneur Henry Scheybbeck, docteur en droit canon, prévosl de S. George à Colloingne et ofKcial. etc. El de la part du duc de Julliers, messire Goelschalck de Herne, seigneur d'Alsdorp, séneschal général du pays de Julliers; messire Henry de Hompeescli , seigneur de Wickeroede , mareschal , tous deux che- valiers : el noble seigneur Vincent, corale de Moers et de Zarwerden, comme prochain parent dudit évesque de Liège; el messire Everart de Seyen , comte de Witghensteyn , seigneur de Homborch, comme prochain parent desdils seigneurs d'Aremberg, à ce convocqués el appelles : lesquels avec les dépu- tés. pour entre les différentes parties el aussi le bon pays de Liège, mettre bonne paix et union . ayder el conseiller le mieux el Iraicler , ont faicl loutles diligences , estude el labeur à eulx possibles , et le tout si avant mené el con- duyct, que lesdils seigneurs el parties à leurs requestre sont entrées en paix ferme , estable el perdurable, en la manière que par escripl s'ensuyt. Premièrement est à sçavoir, que de tous diffèrens et questions eslans entre lesdits seigneurs de Liège el d'Aremberch. louchant la mort dedil feu messire Guillaume, les deux parties se sont submises en la cognoissance des dessus- dits deux princes, de Colloigne el de Juilliers, el du comte Engelberl de Nassauwe dessusdits, lesquels sur ce, endedens quallre mois prochains ve- nans de la date de ces présentes : assigneront jour aux différentes parties , en l'une des deux villes Colloingne ou Aix , laquelle qu'il plairai à eux , pour ouyr d'une part et d'autre les dessusdits différents, dissenlions el doléances; et lors sur ce endedans trois mois prochains ensuyvans ledit jour , par le con- seil des députés desdits deux roys el aussi du duc de Saxe, messire Albert, au cas que leur plaisir soil de y envoyer , mettre par escript leur finale sen- tence arbitraire el icelle scèlée envoyer aux différentes parties , laquelle sen- tence accepter, furnir et accomplir sans contradiction, chacune des différentes parties a dès maintenant promis l'une et l'autre, soubs les conditions cy- après escriptes. Et comme aussi questions et différent se soyent esmeus et eslevez entre lesdils seigneurs d'Aremberch et la ville et eschevins de Treicl, touchant la mort diidil messire Guillaume, ont les parties aussi, en la manière que dessus, remis leursdits diffèrens en la cognoissance et arbitraige desdits princes et sei- gneurs, aux jour el temps dessusdits. Saulff toutefois que s'il fust trouvé, que lesdits seigneurs d'Aremberch, aussi monseigneur de Liège, la ville el eschevins de Treicl , eussent à tort et sans raisonnable cause à domraaige el faicl la guerre, en ce cas, ils seront tenus de leur en faire restitution et amende, à l'ordonnance desdits princes et seigneurs, demeurant tousjours lesdiles villes et loy de Treicl en leurs privilèges. El se cy-après semblable cas ou autre advenoil, lesdiles villes et loy de Treicl ne seront tenus d'eux pareillement submeltre, s'ils ne s'y consentent ; el de ce leurs bailleront leurs deux princes et monseigneur le roy des Romains , et mondit seigneur de Liège leurs lettres el saillez. Et seront tenus ceux de la cité de Liège , avec ceux de leurs appen- dances , faire amende proffilable à mondit seigneur de Liège, s'il est cognu et ordonné par les princes el seigneurs dessusdils ; en laquelle amende ne seront tenus contribuer ceulx qui ont tenu le parli d'icelluy seigneur. El ne serai pour- tant la somme d'icelle amende à juger audit monseigneur de Liège diminuée. El moyennant ce a ledit seigneur de Liège enthièremenl el totalement remis el pardonné , remet et pardonne aux habitons de ladite cité de Liège , et à tous ceux de leurs appendances, tout ce en quoy depuis la mort dudit feu mes- sire Guillaume jusques aujourd'hui, dalle de cestes, qu'ils pouvoienl avoir mespris et offensés envers luy ou les siens, à l'occasion de ladite guerre, f I «48 ANALECTA LEODIENSÎA. ANALECTA LEODIENSIA. 849 leurs promettant que , à ceste cause , il ne prendra jamais d'eux aulcune ven- ^ance , en quelques manière que ce soit; ne aussi ne le souffrera faire, demeu- rant toujours ladite submission faite pardevant lesdits princes et seigneurs en sa force et vertu. Et pour plus grande seurelé de ce, at ledit seigneur de Liège , les trois estais du pays de Liège , nommément ceux dont il est main- tenant puissant, et qu'il at en ses mains, et aussi la ville de Treict, faict seil- ler et promettre avec luy , en tel façon que s'il advenoit que monseigneur de Liège contrevenisse à ladite rémission et promesse en aulcune manière , et ne volusse ainsi garder et entretenir, tellement que par les dessusdits princes et seigneurs ainsi fust trouvé à la vérité , et que de ce selon leur arbitraige ne se voulusse déporter et amender, en ce cas ne seront lesdits trois états et ville de Treict tenus ni obligés de luy estre obéissant ou féal touchant ce, si premier lesdites contraventions et infractions ne soyent mis jus et réparés à l'ordon- nance desdits princes. Item, aussi un chacun reviendrat à ses biens et en son office, ainsi qu'il le trouverat. soit ens ou hors ladite cité de Liège, pour d'ores en avant en jouyr paysiblement et en repos, sans empeschement ou retardement quelconques, sans ce que a aulcuns puisse aulcune chose estre demandée, pour raisons des biens que durant ceste guerre, jusques à la date de ceste, ont estes prins et transportés. Item, les habitans de la cité de Liège, avec leursdites appendances, seront tenus de faire d'ores en avant audit seigneur de Liège soubs les conditions cy- après déclarées , toulte obéissance telle qu'il appartient , comme à leur vray prince et seigneur, et eux maintenir envers luy comme bons et léals subjectz sont tenus de faire, sans mal engien. Et si ainsi ne le faisoient et que en ce fussent aucunement défaillans , en ce cas il ne seroit tenu ne obligé de obser- ver ne entretenir ce présent traictié , sinon à l'ordonnance desdits princes et seigneurs. Et quant ces lettres de paix et submission seront parsailées et livrées à ceux de la cité de Liège, lors pourat ledit seigneur de Liège entrer en sadite cité de Liège , ou y envoyer ses députés en son nom , ayant de luy plein pou- voir : et au devant de lui ou de sesdits députés , serat tenu ladite cité de Liège envoyer demie-lieuwe dehors un homme de chacun mestier d'icelle , habillés en habillement noir , et teste nuwe , lesquels députés ladite cité et mestier prieront à luy ou à ses députés en son nom mercy, de tout ce que depuis la mort de feu messire Guillaume , à cause de la guerre et diffèrens que dessus , ils peuvent avoir mespris et offensé envers luy. Et ou casque par lesdits princes et seigneurs fut cognu ladite amende non eslre sulfisante, seront tenus de celle faire plus ample, au dit et ordonnance desdits princes et seigneurs. Et lorsque lesdites lettres seront parsaellées et délivrées, comme dit est , mondit seigneur de Liège ferat et pourat faire , en dedens un mois prochain en suyvant, assem- bler les trois estais dudit pays de Liège , lesquels aussi en ce lieu seront obéis- sants, et en ce le suyveronl en quelcques convenable place dedans ledit pays, là où il lui plairat, pour sur ladite cité et pays de Liège asseoir et imposer une rai- sonnable somme de deniers , laquelle on ordonnerai et emploira au rachapl de telles places , que au sceu des chapitres el trois eslals dessusdits et des pays de Liège sont transmises et engaigèes. Ettantost que tel argent selon le contenu des lettres de gaigière serat donné pour l'acquit desdites places, seront icelles places mises et délivrées eu la main de mondit seigneur de Liège. Lesquels de- niers, ainsi que dit est, imposés , la cité de Liège contribuera pour sa part et portion. Et de ce luy furnir, icelle cité baillerai dès maintenant es mains de mondit seigneur de Liège par ces lettres et saillées, sceurelè et promesse. Item, que ceux auxquels lesdites places sont engagées, seront tenus de monstrer à mondit seigneur de INassouwe ou ses députés , et audit comte de Moers les principaux et origine, les lettres seillèes, afin de sçavoir en quelle façon et pour quelle sommes ils détiennent lesdites places, et comment par lesdites lettres elles leur sont obligées , et avec ce, de faire sceureté et pro- messe audit seigneur de Liège , que tantosl que les deniers de rachapt seront prest selon le contenu des différentes lettres ; el que iceux deniers on leur vouldrat délivrer , que lors ils les recepvront, et rendront incontinent et sans refus ou dèlay icelles places es mains de mondit seigneur de Liège. Item, touchant l'emprisonnement du comte de Homes el aussi de Waroux et Corlembach , que Jennot-le-Baltard délient au chasteau de Longue , est dit que durant le temps que monseigneur de Liège avec monseigneur Eve- rart d'Aremberg , son fils Everart , avec son nepveu messire Robert et le fils dudit messire Guillaume sont appointés et appaisez, icelles parties ne aultres de par eux ne se pourront en tremeltre ne mesler desdils prisonniers el place de Longue, ne iceux prendre, sinon au prouffit et utilité dudit Jannot: mais iceux prisonniers et place seront et demeureront au proufit et utilité dudit Jannol , et ledit seigneur de Liège ne s'efforcerat par force de gainguer ladite place de Longue , durant le temps de prison dudit Jennot. 107 m 'à "ils n 850 ANALECTA LEODIENSIA. Item, les différents el dissenssions qui sont entre ledit seijjneur de Liège et aulciins chanoines, que durant ceste guerre se sont tenus en ladite cité, mondit seigneur de Liège pardonnera tout ce qu'ils ont par escriptures , pa- roles, ou faiz, mespris, ou faict à l'encontre de luy, s'ils le requièrent. El aussi icelluy seigneur s'employra et fera toute diligence à luy possible d ap- paiser et d'accorder les différents que les seigneurs du chapitre de l'engliese de Liège peuvent avoir entre eulx. Item , ledit comte de Nassouwe , ou celluy-là qui il donnera la commission, à la requestre de mondit seigneur de Liège, prendra incontinent après la date de cestes , en ses njains comme en main séquestre , ladite cité , en telle façon que ledit seigneur de Liège fera sceller les lettres de cest appoinctement et submission , jusques au nombre de quattre lettres ., desquelz iiij lettres il fera les unes délivrer à la cité de Liège et aux leurs. Et ce incontinent, ou pour le plus tard en dedens deux mois prochainement venant. Et ou cas que en ce il fusse défaillant, et que ne le fist dedens le temps dessusdit, tellement que la dèfault de la sigillature procédasse de luy ou des siens, en ce cas, ledit comte de Nassou, ou son dit commis en ladite cité, remectra et rendrat icelle es mains dudit messire Everart ou des siens, en tout tel estât qu'elle luy aurat esté délivrée el mise en sa main. Item, aHin de en la manière dessusdite furnir et accomplir ceste paix , ledit messire Everart, son Bis Everart, messire Robert de la Marck et aussi Jehan, fils dudit feu messire Guillaume, ensemble tous les eslrangiers qu'ilz ont amené avec eux en Liège, ou qui après , soit à cheval ou à pied, y sont venus aussi estrangiers, seront tenus de, endedens huyt ou diex jours prochainement ve- nant, vuider avec les leurs la cité de Liège, et aussi de demeurer hors d'icelle jusques à ce que, par les princes el seigneurs dessusdils, la sentence arbi- trale serai rendue , comme dessus est dit. Pendant lequel temps , ils ne pour- ront venir en ladite cité ne en aulcune autre ville oîi fortresse , estant en la main de mondit seigneur de Liège, mais pourront aller et converser par le pays de Liège, en leurs maisons ou places où ils auront à faire, au nombre de 30 ou 40 personnes et chevaux où au dessoubs, et tout ce, sans le dom- maige dudit seigneur de Liège et des subjects de son dit pays. Et pareille- ment ne seront lesdits d'Aremberch endommagiès dudit seigneur de Liège ne des siens. Et pour ce que touttes lesdites choeses , poincts et articles , contenus en ces ANALECTA LEODIENSIA. 851 présentes ont esté accordés et consentis par nous, les parties dessus nom- mées , et que de ce avons estez conlens pour chacune de nos parties, et donné l'un à l'autre , pour nous , nos aydans , adhérens et aydans des aydans , vraye, ferme, eslauble et perdurable paix, el parmi les présentes le donnons et ac- cordons, avons promis par notre valleur, serement et honneur, pour autant que à nos parlhies en général ou en particulier touche, d'entretenir ferme el estable cedil traiclé et paix , avec tous ses poincts et articles , sans aulcun contredit ou deffaullc. En lesmoignaigne de la vérité, et en plainière et ferme stabilité de ce, nous Jehan de Hornes, évesque de Liège, dessus nommé, et nous les trois estais du pays de Liège, et nous les bourgemeslres et conseil de la ville de Treict, et en oullre, nous Everart de la Marck, seigneur d'Arem- berch , Robert de la Marck , seigneur de Sedain , Everart de La Marck , fils d'Aremberch , Jehan de La Marck el Guillaume de La Marck , frères , enfans dudit feu messire Guillaume: el nous, bourgmestre el conseil de la cité de Liège, avons, pour nous et les noires dessusdils, appendu à ces présentes lettres de traiclèes de paix les seaulx de nous tous. El pour ce que prèsenlemenl Guillaume delà Marck fils dudil feu messire Guillaume, nepveuel frère de nous seigneurs de la Marck dessusdits est présentement hors des pays, confians , quant il se- rai retourné . il serai content de ce présent Iraiclié el paix , et icelluy entre- tiendra , nous Éverarl el Everart de la Marck , frère el fils seigneurs d'Arem- berch , Robert de la Marck , seigneur de Sedaen el Jehan de la Marck , fils dudit feu messire Guillaume, avons promis el promettons que au cas qu'il ne voulsist entretenir ne estre content de ce dit Iraiclié et paix , nous ne luy ferons, quant alors, par nous ni par aullruy ayde, conseil, souslenance ne assislence de gens , ne chevaux , couverlemenl ne en appert , contre lesdits évesque de Liège, ville de Treiclneles leurs. Et pour encore plus grande sta- bilité el sceurelè , avons prié, el en vertu de cestes, ensemble affectueusement prions au dessusnommès el leurs arbitres, princes el seigneurs, qu'il leur plaise d'entreprendre cette besoingne en la manière dessusdile , et de ce à ces présentes prumières faire appendre leurs seaulx emprès les nôtres. Et s'il ad- venoil que cedit traiclé et seille par aulcuns de nous parties dessusdit fust enfraintet non entretenu , que alors ils veuillent faire à la partie enlrelenanle, à sa requeste, leur assistance el ayde, el que la partie enfreingnanle ils tien- nent en ce. si souvent quemeslier serai, que de sadile infraction el conlreve- nance elle se déporte el d'icelle face réparation à la partie entretenante , sellon •^r ii»ï ■"Jl '^m >ï« 852 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 853 leur ordonnance. Enquoy. nousHerman, par la grâce de Dieu , archevcsque de Coloingne , prince électeur, duc de Weslfaele et de Engheren, etc., Guillaume, duc des Julliers et de Mons, comte de Ravensberghe, seigneur de Heynsbergh, Engelbert, comte de Nassou et de Viane, seigneur de Breda , dessusnom- més, recongnoissons que pour l'affection que avons auxdites deux parties, et que aussi pour le bien du bon pays de Liège , qui est un membre du sainct empire, avons, en la manière que dessus, enlreprins ceste besoingne, et à ce nous enthièrement adonnés. Et en tesmoingnaigne de vérité avons chacun de nous faict appendre nos seaulx à ces présentes , qui sont données l'an de Notre-Seigneur , mil quatre cents quattre-vingt et diex , le dixième jour du mois d'avril. MS. de Wachtendotick de la bibl. royale de Bruxelles. CXXX. PAIX FAITE A DONCHERY ET CONFIRMÉE A MAESTRICHT . LE 5 MAI 1492 *. Ou nom et à la louenge de Dieu le tout-puissant, aucteur de paix, union et concorde, de la glorieuse vierge Maria, de monseigneur S*-Lambert, et de toutte la court céleste. Sachent tous présens et advenir qui ces présentes let- tres verront et oront, que comme [)Our totalement estaindre , accorder et appaiser tous les différens, guerres et dissentions . discors et divisions, qui de- puis le trespas de feu monseigneur Louys de Bourbon , en son vivant évesque de Liège, etc. , et de messire Guillaume de la Marck et d'Arembergh, seigneur d'Aigremont, de Lummen, etc. , et à cause d'iceux se estoient meuz , suscités ' Tertia aprilis 1492. (dit Wachtfndonck ) reversi suntnostri amhaciatores de Francia, (ubi tentala fiierat diaeta in DoDchery)ulriu8que par- tis, videlicel domini Leodiensis et dominorum de Marca , et die sequenti declararunt coram po- pulo quid egissent. Et tune ordinala est diaeta patriae , quae servata est 23 apnlis , videlicel in tertio festo Pascliae in oppido Trajecleosi , ad quant muiti proceres totius patriae ibidem appa- ruerunt . lam spirituales domini quam tempo- rales. Sed el dominus Robertus de Marca cum sua armatorum comitaliva ex Geiria Leodium rediit. • Pacis instrumentum descriptum est ex charlis Johannisde Plates. et eslevés es pays et évesché de Liège, à l'occasion desquels plusieurs et divers maulx et grand effusion de sang et autres innumérables misères et calamités, s'en estoient ensuyvis , tant aux églises et cité de Liège , que par tout ledit pays et évesché de Liège en général : serablablement pour éviter la conti- nuation desdits maux, dangiers, inconvéniens qui estoient encore apparens , par lesquels lesdites églises, cité et pays estoient en voye de cheoir en totale ruine et destruction irréparables, et icelle réduyre et remettre en bon estat^ tranquillité, repos et vraye obéissance de leur prince, faire et mettre "paix finale et union , accord et bonne intelligence , à tousjours entre la maison de Horneet les seigneurs de la Marck et d'Arembcrgli, la cilè de Liège el tous leurs parens, seigneurs et adhèrens et complices, en général et particulier, ayant favorisé, assisté el tenu partie, tant d'un coslé comme d'aullre ; ayant estes tenues plusieurs el diverses journées , tant es villes d'Âix , Treict, Ton- gres, Huy, Sainct-Tron . comme ailleurs , finalement à la place, pour ce com- prise et tenue, en la ville de Donchery par messire Christophe, seigneur de Rochefort, lieutenant de monseigneur de INevers, seigneur d'Orvale, gouver- neur de Champaingne, Gerlacht de Brandebourg, seigneur de Jamie, gou- verneur de Relhel et Ancheau de Gy mel , mareschal des logis du roy de France, de par ledit roy et mondit seigneur le gouverneur de Champaingne, et de par monseigneur le duc de Lorraine, monseigneur le bastard de Waudemont, seigneur de Dampvillers, Jehan de Harcourt, seigneur de Chavensy , le sei- gneur de Bruynne et maistre Jehan de Nayeves, docteur, etc. , pardevant lesquels se sont trouvés les députés de monseigneur de Liège, à scavoir : monseigneur Richard de Merode, seigneur de Huffalize, de Morialmés. de Rameru , etc. , Claude de Cilly , seigneur de Pouchey , maistre d'hoslel de mondit seigneur, et Gérard Viron, escuyer; de la part desdits seigneurs de la Marck . messire Robert de la Marck , S»" d'Esden el de Florengen: et du coslé de la cité, messire Jacques de Corsuarem, chanoine de la vénérable ègUse , Jehan, seigneur de Hollongne, à présent maistre de Liège, Jehan le Ruytte , jadis maistre, Melchior Hembyer , Jehan le Clerc, conseilliers, et Jehan Groetboye , clerc d'icelle ; après plusieurs débats, remonslrances et allé- gations faicles par iceux députés , a par les dessusdits seigneurs comme moyenneurs el traicteurs en ceste partie esté advisé, conclud et ordonné ce que s'ensuyt. El premièrement, que les trois estais dudit pays de Liège, duché de Bouillon el comté de Loz , pour accorder et appaiser lesdits différents entre Ni "Ji "Mi p •m 854 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 855 ladite maison de Bornes et tous les seigneurs de la Marck et d'Aremberg, payeroient à iceulx seigneurs de la Marck et d'Arembergh , tous en général , la somme de cinquante raille florins de Rhin de 20 paltars , comme monnoie à présent courante en ladite cité de Liège la payer, et ce endedens huyt ans continuels l'un après l'autre ensuyvanl, par égale portion, à certaines termines et payemens, dont le premier terme de payement entrera et commencera au jour et fesle de la nativité de monseigneur S^-Jehan Baptiste, qui sera l'an 1493 , et ainsi d'an en an jusques en fin dudil payement desdils cinquante» milles, dont pour ségurlé lesdits des estats en ont baillé leurs lettres obliga- toires. Item , que tous cas de crime et excès, faicls et commis d'une part et d'autre par quelque personne et de quelques estât ou condition qu'il ait esté ou soyent , et en quelconcque forme ou manière qu'il puist avoir esté commis et perpétré , soit contre la personne de mondit seigneur de Liège et de ceulx ayant tenu son party , les seigneurs de la Marck et d'Arembergh, ceux de l'église et de la cité et aullres quelconcques de leurs faveurs et assistences, soit en dicts ou en faicts, en secret ou en appert, et généralement en quel- conques aultres manière que ce puist avoir esté, le temps de guerres et à l'occasion et dépendances d'icelles depuis le Irespas des susdits et de tout le temps passé , jusques à la conclusion de ceste paix inclusivement , doivent estre et sont d'une part et d'autre remys quittés , annihilés et abohs. Et aussi tous deniers levés par confiscation et autrement, à cause de la guerre, comme dit est, tant d'une part que d'aulUe, demeureront levés sans qu'à l'occasion d'iceulx , celluy ou ceux de l'une partie ou d'aultre s'en puissent l'une contre l'autre quereller, traire en cause ou arraisonner pardevant quelconques juge ou justice spirituel ou temporel , ne en quelconcques aultre manière . dedens lesdits pays de Liège , Buillon , de Loz ou hors d'i- ceux; ainsi sont et doivent estre tenus et réputés comme nuls, et si jamais n'eussiont esté dits faicts ou perpétrés ; comme tout ce mondit seigneur de Liège , lesdits sieurs de la Marck, les prélats, nobles, cité, bonne» villes et habitans d'icelles . ayant tenu partie tant d'un costé comme d'aultre, ont cha- cim d'eulx promis et faict sérement solemnellement, chacun selon sa vaca- tion et tel que au cas appartient , en général et en particulier, et bien et lèale- ment immuablement observer et entretenir . et aussi ce présent Iraicté de paix en touttes ses parties sans fraude et mal enghien. Et que, ou cas que rupture ou infraction y survienne, que Dieu ne veuille, fusse par mondit sei- gneur de Liège ou ceux de la Marck , ce cognu et apparu par la détermina- tion des juges et conservateurs à ce ordonnés cy-après nommés , lesdits pré- lats, nobles, cité et bonnes villes , n'i donneront ou feront assistence ne faveur à la partie enfraindante, en quelcques manière que ce soit , mais assiste- ront, ayderont et conforteront les entretenans; et dès-maintenant pour lors, sont-ils envers la partie enfraindante, quant à ce exemps et absouls de tous tels séremens , fidélités et homages qu'ils peulent avoir faict, feront ou pou- ront faire cy-après, par lesquels ils se pourroint ou vouroient excuser de non satisfaire ou observer le contenu de ce présent traicté. Et aussi , si par aulcuns membres, ou personnes particuliers, soyent prélats, personnes ecclésiasti- ques, nobles ou aultres de quelconcques estât ou condition qu'ils soient, si rupture ou infraction survenoit audit traicté ou en aulcune partie d'icelluy , ce aussi cognu et apparu par lesdits juges, la correction et punition en serat faictepar eulx, tel que au cas appartiendra, comme infracteurs de paix, sans rémission nulle , et à l'exemple de tous aultres. Et si , pour faire telle punition ou correction, nécessité fusse auxdits juges, auront assistence d'icelluy ou d'i- ceulx sur lesquels l'infraction seroit faicle : l'on sera tenu et obligé , toutes excusations cessantes, le faire et donner à leurs requestres, jusques à ce que l'exécution de leur ordonnance et exécution serat faicte. Et se en ce faulte y avoit de part le prélats et nobles ou aulcun d'iceux , eulx pour ce suffisament semons et requis, ils encoureront l'amende, selon leur faculté et puissance, à la discrétion desdits juges. Et se faulte y avoit par le corps de ladite cité , elle semblablemenl, ainsi que dit est, sommée et requise, encourra en la peine et amende de mil mars d'or envers et au profit de mondit seigneur de Liège; et se par aulcunes des bonnes villes, elles encoureront chacune en amende de iiij™ florins de Rhin d'or envers et au proufil de ladite cité. Et néantmoins pour telle dèfaulte, infraction ou rupture, si quelcques trou- vée y estoit en aulcun de sespoincts , un ou plusieurs, par qui que ce soit, que Dieu ne veuille , elle ne sera pourtant tenu ne réputée enfrainct ou annichi- lée ; mais seront incontinent les entrefaicts réparés : et soubs couleur d'au- cune enfraincte, ou de la justice ou réparation non faicte, l'on ne pourra procéder par voye de faict ou contre venge ne retourner à la guerre , ainsi sera seulement l'infracteur défaillant et refusant, comme dit est , pugni et cor- rigié par les juges et conservateurs à ce ordonnés , assçavoir : messire Wal- -ktk m 'S!l ;';i4 Hl ! 'Ml m 856 ANALECTA LEODIENSIA. Ihier de Corswarem , doyen, messire Tliery de Saincles, messire Pierre de Hollengnoule, prévosl de Fosse, et messire Conrard deSarlo, couslre, lous cha- noines de ladite vénérable église de S»-Lambert de Liège ; messire Guillaume d'Odeur, Godenoulle Elderen , chevalier, messire Gérart Dynt, seigneur de iNeufaille, Thery de Mommale, de Broncsetde Nonneit, Godefroid de Ble- heiu, seigneur d'Aubée escuier, Johan, seigneur de Hollongne , messire le Foullain, chevalier. Andrien de Vihoengne, Ernoult le Berlier , Jehan de Beaurewair, Jehan de Lonchin , Jacquemin Pellechon, mayeur de Uermees, BeynerdeBoulenghen, dit du Saincl Esprit, Thiry de Clocquier , dit de Wa- leve , Thiry de Seyne, seigneur d'Aulrent (alias d'Autan , Jelian le Charpen- tier, Jacques Henry, messire Deuys Sgornlz, Bigault de Staples, Fierchon Warnier, Jehan Tilleman, Willame Bors et Juan Types, auxquels est donnée la puissance et auclorilé d'avoir la cognoissance à faict de la punition des cas susdits, sans contredit de personne ou appelalion quelcoucques durant le terme et espace de siex ans enthiers et conlinuels et ensuyvans, selon le contenu des lettres pour ce à eux données. Et à moyen de ce que dit est, retournerat un chacun d un costé et d'autre sur la propriété de son hérilaige , en tel estât qu'il le trouvera, sans mal enghien ; et pourra et deverat raondit seigneur de Liège, incontinent ou quand bon lui semblera, retourner en sadile cité, comme un bon prince peult et doibt faire , sans attendre plus grand délay , s'il ne lui plaisl. Item , que mondit seigneur de Liège ferat tout devoir acquit et diligence à luy possible pour obtenir la ratiticatiou de la rémission , abolition et pardon du roy des Romains , et de monseigneur l'Archiduc son fils, par eulx donnée à ceux de la Marck et d'Arembergh et de la cité et de leurs adhérens , afin d'entretenir ses pays en paix avec et envers tous. Item , quen vertu de ce que dit est, mondit seigneur de Liège, les églises, cité, bonnes villes et subjecls , manans et habitans desdits pays de Liège , duché de Buillou et comté de Loz , demeureront en bonne paix et neutralité, en suyvant les lettres sur ce obtenues des deux roys et de monsieur l'archiduc d'une partie et d autre. Et que nonobstant les choses dessusdites, demeurent et demeureront lesdiles église et églises , cité et bonnes villes desdits pays de Liège, Buillon et Loz en leurs libertés anciennes, paix faicte.s, franchises et privilèges , saulf et réservés tant seulement ceux qui seront trouvés infrac- teurs de ce présent Iraiclé, lesquels en seront privés, quand appercevra de ANALECTA LEODIENSIA 837 leur infraction, comme dessus est dit, et non devant ne autrement, le tout entendu à ta bonne foi et sans fraude ne mal enghien. Toutes lesquelles choses, ainsy et par la manière que dessus est dit, escript et déclaré Nous Jehan de Hornes, par la grâce de Dieu, évesque de Liège, duc de Buillon et comte de Loz, meus de pitié et compassion , que avons sur les angousseuses calamités , mortelles oppressions et innumérables afflictions, misères et doumaiges, que par la rigueur et continuation desdites guerres et divisions, notre pauvre peuple supportoit, soustenoit et enduroit, èsquels nosdites église et églises, cité et pays en général, estoitescheuz , circuis et envi- ronnés de touttes pars , et aussi pour éviter l'eflFusion du sang humain , et mettre fin à tous les maulx et inconvéniens dessusdits, avons par lesconsaulx , advis et meurs délibérations de notre très-chère et très-aimé frère Jacques, conte de Hornes , seigneur d'Altena et de Cortessem , de Craendonck , et nos- dits estats, par lesquelles nous désirons et voulons nos affaires estre dressés, conduicts et réglés, passé, accepté, fermé, conclu et accordé, et par ces pré- sentes passons, acceptons, concludons, fermons et accordons , en promettant sur notre foy et honneur et en parolle de prince et sur notre sériment pour ce solemnellement faict, de bien léalementet in violablement tenir, observer, furnir et accomplir ce présent traicté en tous ses points et articles, et sur les paines susdites, sans jamais faire ou aller, ne souffrir d'estre faict ou allé de notre part au contraire. Et en tesmoing et approbation de ce, avons à ces pré- sentes faict appendre notre seel aux secrets. Et pour plus grande ségurté et corroboration de ce que dit est, avons prié et requis, prions et requérons mondit seigneur le duc de Loraine et de Bar, et notre très-aimé et très-cher oncle Vincent , comte de Meurs et de Saerwerden , qu'ils y veuillent aussi faire appendre leurs seaulx. Et je Jacques, comte de Hornes, seigneur d'Al- tena. de Cortessem , de Craendonck, etc. , pour les considérations susdites, ay aussi pour Tentretiennement du traicté d'icelle paix en tous ses points et articles cy-desssusescripts et déclarés faict appendre à ces présentes, pour au nom de moy et de tous ceulx de ma maison de Hornes, mon seel, promettant en parolle de noble homme , sur ma foy , honneur et sériment, pour ce so- lemnelement faict , et sur les paines cy-dessus déclarées, ledit traicté de paix, sans jamais, en manière qu'il soit, faire ou aller au contraire, entièrement tenir , furnir , garder , observer et accomplir. El je venant comte de Meurs et Saerwerden dessusdit , meu aussi et en- 108 t'-.kik m "M -Il 1 il 838 ANALECTA LEODIEINSIA. clin au grand bien sourdant de la paix , y ay aussi faicl mettre le nian à la requeste de mesdits neveus. Et nous Evrard de la Marck, seigneur d'Arembergli , de xNeulchasleau, de Mirwart hault vouwé de Hesbaing et de St-Hubert d'Ardenne , Robert de la Marck, seigneur de Sedain , de Florenge , etc., et Jehan de la Marck, sei- gneur d'Aygremont , de Lumpnen , etc. , ayans ledit regard , et, f><3ur les con- sidérations telles que dessus sont exprimés et déclarés, ledit traicté de paiJt et union et concorde pour agréable, icelluy et tous ses points et articles y contenus avons pareillement passé et accepté, conclut, fermé et accordé, passons et acceptons , fermons et concluons et accordons , pour nous et tous autres de notre sang, nos parents, amis et adhérans quelconques, et en parolle de nobles hommes, sur nos foys, honneur et sériment pour ce so- lemnellement faicls , et sur les paines susdits , avons promis et promettons ensemble, et chacun de nous pour soy , par cesdites présentes, soubs nos séaulx y appendus , ce présent traicté, en tous ses points et articles dessus-dits, bien et loyaulement et inviolablement tenir et observer, furnir et accomplir, sans jamais par nous , en général ou en particulier, et en appert ne en secret, directement ou indirectement, par quelque voye ou manière que ce soit, aller , ou faire ne souffrir estre faict, ou aller au contraire. Et, outre ce , avons prié et prions notre très-honoré et doubté seigneur , monseigneur Jehan d'Al- brecht, comte de ISevers et de Rethel , seigneur d'Orval , etc. et gouverneur de Champaingne , que pour plus grande ségurté et approbation de ce que. dit est, il veuille aussi faire appendre son seel auxdites présentes. Et nous les trois membres et estats desdits pays de Liège, de Buillon et de Loz, cognoissans le grand bien, commodieux et prouHitable faict. qui peult advenir et advenra de l'entreliennement et accomplissement dudit traicté de paix, à la conclusion de laquelle nous avons estes appelés et, qui par notre sceu et consentement exprès a esté passé et accepté , conclu , fermé et accordé par la forme et manière cy-desseur exprimée et touchée, avons , en ratifiant nolredit consentement, acceptant et aggréanl tout ce que dessus est dit et escript, rais et appendu, faict mettre et appendre à ces présentes, nous , le chapitre de la vénérable égUse de Liège, notre seel accoustumé ; et nous Vincent, comte de Meurs et Saerwerden, Guillaume de Egmont, seigneur de Horps et de Boxhmeer, Loys de la Marck, seigneur de Neufchasteau , de Rochefort el d'Aigrymont, Éverard de la Marck, seigneur d'Agimont et de Drubu, Engle- ANALECTA LEODTENSIA. 859 bert de la Marck , seigneur d'Orchymont, frères, enfans dudit Loys, Herman de Bronckhost et de Battenborch , seigneur de Steyn , Jehan de Mérode , seigneur de Petershem , Ricald de Mérode , seigneur de Dypenbeeck et de Liesdael ; Guillaume de Lingny, baron de Brabanchon, seigneur de Bossu et de Breellez , Ricalde de Mérode , seigneur de HufFalize , de Morialmez , de Rame- reu, BriflFeu, etc. , Marie de Ville, dame de Fymes et de Vierues, Balduin, seigneur de Fontaine, Guillaume de Fontaine, seigneur de Melain, Gils, sei- gneur de Sombreff, de Farchines et de Torgunnes, Philippe de Bersel , Wou- tier de Couving, Simon de Herboys, Jehan de Halstron , seigneur de Hamale etdeBruystem, Willame de Hamale, seigneur de Manyel d'Odeur, Willaraede Wlodorps, seigneur de Lent et d'Alenborch, Jacques, seigneur d'Argenteau et de Hermale, Guillaume d'Odeur, seigneur de Ghenoule Eldren , Adrian de Bloes, seigneur Donsticnt, Jehan de Rouer, sér^-^schal de la comté de Loz, Guillaume d'Ordinghen, seigneur de Weray , Lancelol, seigneur de Boussut, Waltier d'Odeur, seigneur de Monceau, Jehan de la Bowerie, Jehan le Pol- lain, seigneur à Varoux, chevalier . Willame de Mérode , seigneur de Houllon- goe, Dieudonné de Rivière, seigneur de Heer, Horraal, etc. , Raes de ÂVarfengnies , seigneur de Voroux , d'Ossoingneetde Waroux , grand mayeur de la cité de Liège, ïhiri, seigneur de Mommale et de Breue, Willame de Horion, seigneur de Grandtaxe et d'Engys, raessire Gérard d'Yve, Raes de Corswarem, seigneur de INiel, de Maleyve , Loys, seigneur Dyve, messire Gé- rard d'Yve, seigneur de INeufvilIe, Gérard de Marbais, seigneur de Louverval, Loys, seigneur de Celles, Engelbert d'Emptynes, seigneur de Nouffin et de Hermalle , Jehan d'Argenteau, seigneur de Doxhen, Jehan de Corswarem, seigneur de Landillies, Lambert du Bois, seigneur de Moberthingen et de Chastelinau, Jehan, seigneur de Preelles, Husiin , seigneur de Modave, Jehan le Charpentier , seigneur de Haverson , Jehan de Boussut , seigneur de la Motte , Jehan de Cortembach. sèneschal de Bilsen , Guillaume de Horion , seigneur d'Ordinghen, Henry Surlet, seigneur de Gudeghoven , Raes de Prinlhaguen, Guillaume de Colen, seigneur de Buvinghen, Renarl de Rou- vroit, Jehan de Grevenbrouck , Henry de Grevenbrouck , Raes de Greven- brouck, Adam de Kerkem , Engelbert , Renier de Sckelons . Jehan de Kestel, Claes de l>onck, seigneur de Bicht, Guillame du Bos, Cristiane , seigneur de Raroelo. Jehan de Floyon, bailli de Hesbaing, GérartViron, Willame Surlet, seigneur de Chocquier, Jehan de Serain, seigneur de Houtain , Henry de ifi ■-Il t 860 ANALECTA LEODIENSIA. Serain, seigneur de Haii-sur-Sarabre, Conrarl de Boubais, vouwé de Liera , Thiry Pouillon, Loys de Marneffe, Jehan Skelarl, Herman van Eynelen, sé- nescha! deSlockem , Jehan de Eynelen , de ISueflFchasteaii , Jehan de Kinghen- borch, Claes Wilters, Art Lamboye, dit Parad , Jehan de Best, Jehan Mal- breet, et plusieurs autres, constituans et représentans Testât des nobles, avons prié et requis Richard de Mérode, seigneur de Huffalize , naessire Guil- lame , seigneur d'Odeur, messire Jehan d'Alferen , seigneur de Haniale , mes- sire Jehan de Rouert, chevalier, Raes de VVerfengnies, Dieudonnë de Ri- vière , Gérart de Marbais, messire Gérart d'Yve, Willame de Horion, seigneur d'Oley, Thiry de Mommale, Engelbert d'Einplines, Jehan de Floyon , des susdits, qu'ils veuillent, pour et en nom d'eux et de nous et dudit estât, à ces présentes faire mettre et appendre leurs séaulx. Ce que nous, les dessus- dits , pour et en nom que dit est , avons voluntiers faicts. Et pareillement aussi , nous les maitres, jurés , conseil et communaulté de ladite cité de Liège , et des villes de Huy, Dinant, Tongres , Sainctron , Fosse, Thuing, Couving, Loz , Hasselt , Herck , Bree, Bilsen , Beringhen , Stoc- kem, représentans le tyrs membre et estais desdits pais, avons à ces pré- sentes faicl appendre les séaulx desdites cité et bonnes villes, promettant de notre part, tous en général, et un chacun en particulier, sur ce noz fois, honneurs et séremens, pour ce solemnellement, par un chacun, selon sa vo- cation, de nous faicts, de bien léalement, fermement et inviolablemenl tout ce présent Iraicté , en tous ses points et articles prescrits , enlhièrement furnir, garder, accomplir et observer, sans jamais, en manière que soit, aller ou faire au contraire, sur les promesses y apposées. Et, nous lesdils trois estais, pour plus grande corroboration et tesmoin- gnage de ce que dit est, avons tous ensemble prié et requis, prions et re- quérons par ces présentes, à vénérables religieux , nos biens-aymés en Dieu , messire Ancheau de Berghes , abbé de Sainctron , messire Barlholomy de Longchamp, abbé de S^-Lauren , messire Gérart Hadelingen, abbé de 8»-Jac- ques, messire Jehan de Liège , abbé d'Aine , messire Jehan de Hersey , abbé du Val-St-Lambert , messire Henry deTheux, abbé de Neufmoustier, mes- sire Jehan Dary, abbé de S^-Giel, messire Balduin de Courtevain , abbé de Floen, messire Barlholomy, abbé de Beaurepart, messire Jehan de Sohey, abbé de St-Huberl en Ardenne, l'abbé de Maloene , de Florines et le prieur des Escoliers, qu'ils y veuillent aussi faire appendre leurs séaulx. Et nous les ANALECTA LEODIENSIA. 861 abbés dessusdits, à la requeste desdits estais, avons requis et prié les abbés de Sainctron, S*-Laurent , S*-Jacques, de notre Dame d'Aine et de Neufmous- lier, qu'ils y veuillent mettre leurs séaulx pour eulx et nous tous en général ; ce que nous les devants dits avons volontiers faicl. Donné et finableraent conclu en la ville de Treicl, le cincquième jour du mois de may, l'an de la na- tivité de Noire-Seigneur Jésus-Christ, mil quatre cent quatre vingt et douze. MS. de IVachtendonck de la bibl. royale de Bruxelles. CXXXI. ABOLITION DONNÉE AUX LIÉGEOIS PAR LE ROY DES ROMAINS ET MONS"^ l'aRCHIDUC SON FiLz (juin 1492). Maximilian , etc. Savoir faisons à tous présens et advenir que de la parte de révérend père en Dieu , noslre très-cher et très-amé cousin l'évesque de Liège , duc de Bouillon et comte de Looz , nous al esté exposé et remonslré comment , à la requeste de ceulx de la cité de Liège, icelluy exposant se soit condescendu et aicl esté content de accorder et passer certain Iraicté et ap- poinclement avec ceulx de la Marck ayant tenu la partie desdils de la cité de Liège, et les autres leurs complices et adhèrens de son pays, en faisant lequel Iraicté iceulx de la Marck , et ceulx de sadite cité et autres leurs adhè- rens ont requis avoir abolition générale de nous, de tout ce enlhièrement qu'ils et leursdils adhèrens ont et peullent avoir offencé envers nous, noz pays et subjeclz, tant en pilleries, roberies, comme en vrantschats , boutle- menl de feuz , comme autres forces et violences par eulx et leursdites gens , faicles et commises en et sur nosdils pays et subjects , depuis le Irespas de messire Guillaume de la Marck jusques au présent, si comme en ledit expo- sent, en nous requérant bien instamment que, pour le bien de paix, veuillons accorder ausdits de la Marck et ausdils de la cité de Liège et leursdils adhé- rans dudit pays de Liège , ladite abolition , et sur ce leur faire expédier noz lettres patentes en tel cas pertinentes; parquoy nous, les choeses dessusdites considérées, inclinans à la requeste de nostredit cousin de Liège, en consi- dération et faveur raeismement des grans et loyaulx devoirs , en quoy il s'est ^!l* i ,♦"* 862 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 863 mis et entretenu envers nous, et les grans services et assistances qu'il nous a fait contre noz rebelles et ennemis , avons ausdits de la Marck , ausdiU de la- dite cité de Liège et autres dudit pays de Liège . qui les ont adhéré , aidé et assisté contre nostredit cousin de Liège ou cas dessusdit, quiclé, abolli et pardonné , et de noslre certaine science , auclorité et plaine puissance , quic- tons, pardonnons et abolissons de grâce espéciale par ces présentes, tout ce enthièrement qu'ils et cbascun de eulx en général ou en particulier, ont et peullent avoir mespris et oÉFensé envers nous, noz haulteur et seigneuries, tant à cause des courses, pilleries et roberies, vramcatz, ranchonnements , compositions, boutemenl de feuz , forces, violences, comme de tous autres exploicts de guerre, par eulx faiz, commis et perpétrez en et sur noz pays et subjecls quelconcques , depuis le trespas dudit messire Guilleame jusques au présent, ensemble tout peines, amende et offence corporele, criminele et civile , en quoy il et cliascun de eulx ont et peullent avoir meffaicl , offensé et eslre encouru envers nous, nosdits haulteur et justices, imposant sur ce silence perpétuel à nostre procureur générale et tous autres noz officiers et justiciers quelconcques , pourveu toutesfois que lesdits de ta Marck et lesdils de ladite cité ue recommenchent la guerre, ne fâchent, ne fassent telz et semblables exploiz sur nosdits pays et subjects, sur pêne de perdre le béné- fice de cesdites prés-ntes et décheoir de Teffecl d'icelles. Si donnons en man- dement à nostre chier et féal chevalier et chancellier le S-^ de Champvaus et de Sors-sur-Sambre et à noz amez et féaulx les gens de noslre grand conseil, chancellier et gens de noslre grand conseil de Brabanl , lieutenant et gou- verneur de Luxembourg, séneschal de Lembourg, Valkenburg et de Dalera, grand bailly de Haynault, gouverneur de >iamur, maire de Louvain , aman de Bruxelles, marcgrave d'Anvers, escoutelte de Boes-le-Uuc, de Treict sur Meuse , lieutenant et capitaine de Huy , et à noz autres justiciers , officiers et subjects quelconcques, présens et advenir, cui ce peult estre ou pourrat tou- cher et regarder, leurs Ueutenans et cbascun d'eulx endroit soy , et si comme à luy apartiendrat , que de nostre présente grâce , quictance , pardon , abo- lition et de tout le contenu en ces présentes, sellonc, par le manière et soub la condition susdite , ils facent , sueffrent et laissent lesdits de la Marck et la- dite cité de Liège et leursdits adhérens dudit pays plainement et paisible- ment jouir et user , sans leur faire , mettre ou donner ne souffrir estre faict , mis ou donné . ors ne en temps futur, aulcun arrest, destourbier ou empes- chement au contraire en corps ne en biens, en manière quelconcque ; ainchois se ils ou aulcuns de eulx ou de leurs biens sont ou estoient ci-après pour ce pris , saisiz, arrestez ou empeschiez en aulcuue manière, les mettent ou facent mettre, tantoest et sans délay, à plaine et enthière délivrance, car ainsy nous plaisl-il estre faict. Et auffin que ce soit ferme choese et estable à tousjours, nous avons fait mettre nostre seel à ces présentes , saulf en autre choese noslre droict et I aullrui en tout. Donné en noslre ville de Malines, ou moix de juing, l'an de grâce mil quatlres cens quattres vingts et douzes , et des règnes de nous roy, assavoir de celluy des Romains, le septième et d'Hongrie le se- cond. —Ainsi signé : Par le roy , mo?u^ le duc de Sassen , lieutenant général ; vous, ie sire de Wal/iatn, premier chambellain de mons»^, les sires de Coul- Ion (?) de Borsel, de la Marck, les prévost de Treict et Liège présens. — Numai/. JVS. de la bibl. de l'université de Liège, n» 188, p. 187. cxxxir. LETTRKS DU 22 OCTOBRE 1492 , PAE LESQUELLES JAN DE HORNE INSTITUE EVRARD DE LA MARCKE, MAIEUR DE LléCE*. Jehan de Horne , par la grâce de Dieu , évesque de Liège , duc de Buillon et conte de Loz, savoir faisons à tous, que pour les sens, discrétion, vail- lance et suffisance que par expérience savons et cognissons eslre en la per- sonne de noslre Irès-chier et féal cousin Evrard de la Marcke , filz aisnè d'A- remberg, icellui, confians à plain en ses sens, lèaultè, proud'hommie et bonne diligence, avons^ pour ces causes et autres nous à ce mouvans, commis, or- donné , institué et estably , et par ces présentes commectons, ordonnons, ins- tituons et establissons en l'office de nostre maieur en nostre cité de Lièpe , et ses appartenances et appendices , ou lieu de noslre Irès-chier et féal conseillier et premier chambellain Basse s' de Warous, de Vorous , d'Ossogne , etc. , lequel pour certaines causes en avons déporté et déportons par ces présentes. * Voyeï ci-dessus , p. 109. m % 864 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIEINSIA. 865 Auquel nostre cousin avons donné et donnons plain povoir, puissance, auc- lorité et noandement espécial dudit office en toutes ses parties , si avant que à icellui doibvent appartenir, d'ores en avant tenir, exercer et desservir par lui ou ses commis , ung ou plusieurs à ce ydoines et suffisans , de composer de toutes amendes, adventures, forfaitures, accidens et autres droitures à nous appartenans à cause dudit office , de , à la semonce de noz eschevins , faire et administrer loy à chascun selon son bon droict ou délict, de cueillir, lever, recepvoir, pourchasser, conslraindre et faire venir ens tous les deniers pro- cédans desdits amendes et compositions, par toutes voyes et manières deues et raisonnables, et ainsi que l'on est accoustumé de faire de noz propres de- niers. Desquelz deniers il sera tenu nous faire et rendre bon, juste compte et reliqua, toutes et quantes fois que par nous requis en sera, en la chambre de noz comptes, où il sera tenu , pour ce , faire le serment, et généralement de faire bien deuement et léalement , toutes et singuliers, les choses que bon et léale maire dessusdil fait et doit faire , et que audit office compétent et appartiennent, aux gaiges, drois, sallaires, honneurs, prouffiz , prééminen- ces, libertez, franchieses et émolumens accoustumez et y appartenans. Sur quoy , et de soy bien et léalment acquitter en l'exercice d'icelui office , il a fait le sérement en noz mains en tel cas pertinent. Sy donnons en mandement à nous amez et féaulx les eschevins de nostredile cité , prions et requérons vénérables noz très-chiers et bien amez confrères , doyen et chapitle de nostre égliese de Liège que , d'icellui receu le sérement deu et pertinent , ilz le ad- mettent et rechoipvent oudit office . et le tiennent et réputent pour tel. Man- dons en oultre à tous noz justiciers , officiers , serviteurs et subgez , que à lui son office faisant obéissent et entendent diligamment, car ainsi le nous plaist. En tesmongnage desquelles choeses , nous avons à ces présentes fait appendre nostre seel aux secrez. Donné en nostre ville de Sainctron , le vingt-deu- ziesme jour de mois d'octobre, l'an mille quatre cens quatre-vings et douze. — Joh. Spirinc , quoad copiam facta collatione cum principali. archivée de la province de Liège, registre de l'ancienne ca- thédrale de St- Lambert, n» 112. CXXXIII. ORDONNANCES MIESES EN WARDE DE LOY, LE 5 JANVIER 1493. L'anXIlllc llll"et Xlll, le iiiie jour de jenvier, source que de part nostre très- redoubté seigneur, monseigneur de Liège, et les membres et estas de ses pays, après les guerres et la paix deraincment sour ce faite, ayent, par plusseurs raisons eulx ad ce movanles, en considérant la disposition de temps, fait et ordonneit certaines ordonnances, lesqueles les esquevins de Liège entendent voUoir faire mettre en leur warde, remonstrent lesdits esquevins que de touttes bonnes ordonnances sont-ilz joyeux, mais portant qu'ilz ne scevent propre- ment le contenu d'icelles, comme ceulx qui à les faire et conclure n'ont point esté convockeiz ne appeleis, si que esquevins ne autrement, et que à leurs institutions et réceptions endit eskevinage, on les at fait faire plusseurs séri- mens aile observation et entretènement de la loy du pays , de la paix de Fexhe et de plusseurs autres paix faites, concernantes la protection de ladicte loy du pays, franchieses, libertés, drois et observation, tant de la jurisdiction, hau- teur et seigneurie de nostredit très-redoublé seigneur , franchieses et libertés des églises, borgoix délie cité, surséans de pays comme autres, pardevant eaux resortissans de loy et de justice. Se font lesdits esquevins protestation que point ne vuelent empeschier de mettre lesdictes ordinances en leur warde mais pour ce ne s'ensiet point que par icelles on les puist reprochier ne at- tempteir d'avoir procédé allencontre ne en préjudice de ladite loy de pays, ne des sérimens qu'on les at fait faire et jureir, comme dit est, et que, se useir les covint desdites ordinances en tout ou en partie, en binfaisant selon le dis- position de temps à leur loyal pooir , ilx protestent comme dessus , que ce aussy ne leur puist préjudiciier tochant leursdits sérimens et professions , re- quérant leurdile protestation yestre ossy miese en warde de loy. L'an xiiiic iiii" etxiii, le v^jourde jenvier, furent les ordinances subescriptes, ensuyant les lettres envoiiez pour ce faire par nostre très-redoubté seigneur monseigneur de Liège , mieses en le warde de nous les esquevins de Liège , 109 i Quo siquidem articulo sicut praefertur exbibito et leclo, idem Aegidius nomine quo supra sermonem suum conlinuando, dixit ulteri us et asseruit ho- norabiles viros Petrum de Oca in villa de Juppilia prope Leodium commo- rantem, Pelrum de Becca, Ludovicum Garry , Henricum Louhea et Wil- helmum Louhea , fratres, cives Leodienses, ibidem adslantes ac propterea secumadductospraesentes fuisse dum praeinserli arliculi contenta accidissenl, illosque eisdem interfuisse atque de illis veram et indubilatam nolitiam seu scientiam habuisse et habere. Et quia praelibatus dominus Roberlus de Marcka, suus dominus, de in hujusmodi arliculo conlenlis docere alque ea verificare et probare habuil et liabet, piumque esset veritali leslimonium per- hibere , rogavil cum inslanlia eosdem qualenus, subeorum et cujuslibet ipso- rum propterea praeslandis juramenlis, meram verilatem de et super praein- serli arliculi conlenlis illorumque circumslanliis universis dicere et deponere vellent. Quiquidem Pelrus de Oca, Petrus de Becca, Ludovicus, Henricus et Wilhelmus praefati, volentes pelitioni et rogatui dicli Aegidii, nomine quo supra procuraloris, annuere ac veritali leslimonium reddere, taclis priusper eos et eorum qucmlibet sacrosanclis Dei in imagine Crucifixi ac praestilo ab eis et eorum quolibet solemni et debilo verilalis juramenlo, tali videlicel quod de et super conlenlis et narratis in praeinserlo arliculo illorumque circums- lanliis universis puram et meram dicerent et deponerenl verilatem , omnibus amore, odio, timoré, prece, prelio , dono et fraude seclusis , tanquam testes dixerunletdeposuerunt,acdicuntetdeponunt, antefaliscilicet Pelrus de Oca, Pelrus de Becca et Ludovicus Garry, contenta et narrata in hujusmodi arti- culo fuisse el esse vera, indeque veram et indubilatam nolitiam habuisse et habere ac se illis inlerfuisse alque ea ila fieri vidisse el audivisse ac conligisse et accidisse, proul in eodem arliculo conlinelur el narralur. Praelibati vero Henricus Louhea el Wilhelmus Louhea, ejus fraler, sub eorum praelactis prae- laclis praeslitis juramenlis allestati suul et deposuerunt el alteslantur el de- ponunt sibi de praeinserli arliculi conlenlis tanlum constare alque verum esse, quod cum alias dominus de Foret, in praeinserlo articulo menlionatus, perstrenuum mililem dominum Robertum de Marcka ac suos captus , ipsius- quoque domini Roberli captivus essel, ipsique testes in domo Pétri de Oca , infra civilatem Leodiensem , in qua reverendus pater dominus abbas Sancli Trudonis eo tune captivus detinebatur, caplivorum custodes seu conservatores existèrent , idem dominus de Foret venit quadam die ad diclam domum , lo- quens hilari vultu ac dicens ad dictum dominum abbatem Saucli Trudonis, 878 ANALFXTA LEODIENSU. ,. quod mafiDo caudio esset affeclu» el tolus jucuudu» effeclus , quia illo die „ subcerlis pron.is,ionib«s relaxalus essclel a c.vilale Leodien». rccedere de- „ berel. Promiserat enim , in manibus dicli do.uini Uobcrli , s.b. hdem prop- , terea dand,., de sollicilando el solvendo infra quindecim d.es aul ad omne ,. lardius infra 1res septin.anas luuc fuluras suam ransionem aul de «; redc.be- „ rando ad omnem dicli domini Robcrli requisilionem. .. Quod d.clus abbas audiens el eumdem a civilale Leodiensi recessurun. inlell.gens ipsun. hun,.- I.ler roratum habull, ul sui memoriam prae se ferrel alque pro l.beral.one el relaxalione lum sua quam ipsius abbalis apud a.nicos insislerel el lol.s cona- libus laborarel. Quod diclu» don.inus de Forel praefalo abbal. se faclurun. addixil Cl pollicilus fuil. Ac procura.o sibi dominas de Forel equo une per praenominalu... Pelrum de Becca, sub pro.nissionibus praelacUs , a c.v.Ule Leodiensi recessil. El aliud .le conlenlis in praeinserlo arl.culo nesc.unl lesles ipsi omnes el sin„uli deponcre, quamv.s lamen super praem.ss.s omnibus e sLn.lis illoruniqûe circumsUnliis el dependenU.s un.vers.s d.l.genler tuennl nlerroRali el examinai. , affirman.es se praemissa omnia el s.ngu.a dcposu.sse pro ...era veri.ale in lueem rediceuda , on..,ibus odio, amore , Umore favore, dono, p.ece, pre.io, ranco.e, dolo alque fra..de seclus.s pen.lus el rejecli». De el super qu'bus praemissis omnibus el s.nculis dic.us Aeg.d.us, nomme que supra, siïia nobis noUriis publiais ioftascripUs unun. vel plura publ.cu.n seu publica Geri alque confici pel.il inslru.uenlun. cl mslrumenta Ac a fue- runl haec Leodii . sub anno , indiclione , mense, die, hora el ponUhcalu qu.- bus supra, praesenlibus ibidem honorabilibus el discreUs v.ns Johanne le Bélier elUurenlio de Lemborche, clericis Leodiensis d.occes.s, lesUbu. fide difinis ad praen.issa vocalis special.tcr et . ogalis. H lo Sillianus Garrv, clcricus Leodiensis. publ.cus sacr.s apos.o .cael .m- periali auc.or.lalibus ne'cnon insigniseccleMac venerabil.sque eu. .ae Leod.ens.s Larius juralus, qu.a exposi.ioni, narralioni , asscrl.on. , prae.nse... ar..cul. exhibilioni nccnon praefalorum leslium produclioni, rccepl.on. el exam.na- lioni aliisque praemissis omnibus el singulis, dum sicul praem.lt.lur he.enl et aperentur,una cun, meo connolario infrascripto ac lesUbus supranom.na- ,i, .nterfui, eaque s.c fieri scivi , vidi cl audivi, idcirco hoc praesens pu- blieum inslrumenlum manu mea propria scriplun. , unacum praefalo et .n- trascripto meo connolario , exinde confeci el in hanc publ.ca.n tormam rcdegi , signoque ...ajori el nomine meis soliliset consuelis subscr.ps. el s.gnav. , .n ANALECTA LEODIENSI A. 879 fide.n , robur et leslimonium omnium el singuloruin praemissorura , rogalus pariter et requisit.is. yircMves de la province de liège , registre de t'ancienne catlièftrfite de S'-LambcH ,n»ll5,/b/. ôSverto. CXXXVI. Jl'LII II BULLA EXECUTORIA SENSENTIAE PAULI II , DE DISPOSITIONE OMNIUM OFFICIORUM PRO EPISCOPO LEODIENSI JOANNt DE HORNE , DATA DIE 1' NOVEMBRIS 1504. Julius episcopus, servus servorum Dei. Dileclis filiis Coloniensis , S. Pétri Lovaniensis ac S. Gudulae Bruxellensis . Leodiensis el Cameracensis dioecesis, ecclesianim decanis, salulem el aposlolicam benediclionem. Humilibus sup- plicum volis libenler annuimus, eaque favoribus prosequimur opporlunis. ExhibiLa siquidem nobis nuper pro parle venerabilis fratris noslri Joannis episcopi pelilioquae conlinebal, quod cum olim ex dura gravissimarum dis- cordiarum el dissidioruin commolione inler bonae raemoriae Ludovicum , episcopum Leodiensem dura in humanis ageret , et adhuc eleclus esset Leo- diensis ex una, et dilectos filios magislros civium , scabinos, burghimagistros , rectores, juratosetcommunitatera civilalis Leodiensis, et universitales oppido- rum de Tongris el de Sancto Trudone patriae Leodiensis , necnon Loscastri , Hasselt, Beringhen , Eyck, Sloeckhem , Bree , Heerck el Bilsen coraitatus Lossensis , et aliorum locorum ipsorum adjacentes aliosque omnes el singulos in hoc consorles ex altéra parlibus , super quibusdam juribus, jurisdiclio- nibus et aliis lune expressis. orla maleria quaeslionis, el successive scandala subsecula , civilasque Leodiensis ac alia oppida et loca hujusmodi propterea primo ordinaria , et deinde apostolica auclorilatibus ecclesiaslico inlerdicto supposila , et tandem ab illo quod aliquamdiu observalum fuerat, ad eamdem sedem appellatum fuisset , el felicis recordalionis Pius papa II , praedecessor noster bonae memoriae, Pelrum, Tirasonensem eleclum, el Sancli Sixli pres- bylerum cardinalem, lune causarura apostolici palalii audilorem , ad parles illas pro hujusmodi litibus, quaeslionibus ac scandalis sedandis et componen- 11* i '• •!f I t h k\\\ Ml 880 ANALECTA LEODIENSIA. ANALECTA LEODIENSIA. 881 (lis sub cerlo modo et forma nuntium suum destinaverat; ipseque Pelnis , cardinalis, tune auditor et nuntius, poslqiiam super quibusdam attentalis senlenliam promulgaverat , legitimo sui>er his habito processu ac terminis omnibus qui conservari consueverunt servalis, cum parles ad concordiam reducere aliquamdiu tentassel, sed humano generis inimico lurbante . suum in ea parle proposilum perficere non valens, dicto Pio praedecessore univer- sae Garnis viara ingresso , piae memoriae Paulo papa secundo, eliam praede- cessori nostro processum , causam, jura et raliones ambarum parlium juxta suam commissionem fideliter relulisset , idem Paulus praedecessor nosler post nonnullorum terrainorum de mandalo ejus eliam peremptorie assigna- tionem , ad ulteriora in hujusmodi causa rite procedens, de consensu fralrum suorum cardinalium per suam quam in scriptis lulit delinilivam senlentiam , inler alia verum et plénum dominium , etc. ». Et condemnavil, prout in lil- lerisejusdem Pauii praedecessoris indeconfectisdicitur plenius contineri. Cum antea sicul eadem petilio subjungebat diclus Joannes . episcopus, dubitet ne magislri civium, scabini, burgimagislri , redores, jurali, communilales etalii litis consortes praefalae, velint reverenter parère, et de contenlis in ea débite satisfacere, prout lenentur , pro parte islius Joannis episcopi nobis, (|ui diclo Paulo praedecessore, sicut Domino placuit, ab bac luce substraclo, fuimus di- \ina favente clementia ad apicem sui apostolatusassumpli, fuit humiliter suppli- calum , ut ei super boc de oportuno remedio providere dignaremur. Nos ita- que ad quos spécial sententias praedecessorum noslrorum débile execulioni demandari et illas firmiler observari facere , hujusmodi supplicalionibus in- clinali , discretioni veslrae per aposlolica scripla mandanms, qualenus vos vel duo aut unus vestrum , poslquam de lilteris et senlenlia hujusmodi vobis legi- lime constilerit, per vos vel alium seu alios senlentiam ac lilleras hujusmodi , ubi et quando expedire videretis , aulhoritale noslra solemniler publicantes et debilae execulioni demandantes, facialis ipsum Joannem, et pro tempore existenlem episcopum Leodiensem, jurisdiclionibus, imperii», inslitutionibus et aliis praemissis dictae ecciesiae adjudicalis , ut praefertur juxla praefatarum litterarum et sententiae dicli Pauli praedecessoris lenorem , pacifiée frui et paudere. ac omnia et singula in dicla senlenlia conlenla firmiler observari , non permittenles eumdera Johannem, et pro tempore existenlem episcopum ' Ut supra in praecedenli senlenlia, de verbo ad verbum usqne ad finem vide , p. 548 el 639. Leodiensem ac ejus officialem super illis per magistros civium , scabinos , bur- gimagislros, redores, juratos, communilales, et eorum lilis consortes prae- dictos . aut aliquot ex eis qiiomodolibel impediri vel moleslari : et insuper legilimis super his nos habendis servalis processibus eos loties quolies expe- diret , aggravare curelis , contradictores per censuram ecclesiasticam appella- tione poslposita compescendo, invocato ad hoc , si opus fuerit, auxilio brachii secularis , non obslantibus recolendae memoriae Bonifacii papae octavi simi- liter praedecessoris noslri, qua inler alia cavetur ne quis extra suam civitatem, vel dioecesim in cerlis casibus exceptis, et illis ultra unam dielam a fine suae dioecesis ad judicium evocelur : seu ne judices a sede praedida deputati extra civilalem, aut alii vel aliis vices suas commiltere praesumant, dum- modo ultra duas dictas aliquis authorilate praesentium non trahatur cum aliis constitulionibus et ordinalionibus apostolicis conlrariis quibuscumque ; aut si magistris civium, scabinis, burgimagislris,rectoribus, juratis,communitatiet aliis lilis consorlibus praefatis, vel quibusvis aliis communiler vel divisim ab eadem sit sede indultum, quod inlerdici, suspendi vel excommunicari, aut extra certa loca ad judicium evocari non possunt per lilleras aposlolicas , non facientes plenam et expressam ac de verbo ad verbum de indulto hujusmodi mentionem. Datum Romae apud sanctum Pelrum, anno incarnationis domi- nicae millesimo quingentesimo quarto, kalendis novembris, pontificatus nostri anuo primo. MS. de ffachtendonck, de la biblioth. royale de Bruxelles. EXPLICIT. i ', »ii iii SI hi 111 \\'\\'\\\\\\V\A\\\\\\'VV\\\V\\\\V\\\V\\(\,\(VV\\VV\\VV\\\V\\\.V\'V\\'VV\\\\VV\\\\\\\\>\\\V\'VV\\W\\\\V\\ TABLE DES MATIÈRES. l!i:i ri i-k '.\'\ Pages. Introduction. Notices sur la vio et les écrits de Jean de Los , Henri de Merica et Theodo- rious Failli, etc y I. Johannis de Los, abbatis S. Laurentii prope Leodium. chronicon rerum gestarnm ab anno MCCCCLV ad annum MDXIV l Prolopus auctoris 3 Ludoviciis Borboniiis fit episcopus Leodiensis 5 Oppida patriae Leodiensis maniburnum optant 6 Ludovicus episcopus Leodium intrat ib. Ludovici Galliae Delpliini fuga ib. Daventriae obsessio ib. Episcopus petit subsidium 7 Mors patris Ludovici Borbonii ib, Piiorinariuni erigitur ib, Kikenpois emitur ib. Kpiscopus ex Trajecto Leodium venit ib. Mors Johannis de Hensberch episcopi, Legationes Leodium roissae 8 Mûri exaedificatio super gradus rétro chorum saneti Lamberti. Spectacula .... ib. Leodii cessatur a divinis ib, Procuratorum insolentia ib. Procuratores et eccicsiastici a vili plebecula percutiuntur 9 Derisio curiae spiritualis fO Querelae apud episcopum deponunlur contra ipsius ofliciales ib. Raso de Heers \\ Episcopi officiâtes mulctantur ib. Ad Annulum palatii episcopus vocat Lossenses 12 il ';; (' l!,' M i!l ri . r T (j 884 TABLE DES MATIÈRES. TABLE DES MATIÈRES. 885 Episcopi in Mechliniam profectio Rex Franciae, Leodienses minaus, placatiir Leodicnsiiiin legalio in (•alliam * jntei-dictum Diaeta in Trajecto ' Episcopus o\i{ïit contum millia florenoruni aureorum Trajectum tiansfeiri juhet curiani et capituluni Legatus régis Franciae Leodiuni venit Apostolici legali intercessii relaxatnr interdictuni *" Episcopus I.eodinni reveisus inox Trajectum commigral » * Discordia inter Rasonem de Heers et Johannem de Hamalia ^" Datinenses Praedicatoribus et Minoritis poenitentia iniposita oh inlerdiclum ab ipsis non servatuni. \9 Dux Burgnndiae meditatur expeditioneni contra Turcos '"• Abbas S. Jacobi corani legalo citatur ^ ai Sententia contra Leodios lala Castrum de Reyde expugnatuni *"' Seditio Dionanti. Everardus de Marcha J* Advocati usnrpatio * ' * Marcus Badensis, inamburnns civitatis '"* Episcopus venit Huyuni et subdiaconus consecralur 23 Maniburni in civitatem ingressus ** Gapituhini mainburnuni acceptare differt *^ Interdictum resumendum *"* Clerus civitate clam exit ™ Sedes absenlium invaduntur |"- Marchio de Baden urbeni ingreditur • "*' Leodiorum in belle temeritas Her\iae incendium * • Falcomontis obsidio. Fugam capit mamburnus ** Meffiae cum prioratu combustio *"• Pugna cum Limburgensibus ^ Leodii succumbunt in Montenaken j*»- Montenaken incenditur '"• Actio de pace inter episcopum et cives constituenda 30 Castri de Heers incendium p* Colubrissarii Puerorum insolentia *'*' Belli praesagium **• Decollatio Aegidii de Mess, advocati de Graus et Johannis Carpentier 36 Puges. Pax proclamala ^ Cohibrissariorum improbitas. Adversarii pacis . • 37 P(«tis :k Legatio Leodii ad summun pontilicum et ad Philippum Burgundiae ducem .... ib. Ducenta millia florenorum a Leodiis duci Burgundiae solvenda 39 Dionantum expugnatum 40 Fecialis a duce Carolo ad Leodienses missus 4i Adversi exercitus de pace locuturi conveniunt 42 Centum et nonaginta millia florenorum a Leodiensibus duci Burgundiae solvenda . . 43 Novorum motuum initia 44 Decollatio Piron Steen ib. Decollatio Johannis Carpentarii 45 Leodiensium obsides in Brabantia detenti ib, Adventus episcopi de Trecis ad Leodium 46 Taxatio civium pro obsidibus liberandis 47 Scelerum pactiones et societates a Razone conflantur ib, (^roli ducis Burgundiae ad Leodienses legatio ib. Cives nonnuli morte mactati 48 Auctor hujus historiac Leodium adductus 49 Quid Raso matri ipsius pro marito supplicanti responderit ib. De Colubrissariis Hasseleti supplicium sumitur 50 Leodium refugium malis et facinorosiis hominibus ib, Obsidum in Brabantia detentorum querelae 51 Huyum a Leodiensibus expugnatum ib. Trudonopolis obsessa 52 Pugna ante Brustem ih. Succumbunt Leodienses ih. De pace ineunda Leodiensium consilium ib. Condonationem admissorum contra Carolum petunt Leodienses 53 Conditiones pacis Leodiensibus propositae ib. Garoli adventus ad S, Laurentium 54 Leodium intrat Carolus ib, Exules et profugi ad urhem revocantur ib. Pecuniae Carolo duci solvcndae ib. Novem civium decollatio 55 Reditus episcopi in urhem ib. Ecclesiae fidejussores pro pecunia duci solvenda ib. Apostolicus legatus Leodium venit 5(j Interdicti relaxatio 57 Exequiae Philippi ducis Burgundiae ib. ■«iM < *>d !! iHi il l. ^1 r A f-uKI 886 TABLE DES MATIÈRES. TABLE DES MATIÈRES. 887 Carolus Margaretam, sororem régis Angliae, in uxorcm accipit Colubrissarii Fugitivi Leodiiim reduces novas turbas excitant . Carolus Leodium obsidet " Tentorii diicis incendium Leodium capitur (iarolus nulli parcit Sacra profanantur Incendia Trajectenses civitatatis Leodiae spoliatores Trajectenses ponteni Archarura demoliuntur ; . . Brabanti corpus Sancti Lamberti non potuerunt transferre Ecclesia Sancti Lamberti reconciliatur • • Fredericus de Witthem • • Dux aureum leonem exigit pro domorum restauratione Carolus Gandavum sibi subjicit Uxor ducis Gelriae soror Ludovici Borbonii moritur Legatus apostolicus expensa recipit Ecclesia monasterii Vallis S. Lamberti combusla. Curia Leod. Trudonopolim translata. Donarium ab Humbercurtio in ecclesia S. Lamberti factum . . Castrum Frederici de Witthem obssessuni Pax Leodii proclamata Bona ecclesiarum arrestantur in Brabantia • • Ludovicus Borbonius Leodium redit Episcopus Trajectum petit Carolus civitati minatur, nisi promissa solvantur Commissarii a Carolo Leodium missi ad destruendos muros civitatis Juxta Sancti Martinum mûri manent illaesi Talhia civibus imposita Latrunculis exulibus resistitur Donaria a Carolo ecclesiae Sancti Lamberti facta De Payege ex Leodio in Hannoniam vocatus Ducenti rhenenses ab ecclesiis exiguntur Moritur Paulus IL It. Abbas S. Jacobi , et episcopi suttraganeus Imperator Fredericus III in Turcos bellum moturus, décimas petit Comètes Novum ab Humbercurtio ecclesiae S. Lamberti donarium oblatum Carolus dux Gelriam invadit Congressus Caroli ducis et imperatoris Pestilentia Pige» 58 ib. ib. 59 60 ib. 61 ib. ib. ib. 62 ib. ib. ib. 63 ib. ib. ib. ib. ib. 64 ib. ib. ib. 65 ib. ib. ib. ib. 60 Ib. ib. ib. 67 ib. 68 ib. 70 ib. ib. l'aies. Mors abbatis S. Laurentii 70. Carolus Nuciani frustra obsidet ib. Willielmus de Arenberch 71 Ricardum vicarium episcopi occidit ib. Amoldus Diest abbas S. Jacobi ib. Nicolaus Dene abbas S. Huberti 72 Induciae inter regeni Franciae et ducem Carolum ib. Carolus Nanceium obsidet ib. Comes S. Pauli capite plectitur ib. Carolus succunibit ib. Guido de Ilumbercourt et Wilhelmus Hugonetus capite plectuntur 73 Caroli décréta Leodii rescinduntur 74 Humbercurtii bona coniiscata ib. Mûri civitatis reparantur . . ib. Olliciatorum restitutio ib. Raso ab exilio redit ib. Wilhelmus de Marcha factus scultetus major 75 Poena traditorum episcopi ib. Clerici degradatio et decollatio > ib. Tilmannus Waldorey subvillicus ib. Ghiis de Kan Lossensis patriae scnescallus ib. Primi magistri civiuni post urbis excidium ib. Reflorescit civitas ib. Maximiliano imperatori nubit Maria Caroli fdia 76 Rex Franciae Avennas suae subjicit potestati ib. Adolphus Gelriae princeps custodia liberatus exercitui praeficitur ib. Auctor hujus chronici monastcriuni Sancti Laurentii ingreditur ib. Walterus Chabotteal plecitur capite 77 It. Petrus Rocha et Ludovicus de Seal ib. Huberti suffraganei legatio ib. Episcopus in Gelriam proficiscitur ib. Wilhelmi de Marcha defectio ib. Peronis revectio "8 Maximilianus Gelriam intrat ib. Maximiliani reditus in Brabantiam ib. Ipsius Victoria apud Morinensem civitatem ib. Wilhelmus de Marcha episcopi hostis 79 Maximilianus Namurci suscipitur ib. Wilhelmus de Marka in exilium relegatur ib. Pax inler regem Franciae et ducem Maximilianum 80 *i î m M ) ; 888 TABLE DES MATIÈRES. TABLE DES MATIÈRES. 889 P.ge». 80 Hullariorum motus Episcopus Clugiensis. legatus apostolicus coUigil décimas in subsidiuiii loiilra Tiirtos. ib. Johannes Laot, astrolopus, annum misemmnm praeditit °* Pugna inter episcopum Leodiensis et Wilheliiiuni Maïkaniim ***• t^regia indoles Johannis de Horn ^ Mors Ludovici Borbonii Wilhelmi Markani in eivitaten> irtgressus ***' Ex quibus conflatus exercitus ipsius |"* Maximilianus Trudonense oppidum inlereipil "** Mariae ducissae mors • Oppidum Lossense capitur *"* Hasselense oppidum expugnatur '"* Tentatur Lcodium iteruni sed frustra *** Tungrenses cum hostibus eomponunl |"* Everardus de Marka |"* Wilhelmus de Marka villam de Landen invadit "*• Sepultura episcopi Lud. Borbonii "** Johannes de llom, episeopus electus ^ Everardus de Marka Trajectenses persequitur. Belli calamitates ib. Obsident Brabanlini castrum de Ilollongh "... 86 Markano elades illata a Brabantinis ••'• Magistri civium de pace loquentes capite plectuntur 88 Ecclesiae de Alken combustio. Herck comburitur ib. Ecclesiae de Aspe combustio 'b. Incendium monasterii S. Laurentii "*. Monasterium ab ineendio per dominos de Marka liberatur 89 Maximilianus Tungrim intrat • ">. Blisiae expugnatio , et sedes ante Huyum M). Pax proclamatur *b. Oppidum Peer capitur 'b. Discordia inter Trajectenses; urbis expugnatio 90 Philippus comes Flandriae ">. Margareta Carolo régi desponsatur ">. Pestilentia ingens maxime in monasterio S. Jacobi ib. Jacobus de Croy,anti-episcopusnititurepiscopatum transferre 91 Foedus inter Wilhelmum et Johannem de Horn ib. Wilhelmi Markani captivitas 9Î Capite plectitur ">. Gisbertus in quatuor partes dividitur ib. Amici Wilhelmi Markani vindictam sumuDt de hostibus ib. Pages. Castrum Stockhem capitur 92 Pacis foedera non coëunt ib, Hasselt capitur 93 Oppidum S. Trudonis capitur ib. Ghiis de Kan tvrannus ib Curinghen capitur i ih. Decollatio Pétri Rocha ib. Ghiis de Kan exercitum ex Francia contlat ib. Castri apud S. Waiburgem demolitio 94 Mors Ghiis de Kan ib, Robertus de Marcha fugit ib, Sepultura horribilis Ghiis de Kan et Pétri Rocha ib. Abbas S. Trudonis carcere liberatur 95 Ordinatio missae specialis, quae fit prima feria sexta posl Pascha ....*.... ib. Leodii obsessio prope Carthusienscs ib. Carthusiani coenobii incendium et spoliatio ib. Obsidio ante Franchimont 96 Solvitur obsidio ib, Everardus Leodium obsidet : 97 Gilkinet et Parvus Pctrus civitatis traditores ib. Capitur civitas et spoliatur ib. Occiduntur comes de Horn, Raso de Waroux, Nicolaus Kortenbach, et Tilmanus de Waldorey ib. Reparatio castri de Coclmont ib. Frederici adventus in Flandriam 98 Albertus dux Saxoniae Maximiliani vicarius. Philippus Clivensis ib. Jacobus Croyus anti-episcopus ib. Leodienses scse Francis submittunt 99 Octoginta cives rclegantur ib. Sorores sanctae (^arae ib. Carthusiae reparatio ib. Captivi solvuntur ib. Nova processio in tnmslatione S. Lamberti ib. Apud S. Lambertum reliquiae populo ostensae 100 Robertus de Marcka Trajectum tentât ib. Philippus Clivensis Trudonense oppidum oppugnat ib. Arnoldus de Beerloo; ipsius mors ib. Thenae capiuntur 101 Episcopus a suis expulsus recipitur ib. Coelmont diruitur ib. 112 m V â ti ki t J [' - ii h '^i 890 TABLE DES MATIÈRES. Pax inter cpiscopum et Arenbergenses Episcupus civitatem impugnat CastrumdeMilhemctdeSeyneetEyckcapiuntur ' ' Philipjuis (hix Burgiindiae in comitalu Naimircensi inaufjiiratiir »*• Arenbergenses frustra Dionantum impiignant Pugna inter episcopum et Arenbergenses in Zonboven *^ Seditio Leodii '^ Engelbertus Nassauvius mamburnus Vacat populus spectaculis Jacobiis de Croy in civitateni intromittitur ] ' Robertiis cum exercitu civitateni intrat ' * Robertus mainburnus Campiniae vastatio | * Hasselt impugnatur* r ib- Famés 106 Belluni intestinum ini inopia Dux Saxonum pluries Leodium tentât '"' Periculuni mortis Johannis de Horn episeopi * * * \' Jacobi Vellerou mors Rivagiensinm famés et traditio \ ' Episcopi traditores decollati * * Belluni cum Tungrensibus Induciae Traditio î^ Sedes ante Dionantum et Cennacum • | Dux Gelriae Pax inter episcopum et Arenbergenses * * ' * î/ Episcopus diù expulsus in suam redit civitatem ||*- Galopiae.MalmundariietoppidideLandenincendium J»>- Everardus major praefectus Gerardus Vyron minor praefectus * " Hactenus possessa et detenta a Carolo rege Franciae , Pbilippo archiduci restiluuntnr. . 410 Sittart capitur Episcopus Mecbliniam proficiscitur jj" Huyum recuperatur. Processio in translatione sancti Lamberti >b. Weert recipitur îj' Maximilianus Blancam uxorem accipit '"• Trajectum venit Maximilianus rex Romanonim •**• Reliquiae Parisiis impignoratae ad sanctum Lambertum reducuntur iH !4( TABLE DES MATIÈRES. 891 Pages. Tungiis capitur ^4 Episcopus Maximiliani in itinere cornes il). Initium Observantium fratrum apud Leodium ib. Montfort diruitur ib_ Myrwarl et Bouillon capiunlur H2 Huy dissensio ib. Episcopi in Olmen cum Pbilippo profectio ib. Très soles. Tempcstas il,. Mors Everardi de Arenberch ib. Aedilicatio domus Fratrum ib. Philippi ducis et filiac régis Castiliae nuptiae 113 Latrocinium horribile ib- Dux Saxoniae infestus civitati existit ib. Interdictum civitatis ib. Caroli régis mors. , 114 Miraculis claret sanctus Evermarus ib. Sancta Anna miraculis in Duren pollet ib. Maximilianus in (leirenses movet ib. Initium cruciferorum in Dionanto ib. Violettae constructio ib. Miserabilis juvenis cujusdam decollatio ib. Jaspar abbatis Stabulensis mors ib. Robertus Elsdensis 115 Nuptiae Jobannis de Marcha ib. Jubileum ib. Ecclesia beatae Mariae Huyensis comburitur 116 Servatius abbas Sancti Jacobi ib. Mors ducis Saxoniae ib. Apparitio crucium sanguinolentarum ib. Viri poenitentes ex Italia Leodium veniunt ib. Philippus dux apud Parisios suscipitur 117 Weert capitur ib. Episcopus in Galliam proticiscitur ib. Episcopi Bysuntini mors ib. Episcopus Cameracensis moritur. iohannes de Hersey ib. In Galliam episcopi profectio 118 Seditio Leodii ib. Simon de Juliaco ib. Alexandri papae mors, oui succedit Pius 111, qui etiam paulo post moritur, oui subro- gatur Julius II ib. I ^i 89-2 TABLE DES MATIÈRES. TABLE DES MATIÈRES. P.gei. Johannes Dary abl)a8 S. Aegidii nioritur *** Johannes Virpius *"* Gabellaruni impositio "^ Henriciis de (iraus et l'elrus de Pieardia defuncli J*** Mors Barlholoiiiaei abbatis S. Laiirentii ; huic siiccessil Henricus Oroy »b. Terrae motus |"* Franchiniont castruni rediniitur *"• Residentia Erardi de Maicha '"* Jobanneâ de Montibus snfl'racaneus ^** Arnheni capitur '"• Equi cum stabiilo palalii conibiiriintur |"* Episcopus ad Trajectuin proticiscitiir *■*• Mors Johannis de Horn episcopi *** Erardus de Marcba episcopus Leodiensis J"' Secunda profectio IMiilippi régis in llispaniam >»>• Teinpestatesaevissimaoborta, rexPbilippusin Angliamejici^ur »»• Mors Philippi régis *** Erardus episcopus in Galliani proficiscitur ^"' Hospitiuni episcopi apud S. Laurentiuin, ubi sacris ordinibus initiatur ..... ib. Consecratio episcopi |"* Sedulitas episcopi circa divinum ofliciuni '■*• Virtutes episcopi '^ Castri Huyensis reparatio |"* Castra Franchimont, Stocbein et Dionantense reparantur jb. Contirmatio Jobannis de CurvoMosa, abbatis S. Jacobi »*>• Johannes de Los pictor ^f Erardus episcopatum Carnotenseni obtinet • *»>• Kobertus Esdensis Geldro subvenit |"- Halen comburitur, et Thenae capiuntur *"• Erectio turris apud S. Martinum ^p Redit episcopus Leodiun» |"* Mors Henrici Orey |"- Johannes de Los huius chronici auctor fit abbas S. Laurentii '*>• Cardinalis Sanctae Crucis lao Foedus inter Juliuni pontificem, Maximilianuni et Ludo^icum regem Galliae. ... ib. Pax !»»• Consecratio ecclesiae fratrum S. Hieronymi |b. Johannis de Los abbatis S. Laurentii benedictio >b. Episcopus in Galliani proficiscitur. ....<.... |b. Julius pontifex movet in Venelos *"• Episcopus in Italiain proficiscitur Oppugnatur Venio Solutio obsidionis Margareta regens Rrabantiae Pugna Buscoduccnsiuin et Gelrensium .... Apud Coloniain seditio Seditio Aquisgrani Seditio Leodii Episcopus pacis et concordiae aniator singularis . Henricus de Ynous Episcopus dum coniponcre cives tumultuantes studet Ruina chori apud S. Jacobum Johannes abbas S. Jacobi choruni cxaedificat Helvetii regem Galliae produnt inimicis . . Bellum inter reges Angliae et Galliae . . . Morinense excidium Tornacum capitur Julii pontificis mors Léo summus pontifex Johannes abbas Vallis S. Lamberti . . . Iter Erardi praesulis in Galliam .... crus sibi frangit 895 Pages. 127 ib. 428 ib. ib. ib. ib. ib. 129 ib. 130 ib. ib. ib. 131 ib. ib. ib. ib. ib. ib. IL Uenrici de Mericu, Coeuobii Bethleomitici propè Lovanium Prioris. compendiosa His- toria de Cludibus Leodiensium 133 Incipit prologus ^^^ CàPi'T 1. Cur dominus Johannes de Heynsbergh episcopatum resignaverit. . . 137 IL l)e causis desolationis terrae Leodiensis 138 III. Cur commotus fuerit dominus Leodiensis in populum suum .... 139 IV. De eo quod i-egem petieril pars utraque 140 V. Quod nullis mediantibus laboribus componi pax potuerit 141 — VI. De interdiclo in Leodicnses posilo ib. VIL De excomnmnicatione Leodiensium et appellatione eorum .... 143 VIII. IHî praevaricalione Leodiensium et tutore eorum 144 IX. Quod Leodienses diffidarunt Philippum ducem et Carolum filium ejus . 145 X. Quod Leodienses coeperunt primo forefacerae et damna inferre Phi- lippo duci ^47 XI. De nimia insolentia el transgressione Dinantensium 148 "•*. >» 894 (LiPLT xri. XIII. xiv. XV. XVI. XVII. XVIII. XIX. XX. XXI. XXII. XXIII. XXIV. XXV. — XXVI. — XXVII, — XXVIII. — XXIX. — XXX. — XXXI. — XXXIl — XXXIII TABLE DES MATIÈRES. P»§e». De duce Clevensi et drossato Braliuntiae '■*® De viftoria ([iiaiii liahuil drossatus de liostibus ioO De redilu Candi a Fi-ancia, et traetatii |>aeis inter ipsum et Leodienses. iri2 De primo transita Caroli, eomitis de Charlois, contra Leodienses . . 155 Quod Leodienses a pactis mox resiliei-unt *^ De ne«iuitia vironim Belial et IMiore de Zt^elliem ^^ Deconsecratione d(»mini Ludovici de Borbonia in episcopum Leodienseni. 157 De destructione fortissimi oppidi Dynanti loJ De secundo transitu Caroli contra Leodium *60 De obitu Pbilippi ducis, etCarolo successore ejus ac captione oppidi de Hoyo per Leodienses ^"* Quod Carolus dux jaiu tertio contra Leodienses arraare se coepil . . 105 De nialis apud Sanctuni Tiudoneni per hostes commissis 104 De pugna inter populum ducis et Leodienses *66 De tertio transitu ducis ad Leodium, deque illis quae illic tune gesla fuerant 107 De secunda profectione ducis contra regem Franciae, et pace utriusque, ac Legato apostolico * '" Quod viri Belial cepere Leodium, ad nutum illic omnia disponenles . 171 Quod episcopus cum suis, a viris Belial captus, Leodium perductùs sit . 174 De conflictu inter doniinuni de Ravesleyn et Leodienses, eoruraque fuga. 174 Oualiter in machinatione doli erga ducem Leodienses deprehensi sunt . 176 De inaudita crudelitate hostium * ' ' De immanibus sacrilegiis hostium *^ . Lamentatio super excidio civitalis propter peccata inhabitautium . . 18Î m. Th&Hiorici Pauli, alias Franconis, canonki Gorcomiensis. histori dietisium, anno MCCCCLV-LXVII De exercitu Karoli . . Pugna cruenta . • • De interfectis in praelio. Secundum bellum . . Adventus principum . . Karolus venit in Estampes De régis militibus . . Obsidio ante Parisios. . Pacis conditiones. . . a de Cladibus Leo- 185 487 188 ib. 189 ib. 190 ib. ib. ib. TABLE DES MATIÈRES. 895 Pages. Isnbelln Karoli uxor niorilur ^91 Nomina principum *"• Leodienses rebellant ^^ I^)dienses cadunt in ore gladii et debellantur in Montenaken 195 (joncrematur Montenaken *". Pax inilur *"• Dionantum expugnatur 194 Obitus Philippi ducis Burgundiae 1^5 I>eodienses rebellant •". Karolus terram Leodiensem intrat ^96 Praelium cruentum *b. Expugnatio quorumdam oppidorum ^97 Oppidum S. Trudonis expugnatur. Incolae ad pacem recepti ib. Tungri se dedunt ^^^ (.)bsidio civitatis Leodiensis ^^^ F^eodienses veniam petunt •»*• Pacis conditiones 'b. Decullellis 20() De tollendo Perone *b. De contuberniis ***• De capitaneo Leodiensi *■*• Homagium duci pi-aestandum >b. Muleta pecuniaria *b. Obsides >*>• Invidia contra clerum ■ 201 Ludo vicus Borbonius a Leodio recedit Trajectum 202 Marcus Badensis *b. Legatus romanus *b. Excommunicantur Leodienses 205 Auxilium brachii secularis a Pontifice invocatur ib. Dux Philippus Leodienses ad saniora consilia reducere nititur ib. Damna a Leodiensibus Brabantiae, Limburgo, etc., illata 204 Karolus expugnat Leodienses 'b. Pactum conclusum 205 Nova Leodiensium rebellio 'b. Dionantum eversuni 206 Leodienses iterum rebellant *b. Pugna apud S. Trudonem 207 Leodium se résignât 208 Karolus cum exercitu Galliam ingreditur 209 f ^^ ; ■r '■n ^i'' î! f 896 TABLE DES MATIÈRES. P«ge». Pa\ inita cum repe Galliae ^^^ iNova L«'(KlitMisiunu irbellio *»• Episcopus soribil duci Karoli 2i^ Fil captivus >"• Karoli cuin (ialliae rege dissensiones el coiisilia ^1- Ludoviciis explorât Karoli exercituni ^1 * Karolum visitât ••*• Pax confirinata inter utruiiiqiie priiieipeiii 215 Suminu pecuniae Karolo concessa ">• Karoliis et Ludovicus rex ad sacraiii loiniiiunioiuMii siinul acceduiil ib. Karolo iiimtiatur episcopuin Leodiensen» occisiiiii ib. Karolo luintiatur Leodienses ad rebellioneiii ab ipso rege Galliae cuiicitari .... 210 Discessus ad obsidendum Leodiuin 217 Rex et dux adveniunt 218 Epistola contuineliosa Duci niissa 219 Leodienses iteriim veniain petunl ib. Clam veniunt ad ducis tentorium 220 Rex et dux a sommo excitati ib. Ducis jurainentum 22i Expugnatur Leodium ib. Ecclesiarum spoliatio 223 Episcopus Leodiensis duci et régi obvius * ib. Dux S. Lainberti ecclesiara in lutelani suscepil ib. Régis et ducis hospitium 224 Civitas tota spoliatur ib. Rex in Galliani redit ib. Pars civitatis concrematur ib. Franchimont 225 Decollatio burgiraagistri Leodiensis ib. Accusatio in legatum sedis aposlolicae 226 Dux Aquisgranensi civitati infensus ib. Aquisgranenses veniam petunt ib. Dux pergit in Franchimont. • 227 Expugnatur Franchimont 228 Dux redit in Hoyum 229 Querela contra episcopum Coloniensem ib. Data annorum ">. Auctor a quo rerum gestarum narrationem acceperil 231 Leodiensium miseria "*. TABLE DES MATIÈRES. 897 rv. Page». Analecta Leodicmia, seu collectio documentorum quorumdam, adres Ludovici Borhonii et Jounuis Hornavi tcmporihus gestas spectantium 233 I. Analyse et extraits d'un poème latin sur la prise et le sac de la ville de Liège, intitulé : Angeli de Curribus Sabinis, poëtae laureati, de Excidio civitatis Leodiensis libri sex; par le baron de Villenfagne 235 II. Bartholomaei Leodiensis carnien de Guerra Leodina et de direptione urbis Dionanlensis, ad Philippum ducem et filium suum Carolum 261 III. La correxion des Liégeois 291 IV. La bataille de Liège en 1408 304 V. Les sentences de Liège 320 VI. Scnsicult la complainte de la cité de Liège 325 Vil. Senseult la complainte de Dignant 335 Vlll. Tournay respont a Dignant " 345 IX. La rébellion des Liégeois • 347 X. Metra lamentatoria de discordiis et guerris habitis in patria et civitale Leo- diensibus, unde subsecuta est translatio curiae civitatis Leodiensis . . 352 XI. Epitaphium venerabilis quondam domini et magistri Wilhelmi de Rucklin- gen, canonici et scholastici ecclesiae Sancti Dionysii officialisque Leodiensis. 353 Xll. Conditiones inclytae civitatis Leodiensis 354 XIII. Metra interrogatoria ad quondam nobillissimum principem dominum Ludovi- cum de Bourbon , episcopum Leodiensem, et desuper responsoria . . . 355 XIV. Epistola dedicatoria, quae poemati de vastatione Leodiensi in Codice Camera- censi praefigitur 35g XV. De cladibus I^eodiensîum , excerpta ex Chronico Adriani de But, ejusque Chronici notis marginalibus 353 XVI. De expulsione leodiensi , excerpta ex commentariis Jacobi Piccolominei , cardinalis papiensis 37J XVH. Mandatum contra Walteru m d'Atyn, qui procuraverat standi ministeria con- tra ecclesiam Leodiensem , admodum notabilc 382 XVllI. Condamnation de Walhier Datin et de ses complices (2 avril 1433) . . . 389 XIX. Coppie délie lettre dez allyances entre les mestiers délie citet ( 15 avril 1433 ). 391 XX. Confirmation de l'empereur Sigismond, donnée le 14 juillet 1437, au sujet de la .sentence rendue contre Wauthier Datin et ses complices .... 398 XXI. Lettre du même empereur au sujet de la sentence précitée (14 juillet 1437). 399 XXII. Mise en garde de loi de la lettre contenant l'alliance des trente-deux métiers, au sujet de la condamnation de Wauthier Datin (17 mai 1447). . . . 400 XXlll. Copia conserxatoriae a ^icolao V papa, qaarto idus octobris 1451, concessae iI5 U h] »H ^■^ t r.: ■ :i I !! 898 TABLE DES MATIÈRES. Page» . ahbati S. Laurentii Leodiensis et decanis ecclesiarum SS. Apostolorum Co- lonirnsis et S. Juhannis Trajectensis wi XXIV. Ejusdein Meolai V huila leforinationis ecclesiarum secundariarum , 14 kalen- das novembris WA, data ad ahbateni inonasterii S. Laurentii Leodiensis et decanos ecclesiarum SS. Apostolorum Coloniensis et S. Johannis Tra- jectensis ^'^ XXV. Exhibitio commissionis domicelli Ludovici de Marka, super praepositura de BuUone (8 martii 1455) -**<> XXVL Protestalio dominorum decani et capituli Leodiensium , die 31 maii ii56 facta -4*2 XX VU. Receptio et admissio domini Ludovici de Bourhonio , electi Leodiensis, facta die 20 junii 1456 ^^3 XXVIII. Introitus reverendi patris domini Ludovici de Borbonio electi confirmati Leo- diensis, die 15 julii 145G ^*7 XXIX. Copia litterarum :20 oclobris 1456 concessarum clero dioecesis Leodiensis in jucundo adventu domini nostri Leodiensis 420 XXX. Supplique adresst^e à l'év^ue de Litige, Louis de Bourbon, en 1456, par Watbier Dalbin et Gérard de Goreux , tant pour eux que pour leurs com- plices ^23 XXXL Testament de Watbier Datin, 10 août 1456 426 XXXII. Bulla Pii II de alternativa beneficiorum in dioecesi Leodiensi, data tertio de- cimo kalendas februarii 1458 435 XXXIII. Record rendu aile re<|ueste de Monsieur de Liège, Louys de Borbon, 9 jan- vier 1458 ^^ XXXIV. Adouverture ou recort fait sour requeste de la cité (0 juin 1458) .... 460 XXXV. Lettres de neutralité et protection émanées de Charles, septième roi de France, en faveur de la cité et pays de Liège et comté de Looi, 17 avril 1460, après Pà(|ues ^o* XXXVI. Copia cessus seu interdicti domini Ludovici de Borbonio, electi Leodiensis, de die 29 octobris 1461 ^^ XXXVll. Instnictiones pro deputatis, iluris ad dominum nostrum in causa intei-dicti, 15 exaratae mense decembri 1461 492 XXXVIII. Litterae relaxationis et suspensionis supradicti cessus seu interdicti, datae die 19 decembris 1461 , per oflicialem coloniensem 498 XXXIX. De procuratoribus et oflicialibus episcopi Leodiensis, mense aprili 1461, proclamatis et condemnatis, et de translata anno 1462 curia spirituali ad civitatem Trajectensera 501 XL. Bulla Pii II, data 1 maii 1462, qua interdictum a Ludovico Borbonio contra Leodienses latum confirmatur 505 XLI. Brève Pii 11 ad Leodienses datum 12 januarii 1463, de mittendo legato apos- TABLE DES MATIÈRES. 899 XLII XLIII XLIV, XLV XLVI. XLVII XLVIII. XLIX. L. Ll. LU. LUI. LIV. LV. LVI. P«ge« tolico ad dirimendas controversias 512 Lettre de Philippe-le-Bon , du 15 février 1465, par laquelle il ordonne main- levée de la saisie des biens du clergé de Liège, enclavés dans ses états. . 513 Brève Pauli II, de die 6 martii 1465, ad Ludovicum Borbonium, quo inter- dictum per menses quatuor suspendit, ut interaea pax et concordia com- ponerentur . 515 Depositiones testium, mense junio 1465 factae, quoad metum a Rasone de Heers ejusque sequacibus mcussum viris ecclesiasticis occasione interdicti . 517 Litterae Ludovici Borbonii, de die 12 augusti 1465, translationis capitulo- nim ecclesiae cathedralis et ecclesiarum secundariarum Leodiensium ad oppidum Lovaniense 533 Acte fait à Tirlemonl, le 19 décembre 1465, par les députés du pays de Liège et de Looz, au sujet des conditions de paix imposées par Philippe-le-Bon et le comte de Charolais 539 Bulla Paulina, sive sententia domini nostri Pauli papae secundi, lata die 23 decembris 1465, inter reverendum in Christo patrem dominum Ludo- vicum electum Leodiensem ex una, et magistros civium, scabinos, burgi- magistros, rectores, juratos et communitates civitatis Leodiensis , nec non Loscastri, Hasselt, Beringhen , Eyck , Stoeckhem , Brede, Herck et Bilsen, comitatus Lossensis, et loca alia ipsis adjacentia, aliosque omnes et sin- gulos in bac lite consortes, ex altéra partibus 542 Literae concordiae inter dominum Ludovicum de Bourbon, electum Leo- diensem et clerum (8 januarii 1466) 550 Literae absolutionis a Ludovico Borbonio, die 10 januarii 1466, clero con- cessae 556 Traité d'alliance, du 23 mars 1 466, entre la cité de Liège et les villes de Dî- nant, de Tongres, de Fosse, de Thuin et quelques autres 558 Pronuntiatum Ludovici Borbonii quoad translationem capituli ecclesiae ca- thedralis Leodiensis et ecclesiarum secundariarum , de die 8 julii 1466 . 568 Alterum Ludovici Borbonii pronuntiatum, faclum die 23 decembris 1466, de eodem negotio 570 Raymundi de Marliano epistola, die 51 januarii 1407 scripta clero ecclesiarum secundariarum civitatis Leodiensis, quoad translationem capitulorum. . 573 Publicatio literarum, ah officiali Leodiensi facta die 22 januarii 1468, quibus Carolus, dux Burgundiae, clero Leodiensi ecclesiarum translatarum libe- ram bonorum possessionem reddit 574 Copie de la lettre du transport et inféodation fait à W le duc de Bourgogne, par M*'' l'évesque de Liège et ceulx de chappitre de S'-Lambert , de Fille de la cité de Liège, et aultres chozes contenues èsdite lettre ( 1«' juillet 1469 ) . 576 Copie de la lettre (de Louis de Bourbon, du l*"*^ juillet 1469), touchant la 'I W '* H 000 TABLE DES MATIÈRES. rente sur les maisons qui seront édiffiées es cité de Liège, pais de Hasbain et de Franchimont LVII. Copie de la lettre (du 1'' juillet 14G9) du transport du tonlieu des marchan- dises passans par-dessoubs le pont des arches, le terme de \x\ ans. LVIII. Copie de la lettre (du 22 août 14GU) de quittance que monseigneur le duc fait de iiii cent mil florins, moyennant les transports dessusdits . . . LIX. Copie des lettres (du 22 août 1 iOU) par les(|uelles monseigneur le duc consent la deraourance de ceulx qui \ouldront demourer en Tisle de la cité . . i.X. Copie des lettres (du 22 août 1 409) touchant la contribution des rentes deues à monseigneur le duc de Bourgogne LXI. Copie de la lettre de Louis de llourbon du 10 septembre ii69, par Ia(|uelle il promet faire ratilfier par notre saint jière les choses dessus dittes . . LXU. Mandement de monseigneur le duc de Bourgogne (2! octobre liG9), |)our constraindre c<'ulx de Peelt et Lumen et Cravenbroech , à contribuer aux rentes et gabelles , mises et qui se metront sus es pays de Liège et de Looz . LXIII. Instruction, en date du ii décembre 1471, de ce que Zegere Suwels, audi- teur des comptes à Brouxelles, aura à dire et relater de par ceulx de des- dits comptes à Messieurs des Finances, sur le démené du fait de l'oflice de Nicolas Mathieu , ad cause de la recette de tous les deniers ordinaires et extraordinaires, deuz à monseigneur le duc es païs de Liège et de Loz, sievant qu'il est venu à leur cognoissance LXIV. Commission donnée, le A juin 1472, à Nicolas Mathieu, receveur des rentes appartenant au duc de Bourgogne dans le pays de Liège et de Looz . . LXV. Decretum Ludovici Borbonii, de die 4 julii 1472, contra priorem et con- ventum carmelitarum civitatis Leodiensis, nolentes ad regentiae oflicium admittere Hubertum Leonardi LXVL Sixti IV constituto, data tertio nonas decembris 1472, quo privilégia exemp- tionis ecclesiarum collegiatarum dioecesis Leodiensis conlirmantur . . LXVIL Sixti IV literae extensionis seu declarationis conservatoriae, quani Nicolaus V decrevit, ad abbatem monasterii S. Laurentii et decanos ecclesiarum SS. apostolorum Coloniensis et S. Johannis Trajectensis, daUe septimo kalen- das novembris 1473 LXVIII. Literae Ludovici Borbonii, de die 1 februarii 1476, quibus cleri Leodiensis privilégia confirmât LXIX. Lettres du 19 mars 1476, par lesquelles Marie de Bourgogne renonce aux droits qui avaient été attribués au duc son père dans le pays de Liège. . LXX. Supplication adressée par les manants et habitants de la ville de Liège, aux commis et députés du prince aux états généraux du pays, le 15 avril 1477. LXXI. Touchant le restaublissement des maislres de la cité de Liège, faicte l'an rail CCCC LXXVU, le 19 avril TABLE DES MATIÈRES. 901 Pages. 583 588 590 593 594 597 599 607 610 612 614 617 623 625 635 Pages. LXXII. Donatio pensionis per Ludovicum Borbonium facta, die 30 aprilis 1477, in favorem Mathiae de Canes 637 LXXIIl. Mise en garde de lois de la bulle de Paul II, du 23 décembre 1465, faite le 24 mai 1477 639 LXXIV. Transport d'une maison fait par le chancelier de Brabant aux frères Hau- weal, en date du 29 décembre 1468 648 LXXV. Lettre de Louis de Bourbon, adressée le 30 décembre 1470, aux receveurs des gabelles, en faveur des drapiers de Tongres 652 LXXVI. Compte des gabelles reçues en 1470 dans le pays de Liège et de Looz, par le receveur du duc de Bourgogne 653 LXX VII. Acte du 3 octobre 1477, par lequel Louis de Bourbon cède et transporte la terre de Franchimont à Guillaume d'Arenberg 656 LXXVIII. Lettre de l'archiduc Maximilien, en date du 7 octobre 1477, à M*" Jean de Schoenhove, garde des chartes de Brabant, pour la mise en séquestre des 33,0(X) florins que ceux de Liège lui devaient annuellement 658 LXXIX. Sixti IV huila confirmans privilégia cathedrali Leodiensi per Eugenium IV, 7 id. aprilis 1432, et per Pium II, 13 kalendas februarii 1458, concessa, novaque eidem adjiciens, data 9 januarii 1479 659 LXXX. Les novclles ordonnances et modérations du 30 janvier 1479, touchant de- minnemens, adjours de quinsainc et contrepans 666 LXXXl. Literae executoriales de die 15 aprilis 1480, quibus Arnoldus de Berckt, abbas S. Jacobi , a sede apostolica deputatus , ecclcsiae et cleri Leodiensis jura et privilégia in integrum restituit juxta tenorem bullae Sixti IV . . . 670 LXXXII. Literae quibus Ludovicus Borbonius, die 20 aprilis 1480, cleri Leodiensis privilégia confirmât cl extendit 677 I.XWIII Déclaration de Louis de Bourbon, du 28 avril 1480, en vertu de laquelle les drapiers de Verviers conservent le droit de vendre leurs draps aux halles à Liège 682 LXXXIV. Cry proclamé au péron à Liège, le quattriènie septembre l'an 1480, pour que nulle assistance ne soit donnée à Guillaume d'Arenberg ou à ses complices . 684 LXXXV. Cry proclamé au péron à Liège, le v* jour de septembre l'an 1480, contre Guillaume d'Arenberg, condamné au bannissement et à la confiscation de ses biens 683 LXXXVI. Lettre du 14 octobre 1480, par laquelle Evrard de la Marck déclare qu'il tient en fief de l'èvêque de Liège le château d'Agimont 686 LXXXVII. Instrumentumpublicum,mense aprili et maio 1481 exaratum, quoad pecunias Leodii collectas ad opus indulgentiarum ordinis Hierosolymitani . . . 688 LXXX VIII. Réponse d'Kvrard de la Marck, en date du 11 juin 1481, aux états et mem- bres du pays de Liège, pour être dispensé d'admettre une garnison dans le château d'Agimont 690 I S 902 TABLE DES MATIÈRES. Pagtt. LXXXIX. [nstrunientum appcllationis de die 5 deccmbris 1481, pro clero Leodiensi a nuntiu aposlolico cuin potcstate legati de latere 691 XC. Alterum instrumentum appelatiunis de die 11 deceinbris 1481, pro clero Leodiensi a nionitione nuntii sive oratoris apostolici cum potestate legati de latere 695 X(il. Robertus de Marka constitutus eastellanus Bulloiiiensis , die 51 aiigusti 148:2. 695 XdU. VVilhelmus de Marka electus mamburnus Leodiensis, die 51 aiigusli 1482 . ib. XClll. Deputatio Pétri Roinpiaer in viliicum Leodiensem per inaniburnum , sede episcopali vacante, die '2 septembris 148:2 696 XCIV. Procuratoriuiu niagistri Henrici de Loevenborch ad eligendum fiitunini do* roinum seu episcopum (8 septembris 1482) 697 XCV. Protestatio dominoruin decani et capituli Leodiensis, antequam procedere- tur ad electioneni futuri domini, facta die 15 septembris 148i. ... ib. XdVL Excommunicatio in Wilhelmum de Marcka ejusque complices ab archiepi»- copo Coloniensi, ob necem Ludovici Borbonii episcopi Leodiensis, lata die 25 septembris 1482 699 XdVII. Lettre de Philippe de Clèves et de Jean de Chalon, adressée le 18 octobre 1482 à ceux de la ville de Hasselt, relativement à la destruction de leurs fortifications, selon les termes du traité de pai\ conclu entre le duc Phi- lippe et les Liégeois 702 XCVIH. Lettres données à Bruxelles, le 24 octobre 1482, par lesquelles larchiduc Maximilien ordonne mainlevée de la saisie des biens du cierge de Liège, etc. 703 XCIX. Copie de certaine obligation faicte le 1 1 avril 1485, par le pays de Liège, de 50 mille livres , en faveur de messeigneurs Jehan de Chalon et Philippe de Clèves 706 C. .Vppoinctement fait (vers le commencement du mois d avril 1485) devant la ville de Huy 707 Cl. Mandatum syndicatus statuum patriarum Leodiensis, Bulloniensis , etc., de die 18aprilis 1485 709 CIL Instrumentum procurationis commissariorum in aquas missorum, etc., datum die 25 aprilis 1485 711 cm. Collatio praebendae Johannis de Femey Koberto filio Ëverardi de Marcha, facta die 5 junii 1485 714 (ilV. Acta die 6 et 15 julii 1485, quoad summam ducentorum florenorum rhenen- sium, quam Guillielmus de Marcka ab abbate Stabulensi ac Malrounda- riensi mutuo accepit 715 CY. Instrumentum proniissionis et obligationis pro clenodiis ecclesiae cathedralii Leodiensis factarum, de die 10 julii 1485 717 CVl. Collationes canonicatus et praebendae ecclesiae Leodiensis, factae die 15 oc- tobris 1485 Evrardo filio Roberti de Marcka, et Philippo filio Ludovici de TABLE DES MATIÈRES. 905 Marcka lai" CVII. Sixti IV conslitutio contra Arenbergios circa annum 1484, ut videlur, lata. 725 CVIII. Instructio anno 1484 (ut videtur) ab arcbiduce Maximiliano probata, ad ob- tinendum a Sede Apostolica supressionem cathedralis ecclesiae Leodiensis et ereclionem novorum episcopaluum Lovanii et Namurci seu Trajecti ad Mosam --- CIX. Everardus de Marcka, ul mamburnus comitatus Lossensis, die 2 febniarii 1484 ancelino de Hamalia confert canonicatum in eccicsia Lossensi . . 745 CX. Paix et accord conclus à Tongres, entre Jean de Hornes, élu de Liège, et Guillaume de la Marck, le 22 mai 1484 ' . 745 CXI. Lettres de l'archiduc Maximilien et de Philippe son fils, du 15 septembre 1484, pour contraindre les états de Liège à payer à Philippe de Clèves la somme de trente mille livres -tk- CXII. Procuratorium de die 15 octobris 1484, ad regalia domini Leodiensis obti- nenda apiid Francol'ordium, videlicet domini Johannis de Home . . . 759 CXm. Coniparitio reverendissimi in Chrislo patris et domini nostri domini Johan- nis de Hoerne, electi confirmât! Leodiensis per illius procuratores (die 22 octobris 1484) -^^ CXIV. Intronisalio illustrissimi reverendissimique patris domini domini Johannis de Hoerne, electi confirmati Leodiensis, die 7 novembris 1484 767 CXV. Quibus mediis doniinus Wilhclmus a Marcka, dominus d'Aigremonl, circum- ventus, caplus et morti traditus fuit (18 junii 1485) . 770 CXVl. Ëverardi de Marcka protestatio et appellalio facta die 9 julii 1485, occasione mortis fratris sui Wilhelmi -j-j^ CXVU. Appellatio per dominos a Marcka eorumque adhaerentes facta anno 1485, ad summum pontificem Innocentium VIII, et ad metropolitanum Colouien- sem, contra Leodiensem episcopum 77^ CXVIII. Ex causis, quae inferius notantur, constat satis luculenter oberrare Leo- dienses plurimos, qui excaecati non pertimescunt proprium eorum calum- niari et accusare dominum, ex quo diebus istis novissimis permisit cum lege et justitia dominum Wilhelmum de Marcka eam recipere mercedem, quam peccata ipsius meruerunt saepissime 799 CXIX. Summarium pacis factae die 17 septembris 1485 in Trajecto 805 CXX. Copie de la gagière de Huy vers Mons-^ l'archiduc d'Austrice pour xii mille li- vres. (9 octobre 1485) ^q^^ CXXI. Copie des lettres de preste de xii mille livres touchant Huy (9 octobre 1486) . 810 CXXII. Abolition de tous crimes et excès perpétrés par cy-devant par les Liégeoix et leurs adhérans (avril 1486) gj^ CXXIII. Extraits de diverses ordonnances et proclamations faites à Liège depuis le mois de mai i486 jusqu'au mois d'août 1488 gjs m il 'A 904 TABLE DES MATIÈRES. \^\v\^\^\^^^^^^^^^v^^vv\\^v^^^v^^^^^^xx^v^^^^^^^v^\^\^\^\^\^^^\\\^^^^x\\^^w\\\^^^/v^^^\^^vx^, \^ Pif M. CXXIV. Assignation faite le 12 mars 1487, aux églises de Liège, par ceux de la rite, touchant les pensionnaires de Brabant 829 CXXV. Lettre des treffs, par et entre les seigneurs de la Marck et la cité de Liège, d'une parte, et mondit de Liège et la ville de Treict, d'autre (29 mai li88). 830 CXXVI. Translat d'allemand en françois, contenant la paix faicte avec l'empereur, les seigneurs de la Marck et la cité de Liège (29 mai 1488) 83! CXXVU. Davidis deBurgundia, episcopi Trajectensis, processus seu nioniturium vi- gore litterarum apostolicarum, de data 4" id. julii 1488, pro Johanne de Horne, episcopo Leodiensi, adversus Arembergios 83-4 CXXVUl. Diaeta Leodii facta in capitulo S. Lamberli, die 1 1 martii 1489, ad instantiam Jacobi Croy 841 CXXIX. Traité de paix entre Jean de Horne et la maison d'Arenberg, signé le 10 avril 1490 845 CXXX. Paix faite à Donchery et confirmée à Maestricht, le 5 mai 1492 ... . 852 CXXXI. Abolition donnée aux Liégeois par le roy des Romains et raons'^ l'archiduc son filzfjuin 1492) 861 CXXXII. Lettres du 22 octobre 1492, par lesquelles Jan de Horne institue Evrard de la Marcke, maieur de Liège 863 (IXXXIII. Ordonnances mieses en warde de loy, le 5 janvier 1493 . 865 <:XXXIV. Coppie de l'appoinlement de Tongres, desrobée par Loys de Vauldré en l'an 1494 873 (IXXXV. Instrumentum super examinatione certonim testium summarie ad perhiben- dum suae veritatis testimonia super contentis cujusdam articuli producto- rum (14 augusti 1498) 875 CXXXVI. Julii II huila executoria sententiae Pauli II, de dispositione omnium officio- nim pro episcopo Leodiensi Joanne de Horne, data die !• novembris 1504. 879 FIN DE LA TABLE DES MATIERES. TABLE ANALYTIQUE. absolution (bulle d') rapportée de Rome par les frères Prêcheurs et les Mineurs qui n'avaient point observé l'interdit, 14G3, p. 19. — Cérémonie de l'absolu- tion, ibid. ^//forams (bour^jeois). limites de la juridiction de Liépe par rapport à eux , article de l'un des records de 1458, p. 449. — Gomment peuvent-ils ester en jus- tice, p. 454. —Autre article relatif à eux, p. 458. .4igle (Evrard de 1') assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 842. .■iigremont, défense de donner aide et assistance à ceux qui y étaient Kfugiés, 1486 , p. 813. .^ire-Dieux (André de 1'), complice des Datbyn . sa condamnation, p. 589. iiUHiUle, brûlé par le gouverneur du Luxembourg, 1492, p. 109. fiwaille (le mayeur d') , tué à Hollogne , 1483 , p. 87. — Sa ressemblance avec Guillaume de la Marck . ibid.— Sa tête est portée de ville en ville comme étant celle du chef liégeois , ibid. .4iX'la-ChapeUe, les habitants de cette ville deman- dent grâce au duc Charles qui les menaçait de sa ven- geance . p. 22«. — Journée qui y est tenue pour régler la paix entre les la Marck et les de Horne . 1492 ,p. 853.— Sédition contre le magistrat. 151". p. 128. — Les bourgmestres y sont faits prisonniers par le peuple, ibid. — Exécution des rebelles, ibid. .Albert (Arnould), procureur fiscal de Jean de Ilorne. pp. 785, 786. — Appel des la Marck contre lui. p. 787. .Ilbnt (le comte d') fait partie de la ligue du bien pu- blic, p. 191. .4lbret (Jean d') , comte de Nevers et de Rélhel , est prié de mettre son sceau sur le traité de Donchery , 1492. p. 858. Ilcmaris (Pierre de) , p. 499. -Hexandre, pape . sa mort. 1503 , p.ll8. Alfleren (Guillaume de) (v. Malstrom) assiste à l'en- trée de Louis de Bourbon à Liège , p. 418. .-tlken (l'église de) est incendiée, 1483, p. 88. Jlken (Henri de), chanoine de S'-Martin , est présent à l'admission de Louis de Bourbon comme élu de Liège, p. 414. .lUemagne (les princes d') , réunis à Aix, tâchent de faire la paix entre Jean de Horne , Jacques de Croy et les la Marck, 1490, p. 103. .alliance (traité d') entre la cité de Liège et les villes de Dinant, de Tongres, de Fosse, 1406, p. 558. Ambassade venue à Liège de la part de Louis XI , 1465. p. 20. — Autre du même , 1467 , p. 51 . — Elle dé- sire prendre possession de certains domaines hors de Liège , ibid. — Autre du même pour négocier la paix entre le roi des Romains et le duc de Gueidre , 1499 . p. 114. Amnistie complète après la paix de Tongres, 1484 . p. 781. Amoron (Piron) , complice des Dathyn, sa condamna- tion, p. 389. Angelo (V) de Rens , capitaine au service de Jean de la Marck, se laisse corrompre par les de Horne , p. 783. Angélus de Curribus. Analyse et extraits de son poème sur le sac de Liège , p, 255. — Manuscrit de cet ou- vrage, p. 236.— Autre manuscrit reposant à la biblio- thèque du Vatican , p. 260. 114 I I •? 1 i ■t i 906 TABLE ANALYTIQUE. Jnglais, auxiliaires des Brabançons au siège «le Venloo, 1511. p. 127. Angleterre (le roi d') se réfugie à La Hajfe , en Hol- lande. 1470. p. GG. Angleterre (le roi Henri d') déclare la guerre à la France, 1513. p. loi. — Il envahit la Picardie ,ibid. — Il détruit Térouanne , ibid. — 11 s'empare de Tournay, ibid. .-énne (S'*^). Miracles opérés par ses reliques à Duren , 1498, p. 114. ytnnay (Jean d'), 1408 , p. 309. Ans. Le duc de Saxe y vient , 1491 . p. 107. Anthoine (couvt-nt de S'-) à Maestricht. Maximilien y loge en 1485, p. 805. — On jf conclut la paix dite de Maestricht, ibid. Arendael (Jean Van) , capitaine du château de Reyde , 1464, p. 21. Argenteau (Jacques d') et de Ucrmale , membre de l'é- tat noble de Liège, consent à la paix de Doncberjr , 1492, p. 859. Argenteau (Jean d') , idem , ibid. Argenthieri, chanoine présent à une protestation du cha- pitre de S'-Lambert contre l'interdit de Liège, p. G98. Arguwes ( le S' «P ) est envo} é par le duc Charles contre les Liégeois , 14G8. p. 217. — Fait partie de la seconde armée du duc au siège de Liège, p. 222. — H prend le légat Onuphre avec son trésor, et l'ofTi-e au duc Charles, pp. 251 , 300. — H était mari de la steur de Louis de Bourbon , p. 3G0. Arkenteel (les deux frères d') , tués à Tongres par les Liégeois, 1408, p. 211. Armagnac (le comte d') entre dans la ligue du bien public, p. 192. Armes. Le droit de courir aux armes et de porter ban- nières sur le marché n'appartient pas aux bourgeois, sans congé des maitresde la cité ; article d'un des re- cords de 1458, p. 448. Armes et bâtons. Ordonnance contre ceux qui en por- teraient, 1480, p. 813. ^/mouW (Jean), capitaine liégeois des compagnons de la verle-tente , p. 358. — Veut rentrer dans Liège avec les exilés, 1407, ibid. Amoulds (Jean) , chancelier de Liège, député pour l'appointement relatif à Tongres , 1494, p. 873. Arras (l'évéque d') conduit le corps de Philippe-le-Bon à Dijon, 1407, p. 195. Aspe (l'église d') est incendiée , 1 483 , p. 88. Asterwl ^Antoine) , chanoine, proteste, avant l'élection de Jean de la Marck , contre l'interdit de la ville de Liège, p. 698. — Sa mort, 1483, p. 724. AstroliHjie , signes de guerre . p. 269. Atre (Eustache de T), chanoine de S'-Pierre, envoyé vers Louis de Bourbon pour l'interdit de 1401 , p. 497,— Signe un accord avec Louis de Bourbon . p. 552. Atrt ( Libert de 1'), officier condamné en 1461 , p. .502. Aubergistes , ordonnance contre ceux qui ne renseigne- raient pas le nom de leurs hôtes. 1480, p. 814. Aubin (Jean de saint) , 1408 , p. 31 1 . Autriche (Maximilieu d'), épouse Marie de Bourgogne, 1477 , p. 70, — H ordonne la mise en séquestre des lettres de trente-trois mille livres que lui devaient an- nuellement ceux de Lit-ge , p. 658.— H entre en Guel- dre , 1478 , p. 78. — H est bien accueilli par les villes de Gueldre , ibidem. — H est rappelé par les discordes des Gantois, 1479 . p. 78. — 11 gagne contre les Fran- çais la bataille de Guinegate près de Térouanne , ibid. — H envahit les provinces françaises , ibid. — Il entre à Namur avec Marie , 1480 , p. 79. — Il fait la paix aiec la France, 1481 , p. 80. - Il ordonne main- levée de la saisie des biens du clergé de Liège , 1482, p. 7U3. — Texte de sa lettre, ibid. — Il fait prendre S'-Trond , après la mort de Louis de Bourbon , ibid. p. 83. — Il fait exercer des ravages dans le pays de Liège , ibid. — H se dirige vers Liège , pag. 84. — 11 entre à Tongres , 1483 , p. 89. — 11 assiège et prend Maestricht, pag. 90. — Sou appointement avec les Liégeois devant Uuy, pag. 707. — Il fait décapiter cinq tlamauds coupables d'avoir conduit Marguerite , sa lille , à Arras , pag. 90. - Sa let- tre à ses officiers pour contraindre les états de Liège à payer 3U,0U0 livres à l'bilippe de Clèves, 1484, p. 757. — Ses instructions pour obtenir de la cour de Rome la suppression de l'èvéchè de Liège et la créa- tion de deux nouveaux évêcbès àLouvain elà Namur, pag. 737. — Il conseille la mort de Guillaume de la Marck, 1485, p. 92. — Il désire la paix avec les Liégeois, ibid. , - Ses conseillers viennentà Liège, ibid. — Il est présent au traité conclu à Maestricht , 1485 , p. 805. — Il consent à négocier la paix entre les la Marck et les de liorne, p. hOô. — Il accepte les propositions des Liégeois après la mort de Guillaume, p. 804. — Il reçoit de Jean de Home la ville de Huy en engagère pour 12,000 livres, p. 808. —Il ac- corde aux Liégeois le pardon de tous les crimes et excès commis avant le traité de Maestricht, i486, p. 811. — Il tait la paix avec les la Mark et ceux de Liège, 1488, p. 832. — Il est créé roi des Romains , 1494, p. 110. — Il épouse Blanche, fille du duc de Milan , ibid. — Il vient à Maestricht avec sa femme TABLE ANALYTIQUE. 907 et sa fille Marguerite , ibid. — Il prend la croix à An- vers contre les Turcs, 1495, p. 111. — Il fait une croisade contre Tongres au lieu de la faire contre les infidèles, ibid. — Tort qu'il fait à Jean de Borne, ibid.— Il appelle ce dernier à Maestricht , ib. — Il fait une expèilicamps{iean d'), complice des Dathyn, sa condam- nation . p. 389. Ayedrenich (Godcfroid de) , appelle au pape et à l'ar- chevêque de Cologne, delà conduitede Jean de Horne, 1485, p. 770. Aymycour. Voyez ffumbercourt. Back (Hugues ou Hubert) , collecteur en Hesbaye, pro- cureur, condamné en 1401 , pp. 11 et 502. — Son nom pris ironiquement par le peuple , p. 10. Bade (Charles, marquis de), frère de Marc, mambour et évêque de Liège, s'oblige par lettres à l'assister de sa puissance, 1405 . p. 24. — (N. B. SulTridus Pétri dit par erreur qu'il était le père de Marc ). — Il est témoin d'un acte d'intimidation de RaesdeHeers con- tre le clergé, p. 517. Bade (Marc de), chanoine de Strasbourg, frère de Charles, marquis de Bade, de l'archevêque de Trêves et de l'évéque de Metz. — Démarches des Liégeois auprès de lui pour qu'il accepte l'épiscopat. pp. 144 et 155. — Il se contente du titre de mambour, pp. 22, 144 et 202.— Son entrée à Liège, pp. 24, 209 et 291. — Le clergé ne le reçoit pas dans l'église, p. 24. — Il est reçu à Thuin , à Cou vin et revient à Liège . ibid. — Il prête serment, ibid. — Il est intronisé à Ton- gres, à Looz, etc., et revient à Liège, 1405, p. 25. — Il se rend au chapitre pour avoir sa réponse sur la déchéance de Louis de Bourbon , ibid. — Il demande un subside aux églises , p. 27.— Il marche avec les mé- tiers contre les partisans de Bourbon , ibid.— Il prend la fuite , p. 28. — On répand le bruit que le pape a confirmé son élection , p. 31 . — Il prend enfin le titre d'évêque , 1400, p. 39. — Il envoie des émissaires à Liège, ibid. — Il est témoin d'un acte d'intimidation de Racsde Heers contre le clergé, p. 517.— Il aban- donne furtivement les Liégeois , par le conseil de ses frères , l'archevêque de Trêves et l'évéque de Metz , pp. 147 et 202. Baese ou Baest (Arnould de) , doyen de S'-Paul , en- voyé vers Louis de Bourbon pour l'interdit de 1401 , p. 497. — Il ratifie l'accord du clergé avec Louis de Bourbon, 1460, p. 555. Baest (Leonius de) , chanoine , présent à une protesta- tion du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de Liège, p. 098. Bailhier (Collard le) assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 842. BaiUeul[3eaD de), 1408, p. 311. Bairé, échevin de Liège . p. 391 . Baker (Baudouin), chanoine, présent à une protesta- tion du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de Liège, p. 098. Baker (Gabriel), présent à la même protestation , ibid. 908 TABLE ANALYTIQUE. ■■M TABLE ANALYTIQUE. 909 Baldewin le CanonDe , complice des Dathyn.— Sa con- damnation , p. 389. Baldric, évêqiie de Liejjc. — Sa tombe est brisée par la chute du chœur de S'-Jacques , 1513, p. 130. Bandt (Marie), mère de Wouterken , fds naturel de Jean Datin. — Legs de Watier Datin en sa faveur . p. 431. Bannefiea (Gervais) assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy , 1489, p. 841. ^annii. Ordonnance relative à leur rentrée, 1486, p. 821. Banselier (Michel le) assiste à la diète provoijuëe par Jacques de Croy, 1489, p. 842. Barbier (Michel le) assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 148U, p. 842. Barradot , secrétaire du duc de Bourgogne . p. 009. BartheUmi, abbé de Beaurepart, consent au traité de Donchcry. 1492, p. 8G0. — Sa mort , 1498, p. 114. Barthelemi , abbé de S'-Laurent, 1473, p. 70. — Sa mort, i:')04.p. 119. Barthelemi de Rcsimont, bourgmestre de Liège, 1508, p. 125. Barthelemi , riche usurier de Liège, 1499, p. 115. Bastard (Jean le) , assiste à la diète provoquée par Jac- ques de Cro) , 1489 , p. 842. Bastogne (Godefroid de) , chanoine, présent à une pro- testation du chapitre de S'-Lambert contre Tinterdit de Liège, p. G98. Bastogne (Henri doyen de), chanoine de S'-Paul , pré- sent aux négociations de Maesiricht, 1485, p. 805. Bastogne (Jean ou Thiéry de), écuyer, seigneur de Ve- rincs , échevin de Liège; signe le record donné à la requête de Louis de Bourbon en 1458, p. 400. — En signe un autre donné à la requête de la cité, p. 482. Bastogne (Thicrri de), échevin de Liège , témoin d'un acte du cbapilre de S'-Lambert, 1455, pp. 410et412. Battenltourg , \oy. BronckUorst. Bau (Maitre-Jeao), chanoine de S'-Lambert est tué à Herstal, 1408, p. 173. Bau (Walter). chevalier, défend Léau avec le comte de Nassau. — Mal qu'il fait aux Liégeois , p. 150. .fiaudre (Jean de), 1408. p. 310. Baume (baron de la), 1 408 , p. 306. Bavière (Guillaumede), comte de Hainaut. 1408, p.SOS. Bavière (Jean tie), élu de Liège, 1 408, pp. 305 et 31 4.— Mention de la révolte des Liégeois contre lui, p. 739. Beal (Henroleal), complice des Dathyn.— Sa condam- nation , p. 389. Beaniffe, près d'Étampes, p. 190. ^earetcaes (Gille de), ou de TAbbaye, appelle au pape et à Tarcbevêque de Cologne de la conduite de Jean de Horne , 1485 , p. 770. — Sentence de Jean de Home contre lui, p. 786. Beartcaert (Jean de), lieutenant de Jean de la Boverie . maitre de Liège. — Assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy , 1 489 , p. 84 1 . — Il est membre du tribunal particulier pour les infractions à la paix de Donchery, 1492, p. 850. Beasen (Jean), envoyé à Liège par les seigneurs de Bade, 1400, p. 39.— H reçoit l'ambassade du roi de France, 1407, p. 51. Beastiis (Jean), chef des Rivageois, 1401 , p. 107.— Il est décapité , ibid. Beaujeu (le seigneur de), à Pèronne, p. 514. — Fait partie de la seconde armée du duc au siège de Liège , p. 222. Beaurepart (abbaye de). Acte daté de ce monastère, p. 094. Becca ( Pierre de) est témoin de la promesse de rançon , du seigneur de Foret à Roliert de la Marck . p. 877. Bêche (fortifications de), à Liège. Défense de lesdètruire , p. 823. Becquefin (de), le François , 1408, p. 312. Beerlo ( le sire de) brûle les frontières du Brabant , 1465« p. 29. Beerlo (Arnould de), gouverneur de S'-Trond, 1489, p. 100. — Ses projets d'invasion dans la Uesbaye, p. 101 . — Il est tué à Opheers , ibid. .fie//raMmonr (Pierre de), 1408, p. 310. — (Henri de), ibid. Béghines (Antoine des), complice des Datbyn. —Sa condamnation, p. .380. Belfroid (Guillaume de) , témoin d^un acte du chapitre de S'-Lambert , 14.55, p. 410. — Témoin d'un autre acte en 1450, p. 412. Bell (André de) appelle au pape et à Tarchevêque de Cologne de la conduite de Jean de Horne, 1485, p. 776. Benoit (les prélats de Tordre de S'-), refusentde paraître à Liège dans un chapitre général, 1479, p. 78. Benotton , exécuteur des menaces du duc Charles aux Liégeois, 1470, p. 05. — Ses agents appréhendent au corps le trésorier de S'-Lambert, 1471 , p. 67. — Il s'empare des grains de S'-Deniset de S'-Paul , ibid. Bérart (Alexandre), secrétaire de Louis de Bourbon , échevin de Liège, signe le record donné en 1458 , i la requête de Louis de Bourbon , p. 400. — Eo signe un autre donné à la requête de la cité , p. 482. — Son discours adressé au légat Unuphre , p. 244. Bercelot (Robert), cluîtrier de S'-Lambert , témoin d'ua acte du diapilre, 1455, p. 410. Berckt (Arnould de), abbé de S'-Jacques , député apos- tolique chargé d'exécuter la bulle de Sixte IV, relative à la restitution des privilèges de l'église de Liège , 1480 . p. 070. — Ses lettres à ce sujet , ibid. Bergerines, notaire apostolique , p. 099. Berg-op-Zoom (Jean seigneur de), assiste à l'entrée de Louis de Bourbon, p. 418. Berg-op-Zoom (Antoine, frère de Jean, seigneur de), assiste à l'entrée de Louis de Bourbon . p . 4 1 8. Berghes (Antoine de), abbé de S'-Trond , présent aux négociations de Maestricht. 1485 , p. 800. Berghes (Aalo\ae de), abbé de S'-Trond, présent aux négociations de Maestricht ,1485, p. 800. — H prie le seigneur de Foret d'intéresser ses amis à sa déli- vrance, p. 877.— Il est délivré sous caution, 1480, p. 95. —Il célèbre la messe à S'-Lambert pour la chute de Chys de Kane , ibid. — Il est présent à Maestricht et scelle le traité de Donchery , 1492, p. 800. Berghes (Henri de), évoque de Cambrai ; dédicace faite à ce prélat d'un poëme sur le sac de Liège, p. 556. — Il est présent aux négociations de Maestricht, 1485, p. 805 et 806. Berghes ( le seigneur de ) est envoyé au secours de Louis de Bourbon, p. 172. — Il échappe au massacre de Tongres. 1408, p. 211. • Berghes (Jean de), seigneur de Maingoval . est présent aux négociations de Maestricht, 1485, p. 800. Beriches(\e seigneur de), commissaire de l'archiduc Phi- lippe pour l'appoinlemcnt relatif à Tongres , 1 494 . p. 873. Beringhen , pris cl brûlé par les Bourguignons, p. 197. Bernalmont (Jean de), condamné à mort, p. 425. — Ses biens non confisqués, ibid. Bernardin (le cardinal), légat du pape à Tournay pour le traité de paix entre les princes , 1508 , p. 1 20. Berri (Charles duc de), frère de Louis XI. — Obtient de lui le duché de Normandie, p. 208. — Entre dans la ligue du bien public contre le roi, pp. 190. 191 et 209. — Vient à Étampes au devant du comte de Charolois , p. 190. — Se réconcilie avec le roi. p. 209. — Échange le duché de Normandie contre le comté de Cham- pagne, ibid.— Accompagne Louis XI à Liège, 1408, p. 217. Bersel (Philippe de), membre de l'état noble de Liège , consent à la paix de Donchery .1492. p. 8.59. ^erfrafkfi (Robert), profès de l'ordre de S'-Jean de Jé- rusalem, chargé de lever les dîmes et collectes à Liège . p. 088. Besançon (évêque de), prévôt de Péglisc de Liège. — Sa mort, 1502, p. 117. Best (Jean de), membre de l'état noble de Liège , con- sent à la paix de Donchery, 1492, p. 860. Beufort (le seigneur de), 1408 , p. 31 1 . Beyart, Keyart, on Beyart , procureur, condamné en 1401, p. 11. Brengnet (Huberl). chanoine de Liège, envoyé vers Louis de Bourbon pour l'interdit de 1401 , p. 497. Bierlier (Arnould le), maîlre de Liège. — Assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 841. — Il fait partie du tribunal particulier pour les infrac- tions à la paix de Donchery, 1492 . p. 850. Bierlier (Jean le), clerc, témoin d'un acte, 1498, p. 878. ^»er«e*(Warnierdc), fils de Giele, complice des Dathyn. — Sa condamnation . p. 389. Bierset , voy. Burses. Billelon (Jean), chanoine, présent aux négociations de Maestricht, 1485. p. 805. Bilsen. On n'y permet pas la proclamation de la paix de Huy . 1 4G0 , p. 37. — Est prise par les Brabançons et les Maestriclois, 1483 , p. 89. Bioche(iean), 1408, p. 309. Blanches-Dames (couvent des), à Louvain, p. 430. Blanckenborch (le comte de) vient à Liège pour faire partie du conseil de Louis de Bourbon , p. 7. Blanckenhem ( la comtesse de ) vient se plaindre à Charles de Bourgogne du meurtre de son époux par les gens de l'archevêque de Cologne, p. 229. Blangy (N. de), secrétaire du conseil de la cité de Liège. 1487. p. 830. Blavier (Pirair le), complice des Dathyn.— Sa condam nation , p. 389. Blisia (Guillaume de), chanoine , présent à une protes- tation du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de Liège , p. 098. Blocquerie (Christian de la), maître de S'-Trond , député pour les négociations avec le duc de Bourgogne, p. 530. Bioes (Adrien de), membre de l'état noble de Liège . consent à la paix de Donchery. 1492. p. 859. .ff/e/icin (Godefroid de), membre du tribunal particulier pour les infractions à la paix de Donchery, 1492 , p. 856. Codeur (Pierre de), témoin d'un acte du chapitre, 1484. p. 700 et 709. — Présent au procès-verbal du chapi- tre pour la levée de l'interdit , 1 480 , p. 81 G. Boechout ( fief de ) envahi par le peuple . 1401 , p, 505. Boechoete (Jossc de), notaire apostolique, p. 528. Boeslintere (Jossede), notaire apostolique, pp. 530 et 541. t l'il n ;. « v m 910 TABLE ANALYTIQUE. TABLE ANALYTIQUE. 91i Bois (Lambert du) . membre de l'état noble de Liège , consent à la paix de Donchery, 1492 , p. 859. Bois-le-Duc. La moitié de cette ville est détruite par le feu, 14G3, p. 19. — Combat entre ses habitants et lesGueldrois,ir>12,p. 128. Bolengier { Martin le) assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy , 1489 , p. 841 . Bolgry (Michel), témoin d'un acte du chapitre, 1483, p.714. Boisez ( Jacques de) assiste à l'engagement du trésor de S'-Lambert à Guillaume de La Marck, 1483, p. 717. Boisée (Wery de), complice des Dathyn.— Sa condamna- tion . p. 389. Bonnaye {\ty de), 1408, p. 311. Bons-Enfants (les) changent de couvent avec les Celli- tes,à Liège, 1489, p. 100. Borchloen ou Looz, prise parles Bourguignons, p. 197. ^orr/cux (Jean), assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 842. Borghet (Jean), fils de Piron, complice des Dathyn. — Sa condamnation . p. 389. Borghet (Piron), complice des Dathyn.— Sa condamna- lion, p. 389. Borghet {Kenatt), complice des Dathyn.— Sa condamna- tion, p. 389. Borleit (Jean) de Bierleur assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489 . p. 842. Borman (Henri) , chanoine , ratifie l'accord du clergé avec Louis de Bourbon . 1466, p. 555. — Il est pré- sent à une protestation du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de Liège, p. 698. Bornions (Renier), doyen de S'-Pierre, présent à une protestation du chapitre de S'-Lambert contre l'inter- dit , p. 698. — Il est présent à la comparution du pro- cureur de Jean de Home devant le chapitre, 1484, p. 765. — Violences des de Horne contre lui . p. 785 . ^ora(Willame), membre du tribunal particulier pour les infractions à la paix de Donchery , 1492, p. 836. Bos (Guillaume du), membre de l'état noble de Liège, consent à la paix de Donchery. 1492 , p. 859. Bosset (li) d'Ans assiste à la diète provoquée par Jac- ques de Croy, 1489 , p. 843. Bossutf fief du sire de la Hamaide , p. 319. Bossuyt (terre de), lez Ichaing , léguée à Jean Dathyn par Wathier son père, p. 428. Bouhais (Conrart de), avoué de Leers, témoin d'un acte, p. 707. — Député des états de Liège à Aix pour négo- cier avec les envoyés de Maximilien, 1483, pp. 710 et 712. — Assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 841. — Certifie la protestation prise contre ce dernier , p. 844.— Membre de l'état noble de Liège , consente la paix de Donchery. 1492, p. 860. Voy. Leers. Bouillon (château de), réparé et gardé par Robert de la Marck , p. 750. — Il est pris par le duc de Luxem- bourg. 1495, p. 11». Bouillon (terre de) rendue à Guillaume de la Marck par le traité de Tongres . pp. 747 et 792. Boulogne ( le comté de ) cédé au duc de Bourgogne . p. 191. Boulonais,f. 300. Botirbon (Charles de) , père de Fèvêque de Liège . p. 6. — Sa mort. p. 7.— Ses obsèques à S'-Lambert, ibid. Bourbon ( le duc de ) fait partie de la ligue du bien public, p. 191. — H accompagne Louis XI contre les Liégeois, 1468, p. 217. — Il fait partie delà se- conde armée du duc au siège de Liège , p. 222. — Il entre d'assaut dans la ville , ibid. Bourbon (Isabelle de), femme du comte de Charolois. — Sa mort, p. 191. Bourbon (Louis de), note sur sa naissance , p. 6. — Pré- vôt de S'-Donat, p. 137. — Il est désigné pour succé- der à Jean de Ileynsberg comme évêque de Liège , 1455, pp. 5 et 137. Il est postulat, juin 1456, p. G. — Procès-verbal de sa réception et admission comme élu de Liège . p. 413. — II est représenté par Jean de Lysura , prévôt de Notre-Dame de Mayence , p. 414.— Son intronisation, p. 6.— Son entrée dan» la ville de Liège , ibid. - Procès-verbal de cette en- trée, le 13 juillet 1456, p. 417. — Détails de cette cérémonie , ibid. — Prestation de serment , ibid. - Il est reçu comme seigneur à Liège , p. 169. — Il se rend à Huy. ibid. — Accueil qu'on lui fait da«s toutes les villes, ibid. — Il se rend à Malines, p. 7. — Diètes qu'il tient à Maestrirht et à S'-Trond avec ses sujet» , p. 7. — Il quitte Maestricht et revient à Liège , ibid. — Il accorde au clergé de Liège »e» lettres de joyeui avènement , 26 octobre 1456 , p. 420. — Mention qui est faite de ces lettres, p. 677. — Il demande aux échevins de Liège qu'ils rendent record sur ses droits et prérogatives , p. 440. — Il est présent à la remise de cet acte, p. 460.— Ses différends avec la Cité , à cause des libertés et franchises du pays , 1459 , p. 7. — Il se laisse circonvenir parles ennemis du clergé, p. 201 . — Il accorde au conseil de la commune la ju- ridiction sur les ecclésiastiques . p. 202. — Il s'aper- çoit de son erreur et s'efforce en vain d'arrêter le mal, ibid. — Causes de son irritation contre les Liégeois. p 139. _ Il s'adresse à Louis XI pour avoir sa métlia- tion, 1461,p. 140.— llseretireàUuy. puis à Maes- tricht , ibid. et p. 202. — Il est appelé à Liège par son chapitre et on lui adresse des plaintes contre ses offi- ciers de justice, 1401, p. 10. — H proleste qu'il a ignoré les excès de ses procureurs, 1461 , p. 11. — Il consent à ce qu'on les cite devant les échevins pour répondre de leur conduite, ibid. — Il s'efforce de corriger, par le moyen des maîtres et des échevins , les excès du clergé, mais il n'y parvient pas, 1461, p. 19. — Il cite à l'anneau du palais un grand nom- bre d'habitants du pays de Looz, 1401 , p. 12. — 11 part pour Malines , afin d'accompagner Louis XI qui allait prendre possession de la couronne de France , ibid. — H revient à Liège, p. 13. — Il lance l'inter- dit contre ses sujets à l'instigation des procureurs, ibid. et 484. — Députés envoyés vers lui , à Malines , pour qu'il veuille lever l'interdit, 1401 , p. 15. — II exige des Liégeois, à la diète de Maestricht, une amende de 100,000 florins d'or et le rappel de tous les bannis, 1462, p. 14. — Il ordonne de transférer à Maestricht la cour et le chapitre de Liège, 1462, p. 15, — Il écrit au chapitre et aux églises secondaires pour qu'ils se conforment à cet ordre, ibid. — Il ne veut pas consentir à la levée de l'interdit, 1463. p. 16. — Il revient de Maestricht ■ Liège, 1463, p. 17. — Il s'élève de nouveaux conflits entre lui et la Cité, ibid. — Il se rend à Huy , à Maestricht , à Curinghen, ibid. — Le chapitre lui envoie une députation à Maes- tricht pour savoir s'il a une nouvelle dispense du saint siège relativement à son ordination , 1463 , p. 18. — Sa réponse , ibid. — Il refuse de rentrer à Liège avant que le jugement soit porté sur ses différends avec la Cité, 1464. p. 19. — H se rend de Maestricht à Bruxelles, 1465, p. 23. — Le doyen de Liège va le supplier de revenir dans la Cité, ibid. — Les Hutois le sollicitent également, ibid. — Il se rend à Huy, ibid. — H y reçoit le sous-diaconat, ibid. — Il écrit aux Liégeois des lettres suppliantes lors de l'élection de Marc de Bade, 1465, p. 24. — 11 est mandé à Bruxelles, 1465 , p. 50. — Il refuse de voir le clergé liégeois, ibid. — Ses lettres pour la translation des églises et chapitre de Liège dans la ville de Louvain , 1465, p. 522. — Autre pièce du même, relative à cette translation , 1466, p. 568. — Autre pièce sur le même sujet, p. 570. — Établi à Huy, il indique une diète pour conclure la paix , 1466 , p. 36. — De- vant recevoir la prêtrise à Huy, il appelle tous ceux qui lui ont prêté serment, 1466, p. 38. — Il est sacré évêque. p. 157.— Il se rend à Bruxelles, 1466. p. 44. — Il retourne à Huy et il y convoque son chapitre, ibid. — Les églises secondaires s'y rendent, ibid. — Il est engagé par ses sujets à revenir à Liège , ibid.— Lettre d'accord de ce prince avec le clergé de Liège , 1400, p. 530. — Lettre d'absolution accordée au même, p. 556. — Sommes que Charles de Bourgogne condamne les Liégeois à lui payer, p. 153. — H en- gage le clergé de Liège à venir le rejoindre, 1467 , p. 46. — Son séjour à Huy, pp. 55 et 162. — Sa fuite après la prise de la ville par les Liégeois, ibid. et p. 207. — Il revient à Liège, p. 55. — Il pardonne aux Liégeois , ibid. — Il reçoit des reproches du duc au sujet de la levée du tribut, 1407, p. 53. — Il chante sa première messe, en présence du légat , à S'-Lambert , p. 57. — Il porte le saint sacrement à la procession , 1408, p. 57.— H obtient l'adhésion d'un grand nombre d'ecclésiastiques aux propositions de Humbercourt, 1408, p. 50. — Il va jusqu'au pont d'Amercœurau devant du légat, ibid. — Il refuse au légal la grâce des couleuvrioiers, 1408, p. 58. — Il informe le duc Charles de l'eut des esprits à Liège et lui demande secours, 1408, pp. 172 et 210. — Il fait une trêve avec ses sujets , ibid. — 11 quitte Liège et se retire à Maestricht, pp. 172 et 240. — H se livre aux plaisirs dans celte ville, ibid. — 11 va à Tongres avec le légat et les capitaines bourguignons, pp. 39, 210 et 248.— Les Liégeois rebelles ayant pris Tongres , il essaie de se sauver et se cache dans l'église de Notre- Dame , p. 21 1 . — Il est découvert et les rebelles vien- nent implorer leur grâce , ibid. — 11 demande à se rendre à quelque chevalier, de peur de tomber entre les mains de la populace, pp. 39, 175 et 212. — Il est ramené à Liège par les mécontents , pp. 59, 174 . 212 et 249. — Le bruit de sa mort , puis celui de sa captivité, arrive au duc Charles , pp. 213 et 210. — Sou discours au peuple convoqué au palais , p. 230. — A l'arrivée du duc Charles il se réfugie à S'-Lambert, p. 251 . — Comincs prétend qu'il s'évada de Liège , ibid. — Les rebelles consentent à le délivrer à condi- tion qu'il veuille aller implorer le duc Charles et le roi de France pour eux , pp. 175 et 219.— Il accepte, afin de sortir de leurs mains , p. 219. — Il essaie en vain d'apaiser le duc Charles, pp. 59 et 219. — Il va au- devant du roi et du duc après la prise de Liège, p. 223. — Il s'interpose entre Frédéric de Witlhcm et les églises de Liège, pour les soustraire aux exactions ou à l'incendie, 1468, p. 03.— 7 II assiste à la soumission des Gantois par le duc Charies , 1469, p. 63. — Il donne au duc Charles l'inféodation de l'île de la Cité de Liège, p. 570. — Lui accorde une rente sur toute maison qui sera bâtie à Liège, dans la Hesbayeet le marquisat de Francbimont, p. 583. — Lui donne .5^1 m II ni \ >*i ' Ml 'V: M 912 TABLE ANALYTIQUE. pour 30 ans les profits du tonlieu sous le pont des ar- ches, p. 588. — 11 promet de faire ratifier, par le pape toutes les concessions faites au duc Charles, p. 594. — Il revient de Huy à Liège, 1470, p. 04. — Les églises le prient de résider à Liège , ibid.— Il se rend k Maestricht, p. 05. — Sa lettre aux receveurs des gabelles en faveur des drapiers de Tongres, 1470, p. 052. — Payement à lui fait sur la recette des ga- belles du pays de Liège , 1470 , p. 055 , not. 1 . — Il fait dire des messes pour le succès des armes du duc de Bourgogne contre les Français, 1471, p. 00. — 11 dîne à S'-Jacques avec le nouvel abbé Conrard Dumou- lin, 1472 , p. 08.— Il se retire à Huy, 1472, p. 09. — Les brigands qui ravageaient le pays de Namur prennent la fuite à son approche, ibid, — Son décret contre le prieur et le couvent des carmélites de Liège qui refusaient Hubert Leonardi pour recteur, p. 010. — Confirme les privilèges du clergé de Liège, 1470 , p. 017. — 11 s'oppose au retour des bannis, 1477, p. 75. — Il fait la paix avec Guillaume de la Marck, ibid.— Il permet le retour des bannis, ibid.— Il en fait décapiter quelques-uns . ibid.— Assiste au mariage de la duchesse Marie, p. 70.- Ses lettres du transport de la terre de Franchimont à Guillaume d'Arenberg. 1 477, p. 050. — Il envoie une ambassade à Louis XI pour qu'il respecte la neutralité du pays de Liège , 1478 , p, 77.— Il va en Gueidre avec Guillaume d'Arenberg, 1478 , p. 77. — Il revient à Curinghen malade , ibid. — Il rentre à Liège , ibid.— Il se déclare partisan de la neutralité devant les états du pays , ibid. — Il con- firme el augmente les privilèges de l'église de Liège , 1480 , p. 077. — Sa déclaration pour les drapiers de Verviers , p. 082. — Il déclare Guillaume de la Marck son ennemi , 1480 , p. 79. — Il demande aux états du pays des gardes du corps . ibid. — Il exige des Hutois qu'ils signent les lettres d'alliance contre les la Marck, 1480, p. 79. — 11 fait proclamer la défense d'assister Guillaume d'Arenberg et ses complices, 1480, p. 084. — Fait proclamer le bannissement de Guillaume d'Arenberg et la confiscation de ses biens , p. 085.— Il accourt à Liège pour réprimer une sédition des bouil- leurs, 1481, p. 80. — Il fait décapiter deux artisans le jeudi-saint, ibid. — licite à l'anneau du palais quelques habitants de Hasselt , ibid. — Il demande en Brabant des secours contre Guillaume de la Marck, 1482, p. 81. — Il court défendre Huy, ibid. — Il Tient à Liège organiser la défense, p. 82. — Il marche au devant de ses ennemis, ibid. — Il est tué misérablement, ibid. — Vers latins sur la mort de ce prince , p. 355. - Mention qui en est faite en divers actes , pp. 725 et 741 . — Son corps est exposé publi- quement à S'-Lambert ,1482, p. 84. — Puis enterré, ibid. — Manteau donné par Jean de Horne pour être placé sur sa tomlie, suivant la coutume, 1484 . p. 709. — Différends relatifs à sa mort , réglés par le traité de Donchery, 1492, p. 852. Bourgeois (Jean) du Mont , remplace Libert comme suf- fragant de Liège . 1505, p. 120, à la note. Bourgoijne (Agnès de), épouse de Charles de Bourbon et mère de l'évêque de Liège . Louis, p. 0. Bourgogne (Antoine, bâtard de), s'embarque au port de l'Écluse pour la Terre-Sainte, 1404, p. 20. — Il revient de la Terre - Sainte , pag. 303. — Il excite le duc contre les Liégeois, ibid. —Sa conduite au combat devant S'-Trood, p. 308. — Prisonnier en Lorraine , p. 371 . — Il est capitaine de l'un des corps d'armée du comte de Charolois, 1405, p. 187. — Il est envoyé par le duc contre les Liégeois, 1408, p. 217. — Il fait partie de la troisième armée du duc au siège de Liège , p. 222. Bourgogne (Charles de), comte de Charolois, fait partie delà ligue du bien public, 1405, p. 187. — Il se rend aux frontières d'Artois et de Picardie , avec une armée, ibid. — Il commande un des quatre corps d'armée, ibid. — Il entre en France, ibid. — Éloge de sa bra- voure à Montlhéry, p. 188.— Avantage qu'il y obtient, ibid. — Il sert de parrain à l'enfant d'une femme de Montlhéry. p. 189.— Il se dirige vers Thates. après la bataille de Montlhéry, ibid. — Il va ensuite à Étampes, p. 190. — Il y trouve la vaisselle d'argent du roi , ibid.— Il rencontre, à Étampes, les princes ses alliés, ibid. — Il met le siège devant Paris . ibid. — Sa dou- leur à la mort d'Isabelle de Bourbon, sa femme, p. 191. — Il fait la paix avec le roi , ibid. — Il obtient du roi l'expulsion des Croyetde leurs adhérents, ibid.— Il est occupé à la guerre contre la France lors des premières hostilitésdes Liégeois contre le Brabant, ibid.. p. 204. — Après la paix de Conflans , il marche vers le pays de Liège ets'arrêleà Tirlemont, ibid. .pp. 152 et 193. — Il met le pays à feu et à sang . p. 204.— A son retour de France , et lorsque les Liégeois avaient déjà signé la paix de S'-Trond , il s'avance avec son armée contre les Tongroisqui refusaient d'y souscrire, 1400, p. 31 . — Il s'arrête près de Heis à Vecthmale , ibid. — Il re- çoit , dans sa tente , les envoyés de Liège et leur mon- tre les forces de son armée , ibid. — Il leur promet la grâce du duc son père , et leur en donne même des lettres expresses , p. 32. — Le comte de S'-Pol inter- cède auprès de lui en faveur des Liégeois, 1405. p. 152. — Dures conditions qu'il leur fait , p. 153. — Les Lié- TABLE ANALYTIQUE. 915 geois ne les acceptant pas , il s'avance jusqu'à Wrilen, ibid. — Les Liégeois se décident enfin à souscrire à tout par les conseils de Baré Surlet . 1400 , pp. 153, 154 et 194. — Charles les reçoit avec bonté, p. 154. — Il fait la paix avec les Liégeois, pp. 154 et 205. — Il est reconnu , ainsi que son père , le duc Philippe, comme mambour perpétuel de Liège, pp. 153 et 205. — Il retourne à Bruxelles . pp. 154 et 205. — II va aux frontières d'Artois pendant presque tout l'été de 1400 .après la paix de Liège, p. 205.— 11 apprend les insultes des Dinanlais contre lui . et il jure de s'en Tenger. pp. 148 , 205 et 200. — Nouvelle révolte des Liégeois pendant qu'il est en France, p. 149. — I| marche contre Dinant et la détruit de fond en comble, pp. 41 , 159 , 194 et 200. — Il se dirige contre les Liégeois, p. 100. — Il envoie à Liège un héraut d'armes, p. 41. — Il demande aux habitants de gar- der le traité de S'-Trond et de reconnaître leur évéque, ibid. — Il exige des otages, p. 100. — Il leur écrit de relâcher Jean Carpenticr. maître de Dinant . p. 101. — Ses préparatifs contre eux . p. 100.— Les Liégeois •'avancent contre Charles, du côtéde Butten etd'Othey, pour le combattre . p. 42.— Ils se décident à négocier à Oley et à demander merci , pp. 42 et 200. — Con- ditions de cette paix . par laquelle Charles devait être avoué et défenseur du pays de Liège, p. 42, — H retourne à Bruxelles, p. 200. — II prend l'adminis- tration des états de son père . p. 194. — Il assiste à ses derniers moments à Bruges . p, 195. — II envoie des ambassadeurs à Liège . 1407, p. 47.— II apprend le nouveau soulèvement des Liégeois et la prise de Huy, pp. 51 , 102 el 207, — Nouveaux préparatifs contre Liège, p. 103. — Il n'écoute les prières de personne, et menace même Louis XI , ibid, — Il en- vahit tout le pays de Liège, pp. 190 et 200, — Il met le siège devant S'-Trood, pp. 52 et 242. — Les Lié- geois et les Tongrois conduits par Raes de Heers veu- lent s'opposer à sa marche , il les met en fuite à Brus- them. pp, 52, 100. 207 et 242.— Il prend Beringhen, Borchloen , et continue le siège de S'-Trond , où il envoie deux hérauts d'armes pour qu'elle lui ouvre ses portes . pp. 42 , 197 et 207. — Dévastation de cette ▼ille, pp. 104 et 242, — Il accorde merci aux habi- tants . pp. 197 et 198.— Excès commis par ses soldats dans le couvent des religieuses augustinesde S'-Trond, pp. 104 et 105,-11 fait célébrer, dans les églises de Louvain , la victoire des troupes à Brustliem , p. 100, — Il s'avance vers Tongres. dont les habitants lui envoient demander merci , p. 198.— Puis il va mettre le siège devant Liège avec son armée victorieu** , pp. 53, 199 et 208. — Les Liégeois demandent de nouveau la paix à Bolsay, et il la leur accorde , ibid. — Dures conditions, ibid. et 242.— Il vient à S'-Lau rent , p. 54.— Il entre dans Liège par S"^- Marguerite, pp. 54, 108, 242 et .358.— Rappel des exilés , p. 54. — Sommes payées au duc . ibid.— Il reproche à Louis de Bourbon sa sévérité envers les églises, pour la levée du tribut, p. 55. — L'armée quitte le pays de Liège, ibid. — Leduc prend des otages, ibid. — Il se rend à Huy, ibid. — Il laisse Humbercourlà Liège comme gouverneur en son nom . p. 208.— Le légat Onuphre va lui demander d'adoucir lesconditionsqu'il a faites aux Liégeois, p. 240. — Il n'obtient rien, ibid. — Il rappelle Humbercourt au grand contentement des Liégeois, ibid. — Son mariage avec Marguerite d'Yorck, 1408. p. 58. 208, 209, 240 et 374. — Il part aussitôt après, avec une armée , pour combattre Louis XI . pp. 170 el 209. — Il fait alliance avec les ducs de Bretagne et de Berry, p. 170. — Il apprend le retour des proscrits dans la ville de Liège , p, 359. — Il envoie des troupes au secours de Louis de Bourbon . pp. 210 et 359. — Il est campé à Péronne , pp. 212 et 505. — Il reçoit la visite de Louis XI , qui voulait voir son camp incognito, p. 214. — Il le reçoit avec les plus grands honneurs et lui donne à souper dans son camp. p. 215. — Il signe la paix, pp, 209, 215 et 360, — Il communie avec le roi , p, 215, — On lui porte la nouvelle que les Liégeois se sont soulevés de nouveau , pp. 209 et 305. — Louis de Bourbon lui demande secours , p. 210.— Menaces de Charles con- tre les Liégeois, ibid. — L'évêque ayant été pris à Tongres, le bruit de sa mort se répand et augmente la colère de Charles , p, 215. — On assure à ce prince que les Liégeois se sont soulevés à l'instigation du roi de France, p. 210. — On lui montre , pour preuve , une lettre munie du sceau royal , ibid, — Il se rend auprès du roi , ibid. — Reproches qu'il lui adresse , ibid. — Il écrit à Louis de Bourbon pour qu'il ne traite pas avec ses sujets , p. 248, — Il médite la ruine de Liège , p. 174. — Son opinion sur les causes des trou- bles de ce pays , p, 250. — Il marche contre les Lié- geois avec Louis XI, pp. 59, 217, 251, 365. — Il entre à Tongres , p. 251 . — Il loge à Vallys avec Louis XI , p. 218. — Il est supplié par ce dernier en faveur des Liégeois, p. 219. — Il refuse, ibid, — Il montre au roi une lettre d'outrages que les Liégeois lui adressent, ibid. — Il campe devant la ville de Liège avec Louis XI, pp. 60, 170 el 254. — II se dispose à l'attaquer du côté de S"-Walburge, p. 59. — Dangers qu'il court , dans la nuit où les Liégeois 115 \' < 1 > M m fi ■ ' 914 TABLE ANALYTIQUE. TABLE ANALYTIQUE. 915 attaquent son camp , pp . 60 et 255. — H est irrité de TaudacR des Liégeois qui sunt venus Tattaquer jusque dans sa tente, p. 2il. — Il jure, par S'-George, de prendre la ville d'assaut et de la détruire, ibid. et 177. — Il divise ses troupes en trois armées , ibid. — Il attaque Liège et la prend , pp. 177, 2.54, ■Htù et 38t. — Il entre dans Liège avec Louis Xi , p. 257. — Atrocités qu'y commet son armée , ibid. — Nombreux détails , ibid. — Il est impitoyable envers les vaincus , p. Cl . — Il entre à pied dans l'église de S'-Lambert, p. 225. — Il la prend sous sa protection, ibid. — Fait planter son étendard dans la nef de l'église, p. 224. — Met l'épée à la main pour chasser les brigands qui la dévastaient, ibid.— Loge au palais épiscopal, ibid. — Il visite Liège avec le roi et le comte de S'-PdI , p. 224. — Il ordonne aux religieuses, aux femmes honnêtes . aux vieillards et aux enfants de chercher un asile hors de Liège , ibid. — Il fait brûler le quartier d'Oulre-Meuse , p. 225, — Nomme le seigneur de Witthem gouverneur du pays, ibid. — Il se rend à Maestricht avec son armée, ibid. — Il veut faire trans- porter, à Maestricht le corps de S'-Lambert. 1408, p. 62. — Un miracle l'en empêche, ibid. — Il y re- nonce , ibid. — Il fait décapiter Amel de Veiroux , bourgmestre de Liège, p. 225.— Veut punir Aix des secours qu'elle a donnés aux Liégeois , p. 220. — Reçoit à Maestricht des députés de cette ville, 227. — Conditions qu'il leur fait, ibid. — Il fait grâce aux habitants d'Aix , ibid. — Il marche vers le pays de Franchimont , ibid. — Donne ordre à Wiltbem de mettre tout à feu et à sang dans le pays de Liège , ibid. — Il s'empare de la terre de Franchimont. ex- cès qu'on y commet, p. 228. — Il poursuit les Lié- geois jusque dans les bois, pp. 229 et 382. — Il se rend à Uuy, p. 229. — Écoute les plaintes de la com- tesse de Blanckenhem contre l'archevêque de Co- logne, ibid. — S'adresse à ce dernier pour obtenir justice, ibid. — Il met le légal Onuphre en capti- vité à Yilvorde, p. 231 . — Il rend la libre possession de leurs biens aux églises transférées naguère à Lou- vain , p. 574. — Reçoit l'inféodation de l'ile de la Cité de Liège , p. 570. — Il reçoit une rente sur les mai- sons qui seront bâties à l'avenir, p. 03 et 583. — Il a le profit du tonlieu sous le Pont-des-Arcbes, p. 588. — Il donne à Louis de Bourbon quittance de 400,000 florins, moyennant le transport du tonlieu susdit, p. 590. — Permet aux personnes des églises de venir habiter dans l'ile de la Cité, p. 502. — Ses lettres tou- chant la contribution des rentes à lui dues, p. 593. — Mandement i>our contraindre ceux de Peelt , de Lum- men et de Greveobrock. à payer les rentes et gabelles, 1409, p. 597. -Il soumet les Gantois révoltés, p. 63. — Somme les Liégeois de tenir leurs promesses, 1470, p. 65. — Il envoie des commissaires pour détruire les murs de la Cité , p. 05. — Il en envoie d'autres pour lever la taille, ibid. -^ Il va de S'-Omer à Uesdin , p. 00. — Il envoie une statue de S'-George à l'église de S'-Lambert, 1471, p. 06. — Il accuse Louis XI d'avoir empoisonné son frère, le duc de Guyenne, 1472, p. 69.— Il envahit la Gueidre ; il prend Venloo, Nimègue et Ruremonde , 1473 . p. 70. — Il va à Aix pour avoir une entrevue avec l'empereur, ibid. — Il le rencontre à Trêves , ibid. — Il demande à l'empereur de pouvoir se faire couronner roi de l'ourgogne, p. 70. — Il traite avec l'archevêque de Cologne, ibid. — Il va faire le siège de Nuyts, 1474. p. 71.— Il signe une trêve avec le roi Louis XI , 1 475 , p. 72. — Il a une entrevue avec le roi d'Angleterre, ibid. — 11 attaque Nancy, ibid. — Sa lutte contre les Suisses, ibid. — 11 met des tailles vexatoires sur le pays de Liège , ibid. — Il ordonne qu'on démolisse les fortifications de Liège , de Tongres el de Uasselt, 1476, p. 72. — Sa mort, 1477, pp. 73, 371. Bouryogne (David de), évêque d'Utrecht. Proctstui lancé par lui contre les la Marck en faveur de Jean de Horne, en vertu des lettres apostoliques du pape Innocent, surtout en ce qui concernait le payement de la pension de Jacques de Croy , 1488 , p. 834. Bourgogtu (Isabelle de), femme de Pbilippe-le-Bon , son corps porté à Dijon, p. 195. .^ouri/oyne (Jean duc de), 1408, pp. 314 et 510. — Sa sentence contre les Liégeois est abolie, 1417, p. 562. Bourgogne (le maréchal de), en 1408, p. 306. — Est envoyé parle duc contre les Liégeois, 1408, p. 217. — Fait partie de la troisième armée du duc au siège de Liège, p. 222. — Conduit l'armée jusqu'aux por- tes de Liège , p. 353. Bourgogne (Marie de) renonce aux droits attribués i son père dans le pays de Liège, 1470, p. 623.— Elle restitue aux Liégeois les privilèges que leur avait en- levés son père, 1477, p. 74. — Elle épouse Maximi- lien . p. 70. — Sa mort , 1482 , p. 83. Bourgogne (Philippe, duc de), ses instances pourobtenir la résignation de Jean de Uey nsbergh , p. 5. — II de- mande l'évêché de Liège pour Louis de Bourbon , p. 371. — Il assiège Deventer en 1450, p. 0. — Il traite avec les habitants de cette vdle , p. 7. — II en- voie des ambassadeurs à Liège pour apaiser les dilTé- rends élevés entre l'évêque et la cité en 1450 , p. 8. — II envoie des députés à la diète de Maestricht , 1462, p. 14. — Ils se retirent avant le terme , à cause de la maladie du duc, ibid. —Il fait construire un châ- teau â Gorcum, 1403 , p. 19. (le MS. porte par erreur dux Carolua). — Il écrit aux Liégeois pour qu'ils cè- dent aux vœux de leur prince, et il les menace de venir à son secours, pag. 17.— Se montre dis- posé à traiter avec le roi de France au siijet de la Pi- cardie, ibid. . p. 19.— Il obtient du pape des bulles pour lever des di-nes destinées â la guerre contre les Turcs, 1464, p. 19. — Son projet de croisade, p. 362. — Les troubles de Liège y mettent obstacle, p. 363. — Il sert de médiateur entre les rois de France et d'Angleterre , ibid. , p. 21 . — Il envoie l'é- vêque de Tournay vers les Liégeois, pp. 14 et 141. — Il reçoit de ces derniers une lettre de défi , p. 145. — Il tâche de les rappeler à leurs devoirs, p. 203. La vieillesse l'empêche de marcher contre eux, p. 204. — Il ordonne des capitaines d'armes , â la nouvelle de l'invasion des Liégeois dans ses états, p. 192-204. — Il charge le duc de Clèvcs de marcher contre les Liégeois, p. 149. — Particularités sur son expédi- tion contre les Liégeois , p. 238. — Il fait bâtir une chapelle à Otersioe en l'honneur de la Vierge . après le massacre des paysans de Wellen , 1400 , p. 32. — Le peuple y va en pèlerinage , ibid. — Il accueille avec clémence unedèpuution liégeoise, ibid., p. 58.— Let- tre par laquelle il ordonne mainlevée de la saisie des biens du clergé de Liège enclavés dans ses états . pag. 513. — Son séjour à Bouvignes (un chroni- queur dit au château de Namur) pendant le sac de Dinant. pp. 40, 159, 194, 239, 309, 370. — Sa mort, 1407, pp. 48, 162, 195,200,240,570.— Son corps porté à Dijon , p. 195. — Ses entrailles à S'-Donat de Bruges , ibid. — Ses obsèques sont célé- brées â Liège. 1468, p. 57. — Les Liégeois feignent de jeter son âme dans les fournaises de l'enfer, p. 195. Bourguignons, leurs désordres dans le Brabant, le Uainaut et le Namurois, p. 152.— Ils se plaignent de n'être pas payés, ibid. —Ils entrent d'assaut dans Liège , 1468 , p. 222. — Ils massacrent les citoyens , p. 223. — Ils pillent les églises et les monastères, ibid.— Ils veulent enlever la châsse de saint Lambert , ibid. — Ils commettent tous les plus grands excès , pp. 224,257, 258, 259. Bourlar (Antoine) , assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy . 1489 , p. 842. Bourlet (André) , conseiller de la cité de Liège , présent aux négociations de Maestricht , 1485, p. 805. Boumonville (Enguerraad de), 1408 , p. 315. Bour$ (Vuitace de) , 1408 , p. 314. Boussut (Jean de) , membre de l'état noble de Liège , consent à la paix de Donchery , 1492, p. 859. Boussut ( Lancelol de) , membre de l'état noble de Liège, consent à la paix de Donchery, 1 492, p. 859. Boutevilte (Jean de), 1408, p. 307. — Ses voyages, ibid. Boverie (Jean de la) , chevalier présent à Factede pro- testation touchant le rétablissement des maîtres de la cité, 1 477. p. 037.— Présent aux négociationsde Maes- tricht, 1485, p. 805. — Maître de Liège, 1489, p. 841 . — Membre de l'état noble de Liège , consent à la paix de Donchery, 1492, p. 859. Bouvignes , les habitants prennent les pierres de Di- nant pour fortifier leur ville , p. 370. — Diète tenue dans cette ville, 1474 , p. 70. Brabançons (les) envahissent le pays de Liège et de Looz, 1405, p. 28. —Ils assiègent Ciney , 1467 . p. 51. — Ils passent la Gerre et s'accagent la Hes- baye , 1482 , p. 84. — Ils viennent devant Liège et sont repoussés, 1482, ibid. — Ils sont chassés de Landen par Guillaume de la Marck, ibid. — Ils at- taquent le château de Hollogne , 1483, p. 86. — Ils ravagent la Hesbaye jusqu'à la Meuse , p. 88.— Ils se disposent à faire le siège de Liège , ibid. Brabant (pensionnaires de) , obligation des églises de Liège envers eux , 1487, p. 829. Brabant. recensement général fait dans ce duché, 1464, p. 20. Braine occupée par les Français , 1471 , p. 66. Braits (Pierre) , écoutète de Maestricht, témoin d'un acte, 1484, p. 761. Brandebourg (Frédéric, marquis de), établit une trêve entre Jean De Horne et les La Marck , 1488, p. 830. — Négocie la paix, p. 831. Brandebourg (Gerlacht de) , présent à Donchery pour la paix de Liège, 1492, p. 853. Brandy (port à) , p. 308. Brasseries, etc. Art. relatif à ce commerce ainsi qu'à la vente des grains, dans le record de 1458 , p. 444. Breck (Henri), complice des Dathyn.— Sa condamna- tion , p. 389. Bressin (Gérard de) assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy , 1489, p. 842. Bretagne (le duc de) fait partie de la ligue du bien pu- blic , p. 191 . — Il vient à Etampes au devant de Charles de Bourgogne, p. 190. Broechusen (Jean de) , pp. 555 , 557. Brocquet (Gilles) , assiste à la diète provoquée par Jac- ques de Croy , 1489 , p. 842. il 916 TABLE ANALYTIQUE. TABLE ANALYTIQUE. 917 liron (Jean le) , de Jemmeppe . assiste à la diète provo- quée par Jacques de Croy , 1489 , p. 842. lironckhorst (Ilurman de) et de Baltenbourg , consent à la paix faite à Doncbery , 149â , p. 859. Bromjnet (Hubert) , chanoine, témoin d'un acte d'inti- midation de Raesde Ileers contre le clergé, p. 517. — Vice-doyen, ratifie l'accord du clergé avec Louis de Bourbon , 14G0, p. 555. Brose (Antoine-André), chantre de S'-Denys, ratifie l'accord du clergé avec Louis de Bourbon , p. 555. Brouheze (Tbicrri de), notaire , témoin d'un acte, 1483 , p. 723. Bruexken (Arnould de), notaire public, témoin de la levée des collectes pour l'ordre de S'-Jean de Jérusa- lem , p. 688. Bruijuilet (Jean de), complice des Datbyn , sa condam- nation, p. Ô89. Brunswick (le duc de), vient à Nimègue, 1478 , p. 78. — Il est blessé au bras, 1479, ibid. — Il retourne dans son pays , ibid. — Envoyé par Maximilien pour auxiliaire des Brabançons contre les Gueidrois , 1513, p. 128. Brusthem (bataille de), perdue par les Liégeois, 1467, p. 1C6. — Mention qui en est faite, p. 648. Bruxelles, diète tenue dans cette ville pour terminer les différends, 14G2.pp. 15, 141. — Elle n'a au- cun résultat , ibid. — Trente mille personnes y meu- rent de la peste, 1483, p. 90. — Elle se montre partisan de Maximilien contre Philippe de Clèves, 1488, p. 98. ^ruyn (Godefroid) . officier condamné en 1461 , p. 509. Bruynne {,\e seig'de), commissaire à Donchery pour la paix de Liège , 1492, p. 853. Buckinck (Jean) , vice-doyen , ratifie l'accord du clergé avec Louis de Bourbon , 1466 , p. 555. Sucy (Béraultde) , 1408, 309. Bueil (le comte du), entre dans la ligue du bien public, p. 192. Bueren (Voy. Burieu ou Bures). Burdine (le jeune) , complice des Dathyn , sa condam- nation , p. 389. Buren (le S' de) . l'un des otages donnés par les Liégeois au comte de Charolais , p. 160. Bures ( Gosuin de ) et son frère Vincent , leur retraite au milieu des bois , p. 241 . £ure< (Vincent de), capitaine liégeois des compagnons de la verte-tente , p. 358. — Rentre dans Liège avec les exilés , ibid. , et 210. — Il marche sur Tongres, à la tête des Liégeois, p. 211. — 11 reçoit Louis de Bourbon prisonnier, p. 212, et jure qu'il ne lui sera fait aucun mal , idem. — Écoute les menace* de Uagenbach et refuse d'y obéir, 1468. p. 218. — Essaie de surprendre la tente du duc ctdu roi Louis XI, p. 380.— Il quitte la ville après l'assaut des Bourgui- gnons , p. 222. Burieu ou Bueren (Jean) de Huy, député des états de Liège à Aix , pour négocier avec les envoyés de Maxi- milien, 1483, pp. 710,712. Burnea ( Jean ) , assiste à la diète provoquée par Jac- ques de Croy , 1 489 , p. 842. Burry (Heyimann), assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy , 1489, p. 841. Burses ou Bierset (Jean de) , taxé pour le rachat des otages, 1467 ,p. 47. Busco (Jean de), chanoine, proteste, avant l'élection de Jean de la Marck, contre l'interdit de la ville de Liège, p. 698. Busco (Pierre de) , chanoine, confère une prébende i Robert de La Marck , p. 714. Busleden ( François de ) , docteur , commissaire de Maximilien pour traiter la paix entre les la Marek et Jean de Home, 1490 , p. 846. But (Adrien de), extraits de ta chronique inédite, p. 362. Bye (Heurt), chanoine . présent à l'admission de Louis de Bourbon comme élu de Liège, p. 414. Calabre (duc de) , fils de Renier roi de Sicile , p. 191 . Caliot (Jacques), S' de Chanteraine, présent aux né- gociations de Maestricbt, 1485, p. 806. Calixte (pape) , son élection , 1456 , p. 6. — Accorde à Pbilippe-le-Bon , l'évéché de Liège . pour son neveu Louis de Bourbon , p. 372. — Sa mort , p. 8. Cambges (François des) , chevalier , assiste à l'entrée de Louis de Bourbon , à Liège , p. 418. Cam6rai (èvèque de), fils du S' de Bcrghes. — Sa mort, 1502. p. 117. Cambrai (Jean de) , secrétaire de Jean de Horne . signe les ordonnances de 1492. p. 872. Campo-Basso , capitaine des Lombards, sa défection, 1476, p. 73. Canes (Mathieu de), frère de Richard de Troncillon , p. 637. — Pension que lui accorde Louis de Bourbon, ibid. Canne (Ghis de) , S' de Spauwe , sénéchal du pays de Looz, 1477, p. 75. — 11 accompagne Frédéric de Withem en Gueidre , 1478, p. 78. — Il est fait pri- sonnier à Hullogne par les Branbançons , 1483, p. 87. — Il ordonne à l'abbé de S'-Laurent de faire évacuer tous les vivres renfermés dans son couvent , p. 88. — L'abbé s'y refusant , Gbys de Canne dé- cide qu'on y mettra le feu , ibid. — Il assiste à l'enga- gement du trésor de S' -Lambert, p. 717.-- Ses différends avec l'évêque Jean de Horne sont assoupis par le traité de Tongres, 753. — Il appelle au pape et à l'archevêque de Cologne de la conduite de Jean de Horne, 1485, p. 776. — Il est grand mayeur et mambour de Liège, page 92. — Indemnités de- mandées pour lui par les Liégeois à la paix , pp. 804 , 805 et 806. — Il demande des lettres de sû- reté, p. 807. — Ses exactions et ses ravages dans le comté de Horne, 1486, p. 93. — Il prend Curin- ghen et y brûle la résidence épiscopale , ibid. — Il fait décapiter Pierre Rocquaer , ibid. — Il nourrit d'audacieux projets , ibid. — H augmente le nombre de ses soldats , ibid. — Il bâtit à S'-Walburge une citadelle contre la ville, ibid. — Les enfants la dé- truisent , ibid. , p. 94. — Le peuple se soulève contre lui, ibid. — Sa mort, ibid. et 826. — Sa sépul- ture avec Pierre Rocquaer , p. 94. Cardona (Jean de) , frère de l'ordre de S'-Jean de Jéru- salem , chargé de lever les dîmes et collectes, p. 688. Carlewych , voy. Fontaine (Daniel de la). Carmaret, chevalier, 1408, p. 311. Carondelet (Jean de) , S' de Cliampvaus et de Solre-sur- Sambre , commissaire aux négociations de S'-Trond , comme conseiller du duc de Bourgogne , 14G5 , p. 532, chancelier de Maximilien. 1486. p. 812. Carpentier (Jean), bourgmestre de Dinant, se sauve dans le comté de Namur, p. 161. — Il est arrêté par les Liégeois , ibid. — Il est amené à Liège et abreuvé d'outrages , 1467 , p. 45. — Il est décapité à la demande des métiers, pp. 36 , 45 , 161. — On coupe son corps en quatre parties . p. 45. — Ceux qui l'avaient livré reçoivent chacun cent couronnes, ibid. Catherine (tour de S") à Liège, 1491 , p. 106. Cauny(Aubertde), 1408, p. 310. Cavaliers de France qui viennent à Liège , leur combat avec les habitants de Tongres , 1491 , p. 108. — On leur paye leur solde et ils se retirent , ibid. Celles (Louis de), membre de l'état noble de Liège, consent à la paix de Donchery , 1492 . p. 859. Ceintes (frères) , changent de couvent avec les Bons en- fants , 1489, p. 100. Chabot (Euslache) , S' d'Ommesée . souverain mayeur de Liège, p. 391. — Témoin d'un acte du chapitre en 1456 , p. 412. — Il assiste à l'entrée de Louis de Bourbon à Liège, p. 418.— Il met en garde de loi l'acte du record donné à la requête de Louis de Bour- bon en 1458 . p. 459. — Met en garde de loi un au- tre record , donné à la requête de la cité , p. 481 . Chabotteal (Walhier) est livré à Louis de Bourbon par l'archiduc Maximilien. — Il est décapité à Liège, 1478, p. 77. Chachie (Henri délie) de Geneffe , souverain mayeur de Liège , p. 400. r^t/ie (hôpital à la) , 1485, p. 93. Chaîne (Simon de la) , 1408 , p. 310. Chdlon (Jean 1 de), prince d'Orange, 1408, pp. 305 , 306,309. Chdlon (Jean 11 de) , sa lettre à ceux de Hasselt pour la démolition de leurs murailles , 1482, p. 702. — Les états de Liège s'obligent à lui payer une certaine somme, 1483, p. 706. C/9. Corswarem (Raes de) , membre de l'état noble de Liège, consent à la paix de Donchéry, 1492, p. 859. Corswarem (Walter de) , maître de la cité , accompagne Jean de Home lors de son intronisation , 1484 , p. 767. — Assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 841. —Certifie la protestation faite contre ce dernier , p. 844. — Membre du tribu- nal particulier qui devait juger les infractions à la paix de Donchery , 1492 , p. 856. Corswarem (Watier ou Wanck de), archidiacre d'Ar- denne , fait prêter serment à Jean de Lysura , repré- sentant de Louis de Bourbon lors de son élection , p. 415. —Présent à son installation, p. 419. — Grand scelleur , présent à Pacte de record donné à la requête de la cité en 1458 , p. 482. Corswaremme (Walter de) , chanoine , proteste contre l'interdit de la ville de Liège, avant l'élection de Jean de la Marck, p. 698. — Député des états à Aix, pour négocier avec les envoyés de Maximilien , 1483 , p. 710. — Confère une prébende à Robert de la Marck, ibid., p. 714. — Il assiste Jean de Home à son intronisation , 1484, p. 768. Cortenbach (Jean de) , sénéchal de Bilsen , p. 583. Cortenbach (Jean de) , membre de l'état noble de Liège, consent à la paix de Donchery , 1493 , p. 859. Cortenbach ( ), détenu au château de Longne par Jeannot , le bâtard. — Article du traité de paix relatif à lui, 1490, p. 849. Cortenbach (Nicolas) , maître d'hôtel de Jean de Home , est fait prisonnier par les La Marck , 1488 , p. 97. Cortenbach (M' Pierre de), chanoine , présent à la com- parution du procureur de Jean de Home , devant le chapitre , 1484 , p. 763. Cortenbach (Pierre de) , prévôt de Notre-Dame de Ton- gres , chanoine et scelleur de Liège , procureur de Jean de Horne , remet à David de Bourgogne des lettres apostoliques contre les la Marck , 1488, p. 834. Corthiesem (église de), brûlée, 1490, p. 105. Costain de Frères,' complice des Dathyn. Sa condam- nation , p. 389. Costeal (Jean), complice des Dathyn.— Sa condamnation, p. 389. Cottebrune, seigneur de Château-Villain, 1408, p. 313. Couleuvriniers , voy. Ferte-Tente. Coully , voy. Crully. Cour (Jean de), maycur de Halem , établi par Philippe- le-Bon, p. 151. — H brûle les environs de Uerck , ibid. Courcelles (Jean de), 1408 , p. 313. Courcoul (Jean), complice des Dathyn.— Sa condamna- tion . p. 389. Courtejamble (Jacques de), 1408. p. 309. Courtevain (Baudouin), abbé de Floen, consent au traité de Donchery, 1492, p. 860. Couteaux. Défense faite par le duc Charles, aux Liégeois, de porter de grands couteaux pointus , p. 200. Couvents et églises (liste des), des pays de Liège et de Looz imposés en 1470, p. 054. Couvin. Portes et murailles de cette ville détraites , 1408, p. 323, note. Couvin (Woutier de), membre de l'état noble de Liège , consent à la paix de Donchery, 1492, p. 859. Cot;ereur (Jean le), de Dioant, est accosé d'avoir excité ses compatriotes contre Liège, p. 563. Cran (Antoine de), 1408, p. 310. Crehain (Gérard de), fils de George, p. 429. — Exécu- teur testamentaire de Wathier Dathyn , p. 433. Cressignées (Jacques de), maître de la cité de Liège, présent aux négociations de Maestricht, 1485, pp. 805, 806 et 808. Crexhant (Eustache de) assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 842. Croisiers établis à Dînant, 1498, p. 1 14. Croisiers, de Liège, vexés parBenotton, 1471 ,p.67. Croix (église de S"), obtient un délai pour payera Be- notton, ibid. Croix sanglantes apparaissent sur les vêtements, etc. , 1501, p. 116. — ÉcrMde Libert, suiïragant de Liège, à ce sujet, ibid., no . Cr^imme, secrétaire de Maximilien , 1484, p. 743. Crouy (le seigneur de), 1408, p. 315. Croy (le sire de), sa médiation entre le roi Louis XI et le comte de Charolais, p. 191. — Son expulsion du royaume, à la demande de ce dernier, ibid. — H est accusé d'avoir brouillé Charles avec son père , ibid. Croy (Jacques de), élu de Liège, 1482 , p. 85. — S'ef- force d'obtenir que le siège èpiscopal soit transféré en Brabant , 1483 , p. 91 . — Il cède ses droits à Jean de TABLE ANALYTIQUE. 921 Rome , moyennant une pension , p. 85. — Sous pré- texte de non-payement de sa pension, il vient à Liège. 1488, p. 98. - Il publie l'excommunication de Jean de Horne, ibid. — Il s'installe en qualilé d'évêque de Liège, ibid. — Le mauvais état des revenus du do- maine est cause que celte pension, de 1,500 florins d'or, n'est pas payée par Jean de Horne , p. 835. — Règlement du pa|>e Innocent . à cet égard, p. 836.— Jacques de Croy provoque une diète à Liège, 1489, p. 841. — On proteste contre lui , ibid. — Autre pro- testation . p. 844 . note 1 . — Il ne veut pat entendre parler de paix, 1490. p. 103. - Il quille Liège, p. 104.— Il revient à Liège, ibid. - Il introduit dans la ville Robert de la Marck. p. 105. — Il est accusé de la disette, 1491 , p. 106. — Il quille Liège avec les Français , p. 108. - Il est poursuivi par le peuple, ibid. — Il vient à Liège pour recueillir la succession de Jean de Horne. 1505, p. 121. — H quille Liège après l'élection d'Érard de la Marck , ibid. Croy (Michel de), seigneur de Sempy. présent aux négo- ciations de Maestricht , 1 485 . p. 806. Crully ou Coully (Olivier de), 1408, p. 313. Culen (Guillaume Van dcr), clerc, présent à la lecture d'une protestation de l'écolâtre de Liège contre Jac- ques de Croy, 1489 , p. 844 , note 1 . Cusa (le cardinal Nicolas de). Sa mort . 1464 , p. 21 . Cusance (Jean de) 1408, p. 310. Cyney (Godefroid de) appelle au pape et à l'archevêque de Cologne , de la conduite de Jean de Horne , 1485 . P-776.— Sentence de Jean deHorneconlrelui. p. 786. 6yfM?y (Jean de), témoin d'un acte . 1483. p. 71 6. Daele (Art , dit van den), mentionné au testament de Wathier Dathyn. p. 429. Daelhem (terre de) incendiée par les Liégeois, p. 274. Daelhem est pris par les Liégeois, 1465 . p. 147. Dalfin ( Guillaume) présent â un acte de Jean de Home, 1486, p. 811. Dantart (Jean), érhevin de Liège, signe le record donné à la requête de Louis de Bourbon. 1 458, p. 400. — En signe i . utre donné à la requête de la Cilè . p. 482. Damiette (tour de) . au château de Huy ; on y enferme les envoyés Liégeois prit à Valenciennes , 1483, p. 780 , note 1 . Dammartin (le comte de) entre dans la ligue du bien public, 1465, p. 193. Danemarck (le frère du roi de), 1408 . p. 307. Dannea ( Etienne ) assiste à la diète provoquée par Jac- ques de Croy. 1489, p. 842. Dannea ( Jean ) assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, ibid. Dary (Jean), abbé de S'-Gilles, consent au Iraité de Donchery, 1492, p. 860. — Son avarice, 1503, p. 118. — Sa mort. ibid. Dathyn (Agnès, fille de Wathier). épouse de Jean de Soye. — Legs que lui fait son père, p. 427. Dathyn (Guillaume), père de Wathier Dathyn.— Sa condamnation . 1433. p. 389. — Messe fondée pour le repos de son âme. p. 428. Dathyn (Jean), fils de Wathier. — Legs que lui fait son père, p. 427.— Exécuteur testamentaire de Wathier. p. 433. Dathyn (Wathier), mandement de l'official de Liège con- tre lui, p. 382. — Sa condamnation, 1433, p. 389. - Détails des crimes dont lui et ses complices étaient ac- cusés . ibid. et seqq. — Autres détails, p. 392. — L'empereur confirme sa condamnation, p. 398. — Il adresse une supplique à Louis de Bourbon, pour lui et ses complices, p. 423. — Demande de déférer à la justice du duc de Bourgogne, ibid. — Son leslamenl, p 426.— Description de son écusson, p. 434, note 1 . — Son épitaphe, ibid. Z>af Ayn. Enquête faite à Liège, touchant ceux qui avaient reru les biens confisqués aux Dathyn , 1463, p. 18. Débiteurs de Commerce sont jugés par les maîtres et le conseil de Liège. — Article d'un des record relatif à eux, 1458, p. 451. Déguisements. Défense d'aller la nuit avec un déguise- ment. 1486. p. 821. Delpierre (Gille), doyen de S"-Croix. — Violences exer- cées contre lui par les de Horne, 1484, p. 785. Dene (Nicolas) est sacré abbé de S'-Hubert, 1 475, p. 72. />e»is (Église de S') à Liège, les grains y sont saisis par Benollon, 1471, p. 67. Denixhe ( Renier, dit Rennekin) assiste à la diète pro- voquée par Jacques de Croy, 1489, p. 841. Députés de France , de Brabant et de Gueidre, viennent à Liège pour la paix , 1509, p. 127. — On ne conclut rien à cause de l'absence d'Érard de la Marck, ibid. — Nouvelle députation pour le même sujet, 1511 , p. 127. Z>escAamps (Guillaume), mambour delà cité de Liège, lors de la demande d'un record que firent les maîtres . 1458, p. 460. Deventer assiégée par Philippc-le-Bon, 1456, p. 6. Deyn (Jacques) , garde-du-corps du duc Charles , bailli d'Ardres au comté de Guisne , certifie la chronique de Théodoric Pauli , p. 231. Dialogue en vers , sur la rébellion des Liégeois , p. 347. Z>i>pen6«ec* (Église de) brûlée, 1490, p. 105. />ïernin (Alexandre), 1408, p. 308. 116 922 TABLE ANALYTIQUE. />ie«/(Arnould de), abbé de S'-Jacques en remplacement de Conrard Dumoulin, 1474, p. 71. —Sa mort. 1483, p. UO. Diest (couvent de), incendié , 1499, p. 115. Dièle faite à Llé^e à la demande de Jacques de Groy , 1489, p. 841 . — Autre diète assemblée à Diest, 1498, p. 113. Dtmes et collectes recueillies dans les églises de Liège , pour Tordre de S'-Jaan de Jérusalem, 1481 , p. 088. Z>inanl se rend après la bataille d'Othée, 1408, p. 317. — Portes et murailles de cette ville détruites , p. 323. — Elle demande la paix, 1466, p. 30. — Son inso- lence envers le comte de Cbarolais , 1460 , p. 194. — Elle est ruinée par Charles de Bourgogne , pp. 159, 194, 388, 293 et 294. — Églises et cou vents livrés aux f1ammes,ibid.— Allusionà la ruinede cette ville, p. 330. — Les maîtres de Dinant se sauvent à Liège , où ils viennent conter la prise et la ruine de leur ville, p. 41 . Dinantaii (les) se soulèvent contre un certain chevalier, nommé Jean de Valle, 1404, p. 23. — Leur haine contre Bouvignes, p. 239. — Ils abandonnent le parti des Liégeois, ibid. — Paix avec le comte de Cha- rolais, ibid. — Ils recommencent la guerre avec les Namurois, ibid. — ils se réconcilient avec Louis de Bourbon , 1466 , p. 36. — Ils sont exclus de la grâce de Louis de Bourgogne . p. 38. — Leurs insultes au duc Philippe et à Charles , son rds , pp. 38, 148, 205 et 363. — Leurs bravades contre les Bourguignons, p. 306. — Ils exposent un mannequin , représentant le comte de Cbarolais , p. 1 48. — Ils brûlent le couvent de Moulin, au comté de Namur, ibid. — Leur ville est prise par Charles de Bourgogne, pp. 206, 239 , 364 , .368 , 369 et 370. —Vers sur le sac de Dinant , ibid. Z>mfevi7/e (Guillaume de), seigneur de Schones, p. 532. Dioclès. Personnage du poème d'Angelus de Curribus , sur les événements de Liège , p. 246. Ditette dans le Uainaut et la Picardie , 1482 , p. 81. Di$gongue (Jean de), 1408 , p. 313. Dix-hommes (les). Leur institution , p. 793. — Alliance que Guillaume de La Marck fait avec eux , ibid. Dixmude (Bâtard de), 1408, p. 313. Dobbelsteyn (Guillaume de), membre de la noblesse du pays de Liège, ratifie le traité de Tongres, 1484, p. 755. — Présent à la comparution du procureur de Jean de Horne devant le chapitre, 1484, p. 763. — Assiste à Pintronisation de Jean de Horne , p. 767. Donchery. Assemblée tenue dans cette ville , pour né- gocier la paix entre les la Marck et Jean de Horne , 1492, p. 852 , note 1 . — Traité de paix y conclu et confirmé à Maestricht, p. 859. — Les infractions qui y seront faites , doivent être jagées par un tribanai spécial . p. 854 et suiv. Donck (Claes de), membre de Pétat noble de Liège, con- sent i la paix de Donchery , 1492, p. 859. Dongys {Ph\\ip\te), tué à Montlhéry, p. 189. Doreit (Jean), assiste â la diète provoquée par Jacques deCroy, 1489, p. 841. Z>ours (le seigneur de), 1408, p.<3l4. Duersteden, près Wyck.— Monitoire de David de Bour- gogne daté de ce château , 1488 . pp. 8ô9 et 840. Dunoys (le comte de), entre dans la ligue du bien public, 1465, p. 191. Duras , voyez Cœlen. Durbui (château de), occupé par les Liégeois, p. 742. Duren (ville de), dans le pays de Julliers , 1498 , p. 1 14. Duys (Pierre), prêtre. — Violences exercées contre lui, à Maestricht, par les de Horne , 1485 , pp. 776, 785 et 786. Dynt (Gérard), membre du tribunal particulier qui de- vait juger les infractions à la paix de Donchery, 1492, p. 856. Dyo (le seigneur de). 1408 , p. 31 1 . Echevins de Liège , quel salaire ils peuvent exiger pour leurs conseils. Art. d'un record de 1458, p. 467. Echt (Jean Engelbert de), notaire public, témoin de la levée des collectes pour l'ordre de S'-Jean de Jé- rusalem, 1481 , p. 688. — Témoin d'un autre acte, p. 693. —Témoin d'un autre acte, 1485, p. 716. Eckers (Gérard), chanoine, présent à une protestation du chapitre de S'-Lambert, contre l'interdit de Liège , p. 698. £co/ierj (couvent des) à Liège, sa réforme, 1 496, p. 113. Eglises (les) de Liège se refusent au prélèvement de la dîme contre les Turcs, 1464, p. 90. — Elles offrent au duc de Bourgogne leur aide dans le cas où il ferait lui-même la croisade, ibid. , idem. —Elles font une réponse favorable aux gens de finance du comte Charles. 1466, p. 49. — Elles se refusent ensuite à payer, ibid., p. 43.— Menaces qu'on leur fait, ibid. — Leur réponse, Ibid. — Elles envoient des députés au chapitre asst:mblé â Huy par l'èvêque, ibid., p. 44. — Elles envoient des députés à Rome, 1467, p. 47. — Elles donnent leurs joyaux et leurs trésors en garantie des sommes dues à Charles de Bourgo- gne , ibid. , p. 54. — Elles sont relevées par lui de leurs obligations à cet égard, ibid. , p. 55. Elles refusent d'accepter les propositions du seigneur de Humhercourt, 1468, p. 55, — ArresUlions des pen- sionnaires des églises en Brabant, 1469, p. 64. — Saisie de leurs biens, ibid. TABLE ANALYTIQUE. 925 Eggermont. Trois malfaiteurs y sont pris , puis déca- pités derrière S'-Paulen ile , 1409, p. 64. Egmont (le comte d'), s'empare d'Arnbem. 1478, p. 78. Egmont {Guilhume d') , membre de l'état noble du pays de Liège, consent à la paix faite à Donchery, 1492 , p. 858. Eldris ou Eldren (le comte de) , tué par les Liégeois àTongres,1468,p.211. Eldris ou Eldren (Arnoulii de), chantre de l'église de Liège . installe Louis de Bourbon comme élu . p. 419. Eldris ou Eldren (Godenol de) , chanoine et écolâtre . chancelier de Liège , violences des De Home contre lui, p. 785. — Fait une protestation contre Jacques de Croy. 1 489 , p. 844 . note 1 . — Membre du tribu- nal particulierqui devait juger les infractions à la paix de Donchery . 1492 . p. 856.— Membre de l'état noble de Liège, consent à la paix de Donchery. ibid., p. 859. Elen (Martin Vander) , doyen «le S'-Denys , témoin d'un acte, 1480, p. 084. Elsrake (Eirnoult de), maître d'Hasche , député pour les négociations de Tirlemont , 1405. p. 530. Emptines (Englebert d'), membre de l'état noble de Liège, envoyée Maestricht. scelle le traité, 1492, p. 860. Emptines (Guillaume d'). S' de Uermale , maître de la cité. 1477. p. 75.— Assiste à l'engagement du trésor de S'-Lambert. 1483, p. 717. — Membre de la no- blesse du pays de Liège , ratifie le traité de Tongres , 1484, p. 755. Enfants (combat des) ou des garçons entre eux , 1466 , p. 35 , 39.— Us forcentks passants à crier vive Bade , ibid. , p. 34. — lisse forment en société par quartiers , ibid., p. 35.— Ilss'avancent jusqu'à Viset, ibid.— Leur capitaine Zy Gardir est décapité, ibid., p. 41. Enghien(le S' d'), 1408 , p. 306. Enghien (Jean d') , S' de Castergate. présent à l'admis- sion de Louis de Bourbon comme élu de Liège, 1450, p. 413. — Fait certaines réserves sur les points pro- posés par le chapitre, p. 417. Enghien (maître d') . en Hainaut. Ses vers sur le sac de Liège, p. '307. fnn^fn... (Jean de) , proposé par Maximitien pour l'ab- baye de S'-Trond , 1484 . p. 743. Entailheur (Jean 1'). assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy. 1489 , p. 842. Esne (Jean d') , chanoine, proteste avant l'élection de Jean de la Marck, contre l'interdit de la ville de Liège. 1482, p. 698. Espinasse (Oudart de I') , 1408 , p. 310. Etampes (ville d'). Charles de Bourgogne y rencontre les princes ses alliés , 1465, p. 190. Etrangers. Les la Marck s'engagent à faire quitter le pays à toutes les troupes étrangères qu'ils y ont ame- nées, 1490, p. 850. Eugène /T. Sa bulle de concession de privilèges à l'é- glise de Liège, 1432 , p. 659. £"i"er6orfe (couvent d') incendié, 1499 , 115. Evermare (église de S'-) à Rutten , célèbre par des mi- racles . 1498, p. 114. Exécutions à mort devant les degrés de S'-Lambert , 1467, p. 49. — De neuf citoyens, p. 55. Eyck (Jean de) , officier condamné en 1461 , p. 502. Eyck (Jean de), doyen, présent à une protestation du cha- pitre de S'-Lambert. contre l'interdit, 1482, p. 698. Eyneten (Herman Van ), sénéchal de Stockhem , mem- bre de l'état noble de Liège , consent à la paix de Don - chery, 1492, p. 800. Eyneten (Jean de) , membre de l'état noble de Liège , consent à la paix de Donchery, 1492. p. 800. £'}/ns6roec)fc(GheyscIbcrlde), écoutètedeLooz, sa confes- sion à Maestricht avantde mourir, 1484, voy. Ryckel, pp. 92, 774 et 802. Faber (Jean), prélocuteur, expose aux echevins en 1456, la protestation du chapitre sur l'ouverture de la loi. p. 413. — Mambourde Louis de Bourbon, lors de la demande du record aux echevins, 1458, p. 440. — Est présent à l'acte de record donné à la requête de la cité , p. 461 , 482. Fabri (Godefroid), officier condamné en 1461 , p. 503. Fubri (Jean) , chanoine , présent à une protestation du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de Liège , 1482, p. 698. Fabrt (Louis), officier condamné en 1461 , p. 502. Falais (château de) occupé par les Liégeois, p. 742. Falloise (Jean del) , èchevin de Liège , témoin d'un acte du chapitre, 1456 , p. 412. — Signe le record donné à la requête de Louis de Bourbon en 1 458 , p. 460. — En signe un autre donné à la requête de la cité, p. 482.— Assiste à l'engagement du trésor de S'-Lam- bert, 1483, p. 717. ** Falsar (le petit) quitte Huy et porte le ravage daift le Kamurois et la Campine, 1483, p. 89. — 11 prend la ville de Peer eten massacre les habitants, ibid. Farain ( le capitaine de) est décapité pour trahison , 1501 . p. 116. Faukenberg ( Jean de ) . chapelain , témoin d'un acte du chapitre. 1482, p. 695, 696. —Témoin de la protestation faite, avant l'élection de Jean de la Marck. contre l'interdit de la ville de Liège , p. 697. 9U TABLE ANALYTIQUE. TABLE ANALYTIQUE. 9-25 Fay (Mathia de), regislrateur cl appariteur de la cour de Liège , présent à radmission de Louis de Bourbon comme élu de Liège . 1450, p. 414. l'emmet armées suivent les Liégeois en Brabant, p. 147. — Tuées lors de l'attaque de Liège par les Bourgui- gnons , p. 177. Fendeur (Jean le) assiste à la diète provoquée par Jac(|uesde Croy . I48U . p. 841 . /erme(Gnillaumede), chanoine, témoindeTintimidation exercée par le peuple contre le clergé , 1 405 , p. 521 , Ferrare (le comte de), capitaine de Philippe-le-Bon , 1405, p. 191'. Ferrici (Pierre), légat apostolique envoyé à Liège. par Pie II , pour examiner les causes de Tinterdit , 1405, p. 10, 513, note 1 , et p. 510. -llarriveà Aix-la-Chapelle et appelle à lui Louis de Bourbon , les bourgmestres de Liège et les maîtres des villes du pays de Looz , ibid. —Conseille aux Liégeois de se soumettre au jugement de la Rote, 1403, p. 10. — Il parvient à leur faire donner caution, p. 17. — Il lève rinterdit et rétablit la juridiction de Louis de Bourbon dans Liège, p. 17. — il lance contre les Lié- geois la sentence d'interdit, p. 143. —Il est approuvé par le pape Paul, ibid. Fetinne-lez- Liège , près la Boverie; rente léguée par Watbier Dathyn , à Tèglise de ce village , p. 428. MfxAe (Martin de) , témoin d'un acte du chapitre. 1483. p. 714.721. — Témoin d'un acte du chapitre. 1484, p. 760, 709. — Présent au procès-verbal du chapitre pour la levée de l'inteniit , 1480, p. 816. Fexhe (paix de), Jean de Hornejure de l'observer, p. 78 1 . Fexhet (Jean) assiste à la diète provoqué par Jacques Croy, 1489, p. 841. Fiefs censaux et alleuds. La cité peut-elle en ôter ou en donner la possession? Article du record de 1 458, p. 444. Fiennet, Usez Brienne (Pierre II , comte de), fds du comte de S'-Pol, p. 213. — Au service du duc Charles, ibid. /'i/fafre (Guillaume), évêque de Tonrnay, fait les plus grands efforts à la diète de Alaestricht pour réconci- lier Louis de Bourbon avec ses sujets , 1462. pp. 14 et 141. Flagellants on pénitents qui viennent à Liège, 1501. p. llOet 117 à la note. Flandre (Robert de), 1408, p. 313. — (Victor de) son frère, ibid. Flemale (Ide de), soeur de Wathier Dathyn . p. 439. /Teron (Arnould de), chanoine de S'-Materne, commis- saire de Jean de Hurne à Francfort, pour obtenir l'inves- titure impériale en faveur duditévéque, 1484 , p. 759. Fleron (Gniardin). écbevin de Liège, 1435. p. 301. Flore ffe occupée par les Français , 1471 , p. 06. /"/ore/jwj occupée par les Français. 1471 . p. 00. Fhrmont (le comte de), 1408 . p. 300. Floyne (Hellin de) assiste à la diète provoquée par Jac- ques de Croy. 1489. p. 842. Floyon. Fief du sire de la Hamaide , p. 312. Floyon (Jean de), chanoine, présent k une protestation du chapitre de $'-Lambert contre l'interdit de Liège, 1482. p. 098. . Floyon (Jean de), bailli de Hesbaye . membre de l'état noble de Liège, scelle le traité de Donchery, 1492, p. 800. Fonçay (le seigneur de), 1408, p. 510. Fontaine (Baudouin de), membre de l'état noble de Liège , consent à la paix de Donchery. 1492, p. 859. fon/aine (le chevalier de) se montre rebelle au chapitre de S'-Lambert. 1457. p. 7. Fontaine dit Carletcych (Daniel «le la), notaire aposto- lique . 1405 , pp. 550 et r»41 . Fontaine (Guillaume de), membre de l'eut noble de Liège , consent à la paix de Donchery. 1492, p. 859. Fontemailhe ou Fonteyneal (David rie), témoin d'un acte du chapitre, 1484 , pp. 700 et 709.— Présent au procès- verbal du chapitre , pour la levée de l'interdit , 1480, p. 810. Fontenay (Pierre âc). 1408. p. 310. Foresthiers (Jean le), de Froymont, complice des Da- thyn. - Sa condamnation . p. 589. Forêt (le seigneur de), prisonnier de Robert de la Marck à S'-Trond , p. 876. — Promesse de rançon qu'il lui fait pour obtenir sa liberté, ibid. — Compagnon de captivité de l'abbé de S'-Trond , p. 877. Forgerons (les), de Liège refusent de travailler, 1405 , P- 22. — Conduits par Raes de lieers, marcbentcoo- treles Maestrichtois, 1405, p. 50. Fosses. Portesct murailles de cette ville détruites, 1408, p. 525. note.— Occupée parles Français, 1471 , p. 06. /oMeux (Jean de). 1408. p. 511. Fournaises établies publiquement par les rebelles dans les villesdupaysde Liège, et où ils feignaient de jeter l'âme de Philippe-lc-Bon , p. 195. Foys (Jean de), maître de Dînant , est accusé d*excîta- tions contre Liège. 1400. p. 502. Frackot, de Monteguèe , assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 842. Fraisen (Cobrot), complice des Dathyn. Sa condam- nation, p. 589 Fraisen (Lo»y), complice des Dathyo. — Sa condam- nation, p. 389. Français (les) envahissent le Hainaut . ils vont jusqu'à Floreffc. 1471 , p. 06. — Ils portent la guerre en Flandre. 1477, p. 76. — |U s'emparent deS'-Omer, ibid. France. Espoir des Liégeois dans les secours de ce pays. 1467. p. 500. France (les armes «le) peintes sur des tableaux de bois, sont mises au dessus «le chaque porte de la ville «le Liège. 1488, p. 90. France (Jean de). 1408. p. 310. France (petite), quartier de Liège ainsi nommé. 1490. p. 105. /"ronce ( Charles VII , roi de) donne des lettres de neu- tralité et de protection en faveur «le la cité et pays de Liège et comté de Looz, 1 400. p. 482. - Sa mort. p. 1 2. frfince ( Charles VIII . roi de) , reçoit très-mal les am- bassa«leurs liégeois qui venaient lui offrir la soumis- sion «le leur ville . 1488. p. 99. — Il envoie des dé- putés à Maestricht \\our conclure la paix entre les «lifférents partis. 1490. p. 102. — Il rend à Maximi- licn sa fdie Marguerite. 1493. p. 110. — Il rend à Philip|)e-le-Bcaii les pays qu'il retenait injustement . tels que le Hainaut. la Picardie et la Bourgogne . ibid. — Il meurt subitement. 1498. p. 114. France (Louis, dauphin de), plus tard Louis XI. — Il quitte la cour de son père et se réfugie chez Phi- lippe-le-Bon. — Son arrivée à Malines. p. 0, — Après la mort de son père, il retourne en France, p. 12. — Ses menaces de vengeance contre les Liégeois, qui avaient voulu le livrer à son père. ibid. — Il accueille. avec un grande bienveillance une députalion liégeoise venue pour l'apaiser, ibid. — Il envoie pour ambassa- «leur un des présidents du parlement . d'abord au duc de Bourgogne, puisa Louis de Bouri>on, puis aux Lié- geois, 1402 . p. 15. - Accueil el présents que font à cet envoyé les maîtres de la cité, p. 10. — Le roi de France envoie Tristan l'Ermite à Liège , 1464 , p. 21 . — Sa politique contre le duc «le Bourgo- gne, p. 140. - Ses promesses aux Liégeois, ibid. — Il leur envoie des secours . p. 308. — Il en vient aux mains avec les Bourguignons à Monlihéry, 1405. p. 187. — Il bat en retraite . p. 188. — Il retourne à Paris, p. 189. — Il envoie ses soldats contre les prin- ces ligués, p. 190. — Il fait la paix avec les princes . ibid. — Concessions faites à Charles de Bourgogne, p. 191. — Il propose aux Liégeois le comte de Nevers pour mambour. p. 25. — Les Liégeois croient quM leur viendra en aide dans leur révolte, p. 51 . — Louis XI envoie deux ambassadeurs aux Liégeois . p. 248.— Il les abandonne et fait un traité secret avec le duc Charles, p. 241. — Nouvelle révolte des Lié- geois qu'on dit soutenus par Louis XI . 1468. p. 210. — Ses regrets d'avoir donné la Normandie au duc de Berri . p. 208. — Veut la lui reprendre, p. 209. — Il va à la rencontre de l'armée de Charles, sans en venir aux mains, p. 209 et 213. — Il fait la paix avec ce prince, ibid et 214. — Il visite incognito l'armée de Charles , ibid. — Il se rend . avec toute sa cour . à la tente du «tue de Bourgogne . p. 214. — il est accueilli avec les plus grands honneurs, p. 215. — Il signe la paix. ibid. — Il communie avec le duc, ibid. — Il offre d'aller châtier les Liégeois rebelles, ibid. — Il quitte le camp du duc , p. 210. — Il reçoit les repro- ches du duc . ibid. — Manière dont il y répond , p. 217. — il part avec les Bourguignons pour faire le siège de Liège . ibid. — Il passe la nuit à Vallys avec le duc Charles, p. 218.— Reçoit une lettre des Liégeois, ibid. Demande grâce pour eux au duc , pp. 103 et 219. — Menaces de Charles contre lui . p. 163. — Louis XI change d'avis en voyant la lettre injurieuse envoyée au duc par les Liégeois, ibid. — Il envoie dans Liège des ambassadeurs chargés de demander pourquoi ils ne cessent de l'accuser d'insliguer continuellement le peuple, p. 221. — Il lâche, mais en vain, de leur faire obtenir la paix , ibid. — Il fait partie de la pre- mière armée du duc , pp. 00. 176 et 221 . — Il entre dans Liège avec le duc Charles, pp. 222 et 257. — Il se loge au palais . pp. 224 el 257. — Son apologue à Charles qui lui demandait conseil, p. 200. — Honneur qu'il rend au duc, p. 224. — Il visite la ville de Liège avant le pillage, ibid. — Il assisle au sac de Liège . p. 370. — Il retourne en France, p. 224. — H se rend en pèlerinageà Nutre-Dame d'Aix, p. 125. — Il envoie une ambassade à Gaud , 1477, p. 73. — Il s'empare d'Avesncs en Hainaut, 1477, p. 70. — Il s'empare de la Bourgogne, 1479, p. 78. — Il fait la paix avec Maximilien , 1481 , p. 80. — Il favorise Guillaume de la Marck contre Louis de Bourbon , ibid. — Il fournit des troupes à Guillaume de la Marck , 1482, p. 81 . — Il rappelle les soldats de son ordonnance , 1 482, p. 84 . — Sa mort , 1483 , p. 90. Franchimont ( la cbâlcllenie de), le haut pays el l'église de Liège doivent payer un tiers du tribut au duc de Bourgogne, 1400. p. 45. — Les Liégeois vaincus, y cherchent un asile ,. p. 223. — Transport qu'en fait Louis de Bourbon à Guillaume de la Marck , 1477 . p. 050. — Elle est retenue par ce dernier avant la récep- tion de Jean de Horne , p. 855. /"ranc/jtmonï (terre de), rachat de celle terre par le traité de Tongres, 1484, p. 747.— Défense de faire quelque 926 TABLE AISALYTIQUE. tentative contre ceux de ce pays . 1 486, p. 830 ; 1 487. p. 8i4. - Jean de Home la rachète , 1504 . p. G5G . note 1 . franchimont (château de) au pouvoir de Jean de la Narck, 1477, p. 793. Tombe au pouvoir des de Horne par trahison . p. 784. — Robert de la Narck y envoie trente-deux otages Liégeois . 1490, p. 105. — Est racheté par Jean de Horne , 1504. p. ] 19. Fraiichimontoii (héroïsme des six cents), 14G8, p. 355. — Détails de ce Tait , p. 350. Frank (Gille), citoyen de Malines . pension qui lui était due J498.p. 113. Fratricide décapité à Liège, 1499, p. 114. Frédéric, empereur. Son projet de croisade contre les Turcs, 1471. p. 67. — Il demande la dîme dans cette intention , ibid. — Il rencontre le duc Charles à Trê- ves . 1473, p. 70. — Il vient eo Flandre pour venger son fils Maximilien . 1488. p. 98. — Il assiège Gand , brûle plusieurs villages et se retire , ibid. — Il prend Albert de Saxe pour son lieutenant eo Flandre, ibid. — Sa mort, 1494, p. 110. Frenoymont ou Fumemont (le sire de) brûle MeOe . 14tKÎ, p. 38 et 420. Fr$xhe , capitaine de Halripen . décapité pour trahison , 1.501, p. 116. Fribourg (le comte de), 1408, p. 306. Frontgeal (Weric) assiste à la diète provot|uée par Jac- ques de Croy. 1489, p. 841. Froymont, voy. Forestiers. Fumemont ou Frenoymont (le seigneur de), chevalier, pp. 38 et 439. Gabelles (impôt des) établi par les étals du pays de Liège, 1504, p. 119. Gaesbeke (le sire de), capitaine de Philippe-le-bon , 1465, p. 192. Galoehier (Robert le), valet chargé de faire le* proclama- tions au perron de Liège . 1488, p. 836. Galhar, capitaine français, tué à Hollogne. 1483, p. 87. Cand (Jean de) , notaire public , 1483, p 699. Gardir (ly), chef et capitaine des enfant* ou garçons, est décapité. 1466, p. 41. ^n'n (Colair), complice des Dathyn. — Sa condamna- tion , p. 389. Garry (Louis), témoin de la promesse de rançon du sei- gneur de Forêt à Robert de la Marck, p. 877. Garry (Sillian), notaire apostolique, certifie un acte, 1498, p. 878. Gascons dans les troupes de Guillaume de la Marck à Hollogne, 148ô, p. 87. G^etbetU , village près de Montenaken , p. 193. GeUe , le jour de la Pentecôte, 1503. p. 1 17. C«n%(le seigneur de), 1408. p. 310. Gens d'église du pays de Liège et de Looz. — Recette de la crenéedf 1470. p. 654. Gens de guerre doivent être licenciés d'après le traité de Tongres , p. 7.50. Gentis (Jacotin). chanoine , présent à une protestation du chapitre de S'-Lambert, contre l'interdit de Liège, p. (i98. Gentis (Jonatas). id.. ibid. Georges (statuette en or de S') dans le trésor de S'-Lam- bert, engagé à Guillaume de la Marck. 1483, p. 718. Georges (Etienne de S'), 1408, p. 309. Georges {\e seigneur de S'), 1408, p. 30«. Georgy (Gilie) assiste à la diète provoquée par Jacques deCroy, 1489, p. 843. Gérard , citoyen de Liège , taxé puur le rachat des ota- ges, 1467, p. 47. Gérard succède à Arnould de Diest comme abbé de S'-Jacques , 1483, p. 90. — Présent aux négociations deMaestricht. 1485, p. 805.— Sa mort, 1500, p. 116. Gerre (la) rivière. — Liégeois qui s'y noient après le combat de Hasscit ,1465, p. 150. Gerst (Jean), député à Tirlemont pour les négociations avec le duc de Bourgogne , 1465 . p. 530. Gheister (Nicolas), doyen de S'-Pierre, envoyé vers Louis de Bourbon pour l'interdit de 1401. p. 497. Ghestel (Henri Wyrici Fabri de), notaire apostolique, 1408, p. 651. Gheynick (Pierre Fabri de), témoin d'un acte. 1481 , p. 695. Ghistelle(ieaa de). 1408, p. 306. Ghistelle (Louis de). 1408. p. 313. Gielet ( Jean ) assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 813. Gila (Willauroe). citoyen de Liège, cité dans le testa- ment de Wathier Dathyn , p. 438. Gilkinet. de Liège, en appelle au pape et à l'archevêque de Cologne de la conduite de Jean de Horne . 1485, p. 776. — Sentence de Jean de Horne contre lui , p. 786. — Sa trahison lors de la rentrée des la Marck dans la cité, 1488, pp. 97 et 737, — Excommunié par le pape , p. 738 et seqq. Gille (monastère de S"). Le duc Albert de Saxe y vient pour assiéger Liège . 1491, p. 107. Gimel (Antoine de), commissaire du roi de France pour négocier la paix entre les la Marck et Jean de Home , 1490, p. 840. Gilotton ( Collard ) auiste i la diète provoquée par Jac- ques de Croy, 1489, p. 843. TABLE ANALYTIQUE. 927 Glain. Le duc Albert de Saxe y vient avec son armée . 1491, p. 107. Gobair (Gille), complice des Dathyn. — Sa condamna- tion . p. 389. Codair (Homblel), complieedes Dathyn. — Sa condam- nation . ibid. Godevoels (Jean), officier, condamné en 1461 , p. .502. Goesitin, abbé de Beaurepart. — Son élection, 1498, p. 114. Gœswynstoren (Jean), chanoine . présent à une protes- tation du chapitre de S'-Lambert , contre l'interdit de Liège, 1483, p. 698. Goffei Laurent del) assiste à la diète provoquée par Jac- ques de Croy, 1489, p. 843. Goffe (Renekin del), témoin d'un acte du chapitre de S'-Lambert, 1455. p. 410. Goffin , citoyen de Liège , Uxè pour le rachat des otages, 1467, p. 47. Gortte6au/f (de), secrétaire de Maximilien, 1486. p. 812. Goreux (Gérard de), complice des Dathyn. — Sa con- damnation . p. 389. — Adresse une supplique à Louis de Bourbon pourlui et ses complices, 1 456, p. 423.- Demande qu'on les défère à la justice du duc de Bour- gogne, ibid. Gome (château de) est pris par Jean de Horne. 1500 . p. 116. Gorren (Jacques), procureur, condamné en 1 461 . pp. 1 ] et 503. — Son nom pris ironiquement par le peuple, p. 10. Goux (Pierre de), chancelier de Brabant , fait le trans- port d'une maison aux frères Mathieu et Jean Hau- weal,1468, pp. 648 et 651. Gozon , capitaine liégeois . essaie de surprendre la tente du duc Charles et du roi Louis XI , p. 580. Graez ( Nicolasde), prêtre, témoind'un acte. 1 483. p. 723. Grain-d'Orge (Gille) assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 841 . Grains. Ordonnance contre leur exportation, 1486, p. 81 8. — Pour l'entrée de ceux de Hesbaye , 1 486 . p. 831. Grand- Johan ou le capitaine borgne . au service de Jean delà Marck.se laisse corrompre parles de Horae,p. 783. Granty (Pierre de), 1 408, p. 309. Gratien, capitaine français , 1489. p. 101 . — Il prend Arnould de Beerle , capitaine de S'-Trond , ibid. — Il revient à Liège avec un grand nombre de captifs et un grand butin, ibid. Graus (Henri de), prieur des Chartreux. — Sa mort. 1504, p. 119. CratK (l'avocat de) est exécuté , 1466, p. 36. Gregorii , investi de Sart , chanoine , présent à une pro- testation du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de Liège, 1482, p. 698. Grevenborch (ceux de), forcés à payer les rentes et ga- belles . p. 597. Grevenboven (les héritiers de), cités dans le testament de Wathier Dathyn , p. 429. Grevenbroek. Les la Marck veulent s'en emparer, p. 792. Grevenbrouck (Henri de), membre de l'état noble de Liège, consent à la paix de Donchery , 1492, p. 859. Grevenbrouck (Jean de), niembi-e de l'état noble de Liège , consent à la paix de Donchery, 1492 , p. 859. Grevenbrouck (Raes de), membre de l'état noble de Liège, consent à la paix de Donchery, 1492, p. 859. Croef( André), chanoine, présenta une protestation du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de Liège , 1482 p. 608. Grœt (Jean), clianoine, présent à une protestation du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de Liège, 1482, p. 698. Groetboy (Jean), clerc, notaire public de Liège, présent à la protestation faite contre Jacques de Croy, 1489. p. 844.— Député de la cité à Donchery, 1492, p. 853. Gronsselt (Jean de), docteur ès-lois, présent à l'admis- sion de Louis de Bourbon comme élu de Liège, p. 41 3. Gros (Jean le), secréuire du comte de Charolais . com- missaire aux négociations de Tirlemont, 1465, p. 532. Gruthuyse (le sire de), régent de Hollande, capitaine de Philippe-le-Bon , p. 192. Guaix (Gérard de), 1408, p. 512. Guaix (Girai-din de), son fils, ibid. Guaix (Henri de), son frère, ibid. Gueidre (la) envahie et conquise par le duc Charles, 1473, p. 70. Gu«Wre (Adolphe de). Ses noces célébrées à Bruges, avec la sœur de Louis de Bourbon, 1463, p. 19. —Il est mis en liberté par la duchesse Marie , 1477, p. 76.— H est mis à la tête de l'armée, ibid. — Il est tué de^ Tant Tournay, ibid. Gueidre (Charles duc de), loge à l'hôpital, à la Chatne , à Liège, 1492, p. 108. — Il est accompagné des sires de Croy et de Robert de la Marck, ibid. —Il quitte Maes- tricht où il traiuit de la paix avec les princes, et se réfugie à la cour de France, 1494, p. 111. — H se rend à la cour du roi de France , 1499, p. 115.— Aidé de Robert de la Marck, S- de Sedan, il envahit le Bra- bant, brûle Halen et prend Tirlemont, 1507, p. 124. —Il rentre dans son pays chargé de butin, ibid .—Il dé- pose les armes après le traitéde Tournay, 1508,p. 126. Gueidre (Catherine, duchesse de), sœur de Louis de 928 TABLE ANALYTIQUE. Bourbon . remme d'Adolphe duc de Gueidre. -- Sa mon, I46U. |).r>3. Gueidre ( un chevalier de ) tué par les la Marck devant l'église de S'-Hubert , 148«. p. 1)7. Guemmont{\eS' IJélisde), 1408, p. Ô07. Guiche (le S' de la), 1408. p. 313. Guillomt (Charles de), 1408, p. 30J. Cumarf (Dauphin), 1408, p. 314. Guyyocen (Raes de), témoin d'un acte , p. 707 et 71 1 .— Membre de la noblesse du pa^s de Liège, ratifie le traité de Tongres ,1484. p. 735. Guy nés (le comté de) cédé au duc de Bourgogne, p. lUI . Gymel (Ancheau de), maréchal-des-logis du roi de France, commissaire envoyé à Donchery pour la paix de Liège. 1492, p. 853. Uadelimjen (Gérard), abbé de S'-Jacques . présent à Maeitricht , scelle le traité de Doucher^ , 14'J2, p. 8(i0. Uagyenbach , maître de l'hôtel du duc Charles, envo.vé par son maître vers Louis XI, à Péronne, p. 213 — Fait partie de l'expédition contre les Liégeois, p. 217. Il se rend à Liège et il ordonne aux exilés, revenus dans la ville, de la quitter sur-le-champ, 1408, p. 217. — Mauvais succès de ses menaces, p. 218. Il re- tourne vers les siens, p. 218. Haghen (Jean), de Maestricht. témoin d'un acte, p. 004. HaiiMut (Guillaume, comte de). Sa sentence rendue con- tre les Liégeois est abolie, 1417, p. 502. Hainaut(\e sénéchal du), 1408, p. 300. Hainaut (le bailli du) entre aapajs de Liège, 1405 . p. 303. /raije//c»io»<(Vuitacede), 1408, p. 313. Balen (la ville de) est brûlée par les soldats du duc de Gueidre et de Robert de la Marck 1507, p. 124. Ifaller (Jean), prêtre. Violences exercées contre lui à Maestricht , par les de Home, 1485, pp. 776, 785 et 780. iTa/Zoea (Pierre de), témoin d'un acte, 1483, p. 723. Ualripen (capitaine de) décapité, 1501, p. 1 10. Ualstronou Alferen (Jean de), seigneurde Hamal, mem- bre de l'état noble de Liège , envoyé à Maestricht ; scelle le traité de Doucher^, 141)2, pp. 830 et 860. Hamaide (le sire de la), 1408, p. 312. — Autres fiefs du même, ibid. Hamal (Ancelin de), fils naturel d'Arnould, est nommé chanoine de Looi par Everard de la Marck, 1484, p. 743. Hamal ou de Eldri$ (Anselme de), seigneur de Trassi- gnies , témoin d'un acte du chapitre de S'-Lambert , 1455, p. 410. — Assiste à l'entrée de Louis de Bour- bon , 1456, p. 418. TABLE ANALYTIQUE. 929 Hamal (Arnould de), seigneur de Warfuséc, chanoine et chantre de l'église de Liège. — Menaces de Raes de Heers contre lui , p. 518. — Assiste à l'acte de pro- lestatiuu touchant le rétablissement des maîtres de la cité de Liège , 1477, p. 637. — Il a pour iils Aocelin de Hamal, p. 744. Hamal (Guillaume de) . membre dePètat noble de Liège, consent à la paix de Doucher}, 1402. p. 859. Hamal (Jean de), partisan de Louis de Bourbon. — Sa haine contre Raes de Heers, p. 149. — Sa querelle avec lui , p. 18. — Parallèle entre eux , ibid. — Il dé- fend Léau avec le comte de Nassau. — Mal qu'il fait aux Liégeois , p. 140. Hamal (le S' de) assiste à l'entrée de Louis de Bourbon à Liège , p. 418.— Il porte son pennonceau devant lui , ibid. — Il est envoyé au secours de Louis de Bour- bon, p. 172. Hame$ ( le seigneur de) tué à MontIhèry, p. 189. Hameis, vo>. Condet. Hamort (Jean de). Sa déposition au sujet des violences contre le clergé , 1465, p. 510. Hannut (Godefioid de), do^en de S'-Pierre , p. 574. /^a/M (Gabriel), notaire apostolique, p. 528. Happart (Antoine), chanoine, présent à une protesta- tion du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de Liège, 1482, p. 698. Harche (Guillaume de), complice des Dathyn . — Sa con- damnatiou, p. ZS'J. Harche (Jean de), complice des Dath^n. — Sa condam- nation , p. 389. Harcourt (Jean de), commissaire à Doncher)' pour la paix de Liège. 1492. p. 853. Harcourt (Philippe de), 1408, p. 310. Haren .Guillaume van) cité dans le testament de Wa- tier Dathvn , p. 429. Hasselt, boulevard des Liégeois contre les Brabançons, p. 149. — Ils en sortent pour aller combattre le dros- sartde Brabant et sont battus, 1405, p. 150. — Les ha- bitants de cette ville refusent d'aller à la diète de Huv . 1 466, p. 36. — Le magistrat est mandé à Liège, 1 467, p. 50. — Raes de Heers veut le faire punir. Fastrè Baré assoupit l'affaire, ibid. — Les couleuvriniers de cette ville sont punis du dernier supplice, 1467, p. 50. — Raes de Heers vient pour les secourir. — Il ne peut entrer dans la ville, ibid. — Sédition à Hasselt, ibid. — On y proscrit les couleuvriniers , ibid.— Quelques citoyens de Hasselt sont cités à l'anneau du palais, par Louis de Bourbon, 1481, p. 80. — Les Liégeois fac- tieux prennent cette ville et en sortent chargés de bu- tin , 1482, p. 83. — Lettre de Philippe de Cicve» et de Jean de Châlon , pour la destruction de ses murs . 1482, p. 702. — Elle est assiégée par Robert de la Marck, 1490. p. 105. Hauchie (Gérard de) obtient à raison de son ofDce de cloîtrier de l'église de Liège . le manteau dont Jean de Home était couvert lors de son entrée, 1484. p. 767.— Témoin d'un acte du chapitre, 1484 . pp. 766 et 769. — Présent au procès-verbal du chapitre . pour la levée de l'interdit. 1486, p. 816. Hautepenne (le seigneur de) fait le seigneur de Hum- bercourt prisonnière Toiigres, 1408, p. 249, note. Hauioeal (Mathieu), député de Liège pour les négocia- tions de Tirlemont, 1405, pp. 530 et 300.— Jugement rendu contre lui . p. 539. ifauicéa/ (Mathieu et Jean), frères ; le chancelier de Bra- bant , Pierre de Goux , leur fait le transport d'une mai- son à Liège, 1408, p. 048. Hay (messire Guillaume), 1408, p. 307. Haydrois. Nom de certains factieux au pays de Liège du temps de Jean de Bavière. 1408, pp. 312, 313, 314 et 318. Ce mot signifie sans doute ennemi du droit, de lajustice. Hee (Jean del ) en appelle au pape et à l'archevêque de Cologne de la conduite de Jean de Horne, 1485 , p. 770. — Sentence de Jean de Home contre lui, p. 786. Heers (le château de) est brûlé par les Bourguignons, 1466, p. 32. Heers ou de Lintre ( Raes de ). Se prononce contre les procureurs. 1461 , p. 1 1 . — Se montre partisan des Liégeois révoltés contre Louis de Bourbon . p. 142.— Sa querelle avec Jean de Hamal , chef du parti con- traire, pp. 18 et 142. —Parallèle entre ces deux hommes, p. 142.— Ses biens sont saisis à cause des vio- lences ordonnées par lui dans une ville de la Campine , 1464 , p. 514 , note 1. — Il rend la justice comme mayeur de Liège, 1465, p. 22. — Il persuade aux Liégeois que la prise du château de Reyde leur a donné beaucoup de réputation en Allemagne, ibid.— Il travaille activement à l'élection de Marc de Bade comme mainbourg, pp. 23 et 144. —Il procède à l'intronisation de ce prince, p. 24, — Il lui fait prêter serment, ibid. — Il est excommunié par le pape Paul II , p. 145. — Ses violences contre le clergé à propos de l'interdit , pp. 202 . 203 et 317. — Dépo- sitions des témoins à ce sujet , p. 317. — Il propose d'aller secourir la garnison de Muntenaken , attaquée par les Limbourgeois, p. 29. — Il y éprouve un échec, ibid. — Il s'en venge en brûlant les frontières du Bra- bant, ibid. — Il marche contre les Maestrichtoit , p. 30. — Après le traité de S'-Trond , les Bourgui- gnons ayant envahi le pays de Liège, pour soumettre ceux qui refusaient la paix . brûlent le château de Raes de Heers, p. 32. — Celui-ci excite les Liégeois contre ceux qui avaient traité à S'-Trond, 1406. p. 36. — Il met tous les obstacles possibles à cette paix , p. 38. — Il influence l'élection des nouveaux maîtres , afin qu'ils soient choisis parmi les ennemis de l'évêque , 1460 . p. 39. — Manière dont il lève la taxe due au duc de Bourgogne, p. 154. — Il fait dé- capiter un artisan qui avait demandé le rappel de Louis de Bourbon . p. 155. — Il fait mourir un autre citoyen qui avait écrit une lettre à un émigré, ibid. — A la nouvelle du sac de Dînant, il se cache pour échapper à la fureur des Liégeois . p. 40. — Le chro- niqueur lui prédit une mort semblable à celle de Guil- laume de Violette, tué par les Liégeois furieux, p. 100. — Il révèle à ses amis les relations secrètes qu'il disait avoir avec le roi de France. 1467, p. 45.— Il au- gmente le nombre de ses partisans et leur donne une livrée, p. 47.— Inscription qu'ils portaient sur leurs manches, ibid, -Armes qu'ils avaient, ibid.— II refuse la grâce d'un condamné à mort, à une jeune fille qui deman, p. 109. Lannoy (Baudouin de), $■' de Molenbaix , présent à un acte, 1485. p. 809. Lannoy (Hugues de) , chanoine , proteste . avant l'élec- tion de Jean delà Marck, contre l'interdit de la ville de Liège, I48i>, p. 698. Lannoy (Jean de), abbé de S'-Bertin , présent aux négociations de Maeslricht, 1485. p. 800. Lannoy (le sire de), son expulsion du royaume, ob- tenue du roi par le comte de Charolais, en même temps que celle des Croy , 1405 , p. 191 . Larrons. On proclame au marché que tous les citoyens doivent se préparer à marcher contre eux au premier son de la cloche , 1470, p. 60. Laurent ( le monastère de S'- ) est menacé d^incendie par les Liégeois, 1483, p. 88. — il est sauvé par les seigneurs de la Marck, p. 89. — Il est entouré de murs par ordre de Guillaume , ibid. Laval, dit Rotuseau (Henri de) , mayeur d'Avroit. — Indemnités que les Liégeois demandent pour lui à la paix. 1485, pp. 804, 805 et 80C. Xaveur ( Guillaume de), condamné à mort pour meur- tre, p. 434.— Ses biens ne sont pasconfisqués, p. 4â3. Lebbecte ou Levoecte (Philippe), présent aux négo- ciations de Maeslricht, 1485. p. 800. Lech (Hugues de), exécuté. 1407. p. 49. Zeers ( Conrad de Boubais. avoué de), ambassadeur des Liégeois près de Louis XI , 1461 , p. 12. — Il est créé chevalier par le roi de France, ibid. Voy. Boubais. Lefèvre signe un acte de Jean de Ilorne , 1 480, p. 811. Zem (le châtelain de), 1408, p. .310. Lens (Gille de), bourgmestre de Liège, décapité, 1468, p. 326, à la note. Léon X, pape, son élection, 1513, p. 131. Leonardi ( Hubert). Les carmes refusent de le recevoir pour recteur, 1472, p. 010. \o}tz Hubert, suffra- (jant de Liège. Leonardi (Jean), prétre-chapelain. — Sa déposition au sujet des violences et intimierron , tous les papiers et registres qu'il avait chei lui , et en faire un bûcher, 1401, p. 10. Le magistrat fait vendre les biens de tous les citoyens émigrés, 1467, p. 49. - Celte ville est prise par les factieux, et les iiabitanls sont obligés de fuir, 1 482, p. 83.— Les factieux se retirent chargés de butin, ibid. — Le château de Looz est rétabli par les la Marck, 1 488, p.98.— Ruine de cette ville, effetdesguerrescivi- le», p. 869.— Article des ordonnances de 1492, qui lui est favorable , ibid. Looz (Jean de ), abbé de S'-Laurent , près de Liège. — Prologue de sa chronique , p. 1 . - Texte de sa chro- nique, p. 5. — Sa naissance , le dernier janvier 1459, p. 7. — A l'âge de sept ans il séjourne à Liège avec •es parents , pendant huit mois, 1466, p. 34. — Son arrivée à Liège avec sa famille, 1407, p. 49. —Mauvais accueil que Raes de Heers et sa femme font à sa mère , ibid. — Il retourne à Looz, ibid. — A l'âge de 18 ans, il entre au monastère de S'-Laurent, 1477, p. 76. — Il est guéri d'une maladie mortelle , 1500, p. 1 15. — Il est mandé par i'èvêque Érard de la Marck pour peindre la chapelle du château de Huy, 1507, p. 124. — H se soumet après beaucoup de refus , ibid. — Il est élu abbé de S'-Laurent, 1508. p. 123. — Sa con- sécration par Érard de la Marck , 1509 , p. 126. Lorraine (bâtard de), secours qu'il promet aux la Marck, 1484, p. 800. Lotten (Robert), commissaire du roi de France pour traiter la paix entre les la Marck et Jean de Horne , 1490, p. 846. Louhea (Guillaume), citoyen de Liège, assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 842. — Il est témoin de la promesse de rançon du S" de Forêt à Robert de la Marck , 1498 , p. 877. Louhea (Henri ), frère du précédent, témoin de la pro- messe de rançon du S' de Forêt à Robert de la Marck . 1498, p. 877. Louvain. Louis de Bourbon transfère le siège épiscopal dans cette ville , pp. 353 et 522. -Cette ville se ligue avec les la Marck contre Bruxelles et Malines, qui tenaient le parti de Maximilien . 1488, p. 98. — Diète assemblée à Louvain , 1490. p. 105. Louvillers (le S' de), 1408. p. 311. Lovenfosse, capitaine des Liégeois à Tongres, 1468, p. 248. Loys ( Jean ) assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 842. Lummen. Les habitants sont forcés à payer les rentes et gabelles, 1469, p. 397. — Guillaume de la Marck vend ce domaine , p. 71 . Zupi (Jean). secréfdeLouisde Bourbon , 1472, p. 612. Luxembourg ( Louis de), comte de S'-Pol , capitaine de l'un des corps d'armée du comte de Charolais lors de son expédition en France, 1405, p. 187. — Il travaille à la paix entre le roi et le duc, 1468, p. 213. —Il pré- vient Charles, duc de Bourgogne, que le roi veut visiter incognito son armée, p. 214. — II accompa- gne Louis XI à Liège, p. 217. — Il fait partie de la première armée du duc au siège de cette ville . p. 222. — Il est décapité à Paris , p, 370. Luxembourg ( le gouverneur du ) brûle Monjardin . Aiwaille et plusieurs villages de l'Ardenne . 1492, p. 109. Luxeuil ( évéque de) exilé à Louvain ; il sacre Louis de Bourbon, p. 137.— Ses conseils au jeune prélat, ibid. et p. 158. Lybermé (Guillaume de), chanoine , proteste , avant l'é- lection de Jean de la Marck , contre l'interdit de la ville de Liège , 1482 , p. 698. Lybermé ( Jacques de), idem., ibidem. Lynsimeau (Wathieu de), cité dans le testament de Wathier Dathyn, p. 429. Lyon (l'archevêque de), à Péronne, p. 214. — Fait partie de la seconde armée du duc Charles au siège de Liège, p. 222. Lyon ( bailli de) envoyé à Liège , p. 299. Lysura ( Jean de), prévôt de Notre-Dame de Mayence , procureur de Louis de Bourbon lors de son admission comme élu de Liège, 1456, p. 414. — Son installation en cette qualité, ibid. et 415.— Pointset articles que le chapitre lui fait jurer, p. 416. — Réserves qu'il fait à cet égard, p. 417. Machon (Martin le) assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 842. Maeslricht. Diètes tenues dans cette ville, 1457, p. 7. 1459, ibid. — Autre diète proposée dans cette ville, pour y régler l'affaire de l'interdit. 1461, pp. 13 et 141. — Elle n'est pas acceptée , ibid. - Des troubles s'en suivent, ibid. — Autre diète tenue dans cette ville au commencement de janvier 1462, pp. 13 et 142.— Elle 942 TABLE ANALYTIQUE. n'a aucun résultat, p. 14. — Les troubles augmen- tent , ibid.— Les habitants de cette ville vont au siège de Liège arec le duc Charles, 1468, p. 222. — Ils pillent la ville de Liège, p. 61 .—Ils démolissent le pont des Arches, p. 62. — Les religieuses, les femmes, les vieillards et les enfants cherchent un asile à Maestricht en quittant la ville de Liège, 1468, p. 224.— Chapelle fondée par Louis XI à S'-Servais, p. 225. — Des Liégeois vont y demander asile . on les jette à la Meuse . p. 231 .— Les églises de Liège veulent y trans- porter des grains pour les soustraire aux agents du duc Charles, 1471, p. 67. — On y décapite un pil- lard qui avait été échevin , ibid. — La division se met entre les habitants, 1483, p. 90.— L'évéque y est fait prisonnier, ibid. —Un autre évêque du pays de Clèves y est établi, ibid.— Maximilien assiège et prend cette ville, ibid. — Les de Horne y font la paix avec les la Marck, 1485, p. 803 —Actes y relatifs, pp. 805 et suivantes. — Journée tenue dans cette ville pour régler la paix entre les la Marck et les de Horne, 1492, p. 853. — Séjour de l'empereiir Maximilien et de sa famille dans cette ville, 1494, p. 110. —On y traite de la paix avec le duc de Gueldre , ibid. Magriette ( Malin de saint), complice des Dalhyn. — Sa condamnation , p. 389. .Vaij/n« (le S' de), 1408. p. 310. Maigny (le S'), commissaire de l'archiduc Philippe, pour l'appointement relatif à Tongres , 1494, p. 873. Mailhe (Gille le) assiste à la diète provoquée par Jac- ques de Croy, 1489, p. 842. Mailly ( les deux enfants de ), 1408. p. 310. JUaine ( le comte du), 1408, p. 305. Maine (le duc du) , oncle du roi de France , travaille à faire la paix entre le roi et les princes , 1465, p. 191 . Mairinier (Eustache le) assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 842. MaiHnier ( Jacques le) assiste à la diète provoquée par JacquesdeCroy, 1489, p.842. MaUres de la cité de Liège ( les ) vont à Maestricht pour inviter Louis de Bourbon à la fête de l'Epiphanie , 1498, p. 7. — 11» assistent à l'acte de record donné par les échevins de Liège à la demande de Louis de Bourbon . p. 440.— Us se font donner un record sem- blable sur leurs droiUet privilèges .1458, p. 460. — Limites de leur juridiction ; acte d'un des records de 1458, pp. 448 et 451 .—Peuvent-ils forcer les officiers du prince à exéctlter leurs sentences , p. 452. — Jus- qu'où va leur puissance en matière ecclésiastique, p. 453. — Leur juridiction s'étend-elle hors de la banlieue, ibid. — Quelle autorité ont-ils sur les offi- ciers des bas-signorages . p. 454 — Peuvent-ils em- pêcher de faire enciuêtepar les hommes de fief, p. 455. — Articles relatifs à leur juridiction . p. 465. — Us se rendent à Paris pour soumettre leurs différends avec Louis de Bourbon à l'arbitrage du roi de France, 1459, p. 8. — Ils viennent dèbaltrcdevanl les doyens et les chanoines, raffaire de l'interdit. 1402, p. 15 — Ils ne veulent point traiter avec Louis de Bourbon . avant la levée de l'interdit , 1463. p. 16. — Ils inter- jettent appel et insistent auprès des églises pour la reprise du service divin, ibid. — Ils signifient au chapitre que les biens Je l'é^èché sont séquestrés et qu'ils ne reconnaissent plus Louis de Bourbon . 1 463. p. 18. — Ils comparaissent devant le chapitre pour l'élection d'nn mambour, 1465, p. 22. — Ils deman- dent que le chapitre reçoive le mambour, p. 25. — Ils vont à Bruxelles pour la paix , 1405. p. 30. — Ils veulent empêcher le clergé d'accepter les conditions de la paix de Uuy, 1406, p. 37.— Leur élection, 1460, p. 39. — Raes de Heers l'influence, ibid. — Ils em- pêchent une dépiitation de partir pour Rome, 1467, p. 47. — Protestation faite par les noUbles au sujet de leur rétablissement, 1477, p. 035. JVulbehiH (iean), complice des Dathyn. — Saco&dam- nalion, p.389. JHalbrect (Jean), membre de l'état noble d« Liège, con- sent à la paix de Donchery, 1492. p. 860. Malfreaul (Ernaul), complice des Dalhyn. — Sa con- damnation , p. 389. Malherbe (Costantin , dit Costan ) assiste à la diète pro- voquée par Jacques de Croy, 1489, p. 842. JValines. Parlement établi danscelte ville. 1468, p. 570. — Elle prend le parti de Maximilien contn- Philippe de Clèves, 1488, p. 98. — Un couvent de religieu- ses y est incendié, 1499, p. 115. Malmedy brûlée, 1492, p. 109. JUanderscheit (Damoisel de), capitaine de Phiiippe-le- Bon,p. 192. Mangon(Tiry le), complice des Dathyn.— Sa condam- nation . p. 389. Mantels (Jean), derc , témoin d'un acte du chapitre, 1483, p. 724. Manures (le S' de ), 1408, p. 31 1 . Afanu» (Jean de), 1408. p. 310. Marais ou de Palude ( Adam du ) . officier, condamné 1461. p. 503. ;Ifaraù (Henri du ), docteur en décrets, chargé de faire l'élection de Jean de la Marck. 1482, p. 697. Marbait (Gér»ré de), membre de l'état noble de Liège . scelle le traité de Donchery, 1492, p. 860. TABLE ANALYTIQUE. 945 barbait (Jean de). conseiller, chanoine, témoin d'un acte, 1480, p. 684. Marchands (bateaux, dits des), entre Liège et Huy et entre Liège et Maestricht, 1466, p. 58. Marchands, emmenés captifs par les GucIdrois , 1510, Marchant {]e»n le) assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 842. -lfarcAe(Olivier de la ), témoin à l'acte passé à Tirlemont sur les conditions de la paix, J405. p. 532. - Son opinion sur les Liégeois, p. 236. - Présent aux né- gociations de Maestricht, 1485, p. 806. - Chambel- lan et grand économe de l'archiduc, ibid Marck ou d^^renberg ( les seigneurs de la )' sauvent de I incendie le monastère de S'-Laurent, 1483. p 89 - Ils passent outre Meuse , après la rentrée de Jean de Home à Liège , et ravagent le pays , 1 486, p. 95. - Ils reviennent à Liège jusqu'au pont d'Amercœur, espérant rentrer dans la ville, ibid. - Ils rentrent . dans Liège et changent la loi du pays , 1488, pp. 97 et 826. - Ils rétablissent les fortifications en diffé- renu endroits, ibid. - Ils font la paix avec Jean de Horne, 1490, pp. loi et 845. - Ils essaient de pren- dre Dinant, 1490, p. 102. -Bataille de Zonhoven ou Ils sont défaits par Jean de Horne , p. 1 03. - Paix de Donchery. 1492. pp. 109 et 852 JVarck ( Englebert de la ) . S' d'Orchimont, fils de Louis de la Marck, comte de Rochefort, consent à la paix de Donchery, 1492. p. 858. Marck (Énrd de la), fi|,de Robert I- ; le chapitre lui confère une prébende. 1485, p. 724. - Protono- taire, 1505, p. 119. Il vient à Liège, ibid. - Le cha- pitre de S'-Lambert l'admet à résidence, ibid. - Il succède à Jean de Horne comme évêque de Tongres et de Liège, 1505,p. I21.-II fait un voyagea la cour du roi de France , 1506 , p. 122. - Il revient à Liège et y reçoit les ordres sacrés , ibid.- Il est sacré évêque à Tongres. ibid. - Il célèbre sa première messe à S'-Lambert, ibid.- Réformes qu'il iniroduit dans son diocèse pour la célébration du service divin , 1506, p. 122. — Son zèle à remplir ses fonctions, ibid — Ses vertus, ibid., p. 123. - H fait réparer les châ- teaux de Huy, de Franchiraont. de Slockhem et de Dînant, ibid. - Réforme qu'il lente d'introduire au monastère de S>-Huberten Ardennes, 1507. p. 124. ~ Il fait peindre la chapelle du château de Huy, par Jean de Looz, moine de S'-Laurent et auteur de la chronique, ibid. - Il reçoit du roi de France l'èvê- cbé de Chartres, ibid. - Il séjourne en France, ibid. - Il fait élever, hors la porte S'-Martin , une tour for- midable pour la défense du faubourg S'-Laurent, ibid p. 1 25. - II revient de son évêché de Chartres . 1508. ibid. — 11 donne ses soins au gouvernement et à la défense du pays . ibid. - H se dispose de nouveau à visiter son évêché de Chartres, 1509, p. 126 -H bénit Jean de Looz, élu de S'-Laurent, ibid. - .Son départ pour la France, ibid. - I| se rend en Italie. 1^10, p. 127. - Il envoie une députation à Mar- guerite d'Autriche , pour réclamer contre les empiéte- ments de juridiction qu'on ne cessait de faire sur ses domaines, 1511, p. 128.-11 apaise la sédition contre les receveurs de la cité , 1515, p. 129. - Il se casse la jambedan, le tumulte , ibid. -Il va en France,où lijouit delà faveur royale, 1514, p 13* Marck (Éverard 1", de la) , frère de'cuillaume I- et de Robert I", se venge de ses adversaires. 1464 p 22 - il est proposé , par un grand nombre d'artisans " pour la dignité de mambour, 1465, p. 23 _ I| dé* fend Huy contre les Liégeois , mais il est forcé de se retirer 1467, pp. 52 et 162. - H reconnaît tenir en fief de I évêque , le château d'Agimont , 1480. p. G86 - Sa réponse aux états du pays , pour ne point ad- mettre une garnison dans ce château, 1481 p 690 - Il vient à Liège avec des troupes, pour remplacer les soldats de l'ordonnance que le roi Louis XI avait rappelés , 1482, p. 84.- 11 attaque les Maeslrichtois devant le château de Sychgem , 1482, p. 85 - I| conseille d'entourer de murs le monastère de S'-Lau- rent , 1483 , p. 89. - Il défend la ville de Huy avec intrépidité , contre les Bourguignons et les Namorois Ibid. - Il assiste à l'engagement du trésor de S'-Lam- bert, dont la somme était destinée à obtenir la confir- maliondeson neveu Jean , élu de Liège , 1483. p. 717. —Il est excommunié, avecles autres membres de sa fa- mille, parle|.apeSixteIV,1484, p. 725.-I1 confère comme mambour du comté de Looz, un canonicat à Ancelin de Hamal , 1484, p. 743. - II scelle le traité de Tongres , 1484, p. 756. - H assiste à l'intronisa- tion de Jean de Horne , 1484. p. 767. - Ses menaces contre Jean de Horne , peu de temps avant la mort de son frère Guillaume, 1485, p. 801. - Il est nommé capitaine général en remplacement de Guillaume. 1485, p. 92. — II prend Hassell , i486, p 93 — Et S'-Trond, ibid. - H fait une protestation au sujet de la mort de Guillaume, son frère, 1 485, pp. 774 et 770 - Il entre à la Chartreuse, el vient pour assiéger Liège 487, p. 95. - Il assiège Liège pendant l'absence de Jean de Horne, 1488, p. 97. - il s'empare du pont d'Amercœur, ibid.- II est introduit dans la ville du côté de S"-Marguerile, par trahison, ibid - II 9i4 TABLE ANALYTIQUE. Mr traverse la ville en tuant les bourgeois qui résistent . ibid. ' Sa proclamation pour la nouvelle administra- tion du pa^s lors de sa rentrée à Liège . 1488. p. 836. — Autres ordonnances du même , ibid. et suiv. — Il consent une trêve avec Jean de Horne , 1488 , p. 830. Accepte la paix négociée par les commissaires de Maxi- roilien. p. 831. — Il a une entrevue avec Albert de Saxe, près de Tongres, pour la paix, 1489, p. 102. — Il fait des «lifOcultés aux arrangements proposés, iiUO, p. 104. Il quitte la ville, emportant aveclui tous les objets d<> défense , ibid. - Il consent à la paix avec Jean de Horne , 1400 , pp. 845 et 851 . — S'en- gage à quitter Liège , dans les dix jours , avec ses sol- dats, p. 850. — Il revient à Liège, 1491, p. 107. — lIsignelapaixdeDoDcbery, 1492, p. 858.— Sa mort, 1490, p. 112. JWarck ( Éverard II , de la), fils d'Éverard I" , s'engage , par le traité de 1490, à quitter Liège, dans les dix jours, avec ses soldats, p. 850. — Signe la paix, p. 851. — Il est institué souverain-mayeur de Liège, par Jean de Horne, 1492, pp. 109 et 803. - 11 est présent à la mise en garde de loi des ordonnances de Jean de Horne, 1495, p. 806. — Il épouse la fille du comte de Horne. 1494, p. 111. Marck ( Éverard de la ) , seigneur d'Agimont et de Dur- buy , fils de Louis de la Marck, comte de Rochefort, consent à la paix de Donchery , 1492, p. 858. Marck ou A'Arenberg (Guillaume V' de la), frère de Robert I" et d'Éverard 1" , a la garde du château de Huy pour les Liégeois, 1407, p. 53. — Il obtient une trêve du duc de Bourgogne, ibid. — Son por- trait, 1474, p. 71. — Il vend sa terre de Lummen. ibid. — H fortifie Aigremont, ibid. - Il se fait des partisans, ibid.— Il tue Richard de Troncillon près de S'-Trond , ibid. — Il passe en France et devient capitaine des fugitifs, ibid. — Les Franchimontois grossissent sa bande, ibid. — 11 prend le château d'Aigremont, ibid. — Il envoie des lettres de défi an conseil de Louis de Bourbon et à celui du duc de Bour- gogne, ibid. — Il se réconcilie avec Louis de Bour- bon , 1477, p. 75. — Il est créé grand mayeur de Liège , ibid. — Il obtient le retour des bannis , ibid. — En sa qualité de membre de l'état noble et d'a- voué de Hesbaye , il est présent à l'acte de protesta- tion . touchant le rétablissement des maîtres de la cité, p. 037. — Il va au devant de Maximilien , 1477, p. 70. — Il met la bulle d'excommunication de Paul 11 , en garde des ècbevins de Liège, 1477, p. 639. — Il obtient de Louis de Bourbon la cession de la terre de Franchimont, 1477, p. 656. — 11 accompagne Louis de Bourbon en Gueidre, 1478, p. 77. — Il se montre dévoué à sa personne, ibid. — Il se rend à Bouillon , ibid. — lia une entrevue avec les Français, ibid. — Il se fait accompagner d'hommes armés, lorsqu'il va dans les rue» et même à S'-Lambert, ibid. — Il se retire au château de Longue, ibid. — Il fait une ma- ladie mortelle, 1481, p. 79. — Il se met à la tête des factieux contre Louis de Bourbon, ibid. — Il suit ce dernier à Tongres, puis à S'-Trond, ibid. — Il at- taque en vain le château de Huy , 1480, p. 79. — Il ravage les environs de Bouvignes , ibid. — Il se dirige vers Durbuy, ibid. - Il est favorisé par Louis XI, 1481 , p. 80. — On proclame au perron qu'il est dé- fendu de donner assistance à lui et à ses complices , 1480, p. 084. — On proclame son bannissement et la confiscation de ses biens , pp. 79 et 085. — Il écrit à Louis de Bourbon , pour savoir la cause de son ban- nissement, 1481 , p. 80.— Il demande à pouvoir passer par le pays de Liège , ibid. — Les états s'y op- posent à cause du maintien de la neutralité , ibid. — Il obtient des troupes de Louis XI , 1482, p. 81 . — Il marche vers Liège. — Combat où Louis de Bour- bon est tué, ibid. — Il entre dans cette ville après la mort de Louis de Bourbon , pp. 83 et 695. — Sa con- duite, ibid. — Suisses , .4llemands , Français., Gascons dans son armi'e , ibid. — Il est élu mambour de Liège, p. 695. — Il nomme Pierre Rocquaer ou Rochat, mayeur de Liège , 1482, p. C96. — Il fait élire son fils Jean , par le chapitre de Liège, â la place de Louis de Bour- bon , pp. 85 et 097. — Il est excommunié par l'ar- chevêque de Cologne , pour le meurtre de Louis de Bourbon, 1482, p. 099. — Texte de la sentence, ibid. — Il prend Landen , 1482 , p. 84. — Il chasse les Brabançons , ibid. — Il envahit le comté de Horne, p. 85. — Il vient de Huy , pour attaquer les Maes- tricbtois devant Syihgem , ibid. — Il veut faire lever aux Brabançons le siège du château de Hollongne, 1483, p. 86. — Il passe la nuit à Sart-le-Château , ibid. — Il dispose ses troupes pour le combat, ibid. — Il est battu par les Brabançons, ibid. — Il reçoit des députations qui l'engagent â la paix, 1483. pp. 87 et 88. — Il fait tuer Ouintin , bourgmestre de Liège, i la porte de sa chambre , ibid. — H fait dé- capiter un bourgmestre de Huy sur le marché , ibid. — Il s'oppose â toutes les propositions pour la paix , ibid. — 11 fait entourer de murs le monastère de S'-Laurent , 1483, p. 89. — Il défend la ville de Huy avec une rare intrépidité contre les Bourguignons , 1483, p. 89. — Il signe une trêve avec Maximilien , ibid. — Il vient à Liège et il emmène Frédéric de II TABLE ANALYTIQUE. 945 Withem en captivité, ibid. — Il assiste au siège de Maestricht en compagnie de Maximilien, 1483, p. 90. — Il emprunte à l'abbé de Stavelo et de Malmèdy, 200,000 florins du Rhin, 1483, p. 715. — II se fait remettre le trésor de S'-Lambert , 1483, p. 717. — A la nouvelle de la confirmation de Jean de Horae, comme évéque de Liège, il recommence la guerre, 1483, p. 91 . — Il fait la paix avec ce dernier, 1484, ibid. et p. 745. — Il va au devant de lui lors de son installation à Liège , ibid. — Il assiste à son introni- sation, 1484, p. 767. —Amitié dont il s'unit avec lui , 1485, p. 91 . — Sa confiance dans les de Horne, p. 782. — Craintes qu'il inspirait à l'évêque, p. 790. — Trahison dont il est victime à S'-Trond , pp. 92 et 789.— Sa mort, ibid. et suit, et p. 835.— Autres détails relatifs à sa mort, 1485, pp. 725 et 770. — Motifs qu'on a eus de le faire mourir, ibid. — Sa conduite à S'-Trond, p. 792. — Deuils sur son gouverne- ment, p. 793. — Son alliance a vecles dix hommes, ibid. — Crimes que lui reprochaient les de Horne, p. 796. — Sa haine contre Maximilien , p. 800. — Ses violences à Herkenrode, p. 801. — Ses me- naces contre Jean de Home, p. 802. — Meurtre de Louis de Bourbon, commis par lui , p. 834, — Appel au pape et à l'archevêque de Cologne, fait par ses parenU et amis peu de temps après sa mort, 1485, p. 776. — Les différends relatifs à sa mort devaient être réglé» par arbitres, 1490, pp. 846 et 847 ; 1492, p. 85J. — Le peuple croit que son esprit apparaît à une recluse de S^Remacle, 1492, p. 108. Mank ( Guillaume II de la ) , frère de Jean , l'élu de Liège, consent à la paix avec Jean de Horne, 1490, p. 851. — Il est absent du pays au moment de la signature du traité , ibid. ifarc* (Jean de la), fils de Guillaume I*' , est élude Liège, 1482, p. 85.— Actes relatifs i son élection par le chapitre , 1482, p. 697.— La somme provenant de l'engagement du trésor de S'-Lambert doit servir à obtenir sa confirmation, 1483, p. 720. — Excom- munication lancée contre lui et les autres membres de sa famille par Sixte IV, p. 725. — Hullile de sou élection comme évêque, 1484, p. 742. — Indemnisé par le traité de Tongres , de la perte de »on évêcbé , 1484, p. 748 et note 1 . — Il est trahi , après la mort de son père, par plusieurs de tes officiers, qui le livrent au »eigneur de Montigny . avec le château de Fran- chimnnl , p. 784. — Il appelle au pape et à l'arche- vêque de Cologne de la conduite de Jean de Horne , 1485, p. 776. — Signe la paix conclue avec Jean de Home , 1 490 , pp. 846 et 851 . — S'engage à quitter Liège avec ses soldats , p. 870. — Signe la paix de Donchery, 1492, p. 858. — Se marie, 1499, p. 115. — Il rend à Jean de Home, le château de Franchi- mont, 1504, p. 119. Marck (Louis de la), comte de Rochefort, oncle de Guillaume h'.— Sa commission comme gouverneur de Bouillon, donnée par Jean de Heynsbei^h , 1455, p. 410. —Consent à la paix de Donchery, 1492, p. 858. Marck ( Nicolas de la ) , fils de Robert I", appelle au pape et à l'archevêque de Cologne de la conduite de Jean de Horne, 1485, p. 776. Marck (Olivier de la) , chevalier, frère de Guillaume I«% présent à la comparution du procureur de Jean de Horne devant le chapitre, 1484, p. 763. — Assiste â l'intronisation de ce dernier, p. 767. Marck ( Philippe de la ) , fils de Louis , comte de Roche- fort. — Le chapitre lui confèrenne prébende, 1483, p. 724. ifarc* ( Robert I"de la), frère de Guillaume I«',e«t constitué châtelain de Bouillon, 1482, p. 695.— Indemnité qui lui est allouée par le traité de Ton- gres, pour les réparations faites à Bouillon, 1484. p. 750. — Il appelle au pape et à l'archevêque de Cologne de la conduite de Jean de Horne, 1485, p. 776. ^arc* ( Robert II de la ) , seigneur de Sedan ou d'Esden. fils de Robert l" , conseille d'entourer de murs le monastère de S'-Laurent, 1483, p. 89. — II veut acheter le château de Kikenpois pour le fortifier, p. 792. — Il est excommunié avec les autres mem- bres de sa famille, par le pape Sixte lY, 1484, p. 725. — Indemnité à lui allouée par le traité de Tongres , pour les dépenses faites â Stockhem , 1484, p. 750. — 11 appelle au pape et à l'archevêque de Cologne de la conduite de Jean de Home, 1485, p. 776. —Il prend le château de Stockhem, 1485, p. 92. — Il fait beaucoup de mal aux Maestrichtois , ibid. — Assiste â la prise de S'-Trond, par Everard de la Marck, 1486, p. 93.— Il est appelé de S'-Trond â Liège, par Ghys de Canne, 1486, p. 94. — Il prend la fuite et retoume à S'-Trond, ibid. — Ac- compagne Éverard son oncle, au si^e de Liège, 1487, p. 95. — Réserves faites à son sujet, pour le ca» où il n'accepterait pas U Irère de 1488, p. 831 . — Mêmes réserves pour le traité conclu avec Ma- ximilien, p. 833. — Il revient â Liège, 1489, p. 99. — Il met en liberté des citoyens détenus à la Chartreuse, ibid. — Il essaie de surprendre Maes- tricht, 1489, p. 100. - II entre à Liège avec une H9 946 TABLE ANALYTIQUE. nombreuse armée rassemblée en France, 1490, p. 104. — H est créé mambour, p. 105. — Ses sol- dats dévastent le pays de Liège et le comié de Looz , ibid. — Il envoie son armée dans la Campine, ibid. — Il envoie trente-deux otages liégeois au château de Franchimoot, ibid. — Sa femme obtient qu'il les rap- pelle, ibid.— Il essaie de prendre Hasselt, 1490, ibid. — Il fortifie Liège, ibid. — Il fait établir deux por- tes sur le pont des Arches, ibid. — Il consent à la paix avec Jean de Horne , ibid., et pp. 840 et 851 . — H s'engage par ce traité , à quitter Liège dans les dix jours avec ses soldats, p. 850. — Il quitte Liège avec toute sa famille, 1401 , p. 107. — II essaie de prendre Dinant et Ciney , 1493, p. 108. — Il est député des la Marck à Donchery , p. 853. — Il signe la paix de Donchery, p. 858. — II brûle le village de Galoppe , en compagnie de Sébastien de Montfort, 1493, p. 110. — Il va faire la guerre en Gueidre, de la part du roi de France, 1499, p. 115. — Il rançonne les Liégeois à son retour, ibid. — Il va au secours du duc de Gueidre , contre les Braban- çons avec des partisans français , 1507, p. 124. — Il reconduit ses troupes en France, ibid. — Des bri- gands leur enlèvent leur butin aux environs de S'-Hu- bert, p. 135. Mank (Robert de la ) , fils d'Éverard I", obtient du cha- pitre la prébende du chanoine Jean de Femey , «lé- cédé, 1483, p. 714. — n vient à Liège, avec un envoyé du comte de Nassau , pour traiter de la paix , 1491, p. 108. — II retourne en Brabant , ibid. Marguerite (la porte de S"), est livrée par trahison aux la Marck qui s'emparent de Liège, 1488, p. 97. MarUtcake (le prévôt de) est envoyé par les seigneurs de la Marck , pour sauver de l'incendie le couvent de S'-Laurent, 148-5, p. 88. Marie { le comte de ) , fils aîné du comte de S'-Pol , au service du duc Charles , p. 313. Marlyano (M* Raymond de), docteur, envoyé par Louis de Bourbon à la diète de Maestricbt, 14«2, p. 142. — Son portrait, ibid. — Sa lettre au clergé des églises secondaires , pour la translation des clia- pitres à Louvain , 1467, p. 573. Mameffe ( Louis de ) , membre de l'état noble de Liège , consent à la paix de Donchery , 1493, p. 860. iVorltn (Henri ) , serviteur de Wathier Datbyn. — Legs de ce dernier en sa faveur, p. 431 . MarUn (S») , église et couvent à Liège. — Son doyen devait faire partie de la députation envoyée à Rome, 1467 , p. 47. — Elle obtient un délai pour payer i Benotton , 1471 , p. 67. — Incendie «les écuries du couvent, 1505, p. 130. Martin (S') «le Louvain. Legs faits à celle église par Wathier Dalhyn , p. 437. Martinez (Guillaume), chargé par le duc de la des- truction des murs de Liège, 1470, p. 05. — Une peut entrer au château de Huy , ibid. — Il va à Thuin et âCouvin , ibid. Maschereel ( Jean ) présent à la comparution du procu- reur de Jean de Horne devant le chapitre, 1484, p. 763. — Il assiste à l'intronisation de Jean «le Horne, p. 707. Maseyk (ville de). On n'y permet pas la proclamation de la paix de Huy , 1466, p. 37.— Elle est rendue par les la Marck , aux termes du traité conclu avec Maxi- milien, 1488, p. 833. Maeaalar ( Jean ) , chef des rivageois , 1491 , p. 107. — Il est décapité, ibid. Masecuereit ( Henri ), valet de Wathier Dalhyn. - Legs de ce dernier en sa faveur , p. 431 . Mauy (Jean), tué â Montlhéry, p. 189. .l/af/iwu (Nicolas), receveur des gabelles.— Son compte pour l'an 1470 , p. 653. — Receveur de tous les de- niers ortiioaires et extraordinaires, dus au duc de Bourgogne dans le pays de Liège et de Loo< , 1471 , p. 5U9. — Instruction de la chambre des comptes sur son office, ibid. — Sa commission en 147:2, p. 607. Matkonet , de Hervé , complice des Datbyn. — Sa con- damnation , p. 389. Maumont iàruet de) , 1408 , p. 313. Maximilieny voyez Autriche . A la requête de Jean ëc Horne , il consent à donner aux Liégeois ses lettres de pardon et d'abolition , 1493, p. 861 . — II avoue le fait de la prise «le Tongres par Louis de Vaudrè, 1494 , p. 874. — Il en donne pour motif le refus fait par les Liégeois de payer la portion et les subsides à lui acconlés par ceux du saint empire, ibid. Jfayeftce ( l'archevêque de) est choisi pour arbitre tou- chant la surprise de Tongres , 1494 , p. 874. Mayenee (la ville de) est livrée par ses habitants, 1463, p. 15. Mealx Poulet (Pierre de), capitaine au service de Jean de la Marck . se laisse corrompre par le seigneur de Montigny, p. 783. Meekoven (Émond de) . maître de Chantrainnes. exé- cuteur teslameulaire de Wathier Dathyn , p. 433. Médicie ( Laurent de ) , cardinal , est élevé au pontificat sotts le nom de Léon X, 1513, p. 131. Meffe (Colard de), complice des Datbyn. — Sa con- damnation , p. 389. I TABLE ANALYTIQUE. 947 MeffeoM Meer$(itin de), maître de Liège, 1492, p. 109. —Il est présent â la mise en garde de loi des ordonnan- ces de Jean de Horne , 1493, p. 866. — Il est député pour l'appointemeut relatif à Tongres , 1494, p. 874. Melders (Arts), ex-bourgmestre de Hasselt, député pour l'appoinlemenl relatif à Tongres, 1494, p. 874. Mellin ( Hugues de ) présent aux négociations de Maestricbt, 1485, p. 806. Mera (Pierre de), notaire apostolique du diocèse de Cambray. — Il lit l'acte de procuration , par lequel Jean de Lysura , prévôt de Notre-Dame de Mayenee, devait représenter Louis de Bourbon lors de son ad- mission , p. 414. Merica ou f'ander Heyden ( Henri de) , prieur du cou- vent de Bethléem , près de Louvain. - Sa chronique sur les défaites des Liégeois, d'après un manuscrit de la bibliothèque royale de Bruxelles, p. 133. — Pro- logue, p. 135. -Ver/o(Ghisbcrtde), notaire apostolique, fils d'Etienne, certifie le monitoire de David de Bourgogne, évéque d'Ltrechl, contre les la Marck, 1488, p. 840. Mérode (Guillaume de), membre de l'état noble de Liège, consent à la paix de Donchery , 1493, p. 8.59. .Vèrode (Jean de), membre de l'étal noble de Liège, consent â la paix de Donchery, 1493, p. 859. Mérodt (Richard de), député de Jean de Horne à Don- chery, 1493, p. 853. ^erode (Ricalde de), seigneur de Hufalize et de Die- penbeck, membre de l'état noble de Liège, envoyé à Maestrichtv «celle le traité de Donchery, 1493 pp. 859 et 860. Métieride la cité de Liège. Acte d'alliance entre eux, le 15 avril 1433, p. 391. — Noms des métiers quiyont pris part, ibid. - Mise en garde de loi de cet acte , p. 400.— Les métiers peuvent-ils faire des statuts con- traires aux franchises de la cité , p. 458. Metz ( Gilles de ) , ancien maître de Liège , témoin d'an acte du chapitre, 1455, p. 410. — Maître de la cité, ambassadeur près de Louis XI, 1461, p. 13, — H re- fuse l'honneur que veut lui faire le roi en le créant chevalier, ibid. - Député de Liège pour les négo- ciations de Tirlemont, pp. 550 et 560. - Jugement rendu contre lui, p. 559. — Il est décapité, 1466 pp. 36 et 39. ' Meurt ( Vincent, comte de), oncle de Jean de Horne, travaille à la paix , 1465, pp. 30, 533 et 533. — Il se rend à Bruxelles avec le comte de Horne pour la trai- ter, p. 30. — H reçoit des députés liégeois qui de- mandent la paix, 1466, p. 304.— Il scelle le traité de Tongres , 1484, p. 756. — H assiste à l'intronisation de Jean de Home , son neveu , 1484, p. 767. — Il est commissaire pour traiter de la paix entre les la Marck et Jean de Horne , 1490, p. 846. — Il signe la paix de Donchery , 1492, p. 857. Meyen (Daniel Vander), officier, condamné en 1461 p. 503. ' Michel (couvent de S'), à Anvers, incendié, 1499, p. 1 15. ;Vtc/(y (Jean ), exécuté, 1467, p. 49. Middelbourg {doyen de), chanoine de S'-Lambert. — Sa mort, au combat deS'-Trond , p. 308. Mierle ( Pierre de), chapelain , témoin de l'acte d'accord entre le clergé et Louis de Bourbon , 1406, p. 555. Milon , trésorier provincial , tué à Tongres par les Lié- geois, 1468, p. 211. Mimez (Jean de), 1408, p. 309. Mineurs (frères) vexés par Benotton ,1471, p. 67. Minoart. Prisedu château de celle ville , 1485, p. 113. Modave (Hustin de), membre de l'étal noble de Liège, consent à la paix de Donchery, 1492, p. 859. Moereme {Robert de), prévôt de S'-Géréon de Cologne. Voy. Morialmez. Moisne (Collard le) assiste à la diète provoquée par Jac- ques de Croy, 1489, p. 842. Molembais {\e seigneur de), commissaire de l'archiduc Philippe, pour l'appointemenl relatif à Tongres, 1494, p. 873. Moletmes (J. de), secrétaire du duc de Bourgogne, Charles-le-Témèraire , pp. 592, 593 et 594. jWo/iiw ( Baslin de), complice des Datbyn. — Sa con- damnation, p. 389. Molitoris (Guillaume), chanoine, est chargé, par le clergé de Liège de faire appel contre le légal Sylves- tre, 1481, p. 691. — H est présent à une protesta- lion du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de Liège, 1482, p. 698. Moll (Jean) investi de Leerneur, chanoine, présent â une protesUlion du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de Liège , 1482 , p. 698, Mombort { Jean ), notaire apostolique , certifie un acte , 1489, p. 844. Mommale ( Arnould de) assiste i la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 842. Mommale { Robert de ), mentionné dans un acte de 1 484, p. 764, note 1. Mommale (Thiry de), membre du tribunal particulier qui devailjuger les infractions à la paix de Donchery, 1492, p. 856. — Membre de l'étal noble de Liège , envoyé à Donchery, 1492, p. 859. — Scelle le traité, p. 860. Monjardin (le château de) brûlé par le gouverneur de Luxembourg , 1492 , p. 109. 1 948 TABLE ANALYTIQUE. Monnaies. Ordonnance relative i leur cours dans le pays de Liège , 1486, p. 818 ; 1487, p. 823; 1488, p. 8i7. — Mises au taux de celles de Brabant, 1 497, p. 1 1 3. — Leur cours en 1499, p. 115. — Comment on doit les forger, p. 4G9. i1fonreu/(JeaDde), 1408, p. 311. Mont. Les privilèges des Liégeois sont portés en cette ville,140M. p. 320. Montentour (Philippe;). Vojex Philippe de Clèves, p. 100. JlfoM<(Huguesde), conseiller et argentier de Maximilien, chargé de payer Tengagère de Huy, 1485 , p. 808. Montdidier{'s de Canne, 1486, p. 93 — Sa sépulture , p. 94. Roeff» ( Crispin ) , chanoine , présent à la prole»Ution faite contre Jacques de Croy , 1489, p. 844. iîoe*e/e ( Woutghere de), témoin d'un acte, p. 555. Roesqyn porte l'étendard du duc Charles , lors de la prise de Liège , 1408, p. 223. Roge (Henri del) assiste à la diète provoquée par Jac- ques de Croy, 1489, p.842. iïoAaua (>icolas), chanoine, témoin d'un acte , 1484, p. 761. Roque (Jean le) as»i»te i l'engagement du trééor de S'-Lambert, 1483, p. 717. Rondea ( Jean ) assiste à la diète provoquée par Jac- ques de Croy , 1489, p. 842. Ro$e blanche (\i), personnage détenu au château de Namur, et compétiteur du roi d'Angleterre au trône. (Il est sans doute question d'Edmond de la Pôle, comte de Suffoick. ) 1 506, p. 1 21 . — Il est décapité , 1513, p. 131. Rosutboyt (le seigneur de ) , 1408, p. 31 1 . Rosy (Jean de) assiste à la diète provoquée par Jac- ques de Croy, 1489, p. 842. Rotar (Henri), procureur condamné. 1461. p. 502. Rotselaer { Catherine de) , femme de Wathier Dathyn , p. 426. /ïorw/aer (Jeanne de), fille de Wathier Dathyn, p. 426. Rouchy (Guillaume) , exécuté à Liège, 1467, p. 49. Rouen se rend par composition au duc de Bourbon , 1465, p. 190. — L'archevêque de cette ville, négo- ciateur actif du traité de Tournay , 1508, p. 126. /?ouer(Jean de), sénéchal du comté de Looz , membre de l'eut noble de Liège , envoyé à Donchery , 1492, p. 859. — Scelle le traité, p. 860. Rougemont ( le seigneur de ) , 1 408, p. 306. Roulenghen (Renier de), dit du saint Esprit, membre du tribunal particulier, pour les infractions à la paix de Donchery, 1.^92. p. 856. Rouêair ( Baldewin ) , complice des Dathyn. — Sa con- damnation , p. 389. Rousty ou /îoi«ci( Antoine, seigneur de), fils du comte de S'-Pol , au service du duc Charles . p. 213. /?(mcrort ( Renard de), membre de l'élat noble de Liège, consent à la paix deDonchery , 1492, p. 859. Roye, ville cédée au duc de Bourgogne, 1465, p. 191. /foye( Jean de) , 1408, p. 312. Ru ( le sire de ) , 1 408, p. 309. Rueklingen (Guillaume de), chanoine et écolâtre de S'-Deni», officiai de Liège. — Son èpitaphe, p. 353. Ruelle, nom de l'auteur du poëme sur la bataille d'O- tbée, p. 319. Ruelle {iean de ) , chanoine , p. 689. Rupes (Gautier de ) , seigneur de Soye , 1408, p. 309. Rutgher, abbé de S'-Jacques à Liège. — Meurt à Maes- tricht, 1471, p. 07. Att/ten ou Ru$$on (village de). Les reliques deS'-Ever- mare y opèrent des miracles , 1498, p. 114. Ruyt (Jean le), de la Boveiie. témoin d'un acte du chapitre de S'-Lambert . 1455. pp. 410 et 412. — Est à la droite de Louis de Bourbon , lors de son entrée à Liège . p. 418. — Description de son costume , ibid. — Maître de Liège, est envoyé vers Philippe-le-Bon , 1466, p. 38. — Il quitte les fonctions de maître de la cité, 1466 , p. 39. — Il est accusé de trahison . à cause de la paix de S'-Trond , ibid. — Il prend la fuite, p. 40. — Il est envoyé vers le comte de Cha- rolais, 1466, p. 41. — Ex-maître de Liège, il est député à Donchery pour la paix. 1402. p. 853. Ryekel (Gisbert de) , écoutètc de Looz, est conduit à Maestricht, en même temps que Guillaume de la Marck, et il est décapité, 1484, pp. 92 et 774. — Sa confession avant de mourir, p. 802. V. Eynsbrouck. Rymay ( le sire de ), probablement Cymay ou Chimay. — Son expulsion du royaume de France à la demande du comte de Charolais, 1465, p. 191. Saftir (ly), un des meurtriers de Guillaume de Violette , est décapité, 1466. p. 41. SailUt (GiWe) , complice des Dathyn.— Sa condamna- tion, p. 389. Sainte-Croix (le cardinal de) vient à Liège, 1508. p. 126. Il se rend à Aix, ibid. — Puis à Rome , ibid. — Il est accusé de projets contraires au saint siège , ibid. — Semences de schisme qui en résultent , ibid. Saint-George (Barthélemi de) assiste à la diète provo- quée par Jacques de Croy, 1489, p. 841. Saives ( Drommar de) cité dans le testament de Wathier Dathyn , p. 429. Salegny ( Bourdin de), 1408, p. 311. Salvenier (Jean del) assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489. p. 842. Sambre. Les monastères fortifiés sur cette rivière sont démantelés, 1408, p. 323. 5am6rez (Pierre de), écuyer, pp. 648, 650. Samton (château de). Diète qui s'y tient, 1489, p. 701 . Sander (Jean), chanoine, témoin d'un acte, 1484, pp. 701 et 762. i'anrfoier* (Guillaume), 1408, p. 310. Sarto (Conrard de), coutre et chanoine de S'-Lambert, membre du tribunal particulier qui devait juger les infractions à la paix de Donchery , 1492, p. 856. Sauvaiye homme (Renier de) assiste à la diète provo- quée par Jacques de Croy, 1489, p. 842. Savoie (Philippe , frère du duc de) est envoyé par le duc Charles contre les Liégeois, 1408, p. 217. — Est dans la seconde armée au siège de Liège, pp . 222 et 380 . Savigny (le comte de) entre dans la ligue du bien pu- blic, 1405, p. 192. Saxe (Albert de), co-adju!eur de Maximiliea et lieutenant de l'empereur, 1488, p. 98. — Il prend Tirlemont, 1489, p. 101. — Il rétablit Jean de Horne dans ses états, ibid. — D'abord à S'-Trond, puis à flasselt, ensuite à Tongres et enfin à Huy, ibid. — Il travaille à la paix avec Éverard de la Marck , 1489. p. 101 . — Sommes qui lui sont payées, ibid. , p. 102. — Allié de Jean de Horne, 1491, p. 100.— Il veut surprendre Liège, ibid., p. 107. — Lieutenant-général , signe les lettres de pardon accordées aux Liégeois par Maxi- milien, 1492, p. 805. — Il tourmente les habitants A^..^à-'^ '^ .^t. 956 TABLE ANALYTIQUE. TABLE AiNALYTIQUE. 957 du pays de Liège pour le payement de« sommes sti- pulées dans les traités, 1493, p. 110. — Arbitre tou- chant la surprise de Tongrcs , 1494, p. 874. — Il fait une trêve avec le pays de Gueidre, 1498, p. 115. — Il tourmente le pays de Liège pour être payé , ibid.— Sa mort, 1500, p. 110. Scadoug (le bâtard de). Voy. Jeannot. Scaileteur (Herman le) assiste à la diète provoquée par Jaequesde Croy, 1489, p. 842. Scavartz (Lambert), procureur condamné en 1461, p. 509. i'cavarf: (Barthélemi). procureur condamné en 1461, p. 502. 5'ceeixirr«(Guillaume), notaire apostolique. 1483, p. 713. 5i'Aevar(s (Guillaume ), cloitrier de S'-Lambert , témoin d'un actedu même chapitre, 1455, p. 410. — Témoin d'un autre acte . 1450, p. 412. — Présent à Tailmis- sionde Louisde Bourbon comme élu de Liège, p. 414. — A l'installation du même. p. 418. Scheybbeck (Henri), commissaire envoyé par l'arche- vêque de Cologne pour négocier la paix entre les la Marck et Jean de Hornc, 1490, p. 810. Schilders (George), député d'Uascbe pour les négocia- tions de Tii'lemont. p. 530. Schiedam , ville de Hollande , détruite par le feu , 1463. p. 19. 5cAotoar(( Martin), chanoine . présent à une protesta- tion du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de Liège. 1482, p. 698. Sclessin {taux de), léguées par Wathier Dalbyn à Guil- laume son fds, p. 430. Scoenhove (il' Jean de), garde des chartes de Brabant , 1477, p. 658. Scoep ( M* Jean), secrétaire de Philippe-le-Bon , présent à l'admission de Louis de Bourbon comme élu de Liège, p. 413. Seal ( Louis de), chef de factieux , 1478, p. 77. Sébastien, capitaine de Moutfort, 1492, p. 109. — II brûle Galoppe et sa banlieue, ibid. — II détruit de nouveau ce village , 1493, p. 110- Sedan ( ville de ). Rachat de cette place consenti en fa- veur d'Ëverard de la Marck par le traité de Tongres . 1484, p. 750. ^0e/0fn( chartreuse de), près de Diestj le peuple l'occupe, lâche toutes les eaux du vivier et détruit ainsi tous les poissons, 1461, p. 9. Voy. Zeelhem. 5e//»er (Guillaume le), assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 842. Selstain (le s' de) présent à un acte de Jean de Home , 1486, p. 811. Sempy (le seigneur de), 1408, p. 313. Sentences portées contre les Liégeois après la bataille d'Olhée, 1408, p. ô20. Sens (Uuguenin de), 1408, p. 309. Seraing (i:\\3li: au de). Il tombe au pouvoir de Guillaume de la Marck. p. 792.— Il est restitué à Guillaume de la Marck par le traité de Tongres. p. 747.— Ordonnance contre ceux de ses habitants qui avaient blessé et mis à mort des partisans de Jean de Horne. 1486, p. 814. Seraing (Alexandre de), proteste, avant l'élection de Jean de la Marck , contre l'interdit de la ville de Liège, 1482, p. 098. Seraing ( Henri de), écuyer, député de Tongres pour les négociations de Tirleroont, p. 530. — Témoin de plu- sieurs actes, pp. 707 et 7 1 1 . — Membre de l'état noble de Liège, consent à la paix de Donchery, 1 492, p. 8.59. Seraing ( Hugues de), de Huy. chevalier, témoin à l'acte de commission de Louis de la Marck pour la prévôté de Bouillon, 1455, p. 411. Seraing ( Jean de ) , ambassadeur liégeois près de Louis XI, 1461, p. 12. — Il est créé chevalier parle roi de France, ibid. — Maitrc de la cité, député de Liège pour les négociations de Tirlemont , pp. 530 et 500. — Jugement rendu contre lui, p. 559. — Membre de l'état noble de Liège, il consent à la paix de Donchery. 1492, p. 859. Seraing (Jean de), doyen, fait prêter serment à Jean de Lysura. représentant de Louis de Bourbon lors de son élection, 1456, p. 415. — Présent à son installation, p. 419. — l\ est envoyé vers Louis de Bourbon pour l'interdit de 1461, p. 497. — Il signe un accord avec Louis de Bourbon, p. 551 . — Raes de Heers cherche à l'intimider par ses paroles, 1465, p. 507. Seraing (Gérard de), seigneur de Fraipont, panelier héréditaire de Liège . échevin , témoin d'un acte du chapitre . 1450, p. 412. — H signe le record de 1458 donné à la requête de Louis de Bourbon, p. 460. — En signe un autre donné à la requête de la cité, p. 482.— Il est député de Liège pour les négociations de Tirlemont, 1400, pp. 530 et 560. - Jugement rendu contre lui , p. 550. Seraing (Gilbert de), prévôt de Huy et chanoine de Liège , proteste , avant l'élection de Jean de la Marck, contre l'intenlit de la ville de Liège , 1482. p. 698.— Il met Robert de la Marck en possession de la pré- bende de Jean de Ferney. 1483. p. 714. - Il assiste Jean de Horne lors de son intronisation. 1484, p. 768. Sereynen ou Tsereyn (Jean de) , tué à Toogres par le* Liégeois, 1468, p. 311. Serments que les seigneurs de l'église de Liège sont tenus de faire prêter à l'évêque . p. 476. — Formule du serment imposé par les métiers â ceux qui avaient été bannis pour l.i sédition des Dathyn . p. 396. — Autre formule pour ceux qui voulaient être bourgeois de la cité, p. 397. Serré (le seigneur de la) chevalier do Savoie, 1408, p. 309. Servais (église de S') de Maestriclit. Le prévôt de cette église assiste à l'entrée de Louis de Bourbon à Liège 1456,p.418. 5'eri'aM(tour deS«). à Liège , 1491, p. 106. Servais, abbé de S»-Jacques à Liège. — Son élection . 1500. p. 116. —Sa mort. 1506. p. 123. Strval (Gilkinet), citoyen de Liège, mambour et pro- cureur de Robert de la Marck, seigneur de Sedan, pour ses différends avec le seigneur de Forêt 1498 p. 876. Sev3riH{S^), à Liège. La tour de cette église est élevée. 1495, p. m. ^eym ( Évcrard de), comte de Witghenst(;in . seigneur de Homborch. commissaire pour traiter de la paix entre les la Marck et Jean de Horne, 1490. p. 840. Seyne (Thiry de), membre du tribunal particulier pour les infractions à la paix de Donchery, 1492, p. 850. Sgornlz (Deuys). membre du tribunal particulier pour les infractions à la paix de Donchery, 1492 p. 850. .SijrtimolK/ (l'empereur) conliime les privilèges de Liège. 1415, p. 561. - Il confirme la semence rendue conlie les Dathyn, p. 398. — Autre lellit; sur ce sujet, p. 399. Sittart (ville de) prise par les la Marck alliés au comte de Horne, 1493, p. 110. Sixte IF, pape, succède à Paul II , 1471. p. 07. — Il confirme les privilèges des églises collégiales du dio- cèse de Liège, 1472. p. 612. — Sa lettre d'extension de la bulle conservatoire que ^icolas V avait accordée au couvent de S«-Laurent, etc.. 1473, p. 614. —Sa bulle de confirmation des privilèges de l'église de Liège, 1479. p. 659. - Sa bulle contre les la Marck ou d'Arenberg, 1484, p. 725. Skelart ( Jean ) , membre de l'état noble de Liège , cou- sent à la paix de Donchery , 1492, p. 860. Skelons (Engleberl de), membre de l'état noble de Liège, consent à la paix de Donchery, 1492, p. 859. Skelons ( Renier de ), membre de l'état noble de Liège , consent à la paix de Donchery, 1492, p. 859. Slecht ( Ticlraan). procureur de Jean de Horne lors de sa comparution devant le chapiti-e de Liège. 1484, p. 762. — Prête serment, p 705. Slosberch, capiuine du parti des la Marck , appelle au pape et à l'archevêque de Cologne de la conduite de Jean de Horne . 1485, p. 776. Sogn€z{Jeaa de). 1408. p. 311. Sohey(iei.n de), abbé de Si-Hubert, consent au traité de Donchery, 1492, p. 800. Soissons (l'évêque de] vient à Liège pour faire partie .In conseil de Louisde Uoiubon . p. 7. Soleil, son aspect sinistre, 1405, p. 28. - On en voit trois. J 190, p. 112. Soleil (Henri), maître de Liège, est envoyé vers Phi- lippe-le-Uon , 1400. p. 58. Salines (le comte de), cousin de Jean de Horne, chante l'épître à la première messe de ce dernier, i486 p. 818. Sommay (le comte de) vient à Liège avec Jacques de Croy, 150."), p. 121. Sombre/fe {Gih de), membre de l'élal noble de Liège, consent à la paix de Donchery, 14'J2, p. 851). ^OHcA(Kicolas), procureur condamné, 1401. pp. H et .502. - Son nom pris ironiquement parle peuple à Tongres, p. 10. Sorion (le seigneur de), de Uotelois . 1408, p. 312.— Ses frères, ibid. Sordel ( Henri ), citoyen de Liège , p. 648. ^'ore//* (M^ Jean), provincial des cairaes, est envoyé deLièye vers Louis de Bourbon, 1400, p. 30. ^ouey (Jean de), baiili ar Jacques de Croy, 148U, p. 841 .—Membre de l'état noble de Liège , il consent à la paix de Donchery, 1492, p. 859. Surlet ( Henri ). seigneur de Gudeghoven, membre de l'état noble de Liège, consente la paix de Donchery, 1492, p. 859. i'uTo/yen ( Gotlfried de), notaire , p. 500. Stvoll ( traité conclu à ) et à Kamp , entre Philippe-le- Bon et les habitants de Deventer, 1456, p. 7. Sychgen ou Sichen ( le château de) attaqué par les Haestrichtois, 1482, p. 85. Sylvestre, évéque de Clusium, légat apostolique. 1481, p. 80. — Il vient à Liège demander la dime contre les Turcs, ibid. — Il quitte le pays â cause des troubles, p. 81 . Tailles et impôts. De quelle manière les doit-on ? — Art. d'un record rendu par les écbevins de Liège , 1458, p. 471. Taxe imposée aux citoyens paisibles . sous prétexte «le racheter les otages détenus en Brabant, 1467, p. 47. Tempéteel phénomènes, prodiges terribles qui s'y mon- trent, 1491 , p. 106, 1496, p. 113, 1499, p. 115. Terney ou plutôt Femey (Jean de), chanoine, proteste avant Péleclion de Jean de la Marck, contre Pinterdit de la ville de Liège, 1482, p. 698. Voy. Gilbert de Seraing. Terouane. Est ruinée par Henri VIII , 1513 , p. 131 . TABLE ANALYTIQUE. 959 TexheUr ( Denys le ) assiste â la diète provoquée par Jacques de Croy , 1489, p. 842. Textor ( Libert) , bailli de la cour de Jupille, échevin de Liège. — Signe le record de 1458, donné à la re- quête de Louis de Bourbon , p. 460. — En signe un autre donné à la requête de la cité, p. 482. Thates (?), village près de Montlhéry, p. 189. Théodoric Pauli ou Franco , chanoine de Gorcum. — Son histoire des guerres contres les Liégeois, p. 185. — Mention de sa personne , p. 2-31 . Theux (Henri de), abbé de Neufmoustier . scelle le traité de Donchery , 1492, p. 860. Thignonville ( Guillaume ) , 1408. p. 31 1 . Thiry (Jean) assiste à la diète provoquée par Jacques deCroy,1489, p. 842. r/io«/onycon ( Antoine de) , 1408, p. 310. 7'Aotir(Jean del), chevalier. Wathier Dathyn lègue à sa rdle Agnès, une maison située à Louvain, der- rière Vffomme Sauvage, p. 429. Thourines { Libert de) assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 842. Tliuin (bailliage de); rentes des gabelles, 1470 p. 654. Thuin ( ville de), ses portes et murailles sont détruites, 1408 , p. 323. — Sa désobéissance à Louis de Bour- bon, 1466, pp. 295 et 296. - Elle est abandonnée au comte deS'-Pol. par Charles de Bourgogne, p. 370. —Elle se rachète du pillage et de la destruction. — Un maitre de cette ville est décapité â Liège, 1 467, p. 45. Thuin (Ouintin de), chevalier, seigneur de Gehen , membre de l'état noble de Liège , présent à Pacte de protestation . louchant le rétablissement des maîtres de la cité, 1477, p. 637.— Témoin d'un acte 1480 p. 684. ' Thys ( Rigaud de) assiste à l'engagement du trésor de S'-Lambert,1483, 717. Tibre ( débordement du ) , 1 495 , p. 1 1 2. Tiege (Jean de ) assiste à la diète provoquée par Jac- ques de Croy, 1489, p. 842. Tilleman (Jean), membre du tribunal particulier, pour les infractions à la paix de Donchery 1492 p. 856. ' ' Tilleulz (Jean de) , complice des Dathyn. — Sa con- damnation , p. 389. Tilleur ( Lambert de) , complice des Dathyn. — Sa con- damnation , p. 389. Tindeur (Titus le) assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy , 1489, p. 842. Tirlemonl (ville de). On y fait des négociations au su- jet du traité de S'-Trond , p. 529. - Elle est prise par Albert de Saxe et Jean de Home, 1489, p. loi, — Elle est prise par les troupes du duc de Gueldre et de Robert de la Marck . 1507, p. 124. Tœlinck (Eustache), chanoine de Liège, présent à Pacte du chapitre pour l'élection de Jean de la Marck, 1482, p. 697. ToUet I r\ / 1 --Ure de Liège, présent au record rendu par les écbevins, à la demande de Louis de Bourbon , 1458 . p. 440. - || demande un record sur les droits et prérogatives de la cité, p. 4C0. — H est présent à Pacte de protestation , touchant le rétablis- sement des maîtres de la cité , 1477, p. 657. 7'omafu;( Gilles), doyen, témoin d'un acte, 1465, p. 528. Fuyon (le seigneur de), 1408, p. 315. fFalburge ( château de S" ) , construit par Ghys de Canne, 1486 , p. 93. —Les garçons le démolissent . p. 94. JFalcourt occupé par les Français , 1471, p. 66. fFaleve, voy. Clocquier. IFalgart ( Léonard ) assiste â la diète provoquée par Jacques de Croy. 1 489, p. 84 1 . Wandres (Rosseer de) appelle au pape et â l'arche- vêque de Cologne de la conduite de Jean de Horne , 1485, p. 776. — Sentence de Jean de Horne contre lui ,p.786. JFangy (Nicolas ou Collinet de), secrétaire de la cité de Liège , présent aux négociations de Maestricbt, 1 485, p. 806. fFaremme (Gérard de), témoin d'un acte. 1468, p. 651 . /iFaremme (Heruwin de), complice des Dathyn. Sa condamnation , p. 389. JFaremme ( Jean de ). fils de Gérard . témoin d'un acte , 1468, p. 651. /Farfengnies (Raes de), membre de l'état noble de TABLE ANALYTIQUE. 963 Liège, envoyé â Donchery , 149S. p. 859. -Scelle le traité . p. 860. fFamier ( Pierchon ) . membre du tribunal particulier pour les infractions à la paix de Donchery. 1492 p. 856. JFaroux (Guillaume de ), le vieux , témoin de plusieurs actes du chapiiredeS'-Lambert, 1455, pp. 410et412. — Maître de la cité, 1 i77, p. 75. /f aroiix (Raes de), ècbevin de Liège, met la con- damnation des Dathyn en garde de loi, 1433. p. 391. -Assiste à l'entrée de Louis de Bourbon à Liège , 1456. p. 418. —Est présent au procès-verbal du chapitre de S'-Lambert pour la levée de l'interdit, 1486, p. 816. — Il est fait prisonnier par les la Marck, 1488, p. 97. - Il est détenu au château de Longue par Jeannot le bâtard. 1490, p. 849. — Ar- ticle du traité de paix relatif à lui, ibid. - Est destitué de ses fonctions de mayeur de Liège , par Jean de Horne, 1492, p. 863. fFancick (le comte de) entre en Angleterre, 1470 p. 06. JFatsenbach (Pierre de), procureur condamné en 1401 , p. 503. fFatsenaer (Jean de), capitaine de Philippe-le-Bon 1465, p. 192. ff^'avrin (le seigneur de), 1408, p. 307. fFays, chanoine de S'-Lambert,- Sa mort à S'-Trond p. 208. f^'eert{le château de), engagé au comte de Meurs, est assiégé par le comte de Horne , 1494, p. 1 10. ff^'eert ( la ville de ) est prise par des brigands retranchés au château de Montfort, 1501, p. 1 17. ff'egge ( Renechon de le), député de Tongres pour les négociations de Tirlemont, p, 550. fFellen. Rencontre des Liégeois avec les soldatsde Char- les de Bourgogne, dans cet endroit, 1466, p. 153. _ Ils sont repoussés, ibid. - L'église de Wellen est brûlée, 1490, p. 105. fFesemaet (Damoiseau de), p, 427. fFeyze ( moulin à), lieu où Louis de Bourbon fut tué 1482, p, 82, note 1, /fïcAcri(Jean),icceveur desrentes derévêqucd'Utrecht 1488, p, 840. fFilckin, fils naturel de Wathier Dathyn. -- Legs de ce dernier en sa faveur, p, 431 . ^ï«je/mrtM( couvent des). Sa réforme, 1496, p. 113, mit, de Wilde ou de Fille (Jeao de), chevalier, in- vesti du fief de Boechout, 1462, p. 505. - 11 excite le peuple de Liège contre l'évéque . 1465. p, 203,— Idem, 1466, p. 206. — Il rentre à Liège avec les bannis, 1468, pp. 58 et 210. - H marcJie sur Ton- gres à la tête des Liégeois , pp. 21 1 et 248. - Il reçoit Louis de Bourbon prisonnier, p. 212. — Et jure qu'il ne lui sera fait aucun mal , ibid, - H remet Louis de Bourbon et le légat entre les mains du seigneur de Ravesleyn et rentre à Liège, p. 175. - 11 méprise les menaces de Hagenbach , 1468, p, 218. — Il veut re- pousser les Bourguignons qui préparent le siège de Liège, ibid. et p. >Î8. — Il est tué dans le combat, pp. 60, 177, 218 et 254. - Est enterré secrètement, p, 218, — Passe pour prisonnier, ibid. fFiliers ( Claes), membre de l'état noble de Liège , con- sent à la paix de Donchery, 1492. p, 800. fFinant le Carpenliers , complice des Dathyn, — Sa condamnation, p. 589, fFisseleit (Lambert de), filsdeWynant, complice des Dathyn. — Sa condamnation , p, 389. fFitte (Jean de), chanoine d'Utrecht, présent à un acte 1488, p. 840, ' JFitthem (Frédéric, seigneur de], est nommé gouver- neurdupaysdeLiégeparleducCharles.1468, p,225. — Il reçoit l'ordre de mettre ce pays à feu et à sang , p. 227.-Sa conduite, p. 228, à la note. -Il dirige l'in- cendie dans Liège, 1468, p, 61, - On obtient sa pitié moyennant finance , ibid. — Il demande aux églises de se racheter de l'incendie, 1468, p. 62. — Son château est assiégé par le duc de Juliers, 1469, p. 64. — Il moleste les églises de Liège pour l'argent qu'elles lui ont promis, 1472, p. 69. -Il obtient quel- ques avantages en Gueldre, 1478. p. 78. -11 est emme- né en captivité par Guillaume de la Marck, 1485, p, 89. fFouterkin, fils naturel de Jean Dathyn. — Wathier fait un legs en sa faveur, p. 431 . Canotes, Sainctes ou Zanctet(Q. de), notaire apos- tolique, p. 612. Xanctes ( Tierri de), chanoine . proteste avant l'élection de Jean de la Marck, contre l'interdit de la ville de Liège , 1482, p. 698. — Présent aui? négociations de Maestricht, 1485, p, 805. — Membre du tribunal particulier qui devait juger les infractions à la paix de Donchery, 1492, p. 856. Xhahier (Hubert le) assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 842, Xhohier (Henri, dit Henrosset le) assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 842. Yinael. Les Liégeois s'y défendent contre les Maestrich- tois, 1465, p, 50. Inoia (Henri de), receveur de la cité de Liège,— Il est arrêté par ordre de l'évêque pour apaiser une sédition 1513, p. 129. ^mmtm 964 TABLE ANALYTIQUE. Yorck (Marguerite d*). Son mariage avec Charles, duc de Bourgogne . 1408, pp. 58 et iOU. - Elle vient à Maestrichl,1494, p. 110. ïplaer (Antoine de), nouire juré; certifie un acte, 1484, p. 761. Vve (Gérard d'), seigneur de Neufville, membre de l'état noble de Liège . envoyé à Donchery. 1492 . p. 859. — Consent à la paix de Donchery, ibid. Scelle le traité . p. 860. Yve (Louis d'), membre de Tétat noble de Liège . con- sent à la paix de Donchery. 1492. p. 859. Zeelhem (eouTent de), est envahi par les compagnons de la Verte-Tente. 1405, p. 150. V. Seelem. Zw/ic/n (Henri), député de S'-Trond pour les négocia- tions avec le duc de Bourgogne , 1405, p. 530. Zélande (Daniel de), procureur condamné en 1461 , p. 502. Zon/joven (bataille de), entre les la Marck et Jean de Home, 1490. p. 105. Zuitstrom (château de). Acte de l'arcbcvéque de Co- logne daté de cet endroit , 1482. p. 701 . FIS DE LA TABLE ANALYTIQUE. *. i ^^^-^■%mm.. ,?^ fv-^,^ ^ ' ,<^^r .J. ■<■«'■* *».■«> > ' ..m -*; '^,' *.- -» ^¥J1 :^. ;^ r -i "S*!. .*'37: '■'^ jW^4|^&uï k*'W' .'■.*•■ e.yi^v*-V . ' 5' -'.^'^X ^^; ri^. i«%. *, Wfci .i'>^ , ^^/'V ^ s fit: ■f.|S'?fci-« '■*; ^^— , imK,*'-.- , > . ■.*' ^# . - .c-afcifaUt